Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


Ce site n'autorise plus les auteurs à mettre les réponses aux reviews dans les chapitres, et vu comme on sait comme ils peuvent être pointilleux... Voila comment je vais faire :

- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)

- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


Harry se réveilla lentement et soupira de contentement. Il avait chaud, était détendu et complètement à l'aise. Il ne voulait plus jamais bouger. Il remonta un peu ses couvertures et se roula sur le côté, prêt à avoir une agréable grasse matinée et à ignorer le reste du monde pendant un moment. Bleys pourrait faire pendant un moment sans lui, pas vrai ? Vrai. Bleys était un adulte capable de prendre soin de lui-même. Harry se tourna à nouveau et se blottit dans une position confortable. Il s'immobilisa quand il remarqua quelque chose d'étrange. Il n'avait pas de pyjamas. Son cerveau gélifié le rattrapa et lui rappela quelques trucs. C'est vrai. Le massage. Cette pensée le fit s'arrêter. Que s'était-il passé ? Pourquoi aurait-il eu besoin d'un massage ? Bleys avait mentionné quelque chose sur le fait qu'il s'était blessé en tirant sur ses muscles. Quand avait-il fait ça ?

Harry sentit un peu de douleur se rassembler derrière ses yeux alors que des images filtraient. Il ferma les yeux contre la douleur et put voir les images plus clairement qu'avant, et ces images le dérangeaient. Voldemort. Voldemort avait été dans sa tête ! Ca n'avait pas de sens. Voldemort n'était pas capable d'entrer dans sa tête ici. Il en était sûr. Il s'assit, dérangeant Alden en même temps, qui ne fit que gémir un peu avant de se rendormir. Il regarda autour de lui et vit qu'il faisait nuit. Bleys avait couvert le feu et avait enlevé le chaudron du plan de cuisson. Une étrange odeur était dans l'air près de Harry. Qu'était-ce ? Il repoussa les couvertures à coups de pied et sortit du lit. Un petit conteneur en métal était sur la table de nuit à côté de son lit. De l'encens ? Harry n'avait jamais vraiment vu d'encens utilisé, à moins de compter l'encens dans la tour de Trelawney, mais la fumée apparaissait similaire. Ca sentait un peu sucré, mais aussi un peu épicé. Une forte inhalation fit un peu tourner la tête d'Harry. Il s'en éloigna et sortit des vêtements de la petite malle au pied de son lit.

Il s'habilla et alla dans la salle de bain. Il s'aspergea d'eau froide sur le visage et évita le miroir endormi. Il ne voulait pas qu'il lui crie de faire quelque chose avec ses cheveux. Il comprenait. Ses cheveux étaient perdus sans des produits coiffants lourds. Il n'avait pas besoin qu'on lui rappelle tous les jours ! Il était à la moitié de la pièce vers ses livres quand un autre petit lancement de douleur le fit tomber à genoux. Il cligna des yeux pour faire partir les étoiles qui y résidaient quand une nouvelle image apparut dans son esprit. Harry secoua la tête pour l'éclaircir, mais l'image continua. Voldemort baissant sa baguette, s'estompant pour être remplacé par un Bleys souriant. Quoi ? Harry lutta pour rester droit alors que l'image continuait à montrer Bleys approchant Harry (l'angle étrange disait à Harry qu'il était allongé sur le sol) et se baissant pour le soulever. « Tu as très bien fait, enfant éclair. Très bien. » L'image finit alors que les ténèbres s'étaient fermées sur les yeux d'Harry.

Harry revint à lui, toujours à genoux et des larmes coulant du coin de ses yeux. Il ne pouvait pas dire si elles étaient dues à la douleur dont il se souvenait ou à sa douleur mentale actuelle. Il entendait les mots de Bellatrix Lestrange la seule fois où il avait essayé un Impardonnable. Bleys n'avait pas seulement voulu lancer le sort… il avait voulu qu'Harry ressente la douleur. Harry se remit sur ses pieds et trébucha hors du cottage. Il devait s'en aller. Il avait besoin d'être loin. Il glissa sur les pierres pavées alors qu'il continuait vers la forêt. Il pourrait se cacher là. Bleys ne pouvait pas le trouver là. Harry leva les mains pour se protéger le visage alors qu'il plongeait dans les buissons qui avaient d'une manière ou d'une autre grandi en une nuit. Il poussa au travers jusqu'à ce qu'il se trouve dans une clairière assez loin du cottage pour réfléchir clairement.

Bleys avait été Voldemort. Il avait lance l'Impardonnable et avait voulu qu'Harry ressente la douleur. Pourquoi était-ce arrivé ? Pourquoi avait-il voulu lui faire du mal comme ça ? Il avait vraiment voulu qu'Harry ressente la douleur. Pourquoi ? Harry se laissa tomber au sol et ramena ses genoux contre sa poitrine. Il voulait Paul. Il enfouit son visage entre ses genoux et soupira alors que son esprit tournait avec ce qu'il avait appris. Il voulait Paul et sa tante. Elle hurlerait sur Bleys puis le ramènerait à la maison. Il pourrait se cacher dans sa chambre et oublier que le reste du monde existait. C'est tout ce qu'il voulait pour le moment. Oublier tout. Il n'avait aucune idée de combien de temps il resta là, essayant juste d'oublier. Il sursauta quand Alden déboula à travers les buissons et l'attaqua avec des léchouilles.

« Alden ! Pousse-toi ! » Harry repoussa le chien et se tortilla pour s'échapper de sous l'animal. « Chien fou ! » déclara sèchement Harry en se levant et se tournant pour faire face au chien. « Tu penses que tu es intelligent, n'est-ce pas ? » lui demanda-t-il. Alden ne fit que s'arrêter et secouer la queue. Harry leva les yeux au ciel. « Stupide chien. »

Des mains le saisirent par derrière. « Harry ! » s'exclama Bleys en tournant le garçon dans ses bras. « Pourquoi t'es-tu enfuit ? » interrogea-t-il en regardant Harry de haut en bas. Il avait pleuré, mais pourquoi ? Il n'eut que quelques secondes pour le regarder avant qu'Harry ne réagisse. Il le repoussa et se recula aussi loin que la petite clairière lui permette. « Harry, qu'est-ce qui ne va pas ? »

« C'était toi ! » mordit Harry. Bleys ferma brièvement les yeux avant de faire à nouveau face à Harry. « Tu l'as fait. » Bleys s'arrêta et réfléchit avant de s'approcher de son élève assez livide. Le garçon avait dormi presque une semaine et approchait maintenant l'âge de treize ans. Il ne pouvait plus le soulever s'il le voulait. Les émotions de l'enfant devenaient plus complexes alors que son corps et son esprit devenaient identiques. Les jours d'un Harry Potter de six ans lui manquaient. Il aurait prit le garçon dans ses bras et l'aurait laissé pleurer ses peurs avant d'expliquer ses actions. Et l'enfant aurait accepté son raisonnement et l'aurait laissé tranquille. A présent, ce ne serait pas si simple.

« Je pense t'avoir dit d'arrêter de réprimer tes émotions » dit Bleys en s'asseyant sur un rondin. Il fit signe à Harry de le rejoindre, mais il ne fut pas surpris de découvrir le garçon refuser. « Oui, je t'ai lancé ce sort. » Harry ne bougea pas mais Bleys put voir la colère monter dans ses yeux. « Tu avais besoin d'apprendre à le rejeter. »

« Tu ne pouvais pas penser à une autre méthode ? » demanda sèchement Harry alors qu'il s'éloignait de Bleys. « Ne pensais-tu pas que j'aurais accepté ça comme une leçon ? » Bleys s'arrêta et considéra Harry pendant un moment. C'était vrai. Harry aurait accepté ça comme une leçon, l'aurait peut-être même demandé s'il avait su qu'une telle capacité existait.

Bleys soupira alors qu'il repensait à la performance de Harry. Le garçon était passé au travers de ses propres pensées. Il avait été capable de rejeter à la fois le Doloris et l'Imperius. Le sort de mort, et bien, il pouvait déjà le faire. Il ne le savait juste pas encore. « Voldemort ne s'arrêtera pas pour te donner du temps pour te préparer. Je ne pouvais pas me permettre de le faire si tu devais apprendre cette compétence » raisonna Bleys avec Harry.

Harry fit un geste comme s'il voulait attaquer physiquement Bleys, avant de se détourner de lui et de prendre une profonde inspiration. « Je veux rentrer à la maison » murmura-t-il, incapable de rendre sa voix plus forte.

Bleys secoua la tête. « J'ai peur que tu ne sois pas encore prêt. » Bleys se leva et alla vers le garçon. Il mit ses mains sur ses épaules pour le diriger vers le cottage. Il fut surpris quand Harry bondit loin de lui et recula contre un arbre. Il jeta un regard au garçon et réalisa qu'il ne serait pas capable de lui enseigner quoi que ce soit tant que celui-ci ne lui ferait pas à nouveau confiance. « Je pensais que tu comprendrais pourquoi je l'ai fait » dit tristement Bleys. Peut-être qu'il s'était trompé sur certains traits de la personnalité de Harry.

Harry s'éloigna de lui et donna un coup de pied au rondin. « Pour mon propre bien, pas vrai ? » lui lança Harry avec un rictus méprisant. Cette situation avait dégénéré bien au-delà de la portée de Bleys. Il avait prévu d'être à côté du lit du garçon quand il se réveillerait. Il aurait dû dormir jusque tard dans la matinée. Bleys avait laissé de l'aide au sommeil brûler à côté du lit du garçon pour cette raison. « Devrais-je commencer à t'appeler Dumbledore ? » C'était une insulte grave, venant de Harry.

Bleys le regarda et soupira. Il devait encore essayer. « C'est mieux si tu as l'instinct sur la manière de combattre cette magie, plutôt que d'avoir une série d'étapes. »

Harry ne fit que secouer la tête et soupira. « Je veux rentrer à la maison » demanda-t-il encore.

« Ta magie n'est pas encore prête, refusa Bleys à la requête. Rentrons à la maison et nous en parlerons. » Il se tourna pour partir quand il fut stoppé par un mot d'Harry.

« Non. » Le garçon se tenait où il l'avait laissé, mais quelque chose avait changé en lui. « Je veux rentrer à la maison. Tu peux soit me renvoyer, ou alors je trouverai un moyen pour le faire moi-même. Il n'y a pas de limites, tu te souviens ? »

Bleys s'avança à nouveau vers Harry, une prière sur son visage. « Harry, s'il te plaît. Ecoute-moi juste. Tu es un danger pour toi et pour les autres aussi longtemps que ta magie reste non entraînée. »

« Non. » Harry ferma les yeux et refusa même de regarder Bleys. L'homme pouvait sentir qu'il essayait frénétiquement de trouver un moyen de rentrer. S'il savait comme c'était simple, Bleys ne le verrait plus jamais. Harry semblait préparer pour suivre toutes les menaces qu'il formulait.

« Tu n'es pas prêt. » Peut-être qu'il écouterait la raison. Ils savaient tous les deux qu'il n'était pas prêt.

« Ca ne m'a jamais arrêté auparavant. » Et bien, c'était vrai. Harry n'avait jamais été vraiment préparé pour ses nombreuses aventures. Il se demanda combien la chance avait joué dans la survie d'Harry et si le Destin ne jouait pas avec le garçon. « Renvoie-moi à la maison ou je trouverai un moyen de le faire moi-même. » Harry gardait le contrôle de ses émotions et faisait face à Bleys avec tout le calme qu'il parvenait à avoir devant Voldemort.

« Je pensais t'avoir dit d'arrêter de réprimer tes émotions. » Bleys avança sur Harry. De vieux instincts s'éveillèrent et Harry recula. Bleys s'arrêta, choqué. Le garçon avait peur de lui. Ca ne faisait pas parti du plan. Il ne voulait pas qu'Harry le craigne. Le garçon n'apprendrait rien de cette manière. Pas ça. Pas maintenant. Bleys regarda Harry et remarqua les larmes se formant au coin de ses yeux. L'enfant cachait bien sa peur, mais Bleys pouvait la voir dans sa position et sa magie. Celle-ci n'arrêtait pas de se manifester alors qu'Harry combattait sa peur. « Très bien, dit Bleys. Je vais te renvoyer chez toi. » Bleys se mit sur un genou et mit ses mains où Harry pouvait les voir. Harry était le plus grand de cette manière. « Je serai disponible, si tu as besoin de moi. Tu ne seras pas seul. » Harry s'était très légèrement détendu. « Viens ici. » Harry lutta contre lui-même pendant trente bonnes secondes. Bleys le laissa faire. Harry devait faire suffisamment confiance à Bleys pour que ça marche.

Harry avança devant Bleys et lui fit face comme pour dire « et maintenant ? » Bleys bougea plus vite qu'Harry ne put réagir. Il l'attrapa et mit une main sur son front. « Prend soin de toi, mon enfant » murmura-t-il. Harry lutta contre ses mains, mais rien ne protégea son esprit. Bleys envoya une légère pensée et les yeux d'Harry se fermèrent et son corps se détendit. Il disparut en s'endormant. Alden vint à côté de Bleys et gémit. « Tu ne sortiras pas non plus » dit Bleys au chien.


Harry ouvrit les yeux sur une pièce blanche. Son premier instinct lui indiqua qu'il était à Poudlard et il paniqua presque. Un léger bip arrêta ses pensées et lui dit qu'il était dans le monde Moldu. Il s'assit et regarda autour de lui. Il était à St. Jude. Il se détendit et se déconnecta des machines. Il grommela sur les Moldus et leurs machines pendant qu'il s'interrogeait sur l'aiguille d'intraveineuse dans son bras. Que diable se passait-il et pourquoi était-il là ? Il défit le scotch et sortit l'aiguille de son bras. Une boule de coton proche et la pression de plier son bras au coude arrêta le saignement. Il agita une main et un uniforme, avec les chaussures, apparut sur le lit à côté de lui. Il sauta du lit et attendit que ses pieds rattrapent son cerveau. Il avait besoin d'une douche.

Les portes de l'infirmerie s'ouvrirent brusquement juste après qu'Harry ait fermé la porte de la salle de bain derrière lui et qu'il ait commencé la douche. « Où est-il ? » demanda Pétunia alors que Snape et le médecin se précipitaient vers le lit.

« Que s'est-il passé ? » demanda Remus. Il fermait la marche avec Draco. Ils avaient tous les deux travaillé sur le devoir d'Astronomie de Draco pendant que Snape calmait Pétunia. Les histoires sur son neveu l'avaient bouleversée mais elle tenait bien le coup. Son mari n'avait pas été capable de rester. Vernon était parti pour le travail et avait dit à sa femme qu'il l'appellerait pour voir comment elle allait. Remus doutait qu'il se soit soucié même un peu du passé de Harry.

Snape regarda le lit et se retourna pour faire face au groupe. « Il n'est pas là » dit-il succinctement.

L'autre docteur fit un bruit sarcastique dans sa gorge. « Ca n'a pas de sens, dit le Docteur Lansky en regardant les machines. Il était pratiquement dans le coma. Les gens ne se lèvent juste pas et ne s'en vont pas après quelque chose comme ça » Un reniflement moqueur le fit s'arrêter et regarder l'autre médecin. Professeur Snake (NdT : serpent en anglais) ou quelque chose comme ça.

« Vous ne connaissez pas très bien votre patient. Tout est possible avec ce garçon » lui dit celui-ci.

Le Docteur Lansky souleva l'intraveineuse. « Il ne devrait pas être capable de juste se lever et marcher. Il devrait trébucher un peu au strict minimum. Nous l'aurions entendu. »

Snape leva les yeux au ciel et agita sa baguette pour calmer le docteur. « Allez informer les infirmiers, la sécurité, son thérapeute. Quoi que vous fassiez d'habitude. Nous allons regarder ici et nous déployer. Il n'a pas pu aller loin. » Le docteur Lansky se précipita pour faire comme Snape avait demandé. Snape se tourna vers le reste du groupe. « Potter, ou celui qui a pris Potter, n'a pas pu aller très loin. »

Pétunia se tint près du lit. « Vous pouvez tous vous défendre contre un sorcier. Je ne peux pas. Je resterai là au cas où Harry se cache quelque part dans cette pièce. » Elle fit signe à tout le monde de sortir et se retourna vers la pièce. Elle commença à regarder sous tous les lits et dans les placards, juste au cas où. Harry avait toujours semblé se cacher dans des endroits très petits. C'était comme ça qu'était venu son placard. Bébé, il avait refusé de dormir dans sa chambre et avait préféré à la place le placard sous l'escalier. Elle avait essayé de le convaincre de retourner dans sa chambre pendant plus de six mois jusqu'à ce que Vernon dise que ça lui passerait si on le laissait tranquille suffisamment longtemps. A présent, elle réalisait que quelque chose avait dû se passer entre Harry et Vernon qui avait renforcé ce qui avait été une lubie d'enfant. Elle devait encore découvrir ce qu'il s'était passé, mais elle avait suffisamment menacé Vernon ces dernières vingt-quatre heures pour s'assurer que quelque chose comme ça ne puisse plus jamais arriver.

Une porte s'ouvrant la fit se retourner. Harry sortit de la salle de bain, complètement vêtu et se séchant les cheveux avec une serviette. « Harry James Potter ! » dit Pétunia en avançant sur son neveu. Comment osait-il leur causer tout ce souci ! « As-tu une idée de combien nous avons tous été inquiets ? » Harry s'arrêta, choqué, et laissa tomber la serviette sur ses épaules, alors que sa tante se précipitait vers lui. De quoi parlait-elle ? « Nous sommes revenus et t'avons trouvé parti, Dieu seul sait où, et tu ne nous as pas fait savoir où tu étais. » Oh, donc c'était ça. Elle le ramena vers le lit en s'agitant et le poussa dans une position assise. « Tu n'étais que dans un coma magique pendant les sept dernières heures. Ne bouge pas de ce lit ! » ordonna-t-elle.

Harry regarda sa tante aller dans le couloir. Il n'allait pas désobéir. Elle l'avait terrifié. Elle avait parlé comme Molly Weasley. Harry reconnaissait le ton. C'était celui "comment oses-tu me faire peur, mais je suis si contente que tu ailles bien" et Harry l'avait entendu de Madame Weasley plus d'une fois. Il avait été dirigé sur Ron, principalement, et sur Ginny, mais il l'avait reçu une ou deux fois. Il n'avait jamais pensé qu'il entendrait sa tante utiliser ce ton sur lui. Il se souvint de ce qu'elle avait dit et ses yeux s'écarquillèrent. Elle avait dit « magie. » Elle revint avec plusieurs personnes sur les talons. Paul était en premier, suivi par Remus, Snape et Draco Malfoy, entre tous. Que diable s'était-il passé pendant qu'il dormait ?

« Ne bougez pas, Potter » ordonna Snape en sortant sa baguette. Harry se tendit, mais resta immobile. C'était Snape. Il n'avait pas encore révélé son secret à Dumbledore et on pouvait lui faire confiance. Ca ne voulait pas dire qu'Harry devait lui faire trop confiance. Snape sembla satisfait par ce qu'il vit et finit le sort. « Il est en parfaite santé, miraculeusement » commenta-t-il avec son esprit sec habituel. Et bien, à quoi est-ce qu'ils s'attendaient ?

« S'il vous plaît, est-ce que quelqu'un pourrait me dire ce qu'il se passe ? » demanda Harry, juste un peu perplexe.

« De quoi vous souvenez-vous ? » demanda Snape. Harry considéra la question. Est-ce que Snape savait pour Bleys, ou demandait-il sur ce qu'il s'était passé avant Bleys ?

« J'ai eu un cauchemar » répondit Harry. Quelque chose tiqua sur le visage de Snape, mais il ne dit rien. « C'était assez, ah, intense. C'est tout. » Harry haussa les épaules.

« Que Merlin nous aide, dit Snape pour lui-même en se pinçant l'arête du nez. Le garçon est possédé et il ne se souvient de rien. »

« Possédé ? » demanda Harry. Ok, donc il savait qu'il avait été avec Bleys pour ce qui pouvait être plusieurs heures, mais il n'avait pas été possédé, pas vrai ?

« Ca va, Harry, dit Paul en s'avançant. Tu es en bonne santé et c'est tout ce qui compte pour le moment. » Ce bon vieux Paul.

Harry acquiesça et remercia Paul, essayant de ranger suffisamment ses pensées pour les enfermer. Tout le groupe fut surpris quand le Dr Lansky revint. « Ah, il est là. » Harry avait vraiment oublié le médecin. « Tu m'as l'air juste bien. Quelle est la dernière chose dont tu te souviens, Evan ? » Le docteur avait le regard légèrement vitreux qu'Harry se souvenait avoir vu sur les Moldus à la Coupe du Monde. Trop de sorts d'oubliette ici. Harry bougea légèrement un doigt et sourit quand un peu plus de cohérence revint dans son regard.

« Je me sens bien, Dr Lansky. Je me souviens juste du cauchemar que j'ai eu. C'était intense. » Snape se déplaça vers l'arrière et eut un reniflement quand il entendit l'explication d'Harry. « Quand puis-je partir ? »

« Pas avant vingt quatre heures. Je veux garder un œil sur toi, juste au cas où » dit le Dr Lansky en regardant le dossier d'Harry. De simples observations remplissaient l'espace sur sa condition. « Je suppose que tu as faim ? »

« Quand m'avez-vous vu ne pas avoir faim ? » demanda Harry.

« Plusieurs fois, Evan. Plusieurs fois. Principalement quand tes nerfs sont mauvais, dit le Dr Lansky en allant vers son bureau. Je vais appeler et faire venir quelque chose. Pendant ce temps, je veux que tous les visiteurs qui ne sont pas de la famille de mon patient s'en aillent. Tu peux rester si tu veux, Paul. »

Snape s'approcha du lit et regarda Harry le long de son nez. « Je n'ai aucune idée de ce que vous avez fait, Potter » dit Snape une fois que le docteur était bien dans son bureau « mais je le découvrirai » promit-il à son élève.

« Je n'en doute pas, monsieur. Merci à tous pour votre aide » dit Harry en inclinant la tête dans une sorte de salut. Les yeux de Snape s'étrécirent, mais il ne fit que rendre le salut et sortir de la pièce dans un ample mouvement de robes.

« Est-ce que tu auras jamais une année normale ? » demanda Draco en se rapprochant de Harry.

« Ah, le furet bondissant a rejoint le côté de la Lumière. C'est bien. Nous ne torturons pas nos homme » dit Harry dans un sourire.

« Ta tête est toujours trop grande pour rentrer dans la pièce » rétorqua Draco avec autant d'animosité. Les deux garçons se regardèrent un moment avant d'exploser de rire. Il y eut une trêve tacite à ce moment là. Harry décida que lui et Hermione devraient initier Draco à Star Wars bientôt.

« Ravi de t'avoir à bord, mec » lui dit Harry en donnant une tape sur l'épaule de Draco. « Tu touches Hermione et tu auras à faire à moi » l'avertit-il. Draco ne fit que le regarder. Harry ne put garder sa contenance et gloussa. « En fait, c'est d'elle que tu devras te méfier. Elle a un sacré crochet droit. »

Draco leva les yeux au ciel. « Ne m'en parle pas. » Il commença à se détourner quand Harry l'attrapa. Celui-ci inclina le visage de Draco vers la lumière. « Pourquoi n'as-tu pas dit à Snape que ça faisait toujours mal ? » demanda Harry en passant le doigt sur la cicatrice qui courrait sur le côté droit du visage de Draco. Celui-ci s'éloigna du contact et leva une main sur sa cicatrice alors que ses yeux étaient écarquillés de choc.

« Draco ! » appela sèchement Snape de la porte. « Nous partons ! » Draco adressa un regard interrogateur à Harry qui ne fit que hausser les épaules. « Maintenant ! » Draco se dépêcha après Snape et disparut à travers la porte. « Vous tous, retournez où vous appartenez ! Il est réveillé et sera de retour parmi vous demain ! » Harry entendit Snape dire aux autres. Il pensa entendre Etincelle dire quelque chose à Snape mais il n'était pas sûr.

Remus rit pour lui-même quand il approcha de Harry. « Harry ? » Remus le regarda de haut en bas et ébouriffa ses cheveux. « Que s'est-il passé ? »

Harry se tourna et sourit à Remus. « Surprends-moi, répondit-il. Une minute, cauchemar. La suivante, je me réveille ici et mourant d'envie de prendre une douche. » Il haussa à nouveau les épaules, comme pour démontrer sa propre confusion.

« Est-ce que tu vas bien ? » demanda Remus.

Harry se regarda. « Dix orteils. Dix doigts. Les yeux sont toujours là. Le nez. » Harry s'arrêta et regarda derrière lui. « Ouaip. Tout est là. Je vais bien. »

« C'est bon à savoir. Tu laisseras quelqu'un savoir… »

« Si je commence à me sentir mal, oui, je promets. Je le jure, dit Harry en regardant Remus dans les yeux. Dans combien de temps est la pleine lune ? »

« Pas trop proche. De quoi as-tu besoin, Harry ? » Harry s'arrêta et regarda sa tante.

« Nous avons besoin d'une voiture. Tu ne peux pas prendre le taxi tout le temps, et j'aurai vraiment besoin d'un moyen de transport, particulièrement une fois que j'aurai mon permis » expliqua Harry.

« Nous en parlerons une fois que tu seras à la maison, lui dit Pétunia. Tu n'as pas besoin de t'inquiéter pour une voiture pour l'instant » lui expliqua-t-elle patiemment.

Harry fit une grimace et soupira. « Remus a toujours besoin d'une » expliqua patiemment Harry, comme si c'était évident. Ok, donc il avait l'air de bouder. Il était fatigué !

« Oui, et tu as besoin de te reposer. » Zut, comment avait-elle su ? Oh, c'est vrai. Elle l'avait élevé. « Merci d'être venu, Monsieur Lupin » dit Pétunia avec un sourire pour le loup-garou.

« Ce fut un plaisir. Je passerai plus tard cette semaine, Harry. Plus de truc effrayant, Ok ? »

« Ce n'est pas de ma faute » grommela Harry avec bonne humeur alors que Remus lui donnait une tape sur l'épaule et sortait. Paul le suivit vers la porte et dit à Harry qu'il viendrait vérifier qu'il allait bien plus tard, vu qu'il lui avait donné des papiers à faire supplémentaires. Harry ne fit que hausser les épaules et Paul quitta la pièce.

Harry se tourna pour regarder sa tante. Son expression était juste un peu intimidante. « Je t'ai entendu » lui dit Harry. Pétunia arrêta d'arranger les couvertures et le regarda. « Quand tu me parlais, pendant que je dormais, expliqua Harry plus avant. Je veux essayer d'être une famille. » Il lui jeta un coup d'œil comme pour juger de ses pensées. Il fut choqué de découvrir qu'elle pleurait.

Pétunia l'attira dans ses bras et le serra fort. « Je suis contente » murmura-t-elle. Les propres bras d'Harry s'enroulèrent autour d'elle et il ferma les yeux. C'était bien. Ils restèrent comme ça tous les deux jusqu'à ce qu'un infirmier entre, apportant un plateau qu'Harry était plus qu'heureux de manger.


Snape atteint la porte avec Draco seulement pour être stoppé par un vieil ami. « Hadrien ? Suis-moi s'il te plaît. » Snape fit signe à Draco avec sa tête et suivit l'homme dans les couloirs vers ce qui ne pouvait qu'être son bureau. Sensei leur fit signe de prendre un siège et commença à verser du thé dans des tasses.

Draco regarda les tasses et remarqua qu'il n'y avait pas d'anses du tout. C'était différent. Sensei en prit une et tendit l'autre à Draco. Sensei et Snape portèrent un toast avant de boire. « Salut, Papa. » Sensei redressa la tête pour regarder le garçon avec une serviette sur la tête. « J'ai réparé cet équipement… » Il laissa sa phrase en suspend après avoir baissé la serviette et remarqué que son père avait des invités. « Désolé. » Il commença à partir quand Sensei l'arrêta.

« Prends Drake avec toi. Il va s'ennuyer à écouter des adultes » dit Sensei avec un pétillement dans l'œil. Draco se tourna vers Snape en un appel pour lui permettre de rester. Snape eut un sourire narquois et fit signe à Draco de suivre Rick. Ca faisait du bien de le traiter comme l'enfant qu'il devrait être.

« Va t'amuser. Je viendrai te chercher quand il sera temps de partir. » Draco lui adressa un regard noir, mais se leva et quitta la pièce. « Je ne sais pas ce que je vais faire avec lui » dit Snape dans un soupir.

« Il grandit vite. » Snape regarda Sensei et acquiesça.

« Il a dû. Son ancienne famille lui demandait beaucoup » expliqua Snape.

Sensei eut un sourire narquois. « Comme la tienne te demandait. » Snape regarda Sensei, surpris et se demandant si Potter avait d'une manière ou d'une autre communiqué quelque chose à Sensei.

« Je ne sais pas ce que tu veux dire, Leonard » dit Snape d'un ton désinvolte.

« Deshi est différent comme tu es différent, expliqua-t-il. Il a ce pouvoir que tu as toujours eu. Il a aussi quelque chose d'autre, juste comme toi. » Sensei désigna d'un geste le bras gauche de Snape. Celui-ci déplaça sa veste pour couvrir son bras. « Toi et lui êtes des sorciers ? » Snape adressa à Leonard un regard qui lui disait tout, mais il se tut. « Ah, je vois. Je me suis demandé où tu allais pendant l'année scolaire. »

« Tu savais que j'allais en internat, dit Snape d'une voix ennuyée. Je n'ai jamais ressentis le besoin d'élaborer. » Snape tint sa tasse pour boire un peu plus et soupira. « Nous ne sommes pas autorisés à révéler notre monde à qui que soit. Même la famille a besoin d'une permission pour qu'on leur dise. »

« Je comprends, dit Leonard avec un petit sourire. Deshi a dit la même chose, pendant le Chemin de Traverse. » Snape regarda Leonard avec un sourcil haussé.

« Il te l'a dit ? » Ce pourrait être très mauvais. Si Potter avait révélé leur monde à qui que ce soit, même à quelqu'un d'aussi digne de confiance que Sensei…

« Je l'ai forcé. Je n'aime pas beaucoup les secrets, particulièrement quand cela concerne un élève. » Leonard prit un peu de son thé et regarda par la fenêtre. « Sa vie est en danger ? » Le commentaire de Sensei n'était pas une question.

« Depuis le jour de sa naissance. J'aurais pensé qu'il y serait habitué maintenant. »

« Oh, il l'est. Oublieux de la valeur de sa propre vie, à cause de ça. »

« J'ai remarqué ça. » Snape se pinça l'arrête du nez. « J'ai pensé, à un moment, qu'il n'avait aucune considération pour la vie des autres. A présent, je réalise qu'il n'est pas inquiet pour sa vie, mais celle des autres. » Snape secoua la tête. « Je suis fatigué de voir ce garçon inconscient. »

« Qu'est-ce que tu as à voir avec Deshi ? » Snape croisa les bras et considéra l'homme à côté de lui.

« Il est ton deshi, n'est-ce pas ? » dit Snape d'une voix distraite. Sensei se demanda ce que l'homme taciturne pensait. « C'est bien. »

« Hadrien. » Snape ferma les yeux et soupira.

« Ton deshi est l'un de mes élèves à l'école. Tu connais déjà son vrai nom et ce qu'il est et, par relation, ce que je suis » dit Snape en se déplaçant vers la fenêtre et regardant dehors. Il remit les rideaux et considéra combien dire à l'homme avec qui il s'était entraîné.

« Ton vrai nom n'est pas Hadrien ? » demanda Sensei en venant à côté de lui. « N'est-ce pas, frère ? » Snape eut un sourire ironique devant le vieux surnom et secoua la tête.

« Non, simplement un alias » confirma Snape en se tournant pour regarder Sensei dans les yeux.

« Beaucoup de visages, beaucoup de nom » l'excusa Sensei et il haussa les épaules. « Que t'est-il arrivé ? » Sensei lui adressa un regard en biais et sourit narquoisement. Snape lui retourna le regard et se tourna pour observer Draco. Lui et Rick parlaient dans le gymnase. Le sujet échappait à Snape, mais il devina que c'était quelque chose que tous les adolescents appréciaient. La voix de Sensei le tira de ses pensées. « Les garçons iront bien. Ton fils et le mien ensemble. Rien ne restera de l'école. » Sensei eut un sourire ironique que Snape partagea.

« Tu ne connais pas Draco » lui dit Snape.

« Malicieux, comme son père. » Sensei le poussa dans l'épaule. « Astucieux et malin avec un visage innocent au monde. » Snape s'arrêta et lança un regard noir à Sensei.

« Leonard, tu sais que tu étais la cause de beaucoup de nos 'aventures' » dit de haut Snape à son camarade.

« Oui. Oui, je l'étais. Notre pauvre Sensei. Hors de lui la plupart du temps de nos études. » Snape acquiesça.

« Il était surtout concerné par ce qu'il allait faire de toi. Il désespérait que tu apprennes jamais vraiment. »

« Et à présent, regarde-moi, dit Sensei avec une tristesse moqueuse. Un professeur et un père. Le vieil homme en mourrait de choc. » Sensei indiqua le chemin d'un signe du menton et Snape aligna son pas avec lui aussi facilement que quand ils étaient tous les deux des élèves. Ils quittèrent le bureau et entrèrent dans le couloir. « Donc mon frère a de la magie et protège les enfants, médita Sensei. Un choix intéressant. »

« J'ai mes vœux. » Sensei se tourna vers lui avec un visage surpris avant de sourire à nouveau.

« Comme moi, petit frère. Viens. Nous allons trouver quelque chose à manger, puis tu me parleras de tout ça. » Snape suivit Sensei en combattant les sentiments de nostalgie, alors que son vieux partenaire d'entraînement commençait à parler de ses propres élèves et de leur progrès.


Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.