Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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Hermione et Ginny étaient assises côte à côte dans la Grande Salle. La plupart des préfets faisaient le tour de la salle, se parlant entre eux et se racontant ce qu'ils avaient fait pendant l'été. Les Protecteurs discutaient de quelque chose. Hermione remarqua que beaucoup semblaient anxieux à propos de quelque chose… ou de quelqu'un. Elle supposa qu'ils étaient inquiets qu'Harry ne soit pas là. « Tu penses que cette réunion est sur quoi ? » demanda Ginny à Hermione d'un ton bas. Hermione repoussa ses cheveux de son visage et fronça les sourcils.
« Probablement des règles pour cette nouvelle année, les procédures d'urgence, et tout. Les professeurs voudront que nous soyons préparés pour presque tout. » Hermione posa sa tête sur sa main et soupira. Une voix près d'elle la surprit.
« C'est pour quoi nous sommes là, lui dit Ron avec une fierté évidente. Nous protégeons l'école. Les Préfets gardent l'ordre. » Hermione le regarda et décida de ne pas répliquer. Ron passa de l'autre côté de Ginny et l'entraîna dans une discussion à propos de divers élèves de cinquième année. Elle sortit son Mini-Messager et murmura son mot de passe. Elle décida que personne ne trouverait ça étrange que la Miss-je -sais-tout de l'école soit déjà engagée dans ses études.
Tu es là, Skywalker ? Je suppose que non. Et bien, tu as certainement manqué beaucoup de choses. Tout le monde est absolument hystérique à ton sujet. C'est assez amusant quand on est dans le secret. Ginny a travaillé pour les jumeaux tout l'été. Tu te souviens comme Percy était pompeux ? Ron le rendrait fier. Neville est toujours calme, mais il semblait sincèrement inquiet que tu ne sois pas là. Luna a remarqué que tu n'étais pas là quarante-cinq minutes après que le train soit parti. Observatrice, celle-là. Je peux entendre tes pensées… Et Malfoy ? Il est… différent. Il a une cicatrice sur la partie droite de son visage. Il semble usé et fatigué, mais d'une certaine manière encore alerte. Il a pâli à la mention de Voldemort, mais n'a pas eu d'autre réaction. Je doute que Ron ait remarqué. Ron n'est pas subtile. Malfoy a un surnom, Drake, qu'il m'a demandé d'utiliser. Il a été très poli et m'a même embrassé la main et m'a appelé Mademoiselle Granger. Lui et Snape ont l'air terriblement proches. Je te ferai savoir tout ce que je trouverais à ce sujet. Quant à ta liste, je pense que Neville serait le meilleur choix. Il est toujours si impatient de partager ce qu'il apprend. Il m'a déjà montré un sort « Constricti Appendia. » C'est un sort avancé qui attache vraiment les parties qui bougent et continue de serrer jusqu'à ce qu'aucun mouvement ne soit possible. Le seul danger est de lui permettre de s'enrouler autour d'une voie d'air.
« Bon dieu, Hermione ! Les cours n'ont même commencé et tu étudies déjà ! » cria presque Ron. Hermione ferma son livre d'un geste sec et eut son meilleur regard noir, version 22 : « comment oses-tu m'interrompre ? »
« Et les gens se posent des questions sur mes notes, dit-elle sèchement. En plus, ceci » elle tint son Mini-Messager, « est mon planificateur. Tu sais ce que c'est, pas vrai ? » Ron fit du bruit avant de revenir avec une réponse.
« Pourquoi es-tu tellement inquiète pour ça maintenant ? » demanda-t-il. Hermione mit le livre dans son sac et secoua la tête.
« Certaines personnes aiment l'organisation, Ronald. » Elle fut sauvée d'une autre réplique sans valeur quand McGonagall entra dans la Grande Salle et annonça que Dumbledore arriverait dans quelques minutes.
« Des conseils d'organisation ? » demanda une voix douce à côté d'elle. Elle se tourna et vit Draco assis là. Elle lui adressa un sourire hésitant, auquel il répondit par un grand sourire.
« Ca dépend de tes objectifs, lui dit-elle. Tu sais ce qu'ils sont ? » Draco acquiesça.
« Je dois trouver plus d'heures qu'il n'y a dans une journée. J'ai l'école, l'entraînement et ma propriété à gérer. » Hermione haussa les sourcils.
« Une propriété va compliquer les choses » lui dit-elle. Elle sortit rapidement son parchemin, de l'encre et une plume. « Ton emploi du temps est solide. Je suppose que tes entraînements aussi ? » Elle commença à dessiner un tableau. Draco acquiesça et sortit un morceau de parchemin. Il le défit et le tendit à Hermione.
« Comment diable as-tu eu ton emploi du temps aussi tôt ? » demanda-t-elle. Elle put entendre Ron gémir qu'elle allait corrompre « Drake. » Hermione ignora le commentaire de son ami, pour son propre bien.
« Severus » répondit Draco avec un petit sourire. Hermione acquiesça et remplit ses classes sur le tableau. « L'entraînement est de 6 heures jusqu'au petit déjeuner tous les matins, et de sept heures à neuf heures le soir, avant que nous commencions à patrouiller. » Hermione remplit ces horaires sur le tableau et le regarda.
« Quidditch ? » demanda-t-elle, se rappelant qu'il était dans l'équipe de Serpentard.
« Pas de Quidditch cette année. Trop dangereux. » Hermione acquiesça. Elle poussa le papier devant lui.
« J'ai marqué tes classes, tes entraînements et le meilleur moment pour que tu étudies. Est-ce que tu as des employés à ta propriété ? »
« Oui, pourquoi ? » demanda-t-il en étudiant le parchemin.
« Tu vas devoir déléguer quelques responsabilités à un de tes employés. Personne ne peut faire tout ce que tu veux faire, même avec de la magie. Si tu délègues les responsabilités les moins importantes, quelles qu'elles soient, tu libéreras du temps pour les choses vraiment sérieuses qui requièrent ton attention. » Draco acquiesça en signe de compréhension.
« Je vais prendre ça en compte. Merci pour les suggestions. » Hermione sourit et acquiesça.
« De rien. Ron et Harry ne semblent jamais les apprécier. » Elle s'arrêta et fronça les sourcils. « J'espère qu'il va bien. »
« Nous n'avons pas de raison de croire le contraire. » Il s'affala sur la table. Les yeux d'Hermione s'écarquillèrent. « Quoi ? » demanda-t-il.
« Tu es affalé ! » Il haussa les épaules et ferma les yeux.
« Je suis fatigué. Je crois que c'est une réaction normale. » Hermione sourit. Elle fut surprise quand tous les Protecteurs se mirent debout. Dumbledore était entré. Le vieux sorcier sourit et fit signe à tout le monde de s'asseoir. Draco avait l'air alerte à présent. Hermione se demanda combien de tout ça était réel.
« Bienvenue pour une nouvelle année à Poudlard, dit joyeusement Dumbledore. Vous trouverez devant vous le règlement et les directives pour cette année. S'il vous plaît, étudiez-les et soyez familiers de son contenu. Il y a plusieurs changements. Vous trouverez les grandes lignes sur les premières pages. » Hermione le feuilleta. Elle fronça les sourcils devant plusieurs points. Ca allait être une année difficile. Elle était soulagée qu'Harry ait décidé de ne pas revenir. « S'il vous plaît, souvenez-vous que ces nouvelles règles vous aideront à garder les élèves en sécurité. » Hermione leva la main. « Oui, Mademoiselle Granger. »
« Monsieur le Directeur, j'ai remarqué que les élèves ne sont pas autorisés à sortir sur le domaine. Comment aurons-nous Soins aux Créatures Magiques ? Nous avons besoin de cette classe. » Dumbledore lui adressa un sourire indulgent.
« La classe de Soins aux Créatures Magiques sera déplacée dans la cour intérieure. Ne vous inquiétez pas, Mademoiselle Granger. La qualité des leçons ne souffrira pas de ces nouvelles règles. De plus, j'annonce que le Quidditch a été annulé cette année à cause du retour de Voldemort. » Hermione acquiesça et retourna au règlement. « Je demande qu'il y ait à la fois un Protecteur et un Préfet dans les équipes pour les patrouilles du soir. Personne ne devrait patrouiller seul. » Il fit une pause et fit le tour de la salle du regard. « Je ne peux pas insister assez. Les temps sont dangereux. On ne peut jamais être assez prudent. » Il leur sourit à nouveau, comme un grand-père qui congédie ses petits-enfants. « Les emplois du temps de vos obligations vous seront donnés demain en même temps que celui de vos classes. » Ginny leva la main. « Oui, Mademoiselle Weasley ? »
« S'il vous plaît, Monsieur. Je sais que je parle pour tout le monde quand je pose la question. Où est Harry ? Il va bien ? » Les yeux de Dumbledore pétillèrent un peu pour la première fois de la soirée.
« Harry va bien. J'ai envoyé deux professeurs chez lui pour le ramener à l'école. Il sera de nouveau avec vous bientôt. » Hermione sourit, sachant que tout le monde arborait le même sourire de soulagement. Elle espérait seulement que Pétunia Dursley ferait le poids contre les professeurs et le directeur. Elle savait que Dumbledore irait personnellement s'il avait l'impression que c'était nécessaire. La réunion toucha à sa fin peu après et elle alla à la tour des Gryffondor avec Ginny. Elle ne pouvait pas attendre pour tout dire à Harry.
Harry était allongé sur une couverture avec les yeux fermés. C'était presque l'heure du déjeuner et il pouvait sentir les hamburgers être préparés. Tout le monde était dehors et semblait passer un bon moment. Tous les professeurs s'essayaient au grill. Le Professeur Bevington portait un tablier qui disait « griller ou ne pas griller », pendant que Skye essayait de montrer à tous les élèves qui voulaient écouter comment faire un dessert. Les pensées d'Harry furent interrompues par une voix. « Hey, petit. » Paul se laissa tomber sur la couverture et lui tendit un soda. « Comment vas-tu ? » Harry s'assit et regarda autour d'eux. Personne n'était près d'eux. Il ramena ses jambes près de lui et posa son menton sur ses genoux.
« Je suis… » Il s'arrêta. Qu'était-il ? Terrorisé ? Effrayé ? Nerveux ? « Plein d'appréhensions. » Ouais, ça sonnait pas mal. « Je suis inquiet que le Professeur Dumbledore soit là bientôt et me ramène à Poudlard. » Harry se frotta les yeux derrière ses lunettes et soupira. « Je ne veux pas y aller. Je veux rester ici. » Paul acquiesça en signe de compréhension, espérant que Harry ne se mette pas à faire les cent pas. Harry réussissait à faire plusieurs kilomètres quand il parlait de Dumbledore pendant un certain temps. « J'ai l'impression que je devrais faire quelque chose, tu sais ? » Il rit un peu. « Me tenir près des portes avec ma baguette levée, prêt à lui montrer que je reste là. Pas juste… attendre qu'il arrive » finit-il. Il cacha son visage entre ses genoux à nouveau et prit une profonde inspiration. Paul brisa sa phase d'écoute et réalisa ce que Harry avait dit.
« Ta baguette ? » demanda-t-il. Harry releva la tête et fixa Paul. Il sourit devant son expression et son émerveillement manifeste.
« Comment croyais-tu que nous faisions ? demanda Harry. En claquant des doigts ? En faisant une gigue ? » Paul sourit et secoua la tête. Harry regarda les environs à nouveau et sembla satisfait que personne ne les dérangerait. Il remonta la jambe de son pantalon et Paul vit, et bien, une baguette attachée à sa jambe avec ce qui semblait être un lacet. Harry l'enleva et mit la baguette par terre sur la couverture devant lui. « Il y a ma vie ici. Un sorcier ne vaut rien sans sa baguette. Il est sans défense. »
« Est-ce que je peux ? » demanda Paul. Il ne voulait pas y toucher sans la permission de Harry.
« Bien sûr. Tu ne peux pas l'utiliser de toute façon. » Paul se pencha et prit la baguette dans sa main.
« Tu l'as tout le temps avec toi ? » demanda Paul, la faisant rouler dans ses mains.
« Toute la journée, tous les jours. C'était ma meilleure amie avant. Maintenant… » Il haussa les épaules.
« Maintenant ? » Harry avait été sur le point de révéler quelque chose. Il y avait plus et Harry avait besoin de le dire.
« Un fardeau nécessaire, je suppose. J'en ai besoin. » Paul remit la baguette au sol et regarda Harry.
« Je ne t'ai jamais vu l'utiliser. » Harry releva la tête et acquiesça.
« Ouais, je sais. Je ne suis pas autorisé à l'utiliser hors de l'école jusqu'à ce que j'aie dix-sept ans. Je serai expulsé si je le faisais. Je l'ai presque été l'été dernier, après que des Détraqueurs soient venus à la maison et aient essayé de me blesser. » Paul cligna des yeux et regarda Harry.
« Des Détraqueurs ? » Qu'est-ce que c'était ? « Est-ce que c'est quelque chose comme les vampires, les loups-garous, ou les licornes ? » Paul connaissait des trucs du monde magique, pas vrai ? Il avait lu des contes de fées enfant, comme tout le monde.
« Je suppose qu'ils sont un peu comme les vampires. Ils aspirent les sentiments heureux des gens. Toutes les bonnes émotions s'en vont jusqu'à ce qu'il ne te reste que les mauvaises. Même les Moldus peuvent les sentir. » Harry serra ses mains autour de ses jambes et regarda dans le vide. « Quand ils sont près de moi, je peux entendre Voldemort tuer ma mère. » Paul mit une main sur l'épaule du garçon. « Je connais un sort pour m'en débarrasser, mais j'ai besoin de souvenirs heureux ; plus fort le souvenir est, mieux sera la sort. »
« Je vois. C'est une bonne chose que tu ais la baguette alors. Peux-tu vivre sans ?" demanda-t-il, vraiment curieux.
« Ouais, je peux. Dans le monde Moldu au moins. J'ai été élevé comme si j'en étais un. J'aurais davantage de problèmes dans le monde magique. C'est là où Voldemort peut vraiment me trouver. Tout ce qu'il a à faire est de suivre la foule. » Il eut un sourire narquois. « Les seules fois où je suis autorisé à l'utiliser est quand ma vie est en danger. C'est déjà arrivé quelques fois. »
« Avec ton look, qui peut blâmer les filles d'essayer ? » La blague de Paul sortit Harry de sa dépression. Harry retomba sur la couverture en riant. « Je m'occuperai de ton directeur s'il se montre. Légalement, il ne peut pas t'emmener. Il n'a pas voix au chapitre dans ta vie ou où tu vas à l'école » dit Paul, redressant Harry pour lui faire face.
« Le Ministère va probablement donner à Dumbledore la permission de faire ce qu'il veut, avec Voldemort officiellement de retour. » Paul le coupa.
« Ne créons pas les problèmes tant qu'ils ne sont pas là, d'accord ? Promets-moi que tu laisseras les adultes s'occuper de ça. » Paul étudia le visage d'Harry quelques minutes. « Regarde-moi, Harry. » Le jeune homme releva les yeux de la couverture pour croiser le regard de son thérapeute. « S'il te plaît, permets-moi de gérer ça » dit Paul en prenant une main d'Harry. « S'il te plaît ? » Harry baissa le regard et acquiesça. « Merci, dit Paul en se mettant à genoux. Je chérirai ce privilège pour toujours. » Il passa ses bras autour des épaules d'Harry et appuya son corps sur lui. « Oh non, tu m'as ensorcelé. J'ai augmenté de masse. »
« Paul ! Dégage ! » Harry se sortit de sous Paul. « Allez, thérapeute fou ! » Paul rit alors qu'Harry le repoussait. « Tu es dingue » dit Harry alors qu'il s'époussetait.
« Il en faut un pour en reconnaître un » contra joyeusement Paul. Il vit quelqu'un se faufiler derrière Harry. « Fuis bien. » Le sourire d'Harry se dissipa.
« De quoi est-ce que tu… » Sensei l'attrapa par la taille et le mit sur son épaule. « Sensei ! Repose-moi ! » Sensei se dirigea vers la nourriture en portant Harry. Le garçon regarda Paul. « Toi ! Tu savais qu'il se faufilait derrière moi ! » l'accusa-t-il avec une expression qui promettait beaucoup de douleur une fois qu'il sentirait à nouveau le sol sous ses pieds.
« C'est l'heure de manger. Tout le monde doit manger » dit Sensei à Harry. Celui-ci leva les yeux au ciel et permit à Sensei de l'emmener où il voulait. Il ne voulait pas argumenter contre l'homme.
Harry était assis pour finir ses devoirs de science quand il eut un sentiment des plus étranges. Il voulait dire que c'était le dernier hot-dog qu'il avait mangé (qu'est-ce qu'il y avait dans ces trucs, de toute façon ?), mais il ne pouvait pas le faire passer pour une indigestion. Quelque chose n'allait pas. N'était pas normal. La seule chose drôle, à part le fait d'avoir des intuitions comme celle-là (le Professeur Trelawney mourrait de joie), était que le danger ne venait pas vers lui. Il s'éloigna de son bureau et commença à faire les cent pas. Qu'est-ce que c'était ? Ce n'était pas mauvais en soit. Tante Pétunia. Quelque chose était après sa tante. Oh, je peux entendre Hermione maintenant… « C'est encore ton truc de sauver des gens, Harry. » Harry quitta sa chambre et glissa dans le couloir. Adulte. Adulte. Il avait besoin de trouver un adulte. « Jack ! » Harry courut vers la permanence de l'infirmier. « Jack, où est Paul ? J'ai besoin de Paul. »
« Qu'est-ce qui ne va pas, 007 ? » demanda Jack alors qu'il se levait de son siège. Il contourna le bureau et s'agenouilla devant Harry.
« J'ai besoin de l'aide de Paul. Seulement de Paul. Où est-il ? » Harry dansait sur place. Ils n'avaient plus beaucoup de temps !
« Dans son bureau. Tu veux que je l'appelle ? » Harry secoua la tête et partit en direction des escaliers. « Evan ! »
« Pas le temps ! » Harry descendit en courant les trois étages et évita de justesse une collision avec les portes du bas. Pas étonnant que Rick ait dit que courir était bon pour la santé. Il frappa sur la porte de Paul et l'ouvrit à la volée quand celui-ci répondit. « J'ai besoin d'appeler à la maison. Ma tante, je pense qu'elle a des problèmes » expliqua-t-il. Paul laissa tomber son stylo et le fixa du regard.
« Harry, est-ce que ça a à voir avec Voldemort ? » demanda Paul avec prudence.
« Non ! Est-ce que je peux appeler d'abord et expliquer après ? » Paul acquiesça et poussa le téléphone vers Harry. Celui-ci le saisit et composa le numéro que son enseignant avait fait rentrer dans son crâne à l'école primaire. « Allez, allez, allez ! » Il se détendit visiblement quand sa tante répondit. « Tante Pétunia ! Il y a des sorciers qui viennent chez toi. De Poudlard. Je ne sais pas. J'ai eu un pressentiment. Non. Souviens-toi que les barrières magiques vont te protéger si tu ne veux vraiment pas qu'ils soient là. Tout ce qu'il faut est de la volonté. Ne les laisse pas t'intimider. » Paul devenait un peu inquiet. Harry commençait à devenir hystérique. « Oui, il est là. » Harry tendit le téléphone à Paul, qui le prit.
« Allo ? » dit-il dans le combiné
« Dites-lui que je rappellerai quand ce sera fini, s'il y a des sorciers en chemin. S'il vous plaît, calmez-le. » Une sonnette retentit de l'autre côté du téléphone. « Au revoir. » Pétunia raccrocha. Harry se tenait à côté du bureau, essayant visiblement de se calmer.
« Inspire profondément. Inspire profondément » lui dit Paul. Harry acquiesça. « Assieds-toi. Ta tante a dit qu'elle te rappellerait après que les sorciers soient partis. » Harry acquiesça encore, donnant à Paul le sentiment qu'il n'entendait pas ce qu'il lui disait. « Dark Vador est là, demandant à ce que tu le rejoignes. » Harry acquiesça à nouveau. Oh – oh. « Harry ! » Harry sursauta et cligna des yeux. Il regarda Paul.
« Quoi ? »
« Ta tante va rappeler quand ce sera fini. » Paul tendit une bouteille d'eau à Harry. « Bois un peu de ça. » Harry acquiesça à nouveau et fit comme on lui avait dit. « Je suis fier de toi, Harry. » Le garçon eut l'air confus. « Tu as fait exactement comme on avait dit. Tu as laissé les adultes s'occuper des choses. » Harry sourit.
« Je suppose que j'ai fait ça. Ca été automatique » expliqua Harry, se détendant suffisamment pour parler.
« Comme ce devrait être, lui répondit le psy. Comme ce devrait être. »
« Quelles sont nos options, Severus ? demanda Dumbledore. Elle ne sera sûrement pas capable de résister au Véritaserum. » Severus pointa sa baguette vers son œil et grommela un mot avant de répondre à Dumbledore. Le bleu s'effaça et le professeur se redressa.
« Monsieur le directeur, vous savez que les moldus et les potions ne se mélangent pas vraiment, particulièrement une potion aussi forte. Ce serait soit inefficace, soit ça la tuerait » expliqua Snape.
« La légilimencie ? » demanda Dumbledore. Snape s'arrêta, réfléchit et acquiesça.
« Je n'ai pas essayé plus d'un rapide coup d'oeil. William ? » Le professeur Zareh secoua la tête.
« Je ne suis pas assez bon en Légilimentie pour faire ça. J'ai besoin qu'ils soient presque inconscients, expliqua-t-il. J'ai juste le niveau requis pour rentrer chez les Aurors. » Dumbledore acquiesça et fit signe que ce n'était pas important.
« Ne t'inquiète pas. Je t'ai dit que seule l'Occlumencie sera nécessaire. Tu es le plus fort dans ce domaine, et c'est ce qui est important. » Le professeur Zareh acquiesça. « Très bien. Allons à Privet Drive trouver Harry. » Snape combattit un grognement et prit la queue de Fumseck comme l'avait ordonné Dumbledore. Tous les trois apparurent à Privet Drive. Fumseck poussa un cri et disparut.
Dumbledore pouvait sentir les barrières presser autour de lui, le retenant sur place et étouffant sa magie. Il commença à « parler » aux barrières, essayant de les convaincre qu'il était le premier lanceur, qu'il les avait érigées et qu'il ne voulait pas de mal au garçon ou à sa famille. Elles répondirent plus vite qu'elles ne l'avaient fait pour Snape. Il fit signe aux deux autres sorciers de le suivre et conduisit la courte marche jusqu'à la porte. Dumbledore pensa avoir entendu Snape grommeler « je vous l'avais dit », mais il ne put en être sûr car il sonna au même moment. Le cousin d'Harry ouvrit la porte. Il étudia les trois sorciers, ferma la porte et cria à sa mère : « Maman, des sorciers sont là ! » Pétunia ouvrit la porte juste quelques secondes plus tard.
« Je pense vous avoir dit qu'il n'était pas là. Vous ! » Elle ouvrit la porte et permit à Dumbledore d'entrer. « Je ne pensais pas que vous alliez écouter votre petit professeur. » Snape cligna des yeux et fit jouer sa baguette. Oh, quel sort utiliser sur cette agaçante Moldue ? Quelque chose de douloureux, définitivement. « Je suppose que vous pouvez tous vous asseoir, puisque vous êtes là à déranger les gens normaux. » Elle pointa vivement le salon de son index. Dumbledore entra et prit un siège comme elle l'avait ordonné.
« Mme Dursley, je sais ce que vous avez dit à mes professeurs, mais je dois insister pour que vous me parliez également. Harry est en danger loin de votre maison. Les seuls endroits sûrs pour lui son votre maison et Poudlard, expliqua patiemment Dumbledore. Je fais ça pour son bien. »
« Son bien ? demanda-t-elle. Son bien ? » Ses mains croisées se serrèrent de colère alors qu'elle sifflait la réponse de Dumbledore. « Savez-vous comment était ce garçon quand il est revenu de cet endroit que vous appelez une école ? demanda-t-elle. Je ne sais pas plus que ce que vous m'avez dit, Professeur, mais ce garçon avait mal. Aucun de vous… sorciers… n'avez rien fait pour l'aider. »
« Potter a toujours aimé un peu plus de considération que ce qui est bon pour lui, je vous l'assure » dit Snape avec mépris de sa place à côté de Dumbledore. Pétunia se retourna contre lui.
« Considération ? Considération ! » Le professeur Zareh s'éloigna discrètement de Snape pour se rapprocher de Dumbledore. C'était la deuxième fois qu'il faisait face à cette femme, et elle le terrifiait toujours. « J'avais un garçon de quinze ans qui dormait le jour pour que je puisse le réveiller quand il faisait des cauchemars. Ces cauchemars l'empêchaient non seulement de dormir normalement, mais ils lui faisaient également perdre le peu de nourriture qu'il arrivait à avaler. Il avait l'air sur le point de faire une crise de nerf, et vous osez me dire qu'il cherchait de la 'considération' ? » Snape la regarda de haut, un sourcil haussé, alors qu'elle tempêtait. Il eut de vagues images de ce que Potter avait été pendant ses jours à la maison, mais rien de plus. « Je vous connais. » Sa déclaration cassa sa concentration. « Vous êtes le professeur Snape, dit-elle en le pointant du doigt. Vous êtes Severus ! L'ami de Lily. » Le visage de Snape glissa dans son masque habituel et il essaya de l'intimider. « Je me souviens de vous maintenant. » Intimidation ! Londubas faisant exploser un chaudron qui blesse d'autres élèves, des Serpentards. « Vous avez certainement grandi » dit-elle.
« Oui, le temps fait ça aux gens. Maintenant, où est Potter, pour que nous puissions le ramener à la sécurité de ses fans ? » lui demanda-t-il, pensant que Pétunia voudrait plus leur révéler la localisation du garçon maintenant qu'elle croyait le connaître.
« Ses fans ? Il tressaillirait de vous entendre dire ça, j'en suis sûre. Je l'ai envoyé à l'école, et c'est tout ce que vous avez besoin de savoir » dit-elle avec un petit sourire dur lui disant clairement qu'il avait perdu. Il eut une vague image de Potter (le garçon avait l'air horrible, il pouvait l'admettre) se tenant avec un homme, visiblement Moldu, tenant quelque sorte de sac. L'homme ressemblait à un enseignant à l'école. Aucun nom d'institution ne vint.
« Mme Dursley, s'il vous plaît, souvenez-vous que Voldemort peut trouver et attaquer Harry à n'importe quel moment quand il n'est pas dans cette maison. » Pétunia se tourna vers Dumbledore et eut un sourire narquois.
« Exactement. Voldemort peut le trouver, et il l'a trouvé. Dans. Votre. Ecole. Il a réussi à trouver Harry à Poudlard plusieurs fois. Et vous l'avez laissé. » Pétunia était sur le point de grandement bluffer, mais elle avait besoin de leur faire comprendre ce qu'elle disait. « Oh, oui. Le garçon me l'a dit. Il m'a dit que vous aviez permis à un garçon non entraîné de faire face à un sorcier pleinement éduqué. Plus jamais. » Elle s'arrêta, adressant un regard noir à chacun des trois sorciers présents. « J'annonce formellement qu'Harry Potter n'ira pas à Poudlard cette année. Si vous vous montrez encore, j'appellerai les autorités. Harry m'a montré comment faire. » Elle se leva, finissant l'entretien.
« Mme Dursley, je ne crois pas que vous compreniez la situation » dit Dumbledore, permettant à sa colère de se montrer.
« Je crois que ma femme vous a dit que le garçon ne retournerait pas dans votre école. » Vernon Dursley entra dans le salon et lui adressa un regard noir. « Nous avons suivi vos instructions à propos du garçon jusqu'à maintenant. Ma femme m'a dit qu'il avait presque été tué. Ca suffit, Dumbledore. Il était notre neveu, notre responsabilité, et maintenant nous allons faire comme nous voulons, y compris le garder loin de la magie dont vous êtes si friands. » Vernon fit un pas en avant tout en continuant à fusiller Dumbledore du regard. « Sortez, cracha-t-il aux trois sorciers. Maintenant. » Les barrières se resserrèrent à nouveau autour de Dumbledore, menaçant sa magie, alors que Vernon et Pétunia Dursley le regardaient avec des yeux noirs. Dumbledore s'éloigna du couple, disant aux barrières qu'il s'en allait et qu'il n'allait faire de mal à personne sous leurs protections. Il conduisit les autres hors de la maison, voyant le cousin du garçon assis sur les escaliers et dirigeant un regard plein de haine dans leurs dos. Fumseck réapparut et les transporta tous les trois dans le bureau directorial.
« Messieurs, je crois que nous avons un sérieux problème, dit Dumbledore aux deux professeurs. Appelez l'Ordre. » Le professeur Zareh acquiesça et disparut dans les escaliers pour envoyer des messages. « Nous avons un sérieux problème » répéta pour lui-même Dumbledore alors qu'il caressait Fumseck.
Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
