Bonsoir la Kru,

J'ai l'impression que c'est devenu habituel que je commence mes chapitres en m'excusant pour mon retard xD. Je suis désolée de vous avoir fait attendre une semaine de plus pour ce chapitre mais sincèrement je n'ai plus autant le temps d'écrire qu'avant... Elle était belle l'époque où je pouvais vous offrir un chapitre par semaine mdrr.

Il y a aussi de grandes chances que je vous fasse attendre 3 semaines aussi pour le 10, je suis en vacances le week-end prochain et je m'en vais à l'étranger pour 15 jours et je ne pense pas qu'il sera opé d'ici là. Mais... on n'est pas à l'abris de bonnes surprises!

Bon sinon, comme toujours un grand merci à vous! Pour être toujours là, pour prendre la peine de me donner vos avis et pour continuer de me motiver! Je suis désolée, je n'ai pas eu le temps de répondre aux reviews ce soir. Mais je pense que la publication était ce qui vous intéressez le plus ^^

Je n'en dis pas plus et vous laisse à la lecture de ce chapitre 9 en espérant un peu vous détendre avant (ou après selon quand vous le lisez ^^) les résultats de nos chers élections présidentielles xD

Rendez-vous en fin de chapitre pour le teaser du prochain!

Bisous!

LSAfor

PS: As usual, un grand merci à jenkus pour la correction du chapitre!


Chapitre 9:

Il était plus de 22 heures. Et malgré le fait qu'elle avait déjà passé toute la journée au travail, Lexa était encore loin d'avoir terminé ce qu'elle devait faire avant d'aller dormir.

Lorsque Clarke descendit les escaliers qui liaient leur chambre au bas de leur appartement, elle la trouva exactement dans la même position que lorsqu'elle l'avait laissée après le diner. C'est-à-dire dans le living-room, assise sur le canapé et tapant furieusement sur le clavier de son ordinateur posé sur la table basse face à elle. Elle était encore vêtue de sa tenue de la journée, les boutons du haut de sa chemise désormais ouverts, ses manches négligemment retroussées, ses lunettes perchées sur son nez, et arborait un air complètement concentré.

En somme, elle était tout ce que Clarke trouvait de plus sexy…

- Lex, viens au lit… soupira-t-elle finalement après quelques secondes.

Lexa se détacha de son écran en ouvrant la bouche pour lui répondre. Mais ses mots se retrouvèrent bloqués au fond de sa gorge au moment où ses yeux se posèrent sur sa petite-amie. Petite-amie qui n'était vêtue que d'une culotte et d'un débardeur. Son débardeur.

Elles étaient ensemble depuis près de deux mois, vivaient ensemble depuis presque autant de temps, et Lexa était toujours surprise de voir la puissance de l'attirance qu'elle pouvait ressentir pour Clarke. Chaque jour qui passait avec elle lui donnait l'impression de l'enliser un peu plus dans son amour pour elle et elle se demandait si un jour elle arriverait à s'y faire vraiment…

- Lexa? prononça Clarke.

La nommée secoua légèrement la tête pour retrouver ses esprits et remarqua que Clarke l'avait rejointe dans le living-room et la fixait d'un air concerné.

- Désolée, s'excusa-t-elle, mais il faut vraiment que je termine ce rapport ce soir…

- Ça ne peut pas attendre demain? Il est tard…

Lexa baissa les yeux vers l'écran de son ordinateur avant de les relever vers sa petite-amie et de hocher la tête de gauche à droite.

- Non. Mais je te promets que je n'en ai pas pour longtemps…

- D'accord, concéda Clarke. Je vais t'attendre alors.

Lexa acquiesça avant de se reconcentrer sur son ordinateur. Clarke se laissa tomber sur le canapé à côté d'elle et attrapa le téléphone de Lexa qui était posé sur la table basse pour s'occuper. Elle parcourut les différents réseaux sociaux qui s'y trouvaient mais se lassa très rapidement. Poussant un soupir, elle porta de nouveau son regard sur sa petite-amie qui continuait de taper sur son clavier et commença à parcourir de ses yeux chaque parcelle de son profil en se mordant la lèvre.

Elle avait l'impression qu'elle était en manque constant de Lexa. Surtout depuis leur retour de vacances et la reprise du travail pour cette dernière. Clarke était passée du fait de voir sa petite-amie constamment pendant quinze jours à être séparée d'elle toute la journée. Et vu qu'elle, elle était toujours en vacances, elle n'avait rien d'autre à faire de son temps qu'à penser à elle…

Décidant qu'elle en avait assez de patienter, elle reposa le téléphone sur la table et s'approcha tout doucement de Lexa jusqu'à se retrouver coller à elle.

- Tu bosses sur quoi? demanda-t-elle.

- Mes parents seront là demain et Titus veut absolument que je leur fasse un compte-rendu de mon dernier meeting avec un de nos gros clients…

Clarke huma distraitement, ne l'écoutant pas vraiment, puis se pencha jusqu'à sa nuque qu'elle frôla du bout des lèvres. Lexa se tendit immédiatement et sentit son cœur s'emballer.

- Clarke… prononça-t-elle doucement. Qu'est-ce que tu fais?

- Ce que je devrais être en train de faire si on était dans notre lit, répondit Clarke.

Elle fit remonter ses lèvres jusqu'à sa mâchoire qu'elle embrassa délicatement.

- Surtout ne t'arrête pas pour moi…

Un frisson parcourut le corps de Lexa qui ne put s'empêcher de fermer les yeux et de déglutir difficilement.

- Comment veux-tu que je continue avec toi qui m'embrasse comme ça?

Elle sentit un sourire se dessiner contre sa peau puis glisser jusqu'à son oreille.

- Fais une pause alors, chuchota Clarke.

Le corps de Lexa était déjà complètement éveillé et lui donnait l'impression de ne vibrer qu'au rythme de celui qui se collait de plus en plus à elle.

- Je – je ne peux pas… souffla Lexa malgré tout.

Mais Clarke savait très bien qu'elle était à deux doigts de craquer. Elle pouvait le sentir à la façon dont sa respiration se faisait de plus en plus saccadée, à la façon qu'elle avait de pencher inconsciemment la tête sur le côté pour lui donner plus d'accès à sa nuque… Donc, tout en continuant à faire parcourir sensuellement ses lèvres sur sa peau, Clarke porta une main sur le devant de sa chemise dont elle déboutonna quelques boutons pour pouvoir glisser ses doigts à l'intérieur et lui caresser le haut de l'abdomen. Elle sentit les muscles de Lexa se contracter, ce qui n'eut pour effet que d'accentuer son désir.

- Lex, j'ai envie de toi…

Elle ponctua ses mots en lui mordillant la nuque, ce qui amena Lexa à réagir enfin. Elle referma brutalement son ordinateur portable, posa ses lunettes dessus et, avant que Clarke ne puisse faire quoi que ce soit d'autre, se tourna pour lui faire face et l'embrassa à pleine bouche. Il ne fallut qu'une fraction de seconde à Clarke pour réaliser ce qu'il se passait et répondre avec autant de ferveur. Elle poussa un petit grognement en faisant remonter ses deux mains sur le visage de Lexa. Cette dernière manœuvra son corps de sorte à lui faire complètement face puis, sans rompre leur baiser, la fit s'allonger sur le canapé et vint se positionner entre ses jambes.

- Tu as gagné, tu as toute mon attention, déclara Lexa à bout de souffle en se redressant légèrement pour pouvoir la regarder.

Clarke, la poitrine s'élevant et s'abaissant au rythme de sa respiration haletante, esquissa un léger sourire séducteur avant de lui répondre:

- Bien, maintenant fais-moi l'amour…

Elle attrapa le col de sa chemise à moitié ouverte et l'attira dans un nouveau baiser avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit. Lexa laissa échapper un gémissement appréciatif contre sa bouche et fit remonter ses mains le long de ses jambes nues qui encerclaient désormais sa taille. Elle les glissa en dessous de son t-shirt jusqu'à atteindre sa poitrine et grogna de frustration lorsqu'elle sentit le soutien-gorge qui lui faisait barrage.

- Tu aurais pu l'enlever avant de descendre…

- Je n'allais pas non plus te faciliter la tâche, taquina Clarke dans un rire.

Lexa grommela de nouveau avant de retrouver le chemin de ses lèvres et de l'embrasser vélocement. Elle faufila la main qui se trouvait toujours sur sa poitrine en dessous du soutien-gorge et lui caressa son téton du bout du pouce. Clarke perdit immédiatement son sourire et laissa échapper un petit gémissement de plaisir en se cambrant contre elle.

Sa réaction encouragea Lexa à continuer. Elle pouvait sentir la chaleur entre les jambes de Clarke et n'avait qu'une envie c'était de la gouter. Elle quitta donc les lèvres de Clarke pour ramener les siennes jusqu'à sa nuque qu'elle mordilla avec une habileté presque tortueuse puis esquissa un geste pour descendre le long de son corps. Cependant, la sonnerie de son téléphone retentit à ce moment-là, l'amenant à redresser brusquement la tête.

- Laisse-le sonner… intima Clarke dans un râle en resserrant ses bras et ses jambes autour d'elle.

Lexa acquiesça avant de se pencher vers elle et de capturer ses lèvres avec fougue en tentant d'oublier son téléphone. La sonnerie finit par s'arrêter et elles se perdirent une nouvelle fois dans leur étreinte passionnée. Mais, seulement une fraction de seconde plus tard, le téléphone se remit à faire du bruit contre la table basse, signifiant qu'on essayait de nouveau de la joindre.

Clarke laissa échapper un grognement contestataire au moment où Lexa rompit le baiser et retira ses mains de sa poitrine pour pouvoir attraper son téléphone et voir qui l'appelait.

- C'est Titus, informa-t-elle en regardant l'écran. Il faut que je réponde…

- Quoi? Non! s'indigna Clarke.

- Je suis désolée, s'excusa Lexa en grimaçant. Mais je te promets que je fais vite…

Elle se redressa en position assise, mettant ainsi un peu plus de distance entre elles, et décrocha.

- Oui Titus, prononça-t-elle d'un ton dont l'agacement était palpable.

Clarke la regarda en poussant un profond soupir. Elle ne connaissait ce Titus que de vue et avait dû lui adresser en tout et pour tout, quatre mots en dix ans. Mais bon sang, ce qu'elle pouvait le détester! Il était presque 23h, n'avait-il pas de vie en dehors de son travail? N'avait-il aucune considération pour celle de Lexa? Lexa qui venait de la mettre dans un état second avec seulement quelques baisers et caresses…

- Non effectivement je ne pense pas que ce soit la meilleure stratégie à avoir, déclara Lexa d'une voix forte et autoritaire qui amena la gorge de Clarke à s'assécher brusquement.

Décidant qu'il était hors de question qu'elle laisse un vieux chauve coincé l'empêcher de s'envoyer en l'air, elle se redressa à son tour. Elle glissa ses mains à l'intérieur du col de la chemise de Lexa qui continuait de parler de façon animée au téléphone puis les fit redescendre pour la déboutonner entièrement. Lexa lui adressa un regard de mise en garde mais elle l'ignora et, lorsque la chemise se retrouva complètement ouverte, elle se redressa sur ses genoux et fit parcourir sa langue le long de ses clavicules jusqu'à sa nuque, provoquant un gémissement involontaire chez Lexa.

- Lexa? prononça la voix de Titus à son oreille. Tout va bien?

La nommée retrouva immédiatement ses esprits et se leva brusquement du canapé pour mettre de la distance entre Clarke et elle.

- Oui, oui – hum – tout va bien, je vous en prie continuez… assura-t-elle en dardant Clarke d'un regard noir.

Cette dernière lui adressa un grand sourire en réponse et ne se démonta pas du tout face à l'air faussement menaçant qu'elle arborait. Elle se redressa en position debout également et fit face à Lexa qui fronça des sourcils, se demandant ce qu'elle s'apprêtait à faire.

- La stratégie n'est pas notre priorité, poursuivit Titus. Il faut absolument que nous fassions les choses dans les temps pour –

Soudainement, sa voix se fit lointaine dans l'oreille de Lexa car Clarke venait de retirer son débardeur, dévoilant ainsi le soutien-gorge qui n'avait cessé de la titiller plus tôt. Puis, sans la quitter du regard, elle jeta le vêtement sur le canapé et commença à se reculer avant de faire volte-face et de se diriger vers les escaliers. Lexa suivit, complètement obnubilée, chacun des balancements de ses hanches.

Clarke ne s'arrêta que lorsqu'elle arriva au bas des marches. Elle se tourna de nouveau vers sa petite-amie qui ne l'avait pas quittée une seule seconde des yeux et lui adressa un petit sourire goguenard.

- Si tu n'es pas là dans deux minutes, lui dit-elle, je commence sans toi…

Sur ces mots, elle commença à monter les escaliers tout en dégrafant l'attache de son soutien-gorge. Lexa la regarda sans cligner des yeux jusqu'à ce qu'elle disparaisse complètement en haut des marches. Une fraction de seconde plus tard, quelque chose voltigea jusqu'au bas des escaliers et, lorsque Lexa reconnut le soutien-gorge de Clarke, elle sentit son corps tout entier s'enflammer.

- Lexa? appela la voix de Titus. Tu es toujours là?

- Je suis désolée, prononça-t-elle lentement sans quitter le sous-vêtement des yeux, mais je vais devoir y aller. On en reparle demain…

Il commença à contester mais elle ne l'écouta pas et raccrocha avant de se dépêcher de suivre Clarke.


Lexa poussa un soupir soulagé au moment où elle tapa les derniers mots de son compte-rendu. Il était plus de 13h et elle n'avait pas levé le pied une seule fois depuis qu'elle était arrivée à son bureau cinq heures plus tôt. Et la journée était loin d'être terminée…

Elle avait encore à survivre à une réunion de service, à une multitude de rendez-vous avec de potentiels gros clients et à exceller à un meeting qu'elle savait d'avance ennuyeux avec la Direction Comptable. Mais toutes ces taches n'étaient rien comparées au meeting qui l'attendait à la fin de la journée avec Titus, son oncle Gustus et ses parents. Ses parents qui étaient arrivés le matin-même.

Elle ne les avait pas encore vus mais avait pu sentir leur présence dès le moment où elle avait franchi les portes du bâtiment.

C'était toujours la même chose. Dès le moment où le Grand Patron était là, tout le monde était sous tension et se faisait le plus discret possible. Et lorsque Lexa voyait ça, elle comprenait parfaitement le surnom de Commandant qui était donné à son père.

Un bruit de coups contre la porte de son bureau la sortit de ses rêveries. Sans prendre la peine de lever les yeux de son écran, elle lança un « entrez » loin d'être enthousiaste. La porte s'ouvrit une fraction de seconde plus tard, amenant Lexa à ouvrir de grands yeux surpris lorsqu'elle vit apparaitre Clarke.

- Hey, salua cette dernière en refermant la porte.

- Hey, répondit Lexa en esquissant un grand sourire. Qu'est-ce que tu fais là? Je pensais que tu étais avec O…

- C'était le cas, assura Clarke en s'avançant vers elle. Mais elle a dû retourner au travail et je me suis dit que j'en profiterais pour t'apporter ton déjeuner…

Elle ponctua ses mots en agitant le petit sac en plastique qu'elle avait à la main avant de le poser sur le bureau et d'en faire le tour pour s'approcher un peu plus de Lexa. Cette dernière esquissa un nouveau sourire et fit tourner son fauteuil pour lui faire face.

- C'est adorable merci, remercia Lexa en l'attirant par la taille entre ses jambes, mais tu n'étais pas obligée…

- Vu la façon que tu as de négliger de te nourrir pour pouvoir t'occuper de tes précieux dossiers, je dirais que si, rétorqua Clarke en souriant.

Elle glissa ses mains dans les boucles brunes de Lexa et se pencha vers elle pour poser un léger baiser sur ses lèvres.

Lexa ferma les yeux et sentit le stress de sa matinée la quitter presque instantanément.

- Et maintenant que j'ai rempli mon devoir de petite-amie aimante et attentionnée, souffla Clarke contre ses lèvres, je vais te laisser…

Lexa ouvrit immédiatement les yeux à l'entente des mots et resserra son étreinte autour de sa taille lorsqu'elle la sentit s'éloigner.

- Tu pars déjà?

Elle ne put s'empêcher de se sentir légèrement déçue. Elle venait tout juste de retrouver une certaine sérénité et elle n'avait aucune envie de la perdre. Ce que Clarke sembla comprendre car elle laissa échapper un léger rire en voyant la moue dépitée qu'elle arborait et se pencha de nouveau vers elle pour l'embrasser.

- Tu travailles Lex…

- Et alors? rétorqua Lexa. Ça ne semblait pas te déranger hier…

Ce qui provoqua un nouveau rire chez Clarke.

- Hier, prononça-t-elle en lui caressant affectueusement les épaules, on était chez nous, il était tard et j'avais vraiment envie de toi...

Ses mots ne firent que conforter Lexa à continuer. Elle se redressa complètement de son siège et amena Clarke à s'appuyer contre le bureau derrière elle en resserrant un peu plus ses doigts autour de sa taille. Elle esquissa ensuite un petit sourire en coin et, tout en se collant un peu plus à elle, elle se pencha pour poser un baiser sur sa joue puis sur sa mâchoire avant de descendre ses lèvres jusqu'à sa nuque.

- Et maintenant, tu n'as pas envie de moi? murmura-t-elle.

- Lex… prononça Clarke sur un ton entre la mise-en-garde et l'encouragement.

- Réponds à ma question, intima doucement Lexa. Tu n'as pas envie de moi?

Elle enfonça délicatement ses dents dans sa peau, causant un petit gémissement de la part de la blonde.

- Tu sais très bien que j'ai toujours envie de toi, répondit Clarke en fermant les yeux. Mais là, on ne peut pas…

- On est dans mon bureau, on peut faire ce qu'on veut…

Malgré son désir qui se faisait de plus en plus grandissant, Clarke trouva tout de même la résolution de poser ses mains sur les épaules de Lexa et l'obligea à se reculer.

- Aussi tentante qu'est la proposition, déclara-t-elle avec un sourire, je n'ai aucune envie de prendre le risque qu'on se fasse surprendre…

Une moue boudeuse se dessina sur les lèvres de Lexa.

- Je peux avoir un dernier bisou au moins? demanda-t-elle. Question de me faire tenir le reste de la journée…

Clarke laissa échapper un rire, amusée par son attitude enfantine avant de se redresser pour l'embrasser. Elle posa un petit baiser sur ses lèvres avec une volonté évidente de garder l'étreinte soft. Mais Lexa chassa ses lèvres au moment où elle se recula et les captura vélocement entre les siennes, provoquant ainsi une décharge d'adrénaline en elle.

Clarke oublia donc toutes ses réticences, ferma les yeux et, alors qu'un gémissement guttural s'échappait de sa gorge, elle répondit au baiser avec autant de force. Les mains de Lexa retrouvèrent sa taille qu'elles serrèrent énergiquement avant de la plaquer un peu plus contre le bureau sur lequel elle était appuyée et commencer à s'aventurer sous son haut pour lui caresser le bas du dos.

Elles étaient tellement consumées par leur baiser qu'elles n'entendirent pas la porte s'ouvrir derrière elles…

- Alexandria, ton père et moi voudrions – bon sang!

L'entente des mots ramena brutalement Clarke à la réalité. D'un geste plein de panique, elle appuya sur la poitrine de Lexa pour l'éloigner d'elle et s'empressa de se redresser du bureau avant de voir, horrifiée, que les nouveaux arrivants n'étaient personne d'autre que les parents de sa petite-amie.

M. et Mme Woods se tenaient à l'embrasure de la porte et les fixaient d'un regard qui eut le don de lui glacer le sang.

De toutes les personnes qui auraient pu les interrompre, il fallait que ce soit les pires!

- Hum – bon–bonjour M. et Mme Woods, salua lamentablement Clarke d'un ton plein de malaise.

Mais le couple Woods l'ignora complètement et gardèrent leurs regards ancrés sur leur fille.

Clarke tenta à son tour un regard vers Lexa. Elle remarqua que son visage était désormais fermé et qu'elle fixait ses parents avec la même intensité que ces derniers à son égard.

C'était comme s'ils se livraient à une confrontation par le seul biais de leurs regards, causant ainsi un silence qui donna l'impression à Clarke de durer plusieurs éternités.

- Lorsque tu nous as dit que tu avais une matinée très occupée, nous ne pensions pas que tu parlais de ce genre d'occupation, finit par déclarer Mme Woods d'un ton amer, rompant ainsi le silence.

Chose que Clarke préférait finalement.

- Je ferais peut-être mieux d'y aller, déclara-t-elle.

Il s'agissait d'ailleurs plus d'une question que d'une affirmation et, même si elle ne la regardait pas, elle était directement adressée à Lexa.

S'il y avait bien une chose que Clarke était persuadée de ne pas être, c'était lâche. Elle savait se montrer courageuse quand c'était nécessaire et, même si les Woods la faisaient complètement flipper, elle était prête à les affronter s'il le fallait. Mais elle savait aussi qu'elle était la principale cause de la tension plus que palpable qui régnait actuellement dans le bureau et que la meilleure des choses à faire était de partir.

Ce qui s'avéra être partagé par Mme Woods car elle tourna la tête vers elle et la darda d'un regard perçant avant de répondre:

- Effectivement, Mlle Griffin, vous feriez mieux…

Clarke déglutit difficilement avant de se tourner vers Lexa qui continuait de serrer la mâchoire et attendit une réponse de sa part. Parce qu'il était hors de question qu'elle s'en aille si ce n'était pas ce qu'elle voulait.

Lexa sembla le comprendra car elle finit par porter son regard sur elle. Regard qui s'adoucit immédiatement lorsqu'il croisa celui de Clarke. Elle opina imperceptiblement et lui adressa un petit sourire rassurant.

- Je te retrouve ce soir, lui dit-elle doucement.

Puis, elle fit quelque chose qui prit Clarke complètement par surprise et l'amena à se figer sur place. Elle combla les quelques centimètres qui les séparaient, se pencha vers elle et posa un baiser sur sa joue.

- Ne t'inquiète pas, souffla Lexa contre sa peau. Ça va aller…

Les mots eurent le don de rassurer Clarke qui libéra une inspiration qu'elle n'avait même pas réalisé retenir. Elle tenta d'ignorer les regards meurtriers que lui adressaient M. et Mme Woods et leva les yeux pour se plonger de nouveau dans ceux de Lexa avant d'acquiescer et de se dépêcher de s'éloigner vers la porte du bureau.

- Bonne fin de journée, souhaita-t-elle maladroitement à l'adresse de M. et Mme Woods lorsqu'elle passa à côté d'eux.

Elle n'attendit pas de réponse et les dépassa. Arrivée à l'embrasure de la porte, elle s'arrêta et regarda de nouveau en direction de Lexa. Cette dernière ne l'avait pas quittée des yeux et lui adressa un nouveau petit sourire rassurant lorsqu'elle la vit hésiter de nouveau. Il n'en fallut pas plus à Clarke pour sortir et refermer la porte derrière elle.

Lexa perdit immédiatement son sourire et retrouva son stoïcisme habituel tandis qu'un nouveau silence plus que pesant s'installait.

Elle savait très bien que c'était la méthode de ses parents. Celle qui consistait à établir leur supériorité dans le rapport de force en amenant la partie adverse à craquer la première. Et elle avait envie de leur tenir tête, elle avait envie de leur montrer qu'elle ne s'écraserait pas face à eux. Mais elle venait de se faire surprendre dans une position compromettante avec sa petite-amie dans son bureau et si elle avait été n'importe quelle autre employée, elle savait que ses parents n'auraient pas hésité à la licencier sur le champ. Mais elle n'était pas n'importe qui, elle était le futur Commandant et donc, même si sa place était sûre, elle savait que ses parents et plus particulièrement son père étaient dans une colère noire.

Il fallait donc qu'elle tente d'apaiser les choses…

- Je suis désolée, s'excusa-t-elle en glissant une main nerveuse dans sa nuque, mais ce n'est pas ce que vous vous imaginez…

- Donc nous ne venons pas de te surprendre en train d'avoir un comportement complètement indécent? rétorqua sèchement M. Woods. Tu n'es pas en plein milieu de ton bureau dans une tenue complètement délabrée parce que tu ne sais pas contrôler tes pulsions face à une fille?

Lexa grimaça face à ses mots. Elle baissa les yeux vers sa tenue et remarqua, qu'en effet, plusieurs boutons de sa chemise étaient ouverts et que les pans étaient sortis de son pantalon. Mais au lieu de se sentir anxieuse ou gênée, elle ressentit une pointe d'agacement l'envahir.

- Ce n'est pas n'importe quelle fille, répondit-elle en réarrangeant sa tenue. C'est ma petite-amie. Et elle est juste venue m'apporter mon déjeuner car elle savait que je serais trop occupée pour prendre le temps de manger quoi que ce soit…

Elle espérait naïvement qu'en montrant à ses parents que Clarke s'occupait de leur fille, qu'elle était une petite-amie attentionnée et aimante, ils finiraient par l'accepter. Mais, comme à chaque fois, elle espérait bêtement car la seule chose que son père trouva à répondre, ce fut:

- Effectivement, tu as énormément de travail. Tu n'as pas de temps à perdre avec des distractions… Titus nous a même dit que tu lui avais raccroché au nez hier alors que vous discutiez de sujets très importants…

Lexa sentit une colère la gagner à l'entente des reproches. Elle perdit son masque d'apathie et adressa un regard noir à son père.

- Clarke est tout sauf une distraction! s'exclama-t-elle. Elle est la personne la plus importante de ma vie! Et il était plus de 23h lorsque Titus m'a appelée hier ! Et malgré tout, j'ai terminé tout ce qu'il m'avait demandé dans les temps!

Sa perte de contrôle surprit ses parents qui la fixèrent tout d'abord étonnés puis avec un regard qui montrait clairement leur agacement. Lexa prit une profonde inspiration pour tenter de se calmer et reprit la parole plus posément.

- Écoutez, je vois très bien que vous avez du mal à accepter ma relation avec Clarke, déclara-t-elle en glissant une main lasse sur son visage, et j'en suis vraiment désolée... Mais j'excelle dans mon travail, vous l'avez dit vous-même. Donc, tant que vous n'aurez rien à me reprocher au niveau de mon travail, je préférerais que vous restiez en dehors de ma vie personnelle…

Wow, elle avait vraiment prononcé ces mots à voix haute?

- Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, ajouta-t-elle, j'ai un meeting avec la Direction Comptable qui m'attend… Je vous retrouve ce soir pour la réunion…

Elle se dépêcha de terminer d'arranger sa chemise, attrapa son blazer sur le dossier de son fauteuil, releva le menton d'un geste défiant puis fit le tour de son bureau et s'avança vers la sortie de la pièce, s'attendant à ce que ses parents l'arrêtent à chacun de ses pas.

Mais ils ne firent rien.

Elle vit du coin de l'œil sa mère ouvrir la bouche pour dire quelque chose mais le Commandant l'arrêta en hochant la tête de gauche à droite, lui permettant ainsi de quitter la pièce sans avoir à ajouter quoi que ce soit. Elle arriva dans le couloir, se dépêcha d'enfiler sa veste et se dirigea vers l'ascenseur pour se rendre au service Comptable. Ce ne fut que lorsque les portes de la cabine se refermèrent devant elle et qu'elle commença à descendre les étages, qu'elle prit pleinement conscience de ce qu'il venait de se passer.

Elle avait rêvé de tenir tête à ses parents de nombreuses fois par le passé. Elle avait rêvé de les envoyer balader mais elle n'avait jamais osé. Jamais jusqu'à maintenant…

Les entendre parler de Clarke avec si peu de respect avait eu le don de la mettre hors d'elle. Elle arrivait très bien à gérer les critiques de ses parents, tant qu'elles ne concernaient qu'elle. Mais dès lors qu'ils touchaient à la personne qu'elle aimait, elle ne le supportait plus… Et elle savait qu'elle risquait d'avoir des ennuis, elle le réalisait parfaitement en se remémorant le regard déformé par la colère que son père lui avait adressé. Mais, là maintenant, elle s'en fichait complètement.

Elle laissa échapper un rire avant de laisser sa tête aller contre la paroi derrière elle et de fermer les yeux, légèrement soulagée. Ce fut la sonnerie de son téléphone qui lui fit redresser la tête. Elle l'attrapa à l'intérieur de sa veste et vit qu'elle venait de recevoir un message. De Clarke.

Et son cœur s'emballa comme à son habitude.

Je suis vraiment, vraiment, vraiment désolée! S'il te plait dis-moi que tu es encore vivante et que tu ne me déteste pas trop!

Elle laissa échapper un nouveau rire avant de répondre.

Je suis vivante et je ne te déteste pas trop…

Je pense que je peux vivre avec ça… Sérieusement, qu'est-ce qu'ils t'ont dit? Pas trop en colère?

Ils viennent de surprendre leur fille sur le point de se taper sa petite-amie… À ton avis?

Question bête, je l'admets…

Mais je te rappelle que tout ça, c'est de ta faute! Je t'avais prévenue qu'on allait se faire surprendre! Tu n'as aucun contrôle Woods!

Mais plus sérieusement Lex, tout va bien?

Un nouveau sourire se dessina sur les lèvres de Lexa qui garda son regard ancré sur son écran tandis que les différents messages apparaissaient dessus. Elle poussa un nouveau soupir, de bien-être cette fois-ci, tandis qu'elle fixait le dernier sms de Clarke.

Elle savait que c'était invraisemblable, surtout après ce qu'il venait de se passer. Mais oui, tout allait bien…


- Tu l'as réellement laissé partir sans rien dire? questionna Mme Woods à l'adresse de son mari.

Ils venaient de regagner le bureau du Commandant après l'altercation avec Lexa et elle était plus que décontenancée par l'attitude sereine que son mari adoptait alors que leur fille venait de se rebeller contre leur autorité.

- Que voulais-tu que je dise de plus? déclara le Commandant. Qu'importe ce que j'aurais pu ajouter, il était évident qu'elle n'avait aucune volonté de nous écouter…

- Donc tu as l'intention de ne rien faire? s'indigna légèrement Mme Woods. Tu vas la laisser croire qu'elle peut faire ce qu'elle veut?

- Je n'ai pas dit ça, répondit-il simplement.

Il fit le tour de son majestueux bureau et s'installa sur son fauteuil avant de lever de nouveau les yeux vers son épouse.

- Je dis juste que la fille Griffin semble avoir une véritable ascendance sur la nôtre et qu'en lui interdisant de la fréquenter, nous ne ferons qu'augmenter le risque de la voir nous désobéir…

Mme Woods réfléchit aux paroles puis finit par acquiescer, comprenant où son mari voulait en venir. En continuant de montrer ouvertement leur désaccord pour sa relation avec la fille Griffin, ils risquaient de ne faire qu'empirer la situation alors que pour l'instant leur fille n'avait rien fait de mal…

- Alexandria a raison, nous n'avons rien à lui reprocher, dit-elle après quelques secondes. Peut-être que nous nous inquiétons pour aucune raison… Après tout, cette Clarke a l'air d'être une fille très respectable…

Le Commandant tapota distraitement des doigts sur son bureau, tout en réfléchissant. Il finit par lever de nouveau son regard calculateur vers sa femme et hocha la tête de gauche à droite.

- Elle doit rester focalisée et avec la fille Griffin à ses côtés, ce ne sera jamais le cas… Elle a sa propre carrière, ses propres ambitions et elle les fera toujours passer avant celles de notre fille…

Mme Woods fronça des sourcils à l'entente des mots, légèrement confuse.

- Que comptes-tu faire alors? demanda-t-elle. Tu viens de le dire toi-même, nous ne l'amenons qu'à se braquer un peu plus à chaque fois que nous lui faisons part de notre avis…

- C'est pour cette raison qu'il faut que leur séparation vienne d'elles, répondit M. Woods.

- Comment? insista son épouse. Autant cela m'agace de l'admettre mais je ne pense pas qu'elles ont la moindre intention de se séparer…

Le Commandant ne répondit pas immédiatement. Il fixa longuement son épouse avant d'étirer ses lèvres dans un petit sourire en coin – un sourire froid et calculateur – et déclarer lentement:

- Sauf si nous leur donnons des raisons de le faire…


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Prochainement: Le premier jour d'internat de Clarke, Lexa qui galère un peu au travail, le Clexa qui tente de s'adapter à leur nouvelle situation et une surprise pour Lexa...