Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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Quelque chose n'allait pas. Cela était certain. Personne n'était revenu vers lui. Aucun des rapports du Chemin de Traverse n'était favorable. Il ne lui restait que Queudver, qui était actuellement en train de lécher ses plaies dans un coin après avoir souffert de l'impatience de son Seigneur. Pourquoi personne n'était revenu ? Que s'était-il passé ? « Queudver. » L'homme recroquevillé traîna des pieds et s'inclina en un salut lacunaire. « Utilise ton talent. Découvre ce qu'il se passe sur le Chemin de Traverse. Trouve le reste de mes serviteurs. Ne reviens pas sans eux. » Queudver se précipita hors de la pièce. Voldemort alla s'asseoir devant le feu, permettant à Nagini de se glisser sur ses genoux. « Que s'est-il passé, Nagini ? » murmura-t-il à son animal. Le serpent ne put lui donner de réponse.
Harry se tourna sur le côté et grimaça quand le soleil lui arriva en plein visage. Il n'avait pas dû se réveiller, parce que le soleil n'atteignait jamais sa chambre avant tard dans la matinée. Mais ça n'avait pas de sens du tout, pourtant, parce que Sensei ne le laissait jamais manquer ses classes. Il ouvrit les yeux et regarda autour de lui. Son premier instinct avait crié « Infirmerie », ce qu'il supposa être, mais ce n'était pas Poudlard. Il y avait des lampes Moldue et le léger buzz de l'électricité en fond sonore. Une machine Moldue bipait quelque part au-dessus de sa tête et il entendit le son de quelqu'un écrivant très prêt de lui. Où était-il ? « Réveillé ? »
Harry se tourna sur son autre côté pour trouver le Docteur Lansky avec son écritoire à la main. Harry le regarda avant de donner une réponse. « Je pense. »
Le Docteur Lansky fit un bruit étrange dans sa gorge tout en sortant une petite lampe de la taille d'un stylo. « Regarde-moi, s'il te plaît. » Harry obéit et permit au docteur de faire briller la lumière dans ses yeux. « Pas de contusion. Tu te souviens de quelque chose ? » Harry n'avait aucune idée de ce dont parlait l'homme. Il le lui dit. « C'est normal. Quelque fois, juste avant un accident, le cerveau se vide, en quelque sorte, laissant des trous dans la mémoire. L'accident est un tel choc que l'on oublie ce qu'il s'est passé, simplement dans un effort pour faire face au choc. Tu iras bien, cependant, je veux te garder ici une journée de plus » expliqua le médecin à Harry.
« Est-ce que je le dois ? » demanda Harry. Sensei serait furieux qu'Harry ait raté des classes, et Paul avait promis qu'ils iraient au Chemin de Traverse ensemble. Attendez une minute. « Quelle est la date d'aujourd'hui ? » demanda-t-il avec un sentiment de crainte grandissant dans son estomac.
« Je me demandais quand tu demanderais ça. Nous sommes le dix-sept octobre aujourd'hui. On t'a amené tard le quinze sans réelle explication quant à pourquoi tu étais inconscient. Tout ce que Paul a pu me dire est que tu allais bien un moment et que le suivant, tu t'étais effondré dans la rue. Veux-tu me dire ce que tu sais ? » Dan Lansky regardait son patient avec une lueur étrange dans le regard.
« Je me souviens juste m'être senti fatigué. C'est tout » expliqua Harry, se demandant si l'homme goberait ça. Harry n'avait aucune idée de la manière de tromper un médecin professionnel Moldu. Il ne pouvait pas tromper Madame Pomfresh, comment vous y preniez-vous pour tromper la magie ? Ca devrait être plus facile, en tout cas. Le docteur attira une chaise vers son lit et s'assit.
« Fatigué ? Quel genre de fatigue ? » demanda le Dr Lansky à son patient.
Harry haussa les épaules. Il se souvenait de parties maintenant, principalement que lui, sa Tante Pétunia, Remus, Sensei et Paul étaient tous allés sur le Chemin de Traverse, il avait écouté le testament de Sirius, et c'était presque tout. Quelque chose à propos de glace, mais ça n'avait pas de sens du tout d'après les souvenirs épars d'Harry. Il avait une telle envie de menthe avec des morceaux de chocolat. Etrange. « Juste fatigué. Un peu comme si j'étais très lourd. C'est tout. »
« Juste… fatigué. » Le docteur ne gobait pas ça. « Lourd ? Tu veux dire que tu avais l'impression que ton corps était lourd ? » Harry décida que c'était la meilleure manière d'expliquer ses symptômes inventés et acquiesça. « Est-ce que tu dors la nuit ? »
« Quelques fois. Je sais que je ne dors pas autant que je devrais. J'aime lire. » Le Docteur Lansky haussa un sourcil à l'explication d'Harry. « Je perds la notion du temps. » Il baissa la tête, comme s'il avait honte.
« L'épuisement physique est très dangereux, 007. Il y a beaucoup de choses qui peuvent arriver quand tu es privé de sommeil. Tu le sais, pas vrai ? »
« Je sais ça. C'est juste que j'ai en quelque sorte… oublié. Je suis vraiment désolé » s'excusa Harry. Il ne pouvait pas dire à l'homme ce qui lui était vraiment arrivé. Où était Paul ? Il aurait pu s'occuper de ça.
« Très bien. Tu vas rester ici pour le reste de la journée, et je te laisserai partir demain matin si je suis convaincu que tu as dormi toute la nuit. Je vais garder un œil sur toi, Bond. » Harry eut un sourire penaud et acquiesça. « Plus de nuit blanche » prévint-il Harry.
« Je ne suis jamais resté debout toute la nuit » dit-il au docteur. Celui-ci haussa un sourcil. « Seulement la majeure partie de la nuit. » Le docteur Lansky secoua la tête au commentaire du garçon et lui tendit son sac de livres.
« Paul a laissé ça juste avant que tu ne te réveilles. Il a dit qu'il dînerait avec toi, ce qui devrait être dans près d'une demi-heure. Il a suggéré que tu commences à rattraper ton retard. »
« Merci, docteur Lansky » dit Harry en voyant que ses livres moldus et magiques avaient été inclus.
Docteur Lansky balaya ses remerciements d'un revers de la main. « Il m'a aussi demandé de te dire que ton ami, Remus Lupin, viendra te voir après le dîner avant de partir pour les deux prochains jours. » Harry savait ce que ça voulait dire. La pleine lune était proche. « Je me réserve le droit de le faire partir s'il te fatigue » lui dit Dan.
« Je ne pense pas que vous ayez besoin de vous inquiétez, lui assura Harry. Remus est plus inquiet pour ma santé que je le suis. » Harry sortit son travail d'espagnol et commença à mémoriser ses mots de vocabulaire. La magie devrait attendre jusqu'à ce qu'il soit sorti de l'infirmerie. Il ne voulait pas révéler ses talents à plus de personnes que Paul et Sensei. Eux deux étaient déjà suffisants, et que Joe sache ne faisait que compliquer le problème. Comment cela se faisait-il qu'il s'en sorte sans dommage pour avoir révélé le monde magique et pour sa lourde utilisation de magie sans baguette ? Plus important, est-ce que quelqu'un savait ce qu'il faisait ?
« Zabini est venu me voir tout à l'heure et m'a dit que le Seigneur des Ténèbres recrute à présent activement au sein de la population de Poudlard depuis l'attaque sur le Chemin de Traverse. » dit Draco alors qu'il mettait les équipements de protection pour son prochain duel. Snape eut un reniflement à côté de lui.
« Il devient désespéré alors, dit-il à son protégé. Combien sont réceptifs à ses offres de 'pouvoir et gloire' ? » demanda-t-il avec une moue de mépris digne d'un des chaudrons explosés de Londubas.
Draco grimaça. « Beaucoup plus qu'il devrait y en avoir. Crabbe, Goyle, Parkinson et Nott semblent être les plus impatients, ainsi que les préfets de septième année. Ton Préfet en chef est prêt à faire son devoir envers le Seigneur des Ténèbres, tandis que la Préfète en chef s'est barricadée dans sa chambre dans un effort d'échapper à tout le monde autour d'elle. » Snape haussa un sourcil. Voilà des nouvelles intéressantes... Pourquoi ferait-elle cela ? La maison de Serpentard avait une longue tradition de choisir ses propres Préfet et Préfète en chef, dans un effort d'amener quelque sorte de leadership sur les préfets, et Severus avait découvert que ça marchait bien pour une maison aussi insulaire. Les deux étaient impartiaux, fidèles seulement envers leur Maison et, Snape avait cru, envers lui. A présent, il n'était pas sûr de savoir quoi penser de son Préfet et de sa Préfète en Chef. Il se fit la note mentale de les rencontrer séparément pour évaluer exactement où chacun se tenait vis-à-vis du Seigneur des Ténèbres et s'il avait des raisons de s'inquiéter. La voix de Draco le sortit de sa rêverie.
« Zabini y est indifférent. Ce garçon aurait dû être à Serdaigle, commenta Draco. Il ne s'intéresse qu'au savoir et au pouvoir que le savoir lui apporte. Il a posé des questions discrètes sur le Seigneur des Ténèbres et n'a pas aimé ce que mon père avait à dire. »
« Bien. Un enfant de moins pour qui s'inquiéter » dit Snape alors qu'il finissait de mettre ses gants et aidait Draco avec les siens. Snape fit signe à Draco de choisir l'arme qu'il voulait. Celui-ci choisit sa lame habituelle et attendit que Snape fasse la même chose. Le professeur prit sa lame d'entraînement et fit face à Draco. Il avait enseigné l'escrime à Draco depuis qu'il était arrivé à Poudlard. A présent, le garçon s'avérait être un assez bon adversaire et l'escrime était un exutoire à leur frustration à tous les deux. « Comment cela se passe-t-il avec les Protecteurs ? » demanda-t-il en bloquant Draco.
« Aussi agaçant que d'habitude. Weasley semble penser qu'il a quelque pouvoir sur nous, ayant vraiment été au combat. Je ne pense pas qu'il aurait survécu si Potter n'avait pas été là » dit Draco alors qu'il faisait passer son agacement par ses lames.
Snape s'arrêta, choqué, seulement pour devoir parer sauvagement pour sauver sa peau. « Est-ce que je t'ai entendu correctement ? » demanda Snape en retournant l'attaque. Draco eut un grand sourire de derrière son masque. « Est-ce que tu as juste dit quelque chose de décent au sujet de Potter ? »
« Si tu répands la rumeur, je te traiterai de menteur, l'avertit Draco. J'ai passé beaucoup de temps avec Granger, Londubas et Lovegood. » Snape lui adressa un regard compatissant de derrière son propre masque. « Ils ne sont pas si mal, aussi longtemps que Lovegood n'introduit rien d'imaginaire, expliqua-t-il à Snape. Granger n'a rien laissé filtrer au sujet de ses expériences avec Potter, mais Londubas dit quelques trucs alors que Lovegood parvient à tirer toutes sortes de conclusions erronées des aventures de Potter, les reliant à des conspirations imaginaires. » Il eut un sourire ironique. « Je te dirai ceci : je ne m'ennuie jamais. » Draco poussa un soupir alors que Snape eut un reniflement amusé et désarma Draco.
« Tu es juste distrait » lui dit Snape. Il enleva son masque et se tourna vers Draco. « Non. J'ai eu tort. Tu es épuisé. » Snape prit le menton de Draco et tourna le visage du garçon pour le regarder. « Est-ce que tu dors jamais ? » Le blond haussa les épaules. Snape fit un bruit profondément dans sa gorge et bannit les armes. « Même moi je dors, Draco. » La salle sur demande changea pour avoir un lit dans un coin et une bibliothèque de l'autre. « Va dormir. » Draco sursauta quand son équipement de combat se changea en pyjama.
« Je ne peux pas faire ça. »
« Est-ce que tu discutes avec moi au sujet de ton bien-être physique ? » demanda Snape dangereusement, comme s'il défiait le garçon de ne pas le questionner plus avant. Ils s'étaient mis d'accord sur le fait que Snape aurait l'autorité de s'interposer si Draco avait besoin d'un adulte pendant ses deux dernières années à Poudlard. Il s'était demandé quand Draco testerait les frontières.
« Non » dit Draco en secouant la tête pour nier qu'il discutait. « C'est juste que la première édition de La voix de l'étudiant est sur le point de sortir. » Snape leva les yeux au ciel à l'explication de Draco. « Je ne veux pas la rater » dit Draco, dansant d'un pied sur l'autre comme si les pierres froides sous ses pieds à présent nus le glaçaient.
« Est-ce que tu n'as pas oublié quelque chose ? » demanda Snape, sortant le collier qu'il portait en ce moment sous sa chemise. Draco acquiesça d'un air penaud. « Va dormir. Je te réveillerai tout à l'heure. Ca ne fera pas de mal si tu rates l'entraînement aujourd'hui. » Draco obéit finalement aux ordres de Snape et fut endormi juste dix minutes plus tard. Le garçon devait être épuisé. Snape prit un livre de l'étagère, s'installa dans un fauteuil que la Salle avait fourni fort à propos et remit le Retourneur de temps sous sa chemise. Merci, mon dieu, pour la contrebande d'artefacts et d'équipements du Ministère. Ca lui permettait d'entraîner Draco sans absence inexpliquée de leurs parts.
Ses pensées dérivèrent de son livre et retournèrent vers ce que Draco avait dit. La première édition de La Voix de l'étudiant sortait. Le journal s'était annoncé comme une opposition de la politique actuelle concernant La gazette du sorcier. Severus n'avait jamais vraiment aimé les journaux sorciers, mais celui-ci, cette Voix de l'étudiant contenait beaucoup d'intrigues. Vraiment dommage qu'il ne puisse pas le lire. Toutes les annonces et les futures éditions avaient été ensorcelées pour avoir l'air de notes de cours écrites par un élève luttant pour ne pas s'endormir. Il avait été outragé quand il en avait vu une qui ressemblait à des notes de Potions. Comme si quelqu'un oserait s'endormir dans sa classe !
La seule raison pour laquelle Snape savait ce qu'étaient les différents morceaux de parchemin était Draco. Le garçon était venu le voir à la minute où l'annonce pour le journal était apparue dans les salles communes et avait expliqué ce à quoi ressemblerait chaque édition. Il avait obtenu la promesse du garçon qu'il lui lirait les nouvelles. Ca marchait de deux manières. La première : lui et Draco pourrait passer plus de temps ensemble. La deuxième : Snape saurait ce que les élèves pensaient. Snape médita un moment avant de réaliser qu'aucun des autres professeurs n'étaient au courant, Dumbledore inclus. Il eut un petit sourire satisfait et retourna à son livre. Il aimait savoir des choses que les autres ne savaient pas.
« Bonjour, Evan. » La voix de Remus fit sursauter Harry. Il sourit à son mentor et ferma son cahier. Remus était plus intéressant que les maths.
« Salut, Remus. Paul m'a dit que tu passerais ce soir. » Harry lui fit signe de s'asseoir. Il pouvait dire que la pleine lune était proche, car Remus avait l'air épuisé. Ses traits étaient tirés et il se déplaçait avec raideur comme si quelque chose lui faisait mal quelque part.
« Tu n'as pas l'air trop usé après ce tour de force que tu as fait au Chemin de Traverse » dit Remus en regardant Harry avec un œil critique.
« Je me sens bien, dit-il à Remus. J'ai dormi pendant la majeure partie de deux journées, mais je ne me sens pas différent de d'habitude. » Il haussa les épaules, comme s'il ne savait pas vraiment quoi dire d'autre pour convaincre Remus de sa bonne santé.
« Tu as l'air bien. J'étais juste inquiet. Est-ce que Paul t'a dit ce que tu as fait ? » Harry secoua la tête. « Tu as, d'une manière ou d'une autre, réussi à geler et pétrifier tous les Mangemorts sur le Chemin de Traverse, ne laissant que l'espion de l'Ordre conscient et sain d'esprit. »
« J'ai fait quoi ? »
« Tu as stupéfié et embrouillé à peu prêt vingt Mangemorts. Sans baguette, dois-je ajouter, dit Remus avec un sourire. Tu as, d'une manière ou d'une autre, réussi à deviner lequel était l'espion de l'Ordre et à le laisser tranquille. Pour le reste, et bien, certains sont en prison, leurs baguettes brisées, d'autres sont toujours traités à Sainte Mangouste. Le même service que Lockhart. » Harry cligna des yeux. « Une démonstration assez impressionnante » dit Remus à Harry.
« Je ne voulais pas blesser qui que ce soit. Je voulais juste qu'ils arrêtent » dit Harry dans un murmure. Il eut un sursaut alors que quelques souvenirs des évènements lui revinrent. « Je voulais juste qu'ils arrêtent » dit-il à Remus plus fermement.
« Oui, et bien, tu les as arrêtés. Tu as réussi à deviner qui étaient ceux qui avaient un rang important et ceux qui n'en avaient pas et les as traités selon ça. Tous les bas gradés sont en prison, tous les hauts gradés sont toujours à Sainte Mangouste. Les forces de Voldemort ont diminué de presque la totalité. » La mâchoire d'Harry tomba alors qu'il imitait un poisson. « Les mouches, Harry, les mouches » lui rappela Remus.
Harry ferma la bouche avec un claquement sec. « Voldemort va être tellement en colère contre moi » soupira-t-il. Remus eut un sourire narquois. « Quoi ? »
« Voldemort ne sait pas que c'était toi. Personne ne sait. A part moi, Paul, Sensei et ta tante. » Harry le fixa à nouveau. « Les Aurors ont dit que la personne qui avait réussi ça était un enchanteur, vu le niveau de magie utilisée. Ils t'ont fait ressemblés à un aussi. Je ne sais pas du tout où ils ont eu cette idée, mais l'enchanteur qu'ils ont décrit ressemble vraiment beaucoup à Sensei. » Harry eut un reniflement amusé. Qu'avait fait sa magie pendant qu'il était inconscient ? « Ton secret est en sécurité pour le moment. » Harry acquiesça. Remus chercha dans sa veste un moment. « J'ai quelque chose pour toi. Je l'ai pris hier quand je suis retourné sur le Chemin de Traverse pour voir comment était l'atmosphère. Le Chemin semble penser qu'il a une sorte de protecteur maintenant. J'ai trouvé ça dans une petite librairie, coincé dans un coin. » Il tendit le livre à Harry. « Peux-tu le lire ? »
Harry prit le livre et regarda le titre. Livre des secrets et ombres de la théorie magique, sorts, potions et élixirs, ainsi que diverses autres notes et annotations faites par Bleys, maître magique de Merlin – pour ceux qui n'ont pas besoin d'une baguette ou d'un bâton. « Je peux le lire, dit Harry. Tu peux ? »
« Oui, je peux lire le titre, lui assura Remus. Le libraire ne pouvait pas. » Harry regarda Remus.
« Qu'est-ce que ça veut dire ? » demanda-il à Remus. Celui-ci lui adressa un sourire chaleureux.
« Nous sommes tous les deux fous » dit Remus avec un regard qui donna à Harry l'impression de dire 'oh, et bien, qu'y faisons-nous ?' « De toute manière, la dernière partie du titre m'a intrigué, parce que j'ai tout de suite pensé à toi. Nous avons déjà atteint le bout de ma connaissance sur la magie sans baguette. Cependant, ce livre va très probablement te guider maintenant. »
« C'est si vieux, dit Harry avec doute. Le professeur de Merlin. »
« Ton Sensei enseigne un art qui date d'au moins un millier d'années » dit Remus d'une voix calme.
« Point noté. Merci Remus, pour tout. » Remus sourit à nouveau.
« C'est mon boulot, Harry. Ce n'était pas du tout un problème » répondit-il en ébouriffant les cheveux d'Harry.
Celui-ci sourit et regarda le livre dans ses mains. « Je le regarderai plus tard. Si le docteur… »
« Le docteur pense qu'il est temps pour Monsieur Lupin de sortir pour que le patient du docteur puisse se reposer. » Harry soupira de soulagement alors que le médecin était trop préoccupé pour remarquer le livre magique. Le Docteur Lansky regarda Remus de haut alors qu'Harry glissait le livre dans son sac de cours.
« Et bien je suppose que c'est mon signal. Prends soin de toi, Evan. Je passerai après mon voyage » lui dit Remus en se remettant sur ses pieds.
« Ok, Remus. Prends soin de toi » lui souhaita Harry et il se demanda si le loup-garou avait assez d'argent pour obtenir sa Potion Tue-Loup. Il fronça les sourcils une minute et se souvint de ce que Sirius avait fait pour le salaire de Remus. Celui-ci avait assez d'argent pour bien vivre le reste de ses jours. Harry fit signe à Remus alors que celui-ci se dirigeait vers la porte. Celui-ci souhaita une bonne journée au docteur et sortit.
« Toi, il est temps de dormir. » Harry ferma tous ses livres et les mit sur la table comme l'avait ordonné le docteur. « Je t'examinerai demain matin pour voir si tu es prêt à partir. » Harry acquiesça et s'allongea. Il fit ses exercices mentaux pour vider son esprit alors que le médecin éteignait les lumières. Il ne voulait pas voir Voldemort ce soir. Voldemort devrait attendre. Il devait réfléchir à quelques trucs avant de pouvoir faire face à l'irritant serpent.
Hermione et les autres PP étaient rassemblés dans la Salle sur Demande. Le premier numéro du journal des élèves était sorti et ils avaient enchanté tous les numéros pour qu'ils acceptent les abonnements. Dobby et Winky avaient accepté de livrer les journaux pour aider les amis d'Harry Potter. Hermione n'avait pas voulu risquer les emplois de Dobby et Winky, mais ils avaient insisté et Hermione ne pouvait pas dire non aux créatures assez insistantes.
Hermione regarda la feuille des Serpentards devant elle pour voir qui voulait un abonnement. Seuls quelques noms apparurent parmi les élèves les plus vieux, le plus notable étant Draco Malfoy, mais le reste des noms appartenaient à des élèves des plus jeunes classes. Elle décida que c'était une bonne chose.
« Voilà d'autres insultes » dit Luna de l'autre côté de la table. « Je pense que c'est de Ron Weasley, dit-elle au groupe. 'Comment osez-vous essayer de faire quelque chose comme ça ? Attendez que je découvre qui vous êtes !' » lut Luna. « Charmant, n'est-ce pas ? » demanda-t-elle à la salle en général. Ernie Macmillan ricana derrière sa main.
« Il était si gentil avant. Maintenant, je ne sais pas » dit Hermione aux autres. « Oh, regardez, quelqu'un veut nous rejoindre ! » dit-elle alors qu'un message apparut sur la feuille des Serpentards. « 'S'il vous plaît, acceptez ma demande de rejoindre votre journal. J'ai quelques avis qui pourraient vous être utiles pour votre rubrique sur la défense' » lut Hermione. « Qui cela peut-il être ? » demanda-t-elle au papier. Une signature apparut et elle eut un hoquet de surprise. Drake.
« Qui est-ce, Mi ? » demanda Neville alors qu'il finissait d'écrire le nom de quelqu'un sur sa propre liste.
« Malfoy » répondit Hermione. Ernie Macmillan recracha la bierraubeurre qu'il buvait (courtoisie de Dobby et Winky) et Luna fit un étrange bruit étranglé au fond de sa gorge. Neville ne fit qu'avoir l'air pensif pendant que les frères Creevy protestaient à cette idée. « Draco Malfoy veut rejoindre le journal » répéta Hermione pour elle-même.
« Je pense que nous devrions le laisser » dit Neville au groupe. Toute la table s'immobilisa et le regarda. « Non, vraiment. Il a un point. Il a une connaissance des Mangemorts et de Vol… euh, Voldemort que nous n'avons pas. Qu'importe combien de fois nous ferons face aux Seigneurs des Ténèbres, même si nous gagnons, nous ne le comprendrons pas. Malfoy a très probablement cette connaissance et il sait comment s'en servir. » Hermione cligna des yeux, choquée.
« Je n'ai jamais pensé que je verrai le jour où toi, Neville Londubas, argumenterait en faveur de Draco Malfoy » lui dit-elle avec un sourire. Neville lui répondit par un sourire narquois.
« Oui, et bien, je me suis entraîné avec lui la majorité de l'été. J'ai vu quelques trucs que tu n'as pas vus, expliqua Neville. Je vote pour qu'on l'accepte. » Hermione regarda la table.
« Très bien, tous ceux qui sont pour ? » Tout le monde leva la main. « Personne contre ? » Elle n'eut pas de réponse. « Draco Malfoy est accepté. Luna, tu lui enverras une invitation ? » Luna acquiesça machinalement et inscrivit un autre nom sur sa liste.
« Ginny Weasley veut être admise » dit Ernie Macmillan face au silence. « Qu'en pensez-vous ? »
« Laissez-la, dit Luna. C'est une gentille fille. » Luna joua avec une de ses boucles d'oreille en forme de capsule de bierraubeurre et sourit au coin de la salle.
« Tous ceux qui sont pour ? » demanda Hermione alors que personne ne bougeait pour le faire. Tout le monde leva encore la main. « Personne contre ? Bien. » Hermione ajouta le nom de Ginny à sa liste et regarda à nouveau la page de Serpentard.
« Susan Bones veut nous rejoindre » dit Neville à Hermione. Hermione ne fit qu'hausser un sourcil. Tout le monde vota pour Susan.
« Si nous continuons comme ça, tout le monde saura » dit Hermione en retournant à sa liste. « J'enverrai une invitation à Susan. Qui veut en envoyer une à Ginny ? » demanda-t-elle. Neville lui dit qu'il le ferait. « Bien. Finissons ça et commençons sur la maquette de la prochaine édition. »
Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
