Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
Ce site n'autorise plus les auteurs à mettre les réponses aux reviews dans les chapitres, et vu comme on sait comme ils peuvent être pointilleux... Voila comment je vais faire :
- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)
- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.
- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.
« Je pense que quelqu'un m'a vu » dit Draco à Snape en retournant dans les appartements du professeur par les passages de Salazar. « Lovegood n'arrêtait pas de sourire dans ma direction. » Snape haussa un sourcil et secoua la tête.
« Impossible, Draco. Personne ne peut voir au travers des protections. Serpentard était très consciencieux dans son travail. S'il voulait que personne ne le voie, personne ne le verrait. » Snape passa à la dissertation suivante à corriger et eut un reniflement. « Si je devais mettre mon argent sur quelqu'un, ce serait Mademoiselle Granger » dit-il à Draco alors que celui-ci s'installait à sa place habituelle sur le canapé. « Elle est une Miss Je-sais-tout. »
« Possible. » Draco soupira. « C'était dérangeant. » Draco mit ses pieds sur la table basse et desserra sa cravate, oublieux du regard noir qu'il reçut de Snape. Des pieds sur le mobilier ? Où il se croyait ? Dans une maison Moldue ? Chez les Weasley ?
Snape se leva et se servit à boire. Il se tourna vers Draco et haussa un sourcil. Draco secoua la tête. Snape appela un elfe de maison qui apparut immédiatement avec une bierraubeurre à la main. Snape remercia la créature et tendit la boisson à Draco, enlevant les pieds de la table en même temps. Draco leva les yeux au ciel, mais se redressa tout de même. « Si tu es dérangé par quelqu'un qui sourit dans ta direction, peut-être que tu devrais renoncer à ton affiliation avec les Protecteurs » dit Snape d'un ton méditatif alors qu'il s'installait dans son fauteuil.
« Non. C'est différent. Je sais à quoi m'attendre alors » expliqua Draco en sirotant sa bierraubeurre. « La situation dans la salle sur Demande était une inconnue et totalement inattendue. La seule bonne chose qui est arrivée a été la sortie du journal des élèves. »
« Alors, qu'est ce qu'il y a dans ' la Voix de l'étudiant' ? » demanda Snape en essayant de garder sa curiosité hors de sa voix. Draco sourit et sortit le journal des élèves, enchanté pour ressembler à des notes de Métamorphose sur lesquelles un élève mal avisé se serait endormi.
« Première page : But du journal » Draco s'arrêta et regarda Snape. Celui-ci lui fit signe de lire cet article. « Beaucoup d'entre vous peuvent se demander pourquoi qui que ce soit traverserait autant d'ennuis et risquerait autant pour établir un journal pour les élèves. » Snape eut un reniflement moqueur. « Quoi ? » demanda Draco.
« C'est Londubas » indiqua Snape à Draco. « S'il te plaît continue. C'est grandement amusant. » Snape se détendit dans son fauteuil et ferma les yeux.
« Quelques-uns de mes camarades sont venus vers moi et se sont plaints de la politique actuelle du Directeur qui n'autorise pas la Gazette du Sorcier à être livrée aux élèves, en cas de panique massive après une attaque de Mangemorts. Nous nous sommes tous mis d'accord sur le fait que quelque chose devait être fait. Ce journal est le résultat. Nous promettons de faire de notre mieux pour vous apporter dès que possible les nouvelles et les informations les plus exactes possibles. Nous offrons les évènements actuels, des stratégies de défense, et un peu d'amusement aussi. Si vous souhaitez recevoir une copie, gratuitement, signez juste votre nom en bas de cette page. Notre prochain numéro sera délivré sur votre lit. » Draco finit l'article et regarda Snape, qui semblait pris de convulsion. « Est-ce que tu vas bien ? » demanda Draco.
Snape ricana et acquiesça. « Je pense que je deviens aussi cinglé que le directeur. S'il te plaît, lis-en moi un autre » demanda-t-il en essayant de se contrôler. Autant d'amusement à cause d'un projet étudiant semblait mal, d'une certaine manière, mais c'était tellement drôle !
« Attaque de Mangemorts sur le Chemin de Traverse » Snape acquiesça. « Il y a eu une attaque massive de Mangemorts tard cet après-midi sur le Chemin de Traverse. On ne nous a pas rapporté de perte civile, bien que plusieurs blessés aient été soignés et relâchés dans la journée. Des témoins rapportent qu'un jeune homme a arrêté les Mangemorts seul en les immobilisant et en les incapacitant, sans baguette. Une enquête approfondie sera faite quant à l'identité de cet homme et la véracité des témoignages. Les Aurors ont répondu aux questions par « sans commentaire. » Le Ministre Fudge n'était pas disponible pour faire un commentaire, mais son porte-parole a dit que tous les efforts pour protéger le Chemin de Traverse contre d'autres attaques seraient faits. »
« Où ont-ils leurs informations, je me demande ? » demanda Snape à Draco.
« Aucune idée, mais j'espère le découvrir bientôt. J'ai demandé à rejoindre le journal et ils m'ont accepté. »
« Bien » dit-il avec un air satisfait. « Très bien. Si tu as besoin d'aide pour de futurs articles, fais-le moi savoir. »
« Merci. Protégez-vous ? » Snape acquiesça au titre et Draco commença à lire. « Les temps sont dangereux et il y a certaines précautions que vous pouvez prendre pour vous protéger. D'abord, assurez-vous de vous déplacer toujours en groupe. Vous serez plus difficiles à toucher s'il y a des gens qui vous entourent. Deuxièmement, ne baissez jamais votre garde. Pour reprendre les mots d'un de nos anciens professeurs « VIGILANCE CONSTANTE ! » Si quelque chose ne vous semble pas normal, partez et rapportez-le. Troisièmement, étudiez la Défense, car votre vie en dépend vraiment. Le Professeur Zareh est un bon professeur et est toujours d'accord pour vous accorder plus d'attention, si vous en avez besoin ou si vous le désirez. Les groupes d'études sont un bon moyen de pratiquer vos compétences. N'hésitez pas à en rejoindre un. Quatrièmement, si vous croisez un Mangemort, courrez aussi vite que vous pouvez. Ce n'est pas le moment de montrer vos compétences. Les Mangemorts sont dangereux, mais ils ne peuvent pas vous faire de mal s'ils ne vous attrapent pas. Eloignez-vous et dites-le à un adulte aussi vite que possible. Les Mangemorts sont très faciles à reconnaître quand ils sont prêts à attaquer. Ils portent de longues robes noires et des masques blancs pour cacher leur identité. S'ils sont seuls ou font des choses de tous les jours, ils ne sont reconnaissables que par le tatouage sur leurs avant-bras. Il consiste en une tête de mort avec un serpent sortant de sa bouche. Aucun Mangemort ne vous permettra de l'apercevoir, donc assurez-vous d'être vigilants tout le temps. » Draco s'arrêta et jeta un coup d'œil à Severus. Il connaissait la marque que celui-ci portait sur son bras.
« Pas d'inquiétudes à avoir, Draco. Je ne suis jamais manches courtes. Qu'offre d'autre le journal ? » demanda Snape, balayant les pensées sur la Marque des Ténèbres.
« Une histoire sur Fudge et ses bévues, dit Draco en tournant les pages. Des indices pour étudier. Humm, des blagues. Des conseils de carrière, principalement pour ne pas travailler au Ministère. De la pub pour les produits de la boutique des Weasley et pour une petite librairie appelée 'Les Archives d'Arcanes'. »
« L'histoire sur Fudge, s'il te plaît. »
« Le Ministère dans le Chaos. Le Ministre Fudge a prouvé encore et encore qu'il n'était pas digne de son bureau. Il a été averti du retour de Voldemort il y a un an et demi quand Harry Potter a gagné le Tournoi de Trois Sorciers et a vu la résurrection de Voldemort. Fudge a refusé de croire les preuves mises devant lui et a commencé une campagne pour salir Harry Potter et le discréditer dans ses déclarations sur le retour du Seigneur des Ténèbres.
Fudge a nommé une Grande Inquisitrice à Poudlard pour s'assurer que l'éducation que les élèves recevaient était de la meilleure qualité. Malheureusement, la Grande Inquisitrice, Dolorès Ombrage, a fait plus pour gêner les élèves que pour les aider. Elle n'a pas enseigné de sorts pratiques et, à la place, n'a fait que faire lire les élèves en classe. Elle a martyrisé Harry Potter et ses amis encore et encore pour les convaincre que Monsieur Potter mentait pour obtenir de l'attention. Nous savons tous que Harry Potter déteste l'attention sous quelque forme que ce soit. Elle fut plus tard Directrice de Poudlard pendant un temps quand Dumbledore fut éloigné de l'école. Des élèves sous sa garde ont failli se faire tuer. Ombrage a été relevée de son poste et a repris un poste aux côtés de Fudge.
Le Ministre Fudge a tardé à informer le public de la présence de dangers entourant Voldemort. Cela amène plusieurs questions : est-il un bon leader pour le monde magique ? Que sait-il vraiment et que ne nous dit-il pas ? Pourquoi cherche-t-il à rencontrer Harry Potter ? Que veulent dire ses actions pour le destin de notre monde ?
Monsieur Potter n'était pas disponible pour nous donner un commentaire, bien que le directeur Dumbledore ait dit qu'Harry Potter ne souhaitait pas rencontrer le Ministre, invoquant la charge de son travail scolaire. Nous savons tous qu'Harry Potter n'est actuellement pas dans l'enceinte de Poudlard. Où Dumbledore l'a-t-il caché ? »
« C'était Mademoiselle Granger dans toute sa gloire, commenta Snape. Elle devrait être écrivain. Je me demande comment elle a eu toutes ses informations ? » Il prit une gorge de sa boisson. « Quelque chose d'autres ? »
« Une histoire sur un enfant appelé 'Joseph Cooper', répondit Draco. C'est une fiction. Il y a aussi des mots croisés et une sorte d'Anagramme. De l'horoscope. Le menu des repas dans la Grande Salle, bien que comment ils ont eu ça… » Snape le coupa.
« Merci, Draco. Je pense que nous en avons fini avec ça. » Il se leva et alla vers ses fenêtres enchantées. « Est-ce qu'ils ont mentionné quoi que ce soit sur le fait que le journal doit être un secret ? »
« Ils ont juste dit que c'était juste pour les élèves et que les professeurs ne pourraient pas le lire. Ils ont demandé à leurs lecteurs de ne pas le révéler à aucun professeur de Poudlard » expliqua Draco à son mentor.
« D'accord, très bien. Ca se passera comme avec Le Chicaneur l'année dernière quand Potter a donné cette interview. » Snape soupira et se retourna vers Draco. « Tu devrais aller dormir. Je ferai savoir à Maugrey que tu es ici. » Draco acquiesça et plia le journal. « Est-ce que je peux voir ça ? »
« Tu ne peux pas le lire. C'est enchanté. »
« J'en suis conscient. Je veux juste le voir. » Draco lui tendit le journal et le professeur eut un sourire narquois au griffonnage d'un chaudron explosant et au dessin de lui-même commençant à réprimer l'élève dans le nuage de fumée. « Oh, c'est définitivement de Londubas. » Il fit signe à Draco d'aller dans sa chambre. « Bonne nuit, petit. » Draco lui souhaita la même chose et partit.
Snape alla vers son bureau et sortit une plume. Il écrivit sur la feuille : Je ne sais pas ce que vous préparez, tous, avec ces papiers enchantés, mais quand je trouverai l'artiste de ce dessin, nous aurons une ferme discussion. Il put presque entendre le cri strident de la Tour de Gryffondor. Il se demanda comment il sonnait vraiment.
« Hey, Insecte. Qu'est-ce qu'il se passe ? » demanda Harry en remarquant que tout le monde s'agglutinait devant le tableau d'affichage principal. Les filles poussaient des petits cris alors que les garçons avaient l'air nerveux. Quelques-uns s'approchaient des filles avec des visages légèrement sûrs d'eux, ce qui créait assez d'agitation dans le couloir.
« Il va y avoir un bal pour Halloween le 31, l'informa Insecte. Tenue de soirée exigée, mais il semble qu'on va bien s'amuser. » Harry pâlit. Un bal ? Tenue de soirée ? Ce n'était pas bon. Ca semblait comme le bal de Noël à nouveau. « Qui aimerais-tu être ? » demanda Insecte. « Je pense que je vais être Chewbacca. Tu penses que je suis assez grand ? » Harry évalua Insecte et sourit.
« Peut-être si je te laisse emprunter mes échasses d'espion, dit Harry avec un air un peu malicieux sur le visage. Nous pourrions travailler sur quelque chose. Jack pourrait nous aider. » Insecte secoua la tête. « Quoi ? demanda Harry. Je fais une suggestion valide et tu me regardes avec une expression de reproche. »
Insecte eut un reniflement et donna un coup de coude à Harry. « Sors de là, fou de Shakespeare. Je te ferai savoir ce que j'aurai trouvé. » Insecte s'éloigna, laissant Harry dans le couloir. Celui-ci se tourna en direction du bureau de Paul et s'immobilisa quand il vit plusieurs filles rassemblées et lui souriant. Non, ce n'était pas vrai. Il devait y avoir quelqu'un derrière lui. Il jeta un coup d'oeil. Oh, c'était un mur. Il se retourna vers les filles et eut l'impression que Rita Skeeter fondait sur lui. Il leur adressa un sourire en coin. Toutes les filles du groupe gloussèrent. Harry décida qu'il ne restait qu'une seule option dans cette situation. Il s'enfuit.
Deux secondes plus tard, il fut dans le bureau de Paul, vérifiant derrière lui qu'il n'y ait pas une meute d'adolescentes gloussant. « Petit ? Quelqu'un est après toi ? » demanda Paul derrière lui.
Harry se retourna et dut s'empêcher de sortir sa baguette. « Paul ! Ne fais pas ça ! » Il poussa un soupir de soulagement et se laissa tomber sur le sol. « Tu vas te moquer de moi » dit-il à Paul.
« Mais non » le contredit Paul en l'aidant à se relever. « Dis-moi ce qui se passe. » Harry le regarda avec scepticisme alors qu'il se perchait sur le bras du canapé. « Sur les coussins, s'il te plaît. » Harry changea de position. « Qu'est-ce qu'il y a ? »
Harry prit une profonde inspiration et soupira. « Tu es au courant pour le bal d'Halloween ? » demanda Harry.
« J'en ai entendu parler. Et alors ? »
« Et bien, une fois que les filles ont vu le message, c'est comme si elles étaient partout et elles ont commencé à me fixer, à glousser et à sourire » dit Harry cachant son visage derrière son coussin. « J'avais l'impression de me tenir devant un bus qui n'avait pas de freins. » Paul essaya de retenir son rire. Il le fit vraiment. Devant lui était un garçon qui avait combattu pour sa vie plus d'une fois et à présent il ne pouvait pas faire face à des filles ? « Je savais que tu te moquerais de moi » grommela Harry.
« Je suis désolé, Harry. Vraiment » dit Paul alors que son rire se calmait. « Je trouve juste ça drôle. Tu es si mature dans certains domaines, et si innocent dans d'autres. » Harry fixa Paul. Venait-il juste de dire ça ? « Pas innocent de cette manière, bien que tu serais un peu jeune. »
« As-tu fini de m'embarrasser maintenant ? » demanda Harry de derrière son coussin.
« Je pense. » Paul prit le coussin d'Harry pour pouvoir voir son visage. « Alors, à qui vas-tu demander ? »
Harry le lui reprit vivement. « Je pensais que tu avais dit que tu avais fini de m'embarrasser » se plaignit Harry. Paul ne fit que hausser un sourcil. « Je ne sais pas. Je ne veux pas y aller. »
« Je pense que si. Allez. Pense au costume que tu pourrais porter ! En quoi te déguiserais-tu, si tu avais une chance ? » Harry haussa les épaules. « Il doit y avoir quelque chose que tu as toujours voulu être. »
« Normal ? » demanda Harry. Paul lui adressa un autre regard. « Je n'ai pas vraiment eu la chance d'y penser en étant enfant, d'accord ? » Harry remonta ses jambes et soupira. « Je ne sais pas ce que je serais. » Le regard d'Harry se perdit dans le vague quelques secondes.
« Je sais ce que tu pourrais être, petit. » Harry le regarda. « Ou devrais-je dire Seigneur Vador ? » Harry haussa un sourcil. « Allez, le méchant suprême de tous les temps. »
« Je ne suis pas un méchant, répondit Harry. Je suis un gentil. »
« C'est pour ça que Vador est parfait pour toi. Vador était un gentil dans les vêtements d'un méchant. Halloween est le seul moment où tu peux porter un déguisement sans qu'on te fixe. Est-ce que le père d'Hermione ne t'a pas offert de t'apporter un costume de Star Wars une fois ? »
« Je ne veux pas être un fardeau. Il est occupé. »
« Et bien un coup de fil ne fera pas de mal. » Paul décrocha le combiné et l'agita dans la direction de Harry. « Allez. Le pire qu'il peut faire est de dire non. »
Harry lança un regard noir à Paul mais prit le téléphone. « Très bien. Peux-tu composer le numéro ? » Paul appuya sur les chiffres, souriant tout du long. Harry découvrit que le père d'Hermione était plus excité à l'idée d'aider Harry que ce à quoi il s'était attendu. « Il sera là jeudi après-midi avec quelques costumes différents, au cas où je changerais d'avis pour Dark Vador. Il a murmuré pendant une partie de la conversation. »
« Il se cachait probablement de sa femme. Les hommes font ça des fois » expliqua Paul. Hermione lui avait dit au sujet de sa mère menaçant son père pour les costumes de Star Wars. « Donc, à qui vas-tu demander ? » Harry haussa les épaules à la question de Paul.
« Il doit y avoir une fille que tu aimes bien ? » poussa-il.
« Je ne les connais pas très bien, répondit Harry. Je dois y réfléchir. C'est juste, pourquoi doivent-elles toujours se déplacer en bandes ? »
« C'est le mode de survie des filles. J'essaie toujours de le comprendre. Si tu trouves, tu pourras m'aider ? » Harry fixa Paul. Pourquoi diable Paul voudrait-il savoir quelque chose comme ça ?
« D'accord. Tu as fini avec la discussion embarrassante maintenant ? plaida Harry. S'il te plaît ? »
Paul gloussa. « Oui, nous avons fini. Tu n'as pas de répétition maintenant ? » Les yeux d'Harry s'écarquillèrent et Paul sourit quand Harry lui dit un rapide au revoir et courut hors de la pièce et dans le couloir. Il se retourna sur son rapport sur les progrès de Harry.
Le patient semble s'adapter de mieux en mieux alors que le temps passe. Il commence finalement à agir comme un adolescent normal avec les inquiétudes normales liées à cette période. Il y a un bal scolaire à la fin du mois. Harry a exprimé quelques inquiétudes au sujet du bal, particulièrement sur la partie où il devait inviter quelqu'un ; Harry n'a pas beaucoup d'expérience avec cette partie de l'adolescence vu qu'il a été trop occupé à combattre pour sa vie au lieu d'apprendre au sujet des filles et des rendez-vous. Je l'ai conseillé du mieux que j'ai pu mais ça ne peut être appris qu'en le faisant. J'espère seulement que je pourrais l'aider avec les hormones quand elles commenceront finalement à tempêter.
« Non, Evan. Arrête. » Le visage d'Harry se décomposa alors que le Professeur Bevington l'arrêtait au milieu de son discours. « Ton phrasé est parfait, les mots coulent, mais tu n'es pas vraiment dans le personnage. » Harry se laissa tomber sur la scène et grogna. Il avait tout, mais il n'arrivait pas à rester dans le personnage et la représentation était dans deux semaines ! Il devait comprendre ça. Il était bien une minute et hors personnage la seconde. « Tu dois te souvenir pourquoi Edmond est comme il est, lui dit le Professeur Bevington. Il est un enfant bâtard. Ses parents n'étaient pas mariés quand il est né et à présent il est marqué à vie. » La main d'Harry monta frotter sa cicatrice. Il pouvait presque s'identifier à ça. « Edmond est traité différemment à cause de quelque chose sur lequel il n'a aucun contrôle : les actions de ses parents. Maintenant, tout le monde le traite différemment. Il n'est pas normal. Il opère hors de la société, qu'importe combien il souhaite en faire partie. »
« C'est horrible d'avoir les actions de ses parents sur soi comme ça. Il ne pouvait pas empêcher ce que ses parents ont fait, dit-il dans un murmure. Je ne suis pas responsable de ça. Je ne l'ai pas fait ! » Il redressa la tête pour voir son professeur lui sourire.
« C'est ça ! C'est exactement ça ! C'est l'attitude. Il a le sentiment qu'il ne devrait pas être responsable pour les actions de ses parents, et maintenant il prend des mesures pour s'assurer d'obtenir ce qu'il a l'impression de mériter. Tu as jamais fait quelque chose comme ça ? » demanda Bevington.
« Oui. Je pense que je peux le faire maintenant. » Il pensa au fait de ne pas être retourné à Poudlard et d'être resté où il voulait rester. Il méritait cette année. Ca faisait du bien d'être loin de la célébrité et de la flagornerie du monde magique. Il n'était pas responsable de ça, pourquoi devrait-il être honoré quand c'était le travail de sa mère ? Harry se leva à nouveau et amena tous ces sentiments familiers à la surface. Il attendit jusqu'à ce que le professeur Bevington lui fasse signe de commencer. « Nature, tu es ma déesse ; c'est à toi que sont voués mes services. Pourquoi subirais-je le fléau de la coutume, et permettrais-je à la subtilité des nations de me déshériter, sous prétexte que je suis venu douze ou quatorze lunes plus tard que mon frère ?… Bâtard, pourquoi ? Ignoble, pourquoi ? » Harry récita toute la tirade et sourit quand Bevington commença à applaudir à la fin.
« Parfait ! Maintenant, assure-toi juste de faire ça pendant le spectacle, d'accord ? » Harry acquiesça et descendit de la scène. « Regan, Goneril et Cordelia ! J'ai besoin de vous trois ici ! » Les trois filles montèrent sur scène. « Très bien les filles, acte un, scène un, qui commence avec 'Les joyaux de notre père.' »
« Evan ! » Harry sursauta et se retourna pour voir Julie se dépêcher de venir à sa rencontre. « Ton costume est prêt. Nous avons besoin que tu l'essaies pour que nous puissions faire les ajustements dont tu pourrais avoir besoin. » Harry la suivit vers la section des costumes du théâtre.
« Est-ce que tu l'as trouvé ? » demanda une fille quand Julie entra dans la salle. « Oh, bien ! » dit-elle en voyant Harry derrière. « Va essayer ça. » Elle lui lança un costume.
« Calme-toi, Sarah. Ce n'est pas comme s'il s'était caché de nous exprès. » Harry alla dans la cabine d'essayage que Julie lui avait désignée et ferma la porte derrière lui. Il mit le costume et se regarda dans la glace. Il avait pensé qu'il finirait dans des vêtements serrés (il n'avait pas été content à cette idée), mais les costumes étaient créatifs dans le sens qu'ils avaient l'air vieux et contemporains en même temps. Il voulut rire quand il vit la dernière addition. Ca ressemblait à une robe de sorcier de Madame Malkins, juste coupée différemment et rassemblée par endroit, sans manche. Ca lui rappelait en fait les vêtements que Lockhart aimait tant pendant sa deuxième année. Il frissonna. Des coups forts sur sa porte le tirèrent de ses pensées.
« Je sais que ça ne te prend pas aussi longtemps pour t'habiller tous les jours ! Sors de là ! » Harry avait très peu de doute quant à la raison pour laquelle Sarah était surnommée « Le Cutter des Costumes. » Harry ouvrit la porte et sortit. Toutes les filles s'immobilisèrent.
« Quoi ? » demanda-t-il en se regardant. « Je l'ai bien mis, pas vrai ? » Sarah soupira et poussa Harry vers les miroirs.
« Ne t'en occupe pas. Tu es le premier qui ait l'air à l'aise dans nos designs. Personne n'a aimé la cape, lui dit-elle. Sur le tabouret, s'il te plaît. » Harry monta sur le tabouret et Sarah s'activa autour de lui. « La coupe est parfaite. Hausse les épaules, s'il te plaît. » Harry fit comme elle lui demandait. « Bien. » Harry se tint droit alors qu'elle mettait ses mains sur ses épaules. « Enlevons ça. » Harry enleva la cape d'un coup d'épaules alors que Julie vint derrière lui.
« Tu as l'air bien, Evan. » Harry lui sourit et la remercia.
« Où as-tu eu ces designs ? » demanda-t-il alors que Sarah lui faisait signe de remettre la cape.
« D'un livre. Est-ce que la taille de tes chaussures est exacte ? » demanda-t-elle depuis le casier à chaussures.
« Oui. » Harry ne voulait pas contrarier le Cutter. Sarah plongea dans la malle et en sortit une boîte.
« Essaie-les. Comme ça nous saurons si nous devons ourler ton pantalon ou non. » Harry mit les bottes qu'elle lui avait données et se tourna comme elle le demandait. « Ils ont juste besoin d'un petit ourlet. Sur le tabouret, s'il te plaît. » Harry obéit et attendit qu'elle fasse ses mesures.
« Où est mon Edmond ? » entendit-il la voix du Professeur Bevington qui s'approchait. « Edmond ! » Harry commença à descendre du tabouret, mais un regard noir de Sarah le maintint en place. « Oh mon dieu ! Merveilleux ! » Harry releva la tête pour voir son professeur de théâtre se tenir dans l'embrasure de la porte. « Costumiers, c'est juste merveilleux ! » Toute l'équipe des costumes eut de grands sourires au compliment. « Combien de temps avez-vous besoin d'Edmond ? »
« Juste quelques secondes. Nous avons besoin d'ourler ce pantalon, dit Sarah du sol. Ne t'avise pas de grandir jusqu'à ce que cette pièce soit finie ! » ordonna-t-elle à Harry.
« J'essaierai, promis Harry. J'arrive dès que Sarah a fini avec moi, Monsieur. » Le professeur Bevington acquiesça et retourna vers la scène.
« Ce n'est pas professionnel ! » gémit-il à quelques garçons jouant avec les accessoires. « Les garçons ! » Harry sourit à son professeur et secoua la tête.
« Ne bouge pas » lui dit sèchement Sarah. Harry se tint droit jusqu'à ce qu'elle lui dise qu'il pouvait bouger. Il se précipita à nouveau dans la cabine d'essayage et se changea, accrochant le costume avec toute la précaution qu'il put. Il le rendit à Julie et quitta les coulisses.
« Evan ! » Le Professeur Bevington lui fit signe du dernier rang. Harry alla vers lui. « Toi et Allen, répétez votre texte ensemble. Puis, je vous verrai pour votre duel. » Harry acquiesça et s'assit à côté de son « frère. »
« Hey, Evan. La dernière scène te va ? » Harry acquiesça et sourit alors qu'Allen commençait à réciter son texte. Harry aimait le théâtre. Il espérait seulement que tout irait bien. Il repoussa ses pensées de la prochaine danse et récita son propre texte en réponse à Allen. Ca, il pouvait le faire
Dumbledore était assis dans son bureau, les yeux dans le vide alors qu'il s'interrogeait sur son échec continuel à récupérer Harry Potter de chez sa famille. Les protections le repoussaient de Privet Drive et les sorciers ou sorcières passaient près d'une heure à les convaincre de les laisser approcher la maison. Une fois qu'ils l'atteignaient, s'ils y arrivaient, ils devaient se battre contre deux moldus obstinés et véhéments. Harry avait toujours donné l'impression de ne pas aimer sa famille et l'avait dit plus d'une fois. Pourquoi les protections étaient-elles devenues aussi puissantes ? Lui, Albus Dumbledore, avait érigé ces protections ! Elles devraient l'écouter. Pourquoi avaient-elles changé ?
Dumbledore s'était rabattu sur la seule ligne d'action qu'il pouvait prendre au vue de cette nouvelle connaissance sur la force des protections. Il avait contacté un membre de l'Ordre à la retraite pour lui faire rechercher tous les internats de Grande Bretagne pour voir s'il pouvait localiser Harry. Il ne semblait pas qu'Harry soit capable de partir de son chef. Ca, ou sa tante avait un moyen de pression, laissant Harry choisir entre deux options insatisfaisantes si Harry prenait sur lui de quitter l'internat qu'elle avait choisi. Quelle que soit la raison, Harry ne pouvait pas retourner vers le monde magique par lui-même. Donc, le monde magique devait le trouver et le ramener à la maison.
Dumbledore releva la tête quand la gargouille l'alerta de son visiteur. Ah, Remus était déjà arrivé ! Excellent. « Entre Remus » appela-t-il quand le loup-garou leva une main pour frapper à la porte. Le loup avait pris la majeure partie de la vitalité de Remus, mais Dumbledore espérait qu'avoir un tel but restaurerait un peu de vie dans l'homme. Le garçon aimait Remus, après tout, et celui-ci était attaché à Harry. La porte s'ouvrit pour révéler un loup-garou fatigué s'appuyant sur sa canne.
« Vous vouliez me voir ? » Remus s'assit dans un fauteuil alors que Dumbledore lui servait une tasse de thé.
« Oui, Remus. J'ai une petite mission pour toi, si tu l'acceptes. » Remus lui adressa un regard intéressé. Le professeur de Défense Contre les Forces du Mal était toujours là, alors, et prêt pour l'action. « J'ai besoin de ton aide pour trouver Harry. »
« Harry est toujours introuvable ? » Remus adressa un froncement de sourcil inquiet à Dumbledore. « Je pensais que vous saviez où il était » dit-il en sirotant son thé.
« Nous savons qu'il est en Grande Bretagne, dans un internat moldu. Lequel et où, c'est autre chose. J'ai besoin d'un homme supplémentaire pour l'équipe qui cherche Harry. » Dumbledore sortit une liste assez longue. « J'ai découvert que les Moldus avaient beaucoup d'internats, Remus, un très grand nombre, en fait. Les autres professeurs et moi avons commencé à chercher les écoles une par une, jusqu'à ce que nous trouvions Harry. Je suis sûr qu'Harry serait plus enclin à venir vers nous avec vous dans l'équipe. » Dumbledore désigna la liste d'un signe de la main. « La première école est très proche de Privet Drive et cela s'étend de là. J'espère ravoir Harry avec nous très bientôt. »
« Bien sûr que je vous aiderai. J'ai attendu pour une mission de votre part pendant longtemps, Monsieur le Directeur. » Remus prit la liste et la lut rapidement, regardant pour voir si St Jude était mentionné. Non. Quelqu'un d'autre devait l'avoir.
« Excellent. La prochaine réunion est demain soir à dix-neuf heures. » Dumbledore écrivit l'heure sur un morceau de parchemin. « Je vous verrai dans la Grande Salle alors. » Remus acquiesça et clopina sur sa canne, agrippant la liste et le parchemin. Il savait que Dumbledore ne lui avait pas donné la liste de toutes les écoles. Il devait y en avoir plus que ça en Angleterre. Cela voulait dire qu'un autre avait le nom de l'école d'Harry. Il se dépêcha de sortir de l'école et de franchir les portes pour pouvoir transplaner. Il espérait seulement qu'Harry aimerait une visite surprise.
Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
