Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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« J'espère que tu as une bonne raison pour m'amener ici d'aussi bon matin, Paul. » Paul sourit à son vieil ami.
« Oh, bien sûr, Joe. Tu sais que je ne perturberais pas ton précieux sommeil réparateur sans une bonne raison. » Paul lui offrit une tasse de café, la drogue de Joe depuis leur première année, et il sourit quand son ami se jeta dessus.
« Alors, allons voir ton patient. Les Dursley en parlent, mais ils ne parlent pas de lui, si tu vois ce que je veux dire. » Paul acquiesça et conduisit Joe le long des couloirs. « Et pourquoi, exactement, est-ce que tu m'as fait venir à sept heures du matin ? » demanda-t-il.
« Oh, Harry est levé depuis déjà plus d'une heure; Il est en cours avec son professeur d'arts martiaux, mais ça va me donner du temps pour te briefer à son sujet. 'Prépare-toi' devraient être les mots que je devrais utiliser. » Joe haussa un sourcil et leva les yeux au ciel.
« Paul, tu as un tel goût pour le théâtral. Qu'est-ce qu'il a de si spécial ? » Paul mit ses mains dans ses poches et secoua la tête. « Arrête d'éviter le sujet. » Paul lança un regard noir à son vieil ami du mieux qu'il put en souriant et désigna les escaliers d'un signe de tête.
« Il y a des choses que je ne peux littéralement pas te dire à son sujet, dit Paul alors qu'ils franchissaient le coin du gymnase. Ca m'a pris une éternité pour trouver la plus petite faille dans ses barrières et, crois-moi, je n'ai toujours pas franchi toutes ses défenses. C'est comme avoir sa tête entre les barreaux d'une prison. Tu peux voir l'extérieur, mais ça ne veut pas dire que tu y es. » Joe suivit son ami. « Je ne veux pas trahir sa confiance en te disant ce qu'il m'a dit pendant une détresse extrême et, s'il n'avait pas été malade à l'époque, je doute qu'il m'aurait dit quoi que ce soit. » Joe fronça les sourcils.
« Ca ne va pas m'aider avec les Dursley. Leur neveu devrait être en thérapie avec eux pour résoudre les problèmes de la famille en entier. » Paul s'arrêta devant les portes du gymnase et secoua la tête.
« Pas moyen. Il a quelque sérieux problèmes personnels à résoudre avant que je ne veuille qu'il fasse des sessions avec sa famille. Je lui ai demandé comment était la vie avec eux, et il a paniqué. Il s'est fermé. Il m'a confié quelques dessins qu'il a faits, mais il n'a rien voulu me dire. » Paul le désigna à travers la fenêtre. « C'est le petit » dit-il avec un sourire.
« Qu'est-ce qu'ils font ? demanda Joe. Juste lui et le professeur ? » Paul acquiesça.
« Sensei l'a demandé, et il l'a eu, expliqua Paul. Joe, il y a quelque chose que je devrais te dire au sujet d'Harry et que tu as besoin de savoir. Je ne sais pas si les Dursley te l'ont dit, mais Harry a été attaqué plus d'une fois par l'homme qui a tué ses parents. Il semble décidé à tuer Harry également. » Joe se tourna pour regarder par la vitre le garçon qui était pour le moment jeté sur les tatamis. « Si Sensei peut lui apprendre quelque chose qui lui sauvera la vie face à cet homme, je préfère le permettre. »
« Dis-moi que tu plaisantes, dit Joe. Dis-moi que c'est une de ces blagues dont tu étais si friand quand nous étions à l'école. » Joe regarda le visage de Paul. « Ce n'est pas le cas, n'est-ce pas ? » Paul secoua la tête. « Pourquoi ne sont-ils pas allés voir la police ? »
« Selon les autorités, cet homme est mort. Il n'existe pas. Harry sait que c'est faux, mais personne, mis à part quelques professeurs de son école, ne le croit. Ces professeurs font de leur mieux pour le protéger pendant qu'il est à l'école, mais cet homme le trouve année après année, car c'est là-bas que ses parents sont allés. Il a des dons et cette école lui enseigne ce qu'aucune autre école ne peut. » Joe se retourna vers la vitre et regarda le garçon mettre un casque sur sa tête et le professeur lui tendre… une épée en bois ? Que diable… ? « Est-ce qu'il devrait faire ça sans plus de protection ? »
« Je confierai ma vie à Sensei. Harry est plus en sécurité là-dedans que n'importe où au monde, lui dit Paul. Sensei Leonard a su d'instinct que Harry avait été dans des combats pour sa vie auparavant. » Joe le regarda avec incrédulité. « Oui, combats pour sa vie. Je n'ai pas eu tous les détails, et je ne te dis cela que pour te préparer. Harry se protège extrêmement et il ne fait pas facilement confiance. Il prendra peut-être du temps pour te dire quoi que ce soit, s'il te parle. Ne t'attends pas à obtenir beaucoup de lui. » Joe acquiesça et regarda le professeur se lancer sur l'enfant. Il fut surpris de voir l'enfant tenir l'épée avec quelque aisance.
« Est-ce qu'il a déjà fait ça ? » demanda Joe, faisant un geste vers le combat.
« Non, c'est la première fois aujourd'hui. Harry était vraiment très excité pour ça. Cool, n'est-ce pas ? Il manie facilement les armes, d'après ce que dit Sensei. » Les deux hommes regardèrent le combat jusqu'à ce que les jambes d'Harry furent balayées et que Sensei le tienne à la pointe de son épée. Harry se remit sur ses pieds alors que Sensei s'éloignait et tous les deux recommencèrent un nouveau combat. « Il sera dans mon bureau dans une heure. Allons te trouver plus de café et je te parlerai un peu de mon travail avec lui. Ca permettra de te montrer quel genre de personne il est. » Joe acquiesça et s'éloigna de la porte, suivant Paul le long du couloir.
« Protego ! » cria Ron, essayant de bloquer le sort de Maugrey. Le bouclier explosa et il tomba sur un genou. Maugrey s'avança à grand pas et le remit sur pied.
« Encore, mon garçon ! Ne retiens rien ! Hésiter ne t'apportera rien, mis à part la mort! » Ron acquiesça et se prépara à nouveau.
« Expelliarmus ! » Maugrey lança le sort contre Ron. Celui-ci leva sa baguette et invoqua le contre sort qu'on lui avait ordonné d'utiliser.
« Protego ! » Ron regarda son bouclier tenir et l'autre sort rebondir pour heurter le sort de frontière et se dissiper.
« C'est mieux ! » dit joyeusement Maugrey. Il agita sa baguette vers le sort de frontière et la zone autour du terrain de duel chatoya. « Prenez un moment, tous. » Les autres Protecteurs se rassemblèrent autours de Ron et s'assirent. Neville passa une bouteille d'eau à Ron. « L'ennemi n'a pas de pitié, commença Maugrey. C'est tuer ou être tué. Les Mangemorts n'hésiteront pas à vous tuer ; vous ne devez pas hésiter à les attaquer ou à les tuer si vous le devez. Ils n'ont pas de conscience ; vous ne pouvez pas compter sur leur pitié, car ils n'en ont pas. » Maugrey faisait les cent pas devant ses élèves, essayant de transmettre un peu de sa science durement acquise, autant que les leçons de Dumbledore. « Vous ne pouvez avoir confiance qu'en vos camarades sur un champ de bataille. » Il s'arrêta. « Quel est votre principal objectif ? »
« Combattre contre le mal, monsieur » répétèrent les recrues, sauf une.
« Qui devez-vous protéger ? » grogna Maugrey.
« Les innocents, les faibles et ceux qui combattent contre le mal, monsieur » répétèrent les enfants, sauf un.
« Quelle est votre charge principale ? » Maugrey s'arrêta et leur fit face.
« Protéger et garder le Survivant, même de lui-même, Monsieur. » Maugrey acquiesça. Ils avaient bien appris leurs leçons.
Une forme dans les ombres regardait le procédé avec un rictus purement méprisant. Il n'était pas d'accord avec ces idées, cet entraînement, et tout ce projet. C'étaient des enfants. Des imbéciles agaçants, oui, mais des enfants. Il regarda chacun d'eux. Certains étaient des surprises. Londubat, par exemple. Il s'était avéré être un duelliste assez remarquable. Tout ça, grâce à ce petit groupe d'étude clandestin que le Golden Trio avait mis en place l'année précédente. Ils pensaient que personne ne savait. Lui savait. Il avait regardé beaucoup de sessions, comme il le faisait à présent. Ce que personne, pas même l'omniscient Dumbledore, ne savait, était que le directeur des Serpentards avait un passage secret dans la chambre de ses quartiers et qu'il l'avait souvent utilisé. Dieu ne permette pas que quiconque le découvre, car vous ne surviviez pas aussi longtemps en tant qu'espion si vous ne pouviez pas vous enfuir devant vos ennemis. L'AD l'avait presque découvert une fois, mais il ne pouvait pas résister au plaisir de regarder les élèves briser les règles de « Mme la Directrice Ombrage. » Particulièrement, quand l'insupportable Miss-je-sais-tout, avec son penchant à suivre les règles, en faisait partie.
A présent, il l'utilisait pour espionner ces procédés, sachant en son fort intérieur que c'était mal. Ce serait une année encore plus dure pour Potter... Il écrasa rapidement tout sentiment de pitié. La pitié vous faisait tuer. Ses meilleurs amis l'espionneraient, "pour son propre bien." Snape grogna presque. Trop de choses étaient faites pour le bien de ce garçon, et toutes avaient fini en désastre. Les gardes de Dumbledore issus de l'Ordre avaient été retirés de la résidence des Dursley et de la maison de Potter quand Pré-au-Lard avait été attaqué. Dumbledore avait "réorganisé" les protections pour qu'ils sachent quand un sorcier approcherait la maison, mais même Snape pouvait dire que tout pouvait arriver pendant le temps que ça prendrait pour aller là-bas. Snape détestait Potter, c'était vrai, mais il ne voulait pas qu'il meure. L'incident de la Pensine lui revint en mémoire et il le repoussa. Ok, il avait une haine pure pour cet enfant gâté, mais il ne voulait toujours pas qu'il meure. Il avait essayé de protéger Potter de ces images de son père. Qui était-il pour désabuser le garçon sur son père adoré avec des preuves ? Il avait simplement adoré aiguillonner Potter à répondre pour pouvoir lui assigner des retenues. Potter avait besoin du monde réel, et Snape le lui avait donné. Les fantaisies ne lui sauveraient pas la vie. Les fantaisies, et ce petit club à Dumbledore. Quelle horrible idée. Il cacha ses sentiments. Dumbledore ne pouvait pas connaître ses pensées.
« Comment allez-vous faire ça ? » Maugrey avait l'air de vouloir tous les écraser. Avec la Potion du Mort Vivant. C'est la seule manière de garder Potter en place assez longtemps pour sauver sa vie, pensa Severus. Il retourna son attention vers les enfants. Personne ne semblait assez brave pour répondre à la question.
« Aussi discrètement que possible, pour ne pas éveiller ses soupçons, Monsieur » intervint Draco. C'était une autre surprise. Juste avant que cette folie connue sous le nom d'Etudes Estivales ne commence, Draco était apparu aux portes de Poudlard, battu et avec plusieurs os cassés. Il n'avait eu qu'un sac et sa baguette avec lui. Il avait passé une semaine dans l'infirmerie sous la garde de Pomfresh. Quand on l'avait interrogé, les seuls détails qu'il avait donnés étaient qu'il avait vu une réunion de Mangemorts et avait refusé la Marque des Ténèbres.
« Je ne rampe devant personne » avait-il dit à Severus quand il lui avait demandé pourquoi. « Livre-moi si tu veux. Je ne m'inclinerai toujours pas devant lui. » Severus avait arrêté d'espionner un peu avant que Draco ne vienne à Poudlard. Sa Marque l'avait brûlé presque continuellement depuis ce jour, le rendant plus agressif, mais il avait dit à Draco son secret et avait reçu un fils adoptif en échange. Draco restait dans le dortoir des Protecteurs, vrai, mais il passait beaucoup de temps avec Severus quand on ne lui demandait pas d'être avec les autres à s'entraîner ou étudier. Severus n'avait pas réalisé quelle situation confortable ça pouvait être d'avoir une autre personne autour de soi.
« Oui ! La discrétion est vitale pour protéger une cible, dit Maugrey avec fierté. Très bien, Malfoy. »
« Merci, Monsieur » répondit Draco. Oh, le garçon pouvait bien jouer le jeu.
« Harry Potter est une personne volatile. Il est émotif, illogique et extrêmement vulnérable. Ce sera à vous de le garder en sécurité. » Snape quitta la Salle sur Demande, reconnaissant pour le bouclier magique qui le protégeait de l'oeil de Maugrey, et retourna vers la salle par le chemin normal. Peu connaissaient les secrets de la Maison des Serpentards, et même moins savaient comment les utiliser, mais comme Directeur de la Maison, il avait certains privilèges que les autres n'auraient jamais. Salazar Serpentard avait ses propres méthodes pour choisir son Directeur de maison, peu importait le Directeur ou la Directrice. Ce que Snape savait, il ne le partagerait jamais jusqu'à ce qu'un autre soit choisi pour être Directeur de la Maison.
Il ouvrit les portes et se tint sur le seuil. Intimidation. Colère. Pouvoir suprême. Londubat faisant exploser un chaudron. Gryffondor gagnant la coupe des quatre maisons. Ses pensées mentales marchaient bien. Les étudiants semblèrent tous rétrécir sous son regard. J'aime mon boulot. "Je suis venu pour mes élèves" dit-il d'une voix traînante. Il croisa les bras comme s'il ne pouvait pas s'en soucier moins et attendit.
« Vous avez bien travaillé aujourd'hui » dit Maugrey. Oh, c'est vrai. Caresse leurs petits ego. Prépare les à l'échec. Bien joué, Fol-Oeil. « Malfoy, Lovegood, Weasley, Brown, Patil, Spinnet, Bones, Johnson et Macmillan, allez avec le Professeur Snape. » Snape se détourna et partit, faisant courir les élèves après lui. Il entendit vaguement les jumelles Patil demander laquelle devait aller et Maugrey répondit la Gryffondor, parce qu'il ne pouvait pas les différencier. La fille vint en courant après le groupe de Snape. Et bien, au moins c'était celle qui était capable de faire une potion acceptable. La Serdaigle était trop dans les livres pour bien faire en pratique. De bonnes notes, oui, des capacités pratiques, non.
« Prenez vos sièges. Les instructions sont au tableau. Je dois vous rappeler qu'une erreur sur cette potion enlèvera probablement toute la peau de votre visage. » Severus s'arrêta pour voir qui avait lu la leçon. Draco eut un sourire narquois et baissa la tête pour cacher son rire, pendant que Lovegood reprit son expression presque toujours absente. Severus lança un regard noir à Weasley qui avait l'air paniqué. Parfait. « Commencez. » Commodément, il oublia de mentionner que toute explosion créerait la meilleure crème hydratante connue des mondes sorcier et moldu. Pourquoi ruiner son amusement pour les rassurer ?
Hermione tomba du lit pour tuer son réveil. Elle assomma le bouton de l'alarme sans merci et retourna sous sa couette. Elle s'enterra sous ses couvertures et reprit le rendez-vous avec le sorcier de ses rêves. Neuf minutes plus tard, elle se retrouva à grommeler des sorts dans sa barbe, ses mains la démangeant d'attraper sa baguette. Beaucoup de choses Moldues lui manquaient à Poudlard, mais ce... destructeur de rêves connus sous le nom de réveil n'en faisait absolument pas partie.
Après sa douche brûlante comme le soleil, elle s'habilla, attrapa une de ses robes de Poudlard et descendit. Un membre de l'Ordre allait les escorter, elle et ses parents, sur le chemin de Traverse pour acheter ses affaires d'écoles. Hermione savait qu'aller chercher les livres d'Harry serait difficile, mais elle était déterminée à faire comme elle l'avait promis. « Salut Maman. » Hermione s'effondra sur sa chaise et posa sa tête sur la table de la cuisine.
« Bonjour, mon coeur. Tu as l'air fatiguée. » Hermione releva la tête quand sa mère glissa un plat devant elle.
« Oh, merci. » Elle prit sa fourchette et commença ses oeufs. « Je ne suis pas fatiguée. Mon stupide réveil a interrompu un super rêve. Je l'ai presque envoyé par la fenêtre. » Elle avala et sourit. « C'est super bon, Maman. »
« "Merci. Oh, il y a une lettre pour toi. » Hermione la remercia et l'ouvrit. Elle se détendit devant l'explication d'Harry et sourit.
« Harry a eu un rôle dans la pièce. Il est Edmond du Roi Lear. Sensei le fait travailler dur. » Elle sourit quand sa mère acquiesça. « Il dit que Dumbledore est Obi-wan Kenobi. Je peux le voir. Je veux dire, tous les deux sont de vieux sorciers qui ont quelque chose à voir avec la vie de leur charge. Obi-wan a placé Luke avec sa tante et son oncle, Dumbledore a placé Harry avec son oncle et sa tante. Tous les deux connaissaient le père de l'enfant et son passé. » Elle s'arrêta devant l'air amusé de sa mère.
« Vous et ce film. » Madame Granger rit et secoua la tête.
« Maman ! Ne te moque pas. »
« Oh, jamais. » Elle s'agenouilla près de la chaise de sa fille et la regarda dans les yeux. « Ne deviens juste pas une de ces personnes qui se déguisent et vont à des fêtes. » Hermione leva les yeux au ciel. « Assure-toi de ranger cette lettre. » Hermione finit son déjeuner et partit pour aller dans sa chambre. Elle s'arrêta à la porte.
« Tu sais, Maman, je n'y avais jamais pensé avant mais Harry aimerait vraiment se déguiser en Luke. Peut-être que nous pourrions avoir les patrons sur Internet et ahh ! » Elle s'enfuit de sa mère qui la poursuivait avec la spatule. Elle passa à côté de son père dans les escaliers. « Prépare-toi, papa ! Maman est devenue folle ! » Son père la fixa du regard avant de continuer vers la cuisine.
« Tu es devenue folle ? » demanda-t-il. Sa femme soupira.
« Elle me charriait à propos de se déguiser elle et Harry en personnage de Star Wars. » Monsieur Granger eut un frisson théâtral et embrassa sa femme.
« Tout sauf ça, dit-il d'un ton jovial. Je me demande ce que j'ai fait de ces photos ? » grommela-t-il.
« Si tu ne fais que penser à lui montrer ces photos, je te ferais préparer tes repas. » Son mari lui sourit.
« Merci mon dieu pour le prêt à emporter. » Il plongea quand la spatule vola vers sa tête. Sa fille avait raison. Elle était devenue folle. C'était une bonne chose qu'il soit amoureux d'elle quand elle n'avait pas de spatule dans les mains.
« Vous êtes fous tous les deux » lui dit-elle, trouvant un nouvel ustensile. « De tous les traits que tu avais à lui passer, tu lui as donné un gène pour la science fiction ! » Il releva la tête de la table, offensé.
« Qui a dit que Star Wars était une fiction ? » demanda-t-il. Mme Granger ne put que lever les yeux au ciel devant son mari. Un clash de l'entrée leur dit que leur escorte de l'Ordre était arrivée.
« Salut Tonks ! » dit joyeusement Hermione. Les deux adultes durent réfréner un grognement. Tonks était un désastre attendant d'arriver.
« Nous ne devons pas aller où que ce soit avec des objets cassables, n'est-ce pas ? » demanda-t-il à sa femme.
« J'espère que non. » Elle alla offrir le petit déjeuner, se demanda si elle devrait protéger ses plats de l'Auror. Ils ne l'avaient rencontrée qu'une fois, mais c'était assez pour donner aux parents d'Hermione une impression durable. Le père d'Hermione s'assit à table, se demandant où il avait laissé ses photos de ses costumes de Skywalker et de Dark Vader. Au grenier, peut-être ? Plus important, où étaient les costumes ? Il était sûr qu'il les avait encore.
« Maman, Papa, distrayez Tonks. Je dois aller chercher les livres d'Harry » murmura Hermione alors que Tonks s'excusait auprès de chaque commerçant du Chemin pour avoir renversé un étal. Ses parents acquiescèrent tous les deux et elle se précipita chez Flourish & Blotts.
« Bonjour Hermione ! » Elle sourit à l'employé qui s'était attaché à elle. « Qu'est-ce que je peux faire pour toi aujourd'hui ? »
« J'ai besoin de deux copies de chacun des livres de sixième année de cette liste. » Elle lui tendit sa liste et il acquiesça.
« Je vais envoyer mon fils chercher ça. » Il fit un geste vers un garçon qui ressemblait assez à un hibou qui courut vers eux et sourit timidement à Hermione. Celle-ci se rappelait vaguement l'avoir vu à Poudlard, mais il avait été au moins quatre ans avant elle et elle ne pouvait pas se souvenir de son nom. Elle lui sourit et il prit sa liste et partit. « Je peux voir quelques questions brûler là. De quoi d'autre as-tu besoin cette fois ? »
« Vous me connaissez si bien. D'abord, je veux vous remercier pour l'excellent livre d'Occlumentie, Monsieur Arcane. » L'homme sourit. « C'était d'une aide énorme. »
« Heureux que tu l'ais aimé, Hermione. » Elle regarda sa liste secrète.
« Je me demandais si vous aviez des livres sur la magie sans baguette. » Monsieur Arcane la regarda.
« Et pourquoi voudrais-tu ça ? C'est une lecture difficile. »
« Je suis curieuse. L'idée me fascine. De la magie sans utiliser de baguette. Ca me fait réfléchir. » Monsieur Arcana la conduisit à l'arrière de la boutique. Il passa ses mains sur les étagères, cherchant apparemment le bon livre.
« Je t'aurai prévenu, Hermione. Peu de sorciers y parviennent et encore moins peuvent faire plus qu'un simple sort. C'est une forme de magie très compliquée et archaïque. Tu ne trouveras pas beaucoup de bonnes sources ici. » Il sortit un livre et lui tendit. « Je peux contacter mon ami d'une autre boutique, si tu veux. »
« Oh, oui, Monsieur Arcane. Ca serait merveilleux. J'apprécierai toutes les sources que vous pouvez me trouver. » Monsieur Arcane lui sourit.
« Tu détestes toujours cette restriction sur certains livres à Poudlard, hein ? »
« Plus que jamais. Comment peuvent-ils restreindre la connaissance comme ça ? » Monsieur Arcane eut un sourire narquois et lui tendit un autre livre. Elle sourit et le suivit vers la caisse. Si tout ce qu'il lui donnait était ces deux livres c'était que c'était tout ce que Flourish & Blotts avait à offrir et elle aurait à attendre pour d'autres livres.
« Certaines personnes ont l'impression que certaines connaissances ne sont pas bonnes entre les mains de tout le monde » lui dit-il. Son fils vint en trébuchant vers la caisse et laissa tomber le tas sur le comptoir. Elle le remercia et le regarda alors qu'il rougissait et s'en alla. « Est-ce qu'Harry a aimé le livre d'Occlumentie ? » demanda Monsieur Arcane dans un murmure. La mâchoire d'Hermione s'affaissa avant qu'elle ne puisse l'empêcher.
« Comment... comment savez-vous ? »
« Humm, je sais beaucoup de choses Hermione. Je garde beaucoup de secrets et je garderai également le vôtre. » Hermione se détendit. « Alors, l'a-t-il aimé ? » demanda-t-il avec un sourire affable et une impatience évidente.
« Beaucoup. Il a dit que ça l'avait beaucoup aidé. » Monsieur Arcane sourit et frappa ses mains ensembles.
« Excellent ! » Il sortit deux petits livres de sous le comptoir. « J'ai mis ça de côté pour toi puisque j'avais l'impression que toi et lui aviez des contacts clandestins. » Hermione les regarda et haussa un sourcil.
« Qu'est-ce que c'est ? »
« Des mini-messagers. Ils ne seront pas mis sur le marché avant Noël, mais j'ai pensé qu'ils étaient parfaits pour toi et ton ami. » Il en ouvrit un et des pages blanches rencontrèrent les yeux d'Hermione. « Ils ressemblent à un agenda ou un journal. Ils peuvent être reliés à un autre livre » il tint l'autre, « et toi et l'autre personne pouvez communiquer entre vous. Les mots sont codés une fois que tu fermes le livre et tu dois dire le mot de passe pour révéler ce qui est écrit. Ils sont sans fin, donc tu ne seras jamais à court de papier blanc. » Il ferma le livre. « Je peux également graver un nom dessus, si tu veux. » Hermione regarda les livres. Ils ressemblaient vraiment à un petit journal ou agenda.
« Ils sont parfaits ! Ca va résoudre beaucoup de problèmes cette année. » Elle en prit un. « Je les prends. Pouvez-vous mettre Skywalker sur l'un et Mi, avec un i, sur l'autre ? » Monsieur Arcane fit un geste de sa baguette et sourit quand le sourire d'Hermione s'élargit. Il n'avait jamais rencontré une sorcière aussi curieuse auparavant et Hermione était dans une catégorie à elle quand on en arrivait aux études. « Le mot de passe » demanda-t-il.
« Sabre laser. » Monsieur Arcane haussa un sourcil, mais ne dit rien quand il lia les livres au mot de passe. « Merci beaucoup Monsieur Arcane. » L'homme acquiesça et enregistra les livres.
« Hermione, pourquoi y a-t-il six livres différents sur les potions ? » La jeune fille se contenta d'un grand sourire.
« Le professeur Snape ne saura pas ce qui le touchera cette année » dit-elle avec une petite lueur malicieuse dans les yeux.
« Bonne chance au professeur, alors. Je détesterais être la cible. » Il remarqua une femme aux cheveux roses venant vers sa boutique. « Je t'enverrais les références que tu m'as demandées par hibou plus tard, ok ? » Elle acquiesça alors qu'il mettait les livres dans des sacs et rétrécissait le deuxième lot. « Ceux-là retourneront à leur taille normale vers six heures ce soir. » Hermione lui adressa un sourire conspirateur et acquiesça.
« Merci beaucoup, Monsieur Arcane, pour toute votre aide. Est-ce qu'il vous est possible de copier ces ressources ? »
« Tout ce que tu veux, ma chère. Je te les enverrai. » Elle le remercia encore et traîna son sac vers ses parents.
« Hermione, tu ne peux pas partir comme ça » la sermonna Tonks. Oh, un Auror agacé n'était pas joli à voir.
« Je sais, Tonks. Mais tu prenais tellement de temps et les livres m'appelaient et... » Tonks la coupa et la poussa vers la porte, grommelant au sujet des rats de bibliothèque obsédés. Hermione se contenta de sourire. Ca n'avait pas eu de conséquences. Demain, elle pourrait rendre visite à Harry et lui donner ses livres. Faites attention, Protecteurs. Ils ne sauraient pas ce qui les attendait. La moitié des livres de Défenses qu'elle avait sur sa liste n'étaient pas demandés par le professeur.
Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
