Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


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- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


Harry se retourna dans son lit et ignora les bruits que faisait le docteur alors qu'il fermait l'infirmerie pour la nuit. Il n'était pas fatigué et se sentait bien. Il ne voyait pas pourquoi tout le monde pensait qu'il était si important de le garder à l'infirmerie ce soir ! Ok, il avait montré des symptômes assez différents qui laissaient toujours perplexe le médecin moldu, mais même Paul avait dit qu'il allait bien ! Personne ne croyait Harry quand c'était important. Harry souffla un peu et se frotta le visage avec une main.

Il s'assit et abandonna l'espoir de dormir. Harry supposa que son corps avait l'impression d'avoir assez dormi et n'en avait plus besoin. Et bien, Harry était d'accord ! Il se pencha par-dessus la barrière de son lit d'hôpital et attira son livre d'école depuis l'endroit où il était rangé. Si sa mémoire ne lui faisait pas défaut (et il espérait sincèrement que c'était le cas ; il avait été loin plusieurs semaines après tout), il devait avoir quelques affaires à dessins dans son sac. Dessiner était toujours bien pour combattre l'ennui quand on ne pouvait rien trouver d'autre à faire.

Il tailla un des crayons qu'Hermione lui avait donnés pour son anniversaire et ouvrit son cahier à une nouvelle page. Il détendit ses épaules et mit le crayon sur le papier, permettant à son esprit d'errer alors que sa main transformait des lignes en images. Bleys. Il se sentait étrange, de savoir que Bleys ne le réveillerait pas au matin, qu'il n'aurait pas de leçon. Bleys était parti. Il hésitait à dire qu'il lui manquait, mais c'était toujours étrange de savoir que Bleys n'était plus là. Il avait dit à tout le monde qu'il ne se souvenait pas de ce qui était arrivé pendant qu'il dormait, parce qu'il ne voulait pas être interrogé sans fin à propos du temps qu'il avait passé avec quelqu'un qu'il ne pouvait pas produire, et était encore moins sûr de ses sentiments envers l'homme.

Il se sentait partagé. Bleys avait été un grand mentor pour lui avant Le Sort. Harry eut un sourire ironique, quand il réalisa qu'il utilisait des lettres majuscules pour se référer à l'évènement dans sa propre tête. Bleys avait été génial avant Le Sort. Il avait été patient, compréhensif et tolérant. Il avait expliqué les choses juste assez pour permettre à Harry d'apprendre quelque chose par lui-même, mais avait également laissé assez de place pour que les questions et les réponses ne le fassent pas se sentir lent autour de son professeur. Sa manière d'enseigner différait grandement de l'enseignement de Poudlard. Les professeurs, là-bas, expliquaient tout en étapes, puis aidaient tous les élèves qui avaient du mal à suivre ces étapes. Bleys ne s'était même pas embêté d'explications. Il avait juste dit à Harry le but final et l'y avait laissé, horriblement frustré, et pourtant engagé dans son travail. Quand Harry accomplissait sa tâche, il ressentait une satisfaction immense, plus riche que n'importe quel triomphe que Poudlard ne pourrait jamais inspirer. Même Voldemort avait expliqué les choses par étapes ! Bleys avait tapé dans une capacité innée d'Harry et l'avait élevée avec une main si subtile qu'Harry n'en était conscient que maintenant.

Il y avait d'autres choses qu'Harry avait aimées à propos de Bleys, mais ces sentiments étaient plus durs à mettre en ordre que les autres. Bleys avait tenu à lui et avait pris soin de lui, comme personne d'autre dans sa vie. Il n'était pas exactement sûr de ce qu'était un père et il hésitait à nommer leur relation comme celle d'un père et d'un fils. Il dirait que c'était très proche d'une telle relation. Bleys était protecteur et prévenant, mais il avait aussi enseigné un peu de résistance dans certains domaines dans lesquels il n'en avait pas eu auparavant. Harry savait qu'il était plus indépendant que d'autres de son âge, ce qui lui faisait penser qu'un peu de négligence était mieux que toutes les cajoleries du monde, mais Bleys l'avait influencé d'une manière que personne d'autres n'avait réussie. Il était… plus calme ? Ce n'était pas le bon mot. Plus réfléchi, peut-être ? Il réfléchissait aux choses à présent, et regardait tout sous différents angles avant de faire ses choix. Il n'était pas sûr du mot qu'il cherchait. Il avait les compétences et il savait ce qu'il faisait. Il ne pouvait pas le décrire. Il tourna la page du cottage de Bleys (il n'avait aucune idée de quelle façon ce sujet était apparu sur sa feuille) et commença un autre dessin.

Il avait entendu tout le monde entrer dans l'infirmerie pendant qu'il s'habillait. Il avait utilisé la magie sans baguette pour faire venir son Mini-Messager et avait demandé à Hermione tout ce qu'il avait besoin de savoir. Il avait été surpris de découvrir qu'Hermione sache qu'il était dans une sorte de « coma » et l'avait remerciée pour son inquiétude. La magie sans baguette remit le livre où il était supposé être après qu'il ait fini de parler avec Hermione. Les messages de cette dernière lui avaient dit tout ce qu'il avait besoin de savoir. Draco Malfoy et Severus Snape avaient disparu du château après une note hâtive déclarant que Draco avait des « affaires familiales » qui requéraient son attention. Snape l'avait accompagné en tant que mentor et conseiller et aucun des deux n'était revenu. Harry lui avait dit qu'ils étaient tous les deux dans son école et qu'il se demandait s'il pouvait faire confiance à Draco. Snape oui. L'homme avait déjà prouvé ses capacités. Draco était une inconnue et Harry ne savait pas s'il devait se révéler à lui. Hermione avait rassuré Harry en lui disant que Draco était un membre des PP et qu'il était plus que probable qu'il garde les secrets d'Harry, juste pour voir comment il allait réagir à la présence du Serpentard. Elle lui avait également dit que Draco était plus réservé cette année et à quoi s'attendre quand il lui parlerait. Elle l'avait averti que le Serpentard insistait sur le fait que Harry Potter ne pouvait pas avoir une année normale. C'était « hors de sa portée » et Harry était d'accord avec lui. Il devait encore avoir une année normale à Poudlard.

Il s'était trouvé surpris quand le premier commentaire de Draco fut quelque chose sur Harry ayant une année normale. Harry avait répondu en plaisantant avec le commentaire d'Hermione sur le furet sautant rejoignant le côté de la Lumière. Quelque chose s'était passée entre eux deux, à ce moment là, qui leur avait dit qu'ils étaient, sinon amis, alliés. Harry aimait le sentiment d'avoir un tel allié et se demanda ce que savait Draco sur les choses qui se passaient à Poudlard. Il avait, après tout, accès à des endroits où Hermione ne pouvait pas aller. Il entendrait et verrait les choses différemment d'un Gryffondor. La main d'Harry s'arrêta quand il réalisa qu'il dessinait la personne de ses pensées. Le visage de Draco Malfoy le fixait depuis le papier. La cicatrice était proéminente et avait l'air douloureuse. Harry avait vu ça la première seconde où il avait regardé l'autre garçon. Personne d'autre, semblait-il, n'avait vu les fines rides dénotant la douleur autour de sa bouche et de ses yeux. Tout ce qu'Harry avait à faire était de regarder la cicatrice pour dire que ce n'était pas une cicatrice ordinaire et qu'elle continuait à faire mal à Draco dès qu'il bougeait la tête sur le côté et bougeait la bouche pour parler. Quelqu'un l'avait maudite pour qu'elle cause de la douleur et Draco ressentait cette douleur.

Un simple vœu pour que sa magie termine le sort et un contact physique avaient défait le maléfice et n'avaient laissé que du tissu cicatriciel derrière. Harry avait espéré être tellement discret que personne ne l'entendrait, mais Draco avait entendu le commentaire murmuré et, pire, avait senti Harry faire travailler sa magie. Il apparaissait que personne n'avait entendu la vérité de Draco. Personne ne lui avait demandé ce qu'il avait fait. Il n'était pas enclin à éclairer qui que ce soit, même s'ils demandaient.

Il avait joué la « confusion » quand les adultes lui avaient demandé ce qu'il lui était arrivé. Il ne voulait pas que tout le monde sache tout, tout de suite. Il le dirait à Paul, bien sûr, et à Remus après un moment, une fois que les deux hommes auraient de la distance par rapport à leurs propres sentiments d'inquiétude (Harry l'avait vu, même si ce n'était pas le cas des autres). Il n'était pas sûr de devoir le dire ou non à sa tante. Elle semblait plus tolérante (elle avait dit le mot MAGIE) et inquiète à son sujet. Tante Pétunia lui avait montré un côté différent, quand Harry l'avait regardée à travers la divination, et il l'avait fait plus d'une fois, juste pour la voir. Il aimait voir la manière dont elle le regardait quand il dormait. C'était presque le même air qu'elle arborait quand Dudley était malade. Inquiet et concerné, mais également très aimant. Harry ferma les yeux contre le souvenir et combattit ses sentiments sur le sujet. Il n'était pas prêt à aborder le sujet ! Il pourrait s'inquiéter de ça une fois que Voldemort aurait disparu. Il fut surpris quand la porte de l'infirmerie s'ouvrit et que trois visages familiers passèrent la tête par la porte.

« Par là ! » murmura-t-il à Etincelle, Insecte et Chef. Les trois têtes se tournèrent dans un bel ensemble et Etincelle laissa les deux autres derrière, alors qu'il avançait vers le lit d'Harry. « Qu'est-ce que vous faites là ? » murmura celui-ci à ses trois visiteurs.

« Nous sommes venus te voir » dit Insecte, bien que ce soit assez évident. « Aucun des professeurs, infirmiers ou docteurs ne disaient rien quand nous demandions de tes nouvelles. » Il sortit le dossier d'Harry de sa pochette et commença à le feuilleter.

« Que s'est-il passé, Evan ? » demanda Etincelle.

« Je ne suis pas sûr. Une minute, j'ai un cauchemar. La suivante, et bien, je me réveille ici sous les 'tendres soins' du Docteur Lansky. » Harry haussa les épaules, remit son cahier à dessins dans son sac et le laissa tomber par terre. « Grimpe ici » dit-il au garçon maigre comme un fil de fer à côté de lui. « Le docteur Lansky me blâmera probablement si tu tombes malade, Etincelle. »

« Hum, nous sommes tous malades ! » expliqua Etincelle en grimpant au bout du lit d'Harry. « C'est pour ça que nous sommes là ! » Les quatre garçons partagèrent un sourire et Chef se détendit suffisamment pour s'asseoir dans la chaise à côté du lit d'Harry. Harry releva la tête de son lit un peu plus pour lui permettre de se redresser, plutôt que de la baisser, ramena ses pieds vers lui.

« Comment tu manges ? » demanda-t-il à Etincelle en lui lançant un oreiller.

« Ca va. » Etincelle haussa les épaules. « Je mange quelque chose à chaque repas. Je n'aime pas manger, mais je le fais. »

« C'est génial, Etincelle, lui dit Harry. Manger est important. » Harry poussa une couverture supplémentaire vers Etincelle et son ami l'accepta avec un sourire. Etincelle, puisqu'il était si maigre, avait toujours froid, qu'importent les vêtements qu'il portait. Il portait même un sweat-shirt pendant les mois d'été !

« Est-ce que tu peux lire ça ? » La voix de Chef cassa le fil des pensées d'Harry et il releva la tête à temps pour voir Insecte acquiescer alors qu'il feuilletait le reste du dossier.

« Hum. Oui, je peux » répondit Insecte d'un air absent en réponse à la question de Chef. « Je ne vous l'ai jamais dit, les gars, n'est-ce pas ? » demanda-t-il en tournant les pages. « Une partie de la raison pour laquelle je suis là est que tout le monde dans mon école me haïssait. Je suis en quelque sorte doué, ou quelque chose. Les gens n'aiment pas ceux qui sont différents » dit Insecte en jaugeant la réaction de ses amis. Etincelle sourit et haussa les épaules, pendant que Chef donnait un lent signe de tête. Harry grommela qu'il comprenait certainement ce que c'était d'être différent.

« Les gens sont des animaux stupides et dangereux, dit Etincelle dans un murmure. Nous devons nous cacher d'eux. » Les quatre garçons échangèrent des regards avant d'éclater de rires contenus. Ils ne voulaient pas se faire prendre par le médecin.

« Donc, Evan » Harry regarda ses trois amis « pourquoi as-tu des cauchemars tellement violents qu'ils t'envoient à l'infirmerie ? » demanda Insecte. Etincelle acquiesça, alors que les yeux de Chef dirent à Harry qu'il était aussi intéressé. Harry pensa à ses nouvelles amitiés avec ces garçons et se demanda combien il pourrait leur dire.

« C'est difficile à expliquer » commença-t-il. Etincelle se rapprocha d'Harry pour donner de la place sur le lit à Chef et Insecte. « Mes parents sont morts quand j'étais très petit et je me souviens en quelque sorte comment c'est arrivé. Celui qui les a tués est présumé mort, mais il ne l'est pas. Il est après moi maintenant. » Il s'arrêta et se demanda jusqu'où il devait expliquer. Ses amis semblaient assez bien le prendre.

« Pourquoi a-t-il tué tes parents ? » demanda Chef.

« Il est un terroriste, mais pas vraiment, essaya d'expliquer Harry. Il pense que certaines personnes sont meilleures que les autres. Il a commencé à tuer des gens qui ne correspondaient pas vraiment à son profil de ce que devrait être une personne et mes parents ont essayé de l'arrêter. Ils étaient tous les deux des officiers de police. » Harry supposa qu'un petit mensonge pour leur permettre de comprendre la situation ne leur ferait pas trop de mal.

« Hitler, dit Insecte d'une voix triste. Hitler a fait la même chose pendant la seconde guerre mondiale. » Harry acquiesça. Il se souvenait avoir étudié la guerre juste la semaine dernière en classe d'histoire (sans mention de Grindelwald).

« Il est comme ça, alors. Il a quelques partisans, mais heureusement pas beaucoup. Pas assez pour m'atteindre où que j'aille. D'habitude, je vais dans le même internat où mes parents sont tous les deux allés, et c'est comme ça qu'il m'a trouvé. Il m'a presque tué plusieurs fois. »

« Combien de fois ? » demanda Insecte.

« Les vraies tentatives ou les fois où je l'ai vu et où il m'a vue ? » demanda Harry d'une voix calme.

« Les tentatives ? » Insecte ne semblait pas sûr. Harry acquiesça et compta mentalement.

« Je dirais cinq fois dont je suis au courant, dit Harry à ses amis. Peut-être six, mais je ne suis pas vraiment sûr pour ce dernier. » Il haussa les épaules. Une question murmurée par Chef fit s'arrêter Harry.

« Pourquoi ? » C'était une bonne question et, en fait, une question qu'Harry aimerait voir répondue. Pourquoi Voldemort essayait-il de le tuer ? Qu'y avait-il de si important à propos d'une prophétie et des évènements d'après ? Donc, Harry avait quelque grande chance et avait réussi à échapper à Voldemort plusieurs fois. Pourquoi continuerait-il à chasser Harry maintenant ?

« Je… ne sais pas, admit Harry. Il a essayé de me tuer quand j'étais un bébé et m'a donné ça. » Harry fit un geste vers la cicatrice. « J'ai réussi à survivre et il a disparu pendant un moment. Il essaie toujours de me tuer, même si je ne suis pas une telle menace. Je le laisserais tranquille s'il me laissait tranquille, mais je ne pense pas qu'il accepterait ça. Je pense qu'il est un peu fou. » Bel euphémisme là, Harry. Brillant.

« Pas étonnant que tu ais des cauchemars ! siffla Etincelle. Quelqu'un essaie de te tuer. » Il secoua la tête et soupira. « Donc c'est pour ça que tu as deux noms différents. » Harry redressa vivement la tête.

« Comment tu sais ça ? » demanda-t-il. Si Etincelle était magique et avait trompé Harry tout ce temps…

« J'ai entendu Paul parler à un gars portant des vêtements noirs au milieu de la nuit. J'allais boire quelque chose aux cuisines et ils sont passés à côté de moi. » Il enroula la couverture autour de ses épaules et regarda le visage d'Insecte. « Quoi ? Je suis autorisé à aller dans les cuisines quand je veux ! »

« Je pense que je viens juste de trouver mon nouveau meilleur ami » dit Insecte avec une lueur avare dans les yeux. Insecte était en plein pic de croissance et avait constamment faim. « Combien de glace peux-tu porter ? »

« Quel est ton vrai nom ? » demanda Chef, arrêtant l'intérêt d'Insecte dans l'accès illimité aux cuisines d'Etincelle.

« Vous ne pouvez pas l'utiliser ni le dire à qui que ce soit, les avertit Harry. Vous devez promettre que vous ne le ferez pas. Il ne peut pas me trouver. Il n'y a pas de protection ici en dehors de mon anonymat. Vous jurez tous ? » Les trois garçons acquiescèrent. « Ok. Mon vrai nom est Harry Potter. »

« Je préfère Evan, lui dit Etincelle. Je serai content de continuer à l'utiliser. »

« Ca va, Etincelle. » Harry adressa un sourire à son étrange jeune ami. « Ne le dis juste à personne. » Etincelle donna sa promesse solennelle que personne ne trouverait son ami s'il pouvait l'empêcher. Harry se rappuya contre les oreillers et sourit. Il avait des amis ici, des amis qui se fichaient qu'il cache tant de choses d'eux. Ils acceptaient juste qu'il avait des raisons et comprenaient qu'il leur en dirait plus quand le temps viendrait. Il aimait ça. Personne n'avait explosé, personne n'avait demandé qu'il leur dise et personne ne pensait moins de lui pour avoir gardé des secrets. Une petite voix insidieuse au fond de son esprit dit pas comme Ron ; il ignora la voix et accepta l'idée d'une partie de cartes.


« Dépêche-toi, Draco. Nous avons été absents assez longtemps. » Draco se précipita après lui et le long du chemin vers le château. Severus savait que Dumbledore voudrait savoir où ils avaient tous les deux été pendant aussi longtemps et il n'avait pas de réponse de prête. Son cerveau invoqua et écarta autant de possibilités qu'il y avait de goûts de dragées de Bertie Crochue, toutes plus improbables que la précédente. Que diable allait-il dire à Dumbledore ?

« Ah, Severus. Te voilà. » Dumbledore les rencontra, lui et Draco, aux portes principales avec un sourire gentil sur le visage. « Si tu veux venir dans mon bureau… »

Draco s'éloigna de Snape et remonta son sac à dos. « Merci de m'avoir aidé à régler ça, Professeur. Je suis votre débiteur. » Avec ces mots, Draco se tourna et s'éloigna rapidement.

« Draco ? » appela Dumbledore après lui. Le garçon se retourna et regarda le vieil homme. « Avec quoi t'a aidé Severus ? »

« Un problème à mon manoir, expliqua Draco. C'est une affaire privée, élabora-t-il pour son directeur. Je suis sûr que vous comprenez, monsieur. » Il se retourna vers son directeur de maison. « Merci encore, Severus. »

Snape sut à ce moment là exactement qui serait le prochain directeur de la Maison des Serpentard, avec tous les signes sur Draco lui flashant au visage. Il n'avait plus qu'à se demander comment l'annoncer au garçon. Snape fit un signe de tête à Draco et lui fit le signe de la main qui disait qu'ils parleraient plus tard. Draco sourit et se précipita vers ses classes.

« Tu fais des merveilles avec ce garçon, Severus » dit Dumbledore en marchant à côté de Snape. « Quel était le problème, exactement ? » Dumbledore essaya d'apparaître complètement nonchalant, mais Severus savait ce que cet air voulait dire pour lui. Dumbledore creusait pour avoir des informations.

Snape secoua la tête et soupira. « Je ne peux pas vous le dire, Monsieur le Directeur. Vous le savez, éluda-t-il. Je ne suis pas autorisé à révéler les affaires de mon protégé à qui que ce soit qui n'est pas directement impliqué. Et vous ne l'êtes pas. » Snape drapa ses robes autour de lui et fit un signe de tête au directeur. « Je vais reprendre mes classes maintenant, Monsieur le Directeur. » Snape s'éloigna de Dumbledore, remerciant tous les dieux qu'il connaissait que Draco soit un garçon aussi intelligent.


« Comment étaient tes classes ? » demanda Snape alors que Draco entrait dans leurs quartiers. Draco laissa tomber son sac à sa place habituelle près de la porte et se laissa tomber sur le canapé. Il desserra sa cravate et mit ses pieds sur la table de salon. « Enlève tes pieds » dit Snape sans regarder. Draco remit ses pieds par terre avec un sourire narquois et s'assit correctement.

« Elles étaient Ok, lui dit Draco avec un soupir. Hermione et Ginny voulaient savoir où j'étais ce matin. » Draco enleva sa lourde robe extérieure d'un mouvement d'épaule et la lança à l'autre bout du canapé. Snape leva les yeux au ciel à cette manifestation de rébellion adolescente contre les règles du rangement et bannit la robe vers la chambre du garçon.

Snape se tourna vers Draco avec un sourire narquois. « Tu deviens l'homme de ces dames, n'est-ce pas ? » Il se servit un verre et tendit la bouteille.

Draco secoua la tête à la boisson offerte. « L'homme de ces dames ? » demanda-t-il avec une touche de sarcasme. « C'est vrai, Severus. Je dois les chasser avec des bâtons. Juste comme toi. »

Snape eut un reniflement amusé et prit une gorgée de sa boisson. « Et bien, avec ton charme et ton charisme, j'aurais pensé que tu aurais une petite amie à présent. »

« Je suis trop occupé à protéger ma vie » dit Draco avec un rictus méprisant.

Snape regarda l'expression pratiquée et acquiesça. « C'est mieux, mais tu as besoin d'un peu plus de haine dans la voix quand tu fais ça. » Snape se détendit dans son fauteuil et considéra son protégé. « Quand Mademoiselle Granger et Mademoiselle Weasley sont-elles devenues 'Hermione' et 'Ginny' ? » demanda-t-il.

Draco haussa les épaules et enleva sa cravate. « C'est difficile de continuer à appeler des 'amis' par leurs noms de famille, expliqua Draco. Elles savent toutes les deux où j'étais. Potter était en communication avec elles à un moment de la journée. » Snape acquiesça. C'était très probablement par le biais des Mini-Messagers. « Comment vous vous êtes rencontrés, toi et ce Sensei ? »

Snape vit la technique pour ce qu'elle était et décida de faire plaisir au garçon pour le moment. « Leonard ? » Snape repensa aux jours dont il pensait qu'il aurait mieux valu les oublier. « Leonard et moi nous sommes rencontrés quand j'étais un peu plus jeune que toi. » Snape se détendit dans son fauteuil et ferma les yeux. « J'avais été tourmenté par le père de Potter et ses amis la majeure partie de ma vie. Une fois que j'eus atteint treize ans, j'ai décidé de faire quelque chose, mais je ne savais pas vraiment quoi. » Il haussa les épaules et sirota sa boisson. « Mon père a suggéré des leçons de self-défense. J'étais, bien sûr, horrifié qu'il suggère une méthode moldue pour combattre la magie et je le lui ai dit. » Snape ricana pour lui-même et secoua la tête. « Comme j'avais tort. Je n'ai pas eu le choix après ça. Mon père m'a inscrit pour les classes et s'est assuré que je participe à chacune, que je le veuille ou non. »

« Je ne fus pas impressionné les deux premières semaines. Je ne vis rien que je pourrais utiliser contre des tourmenteurs avec de la magie. Encore moins que je pourrais utiliser contre quelqu'un m'attaquant physiquement. » Il haussa les épaules comme pour se prémunir de son propre manque de réflexion. « Ca resta comme ça pendant les deux premières semaines de mes vacances d'été jusqu'à ce qu'un professeur assistant, un assez jeune professeur assistant, arrive. Ce professeur était Leonard. »

« Il est à moitié Japonais et à moitié Anglais. Enfant, il a passé du temps dans les deux pays et en a gardé un point de vue assez différent de la vie. Son grand-père lui a enseigné beaucoup de choses pendant ses visites au Japon et il en a transmis une partie à un adolescent assez agaçant et capricieux qui pensait qu'il était meilleur que tout le monde. » Snape fit un signe de tête pour lui-même. « Il a vu quelque chose en moi que le professeur normal n'a pas aperçu et a changé mes classes de tous les jours, pour trois ou quatre heures. J'ai eu du mal à me réconcilier à l'idée d'apprendre de quelqu'un qui n'avait que quelques années de plus que moi, mais il m'a écrasé fortement jusqu'à ce que je commence à rendre les coups, puis il a continué à me pousser jusqu'à ce que j'oublie qu'une personne était sensée exister sans douleur et bleus couvrant la majeure partie de son corps. »

« Leonard m'a adopté comme son 'petit frère' et s'est assuré que je sois plus que capable de me défendre quand vint le premier septembre. Le voyage en train a été différent cette année là. Je n'ai pas reculé devant les tourmenteurs et s'ils arrivaient à m'atteindre avec un sort, ils recevaient une rétribution adéquate ensuite. L'arrogance de Potter a travaillé contre lui alors. Il ne pouvait pas admettre que quelqu'un de plus petit que lui l'avait battu sans baguette. Quelques autres bénéfices apparurent également, un week-end à Pré-au-Lard où je me suis autorisé à porter des vêtements Moldus et où quelques filles ont vu ce que la musculation m'avait fait. » Snape gloussa au souvenir et vida son verre avant de le mettre de côté. « C'était des avantages agréables. » Il gloussa à nouveau et décida qu'il n'avait pas besoin de plus d'alcool. Draco devait être du même avis, car il se leva et emporta le verre loin de Snape.

« Leonard m'attendait quand je suis rentré à la maison l'été suivant. Il m'a accordé exactement cinq minutes pour ranger ma malle et saluer mes parents avant de me traîner au dojo, se plaignant du fait que j'avais perdu de la vitesse pendant l'année scolaire. »

« Dojo ? » demanda Draco devant le mot étranger.

« Ecole. C'est le mot japonais pour école(1) » expliqua Snape. Draco acquiesça et le professeur continua avec son histoire. « Lui et moi, nous sommes entraînés ensemble, et avons causé à notre professeur principal beaucoup de soucis, pendant plusieurs années, jusqu'à ce que je devienne un Mangemort, bien sûr. » Snape balaya les souvenirs de cette époque. « Je n'avais aucune idée qu'il était encore en vie. Il avait toujours dit qu'il mettrait notre Sensei dans une telle rage qu'un jour celui-ci lui rentrerait dedans. » Snape haussa les épaules. « Le monde est petit pour que Potter ait réussi à le trouver et à devenir son 'deshi'. »

« Désolé ? Deshi ? » interrompit à nouveau Draco.

Snape combattit un soupir et ferma les yeux, demandant de la patience de toutes les forces existantes. « Un 'deshi' est un élève, mais plus qu'un élève. C'est plus comme un apprenti ou un disciple. La relation est beaucoup plus proche qu'un élève et un professeur. C'est plus proche de ce que nous avons, toi et moi » expliqua Snape, espérant que Draco comprendrait. Le garçon avait toujours l'air confus. « Tu n'es pas aussi lent. Laisse-moi essayer encore. Leonard a pris un intérêt spécial pour Potter et a décidé de lui enseigner directement, en cours particulier, pour transmettre son savoir. Juste comme je fais avec toi. Il enseigne probablement à Potter des trucs qui sont pratiques, plutôt que les rangs traditionnels. Potter sera capable de se battre, en sortant de l'entraînement, plutôt que juste faire des compétitions. Est-ce que tu comprends à présent ? »

« Je pense que oui. Potter ne sera pas juste un combattant, n'est-ce pas ? » demanda Draco en regardant son professeur pour une confirmation.

« Exactement comme Leonard a fait avec moi. Il va sortir de l'entraînement beaucoup plus qu'un combattant. Il en émergera un guerrier, Merlin nous aide tous » grommela Snape.

« Et tu m'apprends les mêmes choses qu'il t'a apprises ? » demanda Draco du canapé.

« Oui. » Snape vit Draco assembler toutes les pièces ensembles en seulement quelques secondes. Il acquiesça alors que Draco le regardait à nouveau. « Ca ne peut que te bénéficier. Une personne qui ne connaît qu'une seule manière de combattre ne combattra que d'une manière. Tu as au moins trois manières de combattre à présent. Nous n'avons qu'à espérer que les Mangemorts n'en ont qu'une. » Draco acquiesça et savait que connaître plus d'une manière de se battre pourrait le sauver un jour. Etre un guerrier, avoir les mêmes compétences que Potter, et peut-être quelque chose en plus, pourrait aider cette survie.


Paul était dans son bureau, travaillant vraiment très tard dans la nuit. Il était inquiet pour Harry et essayait de trouver des réponses magiques en feuilletant ses notes, espérant que, d'une manière ou d'une autre, une réponse se présenterait à lui. Harry n'avait pas dit grand-chose de ses cauchemars, mais ils avaient parlé un peu tous les deux plus tôt dans la journée. Quelque chose n'allait pas avec le garçon, mais il n'était pas sûr de ce que c'était, ou, plus important, de ce qui l'avait causé. Paul était déterminé à trouver ce qui troublait son jeune patient.

Le téléphone sonna et brisa sa concentration. Paul tendit la main et amena vivement le combiné à son oreille. « Oui ? » demanda-t-il, juste un peu bouleversé que quelqu'un veuille l'interrompre. Il entendit une voix frénétique de l'autre côté, expliquant ce qu'il se passait. « J'arrive tout de suite » dit Paul avec précipitation alors qu'il se levait et replaçait le téléphone sur son socle. Il courut vers sa porte et le long du couloir, désespéré d'atteindre son patient avec le plus de rapidité possible.

La scène dans l'infirmerie lui dit tout ce qu'il avait besoin de savoir en une seconde. Harry était piégé. Cauchemar ou vision, Paul n'était pas sûr, mais il était coincé dans son propre esprit. Le docteur restreignait Harry sur son lit, mais cela ne semblait qu'augmenter les cris et les gesticulations d'Harry. Paul remarqua tout ça pendant les quelques secondes que cela lui prit pour atteindre le lit d'Harry. Il glissa rapidement la main dans sa poche et en sortit son dictaphone. Harry avait besoin d'entendre combien ses cauchemars étaient mauvais pour le croire. « Harry ! » Paul fit signe au docteur de lâcher les bras d'Harry et celui-ci fit comme on lui demandait avec un haussement d'épaules. « Harry ! Réveille-toi ! » Harry roula du lit et rampa pour trouver refuge derrière. « Harry ! »

« Laissez-moi tranquille ! » vint la voix rauque d'Harry de derrière la tête de lit. « Je ne veux pas faire ça ! » Paul lança un coup d'œil au docteur.

« Pourriez-vous aller chercher de l'eau tiède et allumer la lumière, s'il vous plaît ? » demanda Paul à son collègue. Celui-ci acquiesça et fit comme on lui avait demandé. Paul pouvait voir les pieds d'Harry dépasser de derrière la tête du lit. « Qu'est-ce que tu ne veux pas faire ? » demanda calmement Paul à Harry.

« Ce stupide tournoi ! Je suis trop jeune et je ne veux pas le faire ! » répondit sèchement Harry à la question de Paul.

« Sais-tu qui je suis, Harry ? » demanda Paul. Quelque chose dans la manière dont Harry parlait donnait à Paul quelques indices quant à ce qu'il se passait.

« Bien sûr que je sais qui vous êtes, Professeur ! » La voix d'Harry avait une trace de 'pourquoi une telle question évidente.'

« Alors dit moi qui je suis. » Harry prit une profonde inspiration et répondit avec un « Professeur Dumbledore » d'une voix paniquée.

« Je ne veux pas le faire. S'il vous plaît, ne me forcez pas, monsieur, plaida Harry avec son thérapeute. J'ai déjà tout le monde qui regarde ma cicatrice. Je ne peux pas faire ça aussi ! S'il vous plait ! » La voix d'Harry paniqua à nouveau et Paul décida qu'il était temps de finir ce rêve.

« S'il te plaît, sors de derrière ça, Harry. Tout ira bien » dit Paul en se mettant sur un genou près d'Harry.

« Vraiment ? » La voix d'Harry vint, aussi capricieuse qu'un enfant et tout aussi remplie d'espoir. Paul eut mal d'entendre tant de confiance dans la question. Harry avait réellement cru que Dumbledore était capable de tout régler.

« Vraiment. Je t'ai maintenant. Ca va aller. » Paul amadoua le garçon pour qu'il sorte de derrière la tête de lit et vienne dans ses bras. « Ca va aller, Harry. » Il baissa sa voix à un niveau calme et répéta cette déclaration plusieurs fois jusqu'à ce qu'Harry arrête de trembler. « Réveille-toi, Harry. » Il tapota l'épaule d'Harry plusieurs fois, de la manière la plus agaçante qu'il put imaginer. « Il est temps de te lever » dit-il à son patient. Harry s'écarta du toucher et grogna. « C'est ça. Il est temps de te réveiller. Le rêve est fini. » Harry secoua la tête. « Allez, réveille-toi, conseilla Paul. Réveille-toi. »

Les yeux d'Harry s'ouvrirent lentement et il regarda Paul avec une expression étonnée. « Est-ce que tu me connais, Harry ? » demanda Paul d'une voix calme.

« Paul ? » Harry fronça les yeux pour le voir. « Que s'est-il passé ? »

« De quoi te souviens-tu ? » Harry secoua la tête et s'assit seul.

« Je… » Il secoua la tête pour l'éclaircir et prit une gorgée de l'eau que Paul porta à ses lèvres. « Le Tournoi des Trois Sorciers. Juste après que mon nom soit sorti de la coupe. J'étais terrifié. Tout le monde disait que des gens étaient morts durant les précédents tournois. J'étais trop jeune pour participer, mais quelqu'un voulait que je le fasse de toute façon. Je ne voulais pas. »

« Je sais que tu ne voulais pas participer, lui dit Paul. Tu faisais un rêve. Ca va maintenant. » Harry acquiesça et tendit le verre à Paul. « Pourquoi ne retournes-tu pas au lit ? » suggéra Paul. Harry regarda autour de lui comme s'il n'avait pas vu le sol auparavant.

« Comment suis-je arrivé là ? demanda Harry avec confusion. Je dormais. » Harry semblait très jeune quand il était confus.

« Tu as roulé du lit et t'es précipité pour te mettre à couvert. Ca va. Est-ce que tu veux quelque chose pour t'aider à dormir ? » demanda Paul en donnant un coup de main à Harry pour se remettre au lit.

Harry mit les couvertures sur lui et y réfléchit. Il savait ce que ça voulait dire. Somnifère. Sommeil sans rêve. « Oui, s'il te plait. » Paul acquiesça et fit signe au médecin d'aller les chercher. « Paul ? » Celui-ci regarda Harry. « Est-ce que tu penses que je cherche à recevoir l'attention des autres ? » demanda Harry d'une voix calme.

« Non. Au contraire, je pense que tu ne recherches pas assez d'attention des adultes autour de toi. » Paul accepta les pilules du docteur et fit signe à Harry de s'asseoir. Harry obéit au signal et prit le verre d'eau. « Qu'est-ce qui te fait demander ? »

« Les journaux » dit Harry alors qu'il avalait les pilules avant de boire l'eau. « Beurk. Ne peux-tu pas faire en sorte qu'elles aient meilleur goût ? » demanda Harry avant de siroter un peu plus de son eau.

« Pourquoi les journaux diraient-ils que tu cherches à attirer l'attention ? » demanda Paul alors que le garçon mettait l'eau sur sa table de chevet et fermait les yeux.

« Fudge, répondit Harry. Je peux dormir maintenant ? »

« Vas-y. Je te verrai au matin. » Paul veilla Harry jusqu'à ce qu'il dorme.

« Fudge ? demanda le docteur. Qu'est-ce que le caramel (Fudge en anglais, NdT) a à voir avec la recherche d'attention et les cauchemars ? » Paul regarda le docteur et soupira.

« J'aimerai le savoir. S'il vous plaît, ne dites rien avant que je ne lui aie parlé demain. » Le médecin acquiesça.

« J'espère que je pourrais en entendre plus à propos de ce truc des Trois Sorciers dont il parlait » commenta-t-il en faisant une note sur le graphique de Harry. « Vous devriez aussi vous reposer, Paul. Harry, ou Evan, ou quoi que soit son nom, aura besoin de vous demain. »

« Merci de votre compréhension. J'expliquerai dès que je le pourrai » dit Paul en serrant la main de son collègue.

« Vous feriez mieux. Ce garçon est une énigme et j'ai toujours aimé les puzzles. » Paul eut un sourire ironique et souhaita bonne nuit à l'homme pour aller dans sa chambre. Harry avait présenté beaucoup de choses ce soir dont ils devraient s'occuper dès que possible. Il éteignit le dictaphone et soupira. Comment allait-il approcher Harry ?


NdT : Dans son texte, Emma a indiqué que Dojo signifiait école en Japonais. J'ai un peu de doute là, pour moi, il s'agit plus d'un lieu d'entraînement que d'une école. Des avis ?


Et un grand merci à Cyzia qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.