Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


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- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)

- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


Cher Professeur Lupin,

Je sais que vous m'avez demandé de vous appeler Remus, et je l'ai fait plusieurs fois, mais je vous écris pour vous poser une question éducationnelle, et j'ai pensé que vous aimeriez le titre à nouveau.

J'ai lu un peu de théorie sur la magie sans baguette et la magie de l'esprit. Une phrase, « force de volonté », m'a rappelé votre cours sur les Epouvantards et je me demandais si force de l'esprit et force de volonté étaient la même chose. Est-ce que c'est pareil ? Si non, quelle est la différence ?

J'ai demandé aux autres professeurs, et tous (le Professeur McGonagall inclus) m'ont regardée comme si j'étais un peu folle… Un peu d'aide serait grandement appréciée.

Votre élève,

Hermione Granger

Hermione enroula le parchemin et l'attacha pour l'emmener à la volière plus tard. Si quelqu'un pouvait répondre à cette question après la réaction des professeurs de Poudlard (à part Snape et Dumbledore), c'était son ancien professeur de Défense. Elle attira son livre de Métamorphose à elle et soupira. Le deuxième jour d'école semblait un jour étrange pour poser des questions comme ça, mais elle avait pensé qu'ils auraient l'habitude de la voir travailler dur, qu'importe qu'ils soient avancés loin ou non dans l'année. « Hermione Granger ? » Hermione releva le nez de son livre pour voir une première année debout à côté d'elle. Sophie Matthews.

« Oui, Sophie ? Tu as besoin de quelque chose ? » Hermione savait que Sophie était une enfant née de Moldu, comme elle, et que quelques-uns des élèves sang-pur ou sang-mêlé lui avaient raconté des histoires assez effrayantes sur Voldemort dans le train. Sophie secoua la tête et sa tresse tournoya autour de son visage. Hermione sourit gentiment à la fille et attendit la raison pour laquelle elle était venue la chercher dans la bibliothèque.

« Non, on m'a demandé de te dire d'aller au bureau du Professeur McGonagall. » Hermione acquiesça, rassembla ses livres et commença à les enfourner dans son sac.

« Merci Sophie. Je vais y aller tout de suite. » Sophie lui adressa un sourire lumineux et se dépêcha d'aller vers les rayonnages de la bibliothèque. Hermione fit signe d'au revoir à Madame Pince, quitta son sanctuaire et dirigea ses pas vers le bureau du Professeur McGonagall. Elle avait une assez bonne idée du sujet de la réunion et elle savait ce qu'elle aurait à faire. Mentir à des personnes qu'elle respectait. Elle salua distraitement Nick Quasi-sans-tête d'un signe de tête et tourna au coin.

Elle se présenta devant le portrait, dit son nom et attendit pour entrer. « Ah, Mademoiselle Granger ! Entrez, entrez. » Le professeur Dumbledore était dans le bureau de McGonagall. Hermione sourit dans sa direction, se tournant immédiatement pour faire passer son sac de livres, déjà massif, à travers la porte. McGonagall lui fit signe de s'asseoir, ce qu'Hermione fit, son sac, qui avait sagement passé la porte, posé à ses côtés.

« Vous devez vous demander pourquoi nous vous avons fait venir » dit McGonagall alors qu'elle versait du thé pour eux trois.

« Oui, Professeur. Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? » Hermione se détendit quand McGonagall secoua la tête.

« Non, mademoiselle Granger. Vous n'avez rien fait de mal » interrompit Dumbledore en rapprochant son fauteuil plus près d'Hermione et en se changeant en grand-père aimable qui venait de recevoir sa petite-fille préférée.

« Nous avons juste quelques questions, Hermione. Est-ce que ça ne vous pose pas de problème ? » Hermione les regarda tous les deux, évitant soigneusement les yeux de Dumbledore, comme Harry lui avait conseillé, avant d'acquiescer avec prudence dans la direction de personne en particulier.

« Bien sûr. » Elle s'étrangla presque de l'impatience dans sa voix. Et si elle merdait ? « Que voulez-vous savoir ? » demanda-t-elle avec un léger froncement de sourcil. C'était un jeu dangereux auquel elle jouait et si elle ne jouait pas bien, Harry serait découvert.

« Vous et M. Potter avez échangé une correspondance cet été, n'est-ce pas ? » Hermione pencha la tête sur le côté.

« Oui, au début, au moins, dit-elle aux professeurs. Harry a arrêté de m'écrire après à peu près deux lettres. » Dumbledore fronça les sourcils alors que l'expression de McGonagall ne changea pas. « Sa dernière lettre disait qu'il avait besoin de temps tout seul pour remettre de l'ordre dans ses pensées. Il a arrêté de m'écrire après ça. » Dumbledore acquiesça et se renfonça dans son siège. McGonagall reprit l'interrogatoire.

« Est-ce que vous avez eu d'autres contacts avec lui depuis ? » demanda McGonagall. Hermione secoua la tête.

« Non, il a dit qu'il me verrait au train le premier septembre, comme nous faisons tous les ans. » Hermione regarda McGonagall. « J'espérais que sa famille lui avait fait rater le train, mais je ne l'ai pas vu ici. » Elle étudia ses mains quelques secondes avant de relever des yeux remplis de larmes vers McGonagall. « Il a disparu, n'est-ce pas ? » demanda-t-elle calmement, comme si elle avait peur d'entendre la réponse. Elle cacha son visage dans ses mains quand les professeurs ne lui répondirent pas. « C'est entièrement de ma faute ! Je lui ai dit de juste être patient, que vous le laisseriez aller chez les Weasley et que nous pourrions passer du temps ensemble, mais il n'est pas là ! Il doit penser que je suis une personne horrible ! » Hermione savait qu'elle ne pourrait feindre de meilleure larme et se laissa aller.

« Minerva, pourquoi n'emmenez-vous pas Mademoiselle Granger voir Poppy pour une potion calmante ? » Dumbledore aida McGonagall à remettre l'adolescente hystérique sur ses pieds et attendit jusqu'à ce qu'il soit seul avant de se tourner vers le coin. « Et bien, Severus ? » Le Maître des Potions enleva sa cape d'invisibilité et lança un regard noir au vieil homme alors qu'il pliait le vêtement.

« Si elle découvre un jour que je me cachais dans son bureau pour espionner un de ses précieux lionceaux, je passerai le reste de mes jours en repose-pied » se plaignit Severus en lissant ses robes. Dumbledore ne fit que hausser un sourcil dans une requête silencieuse d'informations. « Très bien. Ses larmes étaient sincères, monsieur le Directeur. Granger semble être réellement inquiète pour le bien-être de Potter. Quant à sa réaction, elle est émotionnellement impliquée avec lui d'une manière ou d'une autre, bien que je me retiendrai de méditer sur les complexités des rituels d'accouplement des Gryffondors. » Severus s'arrêta et secoua la tête. « Je doute fortement qu'elle sache où il est en ce moment. Weasley est une option plus probable. Essayez avec lui, si vous pensez que son cerveau peut le supporter. » Severus eut un rictus de mépris. « Si c'est tout, j'ai une potion sur le point d'être prête pour le prochain ingrédient. » Dumbledore se tourna vers la fenêtre et congédia l'homme d'un signe de la main et avec un « merci » poli.

Severus se tourna et quitta le bureau. Il disparut dans un des passages de Salazar et retourna à ses appartements. Draco Malfoy était assis à la table, faisant ses devoirs avec diligence. Severus ôta sa lourde robe extérieure et la suspendit au crochet sur la porte. « Qu'est-ce que tu penses de Mademoiselle Granger, Draco ? » Le jeune homme sursauta et passa sa plume à travers sa dissertation. Il poussa un juron coloré qu'il n'avait pu apprendre, Severus le savait, que sur le Chemin des Embrumes et leva sa baguette pour réparer les dégâts. « Langage, Draco. » Severus s'enfonça dans son fauteuil et invoqua une tasse de thé.

« Comment sais-tu que je regardais ? » demanda Draco en rangeant sa baguette. Severus jeta un rapide coup d'œil à un espace vide sur le mur où il était sûr qu'il y avait un miroir jusque récemment. Le miroir reposait en ce moment sur la table sous l'espace vide, le sort encore actif montrant l'intérieur du bureau de McGonagall.

« Tu as laissé le sort en marche et tu as oublié de ranger la pièce » expliqua Severus en faisant un geste vers le miroir. Draco eut une moue renfrognée et fit un geste de sa baguette, terminant le sort et remettant le miroir à sa place. « Tes pensées sur Mademoiselle Granger ? » poussa Severus.

« Je pense qu'elle sait quelque chose » lui dit Draco en poussant ses livres. Severus lui fit signe de continuer. « J'ai embobiné ma mère beaucoup trop souvent avec ce tour de larmes pour avoir ce que je voulais, lui dit Draco avec un petit soupçon de dégoût. La seule raison pour laquelle elle s'en sort est que personne ne la soupçonnerait de faire quelque chose comme ça. » Draco se déplaça de la table et s'assit à côté de son mentor.

« Je suis d'accord. Elle doit être au courant pour les capacités de Légilimentie de Dumbledore, car elle ne l'a pas regardé dans les yeux. » Severus fixa le feu quelques secondes avant de retourner son attention vers Draco. « Que peux-tu me dire ? » demanda-t-il à Draco. Le garçon haussa les épaules et se mordit les lèvres.

« Pas grand-chose, vraiment. Les Protecteurs sont les Protecteurs. Dévoués à l'école et au devoir. Granger a un peu plus d'informations. Elle est polie, ambitieuse dans ses études, et impatiente de prouver qu'elle vaut n'importe qui ici. » Draco se renfonça davantage dans son siège. « Je pense que tout le monde la sous-estime, » confia-t-il. Severus se contenta d'acquiescer.

« Ca pourrait être vrai, confirma-t-il d'une voix lasse. Je crois que tu sais ce que tu dois faire. » Draco acquiesçait déjà avant que Severus ait fini sa phrase.

« J'ai déjà posé des fondations dans cette direction. Je te ferai savoir ce que je découvrirai avec elle. » Il s'arrêta et enfila ses robes d'école. « Si elle a gardé quelque chose pour elle, je le découvrirai et te le dirai. » Il mit son sac de livres sur l'épaule et allait partir quand il s'arrêta devant la porte et se tourna vers Severus avec un air étonné. « Je viens juste de découvrir quelque chose que tu ne peux pas faire ! »

« Idiot » dit Severus au garçon. Celui-ci sourit et quitta la pièce. Il avait un entraînement prévu noté de l'écriture d'Hermione.


Fin Septembre…

Harry s'était détendu un peu depuis le premier septembre quand personne n'était apparu pour le ramener à l'école. Les visites régulières de Fumseck semblaient le rassurer sur le fait qu'il était bien caché, bien que Paul ne saurait jamais pourquoi. Paul se tenait près de la fenêtre et réfléchissait à son patient avec plus qu'un peu de frustration. Chaque fois qu'il avait l'impression de faire des progrès avec Harry, quelque chose arrivait qui lui donnait l'impression qu'il ne connaissait pas du tout le jeune homme. Harry venait juste de finir une session avec lui et Paul était prêt à trouver un moyen pour ouvrir le cerveau du garçon et y regarder. Ce devait être plus simple que de tailler petit à petit dans ses défenses comme il le faisait en ce moment. Harry était si bien gardé qu'apprendre quoi que ce soit prenait plus longtemps que ce qu'il aurait aimé. Quand le comité lui avait demandé de prendre ce cas, il avait espéré renvoyer Harry chez lui pour Noël. A présent, il semblait qu'Harry allait rester beaucoup plus longtemps. Paul retourna à son bureau et sortit son dictaphone et les notes qu'il avait prises plus tôt. Paul avait commencé la session en lui posant des questions sur l'école primaire et ce qu'Harry y aimait. Sa réponse avait surpris Paul. Il rembobina la cassette et la mit en marche.

« J'aimais être là-bas. Voir comment étaient les autres enfants » lui avait dit Harry. Paul écouta sa propre réponse sur le fait qu'il avait un cousin. « Ouais, Dudley était là aussi. Nous ne nous entendions pas. Et il s'est assuré que personne d'autre ne s'entende avec moi non plus. » Harry avait essayé de dévier le sujet vers Zen, mais Paul était resté sur ce dont il parlait. Il avait demandé à Harry pourquoi Dudley n'autorisait pas les autres enfants à approcher Harry. « Je ne sais pas. Il est Dudley. Il fait ce qu'il veut. » Harry s'était tu et avait refusé de parler plus de son cousin. Paul avait alors posé une question sur son oncle et sa tante quand il était plus jeune. Sa réponse avait été moins qu'encourageante. « Ils étaient là. » Il avait également haussé les épaules comme pour dire "Et alors ?"

« Est-ce qu'ils t'aidaient pour tes devoirs ? » Paul tressaillit au son de sa propre voix. Il détestait la manière dont il parlait sur les machines.

« Non. Je n'avais pas besoin de beaucoup d'aide. » Harry avait joué avec son coussin quelques secondes avant de continuer. « Je me débrouillais vraiment bien. »

« Ils devaient être fiers de toi. » Paul fixa le dictaphone comme s'il détenait les réponses qu'il cherchait.

« Non, je n'avais rien de spécial. » Paul avait su à la manière dont Harry avait dit ça que c'était ce qu'on lui avait dit et qu'il y croyait. Paul avait voulu continuer sur ce sujet, mais Harry l'avait interrompu. « Peut-on parler d'autres choses ? » Paul l'avait permis. Harry était visiblement mal à l'aise avec le sujet et n'aimait pas parler de sa famille. Paul prit les rapports des infirmiers de nuit et fronça les sourcils. Harry était resté debout jusqu'à deux heures du matin, et il était le premier debout de son étage pour le petit-déjeuner. C'est vrai, la nuit précédente était prévue sans somnifère, mais Harry savait qu'il était autorisé à en demander s'il avait des problèmes à dormir ou des cauchemars. Les rapports disaient qu'il avait été surpris à lire plusieurs fois jusqu'à ce qu'il se couche à deux heures et qu'il avait décliné les somnifères et Paul.

Sensei Leonard était venu le voir ce matin, inquiet au sujet d'Harry et des quelques cicatrices qui semblaient s'être manifestées quelques deux semaines avant sa visite et qui n'avaient pas été là avant. Sensei lui avait dit qu'il pensait qu'Harry lui en avait parlé, mais il semblait que le garçon avait décidé de ne pas lui dire, ni à personne d'autre en fait. Sensei avait dit que même lui ne l'avait trouvé que par un accident pratique. Paul retourna sa chaise vers la fenêtre et regarda le ciel. Pourquoi Harry ne lui avait-il pas dit ? Et, plus important, comment étaient apparues les cicatrices, et est-ce que ça avait quelque chose à voir avec Voldemort ? Un coup à sa porte le surprit quelques minutes plus tard. « Entrez. » La porte s'ouvrit pour révéler le professeur d'art d'Harry. « Monsieur Watt ? Que puis-je faire pour vous ? » S'il vous plait, ne demandez pas de réponses au sujet de Harry. Je les cherche moi-même. Paul fit signe à l'homme de s'asseoir et éteignit le dictaphone. Paul n'avait pas beaucoup de contact avec cet homme et quand ils se croisaient, le professeur ne pouvait que parler encore et encore du talent d'Harry en tant qu'artiste. Celui-ci avait l'air mal à l'aise et jouait avec le carton à dessins qu'il tenait.

« Normalement, je permets à mes élèves de jeter leur travail comme ils veulent, mais le travail d'Evan est différent. Ca montre plus de passion que je n'en ai vu depuis longtemps. C'est très réel, très vivant. Je ne pouvais pas supporter de le voir continuer à jeter un travail merveilleux. J'ai récupéré ce qu'il jetait et l'ai gardé. Je regardais tout ça à l'instant et j'ai remarqué quelques trucs. » Il sortit une liasse de papier. « Regardez les juste et dites-moi ce que vous voyez. » Paul prit les dessins et les regarda. Quelques-uns montraient Harry et les Dursley, d'autres Harry dans une salle de classe, montant un balai, faisant face à des personnes bizarres (Paul savait qu'ils étaient des sorciers et plus probablement des Mangemorts, d'après ce qu'il avait décrit auparavant) et Harry contre un homme aux yeux rouges qui ressemblait un peu à un serpent. Ca devait être Voldemort.

« Il a une imagination active » dit Paul alors qu'il tenait un dessin de Harry faisant face à un dragon. Sûrement qu'il n'avait pas à faire ça comme épreuve pour les examens ? Quel âge avait-il sur ce dessin ? Treize ? Quatorze ans ? Ils ne feraient pas ça à leurs élèves, pas vrai ? Des dragons ? Monsieur Watt secoua la tête.

« Ce n'est pas ce que je voulais dire. » Il reprit les dessins, les regarda, changea l'ordre de quelques-uns uns et les lui rendit. Paul les reprit et haussa les épaules quand il ne comprit pas ce que Monsieur Watt voulait qu'il voie. « Ils sont deux dans ces images. » Monsieur Watt avait raison. Quelques images montraient un Harry ayant l'air jeune et avec des vêtements en lambeaux alors que les autres montrait un jeune homme différent, las. Il n'y avait pas de Harry entre les deux. « J'en ai un de plus que je pense que vous devriez voir. » Monsieur Watt sortit un papier enroulé du carton à dessins et le tendit à Paul.

« Qu'est-ce que c'est ? » demanda Paul avec émerveillement. Il n'avait jamais vu quelque chose d'aussi élaboré par un élève aussi jeune. Harry avait dit qu'il n'avait commencé à dessiner qu'en venant à St. Jude. Est-ce que c'était la même personne qui avait réussi ce dessin ?

« Quelque chose que j'ai trouvé dans la corbeille à papier juste hier. » Paul retourna son regard vers le dessin. La principale image était une boule de cristal avec quelque chose d'écrit autour. Paul prit son stylo et écrit le message sur un morceau de papier. Emâ ertov elèvér iuq latsirc ed eluob al. Paul tint l'image devant un miroir et sourit. La boule de cristal qui révèle votre âme. La boule en elle-même avait beaucoup de craquelures à travers sa surface, comme si elle maintenait toujours sa forme de boule. Au sein de chaque fragment, il y avait une version différente de Harry. Un était en boule dans une sorte de placard. Un autre était sur un balai. Un faisait face à Voldemort dans un cimetière. Un autre était un enfant aux yeux écarquillés entouré de personnes dans un bar encombré. Un avait une cicatrice qui saignait. Deux images retinrent l'attention de Paul. Harry s'appuyait contre un mur, des coups ensanglantés se voyant au travers de sa chemise déchirée. Ca expliquait la visite de Sensei. L'autre image était un Harry avec des caractéristiques légèrement comme Voldemort. « Qu'est-ce que ça veut dire ? » demanda Monsieur Watt. Paul ne releva pas les yeux du dessin.

« Ca peut vouloir dire presque tout. Ca pourrait être un travail d'imagination, ou quelque chose de plus profond. » L'homme devrait se satisfaire de cette explication. Il ne pourrait pas en donner d'autre, à moins de révéler quelque chose à propos d'Harry. Paul ne pouvait pas faire ça à son patient. « Est-ce que je peux le garder un moment ? »

« Certainement. Tant que je peux les ravoir. C'est beau, même si un rien dérangeant. » Paul acquiesça et sourit. Il n'y avait qu'un artiste pour dire que quelque chose était beau et dérangeant. Monsieur Watt se leva pour partir. « Est-ce que vous pensez jamais que ce garçon vient d'un autre endroit ? » demanda-t-il avec une petite interrogation dans les yeux.

« De temps en temps, mais il me rappelle alors qu'il est un enfant normal. » Monsieur Watt sourit et partit. Paul retourna à l'image et l'étudia. Il y avait des images différentes et conflictuelles d'Harry. Une retint son attention et il l'étudia pendant un long moment. C'était Harry, dans une armure rappelant le Moyen Age. Il avait une expression étrange dans les yeux, une épée dans une main et un air déterminé. Sa cicatrice saignait et il pressait son autre main sur son côté comme s'il essayait de cacher une blessure sérieuse. Quelle image était le vrai Harry ?


-Tes visites me manquent, Mi. Juste savoir que tu étais là.

-Ca me manque de venir te voir. Tu tiens ?

-Je suppose. Paul est un peu frustré avec moi, mais je ne sais pas pourquoi.

-Qu'est-ce qui te fait dire ça ?

-Je… euh. Il voulait parler des Dursley et je ne voulais pas.

-Comment sais-tu qu'il est frustré ?

-hausse les épaules Aucune idée. Je le sais, c'est tout.

-Comment vient la force de volonté ?

-Bien. Qui aurait cru que c'était si simple ?

-C'est ce que le Professeur Lupin a dit. C'est simple une fois que tu as le truc, mais tu dois l'avoir d'abord. Force de volonté et force de l'esprit sont interconnectées. Si tu peux réussir un Patronus comme tu le fais, je suppose que tu peux réussir à demander vraiment à ce que quelque chose arrive. Comment va l'Occlumentie maintenant ?

-Pas vraiment bien. C'est comme si j'étais bloqué.

-Tu te bloques toi-même. Ouvre ton esprit vers l'infini, vide-le, et protège-le.

-Je suppose que tu as déjà réussi ?

-Mm, oui. Cependant, je n'ai pas de lien avec un psychopathe dans mon esprit. Tu es en colère contre moi ?

-Non. Maintenant, tu peux me coacher.

-Ca ressemble beaucoup à la méditation, juste plus rapide, ou plus intense. Tu dois juste accélérer les étapes.

-J'essaierai. Comment va tout le monde à l'école ?

-Et bien, les premières années espéraient te rencontrer et tout le monde est déçu que tu ne sois pas là. Il y en a une, une Née de Moldus qui a des problèmes pour s'adapter. Son nom est Sophie Matthews. Les autres premières années n'arrêtent pas de lui dire que Voldemort la tuera la première. Malfoy, oh, excuse-moi, Drake, reste loin des Serpentards. Neville dit que quand il n'est pas avec le Professeur Snape, il est dans le dortoir des Protecteurs, juste comme Ron. Ron semble avoir oublié qu'il a une autre maison. Tout ce dont il parle est de devenir Auror et de sauver le monde. Est-ce qu'il a toujours eu un tel ego ?

-De temps en temps. Bien que je ne pense pas que c'était à ce point avant.

-Oh, d'accord. Je fais de mon mieux pour l'éviter. La plupart des autres élèves aussi. Hum, Neville et Luna sortent ensemble.

-Quoi ? C'est génial !

-Oui. Ils semblent aller ensemble, n'est-ce pas ? Ginny continue d'essayer de jeter des sorts à Ron. Je ne l'arrête pas. Dumbledore m'a demandé de l' « informer » si je devais avoir des nouvelles de toi. Il a tous les gouvernements magiques de la planète à ta recherche, et je suis sûre que Voldemort sait que tu n'es pas à Poudlard maintenant.

-Trop dommage, je suis dans le monde Moldu.

-Harry, que penses-tu de jouer au Serpentard ?

-Quoi ?

-J'ai eu une idée. Fausse piste. Nous avons besoin que tout le monde continue à penser que tu veux être là. J'avais mon oreille au sol (ou près de la vantardise de Ron, tu choisis) et j'ai découvert que Dumbledore pense que tu essayes de venir ici. Et si nous inventions une histoire où tu réussis à t'échapper de ton école, mais te fais rattraper et ramener.

-Comment ça aiderait ?

-Ca laisserait penser à Dumbledore que tu es toujours son élève, et en sécurité de l'influence mauvaise de Voldemort.

-Heu, Mi ? Je ne rejoindrai jamais Voldemort.

-Une des rumeurs que les élèves colportent dit que c'est ce que tu as fait.

-Je ne peux jamais gagner, n'est-ce pas ?

-Je suppose que non.

-Quand Voldemort sera mort, je deviendrai Moldu.

-Je ne te blâmerai pas. Tu pourras regarder Star Wars quand tu voudras.

-Il y a de ça. Donc, comment marcherait ce plan ? Je devrais être dans une école Moldue, parce qu'il n'y aurait aucun moyen d'envoyer un hibou ou de contacter qui que ce soit, et je ne pourrais pas vraiment sortir ma baguette. Ca devrait être un internat.

-Oh, Skywalker ! C'est parfait ! Je connais le bon endroit !

- ?

-St Ignatus ! C'est un pensionnat jésuite pour garçons. Le meilleur ami de mon père est devenu Jésuite et enseigne là-bas. C'est en Angleterre, mais papa dit que c'est un endroit strict. Si ta tante leur disait de te surveiller, ils le feraient !

-Ok, donc je suis un élève réticent à cet internat jésuite. Mi, c'est quoi un Jésuite ?

-Un genre de prêtre catholique. Je demanderai à papa de t'envoyer le livre que j'ai sur eux. Quelques-unes unes de leurs vies sont très intéressantes.

-Pas un autre livre ! Je suis déjà noyé par le travail.

-Tu en auras besoin. Si Dumbledore te trouve et que tu lui racontes cette histoire, tu auras besoin de connaître quelque chose des jésuites. Crois-moi.

-Ok. Alors, comment l'histoire s'évente ?

-Tu peux envoyer une lettre à la maison, parce que c'est dans le monde Moldu. Garde juste le message vague parce qu'« ils » vérifient le courrier. Envoie-la à mes parents et ils s'assureront que je l'ai.

-Ca semble bien. Et si j'en esquissais une maintenant ?

-Vas-y.

-Chère Hermione,

Je peux enfin t'écrire ! Désolé de t'avoir manqué, mais ma tante pense que cette école est mieux pour moi. Je ne suis pas autorisé à te dire où je suis pour des raisons de sécurité. Tu sais déjà pourquoi.

Les professeurs ici sont très patients avec moi et me donnent des leçons particulières pour que j'aie un niveau correct. C'est une école très isolée et le parc est magnifique. J'ai beaucoup de temps pour penser. Oh, la cloche sonne. Je dois aller manger. Dis bonjour aux vieux amis pour moi.

Vous me manquez tous !

Evan H.P. Smith

Qu'est-ce que tu en penses ?

-Est-ce que quelqu'un lit par-dessus ton épaule, parce que c'est parfait ! Ca sonne comme un appel à l'aide. Joli changement de nom.

-Je pensais que c'était approprié. Je l'enverrai ce soir.

-Ca semble bien. Je leur écrirai dans deux jours et leur dirai de me la transmettre.

-Génial. Aïe. J'ai mal.

-Sensei encore ?

-OUI ! Tout me fait mal. Je passe une heure avec lui tous les matins et deux heures le samedi. Je vais aussi aux classes quotidiennes avec tout le monde. Ajoute mes deux séries de devoir, les cours, le club d'art, la répétition de la pièce, les sessions de tutorat et la thérapie. Comment as-tu survécu en troisième année ?

-J'avais un Retourneur de temps. Tu dois abandonner quelque chose, Skywalker.

-Je ne peux pas ! Si je ne continue pas à faire mes devoirs de Poudlard…

-Je ne parlais pas de ça ! De combien de classes d'arts martiaux as-tu besoin ?

-Je ne veux pas décevoir Sensei.

-Qu'apprends-tu dans les classes normales quotidiennes ?

-Pas grand-chose. Je suis un peu devant tout le monde.

-Mon point, exactement. Combien de temps cela libérerait-il ?

-Heu, deux heures à peu près.

-Alors va parler à Paul et fais-lui réarranger ton emploi du temps.

-C'est une bonne idée. Je ne sais pas combien de temps en plus j'aurais pu tenir.

-Les bonnes idées sont ce pour quoi je suis là. Va lui parler maintenant. Je discuterai avec toi plus tard.

-Ok. Mi ? Et Snape ?

-Il cabriole comme si Noël était arrivé en avance et qu'il avait reçu tout un basilic sous l'arbre.

-Il y en a un dans la Chambre des Secrets. Il est mort.

-Beurk ! Va parler à Paul.

-J'y vais, Mi.


Harry frappa à la porte de Paul. « Une seconde, entendit-il la voix de Paul. Entrez ! » Harry ouvrit la porte et y passa la tête. Paul lui fit signe d'entrer d'une main et tint le téléphone à son oreille de l'autre. « Ca semble génial, Joe. Uh-huh. Je te verrai samedi. Uh-huh. Salut. » Paul raccrocha, écrivit quelque chose et se tourna vers Harry avec un sourire. « Hey, petit. Quoi de neuf ? »

« Heu, je me demandais si je pourrais te parler de quelque chose », dit Harry alors qu'il s'asseyait sur le canapé. Paul lui adressa un autre sourire. Harry était venu à lui ! Il voulait danser un peu, mais il avait peur de faire fuir Harry. Il mit une nouvelle cassette et appuya le bouton pour enregistrer.

« Tu sais que oui. Quoi de neuf ? »

« Et bien, tu sais comment est mon emploi du temps, et j'essaie de suivre mon travail à Poudlard via Hermione, mais entre mes deux charges de travail, et les classes, les répétitions de théâtre, le club d'art, les repas, deux leçons par jour avec Sensei, et encore le samedi… » Paul leva une main pour arrêter Harry.

« Est-ce que tu essaies de me dire que tu as trop de choses à faire et que tu dois changer ton emploi du temps ? » demanda Paul. Harry sourit et acquiesça un peu. « Nous pouvons faire ça. »

« C'est génial » dit Harry en se renfonçant dans le divan. Il prit son coussin et soupira.

« Qu'aimerais-tu laisser tomber ? » demanda Paul alors qu'il sortait l'emploi du temps de Harry et prenait son stylo.

« La classe d'arts martiaux normale. Je suis déjà devant les autres et je n'apprends pas grand-chose. » Paul acquiesça et raya les leçons. Paul laissa tomber son stylo et se tourna vers Harry.« Je suis content que tu sois venu me voir, Harry. C'est ce dont nous avons parlé, n'est-ce pas ? » Harry acquiesça, lui adressant un sourire penaud. Paul savait qu'Harry était mal à l'aise pour parler ou reconnaître quand il avait fait quelque chose que Paul lui avait demandé d'essayer. « Il y a quelque chose dont je voulais aussi te parler. Tu m'as vu au téléphone plus tôt. C'était Joe et ta Tante Pétunia, pas forcément dans cet ordre. Ils sont prêts pour ce samedi. Est-ce que tu l'es ? » Harry étudia ses pieds alors qu'ils jouaient avec le sol.

« Tu seras là, n'est-ce pas ? » demanda-t-il en regardant Paul. Celui-ci sourit et posa la main sur l'épaule d'Harry.

« Juste là tout le temps » Paul sourit et se redressa sur son bureau. Harry se détendit sur le canapé. « J'aime cette expression sur toi. ' Ado détendu'. Tu devrais la porter plus souvent. »

« Ado détendu ? demanda Harry. Moi ? » Il haussa les épaules et ferma les yeux. « Je veux me détendre le reste de ma vie une fois que Voldemort sera mort. » Harry loupa le regard que Paul lui adressa et soupira. « Je pensais aux Etats-Unis. Je ne pense pas que qui que ce soit me connaisse là-bas. »

« Tu veux quitter ta maison ? » Harry haussa à nouveau les épaules.

« J'y pense juste. Je ne suis pas vraiment sûr. » Un éclair de flamme annonça leur visiteur. « Fumseck ! » Harry leva son bras et permit au phénix de se poser dessus. « Comment vas-tu ? » L'oiseau répondit par une note magique et tendit sa patte vers Harry. « Qu'est-ce que c'est ? » Harry défit le parchemin enroulé autour de sa patte. « Est-ce que c'est de la part de Dumbledore ? » Harry déroula le parchemin et vit un écusson familier sur le haut.

La très noble et très ancienne Maison des Black

Harry,

Si tu lis ceci, cela veut dire que j'ai fait quelque chose d'incroyablement stupide et que je t'ai laissé seul. Je suis désolé. Je ne réfléchis jamais. C'est mon plus gros défaut. Je l'admets. Je suis désolé de t'avoir laissé seul, petit.

Vu que tu n'es pas majeur, Gringotts va attendre avant de te contacter pour voir mon testament. Cette lettre est juste là pour te donner une direction.

Je te laisse tout, Harry. La maison, mon coffre, ma moto (ta mère serait folle… ça doit être pour ça que je le fais), mon elfe de maison (tu peux le tuer si tu veux, mais je ne te le conseille pas) ; tu as tout. Je sais combien tu auras et je veux que tu t'AMUSES ! Remarque les lettres majuscules. Blagues, femmes, voitures, dragons, équipes de Quidditch, le poste de Fudge. Utilise ton imagination. Assure-toi juste que ce soit amusant. Et ne t'avises pas de tout donner ! Si les œuvres de charité sont ton truc, c'est bien, fais des dons, mais ne donne pas tout. C'est un de mes derniers vœux. Je te veux bien loti si je ne peux pas être là.

Ce paragraphe est important, Harry, alors ne le saute pas. J'ai nommé Remus Lupin (C'est vrai… Lunard) ton conseiller et mentor. Il ne peut pas être ton tuteur, à cause de quelques lois remplies de préjugés (stupide Ministère, mais il aura à présent l'autorité pour faire des trucs vraiment cool, comme signer des permissions pour l'école, surveiller ta propriété (oui, propriété. Tu verras ça plus tard) agir comme un représentant légal, et tellement d'autres choses que je n'aurais pas assez de parchemin pour en faire la liste complète. Les Puissances qui Sont devraient inclure quelques lectures sur les conseillers/mentors et comment tout cela marche. Si ce n'est pas le cas, contacte Lunard ou demande à un professeur (pas Snape). Ils sauront quoi te dire. Je ne veux pas que tu sois seul. Les Dursley ne comptent pas. L'arrangement entre toi et Lunard peut être aussi formel ou informel que tu le souhaites. Tu appelleras ça comme tu souhaites.

S'il te plait, reste en contact avec lui, qu'importe ta décision. Il est le dernier Maraudeur et tu peux lui faire confiance. Prends soin de lui.

J'espère que j'ai eu une bonne mort ; mon seul regret est de te laisser. Je peux seulement espérer que ça aide. Je suis dans un endroit meilleur à présent, j'en suis sûr, et avec tes parents. Il y a deux Maraudeurs là-bas et l'autre monde ne sera jamais le même ! Prends soin de toi, amuse-toi bien (tu ferais mieux !) et reste en sécurité. Je suis fier de toi. Souviens-toi, je t'aime et je serai avec toi dans ton cœur.

Ton parrain,

Sirius Black

« Patmol »

Harry releva les yeux de la lettre et sourit à Paul. Celui-ci l'étudia du regard. « Harry, ça va ? » Le jeune homme acquiesça puis secoua la tête.

« C'est de Sirius, mon parrain. » Il regarda à nouveau le papier et rit un peu. « Il veut que je m'amuse. Il a écrit pour dire qu'il, euh, me laisse tout. » La lettre tomba de ses mains alors qu'il les ouvrait et fermait, comme s'il cherchait quelque chose à quoi s'accrocher. Paul connaissait ce geste maintenant et se déplaça à côté d'Harry sur le canapé, l'attirant vers lui alors qu'il s'asseyait. Le jeune homme ne pleura pas, mais sembla content de rester assis là, s'accrochant à quelque chose de solide à côté de lui. « Il me manque » dit-il à Paul.

« Il te manquera toujours. Il est avec toi aussi longtemps que tu t'en souviens. » Harry acquiesça.

« C'est ce qu'il a dit à propos de mes parents. » Paul sourit.

« Il a raison. Tu auras toujours quelqu'un avec toi aussi longtemps que tu te souviens d'eux. » Harry s'éloigna après quelques minutes supplémentaires.

« Merci Paul. » Paul se contenta d'acquiescer. Il savait ce qu'Harry voulait dire avec ces mots. « Il m'a dit que j'avais besoin de m'amuser. Il a même mentionné le boulot de Fudge. » Paul essaya de se souvenir qui était Fudge.

« Le Ministre ? » demanda-t-il en se levant. Il retourna à son dossier où il gardait toutes ses informations sur les différentes personnes qu'Harry avait mentionnées pendant leurs sessions. Il avait eu besoin de l'utiliser plus d'une fois pour savoir qui était qui et ce qu'ils signifiaient pour Harry.

« Le seul et l'incompétent. Il n'a dit à personne dans le monde magique que Voldemort était de retour. Personne n'était préparé. Maintenant, il se démène pour réparer. » Paul se renfonça dans son siège et fit face à Harry.

« Il semble que tu sois assez bouleversé par ça. » Harry acquiesça. « Tu veux me dire pourquoi ? » Paul laissa Harry y penser pendant quelques minutes. Il ne semblait pas qu'Harry souhaite parler.

« Je suis la raison pour laquelle Voldemort est de retour » dit-il à Paul. Il ramena ses jambes contre sa poitrine, les serra et y cacha son visage. « Tout ce Tournoi des Trois Sorciers était un piège qu'il a orchestré pour m'avoir. » Paul ne répondit pas, espérant qu'Harry continuerait sans qu'on le pousse. « Il savait que je serais d'une manière ou d'une autre près du trophée à la fin. Il s'attendait à ce que je gagne. J'ai découvert après qu'il avait un espion dans l'école qui m'aidait en quelque sorte, se faisant passer pour un professeur. Il a pris mon sang et il est revenu. C'est de ma faute. »

« Est-ce que tu as entendu ce que tu viens de dire ? » demanda Paul. Harry releva la tête de ses genoux.

« Bien sûr que je sais ce que je viens de dire. » Harry se leva et alla vers la cage de Zen. Il adressa un rapide coup d'œil pour savoir s'il pouvait sortir le serpent. Paul acquiesça pour lui faire savoir que c'était bon. Il laissa la cassette enregistrer, espérant un jour déchiffrer ce qu'Harry disait à Zen. « J'ai dit que c'était ma faute. » Harry se tenait dos à la fenêtre alors qu'il caressait Zen. Le serpent semblait plus qu'heureux de s'enrouler autour du poignet d'Harry et de reposer sa tête sur sa poitrine.

« Avant ça. Voilà, laisse-moi le repasser pour toi. » Paul rembobina la cassette et appuya sur play. Il regarda Harry alors que la conversation se répétait.

« Et ? » Paul voulait grogner de frustration. Il supposait qu'il avait entendu parce qu'il était celui qui écoutait.

« Tu n'arrêtes pas de dire 'il'. Il a préparé le piège, il s'attendait à ce que tu gagnes, il avait un espion, il a pris ton sang, il est revenu. » Paul attendit qu'Harry comprenne ce qu'il essayait de dire. Mais le jeune homme haussa un sourcil. Oh, génial. Harry le manquait. « C'est de sa faute, parce qu'il a tout fait. Ce n'était rien de ce que tu as fait. Seulement lui. » Harry baissa les yeux vers Zen et commença à caresser la tête du serpent. Ne comprenait-il pas ou était-il trop heureux avec la manière dont étaient les choses, où il se blâmait lui-même ?

« Zen dit que tu as raison. Que c'était de sa faute. Et qu'en est-il du sang de l'ennemi dont il avait besoin pour revenir ? Si je n'avais pas été là… » Paul secoua la tête.

« Il n'avait pas besoin d'un ennemi spécifique, n'est-ce pas ? Il aurait pu utiliser presque tout le monde. Ca dépend de la manière dont tu définis ennemi. Je pourrais être cet ennemi à présent. Sensei, oh Voldemort a définitivement un ennemi là. Dumbledore, Snape, McGonagall, le chat à qui il a donné un coup de pied enfant, l'insecte qu'il a écrasé, le taxi qu'il n'a pas payé. Tu comprends ? » Harry acquiesça lentement en levant la main pour caresser à nouveau Zen.

« Zen est son ennemi avec ce raisonnement. » Paul acquiesça. Harry comprenait ce qu'il disait.


Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.