Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


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« Donne-moi un avertissement la prochaine fois ! » gronda Harry en se levant et en faisant face à Voldemort. « J'aurais pu être dans une pièce remplie de Moldus quand tu as fait ça ! Tu sais comme ils paniquent ! » Il faisait face à l'autre sorcier, sa poitrine se gonflant et se vidant de colère et de fureur. Paul serait devenu hystérique s'il avait juste vu Harry littéralement s'évanouir comme il l'avait fait. Paul devenait hystérique pour beaucoup de choses, maintenant qu'Harry y pensait, mais ça aurait été une hystérie justifiée.

« Oh, ai-je bouleversé le petit Gryffondor ? » se moqua Voldemort avec une main tenue contre sa bouche, comme s'il était inquiet pour Harry. « Ai-je marché sur son précieux bien-être au milieu des Moldus ? » Voldemort eut un éclat de rire alors qu'une cible apparaissait. « Et bien, qu'attends-tu ? » demanda-t-il à Harry d'un ton curieux. « Sors ta baguette et touche la cible. »

Harry ressentit sa magie se rassembler derrière ses yeux et il la força à se calmer pour éviter de révéler son secret. Il sortit sa baguette de sa poche. Elle semblait morte dans sa main. Il avait ressenti la magie, la vraie magie, pas cette… farce. Il se mit dans la position que Voldemort avait imprimée en lui et leva sa baguette vers la cible. Sa magie se dressa à nouveau et il la combattit plus rapidement qu'auparavant. Il en laissa un tout petit peu voyager à travers sa baguette et dit le sort de désarmement. La cible brilla d'une couleur jaune sinistre qui prit quelques minutes à se dissiper. Voldemort s'était approché de derrière Harry et se pencha pour murmurer à son oreille. « Très bien, mon enfant. » Oh, donc maintenant, il était un enfant ! « Très bien. Tu apprends tellement. Tes progrès sont satisfaisants. » C'était tout ? Satisfaisants ? Harry voulait se frapper. Il serait reconnaissant s'il s'échappait sans un sort. « Comment est la vie avec les Moldus ? » demanda Voldemort, changeant brusquement de sujet comme il avait coutume de le faire.

« Horrible » répondit Harry sèchement. Il était en colère et il allait la reporter sur quelqu'un. « Ils sont oh-tellement inquiets pour moi et ils ne savent pas quand me laisser tranquille, dit-il avec mépris. Comme s'ils pouvaient comprendre quoi que ce soit à mon sujet, se moqua-t-il. Qu'importe combien de fois je leur dis de me laisser tranquille, ils reviennent toujours… pour mon propre bien, bien sûr. » Il sentit sa magie se dresser encore et une petite pointe d'inquiétude lui perça le cerveau. Pourquoi sa magie se dressait-elle comme ça ? « Non, ils doivent prendre soin du 'petit garçon frêle'. » Harry réussit un rictus méprisant qui aurait rendu Severus Snape fier et serra les poings. « Ils ne voient pas » dit-il à Voldemort alors que sa respiration devenait difficile et qu'il bégayait. « Ils ne voient pas que je ne suis pas frêle. » Son visage changea en une expression de dégoût alors qu'il secouait la tête. « Ils ne voient pas que je suis… » Il secoua la tête et essaya de ramener sa respiration à un schéma normal. « Ils ne voient pas… »

Voldemort le coupa avec un regard assez étrange. « Ils ne voient pas combien tu es devenu puissant » dit Voldemort avec une fierté sombre brillant dans ses yeux. « Combien tu deviendras beaucoup plus puissant avec assez de temps et d'entraînement. » Voldemort fit le tour d'Harry pendant que celui-ci luttait pour ramener ses émotions au point de contrôle. « Combien tu leur es supérieur. » Il avança lentement, permettant à Harry de regarder tous ses mouvements, traitant le garçon comme Hagrid traiterait une de ses créatures blessées. « Combien tu es spécial pour ceux qui peuvent apprécier ton pouvoir et tes capacités. » Harry regarda dans les yeux de Voldemort alors que celui-ci tendait la main et lui caressait la joue exactement comme un père le ferait avec son fils. Comme Bleys l'avait fait pour lui plus d'une fois.

Harry n'avait aucune idée de combien de temps ils restèrent là, les yeux dans les yeux. Il se sentait… en sécurité. C'était Voldemort ! Il ne devrait pas se sentir en sécurité. Il devrait courir dans la direction opposée aussi vite que ses pieds pourraient le porter. Voldemort passa une main dans les cheveux d'Harry et celui-ci revint à lui avec un sursaut. Il s'éloigna de Voldemort et le regarda de haut en bas. Voldemort le permit et ne fit que lui sourire. « Je suis le seul à pouvoir apprécier ce que tu deviendras, Harry. Je peux pratiquement sentir ta magie s'échapper de toi, alimentée par ta colère. Penses-tu vraiment que Dumbledore pourrait t'enseigner comment appliquer ça ? » Voldemort se tourna et s'éloigna un peu, permettant au garçon de ruminer l'idée pour lui-même. « Je suis le seul qui peux te faire devenir qui tu es vraiment. » Il s'approcha à nouveau et remarqua le tourment dans les yeux d'Harry. « Mon enfant sombre perdu. Elevé dans la lumière mais ne comprenant jamais d'où venaient tous ses pouvoirs et comment les utiliser au mieux. » Voldemort tapota la cicatrice d'Harry. « Ils viennent de là. » Le sorcier le plus vieux s'éloigna et haussa les épaules. « Tu comprendras avec le temps, mon enfant, lui dit Voldemort en agitant sa baguette. Tu ne comprendras ton destin qu'avec le temps. »

Harry sentit le sort de sommeil s'installer autour de lui et ferma les yeux avec une expression toujours pensive sur le visage. Pourquoi avait-il l'impression que Voldemort disait la vérité ? Plus important, qu'est-ce que tout ça voulait dire ? Il se réveilla brusquement à son bureau et se redressa. Une main alla à sa cicatrice pendant que l'autre couvrait sa bouche. Il voulait être malade. Il frotta instinctivement la cicatrice, seulement pour arrêter quand il ne sentit aucune douleur du tout venant de là. Ses yeux s'écarquillèrent quand il réalisa qu'il n'avait pas senti de douleur du tout pendant toute la dernière rencontre. Oh, Merlin. Il devenait maléfique. Il devenait un Mangemort ! Non, pire. C'était vraiment pire. Il devenait le second de Voldemort juste comme celui-ci le voulait. Son estomac fit plusieurs mouvements acrobatiques et il s'éloigna de son bureau et tituba dans sa salle de bain. Il tomba à genou dans les toilettes et vida son corps de tout ce qu'il avait mangé ce jour là. Son estomac essaya de se débarrasser de tout ce qu'il avait mangé cette semaine, mais se trouva vide. Ca n'empêcha pas les régurgitations sèches de venir, laissant Harry hoquetant pour respirer. Il s'effondra en arrière sur le sol et essaya de reprendre sa respiration. Il ne pouvait pas devenir maléfique. Il ne pouvait pas. Des larmes s'échappèrent de ses yeux alors qu'Harry luttait pour contrôler sa respiration. Il ne pouvait pas avoir assez d'air. Il parvint à bouger une main tremblante et tira sur son col. Pourquoi ne pouvait-il pas respirer ?

«007 ? » entendit-il Jack dans sa chambre. C'était l'heure des médicaments du soir ! Jack venait toujours voir Harry pour savoir s'il voulait des somnifères qu'il avait le droit d'avoir s'il voulait. Il n'en avait pas eu depuis un long moment. Jack pourrait l'aider ! « Où es-tu, petit ? » Harry donna un faible coup de pied à la porte, mais le léger bruit qu'il fit fut assez pour que Jack l'ouvre et jette un coup d'œil. « Evan ? » Jack entra dans la salle de bain et se mit sur un genou à côté de lui. « Respire juste » lui dit-il, éloignant la main du jeune homme de son col. « Respire en suivant mon compte, ok ? Ca va aller. C'est juste une attaque de panique. » Jack compta pendant qu'Harry luttait avec sa respiration. Donc, c'était une attaque de panique. Paul en avait parlé et Harry savait qu'il avait déjà eu l'impression qu'il ne pouvait pas avoir assez d'air de par le passé, mais il n'avait jamais vraiment connecté les deux avant. « 1,2,3, inspire. » Harry suivit les instructions et expira quand Jack le lui dit.

« Paul. » Oh, il avait l'air pathétique ! Juste pathétique. Jack sortit son talkie-walkie et dit quelque chose à la personne de l'autre côté. « Ca fait mal. » Il leva la main pour toucher encore sa gorge, mais Jack l'en empêcha. Pourquoi tremblait-il ? Il voulait juste que ça s'arrête !

« Je sais, petit. Tu as du mal à respirer, et ça fait toujours mal. » Jack mit Harry en position assise et l'appuya contre le mur. « Souviens-toi juste, 1,2,3, inspire et 1,2,3, expire. » Harry aurait pu jurer que c'était 3,2,1. Etait-il confus ? Harry continua de suivre les instructions de Jack. Il sursauta, surpris, quand Paul apparut soudain devant lui. Quand était-il arrivé ? Il tendit les bras et espéra que l'homme devinerait le reste. Il n'avait pas l'oxygène pour expliquer ce qu'il voulait. Pathétique. Vraiment pathétique. Supplier d'être serré dans les bras comme un enfant de trois ans. Harry Potter, tu es PATHETIQUE. Paul prit Harry dans ses bras. Jack se leva et quitta la pièce grommelant quelque chose sur du thé.

« Tu vas bien, Harry. Tu es en sécurité ici. Je suis là. » Les poings d'Harry se refermèrent sur la veste de Paul et il cacha son visage contre l'épaule de celui-ci. Donc, il était pathétique. Il ne pouvait juste pas s'en soucier pour le moment. Il écouta Paul lui murmurer des tonnes de mots apaisants, tous tournant autour fait qu'Harry était en sécurité et que Paul était là. Harry sentit sa respiration revenir à la normale et soupira.

« Est-ce que je suis un sorcier noir ? » murmura-t-il à Paul. Celui-ci haussa un sourcil et regarda le haut de la tête d'Harry. « Est-ce que je deviens noir ? »

« Qu'est-ce qui te fait penser ça ? » demanda doucement Paul en caressant les cheveux du garçon.

« Je le suis ? répéta Harry. Est-ce que je suis un sorcier noir ? » Harry prit une autre profonde inspiration et frissonna. « Suis-je mauvais ? » Sa respiration se bloqua et il commença à compter dans son esprit alors qu'il respirait.

« Juste le fait que ça t'inquiète est assez pour indiquer que tu ne l'es pas, lui dit sévèrement Paul. TU es une des personnes les plus altruistes que je connaisse, Harry. Tu tiens à beaucoup de personnes et tu les aimes profondément. Est-ce que ça ressemble à un sorcier noir pour toi ? » Harry secoua la tête contre l'épaule de Paul. « Plus de discussion sur le fait de devenir un sorcier noir » lui dit Paul gentiment. Il mit une main sur le front d'Harry et celui-ci s'appuya sur le toucher frais. « Tu es brûlant ! dit Paul d'une voix choquée. Pourquoi tu n'as pas dit à quelqu'un que tu étais malade ? »

« Je le suis ? » demanda Harry. Il ne se souvenait pas s'être senti malade ou quelque chose comme ça. Une minute, il pensait à Voldemort et la suivante il ne pouvait pas respirer. Il s'était senti mal, mais ça ne voulait pas dire qu'il était malade.

« Brûlant. » Paul se leva et porta Harry avec lui. « Tu deviens grand et lourd, Harry. »

« Il est temps, commenta Harry en s'appuyant contre Paul. Je déteste être petit. » Harry s'arrêta alors qu'il rassemblait ses pensées. « Et maigre. Je déteste être maigre » commenta-t-il d'un ton sérieux. Il grogna alors que la pièce tanguait sur le côté. Il aurait pu jurer que sa chambre était à un mètre dans la direction opposée. Il s'était sentit bien. Pourquoi se sentait-il si mal à présent ? Hum. Le lit. Le lit semblait génial. Paul posa Harry sur son lit alors que Jack revenait avec du thé.

« Il est malade. Il a de la fièvre, dit Paul à Jack. Peux-tu appeler le Docteur Lansky, s'il te plait ? » Paul accepta le thé et regarda Jack disparaître. Il remercia immédiatement n'importe quel pouvoir il y avait dans l'univers pour ceux qui choisissaient infirmier comme profession. Jack était inestimable.

« Hey, Paul » murmura Harry. Il fit signe à son thérapeute de s'approcher. Celui-ci se pencha pour entendre le murmure pas si calme d'Harry. « Voldemort a marqué un point ce soir. » Paul tourna la tête pour regarder Harry. Voldemort ? Avait-ce été une vision ? Et qu'en était-il de ces points ? « A ton avis, à quelle vitesse pouvons-nous échapper au docteur ? » demanda Harry en s'enroulant dans ses couvertures. « Je déteste l'infirmerie, confia-t-il. C'est trop blanc. » Paul sourit et passa une main affectueuse dans les cheveux d'Harry. Un enfant normal, là. « Madame Pomfresh m'a réservé un lit. Personne d'autre ne l'utilise. Il est tout à moi. »

« Tu es bien parti pour gagner ça ici, petit » lui dit Paul en s'éloignant et en trouvant où Harry rangeait ses pyjamas. « Penses-tu pouvoir te changer tout seul ? » Harry acquiesça et prit le pyjama. Il les regarda comme s'il ne l'avait jamais vus. Paul quitta la pièce pour attendre le médecin.


Harry se changea et se glissa au lit. Il savait qu'il devrait être inquiet. Il ne se sentait pas bien et devrait se reposer, mais il était vraiment inquiet que Sensei soit déçu par lui. Ils avaient un entraînement le lendemain à la première heure. Harry remonta les couvertures et ferma les yeux. Peut-être que Sensei irait doucement avec lui. Harry s'arrêta et y pensa. Peut-être pas. "Sensei" et "doucement" n'appartenaient pas à la même phrase. Ou au même schéma de pensée. Harry leva la main et fit venir son sac de cours. Il pouvait lire s'il allait être au lit.

Il sortit son livre de sciences et l'ouvrit au chapitre qu'il avait besoin de lire. Il le laissa tomber quand quelqu'un frappa à la porte. « Entrez. » Il avait oublié que Paul attendait dehors.

« Hey, petit. Le Docteur Lansky est là pour t'examiner. » Harry acquiesça et mit le livre de côté.

« Toi et moi nous voyons souvent » dit le Docteur Lansky en amenant la chaise de bureau d'Harry près du lit.

« Pas par choix » dit Harry avec un soupir.

« Vrai. Paul a dit que tu avais vomi ? » dit le Docteur Lansky en ouvrant son sac et en prenant un abaisse-langue.

Harry tressaillit. Il aurait dû tirer la chasse d'eau avant que Paul ne vienne. Oh, c'est vrai. Il avait oublié comment respirer. « Oui, monsieur » répondit-il. Autant être honnête.

« Tire la langue, dis 'ah' » dit le Docteur en examinant la gorge d'Harry. « Hum, maintenant, qu'est-ce qui t'a fait vomir ? Te sentais-tu nauséeux ? »

Harry dut attendre que l'homme enlève l'abaisse-langue avant de pouvoir répondre. « Seulement juste avant. » Il haussa les épaules. Il détestait ces petits trucs en bois !

« Hum-humm. » Le Docteur Lansky prit un thermomètre auditif et fit signe à Harry de tourner la tête. Harry avait été fasciné par le thermomètre la première fois où il l'avait vu et avait demandé au docteur de le faire plusieurs fois. Mettre quelque chose dans une oreille et avoir la température ! Il aimait ça et se demandait s'il pourrait en modifier un pour Pomfresh, juste pour son amusement. Il pouvait entendre les hurlements paniqués des sang-purs maintenant. « Tu es un peu chaud. Rien d'inquiétant. »

« Est-ce que je dois retourner à l'infirmerie ? » demanda Harry de la voix la plus pitoyable qu'il pouvait. Il remarqua Paul contenant son rire derrière.

Le docteur Lansky regarda son patient et lui sourit. « Je ne pense pas. » Harry s'effondra presque sur le lit de soulagement. « Ta fièvre n'est pas trop haute. Aussi longtemps que l'infirmier de nuit veut bien venir voir si tu vas bien pendant la nuit » le médecin se tourna vers Jack, qui sourit et acquiesça « alors je ne vois pas de problème à ce que tu restes là. »

« Merci, dit Harry avec reconnaissance. Je ne veux pas vous vexer. Je viens juste de sortir et je ne veux pas y retourner. »

Le médecin nota quelques trucs sur le dossier à présent familier et acquiesça. « Je comprends. Si tu commences à te sentir plus mal, dis-le à Jack ou à un des autres infirmiers. Dis le à quelqu'un. La dernière chose que nous voulons est que tu ailles plus mal et que tu rates le bal ou la pièce. »

« Je le dirai à quelqu'un dès le moment où ça n'ira pas » promit Harry. Il avait peur de ce que ferait le Professeur Bevington si Harry ratait la pièce. La mort serait une option. Ou un caprice de la part de l'enseignant. Harry avait découvert que le professeur de théâtre était un peu… théâtral. Il avait ce qu'il appelait des « attaques. » Ses étudiantes les appelaient ses « moments de drama queen ». Harry les appelait bizarres et s'éloignait de l'homme. Il ne voulait pas être à proximité de lui quand sa voix devenait serrée et aiguë.

« Bien. » La voix du docteur tira Harry de ses pensées sur les merveilles des attaques du Professeur Bevington. Le médecin finit son examen et sourit à Harry. « Je pense que tu te sentiras mieux demain matin. Prends ça » il lui tendit deux pilules « pour ta fièvre, et je t'examinerai demain matin si tu ne m'as pas appelé avant. »

« Merci. » Harry avala les pilules et sourit à Paul. Le médecin partit et Paul regarda Harry se réinstaller avec son livre.

« Oublie ça, petit » dit Paul en prenant son livre de ses mains. « Tu vas te reposer. Ca veut dire dormir. » Paul s'assit dans la chaise que le Docteur Lansky avait laissée et sourit. « As-tu médité ? »

« Pas encore » répondit Harry. Paul lui adressa un regard qui disait qu'il devrait. Harry leva les yeux au ciel, mais les ferma et contrôla sa respiration. Il espéra qu'il n'aurait pas à s'inquiéter à nouveau à propos d'une attaque de panique. Celle-là, maintenant qu'il savait comme l'appeler, était effrayante. Une au mauvais moment pourrait s'avérer désastreuse plus tard. Il s'endormit quelques minutes plus tard, en pensant au bal d'Halloween. Il eut un sourire ironique quand il réalisa que l'idée du banquet d'Halloween ne lui manquait pas. Les citrouilles flottantes étaient biens, mais il allait être Dark Vador.


Harry fut guéri le lendemain matin sans un signe qu'il s'était senti mal. Le reste de la semaine passa rapidement pour lui et ses amis et ils avaient tous perfectionner leurs costumes pour le bal. Insecte et Harry finirent avec Sensei pour des leçons de danse (Harry pouvait valser, mais c'était toute l'étendu de son savoir, à son plus grand chagrin). Sensei avait été patient et leur avait dit que danser était comme combattre, sans le contact physique de frapper les autres. Harry ne put que secouer la tête, mais une heure avec Sensei avait été suffisant pour qu'il se détende et bouge avec la musique. Rick l'avait aidé en agissant aussi désespérément que possible quand il en venait à la piste de danse, laissant Harry et Insecte tous les deux écroulés de rire sur le sol. Sensei n'avait fait que grommeler au sujet de certaines compétences qui ne pouvaient pas être enseignées à ceux qui n'avaient aucun talent naturel.

Harry avait montré son costume à Paul. Celui-ci ne répondit qu'avec un « Seigneur Vador » de la voix la plus sérieuse qu'Harry lui avait jamais entendue. Harry n'aimait pas la partie « Seigneur », mais l'accepta. Il supposa qu'il pouvait porter le costume et il était impatient d'aller au bal, aussi longtemps que Julie se montrait. Il ne voulait pas être « sans attache » à la soirée. Julie était son bouclier contre tous les autres. Il espérait seulement qu'elle verrait ça de cette manière également.

La première répétition en costumes avait été une expérience révélatrice pour Harry. Ils avaient souvent eu des répétitions normales, mais la répétition en costumes était la vraie chose. Ils devaient tous être prêts pour la première. Harry se retrouva pris en embuscade la semaine précédente pour servir de modèle sur la manière de marcher avec une cape enroulée autour de ses épaules. Même le Professeur Bevington avait dit qu'Harry avait l'air comme si c'était inné. Oh, si seulement les enfants de Poudlard pouvaient voir Harry Potter comme s'il était inné avec une cape. Il ne s'était pas senti à l'aise dans ses robes jusque loin dans sa première année. Noël n'avait fait qu'être merdique au niveau confort avec ses robes. Il ne s'était pas senti à nouveau à l'aise avant Pâques. Pas la peine de dire qu'il préférait les vêtements moldus qu'il avait eus toute sa vie.

La répétition en costumes était allée à la vitesse réelle à partir du moment où ils étaient tous entrés dans le théâtre. Ils furent tous changés dans leurs costumes pendant que l'équipe mettait tout en place à toute vitesse. Harry n'eut que quelques secondes de paix avant que l'équipe des costumes n'appelle les acteurs pour les aider au maquillage. Harry n'aimait pas du tout le maquillage. Lui et les autres acteurs s'étaient entraînés plusieurs fois, mais Harry ne pouvait toujours pas tracer un trait droit sous son œil. Insecte errait avec une caméra et faisait des vidéos pendant qu'ils se changeaient et faisaient leur maquillage. Ses commentaires étaient plus amusants que les images. Il avait surpris Harry avec l'eyeliner et se rapprocha aussi prêt que possible. « Evan, le maître des lignes ! » L'annonce avait causé à Harry de tracer une ligne assez drôle sous son œil. Harry s'était retourné et avait menacé la vie d'Insecte s'il n'enlevait pas la caméra. Insecte avait disparu plus vite que le courage de Lockhart quand il était confronté à un vrai challenge.

« Cinq minutes ! » L'appel vint par les coulisses. Harry finit avec sa poudre et se regarda dans le miroir. Il n'avait rien raté, n'est-ce pas ? La poudre était claire, parce qu'ils le voulaient pale. Il avait l'air différent des autres, qui avait des tons mats à leur maquillage. Le professeur Bevington avait expliqué que le méchant était toujours souligné d'une manière ou d'une autre et que les poils sur le visage auraient seulement l'air « idiots » et « clichés » pour le méchant. Harry sursauta alors que Julie entrait avec précipitation.

« Laisse-moi te regarder » ordonna-t-elle sèchement. L'énergie dans les coulisses était presque comme du feu et se répandait aussi rapidement. Harry le sentait lui-même et avait du mal à rester en place. Elle étudia son visage et ajusta une lampe. « Ne bouge pas » ordonna-t-elle en attrapant l'éponge. Elle ajouta un peu de fond de teint sur son front avant d'acquiescer. Elle attrapa un peu de rouge à lèvre et utilisa son doigt pour en appliquer sur les lèvres d'Harry. « Quoi que tu fasses, ne te lèche PAS les lèvres ! » Elle soupira et tapota un peu de poudre supplémentaire pour garder la couleur. Elle passa un peu de couleur sur ses joues et lui fit signe de se regarder. Harry se tourna et fit presque un pas en arrière. Le changement était subtil, mais il était là. Il n'était plus Harry, ou même Evan, mais Edmond, le fils bâtard. Il pratiqua un sourire narquois à la Draco Malfoy et sourit vraiment quand Julie applaudit. « Très bien, mets ta cape et vas-y. Bevie est en train de faire une attaque. »

« Bevie » était le surnom de leur professeur de théâtre et que Bevie ait une attaque était une occurrence commune, presque comme Paul devenant hystérique, mais l'idée était suffisante pour qu'il prenne sa cape, la passe par-dessus sa tête pour qu'elle repose sur ses épaules et sorte de la pièce d'un pas sec. Il sentit son personnage se glisser sur lui alors qu'il prenait sa place, prêt pour le lever de rideau. Il se sentait calme à se tenir ici avec plus rien de l'énergie nerveuse qui l'avait rempli il y a quelques instants. Il n'avait pas besoin d'être nerveux. Edmond n'était jamais nerveux.

Trois heures plus tard, ils étaient tous effondrés en coulisse. Harry et son « frère » avait réussi à se trouver et à se féliciter pour un beau morceau de combat à l'épée avant de se jeter sur un sofa pratique. Bevington était venu et les avait tous félicités pour lui avoir donné plusieurs attaques cardiaques. « Les choses vont mal pendant les répétitions. Ca va. Il y a un proverbe qui dit que si vous avez une mauvaise répétition générale, la première sera parfaite. Souvenez-vous juste que mon cœur n'est plus ce qu'il était. Quoi que vous fassiez, personne ne se blesse ou ne tombe malade dans les prochaines vingt-quatre heures. Compris ? » Il leur jeta des regards noirs comme s'il essayait de les intimider pour qu'ils soient en bonne santé. « Bien. Maintenant, amusez-vous tous ce soir au bal et je vous vois tous ici à deux heures demain. » Harry et toute la troupe bondirent sur leurs pieds pour aller se préparer pour la soirée. Ou, dans le cas d'Harry, pour enlever le maquillage qui le rendait cinglé. Plusieurs autres élèves expérimentés lui avaient dit qu'il l'oublierait après un moment, mais Harry en doutait. Le maquillage grattait !


Harry sortit de sa salle de bain pour voir Paul l'attendre. Il lui sourit et mit les bottes de son costume de Dark Vader. Lui et Paul avaient eu plusieurs sessions depuis la crise d'angoisse d'Harry et avaient beaucoup parlé de ce qui rendait une personne « mauvaise » mais Harry avait réussi à éviter les questions sur le point de Voldemort. Lord Face-de-serpent avait réussi à marquer. Il avait fait suffisamment peur à Harry pour lui faire douter de ses propres motivations. C'était un point bien mérité et Harry le lui donnerait. Pas qu'il sache qu'Harry comptait les points. Harry le faisait pour se rappeler des choses.

« Tu es nerveux ? » demanda Paul alors qu'Harry mettait son casque de Dark Vador.

« Pourquoi serais-je nerveux ? » questionna Harry en fixant les attaches. « C'est juste un bal. J'ai déjà été à un avant. »

« Tu y vas avec une fille. »

« Juste en tant qu'amis, rappela Harry. Nous n'allons pas être romantiquement impliqués sous peu, Paul. Continue de rêver. »

« Je suis blessé, Harry. Vraiment blessé. » Paul regarda Harry attacher sa cape autour de ses épaules. « Tu as l'air très intimidant. »

« C'est l'idée » dit Harry avec un gloussement.

« Bien. Vas-y. Je suis sûr que Julie attend. » Harry carra ses épaules et quitta la pièce, Paul le suivant derrière. Tous les adultes chaperonnaient la soirée et Harry avait l'impression que plus d'une photo des élèves allaient être montrées dans les prochains jours. Les appareils photos étaient partout, prenant des photos des élèves alors qu'ils se mettaient en couple pour la soirée. Au moins, son visage était caché.

Harry erra près de la porte de l'auditorium, attendant Julie et riant pour lui quand les autres élèves l'évitaient d'une manière semi-fascinée et pourtant terrifiée. Il ne ruina pas la personnalité de Lord Vador. Il ne fit que croiser les bras et fixer la foule d'un regard noir à travers le masque. Ils ne pouvaient pas le voir, bien sûr, mais il avait l'impression que ça marchait. Ou, il espérait que ça marchait.

« Salut, Evan ! » Harry se tourna et trouva Julie habillée en une fée très convaincante, avec les ailes et la poussière argentée éparpillée dans ses cheveux.

« Comment savais-tu que c'était moi ? » demanda-t-il alors qu'elle le serrait dans ses bras. Qu'est-ce que les filles avaient à le serrer dans leurs bras ? Pas qu'Harry se plaigne. Les filles le serraient dans leurs bras tout le temps. Il ne pouvait pas comprendre pourquoi.

« Ton costume est un peu évident, dit-elle avec un sourire moqueur. Ca te va, pour quelque raison. » Elle haussa les épaules. « Je ne peux pas l'expliquer. Je veux dire, tu joues un méchant, et tu joues un bon méchant, mais tu es aussi la même personne qui a appris à danser à Insecte, qui a aidé Missy avec ses répliques, et qui a entraîné Allen pour qu'il devienne un vrai combattant à l'épée. Tu ne peux pas cacher ta vraie nature une fois que tu n'es plus sur scène. »

« Chut. Ne révèle pas mon secret. Même les murs ont des oreilles » lui dit Harry avec un doigt sur son masque là où ses lèvres devraient être. « Tu es très belle » continua-t-il, essayant de changer de sujet. Il ne se sentait jamais vraiment à l'aise à discuter de lui.

« Merci. Tu es prêt ? » demanda-t-elle en prenant son bras offert.

« Oui. » Harry les conduisit dans l'auditorium. Le temps passa vite. La fois suivante où il leva la tête une heure avait passé et il avait dansé tout le temps, des fois avec Julie et des fois non. Sur certaines chansons, il était juste impossible de danser avec une partenaire. Elles étaient trop rapides et c'était plus amusant en groupe. Ils venaient juste de finir une telle chanson quand Harry entendit une voix bienvenue.

« Salut, Skywalker ! » dit la voix d'Hermione à sa droite. Harry se tourna et vit sa meilleure amie là, avec un grand sourire sur le visage.

« Mi ! » Harry la serra dans ses bras. Ok, il comprenait ce truc maintenant. Tant de filles étaient si contentes de le voir ? Wow. Ron serait tellement jaloux.

« Joyeux Halloween. Tu as l'air particulièrement mauvais ce soir » lui dit-elle en se reculant pour regarder son costume. « Papa m'avait prévenu pour Dark Vador et m'a juste glissé ça » dit-elle en tournant sur elle-même.

« Tu fais une étonnante Princesse Leia. Mi, qu'est-ce que tu fais là ? » demanda Harry, trop content de continuer cette question.

« Le manipulateur est assez occupé avec des blagues d'Halloween assez enthousiastes qui ont, d'une certaine manière, réussi à se glisser dans la nourriture du banquet. Quelque chose au sujet de tous les étudiants se transformant en canaries à taille humaine. Sauf moi et mon escorte. » Elle fit un signe de tête vers un coin de la pièce. Sensei se tenait là avec plusieurs personnes. L'une d'entre elles se tourna et Harry tomba presque de choc.

« Est-ce que je viens de voir ce que je pense avoir vu ? » demanda-t-il à son amie. Hermione vérifia ses cheveux (enroulés dans les chignons du style de la Princesse Leia ) et sourit.

« Tu l'as vu. »

Harry se retourna et regarda fixement. Snape se tenait à côté de Sensei, vêtu d'un costume assez opulent avec une cape. Il avait l'air… décadent, si c'était possible. Harry sursauta quand il le vit rire à quelque chose que Sensei avait dit. Snape était capable de rire ? Et de sourire ? Harry remarqua les longues canines et le costume de Snape devint clair. Il espérait seulement que le verre plein de liquide rouge était un peu du punch qui était offert à la table des rafraîchissements.

« Snape t'a escorté ici ? » demanda Harry d'une voix aiguë. C'était juste… mal. Snape était assez vieux pour être son père.

« Bien sûr que non ! » dit-elle avec un rire et en levant les yeux au ciel. « Il est le chaperon. Un truc de sang-pur que je ne comprends pas. » Elle sourit et rit aux bras croisés de Harry. « Je voulais venir, mais le reste des PP ne voulait pas que j'y aille seule, donc l'un d'entre eux est venu avec moi et Snape nous a accompagnés pour que nous soyons 'protégés de la tentation.' C'est pratiquement une manière de pensée Victorienne » expliqua patiemment Hermione.

« Alors, qui est-ce ? » demanda Harry, près à sauter sur une chaise si ça l'aiderait dans ses recherches.

« C'est moi. » Harry ferma les yeux sous son masque et se retourna. Draco Malfoy se tenait là habillé en Han Solo avec un pistolet laser à ses côtés. Harry le regarda de haut en bas et secoua la tête. Draco Malfoy pouvait réussir le « look débraillé. »

« Surpris ? » demanda Draco avec un sourire narquois.

« Mi, tu es passé du Côté Obscur » dit Harry avec une voix de deuil.

« Nous ne sortons pas ensemble ! » dit sèchement Hermione, son regard allant de l'un à l'autre garçon. « N'y pense même pas. Les Miss Je-sais-tout et les contrebandiers bons à rien ne vont PAS ensemble » leur dit-elle. Les deux garçons rirent à l'idée. Hermione avait démontré son idée.

« Te voilà ! » dit Julie en venant à côté de Harry. « Il fait chaud sur cette piste. » Elle s'éventa avec une main avant de remarquer Hermione et Draco. « Oh, pardon ! Vous êtes des amis d'Evan, n'est-ce pas ? » demanda-t-elle avec un grand sourire. Harry remercia sa bonne étoile que Draco ne s'embête pas à corriger le nom d'Harry. « Hermione, pas vrai ? »

« C'est ça, Julie. Ravie de te revoir. Voici mon ami Drake. Il va dans la même école que moi » dit-elle d'un ton ennuyé.

Julie regarda Draco avant de lui offrir sa main. Draco la prit et se pencha dessus, juste comme il l'avait fait à Hermione au début de l'année. La musique recommença. « M'accorderais-tu cette danse ? » demanda-t-il à Julie de sa voix la plus polie. Julie accepta avec enthousiasme et permit à Draco de la conduire sur la piste de danse.

« Oh, Harry ! murmura Hermione. Ils sont si mignons ! » dit-elle d'une voix suraiguë alors que Draco remettait une mèche de cheveux derrière l'oreille de Julie. « Le Prince Sang-pur et la Moldue. Ca ressemble à un titre de conte de fée, dit-elle avec un petit sourire content. Il mérite quelqu'un de bien. »

« Mi, tu me retournes l'estomac. Je ne peux pas le voir. » Harry s'arrêta et regarda le visage de Julie alors que Draco la faisait tourner en une interprétation osée de quelque danse classique qui ne devrait juste pas aller avec la musique moderne, mais il le réussit quand même. « Ou peut-être que je peux. » Harry regarda Snape et remarqua son expression. Oh, génial. Il l'avait aussi vu. Harry ne savait pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose.

« Il semble bien l'aimer, dit Hermione en attirant Harry sur la piste. Dansons. »

« J'espère seulement qu'il sait que c'est une Moldue » répondit Harry en suivant les pas d'Hermione.

« Drake n'est pas stupide. » Harry eut un sourire narquois en surprenant Draco Malfoy rire à quelque chose que Julie venait de dire. Il ne poussa pas le sujet. Elle s'amusait sans stress. Il était content pour elle. « Tu es excité pour la pièce de demain » demanda Hermione.

« Excité ? Un peu. » Harry lui décrivit alors ses sentiments sur son rôle et les « attaques » du Professeur Bevington. Hermione rit, juste comme le voulait Harry. Il ne savait pas vraiment quoi penser au sujet de demain. Tout le monde s'attendait à quelque sorte de sentiments forts, mais Harry ne pouvait que hausser les épaules. Il n'y avait pas de sentiments forts. Il se sentait plus à l'aise à dire ses répliques qu'à parler en classe. Sur scène, c'était comme voler dans le monde Moldu. Pourquoi personne d'autre ne comprenait ça ?


Est-ce que quelqu'un est intéressé par l'idée d'être ma beta sur cette fic pendant quelque temps ? Ma correctrice habituelle ne peut pas s'en occuper pour le moment…