Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


Ce site n'autorise plus les auteurs à mettre les réponses aux reviews dans les chapitres, et vu comme on sait comme ils peuvent être pointilleux... Voila comment je vais faire :

- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)

- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


Chère Mi,

Je relisais des parties de mon journal et me suis souvenu d'une question que je voulais te poser quand tu étais là. Comment ai-je été capable de dire à Paul que j'étais un sorcier sans que le Ministère ne vienne et ne m'enferme ? Comment fonctionne la loi ?

Amitiés,

Skywalker

Harry fit tomber la lettre dans la boite aux lettres et fit un signe d'au revoir de la main à ses camarades alors qu'il se dirigeait vers le bureau de Paul. Il tressaillit alors que ses épaules tiraient. Il les étira un peu et soupira. Il devait encore apprendre les motivations de Sensei, mais l'homme, semblait-il, savait quelque chose qu'Harry ne savait pas. Il avait essayé d'obtenir des réponses de lui, mais Sensei était pire que Dumbledore sur ce point. Là où Dumbledore laissait tomber des indices, Sensei ne disait rien du tout. C'était une situation confuse pour Harry, une dans laquelle il n'était pas vraiment sûr de vouloir être impliqué. Que l'homme garde ses secrets et son air mystérieux ; Harry avait les siens.

Il devait encore parler à quelqu'un de ses sentiments concernant sa décision de ne pas retourner à Poudlard cette année. Il avait écrit à sa tante pour lui dire, la remerciant pour avoir fait ce qu'elle pensait être le mieux. Harry était reconnaissant de ce qu'elle avait fait. Il avait juste peur de faire plus que dire merci. Exprimer ses sentiments à sa famille, avait-il appris, était un moyen sûr de se faire blesser. Il hésitait à le faire. Les vieilles habitudes avaient la vie dure.

Harry atteint le bureau de Paul et frappa à la porte. Il l'ouvrit et sourit au psy. Une voix dans le coin le distrait. "Et derrière la porte numéro trois... un humain ! Oui, je sais, je suis étonnant. Je serai là toute la semaine !" Harry rit du serpent et s'installa sur le canapé.

"Oui, j'ai finalement amené mon serpent. J'ai quelques papiers à finir, si ça ne te dérange pas ?" Harry secoua la tête. "J'ai presque terminé, donc lui et toi pouvez avoir une rapide discussion. Je serai prêt dans une minute." Harry remercia Paul et se tourna vers le terrarium. Secrètement, Paul avait enclenché un dictaphone et regardait Harry. Il sursauta de surprise quand Harry répondit au sifflement avec un des siens.

"Qu'est-ce que tu fixes, Monsieur Lunettes" demanda le serpent à Harry. "Oh, les joies de parler une autre langue ! Je peux t'insulter comme je veux !" Le serpent glissa de son rocher. Harry était sûr qu'il était suffisant avec lui. "Et tu ne peux rien y faire !" Oh, définitivement suffisant.

"Je te demande pardon" lui répondit Harry. Le serpent arrêta de bouger et tourna sa tête pour fixer Harry. "Je préférerais que tu ne m'insultes pas. Je n'ai rien fait pour t'offenser." La langue sortit deux fois alors que le serpent semblait considérer ses options.

"Tu parles" dit le serpent. "Tu parles très bien. Je n'avais jamais rencontré quelqu'un qui faisait ça. Pas d'humain en tout cas." Harry lui sourit.

"Nous ne sommes pas beaucoup. Puis-je savoir ton nom ?"

"On m'appelle Zen, à ton service." Le serpent se redressa et affecta une courbette.

"Zen ? Un nom intéressant." Harry se tourna vers Paul. "Tu as appelé ton serpent Zen ?" Paul laissa tomber son stylo et regarda Harry.

"Oui... Zen te l'a dit ?" Harry rit de l'expression de Paul.

"Tu ne m'avais pas vraiment cru, n'est-ce pas ? C'est pas grave. Je ne savais même pas qu'il y avait un nom pour ça avant ma seconde année à Poudlard. Disons juste que ça s'est bien passé. "Harry Potter, un Fourchelangue ? Etre un Fourchelangue est la marque d'un sorcier noir ! Malheur et dévastation ! Le Golden Boy de Gryffondor est un Fourchelangue ! Courrez et cachez-vous !'" Harry avait rendu sa voix différente à chaque phrase et finit en tas sur le canapé. Paul sourit à la blague d'Harry et lui donna un petit coup dans l'épaule. Le jeune homme sourit à son thérapeute et se redressa.

"Tu es de bonne humeur aujourd'hui. Quoi de neuf ?" demanda Paul, laissant de côté son travail.

"Rien, vraiment. Je trouve juste les réactions du monde magique assez amusante. Donc, je peux parler aux serpents ? Belle affaire. C'est comme être gaucher." Harry jeta son sac sur le sol.

"J'aime quand tu utilises mes analogies" dit Paul avec un sourire fier. Harry s'assit jambes croisées sur le canapé et cacha son visage.

"Oh, stop. Tu me fais rougir" rétorqua Harry. "Tu voudrais demander quelque chose à Zen" proposa-t-il avec un sourire. "Je veux bien servir d'interprète." Paul s'arrêta et réfléchit pendant quelques secondes.

"Est-il content ?" Paul avait toujours voulu savoir ce que son animal pensait. Harry se tourna pour faire face au terrarium et dit quelque chose dans le langage des serpents.

"Zen, Paul, le gars là, voudrait savoir si tu es content." Zen inclina la tête sur le côté et adressa à Harry ce qu'il pensait être un sourire de serpent.

"De la lumière chaude et des rochers, pleins de place, des vues amusantes, de la nourriture. Oui, je suis content. Bien que tu puisses dire à... Paul, c'est ça ?.. que je commence à avoir faim." Harry sourit de la réponse de Zen. "Ici, souris, souris, souris !" Harry rit et se retourna vers Paul.

"Il a dit qu'il était content de sa maison, tu sais, assez d'espace, de la lumière chaude et des rochers, de la nourriture, etc... Il m'a demandé de te dire qu'il commençait à avoir faim et puis il a dit 'Ici, souris, souris, souris'." Le visage de Paul fut assez pour déclencher une nouvelle crise de rire chez Harry. "Je pense que ton serpent a une personnalité géniale." Harry prit son coussin favori et commença à le lancer en l'air.

"Ooo, un jouet" dit Zen du coin, regardant Harry jouer avec le coussin. Celui-ci gloussa.

"Je t'aime bien, Zen. Veux-tu être mon ami ?" Zen glissa vers la vitre avant et fixa Harry d'un regard sévère.

"Ca dépend si tu me dis ton nom" dit Zen d'une voix sérieuse. Harry réalisa qu'il avait oublié de dire son nom au serpent.

"Je m'excuse. Mon nom est Harry." Zen s'inclina à nouveau.

"C'est un plaisir de te rencontrer, Harry. Je serai ravi d'être ton ami. Nous pouvons nous parler. Peut-être pourras-tu voir ce que tu peux faire pour une souris ?" Harry promit de faire ce qu'il pourrait, mais il ne promettait pas une souris.

"Alors, comment s'est passé ta journée" demanda Paul en repoussant sa paperasse.

"Bien. On peut aller dehors ?"

"Ah, tu n'en as jamais assez, n'est-ce pas ?" Harry sourit et prit le jeu d'échec. Il secoua la tête.

"Je suis déterminé à être un maître aux échecs pour quand je serais prêt à retourner à Poudlard."

"Ah, oui. Le jeu d'échec géant. Oui. Maintenant, la question est : peux-tu me faire entrer à Poudlard le plus discrètement possible pour le voir ?" Harry sourit et haussa les épaules.

"Est-ce qu'on peut emmener Zen ?" Paul considéra le fait qu'Harry pouvait contrôler le serpent.

"Si tu peux lui demander de rester près de nous, je ne vois pas de problème." Paul regarda Harry parler au serpent. Il glissa le dictaphone dans sa poche et regarda Harry mettre son bras dans le terrarium. Zen glissa le long de son bras et s'installa autours du cou de Harry. "Est-ce que tu lui as demandé de ne pas t'étrangler ?"

"Ouais. Il ne me fera pas de mal et m'a promis de rester près de nous. Il a dit qu'il voulait rester sur un de nous, pour la chaleur." Paul sourit et glissa un doigt le long du dos du serpent. "Oh, il aime vraiment ça."

"Qu'est-ce qu'il dit ?"

"Je suis une flaque. Juste une flaque" traduisit Harry. "C'est un sacré personnage" Harry suivit Paul hors du bureau. Peut-être qu'il gagnerait aujourd'hui.


Le lendemain...

Harry se précipita hors de la salle de littérature et le long du couloir. Il avait vu le prof de théâtre, le Professeur Bevington, passer quelques minutes plus tôt avec une feuille de papier dans les mains. Harry était sûr que ce papier était les résultats des auditions. Il n'avait jamais été aussi terrifié. Oui, il avait raison. Il y avait une large foule autour du tableau d'affichage. Divers cris de joie vinrent de plusieurs personnes quand elles virent leurs noms sur la feuille. Harry rejoint la foule et parvint au résultat. Il fixa la feuille. Ils allaient faire le Roi Lear. Harry n'avait pas encore lu celle la. Il regarda la liste sous 'acteurs' et sentit son coeur s'arrêter.

Edmond – Evan James

"Je l'ai fait" se murmura-t-il à lui-même. "Je l'ai fait." Il nota à quelle heure commençaient les répétitions – 16h tous les jours – et s'éloigna du tableau. "Je l'ai fait" se répéta-t-il encore une fois. Il alla au bureau de Paul et toqua. Il ouvrit la porte quand il entendit Paul l'inviter à entrer et se tint sur le seuil.

"J'ai entendu que les résultats étaient sortis." Paul pointa le plafond. "Il y a eu rien moins qu'une ruée d'éléphants au-dessus de moi il y a quelques minutes. Alors ?"

"Tu regardes Edmond" annonça Harry. "Je suis Edmond !" Paul poussa un petit cri qui fit s'arrêter Sky dans le couloir pour les fixer.

"Tout va bien, Sky. Juste une petite fête sur le théâtre" dit Paul lui faisant signe de s'éloigner. Elle partit, grommelant quelque chose à propos des clients enthousiastes du théâtre. Harry jeta son sac d'école dans son coin habituel et s'assit sur le sofa. "Donc, tu as obtenu un rôle. Félicitation." Paul alla vers le réfrigérateur et jeta un coca à Harry.

"Oh, merci" Harry attendit que le pétillement s'atténue un peu avant de l'ouvrir.

"Je me demandais si tu me permettrais de commencer à enregistrer nos séances" demanda Paul à Harry. Celui-ci cligna des yeux.

"Ca ne sera pas utilisé contre moi ?"

"La plupart des gens me demanderaient pourquoi je veux le faire ou pourquoi je les utiliserais" dit Paul, sortant le dictaphone. Il haussa un sourcil. "Pourquoi m'as-tu demandé s'ils seront utilisés contre toi ?" Paul le mit devant Harry mais ne l'alluma pas.

"J'ai des ennemis, Paul." Le psychologue fit une note dans son éternel bloc-notes. Harry avait des ennemis ; Paul le savait, il se demandait juste s'ils étaient suffisamment proches d'Harry pour pouvoir le menacer. "Certains paieraient cher pour quelques trucs dans ma tête" dit-il tristement.

"Ces enregistrements ne quitteront pas mon bureau. Ils m'aideront à diminuer le temps que je passe à prendre des notes pendant nos sessions et me permettront de me concentrer sur ce que tu me dis quand c'est important." Paul sourit un peu. "En fait, si ça peut te faire sentir mieux, j'effacerai ceux que tu ne veux vraiment pas qu'ils existent après avoir fini de prendre des notes dessus." Harry releva ses jambes et enroula ses bras autours. Il fixa le dictaphone. Paul réalisa qu'Harry pensait. Celui-ci se ragaillardit et reposa ses jambes.

"Je ne sais pas pourquoi je m'inquiète pour ça. La plupart des sorciers ne sauraient pas quoi faire avec des trucs comme ça de toute façon, dit-il en désignant le dictaphone. Tu peux l'utiliser."

"Merci Harry." Paul l'alluma. "Parle juste normalement et essaye de l'oublier" lui conseilla Paul. Harry regarda dans un coin d'où provint un sifflement. Harry y répondit avec un sifflement à lui. "Qu'a dit Zen ?"

"Je lui ai dit bonjour et il m'a répondu." Harry écouta Zen quelques secondes avant de sourire. "Il veut toujours une souris et il te remercie pour l'avoir pris avec nous hier." Paul sourit.

"Pourrais-tu lui dire que c'était avec plaisir, et que je colle à son programme alimentaire et qu'il aura une autre souris à la fin de la semaine ?" Harry acquiesça et relaya le message. Il écouta la réponse et rit.

"Il a dit 'Si tu dois' et 'Je vais faire une sieste'." Harry se retourna pleinement vers Paul. "Tu flippes toujours un peu que je sois capable de lui parler, n'est-ce pas" demanda Harry.

"Pourquoi penses-tu que je flippe ?"

"Ce n'est pas le cas ?" Harry reprit sa position, jambes relevées.

"Non, je suis fasciné." Harry regarda Paul comme s'il était celui qui parlait aux serpents. "Essaie de le comprendre de mon point de vue. C'est comme quand tu as appris que tu étais un sorcier. Tout un nouveau monde s'est ouvert pour moi quand tu m'as dit que Zen était heureux. Je ne savais vraiment pas s'il l'était ou pas. Maintenant, je sais au moins que je fais quelque chose de bien" expliqua Paul à Harry.

"Marcher sur les mains avec une explication, hein ?" Paul sourit à nouveau et acquiesça.

"Exactement. Maintenant, j'ai quelques sujets sérieux dont j'aimerais discuter avec toi." Harry acquiesça. "Oh, n'ais pas l'air déprimé. Ce n'est pas aussi mauvais."

"Ok. De quoi s'agit-il" demanda Harry en jouant avec le coussin.

"Quand ta tante nous a contacté la première fois, elle et moi avons eu une longue discussion. Elle m'a donné quelques informations quant à la manière dont tu as été élevé." Paul regarda alors qu'Harry se tendait. Ah, un territoire inexploré. "Je lui ai recommandé qu'elle et sa famille fassent également une thérapie." Harry acquiesça. "Elle a suivi ma suggestion et leur thérapeute et moi avons été en contact tous les deux. Je ne lui ai rien dit de ce que tu m'as dit, je l'ai juste écouté." Harry acquiesça à nouveau. "Je me demandais si tu serais à l'aise pour avoir une session en commun. Leur thérapeute viendrait te voir, ferait un peu ta connaissance, puis vous vous verriez tous" expliqua Paul.

"Est-ce que tu seras là ?" Il ne serait pas dans une salle tout seul avec les Dursley s'il pouvait l'empêcher. Il comprenait Tante Pétunia un peu mieux après avoir lu un peu de ses journaux, mais Vernon et Dudley étaient des facteurs inconnus.

"A chaque seconde." Le docteur s'arrêta et regarda Harry. "J'ai l'impression que ça t'aidera, mais si tu n'es pas vraiment à l'aise avec l'idée, nous pouvons la remettre à plus tard." Harry prit sa position de pensée, comme Paul l'appelait, et ferma les yeux.

"Ils étaient horribles quand j'étais plus jeune, dit calmement Harry. Ils ne m'ont pas vraiment maltraité, enfin, je ne crois pas. Il y a des fois, pourtant, où j'aurais souhaité que quelqu'un appelle la police. Je ne sais pas si je veux essayer de les connaître, ou faire partie de leur famille, ou quoi qu'ils veuillent de moi !" Harry empira progressivement au cours de sa phrase.

"Respire, Harry" lui conseilla Paul. Il prit les mains d'Harry. "Regarde-moi, Harry." Harry prit une profonde inspiration et regarda Paul. "Tu n'as pas à le faire si tu ne le veux pas." Harry acquiesça. "Est-ce qu'ils t'ont jamais frappé, Harry ? Touché à des endroits ou de manière inappropriée ?" Harry secoua la tête. "Peux-tu me dire ce qu'ils t'ont fait ?" Harry secoua à nouveau la tête.

"Je ne suis pas prêt. Pas encore." Paul fronça les sourcils.

"Tes actions me disent qu'ils ont fait quelque chose, comme te frapper. Est-ce pour ça que tu as peur d'en parler ?" Harry secoua la tête et se leva. "S'il te plaît, ne pars pas, Harry." Celui-ci tira son sac d'école vers lui.

"Je... Je ne pars pas." Harry plongea dans son sac de cours et en sortit un portfolio. "Ca fait mal." Paul n'eut pas besoin de demander ce qui faisait mal. "Ils ne m'ont jamais vraiment blessé, mais ce qu'ils ont fait était suffisant." Le jeune homme prit une profonde inspiration avant de continuer. "J'ai fait quelques dessins." Il tendit quelques feuilles à Paul. "Ils te donneront une idée. Je... Je ne peux pas encore en parler." Paul prit les feuilles et les regarda. C'étaient des dessins au crayon, des dessins assez bons, et ils donnaient quelques bonnes informations. Harry leur avait donné des titres. "Le placard sous les escaliers", "Avant la Deuxième année" et "Magie accidentelle" étaient écrits en bas. Paul acquiesça et les rendit à Harry.

"Je comprends un peu mieux maintenant. Merci de m'avoir montré." Harry les reprit et les rangea. "Nous ne les verrons pas pour le moment." Harry se relaxa visiblement. Paul le regarda, affalé sur le canapé, et sourit. A présent, il ressemblait à un adolescent. "Comment vas-tu" demanda-t-il, souhaitant une mise à jour.

"Ca va aller. Merci de ta compréhension." Paul sourit.

"Je suis là pour ça."

"Je sais. Merci." Harry rit alors qu'un sifflement vint du coin. Paul lui lança un regard. "Je pense que Zen rêve. Il est tout 'ici, souris, souris, souris' encore !" Paul grogna et Harry rit encore.

"Est-ce que ça irait si leur thérapeute venait et commençait à faire connaissance avec toi" demanda Paul. Harry réfléchit quelques minutes avant d'acquiescer.

"Aussi longtemps que tu restes avec moi."

"Je serai juste à côté de toi." Paul sortit le plateau d'échec. "Echec ?"

"Je vais gagner !" annonça Harry.

"Humm, c'est ce que tu penses. Peut-être que Zen peut te donner des suggestions." Harry leva les yeux au ciel et choisit une pièce. Noire. "Tu as rejoint le côté obscur, je vois. Attention, Vader. Voilà le Jedi !"


Cher Skywalker,

Je ne sais pas vraiment pourquoi le Ministère ne s'est pas montré. La loi déclare implicitement qu'un sorcier ne peut pas révéler le monde magique à moins que sa vie ne soit en danger. Harry, j'hésite à demander, mais tu n'étais pas suicidaire, n'est-ce pas ? S'il te plaît, dis-moi la vérité. Tout ce que je peux dire, c'est que quelque chose est de ton côté, peut-être la magie elle-même. Qui sait ? Je ne vais certainement pas aller demander à Dumbledore. Peut-être que tu as juste eu de la chance. Je vais essayer de deviner. Prends soin de toi. Que la Force soit avec toi.

Affectueusement,

Hermione


Une semaine plus tard...

Harry se tenait sur la scène, face aux sièges ; le professeur de théâtre était le seul assis là, mais il y avait de l'activité dans toute la pièce.

"Très bien Evan. Acte 1, scène 2, ligne 121, s'il te plait." Harry jeta un coup d'oeil au script dans ses mains et acquiesça. "Nous t'écoutons."

« C'est bien là l'excellente fatuité des hommes. Quand notre fortune est malade, souvent par suite des excès de notre propre conduite, nous faisons responsables de nos désastres le soleil, la lune et les étoiles : comme si nous étions scélérats par nécessité, imbéciles par compulsion céleste, fourbes, voleurs et traîtres par la prédominance des sphères, ivrognes menteurs et adultère par obéiss… »

"ATTENTION LA TETE !" Harry plongea, mais le crash provint des coulisses. "Oh, oh" dit une voix calme. Harry pensa qu'elle ressemblait beaucoup à celle d'Insecte, mais il ne pouvait pas être sûr. "Les gars, à quelle vitesse pensez-vous pouvoir courir ?" Le Professeur Bevington bondit sur la scène et dépassa Harry à toute allure.

"Qu'est-ce qu'il se passe ici ?" Wow, du mec de théâtre en prof en 0,2 seconde. Plusieurs voix commencèrent à parler toutes en même temps. "Assez. Est-ce que quelqu'un est blessé ?" Le professeur Bevington se détendit quand les voix répondirent que personne n'était blessé. "Bien. Evan, ça suffit pour toi aujourd'hui. Trouve quelqu'un pour te faire réciter. Tu te débrouilles bien." Harry reconnut le renvoi, le remercia et quitta le théâtre. Il avait du temps pour répondre à la lettre d'Hermione.

Chère Mi,

A ce moment là, je voulais juste que tout s'arrête. Je me fichais de la manière, vraiment. Si ça avait continué, qui sait ? Je ne souhaite certainement pas mourir maintenant. Je prévois d'être dans le coin pendant un petit moment. Principalement juste pour ennuyer Voldemort. Je plaisante.

J'ai eu un rôle dans la pièce ! Je suis Edmond, le bâtard de Gloucester dans Le roi Lear. Cool, hein ? La pièce se jouera du 1er au 4 novembre. La famille et les amis sont les bienvenus. Fais-moi savoir si tu veux venir, ok ?

J'ai découvert des muscles que je ne savais pas avoir grâce à l'observation attentive de Sensei des groupes de muscles inconnus. Il m'a dit qu'il ne pouvait pas me transformer en super guerrier mais qu'il me donnerait des capacités pour survivre. Je n'ai pas encore deviné ce qu'il voulait dire, mais il m'a dit que je comprendrais bientôt. J'espère que oui. Bon, c'est tout, Mi. Que la Force soit avec toi.

Amitiés,

Skywalker

P.S. – Dumbledore est Obi-wan Kenobi. Qu'est-ce que tu en penses ?


Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.