Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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Harry courait le long du couloir, essoufflé, dans un essai désespéré d'échapper aux personnes qui le poursuivaient. Il n'était pas exactement sûr de qui le poursuivait. La seule chose qu'il savait était qu'ils étaient presque aussi rapides que lui, qu'ils étaient des sorciers et qu'ils n'étaient pas après lui pour le tuer per se, mais souhaitaient l'empêcher de s'enfuir. Les sorts qu'ils lançaient n'avaient pas pour but de le blesser. Ils souhaitaient seulement l'arrêter. Les sorts pour le ralentir, pour l'arrêter, Petrificus totalus et Stupéfix étaient les seuls sorts utilisés. Qui étaient ces gens, pourquoi le pourchassaient-ils, et comment allait-il s'en sortir ?
Il se précipita dans un tournant et dut éviter un homme se tenant au milieu du couloir. Celui-ci tendit la main pour l'attraper, mais il parvint à se tourner et à fuir dans la direction opposée. Les autres étaient plus près maintenant. Harry traversa le couloir et s'enfuit le long d'un couloir transversal, qui était longé de portes. Où étaient-ils ? Il risqua un regard derrière lui pour voir où étaient ses poursuivants. Il se sentit rentrer dans un corps assez dur. Des bras s'enroulèrent autour de lui et le soulevèrent avant que les cloches dans ses oreilles puissent s'arrêter de sonner de l'impact. Ses lunettes glissèrent et tombèrent au sol pour être écrasées par le pied de l'homme qui le portait quelque part. Harry lutta contre les bras de l'homme, seulement pour les sentir se resserrer plus il se débattait. Respirer devint douloureux et des étoiles apparurent devant ses yeux. L'homme fit des bruits apaisant alors qu'il ouvrait des portes (Harry n'était pas sûr de la manière dont il parvenait à faire ça. Les deux bras de l'homme étaient en ce moment enveloppés autour de sa cage thoracique.)
Où qu'ils se dirigent, ils descendaient. Harry se détendit du mieux qu'il put dans l'espoir de gagner plus de place pour respirer. Ses prières furent exaucées quand les bras autour de lui se relâchèrent très légèrement, mais ils avaient toujours une prise ferme sur lui. Harry cligna des yeux à travers le flou devant ses yeux. Il ne pouvait pas vraiment voir ce qu'il se passait autour de lui. Les gens, qui le poursuivaient, avaient d'une certaine manière pris le rythme derrière l'homme qui le tenait. Il savait qu'il était maigre, mais être soulevé et transporté d'un endroit à l'autre commençait à l'agacer à l'extrême. Il pouvait marcher, merci beaucoup. Il gigota un peu pour regarder l'homme et lui dire exactement ça, mais la prise se resserra pour garder Harry en place. Celui-ci se détendit à nouveau dans l'espoir de sauver sa respiration. La prise se relâcha à nouveau et il put respirer normalement. Harry essaya de parler à l'homme, mais on lui fit signe de se taire, comme on ferait à un enfant chaque fois qu'il ouvrait la bouche.
L'homme ouvrit une autre porte sans les mains et ils entrèrent dans un endroit faiblement éclairé. Harry ne pouvait distinguer aucune forme à travers l'obscurité et espéra que rien ne se passerait où il aurait besoin de se défendre. Il était basiquement sans défense. La manière dont l'homme le tenait l'empêchait de se mettre sur pieds pour marcher, encore moins courir. Son bras droit était fermement serré contre sa poitrine et son gauche pendait sur le côté. Le fait supplémentaire que ses lunettes avaient non seulement disparues, mais gisaient également cassées quelque part plusieurs étages au-dessus, ne faisait rien pour aider sa confiance. Il grogna quand son corps fut bougé et sa respiration restreinte encore un peu pendant une seconde. Des lumières apparurent encore devant ses yeux, alors que son corps était redressé et posé sur quelque chose de doux. Son cerveau lui fournit le mot « lit » bien que ça semblait différent, d'une certaine manière. Il hoqueta pour inspirer, sans aucune restriction pour la première fois depuis près de vingt minutes. Une main puissante le garda en place pendant que l'autre soulageait Harry de toutes ses armes. Le garçon essaya de se lever, mais l'homme ne fit que le repousser contre le mur et le maintenir là avec une main autour de la gorge. Sa voie d'air n'était pas serrée, mais la position de la main était suffisante pour empêcher Harry de tout mouvement pour se libérer de l'homme qu'il pouvait à peine voir devant lui. Ses chaussures et ses chaussettes lui furent enlevées alors qu'une autre forme vint vers lui. Des objets lourds furent posés autour des poignets de Harry alors que le premier homme se reculait. L'horreur traversa Harry alors qu'il réalisa que c'étaient des chaînes de quelque sorte. Il tira dessus, seulement pour voir ses mouvements arrêtés par la main du premier homme de nouveau autour de son cou. C'était une pression ferme, cette fois, et c'était assez serré pour faire qu'Harry s'immobilise. Quelque chose fut mit sur le visage d'Harry et bouclé derrière sa tête. Ses poignets étaient enchaînés de chaque côté de lui. Il remercia les petites pitiés qui existaient toujours qu'il soit dans une position assise et que les chaînes aient un peu de jeu. Il pouvait se lever, si le besoin s'en faisait sentir.
Les deux silhouettes reculèrent pour laisser Harry seul dans les ténèbres. Harry compta jusqu'à deux cents avant de bouger. Ses pensées courraient. Il était enchaîné, quelque chose était sur son visage et il était sans armes. Et sans chaussures. Génial. Il bougea une main vers son visage et découvrit que le truc dessus n'était rien d'autre qu'un masque. Il décida de l'enlever, mais découvrit qu'il était d'une certaine manière verrouillé autour de sa tête. Il décida de s'inquiéter de son enlèvement après. Sa main voyagea dessus et il réalisa que sa cicatrice était juste où elle était supposée être, gravée dans le matériau. « Quoi ? » grommela-t-il. Parler était difficile avec l'objet encombrant sur le visage. La lumière inonda la pièce à ce mot. Harry cligna des yeux contre la soudaine lumière aveuglante et lutta pour se mettre sur pied, prêt à rencontrer quoi que ce soit debout. Sa vision s'ajusta et il vit un miroir devant lui, seulement, il ne reconnut pas le visage. La cicatrice était là, mais le visage n'était pas le même que quand il s'était brossé les dents un peu auparavant, avant d'aller se coucher. C'était lui, et pas lui en même temps.
Quelque chose balaya ses pieds par en dessous, alors qu'une main le repoussait sur le lit. Harry cligna des yeux à travers le masque et découvrit que ses lunettes cassées avaient été posées au-dessus du masque. « Nous devons prendre soin du Survivant. » Le visage gentil de Dumbledore le regardait, le pétillement toujours présent dans ses yeux. La voix, cependant, appartenait à Voldemort, ainsi que le corps. Seul le visage appartenait à Dumbledore. Harry s'éloigna vivement de lui et tira dur sur ses chaînes. Il devait s'en aller ! « Harry ? » La voix de Voldemort venait du visage inquiet de Dumbledore. « Qu'est-ce qui ne va pas, mon cher enfant ? » Une main se tendit et se posa sur celles d'Harry, essayant de l'empêcher de se débattre. L'expression de Dumbledore devint effrayée. « Harry. Arrête ça. Laisse-moi juste prendre soin de toi. Tu vas te faire mal. » Le visage de Dumbledore, la voix de Voldemort. La baguette de Voldemort apparut dans sa main. « Je vais arranger tout ça. » Harry s'immobilisa, alors que la baguette se levait. « Avada… » Harry hurla.
« Evan ! » Des mains chaudes s'enroulèrent autour de ses poignets déjà enchaînés et les maintinrent sur la surface du lit sous lui. « Je ne vais pas te faire de mal, petit. » Qui était Evan ? « Insecte, va chercher Paul. » Harry tira à nouveau sur les chaînes. Il les combattit, sachant que s'il ne s'enfuyait pas, il allait mourir. « Evan ! Réveille-toi ! Je ne vais pas te faire de mal. » Harry ne pouvait encore plus respirer. La main était de retour sur sa gorge, serrant chaque seconde où elle restait. « Attrape la couverture, Mike. Elle s'enroule autour de son cou. » La main bougea alors qu'une autre voix rejoignait le bruit l'entourant dans le cachot.
« Petit ! Réveille-toi ! » Des bras forts, mais gentils, le soulevèrent du lit et le bercèrent alors que les chaînes étaient enlevées de ses poignets. « Evan ? Peux-tu ouvrir les yeux pour moi ? » Harry prit une inspiration tremblante et commença à tousser alors qu'il revenait à lui. Il s'effondra contre Paul quand il réalisa que tout n'avait été qu'un rêve. « Evan ? » demanda Paul avec inquiétude. Harry essaya d'ouvrir les yeux, mais ne put trouver la force de le faire. « Evan ? » appela une voix paniquée. « Harry ! » Harry n'entendit pas son vrai nom. Il avait glissé dans l'inconscience.
Snape roula hors du lit quand il entendit une sonnerie retentir dans sa chambre. Qu'était-ce ? Il se leva et permit à son regard de vagabonder dans sa chambre à la recherche du dérangement. Ses yeux vinrent rester sur le parchemin enchanté qu'il avait relié à la note qu'il avait laissée dans le sanctuaire de Potter. Oh, non. Le garçon ne pouvait même pas rester douze heures sans déranger Snape. Il semblait que le Destin avait d'autres plans pour le professeur que le sommeil. Oh, si seulement Potter pouvait disparaître à nouveau ! Il s'habilla dans ses robes habituelles et sortit dans le couloir. Il s'arrêta devant la porte de Draco et entra dans la chambre pour vérifier comment allait le garçon. Celui-ci ouvrit les yeux dès qu'il sentit le regard de Snape. « Sev ? Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda-t-il, groggy.
« Je sors. Va à tes classes et entraînements comme d'habitude. Un elfe de maison te réveillera si je ne suis pas de retour au matin » dit-il en passant une main dans les cheveux du garçon. Draco se redressa, pleinement alerte au ton urgent dans la voix de son mentor.
« Est-ce que c'est la Marque ? Tu avais promis. »
« Non, ce n'est pas la Marque. Juste quelque chose qui requiert mon attention. Dors bien, Draco. » Snape passa une dernière fois une main affectueuse dans les cheveux de Draco avant de quitter la pièce et de se dépêcher vers la Fuite de Serpentard (un autre passage secret connus des seuls qui avaient assez de valeur pour être choisi comme Directeur des Serpentards.) Il se retrouva à l'autre bout de Pré-au-Lard et transplana vers l'endroit qu'il avait juste visité plus tôt dans la journée.
Tout l'endroit semblait endormi quand il passa la porte principale. L'hôtesse le regarda, puis détourna les yeux une fois qu'il eut agité sa baguette dans sa direction. Il avala la potion d'invisibilité et se dirigea vers la chambre du garçon. Potter ferait mieux d'avoir la baguette d'un Mangemort pointée sur sa tête pour avoir dérangé son repos. Il atteint le troisième étage et entra dans la chambre du garçon. Où était-il ? Est-ce que les Mangemorts en avaient déjà fini avec lui ? Snape décida de trouver des réponses. Même les Moldus, qui avaient leurs souvenirs effacés, gardaient une partie de ce qui était arrivé dans leur inconscient et Snape savait qu'il pourrait pénétrer un inconscient si le besoin se faisait sentir. Il avala l'antidote de la potion et parcourut le couloir vers la salle des infirmiers.
« Les heures de visites sont finies, Monsieur » dit Jack à l'homme étrange qui s'approchait du bureau. « Je peux vous montrer la sortie. »
« Je suis là pour une urgence. Où est le garçon de la chambre huit ? » Jack s'arrêta et réfléchit à qui était logé là. Son cerveau eut le déclic et réalisa que c'était Evan, le seul garçon qu'il avait jamais connu que des gens chassaient activement. Paul avait convoqué une réunion avec tout le personnel, les alertant sur le fait que la vie d'Evan James était en danger et qu'ils devraient faire attention si des personnes étranges rôdaient. Jack savait que la définition d'étrange variait d'une personne à l'autre, mais cet homme remplissait certainement tous les critères à cause de sa manière assez particulière de se vêtir.
« Puis-je voir quelque identification d'une relation au patient et une autorisation de son gardien, ainsi qu'une décharge de son médecin déclarant que vous êtes autorisé à le voir et êtes indiqué comme personne à contacter en cas d'urgence ? » débita Jack à toute allure. Il n'avait pas vraiment besoin de tout ça, mais dans le cas d'Evans, il voulait bien demander un peu d'assurance pour garder 007 en sécurité. « Si vous ne pouvez pas fournir les documents nécessaires, j'ai peur de devoir vous escorter hors du bâtiment. » Snape grogna et donna un coup de baguette sur l'infirmier. Les Moldus étaient tellement ennuyeux quelques fois. Il fit claquer sa cape et parcourut le couloir d'un pas rapide. Il ne voulait rien de plus que rentrer à Poudlard et son lit excessivement confortable, mais ce truc agaçant connu sous le nom de conscience ne le laisserait pas partir jusqu'à ce qu'il ait vu Potter ou ait découvert ce qui lui était arrivé.
« Vous n'avez pas laissé de note dans la chambre d'Harry ? » demanda une voix près de Severus. Intéressant. Harry et note dans la même phrase. Ca pouvait s'avérer utile. « Je vois. Non. Je suis sérieux. Il y avait une note dans la chambre d'Harry qui disait 'seulement en cas d'urgence'. J'ai écris 'Besoin d'aide' dessus. J'espérais que ça vous amènerait. Oui, je vois. Non, nous ne sommes pas sûrs de ce qui est arrivé. Uh-huh. Je vous attends avec impatience. » Snape se faufila derrière l'homme et attendit qu'il raccroche le téléphone. L'homme fit comme il l'espérait et se retourna.
« Où est Potter ? » demanda-t-il. L'homme ne fit que reculer d'un pas de surprise.
« Je ne suis pas sûr de savoir de qui vous parlez » répondit l'homme d'une voix calme et égale. Qu'est-ce qu'il y avait avec les Moldus ici ? Ne le trouvaient-ils pas assez intimidants ?
« Mon nom est Severus Snape et j'ai laissé la note que vous venez de mentionner à quelqu'un au téléphone. » Paul l'évalua du regard.
« Vous êtes là pour aider Harry ? » demanda Paul. Donc c'était un vrai sorcier ? Bien sûr, il avait vu Remus et quelques Mangemorts, mais Remus avait l'air tellement différent de celui-là. Ce sorcier avait l'air puissant.
« Oui, je suis là pour aider, Harry. Je ne peux pas faire ça à moins d'être capable de voir le garçon. Je suppose qu'il est à l'infirmerie ? » Ses suspicions furent confirmées quelques secondes plus tard par la réaction de l'homme.
« Et bien, oui. Comment le savez-vous ? » demanda Paul. Snape fit seulement signe à l'homme de montrer le chemin. « Je suis le médecin de Harry. Mon nom est Paul Lauter. Etes-vous son Maître des Potions ? » Paul pensa avoir reconnu le nom.
« Oui. Il a parlé de moi ? » demanda Snape. Il se demanda ce que Potter avait dit à cet homme sur le monde magique. C'était probablement quelques bêtises au sujet de la maison de Gryffondor et du Quidditch.
« Brièvement. Je ne suis pas autorisé à répéter ce qu'il a dit, mais il vous a mentionné. » Probablement rien que des injures. Paul ouvrit la porte de l'infirmerie et fit signe vers le seul lit occupé. « Je ne suis pas sûr de ce qu'il s'est passé. Jack, son infirmier de nuit à cette heure, a dit qu'Harry a eut un violent cauchemar et s'est réveillé en hurlant. Il a lutté pour s'éloigner de Jack. Il a montré tous les symptômes d'une attaque de panique. Il ne s'est pas vraiment réveillé. Il a eu un bref moment de transition entre le cauchemar et cet état. Je ne suis pas sûr de ce qui ne va pas avec lui, expliqua Paul à Snape. Je pense que ça avait quelque chose à voir avec sa magie et j'ai trouvé la note que vous avez laissée derrière. Je suppose que ceci, au moins, était une urgence » raisonna Paul avec lui-même plus qu'avec Snape.
« Ca ? Une urgence pour Potter ? » dit Snape sèchement. « Peu probable. J'ai été étonné de ne pas voir de corps en arrivant. » Snape sortit sa baguette et tapa le front d'Harry.
« Il y a des corps habituellement ? » demanda Paul. Qu'est-ce qu'Harry avait traversé et ne lui avait pas dit ? Plus important, comment cela affectait-il Harry ?
« Depuis sa première année. » Snape s'arrêta pour considérer quelque chose qu'il pouvait voir, mais pas Paul. Celui-ci devina que c'était magique. « Non, attendez. J'ai tort. On n'a jamais retrouvé un morceau de Quirrell. Il s'est désintégré. En seconde année, c'était un corps de basilic, et si je ne peux pas trouver comment aller dans la Chambre des Secrets pour récupérer quelques morceaux, je devrais peut-être acheter le garçon pour qu'il me laisse entrer. » Paul se fit une note mentale d'aborder le garçon à ce sujet à une date ultérieure. « Humm. Quelle a été sa réaction, exactement ? » demanda Snape. Paul consulta le rapport d'incident que Jack lui avait donné il n'y avait même pas dix minutes.
« Il a hurlé, ce qui a alerté l'infirmier de nuit. Celui-ci a essayé de le réveiller, mais rien n'a aidé. N'importe quelle forme de toucher n'a produit qu'une panique extrême. Les symptômes incluent une attaque de panique, des tremblements, des hoquets pour inspirer. Rien d'autre. Un bref moment de transition avant d'apparaître comme ça. Exactement comme je vous l'ai dit plus tôt. » Paul tendit la main et caressa les cheveux d'Harry.
« Potter va bien, ou, tout au moins, il ira bien. » Snape sortit une fiole. « Un verre d'eau, s'il vous plaît. » Paul remplit un verre d'une carafe proche et le tendit à Snape. Celui-ci versa toute la fiole dans le verre et le chauffa avec sa baguette. « Sa cicatrice n'a pas saigné ? » demanda-t-il.
« Non, il n'a pas touché sa cicatrice. Il semblait plus inquiet d'avoir ses poignets libres. » Snape haussa un sourcil avant de se retourner vers Harry.
« Avez-vous un linge ? » Paul lui tendit un des nombreux gants de toilettes rangés dans un placard proche. Snape chauffa à nouveau l'eau jusqu'à ébullition (Paul se demanda comment il arrivait à faire ça dans un verre.) Snape plaça le linge dans l'eau bouillante et lui permit de s'imprégner pendant un bref moment. Il l'enleva du verre, l'essora et prit une profonde inspiration près du linge et le repoussa de son visage en toussant légèrement. Il défit les premiers boutons du pyjama de Harry et posa le linge sur la poitrine du garçon.
« Qu'est-ce que c'est ? » demanda Paul, curieux malgré le comportement strict.
« Des sels spéciaux que j'ai dû créer pour Potter quand il a commencé à avoir des visions du Seigneur des Ténèbres. La chaleur aide à distribuer les fumées et le réveillera lentement, au contraire d'un seul coup, comme la version Moldue tend à faire. Son corps ne gère pas bien les chocs directement après une vision. » Snape s'arrêta et considéra le garçon sur le lit. « Le directeur aime le bercer un peu. Bien sûr, je peux voir le raisonnement derrière un réveil graduel. Son subconscient aura le temps de comprendre les souvenirs du Seigneur des Ténèbres et de ses actions de cette manière, et pourra commencer à guérir. » Snape arrêta de parler à ce moment et s'assit sur une chaise près du lit. Paul commença à passer la main dans les cheveux d'Harry. Snape avait dit la vérité. Personne, pas même Pompom, ne savait au sujet de ces sels spéciaux qu'il avait créés. Il était souvent appelé à l'infirmerie pour les administrer après que Pompom avait mit le garçon à dormir avec le Doloris affectant toujours son système nerveux. Cela relaxait ses muscles, leur donnant assez de force pour se régénérer sans risque de blessures.
Potter se réveillait rarement durant ces traitements, et s'il le faisait, il ne semblait jamais s'en souvenir le lendemain. Le garçon n'en savait rien, mais si c'était quelque soulagement aux fardeaux que le garçon portait et qu'ils pouvaient être donnés anonymement, et bien, c'était pour le mieux. Les attaches n'étaient pas les meilleures choses au monde à avoir quand vous étiez n'importe où sur la liste noire de Voldemort. Un Potter joyeusement drogué et groggy faisait de toute façon un spectacle assez distrayant. Snape préférait garder les choses comme elles étaient.
« Pfessr ? » dit indistinctement une voix groggy du lit. Ah, juste à temps.
« Avez-vous eu une vision, Potter ? » demanda-t-il en massant le haut du torse et ses épaules, effleurant légèrement son cou. Les mouvements familiers durent calmer le garçon de sa panique momentanée (seulement Snape connaissait le regard qu'il avait eu) et permirent à Harry de comprendre son professeur dans son état légèrement drogué. Harry se détendit alors qu'une main familière voyageait sur sa poitrine. La constriction se défit un peu et il soupira de contentement. C'était agréable.
« Non » répondit-il. Ses yeux se fermèrent alors que Snape répétait les schémas. « Vais bien » grommela-t-il alors que Snape nettoyait son visage avec le linge. Harry bougea une main pour le repousser. Elle ne quitta jamais le lit. Il détestait qu'on touche son visage.
« Bien sûr, Potter. Est-ce que vous avez mal quelque part ? » demanda Snape. Il fit signe à Paul d'être silencieux quand le thérapeute voulut poser une question. C'était mieux que Snape gère ça. Potter connaissait déjà les questions et y répondrait aussi longtemps que personne n'interrompait leur conversation. Le moment où quelqu'un d'autre faisait connaître sa présence, le masque de Potter glissait en place. Snape plongea le gant de toilette dans l'eau encore chaude et le remit sur la poitrine d'Harry. Il savait que Potter n'avait jamais aimé sentir la chaleur après que sa peau ait été exposée à l'air frais, mais ça l'aidait à respirer.
« Mes poignets » dit-il après avoir pris une profonde inspiration et avoir toussé un peu à cause des fumées des sels. « Il les a blessés. » La main de Snape s'arrêta en l'air, à mi-chemin vers le linge, prête à recommencer le massage.
« Qui les a blessés ? » demanda Snape avec urgence. Ca aurait pu être un visiteur envoyé par Voldemort, plutôt qu'une vision. Le militant pourrait toujours être dans le bâtiment.
« Dumbdore » répondit Harry. Dumbledore ? Snape sentit ses épaules se détendre alors qu'il réalisait que la situation actuelle du garçon était due à un cauchemar particulièrement mauvais, visiblement au sujet du directeur de Poudlard, qui avait induit une attaque de panique, causant son inconscience. Il avait averti le directeur que le garçon avait besoin d'un traitement pour ces attaques ! Snape recommença le massage, regardant alors que Potter se détendait sous son toucher.
« Vous avez eu un cauchemar, Potter. Rien de plus. Vous irez bien au matin » dit Snape au garçon. Seule une main tiqua en réponse. « Boirez-vous quelque chose pour moi ? » Harry acquiesça un peu sans ouvrir les yeux. Snape sortit une fiole et l'ouvrit. Il souleva légèrement la tête de Harry. « Buvez. » Le garçon obéit, mais n'avala pas. Snape savait que les papilles gustatives de Potter se rebellaient à ce moment-là. Il massa la gorge du garçon jusqu'à ce qu'il avale la potion. « Vous allez vous rendormir, maintenant. » Harry grommela quelque chose en réponse et s'endormit avant de finir sa phrase.
Snape rangea les fioles dans sa poche et humidifia à nouveau le linge. « Il ira bien au matin. Il dormira peut-être la majeure partie de la journée, mais il s'endormira normalement demain soir. Je lui ai donné de la Potion de Sommeil sans Rêve. Il ne rêvera plus cette nuit, bien qu'il sera encore capable d'avoir des visions. Il ne se souviendra pas de la conversation que nous venons d'avoir. » Il essora le linge et le replaça sur la poitrine d'Harry. « Vous pourrez enlever le linge après qu'il ait refroidi. C'est tout ce dont il aura besoin ce soir. » Snape sortit une fiole et la tendit à Paul. « Juste au cas où vous auriez encore besoin de quelque chose comme ça. Mettez la poudre dans de l'eau froide. La quantité d'un verre d'eau est suffisante. Chauffez l'eau jusqu'à ébullition deux fois. Si les fumées vous font tousser, alors c'est prêt. Plongez un linge dans la mixture et posez le parallèle aux clavicules. C'est suffisant pour l'aider. » Paul acquiesça et plaça la fiole dans sa poche d'une manière protectrice. « Il ne se souviendra vraiment de rien quand il se réveillera, mais son réveil n'est pas un problème. S'il a des souvenirs, ils seront confus. Il les triera avec le temps. Il le fait toujours. Ne lui permettez juste pas de bouger trop au début. Il va garder un peu de lenteur les cinq premières minutes environ. Sa coordination sera peut-être un peu mauvaise demain. Ca passera. » Snape finit ses instructions et se tourna pour partir. « Evitez d'utiliser le parchemin à moins qu'il y ait un Mangemort vous tenant tous en otage. La plus légère marque m'alertera. » Il rassembla ses robes autour de lui et se dirigea vers la porte. Une autre personne de l'autre côté de la porte le fit s'arrêter. « Loup ! »
« Pas le temps, Severus. Où est-il ? »
« Béatement inconscient » répondit sèchement Snape, alors que Remus le poussait pour entrer dans l'infirmerie.
« Bonsoir, Paul. Je suis venu aussi vite que j'ai pu » dit Remus en s'arrêtant près du lit de Harry.
« Loup, es-tu en train de me dire que tu savais où était le gosse tout ce temps ? » Snape regarda l'homme qui s'était joué de tout l'Ordre comme un virtuose. Est-ce que les surprises s'arrêteraient jamais ?
« La plupart du temps, oui. » Remus passa une main à travers les cheveux d'Harry. Il se prépara pour une discussion animée avec l'autre membre de l'Ordre. Il fut surpris quand il entendit quelque chose qui était suspicieusement proche d'un rire de l'autre côté de la pièce. « Quoi ? » demanda Remus.
« Je ne pense pas que Dumbledore sache à quel point tu es bon. Je ne lui dirai pas. Je ne peux pas attendre de voir l'expression sur son visage quand il réalisera qu'il a été dupé. »
Remus regarda Severus pendant trente bonnes secondes avant de parler. « Tu n'es pas là pour le ramener ? » Snape haussa un sourcil et son air prit une saveur 'comment oses-tu m'interroger.' Snape revint à grands pas vers le lit et regarda le garçon.
« Je suis mon propre homme, Loup, qu'importe combien de maîtres je sers. Le garçon reçoit le traitement nécessaire et il n'est pas encore mort. En fait, je pense qu'il a gagné cinq bons kilos et grandit un peu, médita un peu Snape. Qui suis-je pour saccager la chance qu'il puisse devenir plus fort ici ? »
« Huit kilos, dit Paul. Et il a grandi de sept centimètres. » Snape regarda Lupin comme pour dire que Paul avait marqué un point.
« Et bien, Severus, ravi de t'accueillir dans les PP » lui dit Remus. Snape croisa les bras et haussa à nouveau les sourcils.
« PP. Grands dieux, j'ai peur de demander » dit-il d'une voix sardonique.
« Protecteurs de Potter » fournit Remus au professeur sarcastique.
Snape leva les yeux au ciel. « Bien sûr. J'aurais dû le savoir » lui dit Snape, secouant la tête d'étonnement. Il réarrangea ses robes et soupira. Ce garçon gagne des gens comme le Violoniste de Hamelin.
« Oui, qui l'eut cru ? » Remus plongea dans son attaché-case, celui qui l'identifiait comme le mentor et le conseiller d'Harry, et en sortit un petit livre. « Tout le monde en a un » dit Remus à Snape. Il le tapota une fois avec sa baguette et il brilla un peu avant d'avoir l'air normal. « Seuls les membres peuvent le lire. » Snape prit le livre et le regarda. « C'est un Mini-Messager. Seuls les membres en ont. Ils ne doivent pas sortir dans le commerce avant Noël. »
« Tu es son mentor et conseiller ? » demanda Snape. Remus s'arrêta pendant une très brève seconde avant d'acquiescer. « Je me demandais qui c'était. Félicitation pour avoir miné les lois sur les loups-garous » dit Snape avec un sourire narquois. Il empocha le Mini-Messager sans regarder l'inscription.
« Le mot de passe est sabre laser. » Snape haussa un sourcil mais acquiesça. « Je te verrai plus tard. » Snape fit un signe de tête à Paul et sortit.
« PP ? » demanda Paul. Remus s'assit sur la chaise à côté du lit de Harry et prit la main du garçon.
« Les Protecteurs de Potter. Nous sommes un groupe de sorciers et de sorcières, bien que Severus et moi sommes pour le moment les seuls membres adultes que je connaisse. Le reste est un groupe d'élèves de Poudlard, qui sait non seulement où est Harry, mais qui travaille à garder sa localisation un secret non découvert par Dumbledore. » Remus sourit en se souvenant de la dernière note d'Hermione. Leurs blagues avaient bien marché et ils avaient tous profité d'un jour de vacances. Hermione aurait préféré avoir classe, mais elle voulait bien sacrifier une journée pour aider Harry.
« Ah, oui. Vous m'avez parlé d'une recherche grâce aux plans de l'école la nuit dernière. » Remus acquiesça. Il était arrivé après Snape, mais puisque rien n'était arrivé, il supposait qu'ils étaient en sécurité. Il avait supposé correctement. Ils étaient en sécurité.
Hermione sortit doucement de son lit et descendit les escaliers. Il était six heures du matin, mais tout le groupe de PP se rencontrait dans la Grande Salle et elle devait être là. C'est vrai que ce n'était pas un endroit de réunion idéal, mais une fois qu'ils avaient réussi à étaler des notes et des trucs comme ça, personne n'en penserait rien. Les Protecteurs n'avaient pas de réunion matinale et c'était le seul moment où tout le monde pouvait se rencontrer. Fred et George prévoyaient de s'infiltrer à Poudlard (Hermione ne s'était pas embêtée à demander comment ils allaient accomplir ça, pas plus qu'elle ne voulait le savoir.) Les nouveaux membres venaient à leur première réunion également. Elle se sentait un peu nerveuse au sujet de ça, mais décida que rien de vraiment mal ne pouvait arriver. Il n'y avait pas de preuve, vraiment, sur rien de ce qu'ils avaient réussi. Elle vérifia son Mini-Messager et vit deux nouveaux messages d'Harry. Le premier la fit pâlir, puis jurer contre elle-même pour ne pas avoir vérifié plus tôt, ou avant qu'elle n'aille au lit, comme elle faisait d'habitude en semaine. Pourquoi s'était-elle relâchée le seul jour où Harry avait le plus besoin d'elle. Le second message la surprit. Il consistait en trois mots : C'est pas grave. Elle nota un rapide message pour voir quel avait été le problème et le mit de côté.
Elle avait à présent deux Mini-Messagers. Un pour ses conversations avec Harry, et l'autre pour le groupe. Monsieur Arcane était devenu le sponsor non officiel du groupe et avait envoyé à Hermione le nombre juste pour tout le monde et quelques extras pour les nouveaux membres. Elle en avait envoyé deux à Remus Lupin, juste au cas où il connaîtrait quelqu'un qui soit du côté de Harry. Elle sourit alors que Neville, Colin et Dennis faisaient leur apparition. Elle entendit d'autres bruits de pas venir du côté des filles. Ginny Weasley n'était pas à son avantage aux aurores. Elle fit signe à tout le monde de quitter la tour. Personne ne remarqua la silhouette silencieuse faisant son chemin derrière eux.
Harry sursauta quand il se réveilla. Quelque chose n'allait pas. Il pouvait le sentir. Il se mit sur ses pieds et remarqua qu'il y avait quelque chose sur son visage. Oh, c'était le masque. Pourquoi n'avait-il pas été capable de l'enlever plus tôt ? Il essaya de défaire l'attache, mais ne fut que déçu. Ca allait. Ce n'était pas un désastre. Paul pourrait l'enlever pour lui plus tard. A présent, il devait trouver un moyen de sortir de cette pièce. Il n'y avait rien dedans. C'était complètement blanc, ce qui était familier, mais ça ne l'était pas. Ce n'était pas sa pièce, bien que comment il pouvait faire la différence entre une pièce comme celle-là et l'autre était au-delà de ses capacités de raisonnement. Il se sentait déconnecté de son propre corps. Il se sentait comme s'il avait une vision, mais il savait que ce n'était pas le cas. Une voix le fit sursauter. Qui es-tu ?
Harry tourna rapidement sur lui-même, baguette à la main, alors qu'il cherchait d'où venait la voix. Quelqu'un pouvait assurément le voir, mais il ne pouvait pas voir la personne qui s'adressait à lui. « Harry Potter » dit-il, la baguette toujours levée en cas d'urgence. La voix gloussa. Harry échouait à comprendre ce qu'il y avait d'aussi amusant. Il sentit le masque se resserrer un tout petit peu, se formant plus près de ses traits.
Que fais-tu là ? demanda la voix une fois que son amusement fut passé. Harry se tourna et essaya de trouver la voix omnisciente tellement agaçante. Harry décida que maintenant était le moment de partir et essaya de localiser la porte. Des voix désincarnées n'étaient jamais de bonnes choses d'après son expérience. Ses rêves et visions lui avaient dit ça. Où vas-tu ? demanda la voix alors qu'Harry essayait d'avancer. Il essaya, mais découvrit qu'il était confiné dans un mètre carré. Harry ignora la voix alors qu'il essayait de rester calme et de trouver un moyen de se sortir de ce bordel. Des miroirs apparurent devant Harry. Il se recula d'un seulement pour découvrir qu'il avait reculé dans un autre. L'image dans chaque miroir était différente. Qui es-tu ?
« Je ne sais pas » murmura Harry en se tournant d'un miroir à l'autre. Il y avait une image différente dans chacun. Il ressemblait à nouveau à un première année, étant félicité par Dumbledore. En seconde année, couvert de saleté et de gloire. Entouré de suspicion. Troisième année, le garçon protégé avec un meurtrier après lui. Quatrième année, le Champion du Tournoi. Cinquième année, chargé de vision et désemparé. Son visage quand son parrain est mort. Le masque qu'il avait glissé dès qu'il avait réalise que s'il ne montrait pas un front brave, les autres continueraient à le traiter comme un enfant au cœur brisé à Poudlard. Sa crise de nerf à la maison. Ses pensées s'arrêtèrent là. Il pensait à Privet Drive comme à la maison. Etrange. Il s'arrêta et remarqua que le masque continuait de se resserrer autour de son visage.
Tant de masques. Tant de sorts. Tant de limites, dit la voix dans l'air. Harry tira sur le masque. Il ne voulait pas porter ce truc stupide ! Il n'avait pas à le porter ! Il sortit à nouveau sa baguette et la tapota contre le masque. Rien. Il tapota une fois de plus, seulement pour voir sa baguette se briser. Il la fixa avec horreur. Sa baguette était cassée. Elle tomba de ses doigts insensibles et les morceaux roulèrent sous les miroirs. Retenu par tes propres limites dit la voix. Harry l'ignora et essaya de pousser les miroirs hors de son chemin. Le masque devenait plus serré. Les miroirs disparurent tout d'un coup. Harry se sentit rempli de joie pendant de très courtes secondes avant de voir ce qui l'attendait de l'autre côté. L'Ordre du Phénix et Voldemort et tous ses supporters se tenaient là, remplissant toute la pièce. Le truc étrange était qu'ils n'étaient pas divisés. Ils se tenaient tous à côté les uns des autres, tous semblant oublieux du fait que leurs ennemis étaient juste à côté d'eux. Ils étaient tous concentrés sur Harry.
« Ah, le Survivant » dit Dumbledore. Harry le fixa du regard. Dumbledore avait toujours été celui qui l'appelait Harry ou Monsieur Potter, quand il y avait du monde autour. « Viens ici, petit. Il est temps que nous te ramenions à la maison. » Harry recula d'un pas ou deux et regarda Voldemort.
« Viens par-là, Harry Potter. » La voix de Voldemort n'était pas plaisante, mais elle n'était pas menaçante non plus. Harry se tourna et essaya de courir dans la direction opposée. Il n'alla pas loin. Quelques Mangemorts masqués et des visages amicaux de l'Ordre étaient sur son chemin et le tinrent, gentiment, en place alors que Dumbledore et Voldemort vinrent pour se saisir de lui. Tu leur permets de faire ça. Tu te limites toi-même dit la voix à Harry.
« C'est faux ! » Dumbledore et Voldemort ne réagirent pas à la déclaration d'Harry. En fait, ils lui parlèrent comme s'ils ne l'avaient pas entendu hurler quelque chose.
Non, c'est vrai. Tu leur permets de te trimbaler, comme tu l'as toujours fait dit la voix. Tu te limites toi-même. Tu resserres ce masque qu'ils t'ont donné au premier moment où tu as rencontré une personne magique et savais ce qu'il était. Tu chéris ce masque et le gardes comme un dragon garde son or. Harry secoua la tête pour le nier, sentant le masque se serrer sur son visage. Tu aimes ça, toute l'attention et la célébrité, la persona du héros blessé. Tu ne peux pas supporter d'abandonner ce masque. C'est tout ce qu'il te reste et tu ne veux pas le laisser tomber. Harry luttait contre les mains de Dumbledore et Voldemort alors qu'il niait les déclarations que faisait la voix. Des chaînes apparurent à ses poignets une fois de plus alors que Dumbledore l'asseyait sur un fauteuil, tapotant ses cheveux tout du long. Tu aimes être le Survivant, le sauveur du Monde Magique, le Golden Boy de Gryffondor, le Champion du Tournoi des Trois Sorciers, le petit chien de Dumbledore. La voix cracha le dernier nom, celui qu'Harry n'avait jamais vraiment entendu plus d'une fois. Tu la lèches, toute l'attention, la cascade de compliments. Tu te montres comme un martyr blessé et le chéris comme ta personnalité. Le masque s'était serré au point de réduire la voix de respiration d'Harry.
« Je ne l'ai pas demandé » hurla-t-il alors que Voldemort commença à lui faire la leçon sur les sorts silencieux. « Je ne l'ai jamais voulu ! » répondit-il à la voix.
Tu l'autorises ! évalua la voix à travers l'environnement sombre de Harry. Harry sentit quelque chose grandir derrière ses yeux et pousser à travers son corps. Un flash de lumière vive quitta son corps et remplit toute la pièce avant de revenir en lui, le laissant légèrement essoufflé. Dumbledore et l'Ordre étaient partis. Voldemort et ses partisans avaient disparu. Le masque tomba du visage de Harry et le fauteuil et les chaînes se volatilisèrent. Harry reposait sur le sol, ne faisant que respirer alors qu'il essayait de deviner ce qu'il avait réussi à faire. Un léger brouillard bougeait autour de lui, près du sol. Il ne savait pas vraiment pourquoi c'était là, mais ça existait. Une fois qu'il eut compris le brouillard, il réalisa qu'il était dans une sorte de forêt. Ce n'était pas la Forêt Interdite. Elle renvoyait une impression différente. Ancienne, presque. Et bien, rien ne le mangeait pour le moment, donc il devina qu'il était assez en sécurité. Il était extrêmement fatigué et ne voulait rien de plus que de s'endormir sur le sol incroyablement confortable sous lui.
Une silhouette apparut derrière un des arbres. Harry leva les yeux pour regarder cet homme, mais décida qu'il ne bougerait pas jusqu'à ce que des sorts de quelque nature soient utilisés. L'homme s'agenouilla près d'Harry et bougea ses cheveux pour révéler la cicatrice. Harry le regarda. L'homme avait des cheveux qui ressemblaient à ceux de Remus. « Poivre et sel » avait dit Remus une fois. Des yeux bruns sombres regardèrent Harry de haut en bas alors qu'il posait le bâton qu'il portait. L'homme était magique. Harry pouvait le sentir d'une certaine manière, bien qu'il ne soit pas sûr que ce soit possible. L'homme enroula les manches de sa robe avant de se pencher et de soulever Harry. Pas encore ! L'homme sembla sentir la détresse de Harry, car il gloussa simplement d'une voix profonde. « N'ais pas peur, enfant. Tu es retourné à l'âge auquel tu as découvert la magie la première fois. Tu as beaucoup à désapprendre. » Harry s'immobilisa à la voix. C'était la voix. L'homme adressa un sourire gentil à Harry, comme s'il savait que celui-ci avait deviné. Dors, enfant. Tu as besoin de ta force dit la voix dans sa tête.
Harry n'entendit jamais les voix frénétiques appelant son nom alors que le docteur travaillait pour stabiliser son corps pour l'empêcher de trépasser. Remus écrivit précipitamment un rapide message à Severus sur le parchemin qu'il avait laissé derrière lui.
SS,
Nous le perdons. Reviens immédiatement.
RL.
Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
