Disclamer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


Ce site n'autorise plus les auteurs à mettre les réponses aux reviews dans les chapitres, et vu comme on sait comme ils peuvent être pointilleux... Voila comment je vais faire :

- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)

- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrait par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


"Bon retour, Harry" dit Voldemort alors qu'Harry se trouvait allongé sur le sol. "Comment vont les choses avec les Moldus ?" Harry essaya de rouler loin de l'homme, mais Voldemort tendit une main et l'arrêta. "Doucement, Harry." Voldemort agita sa baguette et un lit apparut. Voldemort fit un geste d'Harry vers le lit avec sa baguette et Harry se sentit lévité et placé sur les couvertures ouvertes. "Voilà. Tu as l'air beaucoup plus à l'aise maintenant." Voldemort remit les couvertures sur Harry et s'assit à côté du lit. "Tu as l'air si fatigué" lui dit Voldemort.

Harry s'assit et lui adressa un regard noir. "C'est de ta faute, pas la mienne." Voldemort le repoussa contre les oreillers et lui sourit. Harry grimaça alors qu'il essayait de se débattre pour se rasseoir et échouait contre les mains de Voldemort.

"C'est de ta faute. Une fois que tu auras accepté d'être mien, tout finira, et tu découvriras comment est le vrai respect. Tous mes Mangemorts respecteront un pouvoir comme le tien et te répondrons." Voldemort se leva et alla vers le feu invoqué et se tint là, fixant les flammes. "Je pourrais t'aider à devenir tellement plus que ce que tu deviendrais avec Dumbledore" dit Voldemort à Harry alors qu'il regardait les flammes. "Peux-tu juste imaginer combien nous pourrions faire ensemble ?"

Voldemort s'estompa dans une bordée de jurons alors qu'une autre voix traversa son rêve.

"Harry, debout !" appela Pétunia de sa porte. Elle pouvait dire en voyant ses yeux qu'il n'avait pas bien dormi. Ceux-ci étaient injectés de sang et semblaient hantés. Harry acquiesça de son lit et s'assit, bougeant lentement, mais bougeant néanmoins. A présent, tout ce qu'elle aurait à faire serait de le mettre dans la voiture, dire au sorcier qu'elle savait être dehors qu'elle emmenait Harry dehors un moment, et qu'ils reviendraient. Ils ne pouvaient pas l'empêcher d'emmener son neveu après tout. Il était plus en sécurité quand il était avec elle, après tout. Le plus près, le mieux. Tous les deux feraient un voyage de quatre heures en voiture ensembles. Il ne sera jamais plus en sécurité. Quant à ce sorcier maléfique les découvrant, s'il pouvait rivaliser avec sa conduite, elle le féliciterait. Elle retourna dans la cuisine et versa quelques céréales à Harry. Dix minutes plus tard, le garçon était dirigé vers la table et assis, vraiment pas du tout réveillé.

"Mange quelque chose", dit-elle, poussant le bol devant lui. Il prit la cuillère et en prit quelques bouchées. Il laissa tomber la cuillère et se précipita dans la salle de bain, où elle entendit vomir. Il retourna dans la cuisine juste quelques minutes plus tard. Il regarda les céréales et lui adressa un regard suppliant. Elle se contenta d'acquiescer et de débarrasser le bol. Elle lui fit avaler du jus de pomme, et il réussit à le garder. Ses cauchemars de la nuit dernière l'avaient réduit en larmes, et à présent il ne pouvait rien garder. Merci mon dieu, elle l'emmenait à Saint Jude aujourd'hui. Le plus vite le garçon allait mieux, le plus vite elle pourrait retourner à la normal. "Viens, nous sortons un moment." Harry regarda vers le salon avec envie, voulant de toute évidence s'allonger un moment. "Tu peux dormir dans la voiture. Viens."

"Oui, Tante Pétunia." Harry n'allait pas argumenter. Tante Pétunia avait été agréable la veille, et proche de l'être aujourd'hui. Il l'aimait presque en ce moment. En plus, il allait quitter la maison, quelque chose qu'il n'avait pas fait depuis qu'il était rentré de l'école. Elle marcha à l'extérieur, Harry la suivant de près.

"J'emmène Harry dehors un moment. N'essayez même pas de m'arrêter. Vous avez peut-être une baguette, mais j'ai un poêlon en acier." Harry doutait que quiconque puisse argumenter avec cette déclaration. Il savait que des sorciers de l'Ordre étaient là. Il ne savait juste pas qui c'étaient ou où ils étaient exactement. Il pouvait presque sentir leur choc. "Dans la voiture, mon garçon." Harry se glissa du côté passager et boucla sa ceinture. Il parvint à garder les yeux ouverts un moment, mais la douce musique de la radio et le constant mouvement de la voiture le bercèrent bientôt. Pétunia se sourit quand les yeux d'Harry se fermèrent et restèrent comme ça. Ce serait beaucoup plus facile avec lui endormi. S'il voulait écrire à quelqu'un et dire où il était, il n'en serait pas capable. Donc, Voldemort aurait plus de mal à le trouver si Harry n'avait pas d'idée d'où exactement dans le pays il était. Les essais de Dumbledore seraient risibles. Elle souhaitait presque être une petite souris quand le sorcier découvrirait ce qu'elle avait fait. Elle paierait cher pour voir un tel "sorcier puissant" dépassé par une Moldue.


"Harry." Harry ouvrit les yeux pour voir sa tante se tenir devant lui, l'air un peu sombre. "Allons-y." Harry acquiesça, pensant qu'ils étaient à la maison et désolé d'avoir manqué un peu de changement dans le paysage. Il fut choqué de découvrir qu'ils étaient sur un parking devant un immense bâtiment. Il haussa les épaules et la suivit dans le bâtiment, se demandant pourquoi elle portait un petit sac marin. Une fois à l'intérieur, Harry traîna près de la porte pendant que sa tante parlait avec une réceptionniste. La dame derrière le bureau fit un geste vers une salle d'attente. Pétunia indiqua à Harry de la suivre. Harry haussa les épaules et obéit. Il y avait un large canapé bleu dans la pièce, entouré de plusieurs types de chaises, de tables basses dont une petite étrange qui n'allait pas vraiment dans la décoration. Il se dirigea en ligne droite vers le canapé et le déclara sien. Pétunia choisit une chaise.

"Tante Pétunia ? Pourquoi sommes-nous ici ?" demanda Harry, incapable de fermer les yeux.

"Je n'aime pas la magie, ou les manières des sorciers. Je n'en ai pas fait secret. Vernon et moi avions le sentiment de ce qui allait se passer si tu y étais exposé. Nous avons essayé de notre mieux de te garder de ça, de cette anormalité." Harry lui envoya un regard noir. "Nous avons essayé de notre mieux, et ce n'était pas suffisant. Tu es parti, à onze ans, dans un monde que nous ne connaissions pas et que personne dans notre famille ne pouvait expliquer." Elle s'arrêta, pas sure de quoi dire ensuite.

"Tu as gardé la connaissance de ce que je suis..."

"Pour ta sécurité ! cria-t-elle d'une voix aigue. Nous savions ! Ton directeur nous a dit ce qui arriverait quand il serait temps pour toi d'aller à l'école. Nous savions que tu serais en danger à partir du moment où tu saurais. En danger constant ! Nous pensions qu'il était mieux que tu n'en ais aucune connaissance, et alors, une fois que tu aurais été installé à Stonewall High, Vernon et moi aurions pu commencer à montrer combien nous étions fiers de toi, sans cette magie que Dumbledore disait que tu aurais." Harry resta assis, choqué. Ses tuteurs avaient voulu lui dire qu'ils étaient fiers ? Ca ne collait pas vraiment avec le Vernon et la Pétunia Dursley qu'il connaissait. "Nous pensions que si tu faisais assez bien à Stonewall, puis que tu découvrais la magie, tu t'en ficherais parce que ta vie aurait été établie. Nous n'avions pas compté sur l'intervention de Dumbledore. Il a insisté, et tu es parti à onze ans !" Elle se leva et alla regarder par la fenêtre.

"Tu as combattu un troll ta première année ! Même pas trois mois après la rentrée, et ta vie a été en danger ! Maintenant, dis-moi, comment étais-je supposée réagir ? Je connais très peu de ton monde, mais je sais que les trolls sont dangereux, et qu'un homme adulte n'en combattrait pas un seul. Et pourtant, toi et tes amis avez réussi à le faire. Puis Dumbledore a permis que tu te mesures à un professeur possédé. Cet homme est fou. Envoyons un enfant !" Elle souffla de colère et regarda par la fenêtre. "Tu as combattu un basilique ! Avec une épée. Si ça n'avait pas été pour cet oiseau, tu serais mort !"

"Tu savais ?" demanda Harry.

"Bien sûr que nous savions ! Chaque fois, cet… cet HOMME nous envoyait une lettre, j'étais sure qu'elle annonçait ta mort oh-si-malheureuse !" dit-elle dans un murmure féroce. "Il nous disait toujours ce que tu avais réussi à accomplir, qu'importe les chances contre toi, et combien fiers nous devrions être de toi." Elle secoua la tête. "Je ne pense pas que tu ais réalisé comment il te préparait pour quelque chose. Tu as failli mourir tant de fois que j'ai peur d'en avoir perdu le compte. Personne qui a élevé un enfant depuis qu'il a un an ne devrait compter combien de fois cet enfant a été en danger." Harry prit quelques profondes inspirations pour se calmer. Que diable arrivait-il à son petit monde rangé ? Tante Pétunia avait envoyé les bombardiers le détruire.

"Harry, ce que ton oncle et moi avons fait était peut-être mal, mais nous faisions ce que nous pensions être le mieux. Tu es rentré de cette école tous les étés couvert de gloire. Ca a été nage ou noie-toi depuis le premier jour, et maintenant quelque chose est arrivé qui t'a attiré vers le fond, et tu te noies à cause de ça. Je refuse de te laisser te noyer complètement." Harry supposa que c'était aussi proche d'excuses que ce qu'il aurait jamais. "Tu es ici pour obtenir de l'aide, et tu resteras jusqu'à ce que tu l'ais eue."

"Tante Pétunia, ce n'est pas que je n'apprécie pas le geste, essayer de t'assurer que je vais bien et tout, mais ça va. En plus, Dumbledore ne me laissera pas rester ici. Il me trouvera et me ramènera à Poudlard." Pétunia fronça les sourcils.

"Dumbledore ne sera pas capable de te trouver. Et tu restes. Je t'interne là. Cet endroit est spécialisé dans les enfants qui ont besoin d'aide, et tu restes." Pétunia regarda le visage assez choqué qu'il lui renvoyait. "Maintenant, à propos de ces lettres, est-ce que tu en as d'écrites."

"Heu, j'ai fait le stock pour l'été." Devant son regard, il baissa la tête. "Je ne pouvais pas dormir une nuit." Pétunia acquiesça. Et bien, ça marchait. Dumbledore ne suspecterait rien tant que les lettres d'Harry continuaient à arriver. "Je ne peux pas rester ici, Tante Pétunia. Je dois rentrer." Les lèvres de Pétunia se pincèrent encore plus si possible. Un infirmier vint, tenant quelque chose dans sa main. Harry se demanda ce que c'était.

"Hey, petit. Mon nom est Jack. Je vais m'occuper de toi pendant la prochaine heure ou à peu près, jusqu'à ce que nous t'ayons installé. Ta tante dit que tu vas utiliser un alias pour des raisons privées. Tu aimes les films d'espionnages ou quelque chose ?" Harry se tourna vers sa tante, bouche bée. Jack prit son bras et mit un bracelet d'hôpital autours de son poignet.

"Tante Pétunia, s'il te plaît !" Pétunia secoua seulement la tête.

"Pour une fois, je vais faire ce dont tu as besoin, quand tu en as besoin, et tu as besoin de ça. Ecoute tes médecins et infirmières. Je te verrai bientôt." Elle lui donna une embrassade gênée d'un bras et tendit le sac marin à Jack. Elle se détourna et, sans un regard en arrière, sortit de la pièce. Harry ne pouvait pas croire ce que sa tante venait de faire. Elle l'avait mis dans un établissement psychiatrique ! Plus que ça, il ne pouvait pas partir. Il tira sur son col, soudain incapable d'aspirer assez d'air.

"Respire, Evan !" lui dit Jack à côté de lui. Harry se laissa tomber sur le canapé et essaya d'inspirer de l'air. "Lentement !" Harry le regarda, n'entendant pas ce que l'homme disait. Il se demanda pourquoi il ne pouvait pas s'arrêter de trembler. Jack s'assit à côté de lui et mit une main sur son épaule. "Ecoute-moi, Evan. Tu dois te calmer. Prends une profonde inspiration." Harry l'entendit plusieurs fois avant de vraiment l'écouter. Il aspira une énorme quantité d'air. "Retiens-la." Harry fit comme on lui disait, maintenant officiellement en mode pilote automatique. "Bien. Maintenant expire." Harry le fit. Il se demanda négligemment combien d'enfants avaient piqué une crise devant cet homme quand ils avaient été abandonnés ici. "Ca va mieux ?" Harry le regarda et acquiesça. Il pouvait au moins respirer. "Bien, je sais que c'est dur, mais crois–moi, ça va devenir plus facile." Harry se contenta de le fixer. "Allons-y Evan. Nous allons te donner une chambre et un uniforme, et puis tu pourras rencontrer quelques uns des autres enfants et tes professeurs. Ton docteur viendra te voir dans l'après-midi."

Harry suivit derrière l'homme. A la première chance qu'il aurait, il écrirait à Hermione et lui dirait qu'il était dans quelque institution psychiatrique et d'envoyer l'Ordre. Il était sûr qu'elle viendrait à son secours elle-même, si personne d'autre n'était disponible. Il regarda son bracelet et vit son alias. Evan James. Quel nom quelconque. Sa tante devrait se diriger vers l'espionnage. Elle ferait un bon agent. Il regarda les alentours. Cet hôpital ne ressemblait pas du tout à un hôpital. Il ressemblait à une école. Jack avait parlé de professeurs et avait mentionné un uniforme. Où diable était-il, et pourquoi cela donnait-il l'impression d'une dimension alternée ?

"Salut, Jack !", dit une femme. "C'est Evan." Le nouvellement nommé Evan releva la tête pour regarder la femme. Elle semblait sympathique et lui adressa un large sourire.

"Ouais, c'est 007 lui-même ! Hey Evan, ça t'embête si je t'appelle Bond ?" Si sa précédente conversation avec sa tante n'avait pas été une évidence de sa chute dans une dimension alternative, c'était une preuve suffisante. "Euh, tu es encore un peu choqué. Souviens-toi juste de respirer." Evan acquiesça légèrement, regardant toujours aux alentours comme s'il ne pouvait pas vraiment croire ce qui se passait autours de lui. "Agent Bond, c'est Cathy. Elle s'occupe de la réserve." Evan serra sa main, lui adressant un signe de tête. Jack, étrange infirmier avec un goût pour les surnoms. Cathy, large sourire et en charge de la réserve. Noté. Il se demandait ce qui suivrait dans cet étrange univers. Cathy sortit une boîte assez large et commença à la tendre à Evan. Jack l'intercepta.

"Cathy, ça briserait 007 en million de morceaux ! Ne vois-tu pas que c'est une sorte d'avorton ?" demanda-t-il. Il mit la boîte dans ses bras et fit un signe de tête en direction d'Evan. "Allons-y, Agent Secret." Trois surnoms en une journée. Cet homme s'arrêtait-il jamais ? Evan le suivit, regardant pour une sortie. Il n'y avait aucun moyen qu'il reste avec cet homme timbré et ses surnoms ! Malheureusement, aucune ne semblait exister. "Ascenseur. Pas de grimpette dans les conduits aujourd'hui." L'homme semblait s'excuser. Pourquoi ? Evan monta dans l'ascenseur vers le troisième étage.

"Bienvenue au troisième étage gauche ! Ca va être ton étage. Au cas où tu devrais te perdre en mission secrète, c'est marqué sur ton bracelet." Evan baissa la tête et vit le nombre 3, suivit de la lettre G. Evan se demanda pourquoi diable sa tante avait eu besoin d'aide. Cet homme semblait en avoir plus besoin que lui ! Il ne semblait pas capable de distinguer le réel et l'imaginaire.

"Heu, Jack ?" Jack le regarda, extatique d'avoir quelques mots d'Evan. "Tu sais que je ne suis pas vraiment un agent secret, pas vrai ?" demanda-t-il. Si Jack disait qu'il l'était, Evan courrait après le docteur le plus proche.

"Bien sûr que oui. Tous les enfants dont je m'occupe ont un surnom. 007 te va, donc tu es coincé avec jusqu'à ce que tu partes." Jack sourit. "Tu aurais pu être coincé avec pire, crois moi !" Jack se dirigea vers une porte quand celle-ci s'ouvrit.

"Jack !" dit joyeusement un garçon, venant vers le duo. "Tu ne m'as pas dit que tu serais à l'étage aujourd'hui", dit-il d'un ton presque accusateur.

"Je ne le suis pas. J'amène juste un nouveau pour l'installer. Son nom est Evan James. Evan, c'est Nathan. Il est un des élèves ici. Je suppose que tu ne voudras pas laisser Nathan t'installer, 007 ?" Evan haussa les épaules. Le surnom était revenu. "Bien !" Jack tendit la boîte à Nathan. Tu fais faire le tour à 007, compris Insecte ?" Nathan fit un salut militaire, que Jack retourna. Jack quitta les deux garçons et retourna vers l'ascenseur.

"Insecte ?" demanda Evan. "Insecte" grimaça, sourit et haussa les épaules.

"Je veux étudier les insectes quand je serais plus vieux, dit-il. Jack l'a découvert la première heure ou à peu près, et j'ai été Insecte depuis." Insecte prit la boîte et se tourna. "Ta chambre est de ce côté." Evan le suivit à travers le couloir et vers une porte. Sur la porte le nom "Evan James" était inscrit avec une grande construction vive de lettres en papier. Insecte ouvrit la porte et y entra. C'était une chambre individuelle. Seulement un lit.

"Il est presque l'heure du repas, donc si tu veux te changer maintenant." Insecte fouilla dans la boîte et en sortit une tenue identique à celle qu'il portait. "J'attendrais dehors." Evan acquiesça et se changea aussitôt que la porte se ferma. Il resterait ici ce soir, écrirait la lettre demain, et serait parti deux jours plus tard. Il prit le lacet d'une de ses chaussures et attacha sa baguette à sa jambe. Aucun moyen qu'il s'en sépare à présent ! Il posa ses vêtements normaux sur le lit et ouvrit la porte. "Génial ! Allons-y. Je vais te faire faire une visite avant que le repas ne commence. Tu as de la chance d'être venu aujourd'hui, il n'y a pas de classes !" De l'avis d'Evan, Insecte était beaucoup trop heureux d'être là.

"Heu, Nathan... Je peux te poser une question ?" demanda calmement Evan.

"Bien sûr, vas-y." Evan prit une profonde inspiration.

"Est-ce que tu ne détestes pas ici ?" A sa surprise, Nathan sourit.

"Au début. Tout le premier mois, en fait. Je détestais tout. Mais maintenant, j'aime ici, en quelque sorte. Pas de pression pour être plus que qui tu es. Pas d'attente. Juste toi. C'est tout ce qu'ils veulent ici. Juste que tu sois toi. Je ne dis pas que c'était facile. C'est la chose la plus difficile que j'ai jamais eu à faire, dire pourquoi je ne pouvais pas dormir, ou pourquoi je détestais tout le monde. Mais c'est la meilleure chose qui aurait pu arriver. Tu détestes déjà ici ?" Evan se demandait combien il pouvait lui dire.

"Ma tante m'a juste laissé là", lui dit Evan. Nathan acquiesça.

"Les docteurs sont venus me chercher à l'école. Ce n'était pas joli." Evan suivit Nathan, apprenant les plans du bâtiment et les règles. Il y en avait quelques unes, pas beaucoup, mais celles qu'il y avait étaient inviolables. Comme quitter l'école. Interdit. Ou sauter les repas. Interdit. Manquer une classe ou une session de thérapie. Interdit. Elles étaient plus faciles que les règles que Dumbledore avait mentionnées, pour sa "sécurité". "Je sens des hamburgers !" dit Nathan, un peu trop heureux au goût d'Evan. "Ils font les meilleurs hamburgers ici. Viens ! Je vais te présenter à tout notre étage. Nous nous asseyons ensembles à tous les repas." Nathan s'agrippa pratiquement à Evan et le tira vers une table. Des appels d'"Insecte" commencèrent la minute où il s'approcha.

"Hey, les gars ! C'est Evan. Il est nouveau." Nathan fit le tour du cercle, nommant chaque garçon et Evan sut qu'il ne serait pas capable de répéter exactement les noms. "Son surnom est 007 ! Jack lui a déjà donné." On indiqua une chaise à Evan, pendant que deux garçons se levaient et allaient vers une porte. L'un revint portant des hamburgers pendant que l'autre portait un saladier de légumes.

"Hey, Etincelle. Tu dois manger un hamburger entier avant que tu n'ais aucun de ces légumes." Etincelle, un garçon assez maigre, eut l'air déconfit à cette annonce. Insecte se pencha vers Evan et lui murmura :

"Il a un problème alimentaire. Il pense qu'il est gros. Nous le regardons tous manger, juste pour s'assurer qu'il mange vraiment. Il a été vraiment malade récemment de ne pas bien manger. Nous ne regardions jamais. Il disait que ça le rendait nerveux. Maintenant, nous regardons." Evan acquiesça. Insecte se pencha et attira le plat de légumes vers lui. "J'espère que tu as faim, Evan." Insecte fit atterrir une énorme cuillérée de légumes mélangés sur l'assiette d'Evan. Evan combattit le sentiment de nausée. Oh, il savait qu'il n'avait que du jus de pomme dans son estomac, mais il ne voulait rien d'autre là, et ne pensait pas qu'il pourrait le garder. Il regarda aux alentours, légèrement paniqué. Le feraient-ils manger ?

"Qu'est-ce qui ne va pas, Evan ? Tu n'as pas l'air très bien", demanda un garçon. Même Etincelle avait l'air inquiet.

"Je n'ai pas été capable de garder beaucoup, répondit-il. Je ne pense pas que je mangerai toute cette nourriture." Nathan le jaugea.

"Mange juste ce que tu peux. Je suis sûr que les docteurs vont y aller mollo avec toi aujourd'hui. Si tu leur dit, ils te donneront peut-être même quelque chose pour ça." Evan ne voulait aucun médicament à ce moment là.

"Comment ça se fait qu'il n'a pas besoin de manger et moi oui ?" gémit Etincelle.

"Tu ne manges jamais. 007 est maigre, mais ce n'est pas une baguette comme toi", répondit un garçon.

"Je suis trop gros pour être une baguette !" rétorqua Etincelle.

"Tu es un baguette !" Evan pensa que c'était un peu cruel. Nathan se pencha à nouveau.

"Nous pensons que lui dire comment nous le voyons l'aidera dans le long terme. Nous ne nous moquons pas, nous disons la vérité." Evan acquiesça et prit une gorgée d'eau. Il essaya quelques légumes et découvrit que son estomac les aimait. Un verre d'eau et un service complet de légume plus tard, Evan faisait la queue avec les autres pour empiler leurs plats. Un homme en pantalon à pinces et en chemise vint vers eux.

"Evan James ?" Evan releva la tête. "Viens avec moi, s'il te plait." Evan haussa les épaules et posa ses plats. Il supposait que cet homme était un docteur, ou un de ces professeurs que Jack avait mentionnés. Il le découvrirait bientôt.