Disclaimer : Comme d'habitude !
Hermione éteignit son réveil d'un geste sec et se sortit du lit en faisant attention de ne pas réveiller ses camarades de chambres. Elle s'était juste changée dans ses vêtements pour le lendemain quand les autres s'étaient mises en pyjamas et s'était assurée que les couvertures la couvraient au moment où ses camarades étaient rentrées dans la pièce. Elle ne permettrait à personne de découvrir ses plans. Elle descendit en chaussettes et ne mit ses chaussures que dans la salle commune. Elle sursauta quand elle entendit des voix parler dans un murmure assez fort venant des dortoirs des garçons. Hermione plongea derrière le canapé près de la cheminée et attendit, espérant que ce soit ses camarades et pas quelqu'un d'autre. Elle poussa un soupir de soulagement quand le visage familier de Neville apparut sur le seuil des escaliers. « Réveillez toute la Tour, tant que vous y êtes » murmura-t-elle au groupe. Tous les garçons eurent immédiatement l'air contrit de leurs actions.
« Désolé, Mi, dit Neville. Je leur disais d'être silencieux. »
Hermione sourit à Neville et secoua la tête. « Ca va, Crapaud. » Hermione sourit à nouveau au surnom que le groupe avait donné à Neville après leur première réunion officielle. Elle, Luna, Neville, les deux frères Creevy et Ernie Macmillian étaient prêts à aider Harry dans ce dont il aurait besoin, et aujourd'hui était le jour où il avait besoin d'une distraction pour garder tous les professeurs occupés pendant qu'il faisait une apparition dans le monde magique. Ils avaient décidé de se donner des surnoms pour tromper tous ceux qui essaieraient d'espionner le groupe. Les surnoms étaient évidents une fois que vous saviez quel nom s'appliquait à quelle personne, mais sans le contexte, les noms pourraient être vraiment n'importe qui. « Vous êtes prêts ? » demanda-t-elle aux deux frères.
« Prêt et volontaire. Allons-y » dit Colin dans un murmure, appareil photo prêt à prendre les visages des professeurs quand ils verraient les conséquences des blagues. Harry avait recommandé les jumeaux pour aider à mettre ça en place et, une fois qu'Hermione leur avait écrit une lettre décrivant ce dont Harry avait besoin, les jumeaux furent plus qu'heureux de fournir les moyens de créer toute une journée de chaos. Le tout gratuitement. Hermione passa les sacs et fut la première à sortir, disant à la Grosse Dame qu'elle et les élèves avaient des trucs de préfets urgents à faire. La Grosse Dame bailla simplement et fit un signe de la main au groupe.
Le groupe de Gryffondor rencontra Luna et Ernie, respectivement Soleil et Dandy, dans la Salle sur Demande pour revoir leurs plans finaux. Luna avait l'air bien réveillée à cette heure indue, alors qu'Ernie s'appuyait contre un mur dans un effort désespéré de rester éveillé. « Bonjour, Mi. Comment vas-tu ? » dit Luna de sa voix aérienne typique. Hermione se demanda si quoi que ce soit déphasait cette fille alors qu'elle lui rendait son salut. Ernie grommela un bonjour dans la direction d'Hermione et permit à ses yeux de se fermer encore.
« Très bien tout le monde. Rassemblez-vous » dit Hermione alors qu'elle étendait un plan primaire de l'architecture de Poudlard sur le sol. Ils étaient primaires parce que l'image ne montrait que les parties permanentes de Poudlard, les parties qui ne bougeaient ou ne disparaissaient pas. « Est-ce que tout le monde a ses livres de classes ? » Ernie se redressa du mur et tint son sac. « Bien » dit Hermione voyant tout le monde prêt à apparaître comme rien de plus qu'un groupe d'études excentrique s'ils venaient à être découverts. « Crapaud, tu prends la section d'Herbologie. Soleil, tu as le couloir des Enchantements. Dandy, tu as celui de Métamorphise. Obturateur, les cachots, mais pour l'amour du ciel, fais attention ! Le Professeur Snape est très protecteur de l'endroit. Ne mets rien en place de destructeurs ou qui réagirait avec les ingrédients. » Colin acquiesça en signe de compréhension.
« Des feux d'artifices, alors » se dit-il à lui-même comme s'il avait essayé de savoir exactement ce qu'il voulait faire. Hermione acquiesça sa permission et se tourna vers Dennis. « Petit Scarabée, tu as l'histoire. Tu vas devoir faire quelque chose de spectaculaire parce que le professeur Binns est assez morne et ne remarque pas grand-chose. Il n'a même pas remarqué qu'il était mort, après tout. Je m'occupe de la salle d'Arithmancie et de la bibliothèque. Elles sont assez proches l'une de l'autre. Nous nous retrouvons après le petit-déjeuner et nous activerons le reste plus tard. Quand vous aurez fini, nous nous retrouverons dans la bibliothèque et nous commencerons à étudier. Petit-déjeuner après ça. Des questions ? » Ernie leva la main. « Oui, Dandy ? »
« Que faisons-nous si nous nous faisons prendre ? » demanda-t-il. Hermione souhaita qu'il n'ait pas posé la question. Elle ne savait pas avec certitude quoi lui dire.
« Vous pouvez dire que vous avez perdu votre animal, ou que vous cherchez le crapaud de Neville, dit Luna. Il le perd tout le temps et vous étiez si inquiets pour cette pauvre petite chose sans défense que vous ne pouviez juste pas dormir. Ca aidera si vous réussissez à avoir les larmes aux yeux. » Hermione fixa Luna et se posa des questions sur les profondeurs inexplorées de cette fille.
« Ca marche pour les filles, pas pour les garçons » lui dit Dennis avec un peu de dégoût dans la voix.
« La meilleure chose à faire : ne vous faîtes pas attraper. Maintenant, est-ce que tout le monde est prêt ? » demanda Hermione alors qu'elle regardait le groupe. Plusieurs têtes acquiescèrent. « Très bien, allons-y. » Elle et les autres lissèrent leurs uniformes et sortirent silencieusement de la pièce, leurs sacs de blagues enfournés dans leurs sacs de livres, prêts à commencer une journée de troubles, cadeau de Farces et Sorciers Facétieux. Aucun ne remarqua un bouclier magique se séparer pour révéler le Maître des Potions de Poudlard, regardant après eux avec une étrange lueur dans les yeux.
« Que diable préparez-vous, tous autant que vous êtes ? » se demanda-t-il alors qu'il s'interrogeait pour savoir s'il devait les poursuivre ou attendre et voir ce qui allait se passer. Il y pensa pendant quelques minutes avant de se préparer à faire face à des feux d'artifices magiques dans ses cachots. Il ne pourrait découvrir de quoi il s'agissait qu'en les laissant continuer, mais il resterait dans les passages secrets de Salazar aujourd'hui. Il ne prendrait pas le risque de devenir victime d'une blague.
Harry lissa la veste de son costume et se regarda dans le miroir. Sa Tante Pétunia avait accepté de venir à la lecture du testament de Sirius et était arrivée ce matin avec un tout nouveau costume pour Harry. Il devait admettre qu'elle avait des goûts décents quand elle voulait les montrer. Elle avait dit que la chemise verte allait avec ses yeux et que le noir serait parfait pour les affaires du jour. Il espérait seulement qu'il pourrait supporter le look avec la grâce que le costume demandait. Paul frappa à la porte, habillé lui aussi d'un costume. Harry sourit et lui fit signe d'entrer. « Comment vas-tu, petit ? »
« Je ne le sais pas vraiment moi-même » répondit-il honnêtement Il ressemblait à une personne différente dans le costume. Plus mature, ou quelque chose comme ça. Il n'était pas vraiment sûr de quel nom lui donner. « Tu viens toujours ? » Il avait demandé que Paul l'accompagne et Paul avait sauté sur l'opportunité de voir le monde magique en vrai.
« Tu ne pourras pas m'en empêcher. Ne les laisse juste pas effacer ma mémoire. » Harry sourit et secoua la tête.
« Je ne suis pas le Survivant pour rien. Je ne les laisserai pas te faire ça, promis Harry. Le titre doit être bon pour quelque chose, grommela-t-il. De quoi j'ai l'air ? » demanda-t-il. Paul l'évalua du regard et acquiesça.
« Très bien. Très professionnel. Très 'Sorcier super puissant' qui est maintenant 'Sale riche de sorcier super puissant'. » Harry rit un peu à la moquerie.
« Ne l'oublie pas » dit-il à Paul avec un sourire narquois. Paul s'inclina dans la plus pure tradition des jumeaux Weasley et fit signe à Harry de quitter la pièce en premier.
« Après toi, Sorcier super puissant. » Harry leva les yeux au ciel et toucha les armes accrochées à ses poignets sous ses manches. Sensei lui avait présenté ces armes et avait demandé qu'Harry les porte n'importe où, même au lit. Ca avait été difficile les premiers jours, mais à présent, ça semblait étrange quand il les enlevait. Il se souvint quand Sensei les lui avait donné et lui avait montré comme les utiliser.
« Viens, deshi. » Harry se réveilla pour trouver Sensei dans sa chambre. Ca arrivait souvent et il acquiesça pour montrer à Sensei qu'il était réveillé et qu'il se lèverait au moment où il quitterait la chambre. Sensei sortit dans le couloir et Harry mit son uniforme pour aller au dojo. Il y avait des jours où Sensei décidait qu'il avait besoin de travail supplémentaire et il réveillait Harry tôt le matin avant les classes. Harry aplatit ses cheveux et bailla, se demandant ce que Sensei devait lui montrer maintenant. Il trouva Sensei dans le hall avec une barre de céréales comme nourriture pour l'adolescent qui avait à présent toujours faim. On avait dit à Harry que la plupart des adolescents avaient toujours faim et que c'était une partie de la croissance. Harry mangeait à présent tout ce qui était en vue, ce qui lui faisait se demander ce que traversait Dudley, parce qu'il avait toujours mangé tout ce qui était en vue.
Harry s'étira, suivant les instructions que Sensei lui avait données en arrivant au dojo, et Sensei avait disparu dans son bureau pour revenir en portant quelque chose enveloppé dans un linge noir. Il s'assit devant Harry et lui fit signe de s'approcher. « Tu as survécu à plusieurs tentatives de meurtre, deshi. La plupart du temps par chance. Ca va te donner une meilleure chance. » Il enleva le linge et montra ce qui ressemblait à deux attaches en cuir pour les poignets, comme ce que les archers portaient quand ils s'entraînaient, d'après ce qu'Harry avait vu. La seule différence était qu'ils étaient flexibles et couvraient la moitié de l'avant-bras. Des petits pics reposaient dans des petits trous autour du cuir.
« Qu'est-ce que c'est, Sensei ? » demanda Harry. Il comprenait le concept. Les trucs bien pointus allaient dans d'autres hommes. Il ne savait juste pas pourquoi Sensei lui donnait ça, ou ce qu'il voulait qu'il fasse avec.
« Des piques de lancer. Ils ne tueront pas. Désarmer, décourager est leur seul but. » Et bien, un sorcier aurait des ennuis si l'un de ces piques finissait dans sa main. « Essaie-les » dit Sensei en se saisissant du bras d'Harry. Celui-ci releva sa manche et regarda Sensei attacher l'objet à son bras et ajuster les boucles. « Entraînement pour viser. Touche le centre. » Sensei lui montra comment utiliser les piques et comment bouger son bras pour permettre à un pique de tomber dans sa main. Harry sourit quand Sensei lança un pique seulement pour toucher pile le milieu de la cible. Sensei laissa Harry à ça quand il eut fini. Harry travailla pendant presque une heure avant de réussir à toucher le milieu de la cible, bien qu'il l'ait touchée ailleurs quelques fois. « Bien » aboya Sensei quand Harry atteignit enfin le milieu. « Porte-les toujours. Ne les enlève pas à moins que tu ne sois là, ou sous la douche. » Sensei s'arrêta pour regarder Harry. « Tu le montreras à tes amis ? » Ce n'était pas une question.
« Pas moyen, répondit Harry. Ca pourrait me donner la seconde dont j'aurai besoin pour m'en sortir. Seulement toi et moi sauront que c'est là, promit Harry. Je ne vais même pas le dire à Paul. » Sensei offrit à Harry un de ses rares sourires.
« Tout à fait d'accord, lui dit Sensei. Bien. Maintenant, petit-déjeuner ! » Harry acquiesça, se changea en uniforme (à présent à manches longues à cause du temps assez froid) et se précipita vers le petit-déjeuner, salivant à l'odeur des saucisses.
Paul conduisit Harry vers la réception où Pétunia attendait. Elle sourit en voyant Harry et resserra sa cravate. Harry la laissa faire et la remercia pour le costume. « Ce n'est pas un problème. Tu en avais besoin d'un, de toute façon. Sommes-nous prêts à partir ? » demanda-t-elle.
« Je pense que oui. Remus a dit qu'il nous attendra au Chaudron Baveur à trois heures » dit Harry alors qu'il évitait ses efforts pour dompter ses cheveux. Rick l'avait aidé avec et Harry les aimait comme ça. Tante Pétunia n'avait pas besoin d'y toucher. « Stop ! » dit-il d'un ton exaspéré. « C'est aussi bon que ça peut être. » Harry s'immobilisa quand son cerveau rattrapa sa bouche. Il ne pouvait pas croire qu'il avait parlé comme ça à Tante Pétunia. Ca semblait familier, mais il ne savait pas vraiment pourquoi. Une image d'un Ron de onze ans disant à sa mère de lui « foutre la paix » lui vint à l'esprit. Est-ce qu'il avait juste fait ça ?
« Je suppose que c'est le style ces derniers jours » dit Pétunia dans un ton qui montrait une longue souffrance. Elle agissait comme si c'était complètement normal que son neveu lui dise quelque chose comme ça. Elle n'était pas en colère qu'il soit irrespectueux.
« Désolé » dit Harry. Elle eut l'air surprise une minute, puis lui adressa un autre sourire. Qu'est-ce qu'il y avait avec tous les sourires ?
« Si ça te va » lui dit Pétunia. Harry acquiesça et elle haussa les épaules comme pour dire 'oh, bien.' Elle prit son sac et se dirigea vers la porte. « Y allons-nous, messieurs ? » demanda-t-elle. Harry haussa les épaules pour Paul et la suivit, pendant que Paul ricanait derrière sa main. Harry mit ses lunettes de soleil – Paul disait que ça le faisait ressembler à un agent secret – et cligna des yeux à la lumière du soleil. Il se demanda s'il était possible pour un mortel de devenir un vampire à cause d'une désaffection des rayons du soleil matinaux. Il en avait sûrement l'impression. Il s'arrêta brusquement, surpris de voir Sensei débout à côté de la voiture Pétunia, dans un costume, ayant l'air assez dangereux par lui-même.
« Tu aurais dû me dire que tu partais. » Harry regarda Paul pour avoir de l'aide. Sensei ne savait pas ! « Viens, deshi. Le soleil attend. » Pétunia déverrouilla la voiture et Sensei monta à l'arrière. Pétunia regarda Harry.
« Pourquoi es-tu là, Sensei ? » demanda Harry en ouvrant la porte de sa place. Il ne monta pas encore, vu que monter déclarerait qu'il était prêt.
« Tu retournes dans ton ancienne vie. J'agirai pour ta protection aujourd'hui » expliqua-t-il comme si c'était évident pour tout le monde sauf Harry.
« Tu n'as pas besoin de faire ça, Sensei. Je suis sûr que j'irai bien. » Sensei le regarda et grogna. Il regarda devant et commença à ignorer les protestations d'Harry. Celui-ci grogna et s'installa à côté de lui. Pourquoi est-ce que Sensei était difficile ? Qu'allait-il dire à Remus ? Paul accapara le siège devant à côté de Pétunia et commença à l'interroger sur ses livres préférés. Harry sortit le lecteur de CD qu'Hermione lui avait donné et commença à se perdre dans les joies des Beatles. Elle ne lui avait donné que six CD de leurs musiques. Ca devrait durer jusque Londres, pas vrai ?
Harry se réveilla pour entendre "Yellow Submarine" jouer dans ses oreilles. Quelqu'un lui avait donné un petit coup. Il ouvrit ses yeux pour regarder Sensei, qui lui adressa un sourire malicieux. « Nous sommes arrivés. » Harry se frotta l'œil et grommela quelque chose contre l'homme alors qu'il réalisait qu'il devait remettre sa lentille qu'il avait juste réussi à faire bouger. Sensei fit une grimace alors qu'Harry se mettait volontairement le doigt dans l'œil dans ses efforts pour replacer sa lentille. Pétunia gara sa voiture et Harry remarqua qu'ils étaient juste à une rue du Chaudron Baveur.
« Juste pour vous prévenir, vous pourriez voir des trucs assez surprenants aujourd'hui que je n'ai pas le temps d'expliquer. Je répondrai à toutes les questions que vous pourriez avoir plus tard, expliqua Harry. Essayez juste de ne pas fixer trop les choses. Ca vous ferait repérez. » Sensei glissa sa propre paire de lunettes de soleil sur son visage, comme pour dire 'pas d'inquiétude à avoir'. Harry mena le groupe vers le pub, se demandant s'il avait une chance de faire demi-tour. Il n'avait pas encore parlé à Hermione aujourd'hui et il ne savait pas si sa distraction avait marché. Dumbledore pourrait rôder juste à l'intérieur du Chaudron Baveur, attendant qu'Harry se montre. Il sentit une main sur son épaule. C'était Paul.
« Je surveille tes arrières, petit » dit-il. Harry sourit et s'assura que ses cheveux tombaient sur sa cicatrice et que ses lunettes cachaient ses yeux. Qui aurait cru que des lunettes de soleil moldues cacheraient son identité ? Il essaya d'ouvrir la porte et d'entrer, mais Sensei fut plus rapide. Harry espéra qu'il n'y avait pas de vieilles sorcières visibles. Il entra derrière lui et Pétunia et Paul le suivirent. Ca allait être un désastre. Sensei s'arrêta dans le vestibule. Harry sortit sa robe de sorcier noire et la passa par-dessus son costume.
« Je dois entrer d'abord, Sensei, murmura-t-il. Tu ne sais pas où nous allons. » Sensei permit à Harry de passer devant, mais il resta près de son élève, visiblement pas conquis par la clientèle du Chaudron Baveur. Harry garda la tête baissée et les mena à travers la partie principale du pub. Il vit Remus assis à une table et lui fit signe. Celui-ci sourit et se leva. « Salut Remus » dit doucement Harry.
« Bonjour. Ravi de tous vous voir » dit Remus alors qu'il regardait le groupe.
« Ce n'était pas mon idée. Il n'a pas accepté que je dise non. » Remus sourit et acquiesça.
« Ca va. Allons à Gringotts. » Harry permit à Remus de montrer le chemin, vu que ça semblait mieux d'être un enfant plutôt que le leader. Remus salua Tom d'un signe de la main et conduisit tout le groupe vers l'arche. « Vous verrez peut-être tous des choses surprenantes ici. Garder juste vos questions pour la fin, et Harry et moi répondrons du mieux que nous pourrons. » Remus sortit sa baguette et tapota les briques. Sensei se raidit pendant un moment, mais il se détendit en réalisant que ce n'était pas une arme (qu'il pouvait identifier.) « Bienvenue au Chemin de Traverse » dit Remus au groupe. Paul fixa devant lui avant de se donner une claque mentale et le visage de Sensei n'avait pas changé du tout, malgré le fait qu'un mur de briques solides venait juste de s'ouvrir devant lui.
Remus franchit le passage en mettant sa propre cape. Harry baissa la tête et suivit, avec Sensei d'un côté, Pétunia de l'autre et Paul surveillant ses arrières. Il se sentait presque important avec autant de personnes le suivant. Remus marcha plus grand, si on peut dire ça, et les gens s'écartèrent de son chemin. Personne n'avait reconnu Harry… pour le moment. Après tout, Harry Potter venait toujours sur le Chemin de Traverse seul ou avec ses deux meilleurs amis. Pourquoi des adultes l'entoureraient-ils alors qu'il devrait être à l'école ?
Harry jeta un coup d'oeil à Sensei et sourit quand il vit l'homme contrôler visiblement ses réactions devant la « Ménagerie magique » et les « Hiboux Postaux. » Il avait le sentiment qu'il expliquerait beaucoup de choses plus tard, mais pour le moment, il agissait comme s'il appartenait ici. Bien. Il y avait moins de chance que quelqu'un pense qu'il n'appartenait pas ici. Paul, d'un autre côté, ne pouvait pas s'empêcher de murmurer des questions à Pétunia, qui se trouvait incapable de répondre et passait les questions à Harry. Harry répondait du mieux qu'il pouvait jusqu'à ce qu'ils atteignent enfin Gringotts. Les vers sur la porte principale n'avaient pas changé. Sensei avait répété silencieusement les mots pour lui-même pendant que Pétunia n'avait fait que les fixer. Oh, et bien, cela pouvait s'expliquer. Elle était, après tout, une Moldue.
Remus ne s'embêta pas à aller vers le comptoir. Il mena tout le groupe vers un couloir sur le côté, à l'opposé de la direction des coffres. Un réceptionniste (un autre gobelin qui regardait les trois Moldus du groupe avec une bonne quantité de méfiance dans les yeux) les accueillit au bout du couloir. « Clé, s'il vous plaît. » Harry sortit sa clé et la tendit au gobelin assez sec. La créature inséra la clé dans une machine et appuya sur un bouton. Il sursauta quand il lut l'écran devant lui. « Bon après-midi, Monsieur Potter. Nous sommes très contents que vous ayez pu venir » dit-il, tout son comportement changeant. Harry enleva ses lunettes de soleil et sourit au gobelin.
« Merci. » Harry s'arrêta pour lire la plaque. « Blackmoss. Je suis content d'avoir pu venir » répondit-il. Le gobelin descendit de son tabouret et se dépêcha de faire le tour du bureau.
« Si vous voulez me suivre, Monsieur Potter, et vos invités aussi, je vais vous conduire dans un endroit plus confortable. Le gobelin responsable des affaires de Monsieur Black vous rejoindra directement ». Blackmoss ouvrit la porte qui menait sur une pièce à l'air confortable, complétée par une cheminée et des fauteuils. « Du thé vous sera apporté. » Harry sourit et le remercia. Ca payait d'être poli envers les gobelins. Blackmoss ferma la porte derrière lui en partant. Harry était sur le point de s'effondrer dans un fauteuil quand Remus l'arrêta.
« Assieds-toi normalement et ne t'affale pas » lui dit-il.
« Est-ce que c'est ce que fait un mentor ? » demanda Harry. « Ordonner aux gens quoi faire ? » Remus lui adressa un regard pensif et secoua la tête.
« Non. C'est le travail d'un oncle. » Harry leva les yeux au ciel, mais s'assit calmement, faisant attention de ne pas trop froisser sa robe. Il vit Paul sur le point de se consumer avec une question.
« Vas-y » dit-il à l'homme. Paul se détendit dans son fauteuil et sourit.
« Qu'est-ce que c'était ? » demanda-t-il. Harry se réfréna de demander 'quelle partie' et sourit. Il avait une assez bonne idée de ce que son thérapeute voulait savoir.
« Ceci, Paul, était un gobelin. Gringotts est l'endroit le plus sûr du monde pour tout ce que tu veux entreposer. Les gobelins sont très protecteurs des richesses et les gardent très bien. » Sensei eut un reniflement derrière Harry. « Est-ce que tu as une question, Sensei ? »
« Des gobelins ? », dit-il. Harry acquiesça. « Quelques trucs que tu as oublié de mentionner. » Harry acquiesça à nouveau. « Nous parlerons plus tard, deshi. » Harry ouvrit la bouche, mais Remus fut plus rapide.
« Harry, ou Evan comme vous le connaissez, n'est pas autorisé à révéler ce monde sans des circonstances atténuantes. Il a pu le dire à sa tante, parce qu'elle est sa tutrice, et il a pu le dire à Paul, parce qu'il est son médecin, mais vous, j'en ai peur, ne faites pas partie de la liste des personnes 'qui ont besoin de savoir', expliqua Remus. Ce n'est pas parce qu'il n'a pas confiance en vous. Il n'est juste pas autorisé à vous le dire. » Sensei fronça les sourcils et acquiesça, mesurant la réponse de Remus.
« Et vous ? Qu'êtes-vous ? » demanda Sensei. Remus lui adressa un sourire amusé.
« Je suis à la fois un sorcier et un loup-garou. » Le visage de Sensei changea derrière ses lunettes.
« Je vois. Et deshi, un sorcier ? » Remus acquiesce.
« C'est ça. » Sensei croisa les bras et se tint debout derrière le fauteuil de Harry. Harry leva la tête pour le regarder. Est-ce que Sensei était toujours bouleversé par lui ?
« Ca explique quelques trucs » dit-il à Harry avec un sourire. Harry acquiesça. « Il peut faire ça ? » demanda-t-il, désignant Remus. Celui-ci rit un peu et secoua la tête.
« Pas comme Harry peut le faire. » Sensei haussa un sourcil en direction de Harry et lui sourit à nouveau.
« Ne me le rappelle pas. Etre normal me manque » se plaignit Harry. Il voulait juste être cette personne légèrement étrange du coin, pas le sorcier célèbre que le monde magique en entier essayait de faire de lui. Les Etats-Unis avaient l'air plus tentant à chaque fois. Paul eut un reniflement.
« Je ne crois pas que tu réalises combien tu es normal. Les gens normaux ne veulent pas la célébrité. Tu ne l'as certainement pas demandé. » Harry acquiesça et sourit quand le thé apparut devant lui. Sensei l'arrêta et inspecta le plateau. Harry grogna.
« Sensei, je meurs de faim » geignit Harry. Sensei lui adressa un regard comme pour dire 'est-ce que j'ai l'air de m'en soucier ?' Paul grommela quelque chose derrière Harry qui ressemblait à 'ouais, un adolescent complètement normal, là'. Remus agita sa baguette et sourit quand Sensei le regarda comme une menace.
« C'est sûr, Harry. » Harry se servit du thé et tendit une tasse à sa tante. « Je me demande ce qui prend si longtemps » dit Remus quelques minutes plus tard une fois qu'Harry eut dévoré deux scones. Un crash assez fort retentit derrière l'autre porte de la pièce. Harry y jeta un coup d'œil et sourit.
« Je pense qu'il est arrivé » dit-il dans un murmure. Remus acquiesça et agita sa baguette en direction de Harry, s'assurant que toutes les miettes disparaissent de ses vêtements. Blackmoss ré-entra dans la pièce alors qu'Harry remettait sa tasse sur le plateau.
« Monsieur Potter, Gablewall est prêt à vous recevoir, si vous et vos invités voulez bien me suivre. » Remus et Harry se levèrent pour partir les premiers, avec Sensei juste derrière Harry et Paul et Pétunia après lui. Harry découvrit un gobelin à l'air assez soucieux se levant pour les accueillir.
« Monsieur Potter, c'est un honneur de vous rencontrer. Monsieur Lupin. » Harry et Remus serrèrent la main offerte et s'assirent dans les sièges marqués à leurs noms.
« Tante Pétunia ? » Harry lui fit signe de s'asseoir à côté de lui. Harry remarqua que Sensei secouait la tête. Il ne s'assirait pas. Paul prit le siège de l'autre côté de Remus et Sensei se tint derrière Harry à nouveau. Gablewall s'immobilisa et regarda l'homme.
« Monsieur Potter, puis-je demander ? » Il fit un geste vers Sensei avec un air effrayé et une main tremblante.
« Protection » offrit Sensei. Gablewall se détendit à ce mot.
« Ah, un garde du corps. Je comprends maintenant. » Harry combattit un sourire et se tourna vers Gablewall. « S'il vous plaît, laissez-moi vous exprimer mes plus sincères condoléances pour la perte de votre parrain » commença Gablewall. Harry le remercia et lui fit signe de continuer. « Monsieur Black a laissé des instructions explicites pour la gestion de ses affaires. » Harry sentit quelqu'un prendre sa main sous la table. Il jeta un coup d'œil à sa droite et vit sa Tante Pétunia regarder droit Gablewall devant elle. Comment avait-elle su ? Il serra très légèrement sa main et elle le lui retourna. Tout le monde avec lui était de son côté. C'était génial. « Commençons, voulez-vous ? » Harry acquiesça et Gablewall sortit le testament.
Harry quitta la salle de réunion dans un léger brouillard. Il avait des difficultés à se souvenir comment marcher. Il ne voulait plus jamais traverser quelque chose comme ça à nouveau. Sensei le fit s'asseoir dans le fauteuil qu'il avait choisi plus tôt pendant que Paul s'accroupissait devant lui. « Ca va, Harry ? » Harry prit quelques profondes inspirations pendant qu'il essayait de se recomposer. Comment Sirius pouvait-il attendre autant de lui ? Pourquoi devrait-il ? Quelqu'un passait sa main dans ses cheveux. C'était agréable. Il fit la liste mentale de ceux qu'il pouvait voir et en déduisit que c'était Tante Pétunia. Oh, bien. Il n'allait pas l'arrêter. C'était bien et il avait besoin d'un peu de réconfort.
« Pourquoi a-t-il fait ça ? » demanda-t-il à Remus alors qu'il combattait ses larmes. « Il m'a tout laissé. Pourquoi ? » Il se frotta les yeux et poussa un juron quand il fit à nouveau bouger sa lentille. Il la remit en place et regarda Remus pour avoir une explication. « Il avait encore de la famille. »
« Et il t'a demandé de t'assurer qu'ils reçoivent leurs parts, Harry. Il ne voulait pas que les autres membres de sa famille passent par quelque chose d'impersonnel. » La rage bouilla en Harry. Quelle gentille attention !
« Donc je dois passer par les trucs impersonnels ? » demanda-t-il.
« Tu es son héritier, dit Remus. Il ne l'aurait pas fait de cette manière s'il avait su ce que ça te ferait. J'en suis sûr, Harry. » Ces mots calmèrent un peu Harry et il fit signe à Paul de s'éloigner.
« Au moins, j'ai réussi à sortir avant de craquer. » Remus adressa un sourire à Harry et acquiesça alors qu'il s'appuyait sur sa canne.
« Il y a ça. Les gobelins te respectent, ce qui t'aidera plus tard dans la vie. » Harry se leva et lissa ses robes. « Tu es prêt ? » Harry acquiesça et fit signe à tout le monde de sortir. Il remarqua qu'ils avaient repris le même schéma. « J'espère que ça ne te dérange pas, mais je t'ai commandé du papier à lettre avec des blasons dessus. Tu peux écrire à la famille de Sirius avec. Ils sauront alors que tu es sérieux. » Harry sourit à la vieille blague (NdT : Sirius se prononce comme sérieux en anglais).
« Je ne suis pas Sirius. C'est mon parrain. » Remus s'arrêta et cligna des yeux.
« Elle ne vieillit jamais, n'est-ce pas ? » demanda-t-il. Harry secoua sa tête et carra ses épaules. Si Dumbledore l'attendait, il voulait un peu le choquer. Il fut un peu déçu de réaliser que Dumbledore n'attendait pas du tout. Les gens de Gringotts poursuivirent leurs affaires sans le remarquer. Il se sourit à lui-même et quitta la banque, entouré de personnes pour qui il comptait réellement.
« Pas le temps pour de la glace ? » murmura Harry à Remus.
« Non » dit sèchement Sensei derrière lui. Harry tourna la tête et le regarda. « Trop dangereux. » Harry acquiesça, puis ricana quand Sensei lui adressa ce que Rick appelait son 'sourire démoniaque'. « Nous avons de la glace à l'école. » Paul jeta un regard à Sensei avec une lueur effrayée dans le regard.
« Je te laisserai t'en occuper. Il est trop accro au sucre pour moi. » Harry eut un regard offensé et un reniflement.
« Je ne suis pas 'accro'. » Pétunia avait l'air de lutter pour retenir son rire. « C'est vrai ! »
« Harry, tu parles à la femme qui t'a élevé depuis que tu étais un bébé. Tu étais hyperactif dès le plus petit morceau de sucre. Pourquoi penses-tu que je t'empêchais d'en avoir aussi souvent ? » Harry s'arrêta de marcher alors que les pièces se mettaient en place.
« C'est pour ça ? » demanda-t-il. Pétunia lui adressa un regard qui disait que ça aurait dû être évident. « Ca explique beaucoup de choses. » Pétunia haussa un sourcil à la Snape et acquiesça.
« N'est-ce pas. » Harry avança quand Sensei lui donna une petite poussette en avant. Il était impatient de lancer un raid sur les cuisines avec Sensei plus tard ce soir (tous les deux avaient déjà réussi plusieurs fois sans se faire prendre). Il espérait que le personnel avait refait le plein de sa nouvelle glace préférée, menthe avec des morceaux de chocolat, dans le congélateur. Il s'arrêta quelques pas plus tard. Quelque chose était… bizarre. « Quelque chose n'est pas normal » murmura-t-il pour lui-même. Personne ne sembla remarquer. « Quelque chose ne va pas. » Sensei attira Harry vers un coin du Chemin et se tint devant lui alors qu'il observait autour d'eux pour des menaces.
« Viens, deshi. » Il poussa Harry vers le Chaudron Baveur. Tout le Chemin de Traverse sembla pencher sur le côté la seconde suivante. Des Mangemorts vinrent de partout en lançant des sorts sur les clients. Harry se retrouva repoussé derrière plusieurs corps alors que Remus en premier, puis Pétunia, Paul et Sensei le protégeaient du chaos. Harry gigota derrière eux et lutta pour essayer de retourner devant.
« Des Moldus ! » dit une voix ravie devant le groupe. Harry se mit à genoux, marcha à quatre pattes de derrière les adultes et se remit debout. « Oh, quelle joie ! » Harry frissonna alors que la voix lui rappelait quelque chose de pas vraiment humain. Il jeta un coup d'œil au Mangemort et décida que ce n'était pas Voldemort. « Quel sort devrais-je utiliser ? » demanda-t-il à Pétunia.
Harry fit un tour pour éviter les mains de Sensei et se précipita vers l'avant. Sa baguette apparut dans sa main et il fit face au Mangemort. « Celui pour transplaner ? » demanda Harry au Mangemort. Celui-ci s'immobilisa vraiment quand il aperçut Harry.
« Potter ! » cria-t-il.
« Le seul et l'unique » répondit le garçon, la baguette toujours pointée dans la direction de l'homme. Un autre Mangemort se précipita et attrapa l'autre.
« Le Seigneur des Ténèbres a ordonné que Potter ne soit pas touché. » Le Mangemort regarda les personnes derrières Harry. « Ou ses amis. » Le dernier mot fut dit avec mépris. Harry n'avait jamais entendu la voix de cet homme avant, donc il supposa qu'il était nouveau au jeu des Mangemorts.
« Nous devrions pouvoir jouer avec les Moldus ! Potter a été une épine dans le flanc de notre Seigneur depuis des années. » L'autre Mangemort leva sa baguette contre le premier. « Pourquoi devrions-nous changer ? »
« Potter ne doit pas être touché ! » commanda celui-ci. Harry regarda la scène étrange avec le sentiment d'être tombé dans une autre dimension. Le premier Mangemort leva sa baguette vers Harry. Le second tapa le premier sur la tête avec sa baguette et Harry put presque entendre le sourire sarcastique qu'il lui adressa. « Désolé pour ça, Potter. Certaines personnes ont juste besoin d'un peu de persuasion. » Il s'inclina légèrement et se précipita dans la direction opposée. Harry regarda la scène devant lui, surtout des lancés de doloris, et sut qu'il ne pouvait pas permettre que ça continue. Il ferma les yeux.
« Deshi, tu dois écouter si je dois te garder en sécurité ! » dit sèchement Sensei. Harry lui fit signe de la main de ne pas s'en occuper. « Qu'est-ce que tu fais ? » Harry décida que Sensei n'utilisait des phrases complètes que quand il voulait faire passer un message.
« Je les arrête. » Il se sentit légèrement détaché du reste de son corps alors qu'il sentait sa magie se rassembler autour de lui un peu comme elle l'avait fait lors de l'escapade de Tante Marge en tant que ballon à air chaud.
« Tu les arrêtes ? » demandèrent Sensei et Remus en même temps. Harry ne les entendit pas. Il ne put rien entendre pendant quelques minutes, et il ne réalisa pas que Remus et Paul essayaient tous les deux de le toucher, de le tirer pour l'éloigner, pendant ces quelques minutes. Il se sentit léger pendant quelques secondes avant d'entendre le chant d'un phénix et glissa dans les ténèbres accueillantes. Sensei se précipita pour l'attraper et le souleva dans ses bras, se tournant vers le Chaudron Baveur et prêt à courir pour se mettre à couvert.
« Sensei. Regarde » hoqueta Paul. Sensei se tourna et vit que tous les hommes en capes et en masques étaient gelés en position, alors que les civils courraient se mettre à couvert. Des 'pops' commencèrent à retentir partout sur le chemin et d'autres hommes en capes commencèrent à apparaître.
« Vite. Harry ne doit pas être vu » dit Pétunia à Sensei. Plusieurs Aurors leur enjoignirent de s'arrêter, mais ils parvinrent à passer la porte avant que les Aurors ne puissent les atteindre. Pétunia fit signe à tout le monde de monter dans la voiture et démarra immédiatement.
« Pas étonnant que personne ne puisse le protéger, grommela Sensei. Il a besoin de protection contre lui-même. » Il étendit Harry sur le siège arrière. Remus permit à la tête d'Harry de rester sur ses genoux pendant que Sensei devint la place de ses jambes. Remus tapota le front d'Harry avec sa baguette et grommela un sort de diagnostique qu'il avait entendu Pomfresh utiliser sur lui quand il était à l'école. Il fixa l'écriture devant lui et sourit.
« Il ira bien, dit-il à toute la voiture. Il est juste fatigué. Il va dormir pendant un moment, c'est tout. » Sensei ne fut pas content de cette déclaration.
« A l'infirmerie, où les autres pourront le surveiller. » Paul fut d'accord.
« Je signerai son entrée. » Pétunia acquiesça à la suggestion pendant que Remus eut un sourire amusé. Paul et Sensei allaient être très impopulaires quand Harry se réveillerait. Il espérait seulement qu'Harry réagirait dans le sens où cette action avait été faite. Ces hommes tenaient à lui. Il espérait qu'Harry verrait ça.
Dumbledore se dépêcha le long des couloirs du Ministère vers les cellules de détention du Département de Renforcement des Lois Magiques. La plupart des Mangemorts se remettaient toujours de ce qui était arrivé plus tôt ce jour là sur le Chemin de Traverse. Le peu qui était réveillé n'était pas en forme, pas vraiment capables de se souvenir de qui ils étaient, encore moins de qui ils servaient. Plusieurs médicomages avaient été appelés de Sainte Mangouste pour les soigner. C'était plutôt un 'effet Lockhart' d'après ce que tout le monde avait dit pour le moment. Ils avaient de vagues idées, mais pas de faits solides pour recomposer leurs vies. Quelques-uns n'avaient pas encore réussi à se réveiller, n'existant que dans une sorte d'état catatonique. Dumbledore n'était inquiet que pour un sorcier. Il le trouva à se détendre dans une salle privée, loin des yeux curieux de la presse.
« William, comment vas-tu ? » demanda Dumbledore en entrant dans la pièce. William se leva et serra la main de Dumbledore.
« Très bien, Monsieur le Directeur. » Dumbledore fit un signe de tête à Kingsley et sourit. Celui-ci le lui rendit et se dépêcha de retourner à son travail. Zareh mit ses robes normales et cacha le masque dans une de ses nombreuses poches. Les deux hommes retournèrent à Poudlard par Cheminette et William s'installa dans le fauteuil habituel de Snape. Dumbledore demanda à un elfe de maison d'apporter du thé.
« Que peux-tu me dire, William ? » Le professeur sourit et se détendit dans son fauteuil.
« Il se passe quelque chose avec le Seigneur des Ténèbres. Il a donné des ordres très étranges aujourd'hui concernant un certain garçon. Un Harry Potter. » Dumbledore se redressa sur son siège. Un elfe de maison apparut avec du thé pour au moins vingt Harry Potter affamés. William prit une tasse et en but une gorgée. « Il a dit aux Mangemorts : 'le garçon ne doit pas être blessé.' Plusieurs Mangemorts n'étaient pas contents de ça. » William prit un scone et le mangea avant de continuer : « Ceux qui étaient avec Potter devaient trouver la même 'pitié.' » Les yeux de Dumbledore s'assombrirent.
« Dans quel but ? s'interrogea Dumbledore. Pourquoi ferait-il ça ? Que prévoit-il ? » demanda-t-il en l'air. Fumseck poussa une note et retourna lisser ses plumes.
« Je ne peux pas répondre à ces questions. J'ai eu assez de chance pour voir ses ordres en action. J'ai dû stopper un Mangemort d'aller contre eux. » Dumbledore eut un sursaut d'attention à cette remarque.
« Harry était sur le Chemin de Traverse aujourd'hui ? » William acquiesça et finit sa tasse. Il la tendit à Dumbledore qui la lui remplit à nouveau.
« Oui. Sa tante était avec lui, ainsi que deux hommes. Il y avait une autre personne, mais je ne l'ai pas bien vue. Ils semblaient tous très anxieux de protéger le garçon, alors que lui semblait vouloir les protéger. Il n'a aucune peur, celui-là. J'ai sauvé la vie d'un idiot quand il a voulu attaquer Potter, puis j'ai essayé d'attirer l'attention loin du garçon. J'ai essayé de l'attraper et de l'emmener au Quartier Général, mais quand j'ai regardé vers lui pour le faire, un autre homme le tenait et essayait de l'éloigner. Si j'avais essayé de m'approcher, quelqu'un, peut-être même Potter, aurait pu être sérieusement blessé » expliqua-t-il. Dumbledore acquiesça.
« Je comprends, William. Tu as fait ce que tu as pu. Nous savons maintenant qu'Harry est en Angleterre, à tout le moins. As-tu une explication de ce qui s'est passé sur le Chemin de Traverse avec les Mangemorts ? » William haussa les épaules en finissant son thé.
« Vos suppositions sont aussi bonnes que les miennes là-dessus. J'étais le seul encore debout. » Dumbledore médita sur cette révélation. « Comment vont les choses en bas ? » demanda-t-il, curieux de savoir comment le nettoyage des conséquences des blagues allait.
« Les enfants ont gagné une journée de congé. Les blagueurs doivent être en train de parader quelques parts dans leurs dortoirs. » Dumbledore ne saurait jamais à quel point il avait raison, vu qu'un certain groupe d'élèves célébrait avec une petite fête alimentée par l'elfe de maison Dobby dans la Salle sur Demande. Deux Serpentards les regardaient depuis la sécurité des passages de Salazar.
Et toujours un grand merci à Cyzia pour sa relecture !
