Disclamer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)
- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrait par e-mail.
- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.
Harry secoua la main alors qu'Hermione quittait le bâtiment, ses cadeaux à côté de lui. Il appréciait vraiment qu'elle soit venue le voir. Harry aurait juste aimé qu'elle puisse amener l'Ordre aussi. Il aurait accepté le Professeur Snape, après qu'il l'ait engueulé pour être un con à l'esprit étroit qui ne pouvait pas voir au-delà de sa propre enfance pour aider son étudiant. Puis, Harry se serait excusé et aurait demandé à Snape de lui apprendre l'Occlumencie. Il n'était pas prêt à faire face à Dumbledore juste maintenant, ou Voldemort.
"Hey, petit." Harry releva la tête pour voir Paul se tenir devant lui. "Comment s'est passée ta visite ?" demanda Paul, pensant qu'Harry avait l'air un peu déprimé.
"Ca s'est bien passé. Hermione m'a apporté quelques trucs", dit Harry, faisant un geste vers le sac. Paul acquiesça. Il devrait regarder tout ça.
"Tu veux me montrer ?" Harry acquiesça et conduisit Paul dans la salle des visites. Il s'assit à la table et sortit le Slinky, souriant quand le visage de Paul s'éclaira. "Un Slinky. Super cool."
"Hermine a dit qu'un Slinky était un objet requis pour tout séjour à l'hôpital. Je n'en ai jamais eu avant", dit Harry alors qu'il sortait la boîte de brownies. "Les brownies de sa mère." Paul sourit à nouveau.
"Montée de sucre, je suis sûr" dit-il à Harry en empilant les CD sur la table
"Vous pouvez en prendre. Si je ne finis pas le reste, Madame Granger pourrait être bouleversée et décider de me retenir en otage pour m'engraisser." Paul secoua la tête.
"Peut-être plus tard. Des livres ?" Harry acquiesça.
"Quelques uns sont magiques, lui dit Harry. Chocogrenouilles." Il sortit la boite de dragées surprises de Bertie Crochue sur la table. "Surprise veut dire surprise. C'est dangereux, parce qu'on ne sait jamais sur quel goût on va tomber." Harry vit Paul regarder les livres.
"Shakespeare, Dickens. Ton amie a bon goût." Harry acquiesça. Hermione était Hermione. Paul lui tendit un livre. "Regarde le mot sur la page de garde." Harry l'ouvrit et lut.
Lis Henri IV, acte 1 et 2, et Henri V. Il me rappelle toi, Harry.
Hermione
"Tu as déjà lu ces pièces ?" demanda Paul, prenant un des livres magiques.
"Non, Monsieur." Paul haussa un sourcil.
"Ne m'appelle pas Monsieur, répondit Paul. Ca me fait me sentir vieux." Harry sourit. Il prit le Slinky et joua avec. "Tu pourrais t'identifier à Henry. Tes attitudes sont vraiment proches des siennes." Harry acquiesça, se demandant si ce serait le bon moment pour soulever la question des somnifères. "Des images qui bougent !"
"Les images font ça dans le monde magique", lui dit Harry. Le visage de Paul n'avait pas l'air choqué exactement, juste un peu décontenancé, comme s'il avait oublié cette information. Harry avait l'impression que Paul ne l'avait pas cru. Après tout, quel Moldu sain d'esprit le ferait ? Harry savait ce que ressentait l'homme. Il n'avait pas non plus cru Hagrid jusqu'à ce qu'il ait des preuves. "Ca va ?" demanda Harry.
"Ca va aller. Donne une seconde à mon cerveau. Il n'aime pas les chocs." Harry vit un des livres qu'Hermione lui avait donnés et l'attira à lui. Il l'ouvrit et parcourut l'index. Il trouva la bonne page et le poussa vers Paul.
"C'est le plafond de la Grande Salle à Poudlard." Le visage de Paul était impayable alors qu'il regardait le plafond changer d'un jour ensoleillé à une nuit étoilée. "Le plafond montre le temps dehors, aussi", dit Harry, se demandant s'il récupérerait jamais L'histoire de Poudlard des mains de Paul.
"Je veux un de ces plafonds", lui dit Paul. Harry sourit et acquiesça. Il voulait la même chose chez les Dursley.
"Heu, Paul ?" Paul releva la tête.
"Oui ?" Harry prit une profonde inspiration. C'était juste une simple question. Il pouvait poser une simple question.
"Est-ce que je pourrais avoir des somnifères ce soir ?" Paul ferma le livre et se renfonça dans son siège, jaugeant la posture d'Harry.
"Pourquoi ?" interrogea Paul.
"Je me demandais juste." Harry retourna à son livre de Shakespeare.
"Tu dois avoir une raison de demander", pressa Paul. Harry haussa les épaules.
"Je pensais que je dormirais mieux", dit-il à Paul.
"Tout le monde dort mieux quand il est drogué. Quelle est ta raison spécifique ?" Paul tendit la main et prit le livre qu'Harry regardait. La distraction n'aiderait pas en ce moment. "Je veux t'aider, mais je ne peux pas à moins que tu me dises ce dont tu as besoin." Paul regarda le visage d'Harry. "Ce sont tes cauchemars ?"
"Pas des cauchemars, dit Harry. Je ne sais pas ce que c'est précisément. C'est quelque chose que Voldemort fait." Paul acquiesça.
"Donc, Voldemort est réel ?" Harry eut un sourire narquois.
"Malheureusement." Paul se pencha en avant, sachant qu'Harry avait quelque chose de plus à dire. "Il fait quelque chose quand je rêve. Tout ce qu'il fait quand je suis là-bas semble réel." Harry soupira. "S'il me touche, je le sens. Tous les meubles qu'il met semblent réels. Je peux sentir la chaleur du feu. S'il invoque de la nourriture, je sens son odeur. Tous les sorts qu'il lance semblent réels aussi. Il me manipule. Je suis si faible et il le laisse montrer." Harry se leva de la table et commença à faire les cent pas. "Je me dis que ce n'est pas réel, que je peux le battre. Ca n'arrive pas. Je suis plus faible à chaque fois." Harry s'arrêta et se tint juste là, la tête penchée. "Les somnifères l'empêchent d'entrer dans ma tête. Même la Potion de Sommeil sans Rêve ne fait pas ça."
"Rêves-tu quand il vient ?" Harry acquiesça.
"Il se montre toujours pendant un rêve", lui dit Harry, ignorant le geste de Paul de s'asseoir. Il voulait faire les cents pas. Il était frustré, donc il allait faire les cent pas ! "C'est presque comme s'il arrêtait le rêve et faisait partir tout le reste. Puis, il prend juste le contrôle." Paul regarda Harry tourner en rond quelques secondes.
"Je comprends que tu n'aimes pas vraiment ça ?" demanda Paul dans un effort pour faire reparler Harry. Harry s'immobilisa dans ses pas et grogna.
"C'est ironique que vous disiez ça", dit-il à Paul, mettant ses mains dans ses poches. Il soupira et regarda un point devant lui, ne voyant pas la pièce autours de lui. "Je commence à aimer ça. Il le rend confortable, apaisant, calme. Tout ce que n'est pas ma vie, dit Harry d'une voix morte. Si ce n'était pas pour sa démonstration de pouvoir à la fin, me montrant ce qui arrivera si je n'accepte pas son offre, je les attendrais vraiment. Les accueillerais, en fait. »
"Son offre ?" demanda Paul. Le visage d'Harry prit une expression qui terrorisa Paul. Il avait eu beaucoup de clients dans sa carrière, et beaucoup avait besoin de beaucoup d'aide, mais aucun n'avait regardé Paul comme Harry.
"Je deviendrais son second. Son bras droit. Son égal." Les mots cyniques d'Harry mordirent l'air. "La seule chose, c'est qu'il oublie quelque chose. Ou, il ne le sait tout simplement pas, dit Harry à Paul. Il m'a déjà marqué comme son égal." Harry releva sa frange et révéla sa cicatrice. "Oh, s'il savait..." Harry laissa sa phrase en suspens, pensant à des choses que Paul avait peur de s'imaginer. Qu'était-il arrivé à cet enfant ? Qu'était cette affaire de "marquer comme un égal"?
"Tu n'as pas accepté son offre ?" Harry secoua la tête. "Pourquoi ?" Il devait y avoir une raison.
"A part pour ne pas torturer d'innocents, pour ne pas tuer de gens, et pour ne pas ramper à ses pieds ?" Paul cligna des yeux. Et bien, quand il le présentait de cette manière, c'était compréhensible. "Je ne l'aime pas", répondit brièvement Harry. Et bien, c'était simple. "Il a tué mes parents quand j'avais un an, lui dit Harry. M'a donné ceci." Harry fit un geste en direction de sa cicatrice. "A présent, nous partageons cette merveilleuse connexion qui se nourrit d'émotions. Les siennes principalement, bien qu'il aime m'envoyer des cauchemars avec les miennes. Récemment, ces rêves dont j'ai parlé." Harry se laissa tomber sur sa chaise. "Je n'ai pas d'aspiration pour le pouvoir, de rejoindre ce petit groupe de partisans fous. Je veux juste être moi, vivre ma vie, et l'oublier. Ca n'arrivera pas." Paul haussa un sourcil.
"Pourquoi pas ?" demanda Paul. Harry grogna et lui sourit.
"Dumbledore. Mon directeur. Il est oh si concerné pour ma sécurité." Harry croisa les bras. "Je réalise qu'il fait ce qu'il pense être le mieux. Ca ne marche juste pas avec moi, dit Harry à Paul. Il ne me laissera pas juste partir. Il pense que Voldemort me trouvera et me tuera." Harry s'arrêta et sourit. "Je suis ici depuis combien de temps ?" demanda-t-il.
"Près d'une semaine et demie, répondit Paul. A un ou deux jour près." Harry eut un sourire narquois.
"Et bien, Dumbledore a tort. Si Voldemort ne s'est pas encore montré, je doute qu'il me cherche pour le moment. Si jamais je vous dis de courir, je suggère que vous obéissiez. Ils aiment jouer avec des personnes non magiques." Paul regarda Harry, se demandant qu'où venait un éclat si dur. L'expérience, plus probablement.
"Donc, la raison pour laquelle tu demandes des somnifères est ?" demanda Paul. Eloigner Harry de pensées déprimantes ! Eloigner Harry de pensées déprimantes !
"Je ne peux pas continuer à résister plus longtemps. Je suis juste si fatigué maintenant. Il devient meilleur à ça, vous voyez. Je ne sais pas combien de temps je peux continuer." Paul tendit sa main et la posa sur celle d'Harry. Harry releva la tête et rencontra son regard.
"Je m'assurerai que tu en ais ce soir." Harry acquiesça, se frottant le visage.
"Merci", dit Harry sincèrement. Paul tendit quelques trucs à Harry pour qu'il les remette dans son sac.
"Pas de problème. Si tu as besoin de quoi que ce soit pendant que tu es ici, c'est pour ça que je suis là. Aussi longtemps que ce n'est pas illégal." Harry pouffa et rangea quelques livres dans le sac.
"Ok", lui dit Harry. Paul regarda les livres magiques. Quelques titres s'expliquaient d'eux-mêmes. Pour un, cependant, il ne pouvait pas l'identifier.
"Harry ? Qu'est l'Occlumencie ?" Harry releva la tête. Paul tenait ce livre.
"Pas possible ! J'aurais juré qu'aucun livre n'existait qui aurait pu aider." Harry tendit la main et attrapa le livre. "L'Occlumencie est un moyen de protéger son esprit. J'essayais d'apprendre ça pour garder Voldemort hors de mon esprit." Harry ouvrit le livre. Un morceau de parchemin sortit.
Pas étonnant que Madame Weasley nous dise de rester loin de l'Allée des Embrumes. C'est un endroit terrifiant ! Cet auteur est très connu en Occlumencie, Harry. J'ai demandé à Flourish & Botts pour une liste, et il était au sommet. L'homme à qui j'ai parlé m'a dit qu'il était le meilleur et que le livre était excellent. J'espère que ça aidera. S'il te plait, détruis cette note pour qu'aucune preuve n'existe de ma visite à l'Allée des Embrumes. Madame Weasley me tuerait !
Harry gloussa et remit la note dans le livre. "Elle est allée dans une boutique pas très fréquentable pour ça. Je vais devoir penser à une bonne manière de la remercier." Paul regarda le livre.
"Est-ce que ça te dérangerait si je lisais ça ce soir ?"
"Non, ça ne me dérange pas, dit Harry. J'ai peur que ça n'ait pas beaucoup de sens pour vous." Paul sourit.
"Ca sonne comme beaucoup de ma liste de lecture de l'université, lui dit Paul. Je te le rendrai demain." Paul regarda sa montre. "Houa ! Nous allons être en retard pour le dîner."
"Et c'est une mauvaise chose ?" demanda Harry. Paul soupira et aida Harry à remballer son sac.
"Non. Souviens-toi, tu as art plastique ce soir. Je serai à ta chambre juste après pour te donner tes somnifères." Harry suivit Paul dans la cantine. "Tes copains te cherchent." Paul pointa les garçons de l'étage d'Harry.
"Hey, Agent Secret !" Paul sourit alors qu"Harry lui adressait un rapide au revoir et rejoignait ses amis. Harry s'adaptait bien.
Pétunia Dursley se pencha pour récupérer le courrier au sol. Facture. Facture. Invitation pour le thé. La dernière lettre la fit arrêter. C'était une enveloppe en parchemin sur laquelle l'adresse était écrite en vive encre verte. Elle savait exactement qui avait envoyé la lettre et l'ouvrit avec un soupir alors qu'elle retournait vers la cuisine. Elle s'assit et sortit un simple morceau de parchemin de l'enveloppe.
Chère Madame Dursley,
Il y a une semaine, j'ai écrit à Harry, lui disant que quelqu'un allait venir l'enlever à votre garde pour un autre endroit pour le reste de l'été. A cause de circonstances récentes, ce plan a été mis de côté. Je dois demander à ce que vous gardiez Harry pour le reste des vacances et lui disiez pour le changement de plan. Merci d'avance pour votre coopération.
Sincèrement,
Albus Dumbledore
Note de la traductrice : Je bloque sur une expression d'un des prochains chapitres. Je vois très bien ce que c'est, mais impossible de retrouver le mot en français. Je parle de l'expression 'party noisemaker'. C'est le truc qu'on utilise dans les fêtes. On souffle dedans et ça fait un bruit stridant et une spirale en papier se déroule. On en voit notamment en ce moment à la télé dans la pub contre les cigarettes, où les dites cigarettes sont remplacées par le mot en question. Alors, comment ça s'appelle ?
