Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


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- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


« Cours dehors » dit Sensei. Harry acquiesça et mit ses chaussures avec Rick. C'était une séance d'entraînement du samedi et il était déjà fatigué, mais il avait toujours de l'énergie.

« Allons-y Evan. Voyons si on peut ajouter un autre tour. » Harry suivit Rick dehors et atteignit un rythme régulier de course. « Comment vont tes bras ? Tu étais un peu raide aujourd'hui. » Harry cligna des yeux. Il s'était battu pour le cacher.

« Ils sont un peu courbaturés, ce n'est pas trop grave. » Rick lui adressa un regard qui aurait rendu fier Sensei.

« Nous ne voulons pas que tu ais mal, lui dit-il. J'ai quelque chose pour ça quand nous retournerons au gymnase. »

« Ok. » Ca ne servait à rien de discuter avec Rick ou Sensei.

« La douleur, Evan, est bonne, car elle te dit que quelque chose ne va pas. Les bleus t'apprennent quelque chose que nous ne pouvons pas. La douleur qui t'empêche de bouger n'est pas bonne. Dis-le nous à l'avenir. » Harry évita un caillou sur la route et regarda Rick.

« Quand t'es-tu transformé en Sensei ? » demanda-t-il. Rick cligna des yeux, puis sourit.

« Désolé, il déteint sur moi quand un élève a mal ou est blessé. Tu peux dire qu'il m'a bien appris. » Harry sourit.

« Ca c'est sûr. J'étais presque prêt à t'appeler Sensei pendant une minute. » Rick gloussa.

« Je pense que c'est ce que vise le vieil homme. » Harry sourit au surnom que les élèves donnaient à Sensei. Personne ne l'appelait comme ça en face, mais c'était un terme affectueux pour l'homme qui pouvait balayer le sol avec son fils et toujours battre le reste de la classe sans une goutte de sueur. Au moins, c'est ce que pensait Harry. « Oh, au fait, tu devrais plonger. » Harry n'eut pas le temps de demander pourquoi. Une balle de golf vint de nulle part et manqua la tête d'Harry de peu. Il esquiva alors qu'une autre le frappa presque en plein visage. « Sensei est quelque part dans ces arbres » dit Rick d'une branche. Harry se demanda quand il avait réussi à grimper dans l'arbre. « Je te suggère de commencer à attraper quelques balles pour lui rendre la pareille. » Bonne idée. Et bien, je ne suis pas Attrapeur pour rien. Ca ne devrait pas être trop dur. Harry attrapa la prochaine balle et regarda d'où elles venaient. Il en évita une autre et parvint à l'attraper. Il décida qu'il n'aurait pas de répit jusqu'à ce qu'il ait touché Sensei. Il esquiva et attrapa trois autres balles avant de deviner où exactement se cachait Sensei. Il prit une de ses balles de golf et la jeta. Rien. Il esquiva. Cet… EXERCICE devenait agaçant. Rapidement. Il en jeta une autre. Rien. Il prit une profonde inspiration et la relâcha. Il évita et jeta une autre balle. « Bien ! » Sensei apparut de derrière les buissons et vint vers lui. « Très bien. » Rick descendit de l'arbre et fit un signe de tête à Sensei. « Rassemblez les balles et revenez. » Sensei se retourna et s'éloigna. Harry le suivit des yeux jusqu'à ce que Rick lui tape sur l'épaule.

« Qu'est-ce que tout ça veut dire ? » demanda-t-il à Rick alors qu'ils commençaient à ramasser les balles de golf. Rick se releva et le regarda.

« Tu n'as pas deviné ? » demanda-t-il clairement confus.

« Non. Deviné quoi ? » demanda sèchement Harry, trébuchant sur une des stupides balles qu'il décidait haïr à présent. Les stupides petites balles blanches semblaient décidées à donner à Harry une nuque brisée.

« Sensei t'entraîne pour quelque chose, bien que je ne sache pas ce que c'est ; si je dis quoi que ce soit de plus, il me tuera » dit Rick avec un grand sourire pour faire comprendre à Harry qu'il plaisantait. Il haussa les épaules et ramassa une autre balle. « Il semble que nous les ayons toutes. Rentrons. » Harry acquiesça et suivit Rick vers le gymnase. Pour quoi Sensei l'entraînerait-il ? Et, plus important, comment cela l'aiderait-il contre des sorciers aguerris ? Ils jetèrent tous les deux les balles dans le panier qui les attendait et Rick poussa Harry vers les vestiaires.

« A la douche » dit Sensei de sa place sur le sol. Harry acquiesça et se dirigea vers les vestiaires. Il attrapa sa serviette et ses affaires de toilette et partit vers sa douche préférée. Il y resta un moment, permettant à l'eau chaude de laver un peu de sa tension et de sa confusion. Il soupira alors qu'il sortait et fermait l'eau. Il s'insulta pour ne pas avoir pensé à amener des vêtements avec lui et retourna à son casier. Il avait juste mit son pantalon quand Rick apparut. Il était toujours dans son gi et portait une petite boîte en fer blanc plate.

« Assieds-toi, dit-il à Harry. J'ai amené le truc pour tes bras. » Harry le regarda. Oh, arrête, Potter ! C'est Rick, pas un Mangemort ! Assieds-toi ! Harry s'assit après s'être réprimandé. Rick vint derrière lui et Harry l'entendit ouvrir la boîte. Rick frotta ses mains ensemble et les plaça toutes les deux sur l'épaule droite de Harry.

Rien ne se passa au début. Puis quelque chose le brûla. « Aie ! » Harry essaya de se dégager, mais les mains de Rick le tinrent en place. « Aïe ! Rick, c'est vraiment… » La sensation changea. « Ah ! » Harry sentit son épaule précédemment douloureuse absorber la chaleur et la douleur dans ce muscle s'effaça.

« J'aurais dû te prévenir que ça brûlait au début. Désolé. » Harry ne put qu'acquiescer alors que Rick descendait le long de ses bras. C'était étonnant ! Ce serait le Bonheur après une partie de Quidditch, s'il y avait toujours du Quidditch, et l'AD. Rick finit avec son bras droit et commença son épaule gauche. Harry resta calme pendant que Rick faisait la même chose de l'autre côté. « Quand Papa me faisait travailler trop dur, il utilisait ça sur moi. Je devenais de la pâte à modeler entre ses mains. » Rick rit quand Harry parvint à peine à faire un son qui ressemblait à « mm-hmm. » « Un peu comme je fais avec toi, je suppose. » Rick finit le bras gauche de Harry et bougea vers son cou. « Ca fait toujours du bien. » Harry se trouva à agréer, mais incapable de parole. « Tu as mal autre part ? » Harry secoua la tête en signe de dénégation. « Bien. Je t'en donnerai pour toi, mais pour le moment, tu peux utiliser le mien quand tu en as besoin. »

« Mmm. Merci, parvint à dire Harry. Je me sens mieux. »

« C'était l'intention. Tu dois aller à ton rendez-vous. Allez. » Harry remercia de nouveau Rick, mit sa chemise et sortit rapidement du vestiaire. Rick secoua la tête et alla avers la porte. Il s'assit à côté de son père.

« Tu as une question ? » demanda Sensei, sans ouvrir ses yeux.

« Pourquoi l'entraînes-tu ? » Sensei sourit et ouvrit les yeux.

« Très bon. Très rapide. » Sensei se leva et sortit son sac de sport de sous le banc. Il l'ouvrit et sortit quelque chose enroulé dans un linge noir. Rick vit deux choses différentes. « Ce pour quoi il est le meilleur. » Rick regarda les objets posés sur le banc et réalisa que Evan devait être en grand danger pour que son père fasse vraiment ça. « Nous verrons. »


Harry marchait dans les couloirs en direction du bureau de Paul. Joe était là aujourd'hui encore. Il savait au moins cela. « Salut, Evan ! » Harry se tourna pour voir Insecte accrocher quelque chose sur le tableau d'affichage.

« Hey, Insecte. Qu'est-ce que c'est ? » Insecte enfonça une autre agrafe dans le papier et sourit.

« Il y a un pique-nique le premier septembre. Un peu comme une fête ou quelque chose comme ça. Il va y avoir des jeux », une autre agrafe, « des prix », une autre agrafe, « et beaucoup de nourritures. » Insecte mit la dernière agrafe et se tourna pour faire face à Harry. « On m'a dit que ça allait être très drôle. Tout le monde va venir. »

« C'est cool » dit Harry. Insecte le regarda.

« Ca va ? » Harry acquiesça. Il était fatigué, mais ça allait.

« Ouais, je n'ai pas très bien dormi la nuit dernière. Ce doit être le pain de viande » plaisanta-t-il avec Insecte. L'école avait servi du pain de viande quelques soirs auparavant et personne n'avait aimé ça. C'était à présent devenu une plaisanterie à leur étage pour expliquer les petits problèmes. Insecte renifla avec amusement et ferma l'agrafeuse.

« Ok. Assure-toi juste de le dire à Paul si tu ne peux pas dormir. » Harry sourit et leva les yeux au ciel.

« Oui, maman » dit-il d'un ton affecté. Insecte le poussa légèrement en signe de jeu avant de secouer la tête.

« Allez ! Nous savons tous les deux qui est le fou de notre étage » lui dit Insecte. Harry mit ses mains sur son cœur et prétendit s'évanouir.

« Tu l'as finalement admis ! » cria-t-il en signe de victoire. « Tu sais, Insecte, le premier pas vers la guérison est d'admettre que tu as un problème » lui dit sérieusement Harry. Insecte cligna des yeux avant d'ébouriffer les cheveux d'Harry. « Non, pas les cheveux ! » gémit celui-ci.

« Toi et ton théâtre, dit Insecte. Uh-oh » dit-il soudain. Harry s'immobilisa.

« Quoi ? » demanda-t-il, prêt à sortir sa baguette.

« Il y a quelque chose que je n'aurais jamais cru voir » dit calmement Insecte.

« Quoi ? » demanda Harry, presque hystérique d'inquiétude, mais trop effrayé pour se retourner. Tu es un Gryffondor. Arrête ça ! Harry se retourna pour voir Paul venir vers lui. Il était visiblement bouleversé par quelque chose. Il relâcha une respiration qu'il n'avait pas conscience d'avoir retenu. « Salut Paul » dit-il.

« Hey, petit » dit Paul, ébouriffant les cheveux déjà désordonnés d'Harry. « Tu es prêt ? » Harry acquiesça et salua Insecte. Il regarda Paul quelques secondes avant de s'aventurer à deviner ce qui n'allait pas.

« Tu vas bien ? » demanda-t-il à Paul. Celui-ci jeta un coup d'œil à Harry avant d'acquiescer. « Qu'est-ce qui ne va pas ? »

« Je suis juste un peu frustré. Rien qui ne doive t'inquiéter. » Harry fronça les sourcils.

« Est-ce que c'est moi ? » demanda Harry. Paul secoua la tête. « Joe ? » Paul s'arrêta et regarda Harry.

« Je t'ai dit que ce n'était rien qui ne doive t'inquiéter. Pourquoi demandes-tu ? » demanda doucement Paul. Harry regarda ses pieds.

« Désolé » dit-il à son thérapeute. Celui-ci le conduisit à son bureau et lui fit signe de s'asseoir.

« Tu veux me dire pourquoi tu as demandé ? » interrogea Paul, allumant le dictaphone.

« Je fais mieux avec plus d'informations. Dumbledore a toujours l'habitude de me dire 'ce n'est rien qui doive t'inquiéter, mon garçon', de me donner une petite tape sur la tête et de me renvoyer avec un bonbon. Je déteste ça. » Paul acquiesça et se renfonça dans son fauteuil.

« Je comprends pourquoi maintenant. C'est à propos de Joe. Il va être un peu en retard. Il ne s'est pas réveillé. » Harry acquiesça. « Je ne voulais pas t'inquiéter, car je sais que tu y es enclin. » Harry sourit.

« C'est ok. Si tu veux m'envoyer balader, dis le juste. » Paul acquiesça.

« Pas de problème. Je m'assurerai de le faire, et si c'est quelque chose qui te concerne directement, je te le dirai. Donc, puisque nous avons du temps, qu'est-ce qu'il y a ? » Harry ouvrit sa bouche pour répondre quand un sifflement venant du coin l'interrompit.

« Pas de bonjour, tu n'écris jamais, tu n'appelles jamais. Tu ne m'aimes plus ! » Zen fit une bonne imitation de pleurer et s'enroula sur lui-même. Paul regarda le visage surpris d'Harry avec un sourire amusé.

« Excuse-moi, Paul. » Harry se dirigea vers le terrarium. « Je pensais que tu dormais. » Zen releva la tête et sortit une fois la langue

« Une histoire probable. Je te pardonnerai ton oubli si tu me laisses me reposer sur toi pendant un moment. » Harry se tourna vers Paul.

« Est-ce que je peux le sortir un moment ? » demanda-il. Paul acquiesça et lui adressa un sourire malicieux.

« Joe déteste les serpents. » Harry sourit avec Paul et ouvrit la cage. Il descendit son bras pour que Zen puisse l'atteindre. Le serpent s'y enroula et Harry retourna vers le canapé. Zen s'installa contre la poitrine d'Harry. « Alors, qu'est-ce que Zen avait à dire ? » demanda Paul.

« Oh, il a juste dit que je ne disais pas bonjour, n'écrivais jamais, n'appelais jamais et que je ne l'aimais plus. » Paul cligna des yeux. « Il a dit qu'il me pardonnerait si je l'autorisais à rester sur moi un moment. » Harry passa sa main le long de Zen, ce qui fit que le serpent siffla de plaisir.

« Oh, je vois. Alors, qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Paul. Harry haussa les épaules, caressant toujours Zen.

« Pas grand-chose. Insecte m'a dit pour le pique-nique du premier septembre. Ca a l'air très amusant. » Paul acquiesça.

« C'est le jour où tu es supposé retourner à Poudlard. Comment vis-tu ta décision ? » Harry haussa les épaules et regarda un moment par la fenêtre avant de répondre.

« Je suis un peu nerveux, répondit-il honnêtement. J'ai juste cette impression que Dumbledore va se montrer avec tout l'Ordre et me faire retourner à l'école. » Il passa un autre doigt le long de Zen et soupira. « Je ne veux pas. » Paul regarda Harry et acquiesça.

« Il ne peut pas te forcer. » Harry lui adressa un sourire cynique et secoua la tête.

« Tu n'as pas rencontré Albus Dumbledore, prévint-il Paul. Le Ministère de la magie accorde probablement à tout le monde dans l'Ordre carte blanche pour que combattre Voldemort soit plus facile » continua-t-il, s'occupant toujours de Zen.

« Tu as mentionné l'Ordre plusieurs fois déjà. Qu'est-ce que c'est et comment es-tu impliqué ? » Harry sourit un peu et bougea Zen pour une meilleure position. Il passa une main dans ses cheveux et essaya de deviner comment dire exactement à Paul ce qu'était l'Ordre.

« L'Ordre du Phénix est une organisation destinée à combattre Voldemort. Dumbledore le dirige et l'utilise pour me protéger de Voldemort. Leurs résultats ne sont pas trop bons, mais là encore, on ne me dit pas grand-chose, donc je ne sais pas combien de fois Voldemort a essayé de m'attaquer sans que je ne sois au courant. La sécurité est relâchée quand je suis à l'école. Voldemort a réussi à y entrer plusieurs fois pendant que j'y étais. C'est facile d'en sortir aussi. »

« Donc, qui est dans cet Ordre ? » demanda Paul. Harry secoua la tête.

« Je ne sais pas. Je peux deviner, mais là encore, je n'en ai aucune idée. » Paul fronça les sourcils. Il savait qu'Harry en savait plus que ce qu'il laissait paraître.

« Je ne vais pas utiliser les informations que tu me donnes, Harry. »

« Je ne sais pas qui d'autre écoute. Je ne peux pas risquer ça, Paul. C'est plus sûr comme ça. » Paul acquiesça en signe de compréhension. Il allait permettre à Harry de faire l'espion s'il le devait.

« Tu es bien nommé, 007, dit-il avec un petit sourire. Quel genre de personnes est dans l'Ordre ? Que des sorciers ? »

« Principalement. D'autres aussi. Je ne sais pas pourquoi Dumbledore en a admis certains, mais il l'a fait, dit Harry, continuant à caresser Zen. Tu n'es pas fâché parce que je ne t'ai pas dit qui, n'est-ce pas ? » demanda-t-il soudain.

« Si tu ne te sens pas en sécurité après me l'avoir dit, alors je ne veux pas que tu me le dises. Souviens-toi, je t'ai dit que tu pouvais me dire ce que tu voulais. Savoir qui est dans l'Ordre ne m'importe pas vraiment. » Harry sourit et se détendit de nouveau. « Est-ce que tu te sens en sécurité quand tu es en présence de l'Ordre ? »

« Et bien, je ne sais pas vraiment qui est dans l'Ordre, juste qu'ils aident à me protéger. » Harry eut un grognement moqueur. « On se demande où ils étaient quand ma tante m'a amené ici, dit-il avec un sourire. Ils étaient de sacrément mauvais gardes du corps à ce moment là. » Paul sourit et acquiesça.

« C'est le cas de le dire. C'est une bonne chose que ce n'était pas Voldemort. » Harry rit et acquiesça.

« Tu n'as jamais vu ma tante quand quelqu'un ramène de la boue à la maison. Même Dudley devient un peu blanc à ça. Je dois la nettoyer, bien sûr, mais je trouve assez drôle quand elle lui crie dessus. Elle ne lui crie jamais dessus » raconta Harry avec un drôle d'air. Un coup à la porte les surprit tous les deux.

« Entrez ! » Joe ouvrit la porte, leur sourit à tous les deux et commença à entrer. Il s'immobilisa quand il vit Zen et recula dans le couloir.

« Je vais attendre dehors le temps que tu le ranges » dit-il à Harry alors qu'il fermait la porte. Harry ricana et se leva du canapé, faisant pousser un sifflement colérique à Zen. Harry leva le serpent pour lui faire face.

« Désolé pour ça. Joe n'aime pas trop les serpents et il est mal à l'aise prêt de toi. Je vais te poser sur ton rocher. » Zen s'était immobilisé et le fixait du regard. « Quoi ? » demanda Harry.

« Tu es l'enfant éclair » dit Zen avec admiration dans sa voix. Harry haussa un sourcil.

« Nous en parlerons plus tard » dit-il à Zen en fermant la cage. « C'est bon, Joe ! » Joe ouvrit la porte prudemment et regarda la pièce. Il se détendit quand il vit Zen dans sa cage. « Alors, tu n'aimes pas les serpents ? » demanda Harry, retournant sur le canapé.

« Non. Pas du tout, dit-il avec un frisson exagéré. Des petits trucs rampants qui font peur, avec du poison dans leurs dents » continua-t-il en regardant le terrarium.

« C'est une bonne chose que tu ne parles pas aux serpents, dit Harry avec un petit sourire malicieux. Je pense que Zen aurait été très insulté maintenant. » Harry se rassit sur le divan et sentit sa baguette contre sa jambe. Il décida de ne plus le faire, parce que Joe avait remarqué la dernière fois et il n'avait même pas encore parlé de sa baguette à Paul. Joe prit sa place habituelle et regarda le duo.

« Vous deux aimez me faire peur, n'est-ce pas ? » demanda Joe. Harry secoua la tête.

« Bien sûr que non. Nous ne savions pas exactement à quelle heure tu arrivais. Si j'avais su, j'aurais rangé Zen. » Harry fut distrait par le serpent à ce moment-là.

« Je m'ennuie tellement ! S'il te plait, ressors-moi ! Je te promets de ne pas mordre… trop ! » Harry sourit et tourna son dos à Joe. Celui-ci fixait Zen avec une expression légèrement effrayée.

« Je me demande ce qu'il a » dit-il, se retournant vers Harry.

« Oh, il s'ennuie probablement » dit Harry. Paul eut un reniflement amusé et se retourna pour fouiller dans son mini-frigo à la recherche de caféine. Joe avait l'air d'en avoir besoin. Harry était d'humeur très joueuse aujourd'hui.

« S'il te plaît, mon enfant éclair ! S'il te plaît, sors-moi de là ! » Harry lança un regard noir au serpent et se retourna vers Joe. « Ou, si tu ne peux pas me laisser sortir, me donneras-tu une souris ? »Harry secoua la tête pour le serpent et sortit son livre de théâtre.

« Est-ce qu'on peut voir ce passage ? Une partie de ces phrases n'a aucun sens, et le Professeur Bevington nous a dit que nous devions savoir ce que nous voulions dire, pas juste ce que nous disions. » Harry distrait Joe pendant que Paul parvint à mettre la main sur des boissons caféinées. C'était une bonne chose qu'Harry ait répétition après le déjeuner. Il pourrait déverser toute cette énergie sur le Professeur Bevington. Paul les regarda tous les deux alors qu'ils se perdaient dans les répliques d'Edmond alors que Zen continuait à être un participant bruyant. Harry lui lançait des regards noirs de temps en temps, mais ne lui répondit pas, ce dont Paul était reconnaissant. Il n'avait aucune idée de la manière d'expliquer à Joe qu'Harry pouvait parler au serpent.


Le Premier Septembre.

Hermione marchait entre ses parents vers le quai 9 et ¾. Elle pouvait voir divers membres de l'Ordre autour de la gare. Quelques-uns se fondaient dans la masse, d'autre pas, comme celui qui portait un manteau violet fluo. Elle embrassa son père et le remercia pour avoir poussé sa malle à travers le passage. Sa mère l'attira près d'elle et murmura à son oreille : « Nous t'enverrons les lettres d'Harry et passerons les tiennes, ma chérie. » Sa mère la relâcha avec un sourire triste.

« Merci Maman, je ferai attention, je te le promets. » Hermione prit le chariot et passa la barrière. Elle permit aux Aurors de garde de la scanner, bien que Pattenrond essaya de les griffer quand ils prirent son panier. Elle le caressa machinalement sur la tête et poussa sa malle vers le train. Une fois que ses bagages furent chargés, elle prit Pattenrond et grimpa dans le train. Elle trouva un compartiment vide et s'assit près de la fenêtre. Elle fouilla dans son sac et poussa un petit bruit de triomphe quand elle trouva son nouveau livre favori. Elle l'ouvrit, dit son mot de passe et écrivit.

-Skywalker, Tu es là ?

- Oui, je suis là. Où es-tu ?

- Dans un compartiment vide dans le train. Je suppose qu'il va se remplir tôt ou tard. Qu'est-ce que tu fais ?

- Je prends le soleil sous mon arbre préféré. Je prends soin de quelques bleus. Pas grand-chose.

- C'est bien. Tu n'as pas classe ?

- C'est le pique-nique de l'école. Nous sommes tous dehors. Il va y avoir une course à trois jambes dans une minute. Insecte et moi sommes partenaires.

- Oh, je suis jalouse. Comment va ta méditation ?

- De mieux en mieux. Je pourrais peut-être être proche de l'Occlusion bientôt.

- Génial ! Et Sensei ?

- Il invente une nouvelle torture nommée exercice tous les jours.

- Je pensais à un nom de code pour lui.

- Oh ?

- Yoda.

- Parfait. Il parle même à l'envers des fois. Il a dit 'Ici est mon visage !' l'autre jour.

- Wow. Tu n'as pas l'air de t'ennuyer. C'est bien. Est-ce que les répétitions ont déjà commencé ?

- Demain. Nous ne faisions que lire la pièce jusque là. Nous allons commencer les mouvements sur la scène et les trucs comme ça demain. Sensei et moi avons travaillé la chorégraphie pour la scène de combat dans le dernier acte. Le garçon qui joue Edgar va commencer avec nous la semaine prochaine. Nous nous ressemblons comme des frères. Nous avons tous les deux les cheveux noirs.

- Génial. J'ai parlé à mes parents et ils vont me faire partir de Poudlard à cause d'une "urgence familiale." Trois tickets au premier rang, s'il te plaît. As-tu demandé à ta famille s'ils veulent venir ?

- Non. Pourquoi est-ce qu'ils voudraient ?

- Tu ne sais jamais Harry. Ils pourraient. Tu m'as dit que ta tante t'a envoyé cette lettre où elle s'excuse pour quelques trucs, pas vrai ? Peut-être qu'elle essaie de se réconcilier avec toi.

- Je ne pense pas que je veuille me réconcilier avec aucun d'entres eux.

- Penses-y juste, Skywalker.

- J'y penserai.

- Bien. Oh, Ginny vient d'entrer. Je t'écrirai plus tard, Ok ?

- Bien sûr. A plus tard alors.

Hermione releva la tête de son livre et sourit. « Salut, Ginny ! » Elle s'arrêta quand elle vit le badge argenté des préfets sur la robe de l'autre jeune fille. « Oh, Ginny ! Félicitations ! » Elle embrassa Ginny qui la remercia et s'assit.

« Gred et Forge étaient dévastés, bien sûr. Ils se sont lamentés sur moi. C'était hilarant. Ron est aussi excité, parce qu'il a son truc de Protecteur et qu'il pense que je 'vais garder les plus jeunes au pas et loin du danger toujours présent.' » Hermione cligna des yeux et regarda Ginny.

« Oh, mon dieu. Il a été comme ça tout le temps où il a été à la maison la semaine dernière ? » Ginny grimaça et cacha son visage.

« Pire. J'espère qu'Harry a des tonnes de patience, parce que Ron ne veut pas se taire à propos de sa sécurité cette année et de la manière dont il devra s'assurer qu'Harry ne fera rien de dangereux. » Hermione eut un sourire narquois et secoua la tête.

« Et bien, je pense que Ron aura ce qu'il mérite pour sa vantardise, connaissant Harry » lui dit Hermione. Elle rangea son Mini-Messager et se tourna pour faire face à Ginny. « Alors, parle-moi de ton été. Je me suis demandée ce que tu faisais pour t'occuper » continua Hermione, caressant Pattenrond, qui avait décidé que les genoux d'Hermione étaient la meilleure place pour lui.

« J'ai travaillé à la boutique de Fred et George. J'ai eu beaucoup d'entraînement à esquiver, ça c'est sûr. Ils sont plutôt accommodants et ils m'ont souvent emmenée manger de la glace. » Ginny sourit. « Ils ont oublié que la glace me rend assez hyperactive, alors je me suis pleinement vengée pour toutes les blagues. » Hermione rit, sachant que Ginny avait hérité du tempérament de sa mère. Les deux filles sursautèrent quand la porte s'ouvrit. Ron se tenait là avec une expression assez sérieuse sur le visage.

« Bonjour Hermione. » Il entra et deux autres le suivirent. Hermione sourit et salua Neville avant de voir l'autre personne. Elle le regarda et tata sa baguette, prête à la sortir en un moment.

Draco Malfoy se tenait là et semblait différent. Elle n'était pas sûre en quoi. Il avait une cicatrice sur le côté droit de son visage, Hermione devait encore deviner à quoi elle était due. Il avait l'air… fatigué ? Elle ne pouvait le déterminer. Il s'avança et tendit la main. Ginny le regardait de derrière avec de grands yeux, comme si elle ne pouvait pas croire ce qu'elle voyait. Hermione se leva et prit sa main. Elle cligna les yeux de surprise quand il la tourna et se pencha dessus, ses lèvres effleurant presque ses articulations. « Un plaisir de vous revoir, Mademoiselle Granger » dit-il calmement. Hermione prit une profonde inspiration et la relâcha.

« Appelle-moi Hermione, si tu me laisses t'appeler Draco. » Il acquiesça et la corrigea avec son surnom préféré « Drake » avant de se tourner pour saluer Ginny de la même manière. Hermione remarqua que Ron et Neville regardait avec prudence la scène qui se déroulait. Ginny avait l'air légèrement effrayée, mais sourit quand Draco se redressa. Elle se poussa pour qu'il puisse s'asseoir. Hermione voulut sortir son Mini-Messager et dire à Harry ce qui venait de se passer, mais décida d'attendre d'être seule. Il réagirait de la même manière quel que soit le moment où elle lui dirait.

« Tu ferais mieux de ne pas avoir d'idées à propos de ma sœur, mec » grogna Ron. Draco le regarda de sa place à côté de Ginny.

« Pas sans ta permission, bien sûr » répondit-il, lui adressant un sourire très charmeur. Et bien, c'était un nouveau développement ! Elle ne pouvait pas attendre de relater tous les détails juteux à Harry. Elle était certaine qu'il se roulerait par terre de rire. Les adolescents commencèrent à parler de leur été. Neville coinça Hermione sur l'Herbologie pendant près de quarante-cinq minutes avant que la porte ne se rouvre à nouveau.

« Vous êtes là ! dit Luna. Je pensais bien que je vous trouverais ici. » Elle entra et s'assit. Elle regarda autour d'elle rêveusement, puis sembla revenir brusquement à la réalité pendant une seconde. « Où est Harry ? » demanda-t-elle. Tout le monde dans le compartiment s'arrêta et regarda aux alentours. Ron laissa échapper quelques jurons colorés qu'il avait dû apprendre auprès des Aurors avec qui il s'était entraîné cet été, Hermione en était sûr.

« Neville, tu viens avec moi et Luna. Drake, reste ici au cas où Harry viendrait. Il essaiera très probablement de t'attaquer. Pétrifie-le si tu le dois. » Draco acquiesce et se réinstalla dans son siège. Il avait l'air fatigué. Hermione supposa que Ron donnait à Draco du temps pour se reposer avant d'arriver à l'école. Elle regarda sa montre avant de se lever.

« Réunions des préfets, Ginny » dit-elle, se levant et époussetant ses robes. Draco secoua la tête.

« Toutes les réunions de préfets ont été reportées à ce soir à Poudlard, dans la Grande Salle, avec les Protecteurs, lui dit-il. Le Professeur Dumbledore doit dire quelque chose, et il ne veut pas se répéter. » Hermione le regarda avant d'acquiescer et de se rasseoir. Il ne mentirait pas à propos de quelque chose comme ça.

« Quelqu'un veut jouer à la bataille explosive ? » demanda Ginny, essayant visiblement de distraire son esprit de quelque chose.

« Tu es inquiète à propos d'Harry, n'est-ce pas ? » demanda Hermione. Ginny haussa les épaules. « Je parie que sa famille a juste décidé de ne pas l'amener. Tu sais comment ils sont avec la magie, la rassura Hermione. Le directeur va sûrement envoyer quelqu'un le chercher. » Elle serra Ginny dans ses bras avant de commencer à distribuer. « Tu veux jouer, Drake ? » demanda-t-elle. Il lança un regard dans sa direction avant de se redresser et d'acquiescer. Elle le servit et ils commencèrent à jouer. Ron revint près d'une heure plus tard, jurant toujours. La plupart des personnes qui l'accompagnaient portaient les mêmes badges que lui. Hermione supposa qu'ils étaient eux aussi dans ce truc de Protecteurs.

« Nous ne pouvons rien faire de plus tant que nous ne sommes pas à Poudlard. Continuez à faire des rondes. S'il est là, nous le trouverons. » Tout le monde acquiesça et s'en alla. Ron entra et regarda le jeu pendant une minute. « Par chance, il n'a pas été capturé par le Seigneur des Ténèbres » dit-il. Hermione leva les yeux au ciel et joua une carte. Elle remarqua que Draco avait pâli à l'utilisation du nom, mais ne dit rien. « Qui sait ce qu'on lui fait ? » continua Ron pour lui-même.

« Oh, Ron ! Tu n'es pas sûr qu'il a été kidnappé alors, s'il te plaît, arrête de dire ça. Il a probablement raté le train ! » explosa Ginny, perdant son sang-froid contre son frère.

« Ginny, on nous a prévenu que quelque chose comme ça pouvait arriver ! » contra Ron. Hermione abattit ses cartes et sortit sa baguette.

« Pour l'amour du ciel, Ron, je vais te lancer un sort si tu ne te tais pas. Tu n'as pas de preuve, alors ne cherche pas les problèmes. Je suis sûre que Harry va bien. » Le cerveau de Ron comprit vraiment la menace, car il arrêta de parler. Hermione retourna à son jeu avec Draco et Ginny, contente d'ignorer Ron donner des ordres à chaque Protecteur qui passait la porte.


La Grande Salle avait le même air que chaque année à la fête de début d'année. Hermione salua quelques personnes qu'elle n'avait pas vues dans le train et s'assit à la table des Gryffondors. Une nouvelle table avait été ajoutée d'une manière où d'une autre (probablement par magie) et tous ceux qui portaient des badges dorés s'assirent là. Hermione savoura le silence qu'elle trouva en l'absence de Ron. Elle regarda les Protecteurs fourmiller autours de la Grande Table. Dumbledore devait encore apparaître, donc ils parlaient à tous les professeurs qu'ils pouvaient atteindre. Le regard de Snape gardait un large espace vide autour de lui. Le seul élève à l'approcher fut Draco. Hermione regarda l'échange avec intérêt. Il vit un langage corporel différent de ce qui était normal pour eux deux. Est-ce qu'il s'était passé quelque chose entre eux ? Snape acquiesça et renvoya Draco d'un geste. Celui-ci s'assit à la table des Protecteurs et ignora les Serpentards. Hermione pouvait entendre certaines des choses qu'ils lui sifflaient. Elle fronça les sourcils et se fit la note mentale de toujours avoir sa baguette.

Le Professeur Dumbledore entra en même temps que les premières années. Il salua les professeurs d'un signe de tête et leur indiqua d'un geste qu'ils parleraient plus tard. Hermione se sourit à elle-même. Le Professeur McGonagall apporta le Choixpeau et le tabouret. Le chapeau s'anima et regarda la salle. La déchirure sur le bord s'ouvrit et il commença sa chanson de l'année.

Une autre année est venue et partie

Et encore personne n'a appris

Que Poudlard doit être uni

Pour trouver la paix qu'il mérite.

Un des nôtres est parti

Caché comme un Moldu ordinaire

Guérissant et s'entraînant, attendant le jour

Où il sera forcé de finir notre lutte.

Marqué par le mal et voulu par personne

Sa vie a été changée par l'affection d'une tante.

Il est protégé et sera un nouveau fils

Lui permettant de recevoir sa part.

Maintenant il a disparu et il manque à tous.

Il a laissé derrière la magie qu'il connaissait

Pour embrasser son ancien monde

Avant de nous revenir un autre homme.

Ecoutez-moi attentivement, successeurs des Quatre de Poudlard

Car j'ai une leçon pour vous tous.

La fierté, la bigoterie, les préjugés et la discrimination

Vous feront du mal si vous écoutez l'appel du Seigneur des Ténèbres.

Une autre année est venue et partie

Et encore personne n'a appris

Que Poudlard doit être uni

Pour trouver la paix qu'il mérite.

Hermione pâlit. Le choixpeau savait ! Elle espérait seulement qu'il ne savait pas pour elle. Harry avait besoin de son aide. Elle ne pouvait pas être découverte. Comment l'avait-il découvert ? Plus important, savait-il où était Harry ? Ca la démangeait de sortir son Mini-Messager et de demander à Harry ce qu'il en pensait, mais elle ne voulait pas attirer l'attention sur elle. Elle applaudit quand un élève était réparti à Gryffondor, mais son attention était réellement portée sur le professeur Dumbledore. Il avait l'air pensif. Elle le regarda quand il scanna rapidement la Grande Salle et devint agité. Snape lui parla et Dumbledore se calma un peu. Il était toujours troublé, mais il semblait ne pas le montrer. Dumbledore se leva après que la Répartition se fut achevée.

« Bienvenue pour une autre année à Poudlard, aux nouveaux comme aux anciens élèves. » Il s'arrêta. « A cause des récents évènements, les week-ends à Pré-au-Lard ont été annulés jusqu'à nouvel ordre. Personne n'est autorisé hors du château sans professeur. La Forêt Interdite est expressément interdite. Notre concierge, Monsieur Rusard, m'a demandé de vous rappeler que la magie n'est pas autorisée dans les couloirs. Presque tous les produits de Farces pour Sorciers Facétieux sont sur la liste des produits interdits. Monsieur Rusard sera heureux de fournir la liste à tout étudiant qui le demande. » Hermione eut un grand sourire. Elle pensa que l'entreprise de Fred et George marchait bien. Elle se fit la note mentale de le dire à Harry. « Je ne pense pas que j'ai besoin de vous rappeler que Voldemort est vraiment revenu. » Plusieurs filles crièrent et beaucoup frissonnèrent à son nom. Hermione leva les yeux au ciel. « A la lumière de son retour, un vieux club d'élèves a été rétabli à Poudlard. S'il vous plaît, levez-vous, Protecteurs. » Hermione regarda toute la table se lever. « Ce club va agir comme une maison. Ils ont leurs propres dortoirs s'ils souhaitent l'utiliser, mais ils sont toujours membres de leur maison d'origine et devront être traités comme tels. Ces élèves ont été entraînés pour défendre Poudlard et ses élèves si les problèmes devaient nous trouver. Ils peuvent facilement être identifiés par les badges qu'ils portent. Ils ont autant d'autorité que les professeurs en cas de situations d'urgence. S'il vous plaît, souvenez-vous de ça. » Il fit un geste vers un des professeurs. Le nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal, visiblement. L'homme se leva. « Voici le Professeur William Zareh. Il sera le professeur de Défense Contre les Forces de Mal. Accueillez-le comme il se doit, s'il vous plait. » Les élèves applaudirent sans enthousiasme, beaucoup se demandant visiblement combien de temps il allait durer.

Hermione se tourna vers sa table quand Dumbledore se rassit. Il n'avait pas dit un mot à propos de Harry. Hermione ne savait pas si c'était une bonne chose ou pas. Elle fronça les sourcils. Elle devrait le découvrir pendant la réunion de ce soir.


Les professeurs de Poudlard se rassemblèrent tous dans la salle des professeurs au premier étage. Snape s'installa dans son fauteuil favori. C'était un des plus éloignés des autres avec son dos fermement contre le mur. Il regarda les autres tourner en rond, tous bavassant à propos de l'absence de Potter. Snape voulait leur dire que c'était un bon débarras d'une nuisance non nécessaire, mais il tint sa langue. Pas besoin de faire penser à qui que ce soit qu'il avait quelque chose à voir avec la disparition du garçon. Le nouveau professeur s'assit à côté de Snape et observa la foule. Snape l'aimait bien pour la seule raison qu'il était très taciturne. Toutes les conversations qu'il avait eues avec lui (il pouvait les compter sur une main) avaient été directes, droit au but et, merci Merlin, courtes. Snape considérait que c'étaient les meilleures conversations, en fait, les seules dignes de son temps, à moins que ce ne soient des discussions avec Draco. Celles-là étaient différentes. Dumbledore entra dans la salle et fit signe à tout le monde de prendre sa place. « Installez-vous, tout le monde, dit-il s'enfonçant dans son propre fauteuil. A présent, est-ce que quelqu'un a des informations sur la localisation d'Harry Potter ? » demanda-t-il. La plupart des professeurs eurent l'air choqués.

« Vous ne l'avez pas caché quelque part ? » demanda Flitwick. Dumbledore soupira et secoua la tête.

« Non, Filius. Je l'ai laissé avec sa tante et son oncle. La protection de sang était très forte cette année. Je ne pouvais pas me résoudre à le faire partir quand il était si bien protégé » admit Dumbledore. Son regard fit le tour de la pièce. « Quelqu'un devra aller chez sa tante et l'amener à l'école, alors. J'ai entendu parler de quelques problèmes avec eux dans le passé au sujet de Harry et Poudlard. » Snape décida d'avoir l'air très en colère au sujet de quelque chose. Humm, Londubas réussissant un Optimal et étant dans sa classe d'A.S.P.I.C. marcherait bien. « Ca devra être quelqu'un qu'il connaît. » McGonagall se leva. « Non, Minerva. J'ai besoin de vous ici. Les Préfets et Protecteurs se rassemblent dans la Grande Salle. S'il vous plaît, allez vous en occuper. » McGonagall grommela dans sa barbe au sujet de la stupidité de certains Moldus et partit. « Severus. » Snape redressa la tête et arbora un air mécontent.

« Je crois que nous connaissons tous l'opinion qu'a Monsieur Potter de moi, Monsieur le directeur. Je suis le pire candidat pour cette… mission. » Snape essaya de garder son visage sans moue méprisante, mais y parvint à peine.

« Il te connaît, Severus. Tu es le mieux entraîné. » Snape lui lança un regard noir. Comment le directeur pouvait-il lui demander ça ? Il savait ce que Potter pensait de lui. Les sentiments étaient réciproques, en fait.

« Monsieur le directeur, normalement, je ne refuserais pas, mais n'importe qui dans cette salle serait mieux que moi. Pourquoi pas Hagrid ? » Le géant avait l'air très fier de lui. Laissez-le faire.

« Je veux de la discrétion. Tu devras entrer, prendre Harry et sortir en le temps le plus court. Hagrid serait un peu trop visible, sans vouloir vous offenser, Hagrid. Severus, toi et Harry avez plusieurs évènements dans votre passé qui n'étaient qu'entre vous deux, donc tu pourras utiliser ça comme moyens de le convaincre de ton identité. » Snape eut un rictus méprisant. Oh, oui, lui et Potter avaient eu plusieurs « évènements. » « Prends William avec toi comme support. » Snape lança un coup d'œil à l'homme assis à côté de lui. Dumbledore semblait décidé à faire encore les mêmes erreurs.

« S'il ne fait qu'élever la voix contre moi, Albus, je ne serais pas responsable de mes actions » l'avertit Snape. Dumbledore acquiesça en signe de compréhension.

« Utilise tous les moyens nécessaires pour l'amener ici, Severus, mais ne lui fais pas de mal. » Snape eut l'air blessé.

« Vous avez dit tous les moyens », rappela-t-il à Dumbledore. Les autres professeurs commencèrent tous à crier contre Snape. Dumbledore rit.

« Severus, tu devrais plaisanter plus souvent. Tu as un sens de l'humour très amusant » dit-il en se levant. Snape le regarda. Si le directeur pensait qu'il plaisantait, c'était très bien pour lui. Il ne plaisantait pas. « Partez maintenant. Ramenez vite Harry. » Dumbledore se leva et la réunion s'acheva. Après la réunion avec les Protecteurs, il alla dans son bureau pour attendre et voir quand Severus reviendrait.

Presque une demi-heure passa avant qu'il n'entende l'escalier bouger. Il invita Severus à entrer quand il l'entendit frapper à la porte. Il arrangea son visage dans une expression plaisante et pleine d'espoir pour Harry. La vue qui s'offrit à lui n'était pas celle qu'il attendait. Les deux sorciers entrèrent dans son bureau et s'effondrèrent dans des fauteuils sans attendre d'invitation. Il ne voyait pas Harry. « Severus, où est Harry ? » Il regarda mieux les deux hommes. Tous les deux semblaient épuisés pour quelques raisons. Severus avait un œil au beurre noir alors que William avait l'air éreinté. « William, Severus ? Que s'est-il passé ? »

« Il n'est pas là, Monsieur le Directeur, annonça Snape après avoir pris plusieurs profondes inspirations. Il n'est pas là. » L'expression de Dumbledore se dissipa.

« Qu'est-ce que tu veux dire, il n'est pas là ? » demanda Dumbledore. William se recula devant la colère dans la voix de Dumbledore.

« Juste ce que j'ai dit. Il n'est pas là. Franchir les protections a été un cauchemar. Une fois que nous avons réussi à atteindre la porte, sa tante a refusé de nous laisser entrer. Nous avons dû forcer. Potter n'est pas dans la maison. Quoi que vous fassiez, faîtes attention à son crochet gauche. Lily a dû lui apprendre ça. » Severus posa prudemment sa main et tressaillit quand il toucha le bleu. Il regarda le directeur et remarqua son expression orageuse. Il préférerait faire face à Voldemort dans un mauvais jour.

« Qu'est-ce que tu veux dire, il n'est pas là ? » demanda à nouveau le vieux sorcier.


Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.