Disclamer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)
- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrait par e-mail.
- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.
Harry faisait les cents pas dans sa chambre. Il ne voulait pas aller dormir. Il ne voulait pas se réveiller en hurlant pour voir le visage inquiet de Paul ni Jack le tenant jusqu'à ce qu'il arrête de se débattre. Il ne voulait pas un autre décontractant musculaire, qui était la seule chose qu'ils pouvaient lui donner pour aider contre les tremblements du Doloris, et il ne voulait certainement pas être là ! Harry se retourna et parcourut l'autre sens. Cinq pas en avant, cinq pas en arrière. Pas plus dans cette chambre que ça. Cet endroit lui tapait sur les nerfs. Ils n'étaient pas surveillés, vous voyez, pas plus qu'ils n'étaient négligés. Paul était toujours content de voir Harry, et de juste lui parler. Ils restaient loin de tout sujet de conversation qu'Harry avait dit ne pas vouloir aborder, et Harry en était soulagé. Le moins il y pensait, le mieux c'était. Il soupira et frotta sa cicatrice. Elle brûlait, mais au moins, il était réveillé. Voldemort avait toujours plus de mal à pénétrer son cerveau s'il était réveillé. Ca ne l'empêchait pas d'essayer.
Harry avait été en session avec Paul quand sa cicatrice s'était animée et l'avait presque aveuglé de douleur. Il n'avait pas été capable d'empêcher Paul de le remarquer. Paul était un médecin, après tout ! Il avait été capable de dire qu'Harry avait une douleur intense. Il avait voulu aider. Harry avait presque rit. Que pourrait faire un Moldu pour une cicatrice magique issue d'un sort ? Rien du tout. Pas besoin de l'inquiéter pour ça. Paul, cependant, ne l'avait pas laissé tranquille et avait continué de pousser jusqu'à ce qu'Harry lui dise qu'il avait un mauvais mal de tête. L'aspirine enfoncée dans sa gorge n'avait pas atténué la douleur du tout. Paul avait essayé pourtant.
Harry alla à son bureau et sortit la lettre qu'il avait reçue d'Hermione la veille. Il l'avait froissée avec colère la première fois qu'il l'avait lue, mais il la voyait à présent comme un objet réconfortant. Hermione, au moins, savait où il était. Ca ne voulait pas dire qu'elle allait l'aider à sortir.
Cher Harry,
Pourquoi, ce sont des nouvelles merveilleuses ! Je suis tellement contente pour toi. Ravie de savoir que ta tante agit finalement comme l'adulte qu'elle aurait dû être depuis toujours. Je suis sure que tu t'es fait quelques amis ici. Il doit y avoir des gens de ton age. Peut-être que tu découvriras un loisir ou quelque chose dans quoi te perdre. Tu dois admettre, Harry, que tu internalises beaucoup ce qui t'ennuis. Les psychologues moldus sont liés par la loi pour garder tes secrets. J'ai juste pensé que tu devrais savoir un peu ça.
Je vais bien. Maman et Papa étaient un peu bouleversés à propos de tout ce truc au Ministère. Après beaucoup de menaces de me faire intégrer une autre école, je leur ai fait entendre raison. J'ai déjà commencé mes devoirs (bien sûr !) et je me découvre assez impatiente d'être à cette année. Beaucoup de nouvelles choses intéressantes à apprendre ! Si tu veux, je peux aller te chercher tes livres de sixième année et t'envoyer mes livres de cinquième pour que tu puisses aussi commencer tes devoirs ! Je ne suis pas sure de combien de temps libre tu as, mais je suis sure que tu peux au moins commencer la lecture. Fais-le-moi savoir ! L'arithmancie a l'air absolument impossible, mais je travaille dur dessus. S'il te plaît, dis-moi que tu as abandonné cette Divination sans valeur. Prends quelque chose d'utile. Même Etude des Moldus te sera plus bénéfique que Divination. Entendre le professeur Trelawney te prédire ta mort une fois par semaine n'est pas bon pour toi, aussi drôle que toi et Ron croyiez que ce soit.
Oh, ma mère m'a demandé si tu aimerais quoi que ce soit, comme des bonbons ou des biscuits. Elle dit que tu as besoin de nourriture réconfortante, ainsi qu'une bonne séance de gavage ! Je suis totalement d'accord !
Je sais que tu vas être terriblement en colère, Harry, mais je refuse absolument d'appeler les vieilles connaissances ou le directeur. Secours, vraiment ! Tu as besoin de ça, Harry ! Plus que tu le réalises. Essaye juste, pour moi ? De plus, Voldemort ne peut pas possiblement te trouver si Dumbledore ne sais même pas où tu es. Il n'imaginerait jamais te chercher dans une institution psychiatrique moldue. Soyons réaliste, Voldemort est peut-être extrêmement maléfique dans tous les sens du terme, mais il est également très prévisible. Il pensera que tu es gardé par des sorciers pleinement entraînés, baguettes sorties et prêts pour n'importe quelle menace contre toi. Il n'essaiera même pas le monde moldu. Des commentaires bien pensés et bien placés te rendront caché quelque part en France, avec un bataillon complet d'Aurors te protégeant.
Le paquet a une surprise pour toi. Ne t'inquiète pas, c'est complètement moldu ! J'y vais maintenant. S'il te plaît, réécris-moi, même si c'est juste pour tempêter contre moi pour refuser les vieilles connaissances et le directeur. J'espère avoir de tes nouvelles bientôt !
Amitiés,
Hermione
Harry avait réécrit, et avait, en fait, tempêter contre elle pour refuser d'aider dans son sauvetage. Ca avait continué pendant plusieurs feuilles de papier, finissant avec une requête sans enthousiasme pour des dragées de Bertie Crochues, si possible, des bonbons à la gelée normaux sinon. Il remercia sa mère pour son attention et signa, avec un post-scriptum la remerciant pour le journal. Harry tendit la main et caressa le livre, permettant au matériel de jouer contre ses doigts.
Il ouvrit la couverture pour voir l'inscription d'Hermione. "Rien ici ne peut te juger, Harry. C'est juste toi là." Elle avait dessiné un petit visage heureux et avait signé de seulement 'Mione'. Harry eut un petit sourire narquois et regarda les pages avec prudence. L'écrire donnerait la preuve à quelqu'un de ce qu'il ressentait. Ca le mettrait en danger. Ca pourrait aussi aider, un peu comme une Pensine. Harry rangea le livre dans un tiroir et soupira. Peut-être demain ? Il inspira brusquement quand sa cicatrice franchit un nouveau niveau. Oh, Voldemort était agacé ! Harry se demanda ce qu'il se passait, mais décida qu'il ne voulait pas le voir. Quand il commença à s'endormir à son bureau, il se leva et se remit à faire les cent pas. Il devait rester éveillé. Il s'immobilisa quand il entendit des pas venir dans le couloir. Il éteignit la lampe de bureau et sauta dans son lit, remontant rapidement les couvertures au-dessus de sa tête et prétendant qu'il était profondément endormi. Ils passeraient, et ce serait une heure de plus avant qu'une autre personne n'arpente les couloirs. Il sursauta presque quand il entendit des voix alors que sa porte s'ouvrait. Il agrippa sa baguette sous les couvertures.
"Comment va-t-il ce soir, Jack ?" demanda la voix de Paul. Harry se détendit. Pas de danger pour le moment.
"Il dort depuis dix heures à peu près. Il avait l'air assez fatigué en arts plastiques ce soir. Etincelle a dit qu'il s'était presque endormi sur sa peinture." Harry se sourit à lui-même, soulagé que son dos soit tourné. Arts plastiques était une des activités qu'Harry avait choisies de faire. Ils se fichaient qu'il dessine des images de châteaux, de trolls, de centaures et de sorciers. Le professeur qui aimait ses dessins et ses peintures, avait demandé à Harry si c'était la raison pour laquelle il allait dans une école spéciale. Il la laissait penser ça. Lui, pour quelque raison, aimait peindre, le plus dur était le projet, le mieux c'était. Il ne pouvait arrêter de penser tout ensemble et de se perdre dans les couleurs. Il soupçonnait que le sentiment était similaire au sentiment que Snape avait pendant une potion difficile. Faire quelque chose, et le faire bien, était très gratifiant. Pas étonnant que Snape soit si agacé contre les étudiants qui ne prenaient pas les potions sérieusement.
"Bien. Je m'inquiétais pour lui." Il entendit Jack grogner son accord. "Il a l'air si fatigué, et ces cauchemars !" Harry souhaita qu'ils arrêtent de murmurer à son sujet et ferment juste sa porte pour qu'il puisse ressortir du lit.
"Je sais. On dirait qu'il va avoir un peu de repos ce soir cependant. J'ai entendu Etincelle négocier avec lui. Il a offert de manger tout un morceau de pizza si Evan faisait juste une sieste. Evan a dévié l'argument en disant qu'Etincelle devait manger de toute façon s'il voulait aller en arts plastiques, et qu'il dormirait ce soir." Paul gloussa un peu et sourit.
"Je ne sais pas ce qu'il a fait à Etincelle, mais ça l'a aidé à reprendre l'habitude de manger. Même si c'est seulement l'équivalent d'un demi-repas, c'est toujours quelque chose dans son système." Jack acquiesça.
"Je ne sais pas si Evan sait combien ça aide Etincelle." Harry était tout ouï à présent. Il détestait juste voir les autres décliner de la nourriture parfaitement bonne.
"Il a peut-être sauvé la vie d'Etincelle. Je n'étais pas sûr de la manière dont aurait réagi Etincelle à être encore confiné au lit avec une perfusion nutritive. Nous avons déjà eu deux tours. Je ne pouvais pas en supporter un autre, et je suis sûr qu'Etincelle aurait détesté ça." La conversation de Jack et Paul dériva vers des banalités. Harry pensa à ce qu'il avait entendu. Il avait sauvé la vie de quelqu'un en le faisant manger ? C'était rien ! Il avait juste fait voir à Etincelle que pour construire du muscle, il avait besoin de quelque chose à partir de quoi les construire. Ce n'était rien. Pourtant, tous les deux parlaient comme si Harry avait fait quelque chose de spécial. Harry n'était pas sûr de quoi faire de ça.
Les voix de Paul et Jack étaient constantes. Harry ne réalisa même pas qu'il s'endormait. Jack écouta une minute, levant un doigt. "Il s'est finalement endormi ?" demanda Paul.
"Finalement. Je pouvais entendre cet enfant faire les cents pas comme s'il agonisait à propos de quelque chose. Ce n'est pas normal, qu'il essaie de rester debout comme ça." Paul acquiesça. "Tu as découvert quelque chose, psy ?" Paul fronça les sourcils.
"Pense à la plus grosse prise de tête, multiplie la par dix, puis triple-la. Alors, et seulement alors, tu auras les mécanismes de défense d'Evans. Il est si foutrement bon pour garder ce qu'il pense devoir rester secret loin de moi. Et il semble en avoir beaucoup." Jack fit un mouvement en direction de l'autre bout du couloir. Paul et Jack s'effondrèrent dans la salle des infirmiers et Paul attira le café à lui. "Je ne peux pas passer."
"Ah, Harry. Ravi que tu puisses me rejoindre !" dit Voldemort alors qu'Harry se trouvait dans un rêve. "Tu m'as manqué, Harry", dit Voldemort de son ton le plus gentil possible. Harry frémit loin de son toucher.
"Non, répondit-il, serrant les dents de douleurs. Tu as prévu ça, juste comme toutes les fois où je m'endors." Harry frotta sa cicatrice. Voldemort agita sa main et invoqua un lit. Il agita sa baguette et fit léviter Harry jusqu'au lit. Harry se battit pour se lever, mais Voldemort pouvait être étonnement fort dans un rêve. Il borda les couvertures autours d'Harry et caressa sa main. Harry essaya de se reculer, mais découvrit qu'il ne pouvait pas tant bouger.
"Harry, pourquoi doit-tu insister pour continuer de me combattre ? Ne serait-ce pas plus facile d'abandonner ?" demanda-t-il d'un ton apaisant, presque hypnotique. "Tu es très puissant, Harry. Tellement que Dumbledore a peur de toi." Harry frissonna, bien qu'il n'ait aucune idée de ce qui avait provoqué ça. Chaque fois que ça arrivait, Voldemort le rendait plaisant. Lit chaud et doux, feu douillet, ton apaisant. Il y avait juste une chose de mal dans le tableau, et c'était Voldemort lui-même. Il avait essayé d'utiliser une autre image seulement une fois, et la réaction d'Harry l'avait découragé d'utiliser la forme de Sirius. Harry n'était pas sûr de ce qu'il avait fait, mais Voldemort l'avait laissé tranquille pendant vingt-quatre heures complètes. "Je pourrais t'aider à devenir tellement plus que ce que tu es maintenant. Tellement plus qu'un sorcier." Harry se demanda si Malfoy était au courant de ça.
"Je connais tes prix", cracha-t-il. Voldemort le regarda, légèrement bouleversé, mais d'une manière qui faisait se sentir Harry comme s'il était un jeune enfant qui avait déçu un adulte de confiance. Harry détestait ce sentiment, et le repoussa sans pitié. Voldemort était peut-être capable de manipuler ses émotions pendant qu'il dormait, mais il ne pouvait rien faire aux souvenirs d'Harry, qu'importe combien il essayait.
"Tu n'as pas à continuer à me combattre, Harry. Juste un simple mot est tout ce que ça prend, et tout s'arrête. Les manipulations de Dumbledore, le Ministère, même les autres te fixant, les yeux exorbités devant ta cicatrice." Voldemort pouvait le rendre si attractif. Il aurait dû aller dans la vente. Il était un beau parleur.
"En échange de ramper à tes pieds, de la peur et de la douleur constantes, et blesser des innocents. Ca ne le vaut pas." Voldemort soupira d'une manière qui faisait se sentir Harry comme s'il allait patiemment expliquer à nouveau.
"Je te l'ai expliqué encore et encore. Tu serais mon second. Celui à qui je transmettrais tous mes secrets. Mon égal." Harry essaya à nouveau de s'asseoir, mais une main seulement l'en empêcha et le repoussa sur les oreillers. "Harry, pourquoi ne me laisses-tu pas t'aider ?" demanda-t-il.
"Je ne serai jamais à toi !" rétorqua sèchement Harry, essayant d'effacer ses émotions. Voldemort se nourrissait des besoins d'Harry, et Harry réalisait qu'il était extrêmement vulnérable. Voldemort tendit la main et caressa la tête d'Harry.
"Tu le seras, Harry. Une fois que tu réaliseras que seulement moi peut t'aider. Seulement moi peut t'aider à atteindre ton plein potentiel. Seulement moi peut te protéger." Harry remarqua le désespoir dans la voix de Voldemort et sut qu'il commençait à réussir à faire partir Voldemort de son esprit. "Un aide-mémoire est toutefois en ordre, pour te rappeler de quoi je suis capable !" Harry serra les dents alors que le sort le touchait. "Ca n'a pas à être comme ça, enfant têtu !" l'entendit murmurer Harry alors que Voldemort quittait son esprit. Le sort continua quelques secondes avant de s'atténuer. La pièce confortable disparut alors qu'Harry entendait des voix l'appeler.
"Evan ! Réveille-toi !" Harry ouvrit les yeux pour voir Jack. Il les ferma à nouveau et essaya de combattre la prise de Jack. "Doucement, petit ! Quoique que tu ais rêvé, c'est parti." Harry repoussa les mains de Jack. Il savait qu'il tremblait à cause du Doloris, et il savait de quoi il avait l'air pour Jack. Harry voulait expliquer que Voldemort ne partirait jamais, et qu'il était plus proche que Jack ou Paul savaient. Paul entra en tenant deux tasses.
"Je vais m'en occuper, Jack", dit Paul. Harry grogna alors que Jack le repoussait dans son lit et se levait. Harry voulait juste qu'on le laisse seul. Paul attendit que Jack ait fermé la porte derrière lui avant de parler. "De quoi parlait ton rêve, Harry ?" Harry prit une profonde inspiration et soupira.
"Je ne me souviens pas." Harry se souvenait. Il se souvenait très bien. Le fait qu'avec quelques mots et gestes, Voldemort le rendait faible, même dans son propre esprit. Qu'il avait été sans défense. Comment était-il supposé vaincre Voldemort s'il ne pouvait même pas s'asseoir ou se lever ? Le monde était condamné, et tout serait de la faute d'Harry. Voldemort aurait le monde et Harry, en une seconde. Paul secoua la tête, lui rappelant Voldemort et son expression, comme si Harry l'avait déçu.
"Je pense que si", dit Paul, tendant la main pour toucher Harry. Harry se recula brusquement loin de sa main. Voldemort était peut-être capable de manipuler l'autosuffisance d'Harry dans son inconscient, mais Paul ne pouvait pas, et Harry prenait ça pour tout ce que ça valait. Paul ramena sa main et regarda Harry. "Tu sais qu'il n'est pas normal pour un adolescent de se réveiller d'un rêve tremblant et hurlant, pas vrai ?" Harry rit presque.
"Qui dit que je suis normal ?" Harry frotta sa cicatrice. Elle n'était pas douloureuse, juste chaude, comme si Voldemort essayait quelque chose, mais que son intention n'était pas de faire mal à Harry. Manipulation. Le serpent était bon à ça.
"Ce que j'essaie de dire, c'est qu'il y a quelque chose de sérieusement mal avec toi pour que tu ais des réactions si violentes à tes rêves", expliqua Paul. Harry haussa les épaules. "Tu continues de trembler, Harry. Quelque chose t'a visiblement grandement bouleversé. Pourquoi ne me le dis-tu pas ? Je ne suis pas là pour te juger. Je suis là pour t'aider !" Harry ramena la couverture autours de lui et soupira.
"Croiriez-vous qu'il y a un sorcier maniaque maléfique avec qui je partage quelque sorte de lien télépathique ? Et qu'il utilise mes rêves comme quelque moyen de torture sadique dans un futile effort de me voir le rejoindre ?" dit Harry, voulant voir la réaction de Paul. Paul cligna des yeux plusieurs fois. Et bien, ça expliquait quelques trucs. C'était quelque chose de plus que des cauchemars. Harry pourrait avoir une maladie psychiatrique.
"Quel est le nom de ce sorcier ?" Harry ne pouvait pas croire que Paul n'avait pas mis de côté ce qu'il venait juste de dire.
"Voldemort", répondit Harry. Sa cicatrice était à nouveau bizarre. Il la frotta. "Cette cicatrice est ce qui a causé ça, ce lien entre lui et moi. Il me l'a donnée." Harry bailla un peu. Il était si fatigué, mais s'il retournait dormir, Voldemort serait encore là. Juste comme il l'avait été les deux dernières semaines. Chaque fois qu'Harry avait fermé les yeux, Voldemort avait été là. Ca n'avait pas été trop effrayant au début. Harry pouvait lui résister et littéralement le pousser hors de son esprit. A présent, Harry supposait que Voldemort s'assurait qu'il soit trop faible pour en faire autant. "Il a voulu me tuer quand j'étais bébé. Quelque chose s'est mal passé avec son sort. Le sort de la mort a rebondi et détruit son corps. C'est pour ça que je suis le Survivant. Je suis célèbre dans le monde sorcier, vous savez." Paul pouvait entendre la majuscule du titre. "Ca ne l'a pas empêché de revenir. Il voulait me tuer, mais maintenant, il est gentil avec moi, et je ne me joindrai pas à lui. Il montre toujours son pouvoir juste avant que je ne me réveille. Ca fait mal." Harry réalisa qu'il déblatérait, mais il ne pouvait pas sembler capable de s'arrêter. "Je veux juste que ça s'arrête. Il ne me laissera pas tranquille."
"Ca va, Harry. Je suis là et je vais rester avec toi. Veux-tu t'asseoir et prendre ça pour moi ?" demanda Paul, tenant un plateau. Deux pilules étaient dessus.
"Qu'est-ce que c'est ?" Paul n'avait jamais rencontré un enfant si méfiant avant.
"Des somnifères, pour t'aider à dormir." Harry secoua la tête.
"Je ne veux pas rêver encore." Harry se retint de supplier, mais il sembla que Paul avait compris.
"Ca va te mettre K.-O. au point que tu ne seras pas capable de rêver. Pas entièrement sain, mais tu n'auras pas de rêve." Sommeil sans rêve. Harry savait ce que ça voulait dire. Il pourrait avoir des visions, mais aucun de ces rêves oh si effrayant que Voldemort aimait faire pour Harry. Harry tendit la main et mit les pilules dans sa bouche. Paul lui tendit un verre d'eau. Harry le but et avala.
"Merci, Paul." Paul acquiesça et s'assit près du lit, regardant les pilules faire effet. "Voldemort est la raison pour laquelle je ne devrais pas être là, vous savez", articula mal Harry. "Il vous tuera, tous les Moldus du monde, juste pour m'avoir. Trop de gens morts à cause de moi. Sirius, Cédric, Maman, Papa." Harry haussa les épaules. "Je pense que je vais m'endormir maintenant."
"Vas-y, fais ça." Harry ne pouvait même pas acquiescer. Ses yeux se fermèrent et il s'endormit. Paul se leva et commença à faire les cent pas. Il y avait quelque chose de pas normal avec Harry. Quelque chose que personne à son école n'avait remarqué. Paul devrait vérifier ce que certains des symptômes voulaient dire, mais il était sûr qu'avec la bonne combinaison de médicaments et de thérapie, Harry pourrait avoir une vie normale. Ca avait été fait auparavant. Paul s'arrêta quand une lettre posée sur le bureau retint son attention. Il était curieux. De qui était-ce ? Qu'est-ce que cela disait ?
Paul savait que s'il lisait ça et qu'Harry le découvrait, le garçon pourrait ne jamais plus lui parler. Mais sa curiosité eut le meilleur de lui. Il la prit. Ministère ? Arithmancie ? Divination ? Etude des Moldus ? Voldemort. Paul laissa tomber la lettre. Harry l'avait dit à ses amis ? Paul lut le reste de la lettre. Si la lettre devait être crue, Harry était vraiment un sorcier et il y avait une personne connue sous le nom de Voldemort après lui. Oh, mon dieu. Il sortit un stylo et écrivit l'adresse de l'expéditeur. Il avait besoin de parler à cette fille pour découvrir si c'était un jeu qu'elle et Harry avaient inventé ou s'il y avait vraiment des sorciers et des trucs pareils. Le faire lui dirait dans quelle direction mener ses sessions avec Harry. Il relut la lettre et la replaça sur le bureau. La maison d'Hermione n'était qu'à une heure. Il pourrait être là à sept heures. Il espérait seulement que les Granger se levaient tôt. Il devait être revenu à temps pour sa session avec Harry.
Paul s'arrêta devant une maison et vérifia à nouveau l'adresse, juste pour être sûr qu'il ne s'était pas perdu. Si Harry et la lettre disaient vrai, il allait parler à une vraie sorcière. Magicienne. Enchanteresse. Ou qu'importe ce que les filles étaient appelées, il allait parler à une. Il gara sa voiture et remarqua que la maison avait l'air parfaitement normale. Et bien, les apparences étaient décevantes. Une fois à l'intérieur, il était sûr qu'il pourrait voir tout type de choses magiques. Il était en fait un peu enthousiaste pour croire qu'il y avait de la magie. Après tout, qui ne voudrait pas voir la magie devenir réalité.
Il frappa à la porte et attendit, se demandant si la famille était déjà debout. "J'y vais, Maman !" dit une voix à l'intérieur. La porte s'ouvrit pour révéler une fille de l'age d'Harry avec des cheveux broussailleux et des yeux bruns. "Puis-je vous aider ?" demanda-t-elle.
"Je cherche une Hermione Granger. Est-ce que c'est vous ?" demanda-t-il. Les yeux d'Hermione se plissèrent et il remarqua que sa main bougea vers sa poche.
"Ca dépend de qui vous êtes, de ce que vous voulez, et de pourquoi vous voulez lui parler." Paul se dit que tous les gens magiques étaient suspicieux et paranoïaques de nature. Ca pouvait être la seule explication.
"Je suis le Docteur Paul Lauter, et j'ai quelques questions à propos de votre ami, Harry Potter, et j'espère que vous voudrez y répondre", lui dit-il. Autant être franc avec elle.
"Vous êtes le médecin d'Harry ?" demanda-t-elle. Paul acquiesça. "Désolée pour l'inquisition, mais une fois que j'aurais expliqué les choses, je suis sure que vous comprendrez." Elle lui fit signe d'aller dans le salon et de prendre un siège et s'assit. "Que voulez-vous savoir, Docteur Lauter ?" demanda-t-elle.
"S'il vous plaît, appelez-moi Paul. Harry a eu une dure nuit la nuit dernière, et m'a dit quelques trucs. Normalement, je ne trahirais pas ses confidences, mais j'ai besoin de vérifier ce qu'il a dit pour savoir dans quelle direction amener son traitement. J'espérais que vous pourriez m'aider." Hermione se renfonça dans son siège et acquiesça. Paul releva la tête pour voir une femme se tenir dans l'embrasure de la porte.
"Ca va, Maman. C'est le docteur d'Harry, Paul Lauter. Paul, c'est ma mère, le Docteur Granger." Hermione vit venir sa prochaine question. "Elle est orthodontiste." Paul acquiesça et salua le Docteur Granger. La mère d'Hermione lui dit qu'elle partait au bureau et qu'elle et son père pourraient être joints là bas, si Hermione avait besoin de quoi que ce soit. "Est-ce qu'Harry va bien, Paul ?" demanda Hermione.
"Il va bien, physiquement." Hermione sourit. "Je suis tombé sur une lettre de vous, adressée à Harry. C'est comme ça que je vous ais trouvée. Il y a des classes que vous avez mentionnées. Arithmancie ? Etudes des Moldus ? Divination ? Est-ce que tout ça sont vraiment des classes dans votre école ?" Hermione sourit et acquiesça. "Qu'est-ce que, exactement, 'Moldu' veut dire ?" Hermione gloussa.
"Une personne non magique née de personne non magique est un Moldu. Vous êtes un Moldu. Mes parents sont des Moldus, lui dit-elle. Il y a de la magie, si c'est ce que vous vous demandez", dit-elle ravie de voir son air ahuri. "Je vous en montrerais bien, mais je ne suis pas autorisée à faire de la magie hors de l'école." Il acquiesça de compréhension. La magie était réelle. Paul réalisa que tout ce qu'il savait à propos du monde était faux. "Le monde magique se cache du reste du monde. Nous ne permettons normalement pas aux personnes non magiques de savoir à notre sujet. La seule raison pour laquelle mes parents sont au courant à propos du monde magique est le seul fait que je suis née avec de la magie et que je suis considérée comme assez puissante pour m'entraîner dans ses usages." Paul acquiesça, attendant qu'Hermione continue.
"Quand j'ai reçu ma lettre d'acceptation de Poudlard, mon école, nous avons tous pensé que c'était une plaisanterie, jusqu'à ce qu'une sorcière et un sorcier apparaissent à notre porte pour expliquer." Elle sourit. "Mon père est presque tombé raide mort quand il a vu une tasse léviter. C'est juste un tour d'enfant." Elle mâchouilla sa lèvre. "Attendez une seconde, je pense que j'ai toujours la brochure quelque part à propos de l'introduction au monde magique." Hermione quitta la pièce et revint quelques secondes plus tard avec deux livres et une brochure dans les mains. "Ca aidera plus tard. Maintenant, y a-t-il quelque chose de spécifique que vous aimeriez savoir ?" Paul permit à son cerveau de le rattraper et acquiesça.
"Harry a mentionné un sorcier du nom de Voldemort. Qui est-il ?" Hermione fronça les sourcils.
"Qu'a-t-il dit à son sujet ?" Paul vérifia son carnet de notes.
"Harry a dit que Voldemort est 'un sorcier maléfique et maniaque' avec lequel il partage un lien 'télépathique'. Aussi que Voldemort utilise les rêves comme une 'torture sadique dans un effort futile de me voir le rejoindre'. Qu'est-ce que tout ça veut dire ?" demanda Paul. Il remarqua qu'Hermione avait légèrement palie.
"Et bien, Voldemort est un sorcier maléfique et Harry partage vraiment un lien avec lui, à travers sa cicatrice." Paul se renfonça dans son siège et regarda Hermione. Il ne pouvait pas croire que c'était vrai. "Harry et Voldemort ont une longue histoire, qui dure depuis aussi longtemps que Harry est vivant, vraiment. En fait, j'ai pris le livre qui a toute l'histoire dedans." Hermione commença à en tourner les pages, cherchant à l'évidence pour un endroit bien connu. Paul utilisa ce moment pour démêler ses pensées. La magie était réelle, Harry avait dit la vérité, et il y avait vraiment un sorcier manique après Harry. Pas étonnant que le garçon ait tant hésité à dire quoi que ce soit. Il avait plus probablement peur d'être envoyé vers un vrai hôpital psychiatrique, un de ceux où on attachait les gens et où on les droguait pour les rendre supportables ! Harry avait peur que Paul pense qu'il était fou, et Paul avait été prêt à le diagnostiquer comme tel.
"C'est ici !" annonça-t-elle. Paul regarda le titre. La montée et la chute de la Magie Noire. Intéressant. "Harry est mentionné ici", dit-elle, pointant la page. Paul remarqua les images bougeant. Et bien, c'était différent. "Le Survivant." Hermione lui tendit le livre. Paul lut l'article et soupira. Pauvre garçon.
"Est-ce que Harry savait ça, en grandissant ?" demanda-t-il. Hermione secoua la tête.
"Il ne savait pas jusqu'à ce qu'il découvre Poudlard. Probablement à la même époque que moi, quand il a eu sa lettre d'acceptation. Le truc du Survivant est venu plus tard, quand il est allé pour la première fois dans la rue sorcière de Londres. Ca a été un choc. Il avait l'habitude de penser à lui-même comme 'juste Harry', et on lui a dit qu'il était célèbre pour quelque chose dont il ne pouvait même pas se rappeler." Hermione haussa les épaules. "Il a géré la célébrité mieux que je ne l'aurais fait, c'est sûr", admit-elle.
"Donc, quelque chose est arrivé à ce sort que Voldemort a essayé d'utiliser pour tuer Harry, et Harry a survécu à un sort qui était supposé impossible à survivre, c'est ça ?" Hermione acquiesça. "Autre chose ? Il semblait que Voldemort était mort."
"Le corps de Voldemort a été détruit, mais pas son esprit. Il est de retour à présent. Harry se blâme pour ça." Paul était sur le point de dire qu'Harry n'avait rien à voir avec ça quand Hermione continua de parler. "Voldemort a découvert un sort qui utilisait le sang de son ennemi pour le ramener dans une forme corporelle. Cet ennemi était Harry. Voldemort a tué un camarade devant Harry, puis a essayé de tuer Harry. Personne n'est exactement sûr de la manière dont Harry a réussi à survivre cette fois-là." Paul se redressa.
"Cette fois-là ?" Hermione acquiesça.
"Harry a rencontré Voldemort cinq fois au total. Il l'a battu quatre fois, en comptant la première où il était un bébé. La plupart des professeurs à l'école continuent de se demander quand il va arrêter de revenir. Tous les élèves pensent pareil. Harry a construit une personnalité autours de cette idée, qu'il continuera à survivre. A présent, tout le monde attend de lui qu'il continue, et Harry semble avoir l'idée qu'il sera celui qui tuera Voldemort, le seul capable de faire ça. Je ne comprends pas ça du tout." Elle soupira. "Il le garde pour lui, à moins que Ron et moi l'embêtions pour qu'il en parle, et alors, nous ne sommes pas surs de combien Harry nous dit vraiment."
"Vous avez dit que la plupart des professeurs se demandaient quand Harry arrêterait de revenir. Y en a-t-il qui croient autrement ?" demanda-t-il. S'il y en avait, ils pourraient contribuer à aider Harry. Hermione sourit.
"Selon le professeur Snape, Harry a de la chance d'avoir survécu aussi longtemps avec son 'mépris apparent pour les règles et le bien-être des autres'", dit Hermione.
"Qui est-il ?" Le sourire d'Hermione mourut.
"Notre professeur de Potions. Il est brillant en potions, très intelligent. Intimidant au point d'en faire un défaut. Il hait Harry avec passion, ou c'est ce qu'il dit. Ses actions prêtent évidence du contraire. Il a déjà sauvé la vie de Harry quelques fois." Intéressant. Très intéressant.
"Comment est leur relation personnelle ?" Hermione ricana.
"Une haine mutuelle pure, répondit-elle. Harry ne l'aime pas, et Snape est pareil." Elle haussa les épaules. "Snape fait son devoir en tant que professeur, et quelques fois plus, mais il semble mépriser être dans la même pièce qu'Harry." Elle fronça les sourcils. "C'est ce qui s'est mal passé en Occlumencie, j'en suis sure." Paul haussa un sourcil.
"L'Occlumencie ?" Hermione sourit.
"Je ne suis pas sure de ce que c'est exactement. Harry l'apprenait pour empêcher Voldemort d'entrer dans sa tête. Voldemort piégeait Harry, utilisant ses rêves pour lui envoyer des trucs qui lui donnait plus d'accès à Harry. Ca a marché et Harry a été très près d'être tué. Professeur Snape devait enseigner l'Occlumencie à Harry, mais quelque chose est arrivée et les leçons ont arrêté. Il semble qu'Harry ait besoin à nouveau de ces leçons." Paul soupira. Comment diable allait-il donner des leçons d'Occlumencie ? Peut-être qu'il pourrait écrire à ce professeur ? Comment diable contactait-on un sorcier ? "Harry m'a dit que l'Occlumencie était à propos de 'vider son esprit' et d'empêcher les émotions de prendre le meilleur de vous. Je ne suis toujours pas sure de ce que ça veut dire," admit-elle. Paul sourit. Il avait une idée de ce que ça voulait dire. Ca ressemblait à la méditation ! Il pouvait définitivement enseigner la méditation à Harry. C'était très simple.
"A présent que je sais qu'Harry disait vraiment la vérité, nous aurons plus de faciliter à préparer son traitement. Malheureusement, je dois y aller si je veux être à l'heure pour notre session", dit Paul, se levant.
"Bien sûr. Si vous avez besoin d'autre chose, appelez-moi." Hermione écrivit son numéro. "Je serai ravie de vous donner une perspective magique." Paul la remercia et retourna à sa voiture. Il savait à présent de quoi parler aujourd'hui dans leur session, et comment il pourrait aider Harry. Il espérait juste qu'Harry voudrait travailler avec lui.
