Bonjour tout le monde !
Voilà le chapitre 10 !
Désolé pour l'attente, mais j'ai beaucoup de mal à trouver l'envie la motivation pour écrire en ce moment. Même si l'inspiration est toujours là.
Sorry for the wait, but I have a lot of trouble finding motivation to write lastly. Even if inspiration is still here.
Bonne lecture !
Review :
loyd2517 chapter 8 . Aug 14
this mc is stupid even the to spirit is already explainging something he cant still understand a sinlge shit he dosnt deserve to have that power 3/10
3/10, Outch, That's harsh :)
Yes, you're rght he doesn't fully understand what that power mean. But I've made it so on purpose. He will soon understand that it's not so simple. :D
Deux semaines sont passées depuis que chacun a prit sa place dans l'appartement. J'avoue que je suis vraiment curieux d'aller voir à quoi ressemble leurs chambres respectives. Mais je me retiens pour deux raisons. N°1 : le respect de la vie privée. Et N°2 : je ne suis pas suicidaire.
J'ai expliqué mon idée à Rias qui l'a trouvé très bien elle aussi. Du coup elle a prêtée à Mash une carte de crédit que je n'avais encore jamais vue. Elle insistait pour que ce soit elle qui paie pour les différentes choses dont auraient besoin mes Servants. Du coup, elle a aussi offert des cadeaux au reste de notre groupe, pour que ça reste équitable.
Koneko a gagné plus de bonbons que je pourrai jamais en manger en une seule vie. Kiba s'est contenté de plusieurs livres. Quant à Akeno... Ben elle a gloussé... En déclarant qu'elle en discuterait avec son amie. Je veux même pas savoir ce qui passe par la tête d'une sadique qui rigole quand elle électrocute ses ennemis.
Surtout qu'elle a lancée une petite remarque bien sentie, qui m'a valu un sermon interminable de la part de Xuanzang. Elle a demandé pourquoi ce n'est pas moi qui allait faire les courses pour les trois femmes, alors que j'étais aussi intéressé... J'ai banni la combinaison de mots ''pensées impures'' de mon vocabulaire pour des décennies...
Durant trois jours, Mash est allée faire les boutiques avec Altera, Scàthach et Xuanzang, tour à tour. En compensation il y a toujours eu quelqu'un à côté de moi, sur la demande de ma kohai, pour assurer ma sécurité en son absence... Elle prend son job trop au sérieux parfois... Bien sûr les trois Servants ont gardées leurs formes spirituelles en permanence, sauf pour acheter les habits j'imagine. Apparemment elles ont eues des problèmes pour trouver des affaires à la bonne taille pour Caster... Mais j'ai préféré ne rien dire à ce sujet.
J'ai aidé de mon côté pour monter des meubles et ce genre de truc, mais je n'ai toujours pas vu le résultat final. J'ai cependant une petite idée générale du style de chacun grâce au mobilier.
Scàthach n'a prit que des choses en imitation bois qui font penser aux vieux meubles massifs, comme j'en voyais chez mes grands-parents. Vous voyez le genre : rustique et impossible à déplacer, mais solide et très beau.
Xuanzang n'a pris que des choses fait avec des matières le plus proche du naturel. Tout est arrondit et plein de couleur. À l'image de sa propriétaire en fait : pétulante et pleine de vie. J'ai vu, bien évidemment, une statue de bouddha dans un sac.
Quant à Altera, je crois qu'elle n'avait un seul mot en tête lors des achats : efficace. Touts les meubles que j'ai monté pour elle sont anguleux, uniformément blancs et tout ce qu'il y a de plus pratique. Quoique j'ai entraperçu rapidement un petite statuette qui représentait une guerrière en arme fait de métal argenté poli.
En ce qui concerne les repas, nous avons prit certaines habitudes. Les premiers on été typiquement français et japonais. Ce qui n'a pas été pour déplaire aux 3 Servants. Puis j'ai commencé, aidé par Mash, à regarder des livres d'histoire de la cuisine pour savoir ce qu'elles pouvaient manger à l'époque. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a des choses étonnantes.
Pas tant au niveau de la préparation, malgré certains trucs atypiques, mais davantage au niveau des ingrédients. Il y a des viandes et des épices que l'on ne trouve absolument plus de nos jours. Ou à des prix qui font mal presque physiquement. Sans parler de la quantité : je me vois mal faire cuire un bœuf entier dans la cuisine par exemple...
Maître Sanzang, qui avait l'habitude préparer les repas durant son voyage, a pu m'aiguiller pour certains aspects. Mais ça n'a pas été le cas pour la professeure Uanaind et Altera. Par ce qu'elle ne mettait pratiquement jamais les pieds dans les cuisines de son château pour la première, sans compter qu'elle passait de longues périodes dans la nature pour former ses apprentis. Et qu'ils mangeait souvent des choses récoltées et chassées sur place. Quant à la deuxième, tant que c'était comestible et nutritif, le goût était secondaire.
Quoique que j'ai pu remarquer que Altera à un bon coup de fourchette... Je l'ai vu manger assez pour nourrir 4 personnes un soir...
Ce souvenir me fait sourire distraitement et je me prend un coup de lance dans les côtes. Heureusement c'est seulement le manche, mais ça suffit pour me donner l'impression que mes côtes vont se casser. Je dérape sur le sol en bois et je tombe à genoux en me tenant le côté. Je laisse échapper un petite exclamation de douleur.
« Si tu as du temps pour t'amuser durant nos entraînements, » Commence Lancer avec un ton plein de reproches. « alors je devrai peut-être accélérer la cadence. »
« Désolé professeure ! » Je réponds aussitôt, à moitié paniqué. « Ça ne se reproduira plus ! »
« J'attends d'en avoir la preuve. » Réplique-t-elle intransigeante.
Elle se remet en position et je fais de même, quoique moins rapidement. Je suis devant elle et j'attends. Comme d'habitude tout le groupe m'observe. Mash sert plus ou moins d'infirmière, tandis que mes camarades démons en profitent pour apprendre eux aussi.
Je suis en train de travailler mes réflexes. Au départ je pensais que se serait un cours pour manipuler son arme fétiche, mais en fait pas du tout. Avant de commencer elle a balancée, avec toute la subtilité d'un coup de poing dans la tronche, que je ne vaudrai jamais rien avec une lance. Avant d'ajouter que du coup elle allait m'entraîner à devenir un combattant polyvalent.
Je l'ai regardé sans comprendre, tout comme les spectateurs. Elle a donc expliqué que même si elle maîtrise la lance sur les bout des doigts, elle sait utiliser d'autres armes. Et que donc, elle peut m'apprendre à attaquer et à me défendre contre à peu près tout ce qui pourrait arriver.
J'étais d'ailleurs plutôt content. Par ce que les premières fois, elle n'a fait que tester ma force et mon endurance. Ça aurait pu être intéressant, mais en fait c'était plus de la torture qu'autre chose. Par exemple : J'ai dû soulever des poids de plus en plus lourd jusqu'à m'en faire mal. Puis elle m'a fait tracter deux pneus de 4x4. Sur lequel elle avait demandé à Mash de s'asseoir pour alourdir la charge... J'ai couru comme ça, à l'allure maximale, jusqu'à m'effondrer... Et pendant ce temps j'entendais Mash qui ne faisait que s'excuser encore et encore.
Aujourd'hui j'attends qu'elle fasse un geste et je dois me défendre de la bonne manière. Le truc c'est qu'elle joue avec mes nerfs. Je ne dois pas bouger avant elle et parfois il faut plusieurs minutes pour qu'elle fasse quoi que se soit. Elle veut voir si je peux rester concentré un long moment. Ce n'est pas facile.
Et quand elle se décide enfin à attaquer, j'ai à peine le temps de bloquer. Je croyais avoir déjà vu des adversaires rapides. Mais comparé à elle c'est de la rigolade. Elle bouge si vite que j'ai l'impression que ma vision est trouble. Et elle ne s'arrête pas à la première attaque. Elle continue tant que je n'ai pas prit un coup. Sans compter que parfois elle fait des feintes...
Pourtant, plus les séances se suivent plus je prends plaisir à ce que je fais. Au départ je me disais que j'étais un peu maso mais j'ai finalement compris pourquoi. J'ai enfin eu un aperçu de la puissance qu'elles possèdent, toutes les trois, et je sais que peux encore progresser. Beaucoup progresser.
Je pare un autre coup. Mais cette fois je remarque que quelque chose à changé. Scàthach me regarde avec des yeux perçants. Elle ne dit rien et se redresse. Elle tourne les talons et s'éloigne. Je reste sans bouger et sans comprendre.
Une fois à trois mètres de moi elle fait volte-face. Elle fait deux moulinets avec sa lance et se met en garde. J'ai un frisson qui me parcoure tout le corps... Cette fois ce n'est plus le bout arrondi de son arme qui est dirigé vers moi... Mais la pointe...
« Prépare toi. » M'ordonne Lancer de manière autoritaire.
« Que faîtes-vous !? » S'écrie Caster en s'avançant d'un pas. « Vous ne pensez pas sérieusement à aller jusque là !? »
« J'ai vu son regard. » Répond simplement la lancière sans tourner la tête ni quitter sa position. « Il est prêt à passer à l'étape suivante. »
« Veuillez me pardonner Miss Uanaind. » S'interpose Rias avant que la moniale ne puisse dire un autre mot, une légère inquiétude dans la voix. « Ne croyez-vous pas que vous allez trop vite ? »
« J'ignorais que votre expertise concernant l'entraînement d'un guerrier était aussi grande, jeune démone. » Déclare Scàthach, d'une voix détachée.
La jeune femme se crispe en entendant la réponse pleine de sarcasme de la Servant. Elle se détend au bout de quelques secondes et reprend la parole.
« Je ne voulais que signaler mon inquiétude. » Admet la démone. « Il n'y a nul besoin d'aller jusqu'aux blessures pour un simple entraînement. »
« Avez-vous si peu confiance en votre serviteur, Rias Gremory ? » Questionne Lancer, toujours moqueuse. « Peut-être devrait-il songer à changer d'allégeance. »
« Comment osez-vous !? » Réplique-t-elle, très en colère. « J'ai foi en lui ! Comme en touts les membres de ma famille ! Je vous interdit d'en douter ! »
« Dans ce cas, pourriez-vous m'expliquer la raison de votre complaisance ? » Répond Scàthach, d'une voix devenue glaciale en tournant la tête vers elle.
« Que... » Bégaye la démone, qui se sent d'un coup presque menacée. « Que voulez-vous dire ? »
« Pourquoi êtes-vous inactive ? » Reformule simplement Lancer. « Votre serviteur, quelqu'un qui a choisit librement de se mettre sous vos ordres, repousse jour après jour ses limites pour atteindre son objectif. » Déclare-t-elle. « Pouvez-vous me dire ce à quoi vous employez votre temps, Miss Gremory ? »
Un silence de mort s'abat sur la pièce. Kiba, Koneko et Akeno vont monter au créneau pour défendre leur maîtresse mais ils sont stoppés net dans leur élan. Altera, qui s'est matérialisée au moment ou ils ont bougés, tend le bras, accompagnée par Sanzang avec son bâton, pour leur barrer le passage. Abasourdi par leurs actions, surtout de la part de Caster qui était opposée à Lancer au départ, ils restent sans réagir.
Ils voient alors Mash leur faire non de la tête avant de sourire de manière réconfortante, mais sans dire un mot. Ils décident donc d'attendre encore un peu. Pour voir où ça va mener.
« Vous dîtes cela comme si j'étais une paresseuse qui laisse ses serviteurs faire ses basses besognes ! » S'emporte Rias alors que ses yeux commence à scintiller. « Je ne suis pas ainsi ! »
« Aucune de vos actions passées dont j'ai été témoin ne vont dans ce sens. » Répond calmement la lancière, mais toujours détachée. « J'ignore quel est ce projet que vous construisez dans l'ombre, je l'admets. » Concède-t-elle. « Néanmoins, vu l'intérêt particulier que vous portez à l'entraînement de Arthur, il n'est pas trop compliqué de deviner que vous aurez besoin de sa force. »
« Je... » Commence la démone avant d'être interrompue brutalement.
« Inutile de vouloir justifier vos actes, jeune démone. » Fait Scàthach, inflexible. « Vos raisons ne m'intéressent pas. Sachez seulement que la vue d'un maître incompétent et faible gaspillant la force de ses serviteurs, est quelque chose que je ne tolère pas. »
« En quoi je gaspille la force de Arthur !? » Réplique violemment Rias. « Je ne l'ai pas ressuscité en tant que démon pour avoir une arme ! S'il veut devenir plus fort, alors c'est mon devoir en qualité de maître de lui apporter touts les outils nécessaires, et d'être témoin de ses progrès ! De le féliciter s'il le mérite ou de le réprimander si besoin ! »
« Vous vous égarez Rias Gremory. » Dit posément Caster en se tournant vers elle.
L'interpellée est surprise d'entendre la moniale qui était restée silencieuse jusqu'à maintenant. En la regardant elle se sent mal à l'aise. Dans ses yeux, d'ordinaire plein d'énergie, il y a un sérieux qui paraît anormal.
« Miss Xuanzang... ? » Fait la jeune femme, troublée.
« Offrir de sincères félicitations à quelqu'un qui progresse en faisant des efforts touts les jours est une chose noble. » Explique-t-elle. « Cependant, féliciter cette personne, aussi honnêtement que cela puisse être, alors que vous serez celle qui récoltera les fruits de son labeur n'est pas une voie honorable. »
« Mais... » Répond la démone, visiblement ébranlée. « Je n'ai pas l'intention de le voler ! Je ne l'ai jamais eue ! »
« Calmez-vous, jeune enfant. » Fait la moniale avec une voix douce et amicale. « Je ne vous blâmais pas. Je vous sais innocente de mauvaises intentions. Je voulais simplement mettre en lumière que vous étiez en train de vous fourvoyer. » Elle s'approche de Rias et pose une main réconfortante sur son épaule. « La voie de la vertu croise bien souvent celle de la perversion. Il est aisé de se tromper au moment de choisir. »
Il y a un moment de silence qui s'éternise. La démone est visiblement ébranlée par ce qu'elle vient d'entendre. En fait les autres membres du club sont aussi très surpris. Jusqu'à présent il n'avait vu que le côté un peu naïf de Caster. L'entendre parler avec autant de sérieux et de sagesse les laisse sans voix.
Sur le visage de Mash un petit sourire mélancolique se forme. Elle sait par expérience que les Servants, quels qu'ils soient, sont toujours imprévisibles. Après tout ce sont des héros. Croire qu'ils vont être simple à comprendre revient à rêver éveillé. Finalement Arthur prend la parole.
« Merci maître Sanzang, professeur Uanaind. » Dit-il en souriant. « Je vous suis vraiment reconnaissant. »
« Cependant cette situation te convient, n'est-ce pas mon disciple ? » Demande la moniale, toujours de la même manière.
« Oui. » Répond le jeune homme. « Je veux devenir plus fort. Mais c'est mon propre choix. Je n'ai pas l'intention de l'imposer à qui que se soit. »
« Avoir des camarades auxquels tu ne peux te fier, te conduira uniquement à la mort sur le champ de bataille. » Déclare Lancer sans quitter des yeux Rias qui se sent vraiment très mal à l'aise.
« Vous êtes dure avec eux professeur. » Dit Arthur, pas vraiment perturbé. « Et même si c'était vrai, ça ne me pose pas de problème. » Il se tourne vers Mash. « En plus c'est une question de point de vue. Dans mon état actuel, je crois que j'ai 9 chances sur 10 de perdre si je me battais contre ma chère kohai. Je me trompe ? »
La concernée se met à rougir de gêne et fait tout pour éviter le regard de son ''Master''. Elle bredouille quelques mots mais c'est impossible à comprendre. Du côté des démons c'est la surprise qui rend tout le monde muet.
« Tu as raison. » Confirme Scàthach sans sourciller. « Ta puissance physique s'est suffisamment rapprochée de la sienne pour considérer la victoire comme possible. Et ce en dépit de l'écart restant. En revanche, ses capacités défensives et son expérience forment entre vous deux un gouffre que tu ne peux pas franchir actuellement. »
« Tes capacités d'auto-évaluation sont remarquables mon cher disciple. » Félicite Xuanzang. « Tu sais qui tu es, comment tu es arrivé jusqu'ici et pourquoi. » Elle sourie à son tour. « C'est pour cela que tu as gagné aussi rapidement le respect et l'affection de tes camarades. »
« C'est vraiment flatteur. » Avoue le jeune homme, l'air un peu embarrassé. « Mais pour être honnête, tout ce que je sais, c'est ce que je veux. » Il se tourne alors vers Rias. « Et c'est grâce à vous que je peux le faire Buchou. » Il sourie.
« Arthur... ? » Hésite-t-elle sous le regard insistant de la lancière.
« Vous me l'aviez déjà dit au départ, non ? » Dit-il. « ''J'ai fait de vous un démon pour vous sauver la vie et découvrir quel est ce pouvoir''. » Rappelle Arthur. « Jusqu'à maintenant vous avez tenue parole. » Afiirme-t-il. « Je vous connais assez aujourd'hui pour savoir que vous êtes quelqu'un de bien. Bien sûr, vous me cachez des choses. Je le sais. Mais ça n'a aucune importance pour moi. »
« Ça... Ne te dérange pas... ? » Questionne la jeune femme, mal à l'aise.
« Non. » Répond-t-il simplement. « C'est seulement si vous m'en aviez trop dit que je me serais méfié. Tout le monde a des secrets, moi le premier. »
« Méfie-toi mon disciple. » Dit Caster, toujours sérieuse. « Accorder sa confiance diffère grandement d'être manipulé. »
Rias va répliquer quelque chose puisqu'elle se sent insulté de ce que Xuanzang vient d'insinuer, mais Arthur la devance. Il est calme et sourie encore. Rien ne semble pouvoir entamer sa bonne humeur.
« Je crois que je ne risque rien. » Affirme-t-il en se tournant vers ses camarades démons. « Himejima-sempai, Kiba-san et koneko-san me le prouvent en permanence. »
« Nous te le prouvons... ? » Font Koneko et Kiba en même temps, sans comprendre.
« Oui. » Confirme-t-il. « Vous avez beaucoup de respect pour Buchou. C'est presque de l'affection à ce niveau là. Ce n'est pas le genre de comportement que l'on a envers une personne manipulatrice ou égoïste. »
« Fu,fu,fu... » Glousse la vice-présidente en couvrant ses lèvres de sa main. « Quel homme flatteur vous faîtes Sadler-san. »
« C'est simplement la vérité. » Répond-t-il en reculant un peu sans même s'en rendre compte à cause d'un étrange frisson.
Il se tourne de nouveau vers sa ''maîtresse''.
« Peu importe que d'autres personnes vous pensent faible ou profiteuse Buchou. » Affirme-t-il. « Pour moi la force ce n'est qu'un outil. Et un allié c'est quelqu'un à qui je peux confier mes arrières. » Il sourie encore une fois. « C'est une simple histoire de confiance. Et vous avez ma confiance. » Il marque une pause. « Alors c'est vrai que vous pouvez devenir plus forte. » Admet Arthur légèrement moqueur. « Mais tant que vous restez la personne que vous êtes aujourd'hui alors votre puissance est secondaire. »
« Ara, ara ? » Glousse une nouvelle fois Akeno. « On dirait que notre mignon petit kohai vous taquine Buchou. »
La démone rougit légèrement de gêne avant de répondre.
« Akeno ! » Crie-t-elle en essayant de sauver les apparences. Il lui faut quelques secondes pour se rependre. « Merci Arthur. » Dit Rias en retrouvant son calme habituel. « Je me montrerais digne de ta confiance. » Une courte pause. « Néanmoins, Miss Uanaind et Miss Xuanzang ont raison. » reconnaît-elle. « Il serait injuste envers toi que nous restions inactif tandis que tu fais autant d'efforts. »
« Je n'ai nullement l'intention de prendre un seul d'entre vous comme élève. » Déclare Scàthach à la fois froide et détachée.
L'ensemble des démons, passé Arthur, ont un inexplicable mouvement de recul instinctif sous l'effet de ces mots. La moniale s'interpose alors entre eux et la guerrière celte.
« Assez ! » S'écrie-t-elle en ayant retrouvé son caractère habituel. « L'intimidation n'est pas permise en ma présence. Vous devez apaiser cette agressivité qui est la vôtre pour trouver la paix intérieure. »
« Je.. Je vous assure que je n'allais pas vous demander de nous entraîner Miss Uanaind. » Affirme Rias, mal à l'aise, juste après. « Nous allons travailler de notre côté. »
On dirait que la lancière sourie sous son masque mais il est toujours aussi difficile d'en juger. Elle se tourne vers son élève actuel et reprend sa position d'attaque. Lui aussi fait de même en s'éloignant de Mash, qui était en train de se moquer gentiment de lui en disant que son discours faisait très macho.
« Puisque ta décision est prise, inutile de perdre plus de temps à en débattre. » Dit Lancer en s'adressant au jeune homme.
« Hey ! » S'exclame Caster, légèrement vexée. « Je vous interdit de m'ignorer comme ça ! »
« Désolé maître Sanzang. » S'excuse son disciple sans quitter des yeux son autre Servant. « Peut-on en parler plus tard ? Je pense que le professeur Uanaind n'a plus envie d'attendre. » Il sourie d'une étrange manière.
« Tu as cette perception qui font les grands guerriers. » Répond Scàthach sans laisser le temps à Xuanzang de parler. « Laisse-moi honorer ta résolution par le tranchant de ma lance, Gae Bolga. »
Sur ces mots elle se propulse en avant à grande vitesse et vise Arthur avec un coup d'estoc. Il se décale sur la gauche pour esquiver et se penche pour la frapper au niveau de l'abdomen. Elle se laisse emporter par son élan pour sauter par dessus son élève.
La guerrière tente de l'empaler par le dessus et il doit faire un autre mouvement violent du dos pour éviter. Le jeune homme se sert de son mouvement de rotation pour tenter de l'atteindre avec un coup de pied retourné pendant qu'elle est dans les airs. D'un geste vif elle ramène sa lance pour se défendre puis la plante dans le sol pour se freiner.
Arthur fonce sur elle avec le bras gauche levé pour attaquer son visage. C'était une feinte. Il visait sa poitrine. Mais elle l'avait déjà deviné et se décale sur la droite pour le laisser passer. La pointe de son arme monte alors à la rencontre des hanches de son élève. Il bloque le coup en montant son genou au niveau de la garde.
Elle pivote et se retrouve dans son dos, son arme suivant sa trajectoire circulaire et encore une fois il doit se baisser pour esquiver. Il en profite pour attaquer ses jambes mais elle fait un salto et se retrouve hors portée. Elle prend ses appuis et fonce sur lui de nouveau et cette fois c'est Arthur qui saute pour sortir de la trajectoire.
Mais il doit réagir si vite qu'il perd son équilibre et parvient tout juste à se rattraper au moment ou il touche le sol. Un mouvement rapide sur sa droite lui indique d'où viendra le prochain assaut. Cependant il est déjà trop tard. La guerrière est déjà sur lui.
L'échange n'a duré en tout et pour tout que trois secondes. Pourtant le jeune homme est essoufflé et la pointe de la lance de son professeur se trouve à moins d'un demi-centimètre de son torse. Pointée directement vers le cœur.
Les spectateurs démons en restent coi. Ils ne pensaient pas que ce combat d'entraînement serait aussi intense. Il n'y a que Kiba qui ai pu suivre complètement leurs mouvements et il est très étonné. La moniale est silencieuse tandis que Mash grimace d'inquiétude.
« Aujourd'hui tu es mort 7 fois durant notre échange. » Annonce Scàthach d'une voix dure.
En effet sur le corps de Arthur on distingue 6 légères coupures. Une sur la joue droite, au niveau du nez. Une sur le côté gauche de l'abdomen. Une troisième sur la jambe droite. Une quatrième sur l'avant bras gauche. Une cinquième dans son dos et pour finir une sixième sur sa poitrine.
Toutes ces coupures marquent une zone qui était à découvert lors de leur combat. Ces ouvertures auraient données bien assez de temps à Lancer pour le tuer si c'était un combat réel. La septième mort étant bien sûre celle avec son cœur transpercé.
De très légers filets de sang s'écoulent de ces petites coupures et commencent à rougir les habits de Arthur qui reprend son souffle. Il sait très bien qu'elle vient de le ridiculiser d'une certaine manière. Le pire étant peut-être qu'elle se retient beaucoup. Sa véritable vitesse de frappe et son vrai niveau technique sont très loin au dessus de ce qu'elle vient de lui montrer.
Pourtant il ne se démonte pas et se remet en position de combat au bout d'une minute, une fois qu'il a réussi a calmer son rythme cardiaque. Il sourie largement, l'air d'être amusé de ce qu'il vient d'entendre. La dessus il charge de nouveau la guerrière celte.
Au bout d'une heure, c'est un Arthur en nage, le souffle court et plus de coupures sur son corps que l'on ne peut en compter, qui se tient devant Scàthach. La plupart ne sont pas très profondes et ses capacités de guérison en tant que démon, en ont déjà guéries la grande majorité. Cependant son état général n'est pas brillant. Le public parvient d'ailleurs de moins en moins à rester impassible.
Ses camarades démons ont davantage l'impression de regarder une espèce d'humiliation sadique qu'un entraînement. Sanzang fait tinter son bâton à cause de la frustration de voir son disciple se pousser autant. Mais comme elle sait qu'il ne changera pas d'avis maintenant, elle doit attendre qu'il change d'état d'esprit avant de lui faire la morale. Quant à Mash, elle combat son envie de se jeter dans la mêlée pour bloquer les coups. Pourtant elle se tortille sur place comme-ci elle marchait sur des charbons ardents.
Ses yeux sont embués de larmes et elle grimace visiblement. Parfois, le reste du groupe l'entend presque supplier à voix basse pour qu'il s'arrête. Mais puisqu'il a déjà ignoré ses demandes faites à haute voix plusieurs fois, elle n'arrive plus a parler.
Le jeune homme titube au point qu'on dirait qu'il va s'écrouler à tout moment. Sauf que ça fait dix minutes qu'il est comme ça. Pourtant il continue d'essayer d'attaquer. Ses mouvements ont évidemment perdu en vivacité. Mais on dirait que ce n'est pas assez pour persuader son professeur de mettre fin à la séance.
Il va retenter encore une fois sa chance quand quelque chose de complètement imprévu se produit. La seule personne qui n'avait rien dit et fait depuis un long moment, à tel point qu'elle s'était fait oubliée, se met en mouvement.
Elle avance d'un pas calme et décidé vers le centre de la salle. Passe sans s'arrêter ni regarder les démons et continue vers son objectif. D'une poigne de fer, Altera attrape le poignet de Arthur qui ne l'avait pas vu arriver et le rive sur place. Celui-ci ouvre grand les yeux sous l'effet de la surprise et tourne fébrilement la tête.
Il voit les yeux d'un rouge à la fois pale et étincelant de sa première Servant le fixer. Il n'y a pas la moindre trace de colère, d'ennui ni même de compassion à l'intérieur. Son regard est comme d'habitude : mécanique et détaché. Pourtant en voyant son propre reflet dans ses pupilles Arthur sent sa résolution disparaître et il s'écroule finalement. Avec pourtant l'étrange impression de ressentir quelque chose de familier, il perd connaissance. Il tombe dans les bras de la puissante épéiste qui le rattrape avec un mélange de douceur et de brutalité, dû à un manque d'habitude de ce genre de situation.
« Sempai ! »
« Arthur ! »
Ses camarades du club et Mash foncent vers lui pour s'assurer qu'il va bien. Ils l'allongent et Rias, accompagnée de Akeno commence à le soigner. Une fois que la démone aux cheveux roux s'est assurée qu'il ne risquait rien, elle se tourne vers la guerrière celte et la fixe avec des yeux remplis de colère. Celle-ci n'est pas le moins du monde impressionnée.
« Certains combattants ne s'arrêtent que lorsque leurs forces se sont épuisées. » Déclare-t-elle en soutenant son regard. « Il fait partie de ceux-là. »
« Ce n'est pas une raison pour le laisser finir dans cet état ! » Réplique Rias. « Vous auriez pu l'arrêter ! »
« Cessez de passer vos colères infantiles sur moi, jeune démone. » Menace Lancer. « Votre incapacité à contrôler ce genre d'excès de sa part, ne fait que démontrer une fois de plus que vous êtes incapable de tenir ce rôle de leader qui est le vôtre. »
Une réplique cinglante, et probablement insultante, reste bloquée dans la gorge de Rias. Principalement par ce qu'elle sait que Scàthach a raison.
« Pourquoi... Es-tu aussi déterminé Arthur ? » Demande la démone en le fixant. « Miss Uanaind !? » S'écrie soudain Rias en remarquant qu'elle est comme en train de s'évaporer. « Miss Xuanzang !? Altera !? »
« Tout va bien Gremory-sama. » Dit Mash sans la regarder. « Elles retournent simplement à leurs formes spirituelles pour permettre à sempai de récupérer plus rapidement ses forces. »
Rias semble d'un coup soulagée et tandis que les trois Servants finissent de disparaître, tout le monde regarde en silence le jeune homme au centre de tout cela. Sans le sang qui tapisse ses habits, il semblerait juste profondément endormi.
Puis ils voient une larme tomber sur le visage du membre le plus récent de leur groupe. Ils lèvent les yeux et voient Mash qui est en train de pleurer à chaudes larmes. Secouée de sanglots, une grande douleur se lit sur son visage.
« Pourquoi sempai... ? Pourquoi... ? Pourquoi... ? » Répète-t-elle en boucle à son intention, désespérée d'avoir une réponse malgré tout.
Rias tend le bras pour la réconforter, mais s'arrête en plein milieu de son geste. Les mots de la guerrière celte lui reviennent déjà en mémoire...
Rien de ce qu'elle pourra faire ou dire ne parviendra à apaiser la souffrance affective de la jeune demie-Servant. En cela, elle échoue pitoyablement dans son rôle de leader.
Accablée par la honte, et voyant que personne d'autre ne parvient à trouver une solution pour sortir de cette situation désastreuse, elle baisse de nouveau les yeux pour observer son Pion...
Et serre les poings, pour contrôler le dépit dirigé contre elle-même...
Fin du chapitre 12 !
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !
