Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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Harry frappa à la porte du bureau de Sensei et entra quand il y fut invité. Son professeur était assis près de la fenêtre, regardant la pluie tomber dehors. « Viens, deshi. Viens regarder la pluie. » Harry apporta une chaise près de la fenêtre et s'installa à côté de Sensei. Il se détendit et regarda la pluie tomber sur la vitre. « Tu as une question ? » La voix de Sensei brisa le silence.
« Comment tu as fait ça hier ? » demanda Harry, se référant à la leçon d'Occlumencie impromptue. Sensei ne répondit pas tout de suite. « Comment as-tu su ? »
Sensei posa une main sur l'épaule d'Harry. « Comment ai-je su ? » Sensei répéta la question à Harry. Celui-ci acquiesça et fit signe à l'homme de continuer. « Je l'ai juste su. De la même manière que j'ai su que quelqu'un menaçait ta vie, qu'il avait d'une manière ou d'une autre réussi à t'atteindre ici, et que tu ne l'as jamais dit à personne. » Harry baissa la tête. Il voulait dire la vérité à Sensei, mais il avait peur de trop tester sa chance dans le monde Moldu.
« Il n'était pas là » dit Harry à Sensei alors qu'il se tournait pour regarder à nouveau la fenêtre. Il avait toujours trouvé plus facile de regarder quelque chose d'autre quand il essayait d'expliquer quelque chose. « Il m'a attaqué là. » Harry leva une main pour tapoter sur sa tête.
Sensei le surprit en attrapant cette main et en la tournant vers lui. « Je ne mentirai pas. » Sensei lut sur la main de Harry. « Qu'est-ce ? » Sensei semblait très bouleversé par ça. « Est-ce qu'il t'a fait ça ? »
Harry essaya d'enlever sa main, mais Sensei la tint fermement. « Non. » Sensei lâcha sa main et le fixa. « C'était une prof cinglée. On s'est déjà occupé d'elle. » Harry repoussa les souvenirs des retenues d'Ombrage et pria pour qu'on se soit occupé d'elle de la manière la plus dure possible. Il ne voulait rien de plus qu'elle soit obligée d'utiliser sa propre plume de sang et qu'elle expérimente ce qu'elle avait fait subir à ses élèves.
« Ne laisse pas de telles pensées se développer. » La voix de Sensei coupa les pensées vengeresses d'Harry. « De telles pensées ne sont pas importantes. » Sensei se retourna vers la fenêtre. « Il t'a attaqué à travers ton esprit. » Ce n'était pas une question.
« Tu dois penser que je suis fou » dit Harry en haussant les épaules.
« Fou ? On m'a souvent dit que j'étais fou. » Harry retourna son regard vers son professeur. « Tout ça n'est qu'une affaire de perception. Certains considèrent qu'enseigner à se défendre à des enfants est 'fou.' D'autres disent des inventeurs qu'ils sont 'fous.' Et d'autres savent que la 'folie' n'est que pour ceux qui voient des aliens dans leurs télévisions. Qui suis-je, pour définir la folie ? Hein ? » Sensei rit à sa propre blague. « Ils disent que la ligne est mince entre le génie et la folie. Peut-être que nous sommes tous les deux des génies inconnus ? » Harry aima cette idée et fut d'accord avec lui. Il avait supporté qu'on dise qu'il cherchait à attirer l'attention, qu'il était mentalement déséquilibré et un con gâté. Si quelqu'un voulait lui faire don d'un niveau de génie/fou, il le prendrait avec joie plutôt que la « recherche d'attention » n'importe quand. « Est-ce que je t'ai aidé à le garder hors de ton esprit ? » demanda Sensei.
« Oui, Sensei. Plus que tu ne peux le savoir. » Sensei acquiesça, visiblement ravi de la réponse d'Harry. Il fit un geste vers la fenêtre. Harry retourna son attention sur la tempête au dehors.
« L'eau tombe toujours. Elle emporte avec elle nos espoirs et nos rêves et ne les retourne jamais. » La voix douce de Sensei portait un sentiment sinistre aux oreilles d'Harry. « Une fois qu'elle a fini son cycle à travers la terre, dans la rivière, dans l'air et de nouveau en bas, elle nous ramène souvent quelque chose de plus que nos espoirs et nos rêves. » Harry acquiesça, mais il ne savait pas vraiment pourquoi. « Elle n'a pas de forme. Aucun contenant ne peut la retenir. Aucun barrage ne l'arrête pour toujours. Les montagnes disparaissent, des vallées apparaissent et une maison est emportée comme de la poussière. » Sensei passa sa main sur le montant de la fenêtre. « Pschitt, juste comme ça. Forte, mais faible. Facilement versée, mais jamais vraiment contenue. Flexible, mais têtue. »
Sensei se mit sur ses pieds et attira Harry sur les siens. « Va te changer. » Harry laissa le tonnerre rouler sur lui alors qu'il partait se changer pour son entraînement avec Sensei. Quelque chose venait juste d'arriver, mais il ne pouvait pas dire quoi.
Sensei méditait quand Harry revint. Sensei ne bougea pas, donc Harry s'assit pour le rejoindre. Il vida son esprit à la cinquième inspiration, comme il le faisait depuis le jour précédent. Il fut soudain tiré de sa transe quand Sensei lui sauta littéralement dessus. « Ne me regarde pas ! Réplique ! » aboya Sensei. Harry ne pouvait que fixer son professeur sous le choc. Que faisait-il ? Il se sortit avec difficulté de sous son professeur et lutta pour se remettre debout. Il était un peu inquiet. Aucun ne portait d'équipement protecteur. Ils pourraient facilement être blessés. Sensei ne lui donnait pas le temps de formuler ses objections. Il attaqua à nouveau à la seconde où Harry s'était remis sur ses pieds. Celui-ci ne pouvait que se demander ce qui possédait son professeur, parce qu'il commençait à le terrifier. Il continuait à le repousser, bloquant toutes les tentatives du garçon pour passer à l'offensive.
Harry trébucha sur un tatami le long du mur qu'il utilisait pour protéger son dos. « Connais ton environnement » lui dit Sensei. Harry était moins inquiet pour son environnement que pour ses tentatives de garder ses mains à bloquer les mains de Sensei et ses pieds à garder les pieds de Sensei. Il grogna presque quand Sensei réussit à accélérer ses attaques. « Tes attaquants se fichent que tu tombes. Ils l'utiliseront ! » Harry pouvait sentir la sensation habituelle de panique s'installer en lui. Il ne pouvait pas se permettre de paniquer dans cette situation. Sensei le conduisit le long du mur jusqu'à ce qu'il soit dans un coin, luttant pour rester sur ses pieds. Il ne se contentait pas d'attaquer Harry à ce moment là, il le provoquait, le raillant presque pour qu'il fasse… quoi ? Sensei balaya les pieds d'Harry au même moment où il parvint à épingler Harry contre le mur. Harry essaya de se relever alors qu'il luttait contre son professeur. « Tu vas mourir dans cette position » lui dit Sensei relevant Harry d'une main alors qu'il ramenait l'autre en arrière.
Harry ne sut expliquer ce qui se passa ensuite. Il avait simplement levé une main pour protéger quelque peu sa tête quand il avait senti quelque chose pousser Sensei loin de lui. Harry se releva d'où il était tombé quand Sensei l'avait lâché et se dépêcha d'aller vers l'endroit où son professeur était allongé sur le sol. « Sensei ? » Harry secoua légèrement son professeur par l'épaule. « Sensei ? » dit-il avec peur. Une pensée lui traversa l'esprit. Je l'ai tué ! Il se rassit sur ses talons à côté du professeur, se demandant comment il allait expliquer ça au Ministère et, pire, à Paul. Il sursauta quand Sensei grogna. « Sensei ? »
« Je vais bien, deshi. » L'homme se redressa dans une position assise. « Des protections, tu as. » Sensei plaça une main sur la tête d'Harry. « Sais-tu ce que tu as fait ? » Harry secoua la tête et regarda Sensei à la recherche de blessure. Il avait une idée de ce qu'il avait fait, mais comment expliquiez-vous la magie accidentelle à un Moldu ? Sensei se remit sur ses pieds et remit Harry sur les siens. « Désolé de t'avoir fait aussi peur. Tu devais apprendre à gérer ta peur plus que tout. Tu as toujours peur pour les autres. Tu te concentres sur trop de choses. Ta concentration ne devrait se porter que sur ton adversaire et ton environnement. Rien d'autre. » Harry frissonna aux mots familiers que Voldemort avait dits. Il les repoussa dans la section « ne s'en souviendra jamais » de son esprit.
Sensei alla vers le banc, attirant Harry avec lui. Il le poussa à s'asseoir et l'empêcha de remonter ses jambes. « As-tu entendu parler des ninjas ? » Les mots déclenchèrent un lointain souvenir d'un film que Dudley avait vu avec son gang. Harry haussa les épaules. « Il y a beaucoup d'histoires à leur sujet. Des histoires fantastiques de pouvoirs surnaturels. Un que tu viens de démontrer. Peut-être y a-t-il un brin de vérité dans ces histoires ? » Harry le regarda, surpris qu'il le prenne si bien.
« Tu n'es pas en colère contre moi ? » demanda-t-il. Sensei haussa simplement un sourcil. « J'aurais pu te blesser ! »
« J'ai déjà été blessé auparavant. J'ai toujours survécu. Je suis conscient, il n'y a pas de sang, et les os ne sont pas cassés. Je pense que je resterai en vie. » Harry ne pouvait que fixer l'homme. « Le truc important est : peux-tu le refaire ? » Harry secoua la tête.
« J'ai peur d'essayer. »
« Tu as peur pour les autres. Tu ne peux pas espérer te protéger si tu ne permets pas aux autres de prendre leurs propres décisions. Tu ne vas pas me tuer. Lève-toi et essaie encore. » Harry fixa l'homme avec étonnement. Etait-il fou ? Et bien, leur conversation précédente dit à Harry que Sensei ne s'intéressait pas à la folie, seulement à la ligne avec laquelle il jouait visiblement en ce moment. « Maintenant. » Harry se leva et se résigna à être courbaturé à la fin de la journée. Il se souvint de tout ce qu'il avait lu dans ses livres sur la magie sans baguette et ne put qu'espérer qu'il pourrait dupliquer ce qu'il avait réussi par accident pour que Sensei reste en bonne santé. Harry se mit en position alors que Sensei attaquait à nouveau. Ca allait être une longue journée.
Harry marchait dans les couloirs en direction de sa chambre. Il avait mal et ne voulait rien de plus que se pelotonner dans son lit et mourir. Il n'avait pas assez mal pour faire plus que de grimacer à chaque pas. C'était de la douleur musculaire, de la profonde douleur musculaire, de la douleur qui lui disait qu'il avait été poussé un peu trop vite et un peu trop loin. Ca ou sa magie sans baguette, qu'il avait réussie plusieurs fois, drainait juste son corps de l'énergie guérisseuse essentielle. Il ne savait pas. « Hey, petit. Ouille, tu as l'air d'avoir mal » dit Paul alors qu'il venait dans l'autre sens.
« C'est le cas. » Harry aurait pleuré s'il avait eu quelques années de moins. « J'ai quelque chose à te dire » dit Harry à Paul dans un murmure. Paul acquiesça et conduisit Harry à son bureau, marchant lentement pour qu'Harry puisse suivre. Harry s'assit sur le canapé et soupira. « Aïe » se plaignit-il.
« Je ne peux pas imaginer ce que Sensei t'a fait faire si tu as suffisamment mal pour dire 'Aïe'. » Paul lui tendit un verre d'eau et un anti-douleur. Harry sourit de gratitude et prit le médicament. Il n'aimait pas toujours compter sur la médecine Moldue (les somnifères à part, qui avait bien meilleur goût que la Potion de Sommeil sans Rêve !), mais il en avait besoin maintenant. « Que faisiez-vous ? »
« De la magie sans baguette, admit Harry. Sensei ne sait pas ça, bien sûr. Il a juste mentionné qu'il y avait des histoires sur des artistes martiaux avec des pouvoirs comme ce que j'ai fait… » Paul adressa un Harry un regard confus. « Sensei m'a attaqué et m'a dit de répondre. Il m'a poussé dans un coin et j'ai paniqué. Je ne sais pas comment j'ai fait, mais ma magie l'a repoussé. Après ça, Sensei a voulu le voir encore et encore. Je pense que c'est pour ça que je suis si courbaturé maintenant. »
Paul acquiesça. « Plus de magie sans baguette jusqu'à ce que tu apprennes à la contrôler et les dangers qu'il y a, ok ? S'il demande, dis-lui de venir me voir. Je ne veux pas te voir à l'infirmerie avec aucun moyen d'expliquer pourquoi tu t'es comme par hasard évanoui, dit Paul. Le docteur pensera que tu as des problèmes alimentaires et te placera sous surveillance et… disons juste que tu ne veux pas que ça arrive. » Harry sourit à l'expression de Paul et se détendit un peu.
« Combien de temps mettent ces anti-douleurs à agir ? » Harry avait vraiment mal, un peu comme ce qu'il avait ressenti après le cimetière en quatrième année. Il se souvenait de n'avoir rien voulu d'autre que de dormir pendant un an après ça.
« Tu devrais les sentir dans quelques minutes » répondit Paul. Il sortit une feuille de papier. « Ta tante a laissé ça ici pour toi, hier. Elle a dit que tu connaissais cet homme, Remus Lupin ? Ce n'est pas ton conseiller ? » Harry acquiesça et prit le morceau de papier.
« C'est son adresse Moldue. Je peux lui écrire maintenant. » Harry regarda l'adresse. « En fait, je crois qu'il est vraiment proche d'ici. » Harry tendit le papier à Paul pour qu'il confirme.
Paul y jeta un coup d'œil et acquiesça. « A environ une demi-heure, je dirais. » Il poussa son fauteuil vers le petit réfrigérateur qu'il avait dans son bureau. « Jus de fruit ? Coca ? »
« Un jus de pomme, s'il te plait. » Harry laissa l'homme tourner autour de lui pendant un moment. Il semblait que Paul était inquiet et qu'il avait l'impression que la seule manière d'exprimer son inquiétude était de donner un encas à Harry. Celui-ci n'allait pas se plaindre. La nourriture avait meilleur goût ici qu'à Poudlard l'année dernière, si c'était possible. Elle ne restait pas coincée dans sa gorge. Paul retourna avec le jus de fruit de Harry et son parfum préféré de yaourt (fraise – banane). « Est-ce que Remus pourrait venir me voir des fois ? » demanda Harry en ouvrant son jus de fruit.
« Je ne vais pas essayer de t'empêcher de le voir si tu le veux, mais s'il fait quoi que ce soit qui donne l'impression qu'il te retirera d'ici, je m'interposerai » lui dit Paul. Ce serait bon pour Harry de voir quelqu'un de plus vieux du monde magique, mais ça ne voulait pas dire que Paul le laisserait marcher sur le droit d'Harry de prendre ses propres décisions.
« Je ne pense pas que Remus fera ça. Si ça avait été Sirius… Et bien, je serais déjà à Poudlard. Remus est plus terre à terre que l'est mon parrain. » Harry s'arrêta. « L'était. » Paul s'approcha et posa une main légère sur l'épaule d'Harry. « Il me manque toujours » murmura-t-il. J'ai cette douleur, juste là. » Harry posa la main sur sa poitrine. « J'ai l'impression que ça ne partira jamais. »
« Ca va, Harry. Donne-toi plus de temps » dit Paul en prenant la bouteille de jus de fruit des mains tremblantes d'Harry.
« Ce n'est pas juste, se plaignit Harry. Ce n'est pas juste. » Harry prit une profonde inspiration, la retint et la relâcha.
« Hey, ce n'est pas juste d'utiliser des techniques calmantes ! » objecta Paul. Harry sourit à travers des yeux vitreux. « Petit cinglé. » Harry eut un reniflement amusé.
« C'est pour ça que je suis là, n'est ce pas ? Parce que je suis cinglé ? » plaisanta Harry.
Paul eut l'air scandalisé et leva les yeux au ciel. « Sorcier super puissant, le Garçon qui a Survécu, disant qu'il est cinglé. Où va le monde ? »
« A Voldemort le dominant ? » demanda Harry. Paul lui lança un coussin à la tête, ce qui fit qu'Harry renvoya la pareille. « Ne le renvois pas ! Tu vas renverser mon yaourt. » Harry le protégea de l'attaque imminente de Paul.
« Tricheur » grommela Paul avec bonne humeur de son fauteuil. « Tu as invoqué le statut du yaourt. » Harry eut un reniflement amusé et finit rapidement son yaourt. Il jeta le pot dans la poubelle, reposa sa tête et ferma les yeux. « Je pense que tu devrais réfléchir à dire à Sensei que tu es magique. » Harry ouvrit un œil et fixa Paul.
« Pas moyen. » Harry secoua la tête et se redressa. « Je pousse ma chance avec toi et Joe. Je ne veux plus prendre de risque. »
« C'est à toi de décider, bien sûr. Penses-y juste, ok ? » Harry fixa Paul avait d'acquiescer.
« J'y penserai. » Harry se leva et attrapa son sac. « J'ai des devoirs à finir avant le dîner et la répétition. J'écrirai à Remus et te ferai savoir quand il viendra. »
« Ca semble bien, petit. Tu veux toujours des somnifères ce soir ? » demanda Paul alors qu'Harry soulevait son sac.
Harry s'arrêta et y réfléchit. Voulait-il un somnifère ? Il avait appris assez d'Occlumencie pour satisfaire Snape entre tous. Il était capable de manipuler sa petite « salle. » Voldemort ne saurait pas ce qui le toucherait quand Harry révèlerait ses boucliers. Il espérait que le sorcier noir serait écrasé comme une mouche sur le pare-brise du Magicobus lancé à pleine vitesse. « Non, je pense que ça va. J'en demanderai un si j'en ai besoin, ok ? »
« Bien sûr, Harry. » Le garçon commença à ouvrir la porte quand Paul l'arrêta. « Harry ? » Il se retourna vers le psy. « Plus d'études la nuit ? » Harry secoua la tête. « Bien. Si tu as besoin de plus de temps libre dans le future, fais-le-moi savoir. Deux programmes scolaires sont durs. »
« Je le ferai. Je te vois au dîner. » Harry évita la porte et retourna dans sa chambre. Il avait une dissertation d'Enchantement à comprendre et avait besoin de répondre à quelques questions sur la Guerre des Roses.
Remus était assis dans la cuisine, Place Grimmauld, ignorant l'obscurité autour de lui alors qu'il travaillait à parfaire sa personnalité de « vieux fou gâteux ». Il avait découvert beaucoup d'informations sur qui était qui et qui faisait quoi dans l'Ordre en prétendant être endormi. Albus Dumbledore n'était pas aussi omnipotent que tout le monde le disait. Le vieil homme n'avait toujours aucune idée d'où était Harry et des visites répétées à Privet Drive n'avaient fait que rendre les protections infranchissables pour Dumbledore et McGonagall. Remus n'avait eu aucun problème quand il était allé voir Pétunia plus tôt cette semaine pour des nouvelles d'Harry. L'invitation pour le thé avait été une surprise, mais Pétunia lui avait montré quelques photos de quand Harry était plus jeune et quelques-unes de ses affaires d'école d'avant Poudlard qu'elle avait gardées. Toutes les photos avaient été prises sur le vif. Harry n'avait probablement pas réalisé que l'appareil photo était sur lui à ce moment là.
« L'équipe espagnole vient juste de rapporter que leur cible n'était rien de plus qu'une fausse alerte. » La voix de McGonagall atteignit les oreilles de Remus. « Ils continueront leurs recherches et nous feront connaître les résultats. » McGonagall s'agita à la fin de la phrase.
« Monsieur le Directeur ? » Ah, Snape. Remus n'avait jamais vu l'homme aussi… joyeux. Il décida de le blâmer sur le fait que Severus était devenu un père dans les faits, même si ce n'était pas officiel. Il rayonnait pratiquement chaque fois qu'un des professeurs de Draco le complimentait. Ca donnait légèrement la nausée de le voir. « Qu'est-ce qui vous fait penser que Potter est là-bas ? » Oui, Monsieur le directeur. Dites-nous.
« Des murmures entre les enfants, Severus. J'ai le sentiment qu'Harry est en contact avec l'un d'entre eux, au moins. Plusieurs de ses amis sont des Protecteurs. Le temps aidant, j'espère que l'un d'entre eux va venir vers moi avec sa localisation. » Dumbledore avait l'air las. Remus se demanda combien de temps l'homme avait dormi récemment. « Je suis surpris qu'ils soient restés aussi longtemps sans nous le dire. Chacun sait que plus longtemps il reste loin de Poudlard, plus le danger augmente. » Snape fit un bruit évasif. « Que dit Voldemort ? »
« Le Seigneur des Ténèbres jubile que le garçon ait disparu, mais pas au point que ce serait s'il avait Potter dans ses cachots. J'ai le sentiment qu'il est content que vous soyez aussi perdu qu'il l'est quant à l'endroit où est Potter. » Snape s'arrêta. « A moins que ce ne soit quelque plan que vous utilisiez pour entraîner le garçon afin qu'il soit le combattant suprême. »
« Tu me connais mieux que ça, Severus. » Remus sourit narquoisement intérieurement. Snape pouvait prendre ça de tellement de façon.
« Loup ! » Ah, quelqu'un avait finalement remarqué sa présence. Remus se "réveilla" d'un sursaut et cligna des yeux devant la paire.
« Ah, Albus ! Severus ! Bonsoir. Comment allez-vous tous les deux ? » Dumbledore adressa un sourire bienveillant à Remus.
« Nous allons bien, Remus. Ravi de te voir réveillé et en forme. As-tu besoin qu'on t'escorte chez toi ? » Remus balaya l'offre d'un signe de main.
« Non, non Albus. J'y arrive très bien, merci. » Remus se leva et s'appuya sur sa canne (emmenée purement pour l'effet à ce point.) « Avez-vous eu des nouvelles de Harry ? » demanda-t-il, comme à chaque fois qu'il voyait Dumbledore.
« Pas encore, mais nous avons de l'espoir. » La même réponse que la dernière fois. Remus acquiesça et regarda par terre.
« Oui. Faites-moi savoir si je peux être de quelque utilité. » Remus chancela jusqu'à la porte et dans le couloir au-delà.
« Je ne pense pas avoir jamais vu quelqu'un se dégrader aussi vite. » La voix de Snape était juste assez forte pour atteindre les oreilles de Remus. S'il savait ! Remus alla dans le salon, désert à cette heure de la journée, et alluma le feu pour rentrer à la maison. Il jeta de la poudre de Cheminette et fit un pas pour passer chez lui. Il ferma la connexion (c'était demandé par l'Ordre comme une précaution nécessaire) et fut surpris de trouver Fumseck l'attendant.
« Fumseck ! Qu'est-ce que tu fais là ? » Fumseck pépia quelque chose et tendit une patte. Un rouleau de parchemin y était enroulé. « C'est pour moi ? » Il défit le fil et regarda le parchemin. Une écriture familière se dessina pour rencontrer son regard.
A l'attention de Remus Lupin, alias : Lunard.
Je ne t'ai pas écouté, n'est-ce pas ? C'est la seule raison pour laquelle tu lis ça maintenant, délivré par mon bon ami Fumseck. Je ne sais pas ce qui m'a poussé à écrire cette lettre. J'écris juste au cas où je mourrais. Si je te laisse seul à cause de ma stupidité (soyons réaliste : c'est le seul moyen pour que je puisse mourir en ce moment), je veux juste te dire que je suis désolé. J'espère que c'est une demande de pardon suffisante pour toi, parce que tu sais comment je suis avec tous ces trucs cruches.
Oh, Remus, toutes les blagues que j'ai laissées de côté parce que tu m'as convaincu de ne pas les faire. Je pense toujours que les enfants de Poudlard auraient bien ri avec un Snape aux cheveux roses. Tu as gâché mon amusement, tu sais. Oh, ce n'est pas important. Je sais que tu as supporté beaucoup de ma part, particulièrement après tout ce truc d'Azkaban. Je t'écris pour te demander de prendre soin d'Harry. Il a besoin de quelqu'un de son côté. Je sais que tu accepteras d'être son mentor et conseiller (c'est tout ce que j'ai pu faire, Lunard. J'ai essayé d'avoir des papiers pour une garde, mais ça ne s'est juste pas fait.) Je t'écris ça quand Harry a quatorze ans, donc j'ai préparé huit ans de salaires pour toi, qui seront transférés dans ton coffre quand tu recevras cette lettre. Tu ne peux pas le combattre, Lunard. Tu as jusqu'à ce qu'Harry ait vingt et un ans pour le faire s'amuser ! Oh, il y a quelque chose au sujet de sa propriété aussi, ainsi que quelques actions et autres dans une compagnie quelque part, ma maison, sa maison et quelque chose d'autre… Oh, c'est tout dans mon coffre ! Je suis sûr que tu pourras tout trouver là-bas. Les gobelins devraient t'aider. Si tu penses que tu peux le gérer. Ca ne devrait pas être trop dur pour un homme de ton talent. C'est votre mission, Monsieur Lunard. Je sais que tu n'échoueras pas.
J'ai écrit à Harry et lui ai dit qu'il mènerait la barque pour ce truc de conseiller/mentor, et combien la relation sera compliquée. Attends-toi à un invité fréquent. Le truc bien à propos de ce truc de mentor pour toi est que ces empoisonnantes lois sur les loups-garous ne s'appliquent plus. Les seules lois qui s'appliquent pour toi sont les lois normales sorcières pour les conseillers. Tu es basiquement devenu un VIP pour le bien d'Harry. Le Ministère devrait t'envoyer un peu de littérature là-dessus, mais tu devrais déjà TOUT savoir, si je me souviens bien de ton dossier scolaire. Je ne vois toujours pas comment tu as eu tellement de BUSEs et d'ASPICs.
C'est tout ce que j'ai vraiment à dire. Prends soin de toi, Lunard. Je t'attendrai, en préparant quelques blagues et évitant les poings de Lily parce que j'aurais encore réussi d'une manière ou d'une autre à l'agacer. Je sais que je te reverrai. Ca ferait mieux de ne pas être trop tôt. J'espère une longue vie d'amusement pour toi et Harry. Après que le Seigneur des Affreux ait poussé son dernier souffle, je veux dire. Merde, amusez-vous avant. Peut-être qu'une blague suffira avec l'Agaçant. (Pas Snape, l'autre connard maléfique.)
Sirius
"Patmol"
Harry éteignit la lumière, espérant qu'il savait ce qu'il faisait. Il enterra tous ses doutes et pensa à des trucs positifs. Il était en partie Serpentard, pas vrai ? Il pouvait penser comme un serpent. A présent, il devait juste tromper Voldemort – il devait être fou. Il s'allongea sur son lit et vida son esprit de toutes émotions, enfermant chacune dans ses souvenirs couverts, ne permettant que les souvenirs sans importances de flotter à la surface. Il se calma alors qu'il se laissait emporter par le sommeil et commença à rêver.
« Bonsoir, Harry. » La voix de Voldemort coupa au travers du rêve de Jedi de Harry. Celui-ci ouvrit les yeux et s'assit pour regarder Voldemort.
« Salut » répondit Harry en se frottant le visage pour se débarrasser du sommeil. « S'il vous plaît, donnez-moi une seconde. »Il évita un sort dirigé vers sa tête. « Allez, j'étais poli » objecta-t-il alors qu'il se redressait.
« Bien ! Tu l'as senti venir. C'est la leçon numéro un mise en pratique. Comment as-tu su ? » Harry fixa l'homme. Il avait dû vouloir être un professeur dans une vie passée.
« Je l'ai juste su. Je ne suis pas sûr de la manière dont je l'ai fait. » Harry regarda Voldemort avant de baisser les yeux sur son pyjama. « Pourriez-vous m'aider avec ça, Monsieur ? » demanda-t-il en faisant un geste vers son pyjama. Voldemort agita sa baguette et Harry regarda ses vêtements se changer en quelque chose de plus adapté pour de l'activité physique.
« Donc, tu as senti un sort venir vers toi ? » demanda Voldemort.
« Je l'ai senti. Comment j'ai fait ça ? » Harry regarda Voldemort pour une réponse.
« Quelle est la leçon numéro un ? »
« Je dois faire attention à mon environnement… Oh ! » Voldemort acquiesça quand Harry comprit ce qu'il voulait dire. « Faire attention à mon environnement me donnera des moyens de combattre mon adversaire, pas vrai ? » Harry combattit son frissonnement quand Voldemort lui sourit. Pourquoi devait-il sourire à Harry ? Ne pouvait-il pas avoir son rictus méprisant, comme d'habitude ?
« Très bien. A présent, lancer de sort. Viens là. » Harry alla se tenir à côté de l'homme. « Baguette sortie. » Une cible apparut à peu près trois mètres plus loin. « Un sorcier peut avoir une force différente dans ses sorts à cause de plusieurs facteurs. Une idée de ce qu'ils pourraient être ? » Harry réfléchit rapidement.
« La forme physique du sorcier. Les niveaux magiques. Heu… Le statut émotionnel ? » Voldemort agita sa baguette, faisant tressaillir Harry à cause de la douleur produite.
« Tu ne sembles pas trop sûr. Explique ta réponse. » Harry envoya ses pensées à n'importe quelle puissance écoutant pour qu'elle le sorte d'une manière ou d'une autre de ce bordel dans lequel il avait encore réussi à se mettre. « Rapidement. »
« Et bien, si vous êtes malade, vos sorts seront un peu plus faibles que la normale. Certains sorciers sont naturellement plus forts que d'autres. Et les émotions, et bien, certains sorts sont plus faciles s'il y a une émotion forte derrière, comme le riddikulus pour combattre les épouvantards ou le Doloris, qui a besoin d'intention pour que le sort marche. » Voldemort mesura les réponses.
« Acceptable. » Harry donna un petit signe de tête. « Je veux que tu trouves le meilleur moyen de booster ton pouvoir. Seulement un sort de Désarmement classique. » Harry se tourna et fit face à la cible. Il leva sa baguette et fixa sa longueur. « Quelle genre de posture est-ce ? » Voldemort attrapa le poignet de Harry et renforça son bras. « Les jambes doivent être fermement séparées, te fixant au sol. » Harry fixa ses pieds et tint son bras comme Voldemort le demandait. « Maintenant. »
« Expelliarmus ! » La cible brilla en vert une fois touchée.
« Pas mal. Tu as des niveaux satisfaisants. Fais-le encore, sauf que cette fois, vise le prochain niveau, orange. » Harry reprit sa position et fixa la cible. Il fit remonter ses émotions et concentra toute son énergie dans sa magie.
« Expelliarmus ! » La cible brilla entre l'orange et le vert. Harry sentit deux vives douleurs dans son dos. Ca n'allait pas l'aider !
« Encore ! » Harry ferma les yeux, se concentra et mémorisa la cible devant lui.
« Expelliarmus ! » La cible eut une lueur orange rougeâtre. Voldemort applaudit derrière lui.
« Bien ! Tu peux penser après tout. » Snape avait dû apprendre à Voldemort comment complimenter et insulter quelqu'un en même temps. « Maintenant, vas-y aussi fort que tu peux. Va après le rouge, si tu peux. » Harry acquiesça et regarda la cible. Un coup rapide brisa sa concentration. « Tu devras être plus rapide » lui dit Voldemort. Harry serra les dents et se demanda s'il était vraiment fou pour tenter ça.
Harry se tourna vers la cible et leva sa baguette. Son dos lui faisait mal, il était stressé de devoir faire face à Voldemort, il commençait à regretter sa décision, et il était fatigué. Qu'est ce qui pourrait encore aller mal ? « Expelliarmus ! » La cible brilla d'un blanc intense. Harry baissa sa baguette, choqué en se demandant ce que ça voulait dire. Une lumière blanche ?
Voldemort se tint près de lui sans un mot. Les yeux de Harry glissèrent vers lui pour essayer de deviner s'il avait fait quelque chose de bien ou de mal. Il savait que ça n'importait pas vraiment comment il avait réussi, parce que Voldemort ferait ce qu'il voulait, sans se soucier du fait qu'Harry ait suivi les instructions ou non. « Tu as bien fait. Il est temps pour toi de rentrer. Souviens-toi, tu as des pouvoirs que Dumbledore ne peut que rêver. » Harry acquiesça alors que Voldemort disait un sort de sommeil et Harry s'effaça dans sa « pièce. »
Harry se redressa dans sa salle mentale et sourit. Potter : 2 – Voldemort : 0 Harry se mit debout et mit de côté ses nouvelles cicatrices alors qu'il appliquait un peu de magie sans baguette sur son dos pour engourdir la douleur. Il espérait seulement qu'il ne s'épuiserait pas encore. Le Ministère ne s'était pas encore montrer pour l'arrêter pour avoir fait de la magie devant les Moldus, donc il supposait que la magie sans baguette ne pouvait pas être tracée en dehors des protections de la maison de sa tante. Son plan pour Voldemort marchait bien. A présent, il devait juste décider quoi faire après et espérer que le Seigneur des Ténèbres ne le devinerait pas avant qu'il ne soit prêt.
Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
