Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


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- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)

- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


« Tu réalises que cette… fille est une Moldue » dit Snape en remettant ses dents à la taille correcte. Il se leva de son fauteuil et alla vers le miroir pour s'assurer que ses dents n'étaient plus des crocs. Il aimait faire peur à ses élèves, oui, mais il ne voulait pas avoir à faire à un Poufsouffle s'évanouissant dans sa classe. Il acquiesça pour lui-même et retourna à son fauteuil. Il ignora les feux d'artifice rouge et or qui sautaient dans un coin de son salon. Comment avaient-ils réussi à lancer des feux d'artifice dans ses appartements… Ils avaient de la chance qu'il ne puisse pas leur donner de retenue pour ça… pour le moment.

« Bien sûr, Severus » dit Draco de sa position avachie sur le canapé. « C'est ce que j'aime à son sujet. » Snape se redressa et jeta un regard noir à son protégé. Draco Malfoy ? Aimant une Moldue ?

« Qui êtes-vous ? Et qu'avez-vous fait de Draco ? » Il était tenté de sortir sa baguette, mais il voulait donner à Draco une chance de s'expliquer… s'il pouvait.

« Relax, Severus. » Draco leva les mains en un geste apaisant. « Je suis moi. » Draco grimaça à cette phrase. Sa mère l'aurait frappé si elle avait entendu ça.

« Alors explique-moi pourquoi Draco Malfoy, Prince des Serpentards, aime une Moldue parce que c'est une Moldue ? » dit Snape dans un sifflement.

« Je ne vois pas pourquoi tu te mets dans cet état pour ça » répondit Draco d'une voix calme en mettant ses pieds sur la table basse. « Tu n'as pas à l'épouser. »

Snape sentit son cœur bondir dans sa gorge et commencer une petite danse joyeuse. Oh, grand Merlin, non.

« L'épouser ? » cracha Snape, venant vers Draco avec une rage à peine contrôlée. Il enleva les pieds du garçon de la table d'un coup. Le respect de Draco pour les meubles semblait avoir diminué dans la nuit. « Tu ne peux pas l'épouser. Tu n'as que seize ans. »

Draco ne sembla pas perturbé par l'approche de Snape et lui adressa un sourire joyeux. « Les Malfoys ont toujours su qui ils voulaient épouser tôt, informa-t-il son mentor avec un haussement d'épaules. Mon père a choisi ma mère quand il avait quatorze ans » expliqua-t-il avec un geste dédaigneux de sa main.

« Et nous savons tous les deux comment ça a bien marché » gronda Snape en s'éloignant vivement de Draco et en retournant à nouveau vers le miroir. Il visait le meuble dessous et ce qui était posé dessus. Il avait besoin de quelque chose de fort pour enlever le mauvais goût dans sa bouche qui venait de son cœur dansant dans sa gorge.

« La différence entre mon père et moi est qu'il voulait un objet décoratif et que je veux une femme. Non, plus que ça, je veux une compagne. Quelqu'un qui m'aime pour qui je suis et pas pour ce qu'a ma famille ou ce que ma famille voulait que je sois. Je veux la rendre heureuse, voir son sourire tous les jours quand je me réveille, lui montrer de vraies fées. L'aimer. » Draco tomba dans une contemplation silencieuse pendant que Snape le regardait avec horreur, épouvanté par les mots que disait Draco.

« Est-ce que tu t'écoutes parler ? » demanda Snape d'une voix râpeuse, alors que son cœur dansait dans sa gorge. « Tu t'es enfiché de cette fille … ou tu es confus. » Les genoux de Snape se sentirent soudain faibles. Pourquoi diable était-il capable de faire face au Seigneur des Ténèbres sans trembler, et pourtant, il ne pouvait pas réussir à tenir debout quand l'enfant qu'il considérait comme son fils commençait à parler d'amour, de mariage et de gentils papillons ? Snape posa son verre et se laissa tomber dans un fauteuil, qui était commodément à côté. « Je ne suis pas sûr de ce qui est pire. » Il leva la main et se pinça l'arrête du nez. Il pouvait sentir une remarquable migraine commencer là et elle était nommée « Draco. »

«Rien de tout ça. Je ne suis ni épris, ni victime d'un sort de confusion. J'ai ressenti les deux et, avant que tu ne demandes, je ne te dirai pas qui. » Snape s'avachit un peu plus dans son fauteuil. Le garçon l'avait battu là-dessus.

Draco leva la main et un doigt léger voyagea le long de sa cicatrice avant qu'il ne laisse retomber sa main sur ses genoux. « Elle ne sait pas que je suis le Prince des Serpentards ou les autres titres que les gens me donnent. Elle ne sait pas ce que mon père a fait. Elle ne connaît que Drake. Et elle aime bien Drake. »

Snape voulait secouer le garçon jusqu'à ce que ses dents s'entrechoquent dans son cerveau. Le garçon était trop jeune ! « Tu es un garçon. Tu es trop jeune pour penser au mariage, encore moins commencer à en parler en termes concrets. Tu as une place ici et je ne te regarderai pas la gâcher. »

« J'ai une place ici ? » Draco se jeta sur le mot et comme un agaçant chiot glapissant, il ne le lâcherait pas. « Une place ? » Snape pouvait lire la suspicion dans ses yeux alors qu'il se redressait et faisait face à son mentor. Snape réalisa que ce n'était pas la manière dont il voulait le dire au garçon, mais c'était trop tard maintenant. Il blâma le punch du bal. Le sucre influençait ses schémas de pensées. « S'il vous plaît, monsieur. Je vous en prie, dites-moi au sujet de ma place ici et de comment vous avez planifié ma vie derrière mon dos ! » Draco bondit sur ses pieds et fit les cents pas dans le salon.

Snape permit au garçon de bouillir pendant quelques minutes. Ce genre de comportement était quelque chose à laquelle il s'attendait de la part d'un Gryffondor. D'accord, le garçon était bouleversé, mais un peu de bienséance aurait été la bienvenue. D'accord, il était temps de finir la tirade et de réinsérer de la raison dans l'esprit du garçon. « Que vois-tu quand tu regardes ce mur ? » dit Snape en faisant un geste vers le mur.

Draco arrêta ses cents pas et regarda Snape. Son expression disait qu'il pensait que son mentor était devenu un peu fou. « Un mur, une porte, une torche, une peinture horrible que seul le directeur pourrait avoir choisie. » Un point pour Serpentard. Le directeur avait choisi cette peinture pour les quartiers de Snape.

« Que voit Minerva McGonagall quand elle regarde ce mur ? » demanda ensuite Snape. Draco lui adressa un autre regard « tu es devenu fou » avant de hausser les épaules.

« Pareil que moi. » Snape voulut lever les yeux au ciel. Une nuit avec les Moldus et les compétences grammaticales de Draco étaient descendues au niveau d'un première année. « Où veux-tu en venir avec ça ? » demanda Draco à Snape.

« Minerva McGonagall ne voit pas de porte. Albus veut que je centre cette peinture. Flitwick n'a pas conscience non plus qu'il y a une porte. » Il regarda Draco tout assembler. « Assieds-toi, fils. J'ai quelques choses à te dire. »

Il se leva, servit un autre verre et le tendit à Draco. Albus et lui s'étaient disputé au sujet de l'alcool plus d'une fois. Albus pensait que le garçon était trop jeune pour boire, mais l'offre d'une boisson adulte servait plus d'une fonction dans leur relation. Ca reconnaissait que Draco était un « adulte » aux yeux de Snape, au moins capable de prendre des décisions d'adulte sans beaucoup de guidage. Son second but servait une application plus serpentarde. Draco, bien qu'habitué aux boissons légèrement alcoolisées (le champagne aux fêtes de ses parents, par exemple), n'était pas habitué aux boissons plus fortes que Snape aimait. L'alcool baissait très légèrement ses inhibitions sans trop affecter sa raison. Ca aidait à amortir beaucoup de leurs discussions au sujet de la maltraitance dont Draco avait souffert de la part de son père dans le passé. Il savait que Draco était un Serpentard et n'aurait pas fait face à ses problèmes sans une protection contre les sentiments qu'il n'avait pas l'habitude de montrer. Pas l'option la plus saine, c'était vraie, mais c'était la seule que Draco avait permise quand lui et Snape avaient commencé à parler de la vie familiale de Draco.

Draco prit une gorgée de sa boisson et la mit de côté. « Qu'as-tu à me dire ? » Snape regarda le visage déterminé du garçon et soupira. Il espérait que Draco était prêt pour ça. Snape s'était caché de son Directeur de Maison pendant trois jours quand celui-ci le lui avait dit. Pas par lâcheté. Rien de la sorte. Il avait juste… attendu le meilleur moment pour exprimer sa rage de voir sa vie dirigée par quelque chose qu'il ne pouvait pas contrôler. Snape se demanda s'il devrait ensorceler ses verres contre la casse. Draco pourrait être imprévisible.

« Salazar Serpentard a laissé beaucoup d'enchantements en place quand il a quitté Poudlard. Quelques-uns incluent les escaliers et quelques portraits. La plupart impliquent le Directeur de Maison et les passages reliés à cette porte. » Draco regarda la porte et haussa les épaules.

« Serpentard accordait de la valeur à chacun de ses élèves et passait beaucoup de temps avec eux dans le dortoir, faisant du tutorat pour les élèves en difficulté et servant de mentor à ceux qui étaient perdus. Il voulait que ce travail continue une fois qu'il serait parti. Il a crée un sort avec une méthode aujourd'hui perdue qui choisit le prochain Directeur de Maison pour que son travail avec ses élèves puisse continuer. Les enchantements marchent un peu comme le Choixpeau, mais plus en profondeur. Ils ne voient pas juste le potentiel, mais la réalité de la manière dont une personne réfléchit et ce qu'elle fera et pourquoi. »

« Es-tu en train de me dire que ces enchantements m'ont d'une certaine manière choisi ? » demanda Draco quand il eut tout assemblé.

« Oui. » La réponse de Snape était simple et directe. « C'est exactement ce que je dis, expliqua-t-il. Les enchantements ne t'auraient pas autorisé à utiliser les passages, et encore moins à voir la porte si tu n'avais pas le potentiel d'être Directeur. » Snape se rassit dans sa chaise et sirota sa boisson. Draco allait réagir juste dans quelques secondes.

« Et si je n'en veux pas ? Si je veux épouser une Moldue et devenir quelque chose de banal ? »

« Tu t'ennuierais. Tu le sais ; je le sais. » Draco secoua la tête et soupira légèrement. « Tu as une place et un futur ici, Draco. Une carrière t'attend une fois que tu auras fini ton éducation. Tu dois juste choisir le sujet que tu souhaites enseigner. »

« Tu l'as déjà. Voilà, je ne peux pas prendre un poste qui est déjà occupé » dit Draco avec un sourire triomphant.

« Albus devra bien engager un professeur de DFCM compétent tôt ou tard… je prévois d'être prêt ce jour là. » Snape adressa à Draco un de ses propres sourires triomphants. Ils pouvaient tous les deux jouer à ce jeu.

« Je n'en veux pas. »

« Moi non plus, agréa Snape. Je pensais que c'était le pire sort qui aurait pu me tomber dessus. A la place, ça s'est avéré être une sorte de bénédiction » médita Snape. Pourquoi ne l'avait-il pas réalisé plus tôt ?

« Je pensais que tu détestais enseigner ? »

« Non. J'aime enseigner aux élèves doués. Ce sont ceux qui n'ont pas de passion pour mon sujet ou qui mettent en danger les autres, qui font que je veuille jeter des sorts à tous les enfants que je vois, dit Snape avec une expression assez pensive. Il y a des élèves qui vous font vous demander quel ancien dieu vous avez mis en colère pour être jamais maudit avec eux. »

« Londubas » dit Draco d'un ton compréhensif.

« J'ai eu pire. » Le garçon adressa un regard sceptique à Snape. « Et il y a les élèves qui vous font vous demander ce que vous avez fait de bien. Ceux qui sont brillant et qui semblent savoir instinctivement ce que vous voulez dire et sont capables de vous répondre dans le même langage. Ils apportent une telle compétence naturelle à l'art et l'améliore, presque inconsciemment, sans s'inquiéter de choses triviales dans leur travail dont personne n'a pas besoin de s'inquiéter. »

« Tu sembles avoir eu un de ceux là » dit Draco avec une faible question dans la voix.

« Deux dans ma vie. Un il y a quelques années. Et toi. » Snape devint silencieux et regarda Draco. Le garçon était en pleine réflexion et Severus ne voulait pas le déranger. Au moins, il ne s'énervait pas, ni ne jetait d'objets à travers la pièce. Snape n'aurait pas été surpris qu'il le fasse. Le sentiment d'être, eh bien, piégé, aurait égalé les propres sentiments de Snape quand son Directeur de Maison le lui avait annoncé toutes ces années auparavant.

« J'ai besoin de faire un tour » dit soudain Draco en se levant. Il s'arrêta et regarda ses vêtements. « Après m'être changé. » Draco quitta le salon et entra dans sa chambre pour se changer.

Snape eut un sourire narquois. Oui, ce 'Han Solo' serait un peu difficile à faire passer pour un élève de Poudlard. Draco réémergea quelques minutes plus tard en vêtements normaux. « A plus tard » dit-il à Snape.

« Prends ton temps. Je peux te donner un mot pour être dehors après le couvre-feu si tu veux. »

« Pas besoin. » Draco montra un badge doré avec un P dessus. « C'est bon à quelque chose. » Draco disparut par la porte l'instant suivant, faisant se demander à Snape ce que Potter ferait avec un tel badge. Il frissonna rien que de penser aux possibilités.


« Les possibilités sont sans fin » dit Julie en le rejoignant devant le miroir.

« Tu aimes Drake ? » Draco Malfoy et une Moldue. Il réprima un frisson et se demanda ce qui était arrivé à l'univers qu'il connaissait et aimait. Il enleva le capuchon de son eyeliner et s'interrogea sur le crayon noir. Serait-il capable de tracer un trait cette fois ? Il fit un signe de tête à Allen alors qu'il venait les rejoindre.

« Tu ne sauras jamais ! dit Julie. Maintenant, tu dois tracer quelques traits, n'est-ce pas ? » Harry lui adressa un regard faussement méchant et commença à souligner ses yeux. Il ne serait jamais bon à ça. Il laissa tomber sa main et étudia l'effet. D'accord, il s'améliorait… pas vrai ? Elles n'étaient pas aussi ondulées que la première fois qu'il avait essayé. Il finit ses traits et commença avec la couleur.

« Nerveux ? » demanda Allen en commençant à faire ses propres traits.

« Non. Et toi ? » répondit Harry en fixant le tube de rouge à lèvre. Il détestait le rouge à lèvre plus que le fait de mettre du crayon. Le rouge à lèvre était pour les filles. Il ne devrait pas avoir à en mettre.

« Terrifié, confessa Allen avec un sourire tremblant. C'est normal, d'après ce que dit Bevie. » Allen contempla son premier trait avec un visage légèrement dégoûté avant de lever les yeux au ciel et de commencer le second. « Pourtant, tu semble anormal pour un tout nouvel acteur. Tout le monde est habituellement nerveux la première fois. »

« Anormalité. C'est l'histoire de ma vie, dit Harry avec un sourire impudent. Tu t'y habitueras après un moment » ajouta-t-il, regardant toujours le rouge à lèvres comme il le ferait avec Mangemort.

« Le rouge à lèvres ne va pas t'attaquer, mec » dit Allen en bougeant sa tête d'avant en arrière pour regarder ses traits. Julie gloussa derrière eux et cacha son sourire derrière sa main quand les deux garçons lui adressèrent un regard noir.

« Je déteste le rouge à lèvre, lui dit Harry. Pire que les choux de Bruxelles. » Allen ricana en passa des traits au fond de teint.

« Ouais, et bien, ton animosité envers les choux de Bruxelles ne connaît pas de limite, mais tu ferais aussi bien de t'habituer au rouge à lèvre maintenant. Fais-le vraiment vite, suggéra Allen en couvrant une imperfection. C'est moins douloureux de cette manière. »

« Ha, ha, lui dit Harry. Très drôle. » Harry ouvrit le tube et fit de son mieux. Un flash du coin de l'œil le fit se retourner et il remarqua Insecte avec un large sourire sur le visage.

« Je t'ai eu » dit Insecte avec un sourire narquois en secouant son appareil photo. Harry commença à avancer sur lui mais il fut arrêté par la soudaine apparition de Bevie. Insecte s'enfuit, criant aux filles qu'il avait pris une photo d'Evan avec du rouge à lèvre. Harry grogna. On ne le laisserait jamais tranquille avec ça, maintenant.

« Edmond ! » Bevie passa un bras autour de Harry et le redirigea vers le maquillage. « Comment vas-tu ce soir ? Tu te sens bien ? Nerveux ? »

Harry regarda son professeur, un peu perplexe quant à ce qu'il était supposé répondre. « A quelle question vous voulez que je réponde en premier, monsieur ? »

« Ca ne fait rien, ça ne fait rien. Tu n'es pas nerveux, n'est-ce pas ? Des papillons dans l'estomac ? » Bevie se tordit les mains et dansa d'un pied sur l'autre.

« Non, monsieur. Je vais bien » répondit Harry en se retournant vers la glace.

« Très bien alors. Edgar, pareil ? » demanda-t-il à Allen avec un visage inquiet.

« Rien que je ne puisse gérer, monsieur, dit Allen avec un visage impassible. Ca ira. » Bevie acquiesça et s'éloigna, disant aux garçons que l'appel pour les costumes aurait lieu dans quelques minutes.

« Pourquoi est-ce que Julie est là ? demanda Allen dans un murmure. J'espérais que nous serions épargnés de son influence. »

« Son influence m'empêche de ressembler à un fantôme » lui dit Harry. Lui et Allen n'eurent plus la chance de parler après ça. Julie vérifia leurs efforts de maquillage et sembla assez déconcertée par le fait que « les garçons ne pourront jamais se maquiller. » Harry fut un peu insulté par ce commentaire. Il pensait qu'il avait fait un bon travail avec son maquillage. Il avait réussi à mettre son rouge à lèvres sans aide d'aucune sorte.

Harry fit un signe de tête à un des membres de l'équipe des costumes pour sa garde-robe. L'appel pour la distribution des costumes avait eu lieu juste quelques minutes auparavant et tout le monde s'était rassemblé devant les costumiers pour attendre les derniers morceaux de leurs personnages. Harry alla vers la zone d'essayage, tira le rideau autour de sa cabine et enleva sa chemise. Il se changea rapidement et était juste en train de mettre ses bottes quand il entendit plusieurs filles gloussant de l'autre côté du rideau.

« Abandonnez, vous toutes ! » leur dit-il avec un rire dans la voix. « Je suis déjà changé ! » Il entendit plusieurs bruits déçus et une voix qui dit « ce n'est pas juste ! » avant que les gloussements ne s'éloignent. Il les avait attrapées avant quand il faisait ses essayages. Paul avait rit un peu et lui avait dit que les filles commençaient à remarquer son corps. Harry avait rougi à cette annonce et avait demandé que Paul ne le mentionne plus jamais.

Harry rejoignit Allen devant les glaces pour se regarder rapidement une dernière fois. L'énergie grandissait exponentiellement alors qu'ils entendaient la foule derrière la scène. Harry s'éloigna d'Allen et mit sa cape sur ses épaules d'un ample mouvement. Il vérifia son visage une dernière fois et cligna des yeux. Il portait ses lentilles et se sentait comme une personne différente. Il eut un sourire narquois et sentit Edmond s'installer. Il fit un pas en arrière, fit un signe de tête à Allen et alla à sa place. « Cinq minutes ! » entendit-il de quelque part. Cinq minutes. Il pencha sa tête sur un côté en l'étirant, la remonta lentement et la rabaissa de l'autre côté puis en arrière. Il prit une profonde inspiration et sentit toute la tension quitter son corps. Il se laissa tomber pour faire des étirements des jambes, juste pour se donner quelque chose à faire jusqu'à ce qu'il soit prêt à se diriger sur scène. Il se remit sur pieds et commença des exercices de respiration pour se calmer. L'énergie des coulisses était avec lui, mais c'était différent de l'énergie étourdissante d'hier. C'était concentré et déterminé. « Une minute ! Tout le monde à sa place. » Harry vérifia sa marque et fit un signe de tête à celui qui jouait Gloucester, son père. Il attendit que Bevie leur donne leur signal et entra dans le monde du Roi Lear.


Harry s'avança sur la scène déserte avec un papier enroulé dans sa main. Il baissa un peu la tête. Il était profondément dans ses pensées et il tapota le papier enroulé contre son front comme si ça l'aidait à trier ses pensées. Il releva les yeux et s'arrêta, frappé par une idée. « Nature, tu es ma déesse ; c'est à toi que sont voués mes services. » Harry sentit plutôt qu'il entendit un silence tomber sur l'auditorium. « Pourquoi subirais-je le fléau de la coutume, et permettrais-je à la subtilité des nations de me déshériter, sous prétexte que je suis venu douze ou quatorze lunes plus tard que mon frère ?... » Harry joignit ses mains derrière son dos et regarda un endroit et au-delà. « Bâtard ! Pourquoi ? Ignoble ! Pourquoi ? » Harry tourna sur ses talons et se déplaça vers un mur sur sa gauche et s'appuya dessus. « Est-ce que je n'ai pas la taille aussi bien prise, l'âme aussi généreuse, les traits aussi réguliers que la progéniture d'une honnête madame ? Pourquoi nous jeter à la face l'ignominie et la bâtardise ? Ignobles ! Ignobles ! Ignobles ! » Sa main se leva et pinça l'arrête de son nez. « Nous, qui, dans la furtive impétuosité de la nature, puisons plus de vigueur et de fougue que n'en exige, en un lit maussade, insipide et épuisé, la procréation de toute une tribu de damerets, engendrés entre le sommeil et le réveil !... Ainsi donc… » Il se repoussa du mur et se déplaça vers le centre de la scène avec son papier enroulé dans une main.

« Edgar le légitime, il faut que j'aie votre patrimoine. » Il ponctua chaque mot d'un geste du papier. « L'amour de notre père… » Il haussa ses sourcils « …appartient au bâtard Edmond, aussi bien qu'au fils légitime. » Il baissa le papier et regarda dans le vide avant de continuer. « Le beau mot : légitime ! » Il leva sa main et caressa l'air comme s'il enlevait de la poussière d'une surface. « Soit, mon légitime ! » Il leva à nouveau le papier. « Si cette lettre agit et si mon idée réussit, Edmond l'ignoble primera Edgar le légitime. » Il sourit comme s'il pouvait voir son futur devant ses yeux. Edmond aurait des terres et du pouvoir à travers aucun autre moyen que sa propre action. « Je grandis, je prospère. » Il regarda le papier enroulé dans ses mains. Il le leva au niveau de ses yeux pour que tous le voient. « Allons, dieux, levez-vous pour les bâtards ! »

Les applaudissements arrivèrent si soudainement qu'Harry fut presque jeté hors de son personnage. Ils s'écrasèrent dans ses oreilles et l'assourdirent. Que s'était-il passé ? Que se passait-il ? Harry réalisa que les applaudissements étaient pour lui. C'était pour sa performance et ses capacités. Ils l'aimaient pour être capable de jouer et rien d'autre. Personne dans l'audience (à part ceux qui le connaissaient déjà) ne savait ou ne se souciait du fait qu'il soit Harry Potter, le Survivant. Les applaudissements étaient pour lui. Il lutta contre un sourire et tint sa position alors qu'une idée le balayait. C'était ce qu'il voulait faire ! Ca et rien d'autre. Il voulait être un acteur et jouer comme ça jusqu'à ce qu'il soit vieux et grisonnant. Oubliez le Survivant. Il pouvait être quelqu'un d'autre avec chaque nouvelle pièce !

Gloucester entra et les applaudissements moururent lentement à travers sa réplique jusqu'à ce que l'audience soit silencieuse pour les prochaines phrases d'Harry. Celui-ci eut un sourire intérieur. A présent, dieux, levez-vous pour le sorcier devenu acteur.


Harry se tenait dans les coulisses pour attendre le salut. Il avait chaud et transpirait à cause de toutes les lumières et il était épuisé, mais c'était un bon type d'épuisement. C'était un épuisement accompli. Il mit sa cape sur ses épaules et haussa les épaules pour la faire tomber correctement. Bevie annonça son nom et celui d'Allen et il monta sur scène avec son « frère. »

Les applaudissements pour le Roi Lear et Cordélia augmentèrent quand lui et Allen apparurent. Harry s'inclina comme Bevie le lui avait appris et alla à sa place pour que les autres puissent monter sur scène. Il ne pouvait pas voir au-delà du premier rang avec les lumières, mais il était presque sûr qu'il pouvait entendre Hermione. Il attendit patiemment et applaudit avec tout le monde jusqu'à ce que le rideau se ferme entièrement. « Tout le monde dans le hall. Rencontrez le public ! » Bevie leur fit signe d'aller dans le hall et ils s'alignèrent comme il l'ordonna. Harry était très mal à l'aise à propos de cette partie. Jouer était bien. Il était Edmond alors. A présent, il était à nouveau Harry. Ou Evan, à tout le moins.

Les portes de l'auditorium s'ouvrirent et le public se déversa dans le hall pour se mêler aux acteurs. Harry se tint droit et attendit. Il attendrait jusqu'à ce que la majorité du public soit parti avant d'aller à la rechercher d'Hermione et de Paul. Et de sa tante, si elle était là. Il espérait que oui. Elle avait dit qu'elle viendrait. Il fut surpris quand une femme inconnue marcha vers lui. « Tu as fait un si bon travail, mon chéri, dit-elle en lui tendant la main. Bien joué. » Harry la remercia et elle s'éloigna. Ca avait été… étrange. Allen lui sourit et haussa les épaules.

« Très bon travail, dit un homme devant Harry. Vous étiez Edmond. » Et bien, c'était l'idée, non ? L'homme s'éloigna et fut remplacé par une autre personne qui les félicita, lui et Allen, pour leur combat à l'épée.

« Allen ? » murmura Harry alors que l'homme s'éloignait d'eux. « Qu'est-ce qui se passe ? »

« Que pensais-tu qu'il allait se passer pendant une rencontre avec le public ? demanda Allen avec un sourire narquois. Nous avons nos compliments et adorations ici, ainsi que sur scène. Détends-toi et profite. Tu le mérites. »

« Absolument brillant » dit une femme à Harry pendant que son mari levait les yeux au ciel. Harry ne put s'empêcher de sourire à l'homme. Celui-ci lui adressa un clin d'œil et permit à sa femme de le tirer plus loin le long de la ligne. Harry n'était toujours pas sûr de ce que l'on attendait de lui, aussi remercia-t-il toutes les personnes pour leurs compliments et regarda-t-il aux alentours pour voir des visages familiers dans la foule.

« Evan ! » Le hurlement d'Hermione lui donna exactement 3,2 secondes d'avertissement avant qu'il ne se retrouve pris dans ses bras, bloquant effectivement une adolescente qui avait choisi de rester traîner près de lui et Allen. Harry avait une idée de la raison pour laquelle elle le faisait, mais il hésitait à essayer de le confirmer. Il ne voulait pas vraiment savoir.

« Hey, Mi, salua Harry en retournant l'embrassade. Est-ce que tu as aimé la pièce ? » demanda-t-il avec un sourire.

« Est-ce que j'ai aimé la pièce ? répéta Hermione. Skywalker, tu étais phénoménal. Je ne t'ai pas reconnu là ! » Puis Hermione se mit à parler pendant cinq minutes de sa performance et de comment elle en avait aimé toutes les secondes.

« Hermione ! » Harry releva la tête pour voir Monsieur et Madame Granger venir vers lui. « Te voilà. » Elle secoua la tête. « C'était une sacrée performance. »

« Merci, Madame Granger. » Il sourit. « Hermione me le disait juste… pour la huitième fois. »

« Désolée. C'était brillant » dit Hermione à sa mère. Harry sourit et baissa la tête. Il ne pensait pas qu'il s'habituerait jamais à ça.

« Je faisais juste ce que le Professeur Bevington m'a dit de faire » dit-il en désignant son professeur. L'homme parlait, assez rapidement, avec un autre homme. Harry ne pouvait que supposer que c'était au sujet du spectacle. « J'ai juste suivi les directions. »

« Et bien, fils, tu as suivi les direction à la perfection, dit Monsieur Granger. C'était assez étonnant à voir. » Harry se demanda combien de fois il allait être complimenté ce soir.

« Merci, monsieur. J'ai votre costume. »

« Costume ? » La mère d'Hermione se tourna et fixa son mari de haut. « Costume ? »

« Uh-oh, murmura Hermione. Maman ne sait pas que Papa nous a donné ces costumes, expliqua Hermione à Harry. Elle a menacé de lui laisser faire toute sa cuisine. Papa est un cas désespéré quand il s'agit de cuisine. » Hermione sourit. « Voyons voir comment ça se passe ! »

Harry ne pouvait pas comprendre pourquoi Hermione voudrait que ses parents se disputent au sujet de quelque chose comme ça ou pourquoi elle aimait ça et trouvait ça intéressant. Il avait toujours évité son oncle et sa tante quand ils se disputaient. D'accord, ça n'arrivait pas très souvent, mais c'était mauvais quand ça arrivait. Son oncle était de mauvaise humeur quand tout était fini. Harry s'était caché dehors plus d'une fois plutôt que de permettre à son oncle de le trouver après de tels évènements.

« Bonjour, Harry » entendit-il sa tante murmurer dans son oreille. Il se tourna et la trouva à lui sourire. Il ne s'habituerait jamais à ce que cette expression lui soit adressée. Elle pencha la tête sur le côté. « Tu as très bien joué ce soir. »

« Merci, Tante Pétunia, dit Harry en s'approchant d'elle. Je suis content que tu ais pu venir. » Harry essaya de se détendre, mais il n'avait pas passé beaucoup de temps seul avec sa tante. Il était un peu mal à l'aise, même avec toutes ces personnes autour.

« Vous avez fait un travail excellent, jeune homme ! » dit un gentleman assez tapageur en s'arrêtant devant Harry et en lui tendant sa main. Harry l'accepta et la serra. Il se souvenait que Bevie lui parlait plus tôt quand il l'avait désigné aux Granger. « Gerald Saxton, Monsieur James. C'est merveilleux de vous rencontrer. Est-ce que c'est votre mère ? demanda-t-il en regardant Pétunia. Vous devez être très fière de lui. Vous avez un enfant très talentueux. »

« Je suis fière de lui, Monsieur Saxton, répondit-elle. Très fière. » Elle adressa à l'homme ce qu'Harry savait être son « sourire le plus charmant » et Monsieur Saxton félicita à nouveau Harry avant de passer à Allen.

Harry luttait pour rester là avec sa tante pendant que d'autres venaient et lui parlaient de son rôle. Bevie n'avait pas mentionné que ce serait comme ça. Pas de mention du tout avant la première. Il voulait probablement s'assurer qu'il aurait toujours une troupe et avait pensé que ce serait une sorte de surprise agréable. Si c'était une surprise, alors Harry détestait les surprises. Harry n'aimait pas la foule depuis son onzième anniversaire quand lui et Hagrid avaient été bombardés par la moitié du monde magique (c'était ce dont il avait l'impression, en tout cas) et son antipathie avait seulement grandi depuis. Cette foule le faisait se sentir pris au piège et il ne voulait rien de plus que de s'en éloigner et d'aller quelque part de sûr et calme. Seul. Il était prêt à faire ça quand la main de sa tante s'installa légèrement sur son épaule. Il sentit sa tension se dissiper. Sa tante était là. Ca voulait dire qu'il était en sécurité. Elle avait fait face à des sorciers pleinement entraînés pour lui. Harry prit une profonde inspiration et sentit sa patience se renouveler.

La foule commença enfin à se clairsemer et Harry en fut reconnaissant. Il était prêt à enlever son maquillage et à se débarrasser des démangeaisons agaçantes. Il leva la main pour frotter un endroit particulièrement irritant mais sa tante l'attrapa. « Je suis très fière de toi, Harry, dit-elle d'une voix calme et sincère. Je n'ai jamais vu quelque chose de si puissant avant. Cet homme avait raison. Tu es très talentueux. »

Pour une raison ou une autre, Harry trouva que ces quatre phrases voulaient dire plus pour lui que n'importe quel autre compliment qu'il avait reçus ce soir. Il lui adressa un vrai sourire. « Merci, Tante Pétunia. » Il la vie regarder derrière lui et se retourna.

« Remus ! » Celui-ci s'avança et serra Harry dans ses bras. « Tu es venu ! » La voix d'Harry était atténuée mais il avait le sentiment que Remus serait capable de le comprendre.

« Bien sûr que oui. Je t'avais promis que je viendrais. J'ai juste dû me battre contre cette grande foule et puis il y avait ce groupe assez large rassemblé autour de toi, te faisant la fête parce qu'ils t'ont rencontré et ont serré ta main. »

Harry lança un regard noir à Remus et se recula. « Tu sais que je n'aime pas la foule » murmura Harry.

« Je sais. » Remus sourit et ébouriffa les cheveux d'Harry d'un geste rapide. « C'est pour ça que je te taquine avec ça. » Remus se tourna et accueillit Hermione alors qu'elle revenait du spectacle de la dispute de ses parents.

« Qui a gagné ? » demanda Remus avec une lueur connaisseuse. Hermione lui avait expliqué la dispute de ses parents il y a quelques minutes avant de lui indiquer la direction de Harry.

« Papa. Maman ne lui avait pas interdit de nous donner les costumes, juste les photos. Elle a accepté de faire son plat préféré pour le dîner demain. » Hermione haussa les épaules. « Ils se sont déjà embrassés et réconciliés. J'étais sûre qu'ils allaient commencer à se bécoter d'une seconde à l'autre, mais j'ai dû leur rappeler qu'ils étaient dans une école avec de jeunes enfants impressionnables. Ils se sont arrêtés juste à temps. » Hermione eut un frisson théâtral et sourit. « Les parents qui s'embrassent. Eurk. »

« Désolée d'interrompre, heu, Evan, dit la mère d'Hermione en approchant. Hermione doit se lever tôt demain matin pour retourner à l'école. »

« Encore cinq minutes, Maman ? » demanda Hermione avec de grands yeux. « S'il te plaît ? J'ai quelque chose de réellement important à lui dire. » La mère d'Hermione lui adressa le regard que toutes les mères adressent quand elles font face aux prières de leurs progénitures pour 'juste quelques minutes'.

« Je te chronomètre, dit sa mère avec un sourire. Va. »

« Je peux l'emprunter une seconde ? » demanda-t-elle à Pétunia avant d'attirer Harry à l'écart. Hermione vérifia autour d'eux avant de se retourner vers Harry. « Je n'ai pas eu le temps de t'écrire là-dessus avec le Mini-Messager et la nuit dernière n'était pas une bonne opportunité avec mon escorte, dit-elle en faisant une grimace à l'idée. Je voulais juste te dire que Dumbledore est devenu un peu plus agressif. »

« Qu'est-ce que tu veux dire ? » siffla Harry. Dumbledore devenant agressif sur n'importe quel front était dans l'ensemble une mauvaise idée.

« Je ne peux aller nulle part sans qu'un Protecteur me suive. Nos amis essaient de rester près de moi, mais il y a des fois où ils ne peuvent pas être là. C'est principalement Ron et Parvati, mais je suis prête à péter les plombs, confia Hermione. J'ai réussi à faire en sorte que Parvati se sente un peu ridicule sur tout ça, mais Ron est devenu insupportable. » Hermione s'arrêta et vit le visage d'Harry. « Arrête de réfléchir maintenant. Je ne lui dirai rien ! Je refuse. » Elle mit ses mains sur ses hanches et regarda Harry de haut. « Et ne pense pas que ça veuille dire que tu peux sortir ta baguette et faire de la magie pour appeler quelqu'un ici. Tu restes ici et je vais juste faire monter la mise. »

« Que vas-tu faire ? » demanda Harry.

« Rendre sa vie misérable, bien sûr. Qu'est-ce que je pourrais faire d'autre ? » Elle adressa à Harry un sourire comploteur et rit un peu. « Je dois juste contacter nos amis aux cadeaux explosifs et les choses continueront de là. »

Harry eut un sourire narquois à l'idée que beaucoup de produits Weasley investissent Poudlard. Il souhaita presque pouvoir être là pour le voir. « S'il te plaît, Mi, fais attention. Va-t'en si les choses deviennent trop dures. Il semble devenir désespéré. Je ne veux pas que quelque chose t'arrive s'il décide de faire quelque chose de drastique pour me trouver. »

« Il n'a pas vraiment de preuve en ce moment. Il a de vagues suspicions, mais il ne peut pas faire quoi que ce soit tant qu'il n'a pas de vraies preuves, expliqua Hermione. Je peux le gérer. Je voulais juste que tu le saches. Je sais comment tu es quand on ne te dit pas des choses qui te concernent. » Elle regarda au coin et vit sa mère pointer sa montre. « Je dois y aller. » Hermione serra Harry dans ses bras et sourit. « Prends soin de toi, Skywalker. S'il te plait, prends soin de toi. »

« Je le ferai. Il y a assez de personnes ici pour prendre soin de moi, dit Harry avec un sourire. « Rentrons avant que ta mère n'explose. »


Fudge travaillait tard – encore – et souhaitait n'avoir jamais entendu le nom de Dumbledore. Il le maudissait à chacune de ses respirations. Ce vieux fou ruinait tout son dur travail ! Il ne pouvait pas obtenir de réponse directe à propos d'aucune situation. A présent, ce truc avec Potter avait émergé. Les requêtes pour voir le garçon pour montrer des preuves de bonne volonté avec le Ministère avaient échoué et les demandes directes étaient ignorées… à la requête du garçon, bien sûr. Fudge devait encore le voir et toutes les lettres adressées au Survivant étaient retournées fermées, même pas touchées du tout par le garçon. Dumbledore devait cacher Potter pour son propre usage. C'était la seule explication pour la soudaine timidité de Harry Potter envers les autres sorciers, mis à part Dumbledore et ses « instructeurs », choisis par Dumbledore, sans aucun doute. Fudge ne pouvait plus le tolérer. Le monde sorcier méritait de savoir comment allait Harry Potter et Fudge avait besoin de savoir il était. Il était temps de forcer la main de Dumbledore. Il devrait révéler où le garçon était caché ou faire face à la fureur du public.

Fudge n'était pas inquiet au sujet du Seigneur des Ténèbres. Potter était caché quelque part avec des sorciers pleinement entraînés à sa disposition pour son entraînement et sa sécurité. Le Seigneur des Ténèbres n'essaierait pas de l'attaquer là-bas. Il n'y aurait pas de raison de le faire, à part pour un exercice de futilité. Il y avait une chose que Fudge avait apprise sur le Seigneur des Ténèbres depuis son retour ' officiel. ' Il ne faisait pas de ' Futilités '. Chacune de ses attaques était planifiée point par point. Il n'ignorait pas les détails. « Weasley. »

Percy releva vivement la tête de ses notes et se tourna pour regarder le Ministre. « Envois l'article à l'éditeur de la Gazette du Sorcier avec mon sceau attaché. Il est temps que Dumbledore arrête de cacher l'espoir du monde magique au peuple. » Weasley partit et Fudge se relaxa dans son fauteuil. Ce mouvement créerait du mécontentement dans le camp du directeur. Il savait que Dumbledore s'inclinerait devant les désirs du public et montrerait le garçon pour que le monde le voie.

Le garçon était leur dernier espoir, après tout. A quoi pouvait-on s'attendre d'autre de la part du Survivant ?


Et un grand merci à Lys qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.