Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


Ce site n'autorise plus les auteurs à mettre les réponses aux reviews dans les chapitres, et vu comme on sait comme ils peuvent être pointilleux... Voila comment je vais faire :

- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)

- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


« Et derrière la porte numéro 2, un humain ! Mon score parfait tient ! » Harry sourit à l'annonce que fit Zen de sa cage.

« Hey, Harry. Donne-moi une seconde, Ok ? » Harry acquiesça et alla vers la cage de Zen. Celui-ci se redressa et donna une assez bonne imitation d'une inclinaison.

« Salut et bonne journée, mon enfant éclair ! » dit-il avec ce que Harry appelait son hyper voix. « As-tu une souris ? » Zen regarda Harry avec suspicion.

« Non, pas de souris. Désolé. Pourquoi m'appelles-tu 'enfant éclair' ? » demanda Harry avec frustration.

« Enfant éclair est ton nom parmi les serpents, Harry. C'est comme ça que nous t'appelons. » Zen s'arrêta et regarda Paul. « Est-ce qu'il a une souris ? » Harry secoua la tête et celle de Zen baissa de déception. « C'est triste. » Il remarqua l'expression d'Harry. « Tu as une question ? »

« Comment les serpents savent pour moi ? Comment sais-tu pour moi ? Tu es en cage depuis des années maintenant. » Zen adressa un drôle de regard à Harry avant de hausser les épaules, si les serpents étaient capables de hausser les épaules.

« Il y a plus d'une manière de parler. C'est tout ce que je sais. » Il s'enroula sur son rocher chaud et regarda Harry. « Je peux entendre tous les serpents qui sont proches de moi. C'est juste la manière dont sont les choses. » Harry soupira et frotta ses yeux sous ses lunettes.

« Est-ce que je serai jamais normal ? » Zen trouva cette question extrêmement amusante et tomba presque de son rocher de rire.

« Harry, l'éclair n'est jamais deux fois pareil ! » Harry lui adressa un regard noir quelques secondes avant de rire. Zen avait l'air très drôle quand il riait. Il rejetait sa tête en arrière, sa bouche était aussi large qu'il le pouvait (pas étonnant qu'il puisse avaler une souris en entier), et le bruit qu'il faisait n'était rien de plus qu'un étrange sifflement.

« Qu'est-ce qu'il a ? » demanda Paul en venant derrière Harry pour regarder Zen. On aurait dit que le serpent était en train de mourir.

« Il rit, dit Harry avec un petit sourire. Zen est très étrange, Paul. Il trouve les plus petites choses amusantes. » Paul acquiesça. Zen regarda Harry à nouveau d'une manière remplie d'espoir. Harry secoua la tête. Paul n'avait pas de souris pour lui. Celui-ci fit un petit bruit et retourna à son fauteuil.

« Alors, comment vas-tu aujourd'hui ? » demanda Paul en allumant le dictaphone. Harry s'assit sur le divan et haussa les épaules.

« Bien, je suppose. Dumbledore ne s'est pas encore montré, donc je suppose que Fumseck va garder mon secret pour le moment. » Paul acquiesça. « Sky dit que je m'améliore en classe. »

« C'est bien. » Paul adressa un sourire à Harry. « Je savais que tu pouvais le faire. » Harry sourit et regarda par terre. « Tu es un enfant intelligent. »

« Pas aussi intelligent qu'Hermione. Elle est terrifiante. » Paul eut un sourire narquois.

« J'ai eu cette impression. Elle fait assez peur. » Harry acquiesça. Il prit son coussin (il avait déclaré ce coussin comme étant le sien) et soupira.

« Elle a dû retourner à l'école. Ses visites vont me manquer. » Paul entendit la note étrange dans la voix de Harry.

« Harry, est-ce que ça va ? » Il acquiesça.

« Je vais bien. » Paul leva les yeux au ciel face à sa réponse.

« Oui, c'est ça, dit Paul d'une voix traînante. Qu'est-ce qui t'ennuie ? »

« Rien. » Paul se renfonça dans son siège et regarda Harry. Qu'est-ce qui avait changé ? Qu'est-ce qui était différent ? Pourquoi Harry se renfermait-il ?

« Toi et Hermione devez être bons amis, commença Paul. Elle doit tout savoir sur toi, maintenant. »

« Pas vraiment. Nous sommes copains, Hermione et moi. Avec Ron, aussi. » Paul se renfonça dans son siège. La manière dont il a dit ça…

« A qui parles-tu quand les choses deviennent trop dures ? » Harry abandonna son coussin et remonta ses jambes.

« A Ron et Hermione. » La réponse d'Harry vint dans un murmure. « La plupart du temps. » Paul tendit la main et redescendit les jambes d'Harry. Il regarda son patient dans les yeux.

« Tout ? » Harry hésita avant de secouer la tête. Il ne disait pas tout à Ron et à Hermione. Il y avait trop à dire. « A qui parles-tu ? » Harry haussa les épaules. Ah, ça expliquait tout. « Est-ce que tu as un adulte à qui tu puisses demander de l'aide ? » Harry se leva et alla vers la cage de Zen. Paul le laissa faire. Harry semblait parler mieux quand il était debout.

« Et lui dire quoi ? » demanda tristement Harry. Paul prépara la boîte de mouchoirs. Harry était bouleversé, extrêmement bouleversé, et Paul voulait être prêt. « Qu'est-ce que je leur dirais ? 'Professeur, vous avez une minute ? Oh, ce n'est rien. Voldemort est encore entré dans ma tête et m'a demandé de le rejoindre' ou 'Vous savez, je ne veux pas me battre dans cette guerre.' » Harry se frotta le visage, soupirant, et enveloppa ses bras autour de lui-même. « Ils ne comprendraient pas. » Il renifla. « Ils ne peuvent pas comprendre. » Il relâcha une respiration tremblante. « Je ne peux pas faire ça. » Paul se leva et alla vers Harry. Il fut choqué de découvrir que ce côté du bureau était glacial. Il attira Harry vers le côté chaud de la pièce et s'assit sur le canapé avec lui. Il tendit la boîte de mouchoir à Harry et sourit quand il en prit un.

« Harry ? Je veux que tu dises à un adulte, n'importe lequel, ce que tu ressens. Comment cette guerre contre Voldemort t'affecte. Essaie juste. » Harry regarda Paul, le fixant comme s'il avait gagné quelques membres en plus et lui avait proposé de lui montrer comment faire la même chose.

« Qu'est-ce que tu veux que je leur dise ? » mordit Harry. Paul se demanda si son bureau était toujours aussi froid. « Que je me demande si je vais survivre à cette guerre ? Que mes amis pourraient mourir et que je ne veux les voir mourir ? Que je serai seul s'ils disparaissaient et que je déteste être seul ? » Paul avait le sentiment qu'Harry venait, le vrai. Le garçon était proche de l'hystérie. « Que Harry Potter, Le Garçon-Qui-Ne-Meurt-Pas, a peur de faire exactement ça ? Ou même pire, que je ne veux pas être impliqué dans cette guerre ? Que je ne veux pas être un héros ! » Paul attrapa les épaules d'Harry.

« Oui. » Le mot et la prise, fermes, causèrent à Harry de s'arrêter de surprise, ouvrant et fermant ses mains, comme s'il cherchait quelque chose, s'interrogeant sur un concept totalement étranger. « Oui, Harry. Juste comme tu me l'as dit. » Paul regarda Harry dans les yeux, regardant alors que plusieurs émotions passèrent dans les yeux de Harry, chacune plus rapide que la précédente. Paul remarqua les mouvements de ses mains et attira un peu Harry vers lui. Le garçon fit le reste. Ses bras s'enroulèrent autour de Paul et son visage vint reposer sur son épaule.

« Je suis terrifié » murmura-t-il. Paul resserra son étreinte alors qu'Harry commença à trembler. « Je ne devrais pas l'être, mais je le suis. » Paul passa une main à travers les cheveux de Harry. « Voldemort me veut mort, et j'ai peur qu'il tue le reste de mes amis pour m'atteindre. Je ne veux pas être seul. Je ne veux pas que qui que ce soit meurt. » Harry ne parla pas au-dessus de son murmure initial et Paul ne lui demanda pas de parler plus fort. « Je ne veux pas être seul. » La dernière phrase étrangla Harry alors qu'il combattait ses larmes. Paul le tint alors que le garçon permettait à quelques larmes contenues de s'échapper.

« Tu n'es pas seul. Tu ne l'es plus. » La prise d'Harry sur Paul se resserra. Paul n'eut pas besoin d'entendre Harry dire merci. Il le ressentit. « Tu m'as moi. »


Paul accompagna Harry vers le gymnase après leur session. Le garçon était préoccupé, calme et introspectif. Paul devina qu'Harry pensait à quelque chose qu'il avait dit. « Paul, tu crois au destin ? » La question d'Harry brisa le silence. Paul le regarda et sourit.

« Il importe peu combien étroit est le chemin

Combien de punitions chargent le parchemin

Je suis le maître de mon destin : je suis le capitaine de mon âme » Paul ébouriffa les cheveux d'Harry et sourit à nouveau. « Je crois que nos vies sont ce que nous en faisons, qu'importent les autres forces. » Harry acquiesça et demeura silencieux. Il s'arrêta à l'entrée du gymnase.

« Merci, Paul." Paul acquiesça et fit signe à Harry de se diriger vers la porte.

« Sensei attend. » Harry sourit et passa la porte. Il y arrivait. Il avait juste besoin de temps.


« Encore ! » Harry permit à son bras de se reposer une seconde avant de se remettre en position. Sensei était dur avec lui aujourd'hui. Harry n'avait aucune idée de la raison pour laquelle il agissait ainsi, et Rick semblait n'avoir aucune idée non plus. « Roulades avant. » Harry retint un grognement, parce que ça allait faire mal et commença. Il était le dernier. Toute la classe avait été relâchée dix minutes auparavant et il avait entendu chacun d'entre eux dire qu'ils étaient reconnaissants pour la fin anticipée du cours. Il avait été retenu. « Roulades arrière. » Harry avait le sentiment qu'il allait être très étourdi et avoir particulièrement mal à la fin de ça. Il espérait seulement que Sensei le laisserait partir à l'heure pour les répétitions. « Arrête. » Harry se donna une seconde pour regagner son équilibre avait de se remettre sur pied. « Cours. » Sensei fit un geste circulaire avec son doigt. « Trois tours. » Harry et Rick se mirent côte à côte et firent le tour du gymnase. A chaque fois qu'ils atteignaient le point de départ, Sensei leur disait d'aller plus vite. Quand ils finirent le dernier tour, Harry courait presque à pleine vitesse. « Assez. » Harry décida que c'était son mot préféré. « Sois là à sept heures ce samedi. »

« Oui, Sensei. » Sensei fit un signe en direction des douches et Harry y alla sans hésitation. Il se dépêcha à prendre sa douche pour trouver Rick à l'attendre avec le Baume du Tigre. Il enleva son t-shirt sans qu'on lui dise et s'assit, oubliant une petite chose qui était différente par rapport à la dernière fois où Rick avait fait ça.

« Evan, qu'est ce que… » Harry le coupa d'un geste.

« Je ne veux pas en parler » dit-il d'une voix qui indiqua à l'autre qu'il n'accepterait pas de contestation.

« Mais… » Harry secoua la tête. Il ne voulait pas que quelqu'un d'autre le sache. « Bien. » Rick commença à travailler sur ses épaules. « Je ne sais pas pourquoi il était aussi dur avec toi aujourd'hui. » Harry n'avait pas la force de hausser les épaules. « Il doit voir quelque chose. Ou avoir une idée. » Le ton de Rick indiqua à Harry qu'il cherchait à obtenir des informations. Harry leva sagement un bras quand Rick essaya d'atteindre son flanc. « Tout doit te faire mal, hein ? »

« De la tête aux pieds »répondit Harry. Rick ne répondit rien, il eut juste un petit reniflement étrange. Harry sentit Rick l'encourager à prendre une position plus détendue et commencer sur son dos, évitant soigneusement quelques endroits choisis. « Aïe » se plaignit Harry. Quelque chose là derrière était douloureux. Très douloureux. Rick laissa tomber ses mains.

« Ca fait mal ? » demanda-t-il en frottant le même endroit à nouveau.

« Aïe ! Oui ! » Harry essaya de se dégager mais une des mains de Rick le maintint en place. Rick s'éloigna, passa sa tête par la porte des vestiaires et revint avec Sensei. Harry souhaita pouvoir être invisible.

« Regarde ! » dit sèchement Rick. Harry remonta ses genoux et posa son front dessus. Ses yeux se fermèrent alors que les mains de Sensei se posèrent sur son dos et tracèrent les nouvelles marques. Il pouvait sentir les yeux transpercer son dos, le regardant. Il siffla quand Sensei toucha l'endroit que Rick avait découvert plus tôt.

« Pourquoi tu ne nous l'as pas dit ? » demanda Sensei. Harry ferma plus fortement ses yeux et essaya de repousser le sentiment étrange d'avoir déçu quelqu'un. Sensei vint devant Harry et se pencha pour le regarder.

« Ca ne fait mal que quand on le touche. Les autres ne me font pas mal du tout » lui dit Harry. La bouche de Sensei devint une ligne fine. « Je ne pensais pas que c'était important. » Sensei grogna et attrapa les jambes d'Harry pour les poser par terre. Il s'immobilisa quand Harry siffla à nouveau. Sensei releva vivement la jambe de son pantalon et inspecta un autre bleu.

« Ca » désigna-t-il le bleu et bosse combinés, « ne fait rien ? » demanda-t-il à Harry. « Quand tu as mal, qu'importe combien ça te semble insignifiant, tu me le diras. Pourquoi je ne l'ai pas su auparavant, je ne sais pas. J'appelle ton professeur de théâtre et tu es dispensé de répétitions. » Harry ne pouvait pas rassembler le courage de protester. Il avait suffisamment peur de son professeur. Sensei se pencha et le souleva du banc. Harry s'agrippa vivement à son tee-shirt jusqu'à ce Sensei le pose sur la table qu'il utilisait pour examiner les blessures des élèves. Le professeur lui adressa un regard, mais ne dit rien. Il se tourna vers Rick. « Utilise de la glace. Tu sais comment. » Rick acquiesça et commença à fouiller dans le kit de premier secours tout proche pour en sortir des poches de glace.

« Je ne bougerais pas si j'étais toi » dit Rick à Harry. Harry changea son plan de s'enfuir, au diable les conséquences, et enleva son pied du sol. Il semblait que le père avait transmis sa capacité de voir les choses sans ses yeux. Rick revint avec deux poches de glace et deux serviettes. Il regarda Harry pendant une minute avant de soupirer. « Tu ferais mieux de t'allonger sur le ventre. » Harry fit comme on lui disait et cacha son visage dans ses bras. Rick arrangea les poches de glace et s'assit à côté de la table.

« Il est en colère contre moi » dit simplement Harry, essayant d'ignorer le sentiment que Rick était également en colère.

« Il est en colère contre toi pour ne pas lui avoir dit que tu étais blessé. Il est principalement en colère contre lui pour ne pas avoir vu que tu étais blessé. » Harry haussa les épaules.

« J'ai vu pire. En plus, ce n'est pas comme s'il pouvait avoir su » dit Harry à Rick. Il soupira alors que la glace apaisait la douleur qu'il avait ressentie depuis les palpations de Sensei.

« Ouais. Ces cicatrices me le disent. » La réponse sardonique de Rick fit tressaillir Harry. Il se raidit, mais ne dit rien. Rick était déjà bouleversé contre lui. « D'où viennent-elles ? » Harry ne répondit pas. Il serra les mâchoires alors que des souvenirs lui revinrent. Elles venaient d'un rêve.


Harry n'ouvrit pas ses yeux alors que des sensations familières lui venaient à l'esprit. Il se demanda si ignorer l'intrus le ferait partir. « Harry. » Oh, merde. Il roula sur le côté et ouvrit ses yeux pour voir Voldemort le fixer. « Bienvenue. » Harry se leva, croisa les bras et lui adressa un regard noir. Il ne voulait pas être là, et il s'assura que Voldemort le sache. « Tes regards noirs ont besoin de travail. » Quelle déclaration surréelle.

« Tu me fais la leçon sur les regards noirs ? » demanda Harry, incrédule. « Je suis devenu fou » grommela-t-il pour lui-même. Il s'assit par terre et essaya de ramener sa santé mentale. Elle lui échappa.

« Si tu devenais fou, ça résoudrait plusieurs de mes problèmes. S'il te plaît, ne t'arrête pas pour moi. » Harry lui lança un nouveau regard meurtrier et imagina Snape à l'autre bout. Voldemort ricana avec mépris. « Pathétique. » Harry leva les yeux au ciel et grimpa sur ses pieds.

« Pourquoi m'as-tu sorti de mes rêves cette fois ? » Harry savait qu'il avait l'air horrible, comme il n'avait pas vraiment dormi la nuit avant. Pas longtemps, en tout cas. Il avait lu le livre d'Occlumencie entre les patrouilles de Jack, essayant de deviner ce que « force de volonté » voulait dire. Est-ce que ça voulait dire qu'il devait être têtu pour forcer quelqu'un hors de son esprit, ou autre chose ? Il avait espéré que l'auteur, Hadrain Alisander, le définirait, mais pas de chance pour le moment. Ca restait un mystère.

« As-tu pensé à mon offre ? » Voldemort agita sa baguette et la salle confortable habituelle apparut. Le Seigneur des Ténèbres s'installa dans un fauteuil et fit signe à Harry de faire de même.

« Ma réponse est toujours non. » Harry secoua la tête devant l'offre de s'asseoir. « Je préfère rester debout, merci. » Voldemort poussa un soupir déçu.

« Je pensais que tu dirais ça. » Harry détestait le sentiment que ce soupir lui donnait, comme s'il avait déçu quelqu'un d'important pour lui. C'était Voldemort. Il ne devrait pas ressentir ça. Voldemort sortit sa baguette et la pointa sur Harry. « Ou tu t'assois, ou je te force. » Harry s'avança et s'assit sur le bord du fauteuil. Choisis tes batailles. Ce conseil ressemblait à Sensei. Harry fit signe à Voldemort de continuer. Si l'homme parlait assez longtemps, quelqu'un le réveillerait peut-être avant que Voldemort ne reprenne son caractère de Seigneur des Ténèbres.

« Maintenant, comme je le disais, j'ai beaucoup à t'offrir. Un jeune homme, » Harry se souvenait distinctement de Voldemort l'appelant un garçon ou un enfant à plusieurs reprises, « comme toi a besoin de guide dans le monde magique. Je peux être ce guide. Il y a tant de choses que tu ne sais pas sur la société sorcière, que tu devrais savoir. Des choses que Dumbledore a négligées de te dire. » Remue le couteau un peu plus, veux-tu ? Harry se retint de lui adresser un regard noir. « Tu serais libéré de son influence et de son contrôle. Le Ministère ne serait pas capable de t'arrêter. Tu ne répondrais qu'à moi. Rien qu'à moi. Mon second dans la hiérarchie. » Voldemort confondit le fait qu'Harry se redresse comme de l'intérêt. « Mon héritier, si tu veux. »

Oh. Mon. Dieu. Très bien Harry. Temps de sortir ton côté Serpentard. Ne le regarde pas dans les yeux, c'est tout. « Tu veux dire que je pourrai commander les Mangemorts ? » demanda-t-il en fixant le feu. Il faisait en sorte d'avoir l'air aussi désintéressé que possible. Il fatiguait vite. Il devait jouer ça en faisant attention. « Dans la limite du raisonnable, répondit Voldemort. Ils aideraient aussi à t'entraîner. Ils ont beaucoup à t'apprendre. » Harry regarda le feu, permit à son corps de se relaxer un peu alors qu'il devenait plus fatigué, et secoua sa tête. Voldemort le regarda et eut un sourire narquois. « Bien sûr, je devrais en libérer quelques-uns uns d'Azkaban si je veux qu'ils t'enseignent. Toi et tes amis m'avez coûté quelques-uns de mes serviteurs. » Harry haussa les épaules.

« C'est pour ça que tu me veux, n'est-ce pas ? » L'expression de Voldemort s'assombrit. Oups. « A moins que tu n'ais une autre raison » se corrigea Harry. Pas besoin de le mettre en colère.

« J'en ai plusieurs » lui dit Voldemort. Il fit apparaître du thé et Harry fut frappé par la réalisation que Dumbledore et Voldemort s'appuyaient tous les deux de la nourriture quand ils avaient à faire à lui. « Je pourrais faire de toi tellement plus que ce que tu es. Tellement plus un sorcier. » Harry s'effondra dans sa chaise et soupira. Voldemort semblait content qu'Harry soit aussi fatigué. Ce genre de rêve, que Voldemort créait, l'épuisait toujours.

« Est-ce que je peux retourner dormir, maintenant ? » Il essaya de ne pas gémir.

« Dans une minute. » Harry voulait demander à Voldemort de promettre, mais il ne put trouver la force de le faire. Il était si fatigué. Il fixa le feu, oubliant jusqu'à la présence de Voldemort. Paul le réveillerait, pas vrai ? Ou peut-être Jack. Harry prendrait même la tante Pétunia à ce point. Il était tellement concentré sur ses pensées qu'il n'entendit pas Voldemort appeler son nom. Une main attrapa son bras et il réagit par instinct. Il se défit de l'étreinte, glissa sur le côté hors du fauteuil et mit autant de distance que possible entre lui et son attaquant. Son dos heurta un mur et il essaya d'imiter une balle du mieux qu'il put sans en devenir effectivement une. Il commença à comprendre ce qu'il s'était passé. Voldemort. Pas étonnant qu'il ait réagi violemment (certains auraient dit "paniqué", mais Harry n'aimait pas ce mot). Harry fut surpris que Voldemort ne lui ait pas encore lancé de sort. Harry leva sa main à sa cicatrice, prit une profonde inspiration, et redressa la tête.

Voldemort se tenait là, fixant Harry comme s'il ne l'avait jamais vu. Vas un peu plus loin, Potter. Harry regarda autour de lui, comme s'il cherchait quelque chose ou, dans ce cas, quelqu'un. Que Voldemort tire ces propres conclusions. Il déroula ses jambes et se leva, utilisant le mur derrière lui comme support. « Désolé, dit-il avec fatigue. Tu m'as, euh…, surpris. » Voldemort acquiesça d'un signe de tête tremblant. Harry étudia ses chaussures. Il tressaillit quand il sentit deux vives douleurs à la poitrine et au dos. Il regarda Voldemort. Qu'est-ce que ?

« Notre première leçon. Fais attention à ton environnement. » Voldemort baissa sa baguette. Harry lui lança un regard noir, la fureur lui donnait l'énergie qu'il ne pensait pas avoir.

« Je n'ai pas dit que je voulais de ton entraînement » dit Harry entre ses dents. Il se tint très droit. Il avait une idée de ce que venait de faire Voldemort et il n'en était pas très content. Le Seigneur des Ténèbres agita sa baguette et Harry sentit deux coups de fouet de plus apparaître. Il n'avait même pas vu un sort.

« Tu en as besoin, plus que tu ne le crois. » Ce n'était pas supposé arriver. « En fait, tu n'as plus le choix. » Harry était reconnaissant au mur qui le supportait, car il n'était pas sûr que ses jambes puissent porter tout son poids.

« 'Une offre' implique qu'il y a un choix. » dit sèchement Harry. Voldemort agita deux fois de plus sa baguette. Harry esquiva, mais ce sort, ou quoi que ce soit, semblait verrouillé sur lui.

« Ce n'est plus une offre. C'est un privilège que je te donne. » Oh, joie. Harry pouvait sentir ses jambes trembler. Il inspira entre ses dents alors qu'un autre coup rejoignait les autres. « A présent, quelle est notre première leçon ? »

« Sors de mon esprit » lui dit Harry.

« Doloris ! » Harry retomba contre le mur, aggravant encore les blessures que Voldemort lui avait données. Le Seigneur des Ténèbres leva le sort et vint se tenir au-dessus de Harry. « C'est pour ton propre bien » lui dit-il. Harry lui adressa un faible regard noir.

« Un autre Dumbledore » commenta-t-il avec mépris. Un autre coup tomba sur sa poitrine, suivi par un court Doloris. Oh, le doloris faisait brûler les coups de fouet. Il semblait que Voldemort frottait du sel dedans avec de la laine de verre. Des larmes s'échappèrent des coins des yeux d'Harry.

« Maintenant, quelle est ta première leçon ? » demanda Voldemort, sonnant presque comme McGonagall demandant une définition à la classe. Harry aurait rit s'il n'avait pas eu si mal. Il prit une profonde inspiration, la retint, et expira. Il n'essaya pas de s'asseoir. Il savait qu'il n'y arriverait pas.

« Faire attention à mon environnement » lui dit Harry. Voldemort lui adressa un sourire satisfait. « Monsieur. » Le sourire de Voldemort s'agrandit devant le terme de respect. Bravo, Harry ! Le Seigneur des Ténèbres leva sa baguette et Harry se prépara à plus de douleur. Il fut surpris quand il entendit un sort de sommeil.

Harry se réveilla brusquement à son bureau dans sa chambre. Il s'était endormi sur ses livres sans vider son esprit. Parfait. Il siffla quand la peau de son dos et de sa poitrine le tira. Il trembla un peu à cause du doloris, mais sourit quand même. Potter : 1. Voldemort : 0.

Il ignora la douleur. C'était un petit prix à payer pour ce qu'il prévoyait. De plus, certaines des choses qu'il apprenait dans les livres qu'Hermione lui avait passés lui donnaient confiance en le fait qu'il pouvait gérer ça. C'était la première fois qu'il formait un plan et qu'il se sentait confiant dans sa mise en œuvre. Il se sentait comme un Serpentard. C'était quelque chose qu'il pouvait faire seul. Il ne le dirait pas à Paul.


Remus descendit du bus et lui permit de s'en aller. Il se tint debout et regarda la petite maison devant lui. Il venait juste d'atteindre le Numéro 4, Privet Drive. Ca avait l'air complètement ordinaire. Qui savait que le Survivant avait grandi ici ? Il savait que les Dursley n'avait pas exactement été gentils envers Harry. Il espérait seulement qu'il serait capable de parler assez longtemps avec Pétunia pour se rassurer qu'Harry allait bien. Ce serait encore mieux si Harry était en bonne santé et heureux. Il savait qu'il ne trouverait rien en se tenant là à fixer la maison. Il remonta l'allée et sonna.


Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.