Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


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- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


Remus remercia le chauffeur et quitta le taxi alors qu'il s'arrêtait à la porte principale de l'Académie St Jude. Harry lui avait expliqué où il était et pourquoi il était là avec tout le caractère revêche d'un adolescent et l'espoir d'un enfant à qui son meilleur ami manquait. Remus connaissait le ton qu'Harry avait utilisé et avait, en fait, vu le même genre de ton dans les lettres que Sirius lui avait montrées. Harry voulait le voir, mais avait peur d'être un fardeau pour Remus. Le loup-garou sourit alors qu'il ouvrait la porte. Comme si Harry pouvait être un fardeau ! Techniquement, Remus était à présent employé par les propriétés des Black et des Potter et, en tant que tel, devait être au côté d'Harry dès que celui-ci avait besoin de lui. Harry ne le savait pas encore, mais il le saurait bientôt.

Il ouvrit les portes et regarda le hall d'entrée. Ca semblait assez confortable et accueillant, pas du tout intimidant, mais il dut supposer que c'était prévu pour donner cet effet. D'après ce qu'Harry avait dit, c'était un hôpital psychiatrique moldu qui offrait des classes. En d'autres mots, c'était un internat moldu avec quelques services pour ceux qui en avaient besoin. De larges fenêtres sur sa gauche l'attirèrent. C'était la cantine, et c'était visiblement l'heure de déjeuner pour les résidents. Remus rechercha Harry dans la mer de visages et le trouva assis à une table avec d'autres garçons d'environ son âge. Ils écoutaient intensément un garçon près du milieu de la table qui portait une étrange sorte de chapeau. Toute la table explosa de rire à quelque chose qu'il dit, ce à quoi le garçon se leva, s'inclina et se rassit pour continuer à manger.

Harry avait l'air détendu ; en fait, Remus ne l'avait jamais vu aussi détendu. Harry était heureux. Une fille s'approcha de la table et s'arrêta pour parler à Harry. Remus cacha un sourire derrière sa main alors qu'Harry s'immobilisa de terreur avant de se détendre et de sourire pour le bénéfice de la fille. Il lui répondit et elle sourit et s'éloigna de la table en sautillant, atterrissant à sa propre table et commençant à glousser avec ses amis. Remus remarqua que tous les garçons à la table de Harry, lui compris, avaient suivi son trajet à travers la salle. Typique des garçons adolescents, vraiment, mais Harry agissait enfin comme un adolescent ! Une fois que la fille se fut rassise, les garçons de la table se retournèrent et commencèrent immédiatement à embêter Harry, qui s'en sortit avec un sourire penaud et apparemment un commentaire spirituel qui induit plus de rire parmi ses amis.

« Monsieur ? » Remus se retourna pour découvrir une jeune femme s'approcher de lui. « Puis-je vous aider, Monsieur ? » Remus lui adressa un sourire chaleureux.

« Oui, s'il vous plaît. Mon nom est Remus Lupin et je suis là pour voir Evan James. » Remus utilisa le nom qu'Harry lui avait donné dans sa lettre.

« Oh, oui. Il a demandé après vous toute la matinée ! » dit-elle avec un sourire jovial. « Poliment, mais avec insistance. Je lui ai dit que je lui dirai quand vous arriveriez, mais il restait quand même traîner près de mon bureau avec ses grands yeux. Si vous voulez attendre là » elle fit un signe vers une porte, « le Docteur Lauter va vous rencontrer et vous pourrez voir Evan. » Remus la remercia avec un sourire. Il posa son attaché-case sur une table et prit un siège à côté. Harry avait expliqué le besoin d'un alias, mais ça allait être étrange de l'appeler d'un autre nom quand il avait été Harry pendant si longtemps.

Il n'attendit pas longtemps. Un homme d'à peu près son âge entra, un dossier en papier kraft sous le bras. « Monsieur Lupin ? » Remus se leva et tendit la main. « Mon nom est Paul Lauter ; je suis le médecin de Harry. »

« Vous l'appelez Harry ? » demanda Remus, confus. Harry lui avait dit qu'il utilisait un alias.

« Seulement en privé. Quand nous sommes dehors ou dans les couloirs, il est 'petit,' lui expliqua Paul. Maintenant, il m'a demandé si vous saviez comment fermer les cartes. Il a dit que ça aurait un sens pour vous. » Remus sourit et acquiesça.

« Bien sûr. 'Méfait accompli'. » Paul sourit et acquiesça, comme s'il prenait quelque sorte de décision. Il fit signe à Remus de s'asseoir et fit de même. Il ouvrit le dossier et examina la page devant lui avant de relever les yeux vers Remus.

« Harry a mentionné que vous êtes un loup-garou ? » Remus acquiesça. « Ce doit être dur. »

« Vous vous adaptez après un moment, j'en ai peur. Ca n'arrive qu'une fois par mois, donc ce n'est rien avec quoi je ne puisse vivre » expliqua Remus. Paul acquiesça et nota quelque chose.

« Quand avez-vous rencontré Harry ? » demanda Paul. Remus sourit alors que la question le ramenait à la première fois qu'il avait vu Harry bébé. Il avait été un bébé heureux qui n'arrêtait pas de jacasser, plein de malice pour garder Lily à lui courir après à travers le salon. Elle avait été livide quand elle avait découvert que James avait acheté un balai pour enfant et avait enlevé tous les sorts de sécurité.

« Je l'ai rencontré le jour où il est né. J'étais là. » Paul acquiesça. « Je l'ai rencontré à nouveau quand je suis devenu son professeur de Défense Contre les Forces du Mal pendant sa troisième année à Poudlard. » Harry avait semblé si jeune alors. Vieux, mais jeune.

« Quel est votre lien avec lui à présent ? Vous êtes son mentor, évidemment, mais comment cela marche-t-il ? » Remus sourit. Ce Paul était intensément protecteur de Harry.

« Je suis littéralement l'employé de Harry, mais il ne le sait pas encore vraiment. Je dois veiller sur ses affaires, qu'elles soient financières, légales ou personnelles. Je peux être son porte-parole dans des réunions auxquelles il ne peut ou ne veut participer, ou voter dans des élections auxquelles il ne peut pas participer. » Paul arrêta Remus en agitant sa main.

« Attendez, attendez, attendez. Etes-vous en train de me dire qu'Harry a son mot à dire dans le gouvernement du monde magique ? »

Remus gloussa un peu et secoua la tête. « Oh, non. Pas encore en tout cas. Pas jusqu'à ce qu'il se présente à une élection. Je ne sais pas ce qu'Harry vous a dit en plus que la magie existe. Je fais juste la liste de toutes les responsabilités que je pourrais avoir. J'imagine qu'Harry n'aura rien de plus compliqué pour moi que de m'assurer que ses factures sont payées et ou de l'aider à choisir des vêtements convenables quand il sera majeur. » Remus s'arrêta, comme s'il cherchait quelque chose pour clarifier la situation. « Je suis là pour assister Harry de la meilleure manière possible. Essayez de penser à moi comme un assistant personnel, avec toutes sortes de privilèges. » Paul acquiesça et ferma son dossier, son visage s'assombrissant en même temps.

« Allez-vous révéler la localisation d'Harry ou l'enlever de mes soins avant que je le considère prêt ? » demanda Paul au Loup-garou en face de lui.

« Non. Si Harry veut partir, je l'aiderai. S'il veut dire quoique ce soit à n'importe qui, je l'aiderai. C'est Harry qui décide. Je n'interfèrerai pas à moins que je découvre que Voldemort lui-même soit en chemin pour venir ici » dit calmement Remus.

Paul se renfonça dans son siège avec émerveillement. « Vous avez dit son nom. Vous avez dit 'Voldemort'. » Paul reçut un sourire assez aveuglant en retour.

« Vous trouverez très peu de sorciers qui acceptent de le faire. » Les yeux de Paul rencontrèrent ceux de Remus pendant une seconde avant de se détourner vers un point derrière le loup-garou.

« Je crois qu'Harry est fatigué d'attendre. » Harry se tenait derrière la porte et dansait d'un pied sur l'autre. Paul se leva et fit signe à Harry d'entrer dans la pièce. Le garçon sourit et ouvrit la porte, mais le sourire se fana quand il vit Remus. Il se tendit et Remus se posa des questions sur les raisons du changement de comportement. Harry s'arrêta et regarda Paul. Celui-ci acquiesça et sourit. Harry sembla prendre ça comme une sorte de signal. Il s'approcha de Remus et s'arrêta devant le loup-garou.

« Je suis désolé » murmura-t-il. Remus ne pouvait pas comprendre ce que ça voulait dire exactement. De quoi diable le garçon pouvait-il être désolé ? « Je suis désolé… Sirius… J'ai essayé. » Remus comprit alors. Il attira Harry dans ses bras.

« Tu n'as rien à te reprocher. Rien du tout. Ce n'était pas ta faute. » Harry se détendit dans l'embrassade et prit plusieurs profondes inspirations. « Ce n'était pas ta faute » lui répéta Remus.

Paul regarda la scène avec des sentiments mitigés. Il avait pensé qu'ils avaient couvert le sujet et avaient établi que la mort de son parrain n'était pas sa faute. A présent, il n'était pas sûr de savoir quoi penser. Peut-être qu'Harry avait juste eu besoin de l'approbation ou de l'assurance de Remus avant que le sujet puisse être laissé de côté. Paul vit Harry lui jeter un coup d'œil et il lui sourit. Il irait bien à présent. Sur un dernier sourire, Paul se retira dans son bureau. Il pourrait rattraper sa paperasse maintenant qu'Harry était occupé pour la plus grande partie de l'après-midi. Il grimaça à la pensée de la paperasse. Il aurait préféré être avec Harry.


« C'est le théâtre. Je suis dans la pièce et je vais jouer Edmond du Roi Lear. Tu devras venir voir ça. Je demanderai à Paul de t'envoyer un ticket » lui dit Harry avec excitation alors qu'il conduisait Remus autour de l'école. « Au fond de ce couloir, il y a le gymnase. Il y a quelqu'un là-bas que je veux que tu rencontres. » Remus sourit à l'adolescent animé et le suivit le long du couloir. Harry jeta un coup d'œil dans la pièce avant d'ouvrir la porte et de faire entrer Remus. Des odeurs qui ne lui étaient pas familières heurtèrent son nez, mais Harry semblait assez à l'aise ici. Quelle était cette odeur ? Du sang ?

« Que s'est-il passé, Rick ? » demanda Harry en approchant un garçon plus âgé et un autre homme. Le garçon était assis sur un banc avec l'aîné en train de lui panser la main. Le garçon se renfrogna et soupira.

« Lames de combat, Evan » expliqua Rick alors que Sensei grogna. « J'ai perdu ma concentration, c'est tout. » Sensei grogna à nouveau, attacha le bandage et donna à Rick une tape ferme sur la tête. Rick leva les yeux au ciel alors que Sensei s'éloignait à grands pas pour remettre le kit de premiers soins à sa place. « Il est inquiet » dit Rick à Harry avec un haussement d'épaule. Harry savait que Sensei devenait toujours très calme quand il était bouleversé. « Qui est-ce ? » demanda Rick en bougeant légèrement pour regarder Remus.

« Oh, désolé ! dit Harry. C'est Remus, un vieil ami, et un vieil ami de mes parents avant. Remus, c'est Rick. Lui et moi nous entraînons ensembles tous les samedis. » Rick eut un reniflement amusé et grommela quelque chose qui ressemblait à 'nous nous faisons torturer tous les samedis', mais Remus ne pouvais pas en être trop sûr. Rick tendit sa main intacte et se leva pour saluer Remus.

« Ravi de vous rencontrer. Evan n'a pas arrêté de parler de votre visite ces deux derniers jours » lui indiqua Rick.

« Moi de même. Qu'est-ce que vous apprenez exactement ici ? » Remus désigna le gymnase autours de lui d'un geste de la main.

« Ce que je souhaite enseigner » vint la voix de Sensei juste derrière Remus. Celui-ci se retourna vivement, surpris de ne pas avoir entendu Sensei l'approcher par derrière. Il entendait toujours quand les autres venaient par derrière. C'était une petite partie qu'il aimait vraiment dans le fait d'être un loup-garou. Comment cet homme étrange avait-il réussi à se faufiler si près ?

« C'est Sensei Leonard. Il est mon professeur. Sensei, voici Remus Lupin. C'est un vieil ami de mes parents et maintenant mon ami également. » Remus fixa le professeur et tendit sa main. Sensei étudia l'autre homme et Harry eut un grand sourire quand il commença à en faire le tour, comme il l'avait fait quand Harry l'avait rencontré la première fois. Sensei s'arrêta et regarda attentivement Remus une nouvelle fois. Il y avait quelque chose au sujet de cet homme. Il secoua la tête pour lui-même et offrit sa main à l'autre, réalisant que celui-ci ne lui faisait pas vraiment confiance non plus. Sensei ne fit que hausser un sourcil et secoua la main de Remus une fois avant de la relâcher.

« Deshi. » Il se retourna, s'attendant pleinement à ce qu'Harry le suive. Il ne fut pas déçu. Harry dit à Remus qu'il revenait tout de suite et suivit Sensei de l'autre côté du gymnase. Rick sourit à Remus et lui demanda ce qu'il pensait de l'école pour le moment. Harry était content que Rick soit là pour distraire Remus. Il avait le sentiment que Sensei n'approuvait pas vraiment Remus. « Qui est-il ? »

« Mon mentor et mon conseiller. Remus était ami avec mes parents et a pris soin de moi depuis qu'il est devenu professeur à mon école il y a trois ans » expliqua Harry.

« Pas normal. Il y a quelque chose de pas normal » dit Sensei, incapable de trouver les mots dont il avait besoin dans sa détresse « avec lui. »

« Et bien, il est souvent malade, lui dit Harry. Je confierai ma vie à Remus, et je l'ai déjà fait. » Harry observa Sensei alors qu'il regardait entre Remus et lui, visiblement bouleversé, mais incapable d'énoncer ce qui n'allait pas.

« Il est… » Il secoua la tête et grommela quelque chose dans une langue étrangère qu'Harry ne put identifier. « Différent. Comme toi. Pas comme toi. » Sensei haussa les épaules.

« Oui, il est comme moi, d'une certaine manière. Il ne me fera pas de mal, si c'est ce qui vous inquiète. » Sensei grogna et retourna dans son bureau. Harry eut un grand sourire à la réaction de Sensei. Ca avait été précisément le problème. Sensei avait été inquiet que Remus fasse du mal à Harry, d'une manière ou d'une autre. Harry retourna vers Remus et dit à Rick de prendre soin de ses mains. Rick les regarda partir et sourit. C'était un nouveau côté de Evan. Il sentit son père le fixer du regard.

« Tu sais que ça me fout les boules » se plaignit Rick à l'homme dans l'embrasure de la porte.

« Ca a marché, lui dit Sensei. Demain. Nous commencerons à l'entraîner demain. Ta main ? » Rick haussa les épaules.

« Ca guérira. Ca ne va pas vraiment laisser de cicatrices. J'utiliserai juste ma main droite demain. » Rick s'arrêta et jeta un coup d'œil à son père stoïque. « Tu penses qu'il est prêt pour ça ? »

« S'il ne l'est pas, il le deviendra bientôt. Il a besoin de ça, et bientôt. » Sensei fixa la porte à travers laquelle Harry avait disparu.

« Comment le sais-tu ? » demanda Rick. Sensei ne répondit pas, il ne fit que se retourner vers son bureau pour ouvrir une longue boîte.

« Je le sais, c'est tout » dit-il à son fils en soulevant plusieurs objets enveloppés dans un linge noir. « Je souhaiterais ne pas le savoir. » Sensei défit le linge et posa chaque objet, presque avec révérence dans sa prudence envers chacun d'entre eux. « Le temps le dira. » Rick fixa les objets et retint sa respiration. Ca pourrait être mauvais.


« Harry, il y a quelques trucs dont nous devons parler avant que je ne parte » dit Remus au garçon une fois qu'ils furent revenus vers la salle des visiteurs. « Je dois savoir comment tu veux que cette relation entre nous, ce truc de mentor, évolue. Si tu veux que nous soyons proches. » Remus vit qu'Harry ne comprenait pas vraiment. « Je travaille pour toi maintenant, Harry. » Les yeux du garçon s'écarquillèrent.

« Je… J'ai toujours pensé à toi comme un oncle. Je serai honoré si tu pensais aussi à moi comme à de la famille, dit calmement Harry. Si c'est trop douloureux ou gênant… » Harry ne put finir sa phrase alors que Remus le serrait dans ses bras. « Je suppose que non » dit-il avec un sourire.

« J'ai toujours voulu un neveu » lui dit Remus en passant sa main dans les cheveux bien coiffés d'Harry. Le garçon le repoussa d'une tape et les remit en place.

« Je viens juste de trouver le truc avec mes cheveux ! se plaignit-il. Donc, de quoi d'autres dois-tu de me parler ? » Remus sourit et sortit plusieurs papiers de son attaché-case.

« Sirius t'a laissé un certain nombre de choses, et personne ne s'est jamais vraiment occupé des affaires de tes parents. Il y a plusieurs propriétés qui ont besoin qu'on s'en occupe et plusieurs participations dans des entreprises, en comptant celle que tu as prise par toi-même l'année dernière avec les jumeaux Weasley » expliqua Remus.

« Je n'ai pas d'actions dans leur entreprise ! » protesta Harry.

« Et bien, il semblerait qu'ils t'en aient donné, dit Remus avec un sourire. Maintenant, les actions peuvent s'occuper d'elles-mêmes pour le moment, mais la banque a dit que les maisons sont dans divers états de décrépitudes, particulièrement celle de Godric's Hollow et la maison de ton grand-père. » Harry releva la tête. « La banque a demandé que tu fasses au moins un peu de réparations sur celles qui en ont besoin. »

« Combien de maisons exactement est-ce que je possède ? » Remus regarda la liste. « Quatre, on dirait. Celle de Sirius, celle de tes parents, celle de ton grand-père Potter, et un petit cottage que ta mère avait hérité d'une de ses tantes. » Harry se renfonça dans son siège. Il avait autrefois eu l'impression qu'il n'avait pas de maison à l'exception de Poudlard. Maintenant, il en avait au moins quatre, en excluant Poudlard, et il avait le sentiment dérangeant que sa Tante Pétunia le considérait comme un résident de sa maison. Cinq maisons, alors.

« Je suis riche, n'est-ce pas ? » demanda Harry comme s'il connaissait déjà la réponse et que ça lui déplaisait grandement.

« J'en ai peur. On pourrait même utiliser le terme 'sale riche' dans ton cas. » Harry grogna et enfouit sa tête dans ses mains. Remus sourit et tapota l'épaule du garçon. « Ce n'est pas si mal. »

« Quoi que tu fasses, ne le dis pas à Ron. » Remus acquiesça. Il savait pourquoi Harry lui avait demandé ça. Ron avait été intensément jaloux de la richesse d'Harry plus d'une fois. « Est-ce que tu peux t'occuper des réparations des maisons ? »

« C'est mon boulot, d'autant plus que tu es à l'école en ce moment. Tu veux faire quelque chose de spécial ? »

« Pas vraiment. Assure-toi juste qu'elles soient habitables. J'aimerai pouvoir les voir une fois que tout ça, » il fit signe de la main autours de lui ; Remus comprit qu'il voulait dire la guerre et Voldemort inclus, « sera fini. » Ah, bien. Il avait de l'espoir pour un futur.

« Certainement. Pas de terrain de Quidditch ? » demanda-t-il. Harry le regarda avec les yeux remplis d'espoir.

« On peut faire ça ? »

« Sur toutes les propriétés si tu veux. » Harry secoua la tête.

« Non, juste sur une. Tu peux décider où. Après tout, je peux me permettre de changer plus tard, si je veux. » Remus sourit alors qu'Harry semblait accepter sa fortune.

« Tu peux. Harry, les gobelins veulent te rencontrer avec les avocats de Sirius aussi vite que possible. » Harry fronça les sourcils. « Ce sera une réunion privée, ce qui veut dire que seuls ceux qui sont invités sont autorisés à entrer, qu'importe leur rang. » Harry savait ce que ça voulait dire. Pas même Fudge ne pourrait assister à la réunion. Ca voulait dire que Dumbledore ne pourrait pas non plus.

« Je ne peux vraiment pas le remettre, n'est-ce pas ? » Remus secoua la tête avec une expression de regret. « Très bien. Si tu peux t'organiser avec eux et me faire connaître la date et l'heure. »

« C'est à ta convenance. Ils te demandent pour les détails. » Harry soupira et se frotta le visage, évitant soigneusement ses cheveux.

« Je peux t'appeler chez toi ? » Remus sourit et acquiesça.

« Je vais te donner mon numéro. N'hésite pas à l'utiliser, même s'il est trois heures du matin. » Harry sourit.

« Je m'assurerai d'essayer une fois. » Harry prit le morceau de papier et le glissa dans sa poche. « Est-ce que… » Remus attendit patiemment qu'Harry trouve le courage de dire ce qu'il avait à l'esprit. « Est-ce que ma Tante Pétunia peut aussi venir ? » Remus fut surpris par la question.

« Pourquoi ? »

« Elle est différente. Je pense qu'elle se soucie vraiment de moi, d'une manière vraiment bizarre. »

« Toi et tes expressions Moldues. 'Bizarre' » se moqua gentiment Remus. « Ta Tante Pétunia peut venir si elle veut. N'importe qui que tu veuilles inviter, en fait. » Harry acquiesça. « Je suis content de voir que tu vas aussi bien, Harry. » Harry sourit.

« Paul dit que je n'y suis pas encore, mais que j'y arriverais bientôt, où que soit y. » Remus gloussa à la plaisanterie d'Harry.

« Ca ira, si je survis à Sensei, je veux dire. »

« Qu'est-ce qu'il t'enseigne exactement ? » demanda Remus.

« Qui sait ? Les arts martiaux, mais je ne peux pas dire qu'il y ait un type spécifique. Je sais comment me sortir d'une mauvaise situation, mais j'ai appris comment l'éviter d'abord, expliqua Harry. Il m'enseigne des techniques de survie, au contraire des leçons ordinaires qu'il enseigne habituellement à ses élèves. Rick, son fils, m'a dit que Sensei m'entraîne pour quelque chose de précis, mais aucun de nous ne peut deviner ce que c'est. » Remus regarda Harry de bas en haut pendant une seconde.

« S'il t'entraîne pour que tu attires le regard des filles, il le fait correctement. Elles semblent bien t'aimer. » Il regarda alors qu'Harry se colorait d'un rouge brique. « Juste comme ton père. »

« Pas vraiment. Il était plus populaire que moi. » Remus haussa un sourcil mais ne fit pas de commentaire. « Remus ? Qu'est-ce que tu sais sur la magie sans baguette ? »

« J'en connais un peu. Ca dépend de ce que tu veux savoir. » Harry ne répondit pas. « Harry ? » Le garçon eut l'air de prendre quelque sorte de décision.

« Regarde » lui dit-il. Sa main bougea et la table sauta sur le côté, poussant un peu les chaises. Remus fixa la table, puis Harry. Celui-ci sourit et il agita un doigt remettant la table à sa place. Le doigt bougea à nouveau et l'attaché-case de Remus tomba.

« Est-ce que tu as fait ça ? » demanda Remus. Harry ne répondit pas. A la place, l'attaché-case se redressa et se ferma dans un claquement sec. « Je suis si fier de toi ! Je savais que tu pouvais le faire ! » Harry se retrouva serré dans ses bras à nouveau. « Quand est-ce arrivé ? »

« Sensei m'a fait peur et j'ai pensé l'avoir tué. Il a en quelque sorte volé à travers la pièce. Maintenant, il pense que j'ai quelque sorte d'ancien pouvoir et il demande que je l'utilise. Ca devient plus facile chaque jour. » Harry sourit à Remus « Pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ne connaît pas » grommela-t-il, plus pour lui-même que pour Remus.

« Qu'est-ce qu'il y a, Harry ? » Le garçon haussa les épaules.

« Rien. Alors, tu peux m'aider avec la magie sans baguette ? » demanda Harry.

« Je pense que nous pouvons travailler sur quelque chose » répondit Remus avec un sourire chaleureux alors qu'il tombait en mode enseignement. Harry sourit et écouta Remus lui donner quelques directions qu'il avait apprises quand il avait fait des recherches sur le sujet à l'école.


Harry sortit son Mini-Messager plus tard ce soir là et dit le mot de passe. Il tapota la page avec son stylo avant d'écrire.

-Hermione ? J'ai besoin d'une distraction le 15 octobre.

-Quel genre de distraction ? Et pourquoi ?

-Je dois aller dans le monde magique, mais j'ai besoin que tous les professeurs de Poudlard soient trop occupés pour mettre le pied hors de l'école.

-Je pense que je peux arranger quelque chose, mais tu ne me laisses que deux semaines. Je vais peut-être avoir besoin de contacter Gred et Forge pour ça.

-Dis leur que je t'envoie. Ils seront excités de causer un peu de troubles dans leur ancienne école.

-Pourquoi dois-tu aller dans le monde magique ?

-C'est au sujet du testament de Sirius. Les gobelins veulent me voir. Je peux financer toutes les blagues dont tu auras besoin.

-Je te le ferai savoir. Tu vas bien ?

-Ca va. Donc, tu as déjà des idées ?

-Pas encore, mais je passerai le but aux PP et verrai ce qu'ils disent.

-Les PP ?

-Les Protecteurs de Potter, bien sûr. Ceux qui te sont loyaux. Neville, Luna, moi, les frères Creevey et Ernie MacMillan.

-Je ne veux pas de quelque chose comme ça, Mi.

-Parle à Neville, Skywalker. Il a organisé ça. Je pense que je n'y suis que parce que je suis la seule qui peut parler avec toi.

-Ca, et tu es brillante, mais effrayante.

-Vrai. De toute façon, il n'y a rien que tu puisses y faire à moins de te montrer à Poudlard. Ils sont de ton côté et déteste ce que fait Dumbledore.

-Que fait Dumbledore ?

-Il empêche la Gazette du Sorcier d'être livrée ici, pour que rien n'incite de panique massive. Un couple d'autres choses, comme raconter aux premières années des histoires assez effrayantes sur comment le monde est dangereux et puis leur dire que leur seule clé de survie est de « rester dans la lumière. » Nous, les PP et moi, travaillons sur quelques méthodes pour miner les actions de Dumbledore avec les premières années.

-Toi, Hermione Granger, travaille sur quelque chose qui peut aller contre les actions de Dumbledore ?

-Ce ne serait pas la première fois, n'est-ce pas ? (sourire mauvais.)

-Non, ce ne sera pas la première fois. Vois ce que tu peux faire à propos de la distraction.

-Je le ferai. Voudrais-tu connaître le nom de journal étudiant que nous commençons ?

-Un journal étudiant ? Bien sûr.

-« La Voix des élèves. »

-Pas mal. Envoie-moi une copie. Sans les images qui bougent.

-Je vais voir ce que je peux faire. Tout le monde aimerait un avis personnel, après, sur le journal.

-J'y penserai. Tu viens en novembre pour la pièce ?

-Je serai là. Est-ce que Remus viendra ?

-Oui, il sera là. Tante Pétunia aussi. Essaie juste de ne pas rire trop fort à mon jeu.

-Jamais. Je rirai calmement.

-Merci, Mi.

-De rien.

Harry ferma le livre et se tourna vers son lit. Il avait un autre rendez-vous avec Voldemort ce soir. Si seulement le Seigneur des Ténèbres n'avait pas… Harry repoussa ses pensées de son esprit. Il devait faire ça, pour le bien de tous. Il ferma ses yeux et se concentra sur d'autres choses. Il ne pouvait pas laisser Voldemort continuer ses menaces. C'était injuste pour tout le monde.


Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.