Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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Vernon et moi avons parlé pendant que Harry et Dudley faisaient la sieste aujourd'hui. Nous avons parlé de la manière de garder Harry en sécurité du monde magique. Je lui ai parlé de ma sœur et de la manière dont elle et son mari sont morts (Dumbledore nous a au moins laissé ça.) Je ne veux pas que la même chose arrive au fils de Lily. Je peux la voir dans ses yeux et ça me fait penser qu'elle me regarde.
Vernon pense que si nous l'élevons sans une once de magie autour de lui, il deviendra un petit garçon normal. Pas de discussion sur la magie, pas d'histoire avec de la magie dedans, rien du tout avec le mot « m ». Je ne peux que me demander si ça va marcher. Sera-t-il possible d'empêcher la magie de se manifester en lui ? Sera-t-il juste un petit garçon normal ?
Dumbledore a écrit qu'Harry sera célèbre quand il "reviendra" dans le monde magique, quand il sera temps pour lui d'aller à Poudlard. Comment un enfant de onze ans peut-il gérer la célébrité ? Cet HOMME parle du fait que mon neveu aura des fans. Je lui ai demandé de la protection pour lui et il a dit que ma maison était une protection suffisante. Hu. Qu'est-ce que je suis supposée faire si un groupe de sorciers vient à ma porte pour le voir ? Leur dire de partir ?
Vernon pense que si nous sommes stricts avec Harry, il sera normal. Je peux seulement espérer qu'il ait raison. Dudley est très normal et j'espère qu'Harry le sera aussi. Mon mari, Dieu le bénisse, a dit que nous aurions besoin d'agir de concert pour montrer à Harry ce qui est normal et acceptable, et ce qui ne l'est pas. Une fois qu'il aura passé l'âge auquel Dumbledore le trouvera complètement normal et le laissera avec sa famille, nous pourrons alors commencer à montrer de l'appréciation pour les talents et pour les accomplissements d'Harry. Puis-je attendre dix longues années avant de montrer que je m'intéresse au travail scolaire d'Harry, à sa personnalité ou à son bien-être ? Puis-je rester assez forte pour protéger mon neveu, à présent second fils ?
Si Dieu écoute, qu'il m'accorde la force dont j'ai besoin pour mener cela à la fin.
Harry tendit le journal à Paul et Joe et remonta ses jambes contre sa poitrine. Pétunia était assise en face de lui. Il posa sa tête sur ses genoux et commença à ignorer tout le monde dans la pièce. Pourquoi Paul voulait-il qu'il fasse ça ? Il n'avait plus qu'un an avant de pouvoir quitter les Dursley. Pourquoi voudrait-il d'une relation avec aucun d'entre eux maintenant ? C'était trop tard. Il voulait juste qu'on le laisse tranquille.
Paul ferma le journal et regarda Harry avec son habituelle position « S'il vous plaît, ignorez la balle humaine. » « Harry, s'il te plaît, redresse-toi » lui demanda-t-il. Harry releva la tête et reposa ses pieds à terre. « Son » coussin apparut immédiatement dans ses bras. Paul le laissa faire. C'était un accomplissement qu'Harry veuille essayer une session commune avec sa tante. Serrer un coussin n'aurait pas un impact énorme là. « Pourquoi ne commençons nous pas avec les questions que tu pourrais avoir à propos de ce que ta tante a écrit dans le journal que tu nous as montré ? » demanda Paul, rapprochant sa chaise de Harry. Les yeux d'Harry s'écarquillèrent et il s'immobilisa. Hein. La biche dans la lumière des phares. « Tu dois avoir au moins une question. » Harry lâcha son coussin et essuya ses mains sur son pantalon, montrant sa nervosité aux deux autres participants.
« Pourquoi ? » Il baissa les yeux au sol et refusa de regarder sa tante. Paul fit signe qu'il était de la responsabilité de Pétunia de répondre.
« Beaucoup de raisons » éluda-t-elle. Joe la poussa à continuer. « Pour te garder en sécurité du monde magique, entre autre. » La tête d'Harry se redressa vivement et il regarda Pétunia avec terreur.
« Il sait ? demanda Harry, désignant Joe du doigt. Tu lui as dit ? »
« Oui, je sais tout. Enfin, ce que ta tante m'a dit, tout du moins » répondit Joe pour Pétunia. Harry enfouit son visage dans ses mains et grogna. Il resta quelques secondes assis avant de bondir du canapé et de se diriger vers la fenêtre. Il contourna Pétunia et Joe comme s'ils étaient des Mangemorts et s'arrêta devant la fenêtre.
« Voilà les hiboux » grommela Harry pour lui-même, ses yeux cherchant le ciel pour le déluge de facteurs volants auquel il s'attendait.
« Aucun hibou ne s'est montré à la maison, au cas où tu te le demandes. J'ai le sentiment que le Ministère ne surveille pas les conversations des gens normaux » lui dit Pétunia. Harry passa ses mains dans ses cheveux déjà en désordre (il ne s'était pas ennuyé à les coiffer aujourd'hui ; sa tante ne pensait jamais qu''il le faisait de toute façon) et soupira.
« Harry, s'il te plaît, reviens et assieds-toi, demanda Paul. Si le Ministère se montre, je l'instruirai sur les lois de confidentialité entre patients et docteurs et comment leur précieux petit secret ne quittera pas nos bureaux respectifs. » Harry se tourna vers Paul avec un sourcil relevé.
« Joli sarcasme » commenta-t-il. Il regarda à nouveau par la fenêtre, secoua la tête, comme pour se débarrasser de l'idée des hiboux, et retourna vers le canapé.
« Merci, Harry. Maintenant, revenons à ta question. » Harry prit son coussin à nouveau et soupira.
« Tu essayais de me protéger ? » demanda-t-il, l'incrédulité évidente dans sa voix. Pétunia eut l'air un peu perdue une seconde avant de sembler se ressaisir dans sa tête avant de répondre.
« Je n'ai pas fait un très bon boulot, n'est-ce pas ? demanda-t-elle, permettant à un petit sourire de se montrer. Je ne te voulais pas dans le monde magique. Je ne veux toujours pas, mais si tu insistes pour y retourner après que tu partes d'ici, je te souhaiterai le meilleur » Harry acquiesça et la regarda pour le reste de son explication. « Ton directeur est venu nous voir plusieurs fois après sa première lettre pour nous dire à quoi nous attendre quand tu grandirais. Tu allais être célèbre. Comment étais-je supposée te préparer pour ça ? » demanda-t-elle.
« Vernon et moi avons décidé de t'élever comme si nous n'avions jamais entendu le mot « magie. » Nous avons essayé de te rendre normal. » Elle haussa les épaules avec un peu d'impuissance, et regarda Joe. « Ca n'a pas marché. » Paul fit signe à tout le monde de prendre une inspiration pendant que Pétunia se recomposait.
« D'autres questions ? » demanda Paul à Harry. Celui-ci secoua la tête. Toute la maltraitance, les cris, la politique du 'pas de question', les dégradations étaient faits pour le protéger ? Ca avait presque du sens si il utilisait la logique des Dursley.
« Pétunia, avez-vous une question pour Harry ? » demanda Joe. Harry pensa rapidement aux règles de base. Pas de cri. Ecoutez ce que l'autre a à dire. Si vous ne pouvez pas répondre à une question ou parler d'un sujet maintenant, dites le nous et nous le traiterons une autre fois. Comprenez que la patience est nécessaire. Dites-nous si vous avez besoin d'une pause. Elle ne pouvait pas le forcer à dire quelque chose qu'il voulait taire. Bien.
« Y a-t-il quelque chose que tu aimes à propos du monde nor… euh, Moldu ? » Harry s'arrêta pour y penser. Qu'aimait-il dans le monde Moldu ?
« J'aime les films » lui dit-il. Il y a d'autres choses qu'il aimait, non ? « Les leçons de karaté. Le dessin ? » Son sourire l'encouragea à continuer. « Le théâtre. J'ai eu un rôle dans la pièce de l'école. J'aime ça. »
« Un rôle dans la pièce de l'école ? » demanda-t-elle. Harry acquiesça et Paul se renfonça dans son siège alors qu'il laissait tomber son coussin et s'ouvrait un peu sur le sujet qui devenait rapidement son obsession.
« Ouais, je vais jouer Edmond du Roi Lear, expliqua-t-il. Joe m'a aidé pour mes répliques. » Harry s'arrêta là. Pas besoin de lui dire plus que ce qu'elle voulait savoir. Pétunia cligna des yeux et se détendit un peu.
« Tu aimes ton rôle ? » demanda-t-elle. Harry acquiesça et attira son sac de cours plus près. La vieille copie du Roi Lear apparut dans sa main.
« Il est tellement 'hors de mon chemin, le monde !' » expliqua Harry. « Il ne laisse rien l'empêcher d'avoir ce qu'il veut. » Harry ouvrit son livre à l'un de ses monologues préférés. Il s'arrêta et regarda Pétunia pour voir si elle voulait qu'il continue. Elle regarda le livre. « Ce passage là 'Pourquoi subirai-je le fléau de la coutume, et permettrais-je à la subtilité des nations de me déshériter, sous prétexte que je suis venu douze ou quatorze lunes plus tard que mon frère ?' C'est comme s'il disait qu'il se fichait du reste du monde. » Les yeux d'Harry eurent leur lueur vive habituelle quand il parlait de son personnage. « Il est tellement brillant. » Pétunia lui adressa un sourire et acquiesça. « Je ne peux pas attendre de le jouer sur scène. » Il dit la dernière partie plus pour lui que pour elle.
« Quand est-ce que ce sera ? » demanda-t-elle. Harry la regarda, surpris et ne semblant pas sûr de quoi dire.
« Début Novembre » répondit Paul.
Pétunia se renfonça dans son siège et regarda Paul. « Est-ce que ce n'est que pour les élèves, ou les parents sont aussi acceptés ? » demanda-t-elle.
Harry la fixa quelques secondes avant de demander dans un murmure : « tu veux venir ? »
Pétunia retourna vers lui et le regarda. Elle acquiesça et lui adressa un petit sourire. « J'aimerais, si ça ne te dérange pas. En fait, j'aime beaucoup le théâtre, expliqua-t-elle. C'était une des rares choses que j'aimais à l'école. »
« Est-ce qu'Oncle Vernon voudra venir ? » demanda Harry, se rapprochant inconsciemment de Paul. Il pouvait gérer Pétunia le regardant, mais il ne pensait pas que Vernon serait très respectueux du théâtre.
« Je crois qu'il ferait fuir tout le monde avec ses ronflements. Il ne le supporte pas, donc j'y vais toujours seule » lui dit Pétunia alors qu'elle se réinstallait dans son siège.
« Paul, ce n'est pas trop tard pour lui avoir un ticket, n'est-ce pas ? » demanda Harry.
« Pas du tout, lui dit Paul alors qu'il se redressait pour mettre son bloc-notes sur le bureau.
« Elle peut s'assoir à côté d'Hermione ? » Harry avait abandonné son coussin il y a longtemps et pouvait à peine rester assis tant il était excité.
« Je suis sûr que nous pouvons arranger quelque chose » lui assura Paul. Il regarda Joe alors qu'Harry retournait à la discussion sur Shakespeare avec sa tante. Joe haussa un sourcil et Paul acquiesça en réponse. Ils parleraient après qu'Harry soit parti pour sa prochaine activité. Une sonnerie retentit dans un coin. Harry la regarda avec un regard bien noir avant de se lever. « Amuse-toi en art, Harry » dit Paul.
« Bien sûr. Salut, Tante Pétunia. Salut, Joe. » Zen siffla un au-revoir, auquel Harry répondit avec un signe de la main. Pas besoin de complètement terrifier Joe.
« A la semaine prochaine, Harry. » Celui-ci franchit la porte et disparut dans le couloir.
« Ca semble s'être bien passé » dit Pétunia alors que Paul lui servait un verre d'eau.
« Non, c'est faux » lui répondit Paul alors qu'il tendait les rafraichissements. « Harry a été rapide. » Il offrit des biscuits à Joe et ignora les boissons caféinées dans son frigo. Ils devraient attendre.
« Rapide ? questionna Pétunia. Qu'est-ce que vous voulez dire ? »
« Harry était en mode survival, expliqua Paul. J'ai vu plus de son mode survival que du vrai Harry. » Il fit un signe vers Joe.
« Pareil pour moi. Il s'ouvre un peu avant de changer de sujet, et il le fait de telle manière que vous ne le remarquez jamais avant qu'il ne soit parti faire quelque chose d'autre » dit Joe à Pétunia.
Le visage de Pétunia tomba. « Je pensais que nous faisions si bien, dit-elle aux deux thérapeutes. Je pensais qu'il comprenait vraiment. »
« Oh, c'est possible, l'interrompit Paul. Souvenez-vous, il était en mode survival. » Paul prit une gorgée de sa boisson et détendit ses épaules. « Il rassemble des informations, les ordonne, puis il les repasse dans sa tête avant de poser quelques questions pour venir avec ses réponses et compréhensions. Donnez-lui quelques jours. Je vous téléphonerai s'il me pose des questions auxquelles j'aurai besoin que vous répondiez. » Pétunia acquiesça en signe de compréhension. « Oh, Joe. Joli bluff. »
Joe sourit et s'étira. « Oh, j'ai aimé ton petit avertissement. 'Au fait, Joe, Harry a ces cool pouvoirs magiques'. Très sympa. J'ai à peine pu couvrir mon choc. » Le commentaire sec de Joe passa à travers Paul.
« Je peux faire revenir Harry et le faire parler à Zen pour toi, si tu veux. Zen va probablement demander une souris »dit Paul de son ton le plus sérieux.
Le visage de Joe passa de la suffisance à la trépidation. « Vous êtes sérieux ? » demanda-t-il. Pétunia acquiesça.
« Mon neveu est magique » lui dit-elle alors qu'elle finissait son eau. Elle rendit le verre à Paul. « Du genre volant sur un balai, avec une baguette magique. »
Pétunia sourit à Joe pendant qu'il intégrait l'information.
« La magie est réelle ? » demanda-t-il, comme s'il avait presque peur d'entendre la réponse.
« Oui, c'est réel » lui dit Pétunia.
« Putain de merde. » Paul sourit alors que Joe exprimait ses pensées. Il avait ressenti la même chose quand Harry lui avait dit. « Putain de merde. » Joe irait bien.
Harry quitta la classe d'art et se dirigea vers sa chambre. Son professeur d'art l'avait supplié pour qu'un de ses dessins soit exposé et Harry avait accepté. Après tout, il pensait qu'il avait fait un assez bon travail pour montrer à quoi ressemblait un Hongrois à Crète dans la vraie vie. C'était ce qu'il aimait dans la classe d'arts. Il pouvait dessiner ce qu'il voulait, et personne ne le regarderait étrangement pour ça, qu'il dessine une table de cuisine ou Voldemort lui-même. On le complimentait souvent pour son imagination. Il ne voulait pas blesser son professeur en lui disant que c'était vrai. Il releva la tête quand il sentit des yeux sur lui.
« Viens » lui dit Sensei avec un petit mouvement de tête pour indiquer la direction. C'était ce qu'Harry aimait avec Sensei. Il ne conduisait jamais nulle part, mais marchait avec vous à destination. Harry suivit le pas de Sensei et sourit quand il réalisa qu'ils se dirigeaient dehors. Il n'eut pas besoin d'expliquer sa pause juste avant le seuil. Sensei comprenait son besoin de prudence. Sensei conduisit Harry loin des chemins, vers la petite partie boisée où il avait attaqué Harry avec des balles de golf. Harry espérait que ça n'arriverait pas encore. Il ne s'en était pas trop bien sorti la dernière fois. « Assieds-toi. » Sensei fit un geste vers le sol sous les arbres. « Respire. » Oh, bien.
Harry sursauta quand une main tomba sur son épaule. « Respire. » C'était Sensei. Harry sentit Sensei passer et repasser son pouce sur sa clavicule. C'était… apaisant. Harry avait l'impression que si Sensei lui demandait de bouger, il serait incapable de suivre l'ordre. « Détends-toi. » Déjà fait, Sensei. Harry ne pouvait pas trouver l'énergie de le dire verbalement à l'homme. La tête d'Harry tomba sur sa poitrine. Ce n'était pas supposé arriver, n'est-ce pas ? Etait-ce toujours de la méditation ? « Ne panique pas. Respire lentement. » Que se passait-il ? « Concentre-toi là dessus. » Qu'est-ce que Sensei lui avait fait ? « Juste sur ce mouvement. » Harry découvrit qu'il ne pouvait plus se concentrer sur rien d'autre. Il semblait que tout ce qu'il restait de lui était cet endroit où Sensei passait son pouce. Il avait vaguement conscience que Sensei avait déplacé son corps pour qu'il s'allonge, mais il ne pouvait pas se souvenir si son dos avait été abaissé en premier ou ses jambes étirées d'abord. « Juste ça. » Harry se demanda si Lockhart avait appris à Sensei le sort pour faire disparaître les os, parce qu'il avait l'impression que tout son corps avait perdu ses os. « Concentre-toi là-dessus. » Sensei continua de lui parler, mais Harry ne pouvait pas comprendre. Quelque chose se passait dans sa tête, mais il n'était pas sûr de ce que c'était. Il voulait paniquer et forcer son retour à la cohérence, mais il était trop détendu pour y arriver. Attendez un moment. Il connaissait ça. Il était dans sa tête. Il avait vidé son esprit !
Severus se redressa de la grande table, attirant sur lui l'attention de tous les professeurs de Poudlard et d'un bon nombre d'élèves. Il s'excusa calmement du repas et de la présence de ses collègues et quitta la Grande salle d'un pas brusque. Une fois qu'il eut franchi les portes, il se précipita vers les cachots en courant presque. Il claqua la porte de ses quartiers et ajouta tellement de protections à sa porte qu'il doutait que même Albus pourrait les franchir. Il diminua son feu et couvrit tous les portraits. Il voulait qu'absolument personne ne découvre ce qu'il était sur le point de faire. Il enleva sa lourde robe extérieure et installa sa longue forme dans son fauteuil préféré. Il y appuya sa tête, ferma les yeux et calma sa respiration. Il sentit le sort qu'il avait lancé il y longtemps agir et une « salle » apparut autour de lui. Il pouvait voir Potter devant lui regardant sa pièce. Snape se leva de sa position assise et s'avança pour confronter le garçon.
« Très bien, Potter, dit-il de sa voix la plus menaçante. Il était temps. » Potter se retourna vivement et sa baguette apparut dans sa main.
« Snape. » Le professeur Snape acquiesça et fit face à Harry. Le garçon le regardait avec quelque sorte d'émotion dans les yeux. Snape ne put nommer ce que c'était et Potter ne lui donnait pas d'autres indices. « Etes-vous réel ? » demanda Harry. Snape eut un reniflement méprisant à la question. « Ce que je veux dire est êtes-vous un fragment de mon imagination, ou êtes-vous vraiment dans ma tête ? »
Snape se demanda ce qui avait causé la question. Potter aurait-il pu réellement faire l'expérience d'une telle chose ? « Si vous avez des rêveries à mon sujet de n'importe quelle manière, Potter, je vais être grandement dérangé. » Le commentaire de Snape gagna un visage dégoûté du garçon. « Je suis sûr que nous sommes tous les deux soulagés que ce ne soit pas le cas. »
« Très bien. Vous êtes complètement réel. » Harry s'arrêta et regarda l'homme. « Avant que vous ne disiez quoi que ce soit sur la raison pour laquelle vous êtes dans ma tête, monsieur, je voulais m'excuser pour avoir regardé dans vos souvenirs. C'était extrêmement irrespectueux de ma part, surtout que vous vouliez bien m'enseigner. » Harry fit une pause. « J'ai demandé à Sirius et Remus à ce sujet. Je ne l'ai dit à personne d'autres. » Snape haussa un sourcil. « Sirius n'était pas trop content, mais je lui ai fait comprendre mon point de vue. » Il se tint prêt à faire face à un lynchage verbal, mais seule une question murmurée vint.
« Et quel était votre avis ? » Severus regarda le garçon de haut. Il connaissait quelques trucs à propos de cette salle mentale que Potter ne savait pas et il prévoyait de les utiliser.
« Que la manière dont mon père et Sirius vous traitaient n'était pas mieux que celle dont mon cousin et son gang me traitaient quand j'étais plus jeune » dit Harry, regardant Snape alors qu'il répondait. « Que l'âge n'a rien à voir avec la décence. »
Severus croisa les bras et soupira. « J'accepte vos excuses. » Harry se détendit à cette déclaration. « Je sais avec certitude que vous ne mentez pas. »
« Comment ? » demanda Harry. Snape agita sa baguette, invoqua deux chaises et fit signe à Harry d'en prendre une. Harry fixa la chaise.
« Je ne vais pas vous mordre, Potter, lui dit Snape alors qu'il s'asseyait sur la sienne. Asseyez-vous. » Harry recula d'un pas.
« Excusez-moi si j'ai tort, Monsieur, mais pourriez-vous me répéter ce que vous m'avez dit au début de ma deuxième année ? » demanda Harry, sa baguette toujours sortie. Snape lui adressa un regard comme pour demander ce qu'il en était de sa santé mentale. « S'il vous plaît, Professeur. Faites-moi plaisir. »
« J'ai dit que si j'avais été chargé de votre punition, vous et Monsieur Weasley auriez été exclus pour avoir fait voler cette voiture jusqu'à l'école. » Harry se laissa tomber sur la chaise joyeusement et se détendit. Snape le fixa. « Puis-je demander d'où cela vient ? »
« Mon propre esprit n'a pas été exactement fiable dernièrement, lui répondit Harry. J'avais juste besoin de m'assurer que vous êtes celui que vous prétendez être. » Harry remonta ses jambes et soupira.
« Le Seigneur des Ténèbres ? » Harry haussa les épaules. Snape décida de lui enseigner ce qu'il était venu lui enseigner et de partir aussi rapidement que possible. « Ceci, Potter, est votre 'salle mentale'. Ici, vous contrôlez tout. »
Harry se tourna et regarda Snape. « Comment êtes-vous arrivé ici, Monsieur ? » Snape fut un peu agacé d'être interrompu, mais l'explication était une requête valide.
« J'ai fait un chemin dans votre esprit pendant une de nos leçons. Je savais que j'échouais juste avant que nous arrêtions. J'ai supposé que je pourrais utiliser ce chemin si vous arriviez à vider votre esprit avec succès. » Snape attendit l'explosion qui était sûre d'arriver.
« Je ne sais pas si je devrais être bouleversé ou reconnaissant, lui dit Harry. S'il vous plaît, continuez, Professeur. » Harry attendit pour plus d'explications. Pourrait-ce être la réponse à ses prières pour apprendre et maîtriser l'Occlumentie ?
« C'est l'état que vous devriez être capable d'atteindre en un instant. Je suis sûr que vous avez remarqué que vous n'avez pas de pensées inattendues qui se manifestent dans cette tête ? » Snape avait amené un bon point. Il n'y avait pas de pensées inattendues. Harry se concentrait sur une chose à la fois. C'était génial !
« Pour vous entraîner à ça, habituez-vous à vider votre esprit chaque fois que vous passez une porte, ou toutes les cinq respirations, ou quelque chose de similaire, aussi longtemps que ça vous va. Continuez cet exercice jusqu'à ce que vider votre esprit devienne comme une seconde nature. Ca devrait être comme respirer, Potter. »
« Oui, Monsieur. » N'importe quoi pour garder Voldemort hors de sa tête. Il décida que toutes les cinq respirations serait un bon truc à utiliser, parce qu'il pourrait s'entraîner n'importe où. Snape semblait satisfait.
« A présent, l'Occlumentie est très dure à définir, mais c'est une méthode sélective. » Snape s'arrêta. Potter n'avait pas l'air de comprendre ce qu'il avait voulu dire. « C'est laisser votre assaillant voir ce qu'il veut voir sans donner aucune information. Comprenez-vous ? » Le visage de Potter grimaça de concentration.
« Je comprends le concept. C'est comme une projection de diapositive. » Quoique ça puisse être. « Des images sur un écran, pas vrai ? » Snape ne pouvait pas croire que le Gryffondor avait vraiment tout décrit comme ça.
« C'est exactement ça. Pouvez-vous le faire ? » demanda Snape. Il fut déçu de voir Potter secouer la tête quelques secondes plus tard.
« Je comprends le quoi, mais pas le comment » expliqua Harry.
Snape se leva et bannit sa chaise. Il fit signe à Potter de faire de même et bannit également sa chaise. « Je suppose que la manière la plus facile pour vous aider à apprendre est de vous montrer ce que je veux dire. » Snape s'éloigna un peu de Potter et lui fit face. « Sortez votre baguette, Potter. A présent, je veux que vous pensiez à un sujet, n'importe quoi, et que vous vous concentriez uniquement dessus. Ca aide si vous fermez les yeux pendant que vous y pensez. » Les yeux d'Harry se fermèrent et il essaya de penser à quelque chose qui n'offenserait pas Snape. Attendez une minute ? Qu'est-ce que ça voulait dire ?
« Je ne veux pas envahir votre esprit, Monsieur » dit Harry en ouvrant les yeux.
« Je vous fais confiance pour être discret sur ce que vous verrez, Potter. » Wow. Le professeur Snape lui faisait autant confiance ? « Bien sûr, je contrôlerai ce que vous verrez. Souvenez-vous de ça. Vous ne pourrez rien voir de ce que je ne veux pas que vous voyiez. » Harry acquiesça. « A présent, fermez les yeux et concentrez-vous. » Que voulait voir Harry ? « Avez-vous votre sujet ? » Harry acquiesça. Il savait exactement ce qu'il voulait voir. « Ouvez les yeux, croisez mon regard et dites 'Legilimens'. »
Harry leva sa baguette et se concentra sur ce qu'il voulait voir. « Legilimens. » Il fut surpris du manque de résistance à laquelle il fit face. Des images commencèrent à apparaître devant ses yeux. Une petite fille rousse avec des yeux verts brillants lui vint à l'esprit. Elle était habillée de robes, était visiblement dans le Poudlard Express, et souriait. Elle était dans les serres en herbologie. Elle travaillait dans la salle de Potions avec des volutes de fumées s'enroulant autour d'elle. Elle tournait sur elle-même seule dans les couloirs. Elle encourageait à un match de Quidditch. Elle étudiait dans la bibliothèque, ses cheveux repoussés de son visage alors qu'elle était penchée au-dessus d'un livre assez large qui aurait rendu Hermione fière. Elle donnait un coup de poing au visage de son père. Elle acceptait une fleur de quelqu'un et souriait. Il regarda sa mère grandir devant ses yeux. Le dernier souvenir était un peu surprenant, mais c'était agréable à voir. Il cligna des yeux et le contact fut rompu. « Merci, Monsieur. » Snape ne fit qu'acquiescer. Le dernier souvenir revint à Harry. « Vous avez embrassé ma mère. » Snape eut un reniflement amusé.
« Elle m'a embrassé, Potter. » Il regarda Harry. « Je suppose que vous êtes sur le point de demander pourquoi » dit Snape quand il vit le visage du garçon.
« J'essaye vraiment de ne pas le faire, mais si vous proposez une explication… » Harry essaya de ne pas avoir l'air trop plein d'espoir.
« C'était notre septième année. Elle savait que ma famille me forçait à accepter la Marque des Ténèbres. Elle m'a convaincu d'aller voir Dumbledore. Elle est venue avec moi pour ce qu'elle appelait le 'support moral.' A l'époque, elle était la seule qui connaissait, à part le directeur, de quel côté j'étais vraiment. Elle m'a embrassé après l'entretien et m'a dit merci. » Severus s'arrêta. « Elle était pour moi ce qu'est Mademoiselle Granger pour vous, après que j'ai arrêté d'être ce qu'elle appelait 'un connard arrogant'. » Ne demandez rien d'autre, Potter. Je n'ai rien d'autre à dire. Les dieux devaient être avec lui ce soir là, car Potter ne fit qu'acquiescer.
« Merci de me l'avoir montrée, monsieur. C'est agréable de la voir d'une perspective différente. » Snape inclina la tête en un court acquiescement.
« Des idées sur la manière de faire ? » Harry se concentra et acquiesça. Il pouvait le faire. « Alors faîtes-le. » Harry prit une profonde inspiration et attendit. Severus croisa son regard et dit le sort. Harry sentit son professeur entrer son esprit, mais ça ne lui fit pas mal cette fois ci. Il se sourit à lui-même, alors que Snape commença à chercher pour une chose. Harry amena des images sans conséquences de lui et de ses amis étant dehors après le couvre feu, utilisant des gros mots et commandant des objets interdits pour faire des blagues. « Très bien, Potter. Vous avez finalement compris le truc. » Il voulait ajouter Grands Dieux, merci, mais eut l'impression que le commentaire déferait le travail qu'il avait fait.
« Merci mon dieu. » Ce n'était pas grave. Potter l'avait devancé.
« Je m'en vais maintenant. Le chemin va se fermer derrière moi. Maintenant que vous avez réussi ça une fois, vous devriez être capable de le refaire, tant que vous vous entraînez. Pensez-vous que vous pouvez faire ça ? » Severus haussa un sourcil.
« N'importe quoi pour garder Voldemort hors de ma tête. C'est une telle nuisance » lui dit Harry avec un sourire narquois. Snape eut un reniflement et secoua la tête.
« Il n'y a que vous pour dire du Seigneur des Ténèbres qu'il est une nuisance. Avez-vous oublié qu'il veut vous tuer ? » Snape devint sérieux. Ce genre d'attitude désinvolte pourrait facilement le faire tuer.
« Non, monsieur. C'est assez dur d'oublier quelque chose comme ça. Il devra me trouver d'abord. » Snape haussa un sourcil et s'avança à grands pas vers Harry. Il tira sur la chemise que portait Harry.
« Une école moldue, Potter ? » Harry réalisa que Snape pouvait facilement dire à Dumbledore où il était.
« Ce n'était pas mon idée, monsieur. » Harry se retint de supplier l'homme de garder son secret. L'idée était tentante, pourtant. « Allez-vous le dire à Dumbledore ? » demanda-t-il. Il pouvait au moins préparer ses affaires si Dumbledore venait. Snape lui adressa un regard qui demandait clairement si Harry était fou.
« Et risquer de lui dire exactement comment je vous ai trouvé ? Il saurait que j'ai échoué à vous enseigner l'Occlumentie. De quoi aurais-je alors l'air ? » Le visage d'Harry se fendit d'un large sourire. Doucement Severus. Tu réconfortes un Gryffondor. Tu es sur un terrain dangereux. « Voulez-vous que je lui dise ? » demanda-t-il, juste pour couvrir ses arrières.
« Pas vraiment », répondit Harry. Severus grogna que c'était une réponse à oui ou non. « Non, alors. Je ne veux pas que vous lui disiez. » Snape acquiesça rapidement et s'estompa.
Harry ne vit rien qu'une salle blanche l'entourant. Snape avait dit qu'il contrôlait tout ? Ca allait être marrant. Il ferma les yeux et agita sa baguette, un peu comme Voldemort avait fait à plusieurs occasions. Il les rouvrit pour découvrir une pièce assez confortable avec un feu ronflant. Il erra à l'intérieur et imagina un coussin assez large et familier. Il apparut. Il s'installa dessus et fixa les flammes pendant quelques minutes. Il avait une idée assez intrigante et il ne pouvait pas attendre de voir si ça marcherait. Il avait juste besoin de trouver le moment parfait pour le faire.
Snape ouvrit les yeux, surpris de voir qu'il avait été "absent" pendant presque trois heures. Il sourit, eut un reniflement amusé et combattit l'hilarité qui menaçait de ruiner sa réputation. Il eut un nouveau reniflement, incapable de le retenir. Il se jeta en arrière dans son fauteuil et rit. Oh, l'ironie de tout ça ! Potter, le Golden Boy de Gryffondor, voulait aller dans une école Moldue ! Snape s'autorisa à rire pendant un long moment. Quand son rire se fut lentement calmé en gloussements, il put entendre plusieurs personnes de l'autre côté de sa porte, demandant s'il allait bien. Il enferma les gloussements et vida son esprit en allant à la porte. Il l'ouvrit pour trouver Minerva, Albus et Fol Œil de l'autre côté.
« Mon garçon, est-ce que tout va bien ? » Snape prit sa pose la plus intimidante et eut une moue méprisante.
« Est-ce qu'un homme adulte n'est pas autorisé à avoir un peu de temps seul ? » demanda-t-il, ressentant le rire juste sous la surface. Potter ne voulait pas revenir à Poudlard !
« Tes actions au dîner nous ont fait peur. Nous pensions que quelque chose n'allait pas » expliqua McGonagall. Severus leva les yeux au ciel.
« Je ne suis pas un première année, Minerva » répondit-il sèchement, ressentant juste le plus petit bout d'irritation. Oh, attendez. Potter était un de ses élèves et Snape savait qu'un de ses élèves ne voulait pas revenir à Poudlard.
« C'est ce que Potter avait l'habitude de dire » commenta Fol Œil. Snape eut un reniflement amusé en entendant le nom. McGonagall se hérissa de ce qu'elle pensait être une insulte contre l'un de ses élèves. Un adolescent de seize ans réussissant à se cacher de tout un Ordre de sorciers adultes, et personne ne savait où il était. Sauf Snape. Il y avait une justice en ce monde. L'œil magique de Fol Œil roula pour fixer Severus. Celui-ci lui adressa un regard noir.
« Et bien, toi et Harry êtes tous les deux fièrement indépendants » dit Dumbledore, essayant de jeter un coup d'œil dans les appartements de Snape. Celui-ci eut un petit rire avant de reprendre sa façade normale du Maître des Potions irascible. « Tu te sens bien, Severus ? »
« Bien sûr, Monsieur le Directeur » répondit Snape. Le directeur pensait que Potter essayait de retourner à Poudlard ! Severus commença à rire et serait tombé s'il n'avait pas attrapé le montant de la porte.
« Albus, il est malade ! Il doit aller à l'infirmerie ! » La baguette de McGonagall apparut dans sa main, seulement pour être arrêtée par un commentaire de Fol-Œil.
« Il a perdu l'esprit » dit Maugrey, sonnant comme s'il était un expert en la matière. Dumbledore secoua la tête.
« Il est content, donc laissons-le à ça. » Dumbledore fit signe aux deux professeurs de s'éloigner avant de se retourner vers Severus. « Viens dans mon bureau demain matin, Severus. »
« Certainement, Monsieur le Directeur » dit-il d'une voix sérieuse avant de se remettre à rire. Dumbledore sourit, se demandant pourquoi Severus était si heureux. Ca avait besoin d'arriver plus souvent. Severus n'avait pas assez de joie dans sa vie, bien que ça se soit amélioré depuis que Draco était devenu une partie permanente de sa vie. Quoiqu'il se soit passé pour le mettre d'aussi bonne humeur, cela devrait arriver plus souvent.
Hermione fredonnait alors qu'elle descendait les escaliers vers la bibliothèque. Remus Lupin s'était débrouillé de plusieurs manières et lui avait recommandé plusieurs bons livres pour des études indépendantes qu'Hermione avait alors commandé à Mr Arcane sur le Chemin de Traverse. Elle avait copié les livres et les avaient envoyé à Harry par le biais de ses parents. Tout marchait comme elle l'avait espéré. Harry allait mieux, lentement, mais il y arrivait. Remus avait confiance en ses études, et Ron la laissait tranquille après qu'elle lui ait aboyé dessus que certaines choses, comme les devoirs, étaient plus importantes que d'écouter encore et encore les différentes règles en cas d'attaque.
Elle ne pouvait pas comprendre Ron. Bien sûr, il avait quelque chose qu'aucun de ses frères n'avaient fait, mais pourquoi devait-t-il devenir aussi agaçant avec ça ? Elle l'évitait à présent en se cachant dans la bibliothèque et en rejoignant n'importe quel groupe qui s'avérait être près d'elle quand il apparaissait. Il aimait son nouveau pouvoir et elle le trouvait souvent à effrayer les premières années avec des histoires (quelques unes exagérées, d'autres pas) à propos des Mangemorts, de Voldemort et des horreurs qu'ils avaient commises contre des petits enfants. Ron n'avait eu qu'un seul affrontement contre eux et il l'avait transformé en une douzaine… pour le bien de l'école. Si Hermione entendait encore cette phrase franchir ses lèvres une fois de plus, elle allait lui lancer un sort qui durerait jusqu'à la semaine prochaine ! « C'est pour le bien de l'école, Hermione. Ils ont besoin d'être préparés ! » lui avait dit Ron la dernière fois qu'elle l'avait réprimandé pour faire peur aux premières années. Il n'avait pas été celui qui était resté avec Sophie Matthews, essayant de la calmer suffisamment pour qu'elle dorme, et les cauchemars après ! Hermione était tellement perdue dans ses pensées qu'elle ne vit pas les deux personnes dans le couloir jusqu'à ce qu'ils l'attrapent et la poussent dans une salle de classe vide.
Des barrières et des sorts de verrouillage s'élevèrent pendant qu'Hermione retrouvait son équilibre. Elle se retourna pour faire face à ses attaquants, des sorts lui venant à l'esprit (dont plusieurs qu'Harry lui avait appris) quand elle réalisa qui l'avait poussé dans la salle. « Neville ? » Neville lui adressa un sourire penaud et acquiesça. « Qu'est-ce que vous fabriquez ? » Luna finit ses enchantements et vint vers Hermione avec un petit sourire.
« Désolée pour ça, Hermione. C'est au sujet de… » Luna leva une main, secoua sa baguette et retourna son attention vers Hermione. « Désolée. Je ne veux pas que qui que ce soit d'autre écoute. Nous voulons savoir comment va Harry. » Hermione haussa un sourcil et prépara ses phrases « il me manque tant ! » « Nous savons déjà que tu sais où il est et que tu communiques quotidiennement avec lui. » Hermione fixa Luna.
« Comment ? » demanda Hermione. Le problème demandait une attention immédiate. Elle aurait besoin de faire plus attention dans le futur, particulièrement si Luna avait remarqué.
« Tu portes un Mini Messager. Mon père les a inventé il y a deux ans pour que nos reporters nous renvoient des histoires peu importe la distance. Les Mini-Messagers vont toujours mieux par paire. Tu y écris tous les jours. Personne n'écrit autant à ses parents, et tes parents n'ont pas de baguette, ce dont ils auraient besoin pour le faire fonctionner, au moins la première fois » expliqua Luna de sa voix rêveuse. Hermione la fixa. Qui aurait cru que Luna pouvait être aussi observatrice ?
« Tu sembles savoir quelque chose que personne d'autre ne sait, mais tu le caches bien » dit Neville à Hermione alors qu'elle se laissait choir sur une chaise. « Nous ne voulons pas savoir où il est. Je suppose que s'il ressent le besoin d'être ailleurs, c'est son droit de le faire. Juste, comment va-t-il ? » Hermione considéra leur dire vraiment. Luna et Neville était deux des Protecteurs, c'était vrai, mais ils étaient aussi deux des premiers membres de l'AD.
« Je ne sais pas si je peux vous faire confiance » leur dit-elle. Neville s'assit dans une chaise à côté d'elle et soupira.
« Sais-tu que tous les Protecteurs prêtent serment quand ils deviennent un Protecteur ? » demanda Neville. Hermione secoua la tête. Elle ne savait pas ça. « C'est le cas. Nous avons juré de protéger Harry Potter. Il a été nommé. S'il est en sécurité là où il est et veut rester là-bas, je ne briserai pas mon serment de le protéger. » Hermione regarda l'un et l'autre pendant quelques secondes. Elle se mordit la lèvre intérieure et secoua la tête.
« Une seconde. » Elle alla de l'autre côté de la pièce et murmura le mot de passe de son Mini-Messager.
-Skywalker, tu es là ?
-Je suis là. Quoi de neuf ?
-Neville et Luna viennent juste de me coincer. Le père de Luna a inventé les Mini-Messagers et elle a additionné deux et deux pour découvrir l'espion d'Harry Potter à Poudlard. Etonnant, n'est-ce pas ?
-Je suis profondément impressionné. Et maintenant ?
-Ils, Neville et Luna, disent qu'ils ne veulent pas savoir où tu es, mais comment tu vas. Est-ce que je peux leur dire ?
-Ca ne me dérange pas que tu leur dises comment je vais. Seulement, pas de vrai détail, s'il te plaît. Que je sois dans une école Moldue est une chose, mais un institut mental Moldu ?
-Je sais, tu es le Survivant. Bla, bla, bla. Quand vas-tu arrêter de te voir de cette manière ?
-Qui dit que je le fais ? Ce sont tous les autres dans le monde magique, à part la plupart de mes amis, qui le font. Vas-y et dis leur comment je vais. Peux-tu leur dire que je leur dis « salut » ?
-Bien sûr, Skywalker.
Hermione ferma le livre et fit de nouveau face à Neville et Luna. « Harry dit salut. Il dit aussi qu'il va bien et qu'il est en sécurité. » Neville se leva de son bureau.
« C'est tout ce que nous voulions savoir. Merci, Hermione. » Luna tira Neville vers la porte. Hermione se racla la gorge.
« Pourriez-vous ne pas dire que je suis en contact avec lui ? » demanda-t-elle.
« En contact avec qui ? » demanda Luna. Neville sourit à Hermione alors que le duo disparaissait par la porte. Hermione les fixa quelques secondes avant de reprendre contenance et de quitter la pièce. Elle devait toujours aller à la bibliothèque. Elle passa un coin pour trouver Ron qui parlait à un groupe de premières années des dangers des Mangemorts. C'était le moyen parfait pour relâcher la pression.
« Ronald Weasley ! Je t'avais prévenu ! » Elle fut contente de noter que Ron avait l'ait vraiment effrayé alors qu'elle plongeait sur lui.
Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
