Disclamer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


Ce site n'autorise plus les auteurs à mettre les réponses aux reviews dans les chapitres, et vu comme on sait comme ils peuvent être pointilleux... Voila comment je vais faire :

- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)

- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrait par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


Harry suivit l'homme dans un bureau où il lui indiqua un canapé. Il prit place et regarda autours de lui. Ce n'était pas très grand, mais c'était confortable. Il y avait un canapé recouvert d'un tissu d'ameublement vert foncé et des coussins. Deux fauteuils étaient à sa gauche, et un bureau et une chaise à sa droite. Il y avait des images réparties sur les murs, à la fois des peintures et des photographies. Les photographies représentaient surtout l'homme avec des enfants de son âge, tous souriant ou faisant la grimace face à l'appareil. Harry se demanda négligemment si ça avait quelque chose à voir avec l'eau.

"Laisse-moi me présenter, Harry. Mon nom est Paul Lauter et je vais être ton thérapeute pendant que tu seras ici à Saint Jude. Des questions ?" Harry le regarda et acquiesça.

"L'infirmier, Jack, a dit que je devais utiliser un faux nom, et vous m'appelez par mon nom. Pourquoi ?" Paul sourit un peu.

"Quand ta tante nous a contacté la première fois, elle nous a dit que ton directeur dans ton école était un peu trop impliqué dans ta vie personnelle. Cet alias va protéger ton identité, donc, même si quelqu'un parle de toi hors de ces murs, il parlera d'Evan James, pas d'Harry Potter." Harry acquiesça et regarda autours de lui. Quelques uns de ces enfants étaient trop heureux. "Autre chose que tu voudrais savoir ?" Paul regarda Harry, remarquant comment il était assis et sachant que quelque chose le tracassait visiblement.

"Pas vraiment. Je ne reste pas longtemps", répondit Harry. Paul acquiesça.

"Pourquoi ne demandes-tu pas, juste au cas où ?" Harry savait qu'il ne restait pas longtemps, alors pourquoi cet homme ne le laissait-il pas tout seul et ne le laissait pas dormir dans ce canapé étrangement confortable ? Harry soupira et décida de faire plaisir à l'homme pour le moment.

"Un des garçons de mon étage a mentionné des classes", dit-il. Paul acquiesça à nouveau. Harry attendit pour plus d'explications, mais le docteur resta assis là. Harry fronça les sourcils. "Qu'est-ce qu'il a voulu dire par classes ?" demanda-t-il.

"C'est une école, aussi bien qu'une structure de traitement. Nous ne voulons pas que quiconque soit retardé dans ses études pendant qu'il est ici", lui dit Paul. Harry acquiesça. Et bien, c'était une bonne chose qu'il ne restait pas alors. "Autre chose que tu veux savoir ?" Paul se pencha un peu en avant dans sa chaise, comme s'il anticipait une réponse. Harry secoua la tête. "Non ?" Harry haussa un sourcil.

"Devrais-je avoir d'autres questions ?" demanda-t-il. Paul se renfonça dans son fauteuil et le regarda.

"Non, tout le monde est différent, répondit Paul. Alors, qu'aimerais-tu faire ?" Harry regarda autours de lui.

"Qu'est-ce que je suis supposé faire ?" demanda-t-il. Paul nota rapidement quelque chose et haussa les épaules.

"Nous pouvons faire ce que tu veux. Nous pouvons parler, jouer à un jeu, faire une ballade. C'est toi qui décides." Il se sentit à nouveau comme s'il était désaxé. Rien n'avait de sens ici. Rien du tout. Paul n'avait pas posé de question à propos de lui ou de sa famille, de comment était son école, rien. La perception de Harry de ce qu'était un rendez-vous chez un psychologue avait juste été chamboulée.

"Vous choisissez", dit Harry. Paul nota autre chose et se renfonça dans son siège.

"Tu joues aux échecs ?" demanda Paul.

"Ouais, mais je ne suis pas très bon. Ron est meilleur", répondit Harry.

"Qui est Ron ?" demanda Paul alors qu'il sortait un plateau d'échec et une boîte. Il tendit la boîte et Harry choisit une pièce. Il serait les noirs.

"Mon meilleur ami à l'école, répondit Harry. Il me bat toujours aux échecs. Il bat tout le monde, en fait", lui dit Harry, plaçant ses pièces. Il regarda le cavalier et sourit un peu. Les choses avaient été si simples leur première année. Tout était si compliqué à présent.

"Ca ressemble à un de mes amis quand j'avais ton age. Son nom était John. Il pouvait battre n'importe qui les yeux fermés." Harry s'arrêta de déplacer une pièce.

"Comment faisait-il ça ?" demanda-t-il.

"C'est une expression, Harry", dit Paul. Pourquoi cet enfant ne connaissait-il pas une expression normale ? "Ca veut dire que c'est vraiment facile pour lui."

"Je le savais. Je pensais juste que vous étiez sérieux", grommela Harry. Il avait dû être hors du monde moldu trop longtemps. C'était sûr. Pas étonnant que Paul le dévisage. Juste comme tout le monde.

"Donc, toi et Ron jouez beaucoup aux échecs. D'autres jeux ?" Harry se demanda si les duels comptaient.

"Les cartes", répondit Harry. Paul réprima un soupir frustré. Cet enfant était si fermé ! Il ne pouvait pas avoir une réponse de lui. Pas un indice de ce que le contrariait. Et bien, c'était un challenge, et Paul le relèverait.

"Ron n'est pas ton seul ami ?" demanda-t-il, bougeant sa propre pièce. Cet enfant était bon. Pas génial, mais bon.

"Non, il y a Hermione." Paul redressa la tête. Hermione ? Une petite amie ?"

"Ta petite amie ?" demanda Paul. La réaction d'Harry fut assez pour lui dire qu'il avait tort. Sa tête se redressa d'un coup et il avait l'air vraiment confus.

"Heu, non. Pas une petite amie. Une copine, vraiment. Elle s'assure que Ron et moi ne nous attirions pas trop de problèmes." Ah, information !

"Toi et Ron vous attirez des problèmes à l'école ?" demanda Paul. Harry haussa les épaules. "Qu'est-ce que vous faîtes ?"

"Rien, vraiment. C'est une expression." Harry ne croisa pas son regard. Il y avait quelque chose là. Il cachait quelque chose.

"Oh. Et qu'est-ce que toi et Hermione faites ?" Harry haussa encore les épaules.

"Pas grand chose. Nous jouons aux cartes et aux échecs, et elle s'assure que Ron et moi étudions. Elle est brillante. Très intelligente." Paul acquiesça et nota quelque chose. Harry le remarqua mais ne dit rien.

Ils jouèrent en silence quelques minutes. "D'autres amis ?" Harry haussa les épaules. Paul détestait cette réponse. Il aurait besoin d'arrêter ça dans un futur proche, après qu'il ait fait un peu plus connaissance avec Harry.

"Comment est ton directeur ? Ta tante a mentionné qu'il était une part assez active de ta vie." Harry haussa les épaules une nouvelle fois.

"Vieux chnoque qui se mêle de tout et ne sait pas quand dire quelque chose à quelqu'un", grommela Harry. La main de Paul resta au-dessus de sa pièce.

"Pardon ?" demanda-t-il.

"Rien." Il fronça les sourcils. Il y avait quelque chose de majeur là, et Harry avait été sur le point de le laisser sortir. Il pouvait dire d'après le visage du garçon qu'il était bouleversé à propos du directeur. Paul cligna des yeux de surprise alors que le visage d'Harry changeait de celui d'un adolescent colérique au masque d'un enfant affable. Ca le dérangea. Le fait qu'Harry ait tellement de contrôle sur ses émotions à un âge aussi jeune était perturbant. Où avait-il appris à cacher ses émotions ? Et, plus important, pourquoi en aurait-il besoin, et de qui ?

Harry bougea une pièce, remerciant mentalement le professeur Snape pour la première fois de sa vie. Il avait juste effacé toutes les émotions que la mention du directeur avait causées. Il pensait que ce pourrait peut-être être une idée sympa de laisser au professeur une note qui disait merci beaucoup pour m'avoir enseigné comment vider mon esprit. Ca a aidé pour en garder le psychologue bizarre loin. Harry pouvait seulement imaginer l'air de l'homme en recevant cette note. Il décida que ça ne le ferait pas de l'envoyer. Le professeur Snape pourrait vraiment considérer de le tuer à ce moment.

"Est-ce que tu aimes ton directeur, Harry ?" Harry haussa encore les épaules.

"Il est pas mal. Vous savez, comme un directeur." Ouais, vrai. Et Paul était le président des Etats-Unis d'Amérique. Paul fit une note rapide et retourna au jeu d'échec. Il y avait quelque chose là à propos de ce directeur. Il se fit une note mentale de soulever ça à chaque fois que ce serait possible. Tôt ou tard, il attraperait Harry quand il ne serait pas sur ses gardes.

"Quel est ton sport favori ? demanda Paul. En supposant que tu en ais un." Harry haussa à nouveau les épaules. Paul laissa passer. Il devrait rendre l'enfant à l'aise avant que quelque chose de réel puisse arriver.

"Est-ce que vous avez un sport favori ?" demanda Harry, bougeant une de ses pièces et faisant signe à Paul de jouer.

"J'aime le football. Je jouais quand j'étais à l'école, mais j'ai abandonné il y a quelques années. Je ne pouvais pas me voir faire ça pour le reste de ma vie." Harry acquiesça comme s'il comprenait et sourit quand Paul joua. "Oh, non ! Pas mon cavalier !" Paul pourrait avoir juré qu'Harry avait presque sourit. A présent, s'il pouvait extorquer un beau sourire à l'enfant, sa journée aurait été remplie. "Tu es un assassin ! Tu me l'as arraché !" Paul sut qu'il avait dit quelque chose qui avait bouleversé Harry juste la seconde après son commentaire. Le corps d'Harry redéfinit le mot "tendu". Paul prit la pièce d'échec de la main d'Harry et la remit. "Harry, qu'ais-je dit pour te bouleverser ?" Harry prit une profonde inspiration et ferma les yeux. Quand il les ouvrit, le masque était de retour sur son visage.

"Rien, répondit Harry. Avons-nous fini ?" Paul regarda la pendule.

"Non. Nous avons encore vingt minutes." Harry lança un regard noir à la pendule. "Harry, les gens ne s'immobilisent pas pour rien. Qu'est-ce que j'ai dit qui t'ais fait mettre en boule ?" l'amadoua Paul. Cet enfant avait visiblement de l'entraînement à repousser les oreilles attentives à coup de bâton.

"Rien, je n'ai juste pas l'habitude de m'entendre dire que je suis un assassin." Ca avait été juste là ! Paul avait presque eu une réponse ! Il voulait hurler de frustration, jeter quelque chose ou juste s'asseoir sur Harry jusqu'à ce que le garçon lui dise ce qu'était le problème. Aucune de ces techniques ne marcherait. Il aurait besoin de tonnes de patience avec cet enfant. Des exercices pour la confiance ne seraient pas perdus non plus. Ils devraient faire quelque chose de drastique pour l'aider. Il n'y avait aucun moyen d'y couper. Peut-être un jeu de cordes ? Paul savait que des exercices nécessitant fortement de la confiance devraient être impliqués. Harry était trop fermé pour les méthodes normales. Quel que soit le point de rupture, ça devrait impliquer de fortes émotions avant qu'Harry ne s'ouvre. Paul détestait faire de telles choses aux enfants, mais si ça aidait... Il détestait toujours la manipulation de tout ça.

"Très bien, Harry. Nous avons fini pour aujourd'hui. Tu auras des classes dès demain matin, à huit heures. Toi et moi nous voyons tous les jours, à onze heures du matin, donc ne l'oublie pas. Juste après la fin des classes. Après le déjeuner, tu as d'autres classes, et une thérapie de groupe commence à quatre heures. Le dîner est à cinq heures trente, et les clubs commencent à sept heures. Tu auras le choix, aussi longtemps que tu n'as pas de problèmes alimentaires que l'exercice ou d'autres activités pourraient influencer." Harry acquiesça devant l'explication. "Des questions ?"

"Est-ce que je suis autorisé à écrire des lettres à mes amis ?" Paul sourit.

"Bien sûr qu'oui ! Ce n'est pas une prison ici !" Harry regarda son bracelet d'hôpital et eut un sourire narquois. Paul leva les yeux au ciel. "Je devine que tu n'aimes pas les docteurs", dit Paul avec un petit sourire.

"Beaucoup trop de temps à l'infirmerie", dit Harry. Il se leva et remercia Paul. "Où vais-je maintenant ?" Un coup sur la porte interrompit la réponse de Paul.

"Entrez !" Une tête passa à travers la porte. "Salut, Skyla !" dit Paul, se levant et faisant signe à la femme d'enter. Harry pensa pour lui-même qu'elle ressemblait à Fleur Delacour. "Evan, c'est Skyla. Elle sera ta tutrice pendant que tu seras là."

"Ravie de te rencontrer, Evan. Plus ravie d'être ton professeur. Je suis sure que tu es très studieux et ne peux pas attendre de commencer. J'ai lu ton dossier et vu que tu vas dans une école spéciale pour enfants talentueux. Je connais la manière dont certaines de ces écoles enseignent, et je suis sure que toi et moi pourront trouver ton niveau particulier d'apprentissage et te faire partir du bon pied !" Harry ne pouvait pas croire la quantité de bavardages que cette femme utilisait en parlant ! Tout ce qu'Harry pouvait penser était qu'Hermione adorerait absolument cette femme et son amour évident pour apprendre et étudier.

"Maintenant, je sais que ce n'est pas marrant de faire toute cette série de tests ton premier jour ici, mais nous devons savoir combien de classes tu peux sauter dès à présent, et si oui ou non tu auras besoin de cours supplémentaires", expliqua Skyla alors qu'elle conduisait Harry dans une salle de classes aux couleurs assez tapageuses, remplie de choses qu'Harry n'aurait pas pensé pouvoir appartenir à une classe. Des chaises sacco, par exemple. Ou un système de jeu vidéo. Skyla indiqua un siège à Harry et sortit quelques paquets de feuilles. "Fais juste ce que tu peux. Quand tu ne peux plus faire, rends-les-moi juste." Harry acquiesça et pêcha un stylo étrangement façonné de la coupe sur le bureau, grimaça et chassa pour un stylo classique. Il trouva un crayon jaune fiable et commença le premier paquet. Et bien, il se souvenait au moins comment additionner et soustraire !

Deux heures plus tard, un Harry Potter vraiment dégoûté finissait le dernier paquet et soupira. Comment pouvait-il avoir oublié absolument tout ce qu'il avait appris à l'école primaire ? Il était sûr qu'il avait appris la majorité de ça dans ses plus petites classes, mais quelque chose lui avait fait oublier.

Ca devait être le temps. Le temps faisait toujours des choses comme ça. "Tu peux regarder les livres ou te trouver un jeu pendant que je note ça, Evan." Harry regarda les alentours, pas encore vraiment intéressé par quoi que ce soit.

"Est-ce que je pourrais écrire une lettre à mon amie ? demanda-t-il poliment.

"Bien sûr que tu peux ! Sers-toi de tout ce dont tu auras besoin. Les enveloppes sont dans le troisième tiroir là-bas. Si tu n'as pas de timbres, demande-moi. J'ai été porteuse de lettres pour beaucoup d'enfants ici avant." Harry acquiesça et la remercia avant de trouver un stylo et du papier à lettre. Il mit la date en haut et se demanda quoi écrire. Devait-il écrire que sa tante était devenue cinglée, ou qu'il avait besoin de secours immédiatement ?

Chère Hermione,

C'est finalement arrivé. Ma tante est devenue folle. J'ai besoin que tu me fasses une énorme faveur et mettes la main sur Dumbledore ou un des membres de l'Ordre, le plus tôt sera le mieux ! Ma tante m'a mis dans une institution psychiatrique ! Une moldue ! J'ai besoin de secours ! Je n'ai aucune idée d'où je suis, sauf que cet endroit est appelé Saint Jude. Ils ont des psychologues ici, et des tuteurs guillerets. Tu l'aimerais. Elle est complètement prise dans les études ! S'il te plait, Hermione, appelle Dumbledore. Je m'accommoderais même d'un professeur, sauf pour Snape. Je ne suis pas aussi désespéré, mais assez près. S'il te plait, envoies-moi vite un mot pour me dire quand ils viennent pour que je sache quand préparer mes affaires. Je ne sais pas combien de temps je peux tenir ! J'attendrai.

Harry

"Très bien, Evan. Tu as été hors de ce qu'on appelle le 'système conventionnel' pendant assez longtemps. Ne t'inquiètes pas, parce que nous aurons plus de facilité à te faire rattraper !" Harry se demanda négligemment combien de temps il pourrait être autours de cette femme à chaque fois. Il était sûr que quelque chose dans l'eau était responsable de son comportement bizarre. "Aimerais-tu que je poste ça pour toi ?" demanda-t-elle en faisant un geste en direction de l'enveloppe.

"Oui, s'il vous plaît.", dit Harry, la lui tendant. "Merci."

"Oh, ce n'est pas un problème. Je la mettrais juste dans ma boîte aux lettres." Skyla s'arrêta et regarda sa montre. "Oh, mon dieu ! Comme le temps passe quand on s'amuse ! Il est l'heure du dîner." Harry acquiesça et se leva. "Allons-y !" Harry s'arrêta.

"Vous n'avez pas besoin de m'accompagner, Madame euh..." Ca pourrait être la chance d'Harry de s'enfuir. Il était sûr qu'il pourrait aller dans un coin reclus où il pourrait invoquer le Magicobus.

"Appelle-moi Skyla ou Sky, Evan. L'équipe doit manger à la cantine à tous les repas, donc ce n'est pas comme si je t'escortais ou quoi que ce soit. Nous marchons juste ensemble." Harry acquiesça. Il avait été si près de la liberté ! Si près. "Je ne sais pas pour toi, mais je suis morte de faim !" Elle sautilla hors de la salle, Harry pas loin derrière elle.

Ils firent leur chemin vers la cantine, avec Skyla ne s'arrêtant dans ses bonds seulement assez longtemps pour poster la lettre d'Harry. Une fois que les portes se furent ouvertes et que Skyla lui ait dit au revoir, Harry entendit son surnom être braillé. "007 ! Nous sommes là !" Harry se retourna et alla vers la table. Insecte suppliait presque Harry de s'asseoir à côté de lui, pendant qu'Etincelle essayait de tirer Harry vers la chaise près de lui. Etincelle, malgré sa petite taille, gagna la bataille.

"Salut, 007 ! Je vois que tu as rencontré Skyla. Elle est chouette, pas vrai ?" Harry acquiesça. Elle était pas mal.

"Ok, Etincelle. Tu dois manger la plupart de tes spaghettis avant d'avoir de la salade", dit un des garçons, remplissant l'assiette d'Etincelle.

"Je ne peux pas manger autant !" gémit Etincelle. Harry regarda l'assiette. C'était juste une cuillérée. "As-tu pensé à des clubs que tu aimerais rejoindre ?" demanda Etincelle à Harry alors qu'il essayait d'empêcher plus de spaghetti d'être placé dans son assiette.

"Pas vraiment" répondit Harry. Il envoya au garçon avec les spaghettis un regard d'avertissement. "Je ne suis pas vraiment sûr de ce qui est proposé. Nous ne sommes pas autorisés à quitter la cantine tôt à moins que nous ayons vidé notre assiette, pas vrai ?" demanda Harry à Etincelle.

"Ouais, je ne pars jamais tôt", lui dit Etincelle.

"Et bien, peut-être que tu pourrais me faire faire le tour un peu avant que tous ces clubs ne commencent ?" demanda Harry.

"Partir tôt voudrait dire que j'aurais mangé tout ça !" Etincelle fit un geste vers son assiette. Harry la regarda.

"Sois heureux qu'il ne t'ait pas donné de boulettes de viande , rétorqua-t-il. Il doit vouloir que je construise du muscle ou quelque chose, me donner autant de viande d'un coup." Etincelle cligna des yeux et se fit rêveur. Harry se demanda s'il avait dit quelque chose de mal.

"C'était brillant !" murmura la voix d'Insecte à son oreille. "C'est pour ça qu'il veut être maigre, pour que ses muscles se voient plus. Il ne comprend pas que l'on a besoin de calories pour construire du muscle." Harry acquiesça de compréhension.

"Je veux dire, honnêtement, trois boulettes complètes. Je vais ressembler à un bodybuilder à cette allure !" Etincelle dévisagea Harry avant de demander calmement pour une boulette de viande. Toute la table était plus que ravie d'exaucer son voeu, et quelques secondes plus tard, Etincelle était le consommateur fier d'une moitié de boulette. A travers la salle, le thérapeute d'Etincelle donna un coup de coude à Paul et les désigna.

"Je ne sais pas ce que ton gosse a dit, mais Etincelle mange !" Paul se tourna et regarda Harry. Cet enfant était de la magie pure. L'équipe avait été très proche de nourrir Etincelle de force, et dans les douze heures suivant son arrivée, Harry avait réussi à le convaincre de manger. Etonnant !