Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


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- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)

- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


« Tu vas bien ? dit Harry dans le téléphone. Tu as fait quoi ? » Harry laissa tomber le téléphone et s'écroula de rire. Paul rattrapa le combiné alors qu'il tombait et le porta à son oreille.

« Qu'est-ce que vous avez dit ? » demanda-t-il à Pétunia.

« Oh, j'ai donné à un de ses professeurs, le plus intimidant, un œil au beurre noir. C'était guéri quand il est revenu avec le directeur, mais je suis sûre qu'il s'en souviendra » dit-elle à Paul avec une fierté évidente dans la voix. Le rire d'Harry s'apaisa un peu. « Comment va-t-il ? » demanda-t-elle un peu nerveusement.

« Il progresse. Il a l'air d'aimer Joe. » Harry se redressa sur le sol et regarda Paul avec un de ses sourcils haussé.

« Tu peux arrêter de parler de moi comme si je n'étais pas là, dit-il avec un sourire. Est-ce que je peux ravoir ma tante ? »

« Harry veut vous parler. » Paul tendit le téléphone à Harry et se rassit dans son fauteuil.

« Tu as frappé Snape ? » demanda Harry avec excitation. Paul regarda Harry par-dessus ses mains jointes alors qu'il parlait avec sa tante. Quelque chose avait changé là. Peut-être qu'Harry serait prêt à commencer des séances communes avec sa tante. Harry raccrocha quelques secondes après avoir remercié sa tante d'avoir rappelé comme promis et sourit à Paul. « Elle a frappé Snape, dit-il avec un sourire. Elle a donné un œil au beurre noir à Snape. Elle, Pétunia Dursley, a réalisé le rêve de presque tous les élèves de Poudlard. » Paul sourit et fit signe à Harry de s'asseoir sur le canapé.

« Il ne peut pas être aussi mauvais, n'est-ce pas ? » L'expression d'Harry lui indiqua le contraire. « Huh. » Un son dans le coin de la pièce le fit sursauter et il regarda en l'air pour voir qu'un bel oiseau rouge et or était apparut dans des flammes ? « Qu'est-ce que… ? » demanda-t-il. Un bruit étranglé de Harry lui fit reporter son attention sur son protégé. « Harry ? Qu'est-ce qui ne va pas ? »

« Fumseck, dit Harry d'une voix blanche. Dumbledore peut me trouver maintenant. »


Si un des élèves avait réussi à regarder par la fenêtre cette nuit là, il aurait été le témoin de l'arrivée de chaque membre de l'Ordre aux portes de Poudlard. Quelques-uns transplanèrent. D'autres utilisèrent des Portoloins. Un peu volèrent. Qu'importe le moyen de transport, aucun n'hésita à se diriger droit vers le château. Quelques-uns coururent, d'autres marchèrent. Un s'appuya lourdement sur une canne alors qu'il ramenait ses robes usées autour de lui dans une tentative de se protéger du froid insidieux. Ses yeux d'ambre s'élevèrent pour regarder le château quelques instants avant de s'y diriger.

L'entrée était la même que toujours alors qu'il trouvait la Grande Salle. Les membres de l'Ordre, anciens et nouveaux, tournaient autour de la salle comme s'ils étaient à la maison. Il y avait différentes tables, toutes offrant un des repas principaux du jour ainsi que des rafraîchissements. Les sorts de traductions couvraient toute la salle, permettant à tous de se comprendre avec le minimum d'efforts. Les membres de l'Ordre n'étaient plus confinés à la Grande Bretagne. Une fois que Fudge avait alerté la communauté sorcière que Voldemort était en vie et en forme (malheureusement), l'Ordre avait reçu le soutient total du Ministère. Ainsi, Dumbledore avait contacté d'autres pays. Beaucoup avaient envoyé des représentants pour rejoindre l'Ordre et promis d'aider dans la guerre à venir. Personne ne voulait apparaître contre Dumbledore en ce moment. Tout le monde savait qu'il était le seul capable de tenir tête avec quelques succès à Voldemort.

L'humeur changea quand il entra dans la salle. Une calme admiration vint des générations les plus jeunes, alors que les plus vieilles lui donnaient un respect réticent. Il savait ce qu'ils pensaient tous. Il est un héros de guerre. Il a perdu son meilleur ami. Il laisse le loup gagner. Remus ne faisait rien pour les contredire. Laissons-les penser ça.

Dumbledore l'avait effectivement mis à la retraite après la mort de Sirius. Il était une ressource, quelqu'un qu'on venait voir pour un conseil ou des connaissances. Il n'était plus un combattant. Ca lui allait pour le moment. Il ne souhaitait pas voir qui que ce soit d'autre mourir. Un des aînés des fils Weasley, Charlie, bondit de son siège pour diriger Remus vers une chaise. Il fit un signe de tête en remerciement et accepta une tasse de thé de Molly. Il regarda la porte s'ouvrir à nouveau pour admettre le plan brillant de Dumbledore, les Protecteurs de Poudlard. Ils étaient tellement jeunes. Ils n'avaient aucune idée de ce dans quoi ils s'embarquaient. La gloire. L'honneur. A quel prix ? Ses yeux regardèrent les élèves, cherchant la chevelure noire en bataille familière. Il n'avait pas voulu qu'Harry quitte la Tour de Gryffondor, mais Albus avait été inflexible sur le fait qu'Harry avait besoin d'entraînement. Remus était d'accord avec lui sur le principe, mais ça ne voulait pas dire qu'il aimait ça. Une forme s'installa dans la chaise à côté de lui.

« Tu as l'air usé, loup » dit Snape avec mépris. Remus le connaissait suffisamment pour lire entre les lignes et acquiesça.

« J'ai été pire, Severus. Merci de demander. » Ses yeux retournèrent vers la foule et trouvèrent Draco Malfoy. « Il semble que Draco s'adapte. » Severus croisa les bras sans indication qu'il avait entendu. Sa voix vint quelques secondes plus tard.

« Il patauge autour de ses pairs, particulièrement les Serpentards et les Gryffondors. Il s'en sortira. » La fierté de Severus était évidente dans sa voix, mais son visage était le même masque de pierre qu'il avait toujours été. Les yeux de Remus retournèrent sur la foule des enfants. Où était Harry ?

« Ca vous change, n'est-ce pas ? dit calmement Remus. Quand un de vos élèves devient plus qu'un élève. » Severus acquiesça.

« Oui, et bien, si le Seigneur des Ténèbres ne me tue pas… » Remus savait ce que l'autre homme n'avait pas dit. L'inquiétude pour lui le fera. Remus retourna vers les élèves. Cheveux noirs en désordre. Cheveux noirs en désordre. « Il n'est pas là », dit calmement Severus à côté de lui.

« Qui ? », demanda Remus. Il ne voulait sûrement pas dire…

« Potter. Il n'est pas arrivé avec les autres et il n'est pas chez sa tante. Elle a dit qu'elle l'avait envoyé dans une autre école. Personne ne sait où. » Remus se renfonça dans sa chaise à cause du choc. Harry ? Pas ici ? Il était en danger s'il n'était pas chez sa tante ou à Poudlard. Où était-il ? Allait-il bien ? Etait-il heureux ? Misérable ? Est-ce qu'il avait des cauchemars ? Vidait-il son esprit ? Etait-il en sécurité ? « Ne t'en fais pas tant », ricana Severus d'un ton moqueur. « Il est le Survivant avec une chance incroyable. » Remus n'était pas sûr que ce soit fait pour le rassurer ou pas. Ils ne l'avaient pas trouvé ! Remus ne pouvait pas laisser quoi que ce soit lui arriver. Il ne se pardonnerait jamais si quelque chose arrivait à Harry. Une explosion de flammes le distrait de sa panique croissante. Il regarda Fumseck apparaître. L'oiseau resta au-dessus de lui jusqu'à ce qu'il lui offre son bras pour se poser. Fumseck s'y installa et commença à lisser ses plumes. Les lèvres de Remus tiquèrent à l'action de l'oiseau, sa panique momentanément oubliée.

Dumbledore entra d'une porte sur le côté et appela pour que la réunion commence. Les élèves comme les adultes prirent places sur les bancs et firent face au vieux directeur. « Merci à tous d'avoir répondu aussi rapidement à la convocation. Je réalise que ce n'est pas une réunion normalement programmée, mais quelque chose est arrivé qui a besoin de notre réponse immédiate et discrète. » Il s'arrêta pour regarder les gens lui faisant face. « Harry Potter a disparu. » Les adultes assemblés commencèrent à poser des questions sur sa disparition, alors que les étudiants ne firent que cligner des yeux. Personne n'avait su qu'il avait en fait disparu. Dumbledore fit signe pour que tout le monde se taise à nouveau. « La date exacte de sa disparition est inconnue, mais nous savons qu'il était toujours chez lui le jour de l'attaque sur Pré-au-Lard. Des visites chez lui ne nous ont fourni aucune information. » Fumseck rappela l'attention de Remus à lui en bougeant un peu. Le sorcier sourit un peu à la créature, caressant ses plumes avec un doigt replié. Le regard de l'oiseau croisa le sien et, pendant presque une minute, Remus découvrit des images jouées pour lui. D'Harry ! Harry courant avec un autre garçon. Harry étudiant. Harry pleurant, tenu et réconforté par un homme à l'air amène. Harry sur une scène. Harry riant avec des garçons de son âge. Harry se réveillant d'un cauchemar, pour être réconforté par le même homme. Remus cligna des yeux et le moment s'acheva avec un murmure. Va chez sa tante.

« Remus, as-tu eu des nouvelles d'Harry ? » Remus releva les yeux pour voir Dumbledore le regarder avec attente. Il semblait que Dumbledore avait répété la question.

« Non, Albus », répondit-il avec honnêteté. Dumbledore se retourna vers l'assemblée.

« Vous devriez trouver devant vous la photographie la plus récente que nous ayons d'Harry Potter. J'aime à penser qu'il est dans un pays anglophone, mais ça n'élimine pas les autres pays. S'il vous plaît, faites la circuler avec vos services de renforcement de la loi, vos écoles et agences de voyages. Harry essaye peut-être de venir ici, mais est sans les ressources pour le faire. » Remus regarda la photo. Le regard de Harry se perdait au loin. Ses yeux allaient quelques secondes vers l'objectif avant de repartir à nouveau. Le garçon que Fumseck lui avait montré ressemblait beaucoup plus à un enfant. Plus heureux. Plus léger. Celui-ci était tellement… sérieux. « Au cas improbable où l'un d'entre vous devait voir Harry en personne, dîtes lui la localisation originale du quartier général, bien que ce soit petit maintenant », dit Dumbledore avec un léger sourire. L'Ordre était devenu trop grand pour leur maison. « Ca devrait être assez pour gagner sa confiance et vous permettre de l'amener là. » Dumbledore s'arrêta, comme s'il réfléchissait à quelque chose. « Si ce n'était pas assez, je vous autorise à utiliser un léger sort d'immobilisation. Je sais que ce n'est traditionnellement pas acceptable, mais je dois vous rappeler que le plus de temps il n'est pas ici, sain et sauf, le plus de temps a Voldemort pour le trouver. » La plupart de la salle tressaillit au nom du Seigneur des Ténèbres.

Remus décida qu'il en avait eu assez et fit semblant de s'endormir. Le statut de « héros de guerre à la retraite » lui donnait beaucoup de privilèges hors des limites de la convenance et ces privilèges lui permettaient d'agir comme un grand-oncle très fatigué à qui on pardonnait ses nombreuses excentricités. Fumseck s'envola de son bras vers le haut de sa chaise. Un reniflement vint de l'homme assis à côté de lui. « Loup ! siffla Snape. Lupin ! » Remus l'ignora et poussa un léger ronflement. « Oh, pour la… » Remus regarda par-dessous ses paupières Snape se lever et faire signe à quelqu'un. Draco Malfoy se leva et vint vers eux. Remus remarqua que Dumbledore était passé aux réunions locales, parlant avec les leaders de chaque région sur ce qu'ils avaient observé. Il n'avait pas remarqué que Remus s'était "endormi." « Lupin ! » siffla à nouveau Snape, secouant Remus par l'épaule. Remus ouvrit les yeux et le regarda. « Tu t'es endormi. Tu devrais rentrer, vu que tu n'es pas assez en forme pour être là. Visiblement. » Il fit un signe en direction du garçon qui se tenait à côté de lui. « Draco va t'aider jusqu'aux portes. »

« Oh, merci, Severus, mais je suis assez capable… » Snape le coupa d'un geste de la main.

« Pour ma tranquillité d'esprit. Dieu sait ce qu'Albus ferait si quelque chose t'arrivait. » Il échangea un regard avec Draco avant de rejoindre son équipe locale. Remus se leva et prit sa canne quand le garçon la lui tendit.

« Et bien, Maître Malfoy, allons-y, pour la 'tranquillité d'esprit' de Severus. » Le garçon sourit un peu et offrit son bras. « Je ne suis pas si vieux » se plaignit-il, avançant avec sa canne. Draco acquiesça et marcha à côté de lui alors que Remus quittait la Grande Salle et commençait à descendre les escaliers. « Comment allez-vous depuis votre héritage ? » demanda Remus.

« Aussi bien qu'on pourrait l'espérer, Monsieur, répondit Draco. Merci de demander. » Remus acquiesça, maintenant le pas lourd de sa marche alors que Draco marchait nonchalamment à côté de lui.

« J'espère que votre mère va bien ? » Draco sourit un peu et se détendit légèrement.

« Elle… s'adapte bien à ces nouvelles circonstances. Je lui ai donné un nouveau projet, un qu'elle semble aimer, pour faire un orphelinat pour les victimes de la guerre. » Remus se tourna un peu pour regarder le garçon. Draco avait l'air d'avoir eu mal, ou d'avoir mal, il n'était pas sûr. Il leva une main pour frotter la cicatrice sur son visage avant qu'il n'en prenne conscience et la redescende brusquement.

« Très bien, mon garçon. Très bien. » Remus remarqua la légère couleur d'embarras sur les joues de Draco. Il ne manqua pas le sourire de plaisir qu'il donna. « Si tu as jamais besoin d'une oreille, viens me trouver. Il semble que ce soit la seule chose pour laquelle je sois bon ces jours ci. »

« Je le ferais, monsieur. » Remus se tut alors qu'ils atteignaient les grilles.

« Vous feriez mieux de rentrer maintenant, lui dit Remus. Je vous regarderai jusqu'à ce que vous soyez à l'intérieur. » Le visage de Remus dit à Draco de ne pas discuter. Il fit signe à Draco quand le garçon atteignit les portes et les referma derrière lui. Il sortit sa baguette et la leva. Le bus à trois étages apparut devant lui avec son habituel bang et Stan Shunpike en descendit. « Numéro 4, Privet Drive, Little Whinging, Surrey, s'il vous plaît, Stan » lui dit Remus alors qu'il grimpait à bord et choisissait un lit. Il acquiesça pour reconnaître que ça prendrait la majeure partie de la nuit pour arriver et ferma les yeux.


Severus Snape entra dans ses appartements pour trouver Draco à l'attendre. « Tu devrais être au lit » dit-il au garçon alors qu'il accrochait sa robe et se servait à boire. Il s'arrêta, servit un second verre et le tendit à Draco. « Six heures viendront bien assez tôt pour toi » lui dit Severus alors qu'il s'installait dans son fauteuil préféré.

« Je sais. » Draco prit une gorgée de son verre et le mit sur la table à côté de lui. « Le Professeur Lupin est parti en sécurité » dit-il à son mentor, regardant le feu devant lui.

« Le loup s'en est sorti ce soir. Il a mon âge et tout le monde le traite comme un vieil homme chancelant et adorable. » Draco devina ce que Severus voulait vraiment dire et acquiesça.

« Triste, n'est-ce pas ? » Snape releva les yeux vers lui avant de les tourner vers le feu que Draco avait allumé. « Je ne resterai pas quand ça t'arrivera. » Sa remarque eut l'effet désiré.

« Je ne perdrai jamais autant mes sens, Maître Malfoy » mordit Snape. Draco acquiesça, rassuré que le Maître des Potions serait là pendant encore un moment, aussi longtemps que personne ne le tuait.

« Donc Potter a vraiment disparu ? » Ce n'était pas une vraie question, mais une affirmation.

« Si tu définis disparu comme personne dans le monde magique ne sachant où il est ? » demanda Severus, se détendant dans sa chaise. Il ferma les yeux et soupira. « Oui, il a disparu. » Severus ouvrit un oeil et regarda Draco. « Tu as appris quelque chose de ses amis ? »

« Ils sont inquiets à son sujet. Ils espèrent qu'il va bien. C'est tout. » Draco vida son verre et le reposa sur la table. Severus agita sa baguette, changeant les robes de Draco en son pyjama préféré.

« Au lit. Je te réveillerai au matin. » Draco ouvrit la bouche pour protester. « Je préviendrai Maugrey que tu es avec moi. Au lit. Maintenant. » Draco ferma la bouche et le remercia.

« Bonne nuit, Severus » dit-il en se levant.

« Bonne nuit, Draco. » Draco alla dans la chambre que Severus avait préparée quand il était arrivé et ferma la porte. Severus se sortit de son fauteuil, alla à la cheminée, et versa un peu de poudre de Cheminette pour appeler. « Maugrey ! » L'œil grotesque apparut dans la cheminée. « Draco est avec moi. » Severus finit l'appel avant que Maugrey ne puisse protester et se servit un autre verre. Où diable était Potter ? Et pourquoi lui, Severus Snape, ennemi de toutes les choses relatives à Potter, se sentait obligé de trouver le garçon ?


Hermione était dans la salle commune, des livres répartis autour d'elle et son « planificateur » devant. Elle avait dit aux premières années qu'elle serait debout pendant encore un moment, si l'un d'eux avait besoin d'elle. Cela servait deux buts. Premièrement, si quelqu'un avait besoin d'elle, il saurait qu'elle était réveillée et disponible. Deuxièmement, ça empêcherait les premières années de se faufiler derrière elle et d'explorer. Son planificateur émit un flash de lumière. Elle murmura le mot de passe et l'ouvrit.

-Je vais l'étrangler avec la Force. Où est-il ?

-Qui ?

-Tu sais de qui je parle ! Malfoy ! Où est-il ?

-Pas d'étranglement par la Force, s'il te plaît. Il est là où est Ron en ce moment. Plus probablement avec les Protecteurs.

-Juste… Reste juste prudente avec lui, s'il te plaît.

-Oui, Maître.

-Mi, tu sais ce que je veux dire.

-Oui, Skywalker. Je sais. Je ferai attention.

-Promis ?

-Oui. Promis.

-Bien. Je ne veux pas perdre ma 'soeur'.

-Est-ce que tu as vu le troisième film ?

-Non, pourquoi ?

-Juste comme ça. Tu l'aimeras, au fait.

-C'est Star Wars. Comment ne le pourrais-je pas ? Donc tout le monde est hystérique, hein ?

-Désespérément. Dumbledore a tenu une réunion avec les préfets et les protecteurs après la fête. Il y a des changements.

-Comme quoi ?

-Pas de Quidditch cette année.

-Oh, bien. Je ne suis pas là.

-Les élèves ne sont pas autorisés du tout à aller dans le parc. Juste la cour intérieure. Le couvre-feu est à neuf heures. Tous les élèves, sauf les préfets, préfets en chef, et protecteurs, doivent être dans leur dortoir à cette heure.

-Ouille. Devine quoi ?

-Quoi ?

-Ma tante a donné un œil au beurre noir à Snape !

-Bravo Tante Pétunia ! Attends une minute ! Dumbledore a envoyé Snape ? Est-ce qu'il apprendra jamais ?

-Ouais. Et puis, Dumbledore est venu à la maison et ma tante l'a envoyé balader et mon oncle l'a en gros jeté de la maison, avec les autres professeurs.

-Wow. C'est génial.

-Oh, Mi. Ne regarde pas Snape ou Dumbledore dans les yeux s'ils te posent des questions à mon sujet. Ils sont tous les deux légilimens. Ils peuvent voir tes pensées.

-Merci pour l'avertissement. Je leur ferai peur en fondant en larmes.

-Comment suis-je devenu si chanceux pour avoir une amie comme toi ?

-Tu m'as sauvé d'un troll.

-Oh, ouais. Donc tu penses que Neville pourrait être notre lien pour savoir ce que font les Protecteurs ?

-Pour le moment. La plupart de l'AD fait partie des Protecteurs. Il n'y a que ceux qui n'ont pas de famille magique qui ont été exclus.

-Personne pour protéger la maison pendant que les enfants sont à l'école.

-C'est ça. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas été invitée, ou c'est ce que j'ai entendu.

-Pourquoi Dumbledore me ferait-il les rejoindre ? Les Dursley sont tellement anti-magie que la seule pensée que l'un d'eux puissent toucher une baguette les tueraient.

-Heu, Skywalker ? Tu es toi.

-Ah. J'aurais dû le savoir. Ca explique tout. Donc, personne n'a aucune idée de l'endroit où je suis ?

-Complètement. Tu apprécies ça, n'est-ce pas ?

-Oui. Sourire penaud. Fumseck était là plus tôt, juste après le fiasco avec Snape chez ma tante. J'ai le sentiment qu'il va garder mon secret.

-Excellent. Assure-toi de toujours avoir ton messager. Si je remarque beaucoup de professeurs absents, je te le ferai savoir.

-Merci. Mi ?

-Oui, Skywalker ?

-Merci. Pour tout.

-Les amis sont là pour ça. Alors, parle-moi de ta pièce.


Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.