Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


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Harry avait été avec Bleys pendant une semaine. Quelques secondes avaient passé pour des jours dans sa tête et il commençait à aimer apprendre ce que l'homme avait à enseigner, bien qu'il détestât toujours la nécessité d'avoir été rajeuni. Il trébuchait sur ses pieds tous les jours, ce qui causait à Bleys un amusement sans borne. Harry avait déployé ses capacités en attrapant du poisson dehors dans la crique proche, quand Bleys le rappela au cottage. Cela ressemblait à des vacances ici. Bleys transformait tout en jeu et Harry ne réalisait pas qu'en fait il travaillait jusqu'à ce qu'il s'effondre sur son lit le soir.

Harry s'était méfié de Bleys les quelques premiers « jours » qu'ils avaient passé ensemble. Bleys était, après tout, un inconnu et Harry n'était pas sûr de pouvoir faire confiance à quelque chose qui venait d'un livre, peu importe combien il avait l'air agréable. L'expérience de Ginny Weasley était toujours à l'arrière de son esprit, attendant qu'Harry l'examine et compare les deux. La seule chose qui permettait à Harry de se détendre était le fait qu'ils étaient dans son esprit et non celui de Bleys. Snape lui avait dit que les mensonges ne pouvaient pas exister ici et qu'Harry contrôlait tout. Harry avait juste découvert que c'était vrai. Il avait changé les cheveux de Bleys en rose une fois pendant qu'il dormait, juste pour prouver qu'il était celui qui contrôlait. L'homme n'avait pas été heureux quand il s'était réveillé, mais avait compris le besoin d'Harry de se rassurer.

Le temps était vraiment ce qui inquiétait Harry, mais Bleys lui avait promis que seulement quelques heures passeraient pour le nombre requis de semaines dont Harry avait besoin pour finir ses leçons. Onze heures, pour être précis, pour onze semaines. Il pourrait toujours aller au bal et il pourrait jouer dans la pièce. D'une certaine manière, cela semblait loin de son esprit. Ca ne comptait pas vraiment. Ce qui comptait était d'apprendre comment contrôler ce pouvoir qu'il sentait tiquer derrière ses mains et ses yeux à des moments bizarres. Bleys avait eu raison. Maintenant qu'il s'était ouvert à ce qu'il pouvait réellement accomplir, le pouvoir ne le laisserait pas tranquille. Ca le tirait et l'épuisait, mais chaque jour enseignait à Harry une nouvelle compétence qui l'aidait à contenir le pouvoir, le diriger et reposer son esprit. Il pouvait lancer des sorts sans baguette. Il avait seulement besoin de gestes de la main. Son préféré était de claquer des doigts. Il avait laissé les incantations derrière lui il y avait longtemps.

« Ah, te voilà. Viens ici, Harry. » Harry laissa tomber son panier de poissons juste devant la porte et alla vers Bleys. Celui-ci regardait quelque chose sur la table. « Sais-tu ce que c'est, mon enfant ? »Harry adressa un regard noir à l'homme, qui le lui rendit par un sourire affectueux. Bleys savait qu'Harry détestait être appelé mon enfant. Harry regarda l'objet.

« Un miroir divinatoire ? » demanda-t-il. Bleys lui adressa ce sourire satisfait, qu'Harry avait gagné plusieurs fois depuis qu'il lui avait permis de lui enseigner quelque chose le deuxième jour passé au cottage. Ca avait été une expérience effrayante. Bleys lui avait montré combien il était facile de se concentrer sur sa magie, mais avait oublié de lui dire comment la couper. Bleys était resté assis pendant quelques minutes assez terrifiantes alors qu'Harry faisait voler des objets dans le petit cottage. Une fois qu'Harry avait deviné comment l'arrêter, Bleys avait souri. Il lui avait dit qu'il était juste comme Merlin. Harry avait répondu avec une menace de se cacher sous le lit pour la négligence de l'homme de donner des instructions vitales. La réponse de Bleys à sa question précédente tira Harry de ses pensées.

« C'est exact. Un miroir divinatoire. Je pense qu'il est temps que tu apprennes à en utiliser un. As-tu des bases ? »

Harry secoua la tête. « Je suis nul en Divination. » C'était la vérité. Même le Professeur Firenze avait dit à Harry que la Vue ne le favorisait pas. Harry le répéta à Bleys.

« Oui, le centaure a raison. La Vue ne te favorise pas. Elle t'appartient. Je pensais que tu avais lu mes notes ? » demanda-t-il à Harry, lui donnant une légère tape sur la tête. Harry remit ses cheveux en place alors que Bleys fit signe à une chaise de venir pour Harry.

« Je les ai lues. Je ne vois pas ce que ça a à voir avec mes compétences en Divination. » Harry s'assit, alors que la chaise lui donnait des petits coups dans les jambes. Ca lui avait pris deux jours pour s'habituer aux meubles qui agissaient comme s'ils avaient une vie propre (c'était principalement les chaises, bien que son lit l'ait serré 'dans ses bras' avant de le relâcher pour qu'il aille s'habiller.)

« Tout » dit la voix exaspérée de Bleys de derrière ses mains ; il y cachait son visage comme une technique pour se calmer. « La magie n'est limitée que par vos limites. Vous n'avez pas besoin de baguette ; donc vous n'avez pas besoin de limites. Ne vous permettez pas d'accepter des limites. Ce sont de fausses frontières. » Bleys adressa un sourire sardonique à Harry après qu'il ait cité ses propres notes. « Ca semble familier ? »

« Oui, en fait. » Il n'y avait pas besoin d'être sarcastique ! « Donc, si je décide que je peux utiliser la Divination … »

« Tu peux. Précisément. Maintenant, regarde. » Harry ferma les yeux pour se concentrer et sentit sa magie se rassembler et questionner ses intentions. Ca avait été la chose la plus terrifiante à ressentir, quand il avait commencé avec Bleys. La magie sans baguette s'était déjà précipitée à travers lui auparavant. C'était une lente agrégation de sa magie qui lui demandait ce qu'il voulait avant que quoi que ce soit n'arrive à l'extérieur. Harry avait été terrifié, au début, par la sensation de pouvoir au bout des doigts (et s'était effondré de peur dans les bras de Bleys avant de maîtriser les compétences nécessaires), mais maintenant il la trouvait apaisante. Familière, d'une certaine manière.

Harry ouvrit les yeux et les tourna vers le miroir. Une image se forma, le surprenant infiniment. Il avait réussi à utiliser un peu de Divination ! Il n'y avait vraiment aucune limite. Il regarda sa Tante Pétunia alors qu'elle était assise près de son lit d'hôpital. Son corps de seize ans lui manqua. Bleys refusait de lui permettre de grandir, agaçant l'adolescent qui adoptait un silence grognon commun à ceux de son âge. Il avait cependant gardé son esprit et l'utilisait pour énerver l'autre homme. « Tante Pétunia est là, Harry. Je ne vais pas te laisser traverser ça tout seul. » Harry la regarda alors qu'elle caressait ses cheveux et serait sa main. « Tante Pétunia est là, chéri. » Harry s'immobilisa et regarda son visage, essayant inconsciemment de pousser sa magie à changer de point de vue pour la voir elle à la place de son corps. « Je suis juste là. »

Harry ramena ses genoux contre sa poitrine et reposa son menton dessus. Sa tante avait l'air tellement différente de ce à quoi il était habitué. Etait-elle comme ça quand il dormait ? Quand il était petit ? Il ressentit une douleur dans la poitrine alors qu'il la regardait caresser ses cheveux. Vernon Dursley vint derrière elle. « Des changements ? » demanda-t-il.

« Aucun » répondit Pétunia. Vernon avait l'air gêné, mais il la tapota sur l'épaule dans une tentative pour la calmer. « Je suis si inquiète, Vernon. »

« Je sais, Pétunia. Tu as dit qu'il a traversé des choses avant. Je suis sûr qu'il surmontera ça. Ce serait bien lui de le faire. » Sa voix contenait juste une trace de mépris. Pétunia secoua la tête.

« Tu m'as promis d'essayer » lui dit Pétunia.

« J'essaie. Je ne comprends pas tout ces… » il fit un geste vague de la main « trucs et nonsenses. Je serai civil avec le garçon, si ça te rend heureuse. Je te le promets. Au moins, il est poli » dit Vernon en tapotant la jambe d'Harry. « J'aime ça chez lui. » Vernon dit ensuite à sa femme qu'il allait lui chercher quelque chose à boire.

« Il essaie, Harry, murmura Pétunia au garçon devant lui. Il m'a promis qu'il essaierait. » Elle semblait presque désespérée. « J'ai une surprise pour quand tu rentreras à la maison, mon chéri. Je pense que tu aimeras. Hermione m'a donné l'idée. Elle m'a dit que tu aimais voler sur ton balai. » Harry ne pouvait plus regarder. Il passa sa main sur la surface du miroir, dissipant l'image comme une image sur l'eau. Il entoura encore plus ses bras autour de ses jambes et enfouit son visage. Bleys avait interdit toute suppression de ses émotions, donc Harry était préparé à lui montrer à quel point il était émotif. Bleys se leva, souleva Harry de sa chaise et s'installa sur l'objet qui ressemblait à un canapé. Bleys disait que c'était un canapé, mais ça ne ressemblait à aucun canapé qu'Harry avait jamais vu.

« Qu'est-ce qui ne va pas, mon enfant ? » demanda-t-il alors qu'Harry entourait son cou de ses bras et se permit de pleurer sur sa poitrine. Harry secoua la tête et resta contre Bleys. Il se sentait en sécurité et c'était tout ce qui importait pour le moment. « Hum ? »

« Elle m'aime… » Harry prit une inspiration tremblante. « … m'aime vraiment. »

Bleys haussa les sourcils avant de bercer Harry contre sa poitrine. Il avait pu voir quelques souvenirs de Harry avant qu'il n'apparaisse. Quelques-uns l'avaient dérangé alors que d'autres l'avaient fait sourire. Ceux qui le rendaient le plus perplexes étaient ceux qui contenaient sa famille. Harry avait des sentiments mitigés au sujet du trio depuis qu'il était un petit enfant. Il y avait une soif d'acceptation et d'amour, un bouclier désespéré construit contre eux et une profonde inimitié de tout ce qui avait à voir avec eux. Bleys avait travaillé sur tout ce que ça voulait dire et commençait juste à y voir clair. Comment quelqu'un pouvait-il faire de telles choses à un garçon pour sa propre « protection » ? Bleys avait décidé que seuls ceux qui aimaient un enfant pouvaient faire quelque chose à ce point contre leur nature pour le garder en sécurité. Il devait se rappeler à lui-même que les Dursley mâles étaient allés un peu loin. Pétunia, cependant, était le mystère principal. Il caressa les cheveux d'Harry et acquiesça contre la tête du garçon. « C'est vrai » dit calmement Bleys en frottant le dos d'Harry.

« Elle ne me l'a jamais dit quand j'étais plus jeune » grommela Harry de sous la robe de Bleys. L'enchanteur se demanda comment il avait réussi à s'enfouir aussi bien. Il sortit le garçon et le replaça contre sa poitrine avant d'enrouler ses robes autour d'eux deux. Harry se détendit, buvant l'affection physique que l'homme lui donnait. Il se demanda si c'était ce qu'il ressentirait s'il avait un père. Est-ce que le sien l'aurait tenu de cette manière ? Bleys essuya les larmes du visage d'Harry.

« Je ne doute pas qu'elle t'ait aimé toute ta vie. Elle avait juste peur de ce qui arriverait si elle te montrait qu'elle t'aimait alors qu'elle savait que tu appartenais à un monde différent. C'est si dur de voir l'enfant que vous avez élevé partir dans un monde entièrement séparé du vôtre. » Harry acquiesça et redressa la tête. Bleys devait avoir une expérience ou deux similaire à celle de Pétunia. Il comprenait ça. Il avait lu tous les journaux de Pétunia et compris le raisonnement de sa tante, aussi étrange soit-il. Ca avait du sens. Il souhaitait juste que ça n'ait pas été nécessaire. Tant de choses avaient été gâchées. « Cependant, tu ne dois t'inquiéter ni du passé, ni du futur. Concentre-toi seulement sur le présent. Le passé t'a forgé, oui, mais il ne contrôle pas qui tu es maintenant. Le passé te contrôlera si tu le permets. » Harry se redressa et acquiesça. « Es-tu un peu plus calme, maintenant ? » Harry acquiesça à nouveau. « Bien. Va laver ton visage avant que le miroir ne commence à hurler. » Harry descendit du canapé et alla vers la table de toilette. Le miroir les harcelait tous les deux sur leurs looks, Harry plus que Bleys, et hurlait quand il pensait qu'Harry était particulièrement négligé.

Il versa de l'eau dans le basin et pensa à son passé. Vrai, il n'avait pas été très bon, mais il avait été mieux que ce qu'il aurait pu être. Il aurait pu grandir dans une famille sang-pur, comme les Malfoy. Il frissonna. Il était éternellement reconnaissant qu'aucun sorcier n'ait pu l'adopter. Il réalisait que les Dursley avaient seulement fait ce qu'ils pensaient être bien, qu'importe combien ils s'étaient vraiment fourvoyés dans son éducation.

Remus lui avait donné une liste de toutes les personnes qui avaient voulu l'adopter après la mort de ses parents. Presque toutes les familles sorcières qu'il connaissait, incluant quelques-unes dont il avait seulement entendu parler, mais n'avait jamais rencontrées, avaient rempli les papiers pour devenir son tuteur. Oui, même les Malfoy ou les Nott. Ca aurait été une enfance effrayante, qu'importe combien il aurait été bichonné et gâté, parce que c'est ce qu'il aurait reçu. Le monde magique l'aurait demandé. Il supposait qu'il valait mieux être un peu négligé que flatté sans fin. Il n'avait pas la grosse tête et n'était pas gâté. Il savait qu'il n'était pas meilleur que qui que ce soit et n'attendait pas de faveur de quelque sorte de par son statut de célébrité. Il n'utilisait pas sa célébrité à moins de le devoir et même là, il n'aimait pas le faire. Il était aussi normal qu'il pouvait l'espérer. Les Dursley avait eu raison, partiellement, dans la manière dont il l'avait élevé. Il aurait pu utiliser un peu de construction d'estime de soi, cependant. Le recul n'était pas utile.

Il finit de laver son visage et sortit récupérer le poisson qu'il avait attrapé plus tôt. Bleys avait promis du poisson pour le dîner ce soir, et vu qu'Harry 'l'usait jusqu'à la corde', il lui avait appris des moyens d'attraper du poisson. Avec de la magie, bien sûr. « Allume le feu » lui dit Bleys en acceptant le poisson de Harry. Celui-ci acquiesça et alla vers la cheminée. Il claqua des doigts et regarda les bûches s'allumer. Il pencha la tête sur le côté et sourit. C'était facile. Les flammes s'éteignirent soudain. « Je pensais t'avoir demandé d'allumer un feu ? » dit Bleys de la table où il préparait le poisson. Harry fronça les sourcils et claqua à nouveau des doigts. Les bûches s'allumèrent une fois de plus. Il commença à se détourner quand il entendit le feu s'éteindre. « Est-ce que le bois est mouillé ? » demanda innocemment Bleys. Harry étrécit les yeux et se retourna vers la cheminée. C'était un des jeux de Bleys. Il en était sûr. Il manquait quelque chose. Bleys essayait de démontrer quelque chose. Qu'est-ce que c'était ?

Harry regarda Bleys pendant quelques minutes alors qu'il bougeait des objets par magie pour couper le poisson ou les légumes. Un bol vint vers Bleys sans aucune apparence de geste de la main ou de mot. Crâneur. Faire des sorts sans mots, ou sans claquer des doigts ou sans baguette… OH ! C'était ce que Bleys voulait qu'il fasse ! Harry s'assit sur ses talons devant le feu et fixa les rondins. Il sentit ce sentiment à nouveau, alors que sa magie se rassemblait et demanda son intention. Il imagina les flammes à nouveau dans les bûches. Il fut surpris quand Bleys l'attrapa du sol et l'éloigna des flammes qui avaient menacé sa robe.

« Un peu trop de pouvoir, là, dit-il à Harry avec un sourire fier. C'était très bien pour un premier essai. Nous allons devoir entraîner ça. » Il mit Harry sur ses pieds une fois que les flammes furent redevenues normales.

« Je déteste être petit » grommela Harry à n'importe quelle force voulant écouter.

« Tu es si mignon comme ça ! » lui dit Bleys en ébouriffant ses cheveux… encore. Harry avait arrêté de souhaiter avoir du gel. Ca ne durerait pas avec Bleys dans les parages. « Va chercher le pain, veux-tu ? » demanda-t-il à Harry en retournant vers les légumes. Il prit une serviette et manœuvra le plateau de pain hors du petit four que Bleys avait construit. Il se brûla légèrement, suffisamment pour le faire sursauter, mais pas assez pour l'inquiéter. Il secoua sa main alors qu'il plaçait le pain sur la table, loin des légumes. « Merci, Harry. » Celui-ci acquiesça et regarda Bleys pendant quelques secondes. Un grattement à la porte fit sursauter Harry. « Pourrais-tu ouvrir la porte, s'il te plaît ? » demanda Bleys avec un petit sourire.

« Nous sommes dans mon esprit et il y a quelqu'un à la porte ? » demanda-t-il en se dirigeant vers celle-ci.

« J'ai amené quelques amis avec moi. Mon hibou, par exemple. Et… »

« Aah ! » cria Harry alors qu'un chien gigantesque bondit sur lui à la minute où la porte fut ouverte. L'animal commença immédiatement à lécher son visage et son cou, le chatouillant en même temps. « Au secours ! » cria Harry de sous le chien. « Il essaie de me manger ! » Harry était sûr que son appel à l'aide aurait été pris plus sérieusement s'il n'avait pas ri en même temps.

« Alden, couché. » Le nouvellement nommé Alden agita la queue et laissa Harry tranquille. Le garçon se rassit et essuya son visage alors qu'il poussait le chien à s'éloigner.

« Tu as oublié de mentionner que tu avais un chien » dit sèchement Harry. Bleys ne fit que sourire narquoisement. « Je suis là depuis une semaine et je ne l'avais pas vu. »

« Il disparaît si souvent que quelques fois j'oublie qu'il existe » expliqua Bleys alors que le chien commençait à tourner autour de lui. « Est-ce que tu t'es bien amusé à causer des dégâts ? » Le chien aboya une fois et remua la queue.

« Quel genre de chien est-ce ? » demanda Harry en regardant l'animal.

« Hum. Je ne suis pas sûr. Il est un mélange de tout, je pense. Il était l'avorton de la portée quand je l'ai reçu. On m'a conseillé de le noyer, mais ses yeux m'ont raconté une histoire différente. Il est un familier et un compagnon très agréable. » Alden aboya et agita sa queue.

« Vous êtes fous » marmonna Harry en aidant Bleys à préparer leur soupe pour le soir. La variété n'arrivait pas ici. Les repas se ressemblaient assez. De la soupe et des ragoûts avec du pain. Des fruits frais et des légumes bruts accompagnaient souvent le repas, et du lait apparaissait de quelque part (Harry était sûr que Bleys avait une vache stockée en secret) qu'il était forcé de boire… avec chaque repas. Le petit-déjeuner était habituellement simple. Harry dévorait un large morceau de fromage, un pain, une pomme ou une poire et une tasse de lait tous les matins selon les instructions de Bleys. Le déjeuner et le dîner avaient souvent le même type de nourriture, bien qu'Harry ait enseigné à Bleys les boulettes de viande. Il espérait qu'elles seraient incluses au menu bientôt. Harry devait encore voir de la viande de quelque sorte que ce soir ; il n'avait eu que du poisson. Il jura de ne plus jamais en manger une fois qu'il serait retourné dans son corps.

Bleys raconta des histoires pendant tout le dîner sur ses aventures ainsi que celles de plusieurs de ses élèves. Elles gardèrent Harry amusé pendant qu'ils mangeaient. Il posait souvent des questions sur Merlin, vu que tous les deux semblaient avoir des personnalités très semblables. Merlin n'avait rien voulu d'autre que d'être « juste Merlin » et Harry s'était battu pour ça depuis qu'il était entré dans le monde magique. Ca le terrifiait de voir les regards adorateurs des plus jeunes élèves quand ils arrivaient à Poudlard. C'était encore pire quand les mêmes regards apparaissaient sur le visage des adultes. Ca lui donnait envie de se cacher et de ne jamais sortir. Il sursauta quand il sentit quelque chose de froid toucher sa main. Il baissa les yeux quand il vit Alden à côté de sa chaise, agitant la queue. Que voulait le chien ?

« Il peut sentir ton humeur, tu sais, lui dit Bleys nonchalamment. A quoi pensais-tu ? »

« Aux sorciers. » C'était la vérité.

« Un certain groupe de sorciers, ou en général ? » Bleys arracha un morceau de pain et l'utilisa pour essuyer un peu de sauce. Harry étudia son propre bol. « Ne le réprime pas ! » ordonna sèchement Bleys. Cette habitude devait s'arrêter.

« Garde ton calme, lui dit Harry. J'y arrivais. » Bleys ne fit que hausser un sourcil. « Je pensais aux sorciers qui me regardent à cause de ce que ma mère a fait pour moi. »

« Ah, je vois. Et alors ? »

Harry haussa les épaules alors qu'il essayait de mettre en mots ses sentiments. « Ils pensent que je suis spécial pour ça. Je ne le suis pas. »

« Les gens voient ce qu'ils veulent voir » dit Bleys en tapotant la main d'Harry pour lui faire desserrer le poing. « C'est toi qui décide si tu leur permets de voir ça, ou si tu veux briser leurs illusions. » Bleys garda un œil sur Harry alors qu'il prenait une gorgée de sa coupe.

Harry mordit sa lèvre inférieure et repoussa ses cheveux. « Je sais. Le masque est très pratique parfois, expliqua Harry. C'est plus facile de les laisser voir ce qu'ils veulent voir, plutôt que d'essayer de leur faire changer d'avis. » Harry se rappela du masque dans ses rêves. Ca avait été une expérience déplaisante. Alden se frotta contre sa jambe, faisant que Harry se pencha pour le caresser derrière les oreilles.

« Oui, c'est facile. Je pense que Paul appellerait ça un personna. Un masque, qu'importe le langage que tu utilises. C'est un objet nécessaire pour la survie. Nous en avons tous. » Le bol et la tasse de Bleys disparurent. « La chose importante à se rappeler, quelque chose que tu as oublié, c'est où tu commences et où le masque s'arrête. » Bleys fixa les flammes et adressa un sourire dans la direction d'Harry. « Ne deviens pas le masque. Utilise le masque. Ce n'est pas dans l'autre sens. »

Harry acquiesça en repoussant son bol. Bleys y jeta un coup d'œil et secoua la tête. « Trois bouchées de plus, et finis ton pain et ton lait. »

« Je n'ai plus faim » dit calmement Harry.

« Juste le lait. Tu es en pleine croissance. » Harry eut un regard noir.

« C'est de ta faute, dit-il en prenant sa tasse. J'avais seize ans. »

« C'est toujours le cas. Il n'y a pas de raison de ne pas ajouter un peu à ta taille pendant que tu es là. »

Harry regarda son enseignant, complètement horrifié. « L'équipe des costumes va me tuer ! Je ne peux plus grandir ! »

Bleys gloussa devant sa détresse. « Tu as déjà réussi à grandir un peu. Un effet collatéral du rajeunissement, j'en ai peur. As-tu fini ? » Il prit la tasse d'Harry et l'inspecta. « Ah, bien. »

« Ils vont me tuer » dit Harry dans un murmure en fixant la table.

« Ceci du garçon qui a affronté et gagné contre Voldemort et gagné ? » demanda Bleys. Harry lui adressa un regard noir et lui lança un morceau de pain sur la tête.


Hermione se saisit vivement de son second Mini-messager et l'ouvrit. Il avait flashé une fois, indiquant qu'elle avait un nouveau message de Remus. Peut-être qu'il pourrait expliquer pourquoi Harry ne répondait pas…

Mi,

Harry est dans une sorte de coma magique. Il est en ce moment possédé par un livre que je pensais être un simple livre d'histoire. Severus Snape et Draco Malfoy sont là. On peut leur faire confiance. Ils sont tous les deux des PP maintenant. Je te préviendrai dès qu'il y aura du changement.

Lunard.

Hermione ferma le Messager et soupira. Il ne semblait pas qu'elle dormirait cette nuit. Elle ne s'inquiéterait qu'une fois que les lumières seraient éteintes. Elle alla dans un coin et s'installa à une table pour étudier. Elle pourrait aussi bien utiliser ce temps à son avantage. Elle pourrait s'avancer encore un peu dans ses études. Les PP prenaient beaucoup de son temps et elle n'avait aucune excuse si elle traînait derrière. Elle était à la moitié de son devoir de Potion quand elle entendit un bruit. Qu'est-ce que c'était ?

« Chut ! » vint une voix de l'escalier des filles. « Tu vas réveiller tout le monde. » Hermione décida que son coin était suffisamment caché et attendit pour voir qui c'était.

« Où nous réunissons-nous ce soir ? » murmura une autre voix.

« Serdaigle » répondit la première. Hermione reconnut la forme de Sophie Matthews.

« Oh » la seconde voix était celle de Sybill Vane, une autre Gryffondor de son année. Un garçon vint de son dortoir et bailla.

« Très bien, allons-y » dit Sophie alors qu'elle dirigeait ses deux camarades de classe vers le portrait. Hermione se leva et les suivit. Elle se lança un sort d'invisibilité et regarda alors que les premières années se dirigeaient vers la salle commune de Serdaigle. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Allaient-ils vraiment chez les Serdaigles ou était-ce un mot de code pour quelque chose d'autre ? Ils s'arrêtèrent à l'endroit approprié. « L'expérience donne la sagesse. » Ils allaient dans la salle commune ! La porte s'ouvrit pour eux. Hermione se tint, choquée, alors que les élèves entraient. Pourquoi des premières années se donneraient-ils les mots de passe des autres dortoirs ? Ils étaient gardés comme des secrets précieux.

Elle prit une décision et marcha vers l'entrée. « L'expérience donne la sagesse. » La porte s'ouvrit. Hermione entra et regarda autour d'elle. Ils y avaient des élèves de toutes les maisons et principalement des plus jeunes années. Elle leva le sort et tout le groupe devint silencieux quand ils réalisèrent qui elle était. « Je ne sais pas comment vous avez fait ça, ou pourquoi, mais je suis impressionnée » dit-elle au groupe. Tout le monde sembla se relaxer légèrement. Sophie se leva et lui fit signe. « Salut Sophie. »

« Tu m'as suivie, hein ? » demanda la jeune fille. Hermione ne fit que hausser un sourcil. « Je savais que j'aurais dû vérifier la présence de sorts de discrétion » se dit-elle à elle-même.

« Pourquoi vous réunissez-vous ? » demanda Hermione. Tout le monde se lança des coups d'œil.

« Nous sommes une société. Une société de comédiens. Nous devenons des personnages » expliqua Sophie.

« Un groupe de théâtre ? » demanda Hermione. Sophie plissa un œil et acquiesça légèrement.

« Quelque chose comme ça. Nous faisons ce qui est nécessaire. Jouer est un hobby. » Hermione lança un autre coup d'œil autour d'elle et réalisa quelque chose.

« Mon dieu, vous êtes organisés » dit-elle dans un souffle. Sophie gloussa un tout petit peu.

« Oui. Juste comme vous, Miss Chef PP. » Hermione pâlit et se tourna pour regarder pleinement Sophie.

« Pardon ? » demanda-t-elle. Beaucoup des enfants rirent, faisant qu'Hermione jeta un coup d'œil vers les couloirs où le reste des Serdaigles dormaient. Sophie suivit son regard et sourit.

« Les Lanceurs de sorts ont pris soin de ça. Dumbledore lui-même ne peut pas nous entendre. Nous savons pour ton groupe. Tu sais où est Harry Potter. Tu diriges aussi le journal. Nous avons tous une copie, au fait. » Plusieurs élèves levèrent un journal en l'air.

« Qu'est-ce que vous faites précisément, Sophie ? » demanda Hermione. Sophie fit un clin d'œil à un garçon de Serdaigle qui se leva et se présenta.

« Je suis Alan Wiggins. Nous nous entraînons. Les Protecteurs nous ont tous raconté des histoires en Défense Contre les Forces du Mal et nous voulons être préparés. Nous pouvons faire beaucoup de choses maintenant, mais nous n'avons pas beaucoup de guidage. La Société des Comédiens est notre couverture. Nous sommes vraiment un groupe comme les Protecteurs, sans quelques-unes de leurs attitudes. Nous ne pouvons pas laisser Vol… euh, le Seigneur des Ténèbres… »

« Dis son nom, l'interrompit Hermione. Il ne va pas apparaître et t'attraper. Voldemort ! » Hermione regarda autour d'elle et haussa les épaules. « Voldemort ! »

« Très bien. Voldemort. Nous ne pouvons pas laisser Voldemort gagner, continua Alan. Il ne mérite pas de gagner. » Des applaudissements éclatèrent de partout dans la salle. « Nous ferons tout ce qui est nécessaire. Nous sommes jeunes, mais nous sommes forts. Si nous avons besoin de nous battre, nous nous battrons. Si nous devons jouer les coursiers, nous le ferons. Nous ferons tout ce qui est nécessaire. Nous ne voulons juste pas être mis de côté quand notre assistance pourrait aider à sauver des vies. »

Hermione regarda les élèves assemblés. Ces enfants avaient réussi là où leurs aînés avaient échoué. Ils s'étaient vraiment unis pour une cause. Ils s'étaient unis contre Voldemort. Hermione avait l'impression qu'elle allait pleurer. « Je pense que je peux vous aider. Sophie, viens me voir à la première heure demain matin dans la salle commune. Avant le petit-déjeuner. » Hermione sourit et fit un signe de tête à tout le groupe. « Bonne réunion. » Elle fit demi-tour et les laissa seuls. Elle retourna à la tour de Gryffondor d'une humeur pensive. Les enfants de Poudlard s'étaient unis, non pas pour quelqu'un, mais contre quelqu'un. Elle ne pourrait pas être plus heureuse.


Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.