Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


Ce site n'autorise plus les auteurs à mettre les réponses aux reviews dans les chapitres, et vu comme on sait comme ils peuvent être pointilleux... Voila comment je vais faire :

- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)

- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


Hermione lança sa chaussure sur l'agaçant réveil et replongea dans son lit quand l'énervant destructeur de rêves devint silencieux. « Enfin ! » pensa-t-elle en s'enterrant plus profondément sous ses couvertures et oreillers. Elle entendit un 'pop' familier et grogna. « Va-t'en, Rita » grommela-t-elle dans son oreiller.

« Bonjour, Hermione. » La complice d'Hermione pour présenter les informations de la Gazette du Sorcier au reste de Poudlard sourit et se percha au bout du lit de la jeune fille. « J'ai des nouvelles pour toi ! » confia la femme insecte.

« Des nouvelles ? » Hermione leva la couverture et ses sourcils en même temps. « Pas aussi tôt » grogna-t-elle et elle remit les couvertures par-dessus sa tête. « Pas de nouvelles avant l'aube, s'il te plaît » dit-elle, remarquant juste que le soleil devait encore faire son apparition. Elle sentit quelque chose frapper ses jambes.

« C'est un numéro en avance de la Gazette du Sorcier. La une t'intéressera » dit Rita avec de la jubilation dans sa voix.

Hermione s'assit et repoussa ses cheveux de son visage. Elle vit Rita les regarder et lui adressa un regard noir. « Pas un mot sur mes cheveux. » Elle prit le journal et l'ouvrit. Elle eut un hoquet et le laissa tomber une seconde plus tard. La une était clairement apparente. « Où est le Survivant ? – Dumbledore interdit à Harry Potter tout contact avec ses pairs. » Hermione eut un petit sourire. « Il l'a fait ! »

« Il l'a fait. Il semble que notre Ministre Fudge ait décidé que Dumbledore travaille contre les intérêts de la société sorcière et le bien-être du Survivant. » Rita adressa un regard conspirateur à la briseuse de règle la plus surprenante de Poudlard. « La rumeur dit que des Aurors vont aller chez Monsieur Potter à, oh, six heures. »

Hermione regarda son réveil et hurla presque. « Il est cinq heures trente ! Oh, où ai-je mis leur numéro ? » Elle rejeta les couvertures à coups de pieds et se précipita vers son bureau. Elle commença à fouiller parmi ses papiers.

« Des nuages, Hermione ? » demanda Rita au sujet du pyjama d'Hermione.

« C'est mieux que des yeux de chats, répondit sèchement la jeune fille. Ah ! Le voilà ! » Hermione se saisit vivement du papier sur lequel était inscrit le numéro de téléphone des Dursley et se précipita en bas. Rita suivit à une allure plus calme et s'installa sur la dernière marche pendant qu'Hermione composait violemment le numéro. « Allez, allez, grommela-t-elle. Madame Dursley ? C'est Hermione Granger. Oui. Désolée d'appeler si tôt mais je voulais vous faire savoir que des Aurors vont venir chez vous d'ici une demi-heure. Oui. C'est vrai. Non, je ne peux pas vous dire qui me l'a dit, mais je lui fais confiance. Bien. De rien. » Hermione raccrocha le téléphone et s'effondra à côté de Rita. « Merci d'être venue. »

« De rien. J'ai fait comme promis. » Rita tapota la main d'Hermione.

« Du thé ? » offrit Hermione.

« Ce serait gentil. Répondrais-tu à quelques questions ? » demanda Rita en suivant Hermione dans la cuisine.

« Ca dépend si je peux rester anonyme ou pas » dit Hermione avec un sourire alors qu'elle mettait l'eau à bouillir.

« L'anonymat est bien. » Le cahier de Rita et une plume normale apparurent pour la déclaration anonyme d'Hermione.


Harry se réveilla au son de la voix de Sensei. Il roula sur le côté et fit un signe de tête à l'homme pour montrer qu'il était réveillé. Sensei acquiesça et partit. Harry était dispensé de combat et de tout ce qui pourrait laisser des marques, mais il avait toujours entraînement tous les matins. Il retournerait à son entraînement normal une fois que la pièce serait finie.

Il sauta du lit et évita de justesse de rentrer dans son bureau. Son Mini-Messager faisait une petite danse. « Sabre laser » dit-il en le prenant. L'écriture d'Hermione apparut.

-Fudge a craqué ! Il a fait paraître un article dans la Gazette du Sorcier critiquant Dumbledore. La une est « Où est le Survivant ? – Dumbledore interdit à Harry Potter tout contact avec ses pairs. » Qu'en penses-tu ?

Harry saisit son stylo et s'assit à son bureau pour écrire sa réponse.

-Ce que j'en pense ? Je pense que ça va causer des problèmes. Dumbledore n'aime pas voir son autorité remise en question. Reste avec nos amis, Mi. Reste hors de son chemin. Emmène quelqu'un avec toi si tu es appelée dans son bureau. S'il te plait, fais attention, Mi.

-Je peux me débrouiller avec lui, Skywalker. Ma mère m'appelle. Je te parlerai plus tard ?

-Ok. S'il te plait, fais attention, Mi.

Harry s'éloigna de son bureau et soupira. Il avait l'impression que les choses commençaient à devenir incontrôlables. Dumbledore était à présent acculé dans un coin, Hermione était en état de siège, Voldemort élaborait des stratégies et Fudge commençait à devenir conscient du fait qu'Harry n'était pas à Poudlard.

« Deshi ? » appela Sensei du couloir.

« J'arrive, Sensei » dit Harry en mettant son uniforme. Il espéra qu'il aurait moins de vingt tours à faire. Il était toujours fatigué de sa performance de la nuit précédente et il y en aurait une autre ce soir. C'était la vie.


Paul réajusta les dossiers sous son bras et repensa à sa dernière session avec Harry. Le garçon avançait à pas de géant avec sa tante. Paul avait découvert de qui il avait hérité son obstination, car la tante d'Harry était aussi têtue que son neveu. Il était presque effrayant de voir combien ils étaient semblables par certains aspects et puis complètement opposés dans d'autres.

« Paul ! » entendit-il Harry crier de derrière. Il se retourna à temps pour voir Harry tourner au coin et essayer de s'arrêter. Il eut un sourire narquois alors que le garçon glissait sur le sol et dans le mur. « Aïe ! Qui a ciré le sol ? » dit-il en se relevant et en avançant à nouveau à toute vitesse vers Paul. « Paul ! S'il te plaît, dis que je peux y aller ! S'il te plait ! Ca dit que j'ai besoin de ta permission pour y aller et je dois y aller ! Ca remplira ma vie. S'il te plaît ? S'il te plaaaîîîît ? »

« Pourquoi ne me dis-tu pas pourquoi tu me supplies d'abord ? » dit Paul avec un sourire patient.

« Tu sais pourquoi je te supplie. Il y a une sortie au théâtre à Londres. On passerait un week-end à Londres et on verrait une comédie musicale et une pièce de Shakespeare. Insecte m'a aussi dit qu'on veillerait tard et que de la mauvaise nourriture serait impliquée, juste comme des enfants normaux. S'il te plaît, Paul ? » Harry fit sa meilleure imitation des yeux de chiens battus en attendant la réponse de Paul. Harry pensa que l'argument 'enfants normaux' marcherait sur Paul. Il parlait toujours du fait qu'Harry devrait agir comme un 'enfant normal.'

« Je ne sais pas, biaisa Paul pendant quelques minutes. Tu dois toujours demander à ta tante. »

« Je n'ai pas besoin de lui demander. Je peux payer pour moi. Il n'y a pas besoin de l'embêter avec ça, dit Harry avec une expression confuse. S'il te plaît, Paul ? »

Paul étudia Harry une minute. Ce qu'Harry avait dit était vrai. Harry pouvait payer pour lui-même. Remus serait plus que ravi de retirer l'argent pour Harry et de faire tous les arrangements. Remus et Paul s'étaient rencontré plusieurs fois pour discuter du statut d'Harry dans le monde magique et de l'impact que ce statut avait sur Harry et vice-versa. Ils étaient tous les deux tombés d'accord sur le fait qu'Harry devait essayer d'être un enfant normal autant que possible. La célébrité et la richesse étaient impressionnantes pour Paul, et il avait la trentaine. Il ne pouvait pas s'imaginer être de l'âge d'Harry et qu'on s'attende à ce qu'il porte ses responsabilités ou sa célébrité. Il pouvait également s'adresser à un autre problème ici. Harry devait accepter l'autorité de Pétunia pour le moment, jusqu'à ce qu'il ait dix-sept ans dans le monde magique, ou dix-huit pour le monde normal.

« Ta tante est ta responsable légale. Elle devra donner sa permission pour que tu ailles à Londres. Il y a un formulaire de permission qu'elle devra signer. Je le lui enverrai mais tu devras lui demander d'abord. » Paul regarda le visage d'Harry se décomposer puis devenir inexpressif. Il sentit les premières traces de froid autour de lui et les ignora. Harry avait besoin de sa concentration.

« Et si elle dit non ? » demanda Harry. Paul donna presque sa permission devant l'expression sur le visage du garçon. Il avait l'air tellement désespéré à l'idée de ne pas être capable d'aller à Londres.

« Tu ne sauras pas tant que tu ne lui auras pas demandé. » Harry haussa les épaules et soupira. « Fais-moi savoir quand tu veux appeler ta tante. Si elle dit oui, alors je pourrai lui envoyer l'autorisation. D'accord ? »

« D'accord » dit Harry en faisant demi-tour et en s'éloignant. Il semblait être perdu dans ses pensées et Paul aurait voulu dire que c'était sur la manière de convaincre sa tante de dire oui, mais il savait que ce n'était pas l'objet des pensées du garçon. Ca donnait plus l'impression d'une stratégie sur la manière de continuer sans la sortie dans le futur. Paul fronça les sourcils et se fit une note d'appeler Pétunia et de lui expliquer la sortie et combien ça voudrait dire pour Harry s'il pouvait y aller. Il espérait seulement que Pétunia le permettrait.


Les jours suivants passèrent rapidement pour Harry. Il avait toujours des classes tous les jours, des entraînements avec Sensei, sa thérapie avec Paul et son programme de Poudlard à suivre. Il voulait plonger dans son lit et dormir un millier d'années, mais il avait l'impression qu'il ne voudrait pas se réveiller s'il arrivait à dormir.

Il avait remarqué que ses émotions étaient un peu imprévisibles dernièrement et qu'elles affectaient son sommeil. Il ne pouvait pas vraiment expliquer pourquoi, mais il allait bien une minute et était prêt à pleurer la suivante. Paul avait remarqué et avait commencé à travailler avec lui sur diverses techniques pour se calmer, mais rien ne semblait marcher. Pire encore, ils pouvaient sentir la température changer à chaque fois qu'Harry changeait d'émotion. Harry n'avait pas d'explication pour ça. Paul avait donné quelques idées, mais Harry hésitait à y penser. Il se contrôlait, personne d'autre n'avait de contrôle sur lui. Bleys ne pouvait pas influencer ce qu'il se passait avec lui en ce moment.

La seule bonne chose qui résulta des techniques calmantes fut un nouveau type de thérapie pour lui et sa famille. D'accord, avec Pétunia tout du moins. Il ne pouvait discuter de ses sentiments que quand il était sur le point de craquer (ce qui les mettait mal à l'aise tous les deux) ou quand il était presque endormi. Harry avait choisi la méthode presque endormi, vu que sa magie rendait la pièce froide quand il était vraiment bouleversé. Il découvrit qu'il se sentait mieux après chaque session, vu qu'il pouvait dire à sa tante exactement ce qu'il ressentait sans répercussion. Il pouvait pleurer et elle le laissait. Il pouvait poser des questions et elle répondrait si elle avait les réponses. Ils avaient toujours des moments d'incompréhension (elle refusait d'autoriser la magie en dehors des devoirs, même une fois qu'il aurait dix-sept ans) et des désaccords (Harry refusait de discuter d'une heure pour aller au lit ; il dormirait quand il voudrait et pas avant !) mais ils commençaient lentement à développer une relation qui pourrait marcher une fois qu'Harry rentrerait à la maison. Il n'y avait plus de « si » dans le sujet.

Pétunia lui avait dit au sujet des Aurors qui s'étaient montrés le jour où un article sur lui avait paru dans la Gazette du Sorcier. Les Aurors avaient essayé de faire de l'esbroufe pour rentrer mais avaient découvert que les protections ne leur permettraient pas d'entrer dans la maison. Ils ne pouvaient que se tenir sur la première marche de l'allée et attirer l'attention sur eux à cause de leurs robes. Harry avait trouvé l'histoire particulièrement amusant et avait demandé à Pétunia de prendre des photos pour pouvoir voir leurs visages.

Harry avait écrit une lettre à Pétunia expliquant le voyage à Londres et pourquoi il sentait qu'il devait y aller. Il n'avait pas reçu de réponse qui disait si oui ou non elle l'autorisait à s'y rendre, mais Harry avait alerté Remus au sujet du voyage et lui avait demandé d'avoir des fonds prêts, juste au cas où elle déciderait qu'Harry pouvait y aller. Il avait essayé de s'empêcher d'avoir l'air trop pathétique, mais il savait que sa voix avait légèrement tremblé quand Remus lui avait posé quelques questions là-dessus.

Vernon était une autre histoire. Ni Harry ni Vernon n'était intéressé pour établir une relation comme celle qu'il construisait avec Pétunia. Harry ne voulait pas de Vernon en tant que partie majeure de sa vie (et certainement pas en tant que figure parentale). Vernon avait dit qu'il hébergerait Harry jusqu'à ce que celui-ci soit prêt à partir, mais qu'il ne fallait pas s'attendre à plus que ça. Harry était content à cette idée et rien de ce que Paul pouvait dire ne le ferait changer d'avis. Il avait Remus, il n'avait plus besoin de Vernon, sauf pour fournir des conversations et une ambiance au dîner.

Harry sortit de ses pensées et regarda sa montre. Il allait être en retard ! Oubliez ça, il était déjà en retard. Il jura dans sa barbe et se dépêcha d'aller à sa première classe. Il pouvait déjà entendre du couloir le programme d'informations qu'ils regardaient tous les matins. Il ouvrit la porte de sa classe et s'arrêta alors que tout le monde se tourna comme un seul homme pour le regarder. La manière dont ils le regardaient… ce n'était pas un regard 'tu es en retard'. « Quoi ? » demanda-t-il à ses camarades. Il remarque que son professeur était dans un coin avec un téléphone portable à l'oreille. Que se passait-il ?

Julie pointa l'écran. Il se tourna et vit l'image. Que diable ? La voix du présentateur vint. « La police a besoin d'aide pour localiser ce garçon de seize ans, Harry James Potter. Il est recherché pour un interrogatoire en tant que témoin pour plusieurs meurtres. Il a des yeux verts, des cheveux noirs et une cicatrice unique en forme d'éclair au milieu du front. Si vous avez des informations, s'il vous plaît appelez le numéro sur l'écran. » Par réflexe, Harry lissa ses cheveux sur sa cicatrice.

Le professeur d'Harry glissa son téléphone dans sa poche et s'avança. « Harry, c'est ça ? Tout ira bien. » Harry sentit le besoin de reculer contre la porte. « Je viens juste de les appeler et quelqu'un va venir. »

« Quoi ! » s'étrangla Harry alors qu'il cherchait la poignée de la porte à tâtons. « Vous ne comprenez pas » croassa-t-il en attrapant la poignée. Son professeur s'avança et mit ses mains sur les épaules d'Harry.

« Tout ira bien, fils » lui dit son professeur. Marrant. Harry l'aimait bien avant ça.

« Non. » Harry ouvrit la porte et se glissa hors de la prise de l'homme. Il trébucha dans le couloir et recula. « Vous ne comprenez pas, Monsieur. »

« Harry » L'homme tendit la main vers Harry.

« Je m'appelle Evan ! » déclara sèchement Harry. Il ne pouvait pas permettre à l'homme de continuer à utiliser son nom. Harry sentit sa respiration devenir hachée. Oh, non. Il savait ce que c'était. Attaque de panique. Il entendit la voix de la secrétaire venir des escaliers. Ses yeux sortirent de ses orbites quand il vit le visage de Kingsley Shacklebolt apparaître, avec un autre homme qu'Harry ne connaissait pas. Ils étaient tous les deux vêtus comme des Moldus, mais Harry savait que leurs baguettes étaient là. Harry lutta pour respirer. Il ne pouvait pas y retourner. Pas encore.

« Harry » appela Shacklebolt en franchissant la dernière marche. Le contrôle d'Harry se brisa. Il courut. « Harry ! Non ! » appela Shacklebolt derrière lui.

Comment avaient-ils réussi à venir ici aussi rapidement ? Il jeta un coup d'œil derrière lui et se retourna pour accélérer. Ils gagnaient du terrain sur lui. Il ne savait pas où il allait. Juste loin. Il trébucha quand Kingsley le rattrapa et essaya de l'attraper autour de la taille. Ha ! Harry était trop grand pour que l'Auror l'attrape comme avant. L'esprit d'Harry s'éclaircit et il rejeta sa tête dans le nez de Shacklebolt. Harry entendit un juron grommelé et cacha un sourire alors que l'Auror le relâchait suffisamment pour lui permettre de libérer un bras. Il plongea son coude dans l'estomac de Shacklebolt. L'Auror le laissa tomber et l'autre courut et leva sa baguette, visiblement surpris qu'Harry oppose une résistance. Harry lança un peu de magie vers le second Auror et fut satisfait de voir sa baguette voler hors de sa main. Il se tourna vers Shacklebolt et lui fit lâcher sa baguette d'un coup de pied.

« Harry, nous sommes là pour te ramener à la maison » dit calmement Shacklebolt.

« Je n'y retournerai pas » répondit Harry.

« A Poudlard, je veux dire » clarifia Shacklebolt.

« Je n'y retournerai pas ! » gronda Harry. Est-ce que personne ne l'écoutait ?

« Tu n'as pas le choix, Harry » dit Shacklebolt avec un air d'excuse.

Harry leur fit face une seconde avant de faire quelque chose de grossier et drastique : il leur donna à chacun un coup de pied dans l'entrejambe et les regarda s'effondrer au sol. « Désolé ! » lança-t-il au-dessus de son épaule en s'enfuyant à nouveau. Il savait qu'il n'avait fait que gagner un peu de temps. Un sort d'anesthésie les remettrait en état dans juste quelques secondes, une fois qu'ils se seraient remis du choc d'avoir été frappés dans un endroit très privé.

Harry se précipita pour tourner et sentit presque son cœur s'arrêter quand quelqu'un l'attrapa par derrière et le tira en arrière dans un petit couloir. Il ouvrit sa bouche pour crier, dans l'espoir que quelqu'un l'entende. Une main calleuse familière se plaqua contre sa bouche. « Du calme, Deshi. » Harry arrêta immédiatement de lutter et devint détendu dans les bras de son professeur. « Ces hommes ? Ton monde ? » Sensei enleva sa main de la bouche d'Harry.

Harry prit une inspiration hachée et agrippa le bras de Sensei autour de sa poitrine. « Oui, Sensei. Ils sont là pour me ramener » murmura-t-il, effrayé à l'idée de parler plus fort que ça.

« Hum. » Le bras de Sensei se resserra autour d'Harry presque comme si Sensei savait que celui-ci en avait besoin. « Viens, Deshi. » Il relâcha le garçon mais l'attira immédiatement près de lui et passa un bras autour de ses épaules. Il le dirigea le long du couloir jusqu'à une porte sur le côté qu'Harry n'avait pas remarqué auparavant. En y repensant, Harry n'avait pas suivi sa vieille habitude de se faufiler le soir comme il le faisait habituellement à Poudlard. La porte conduisait au gymnase. Sensei cria quelque chose à Rick, qui s'entraînait au milieu de la salle. Harry fut surpris de ne pas comprendre ce qui était dit. Que parlaient-ils ? « Viens, deshi. » dit Sensei en ressortant de son bureau. Il aboya un autre ordre à Rick en conduisant Harry vers une autre porte. Harry resta près de son professeur, la tête basse et le cœur dans la gorge. Il pouvait presque sentir des baguettes pointées sur lui, prêtes à le stupéfixer et à le ramener vers Poudlard et le Survivant.

« Deshi. » Sensei ouvrit une porte vers l'extérieur et fit signe à Harry de passer. Il l'attira à nouveau près de lui et le dirigea vers un parking derrière l'école. Les lumières de la voiture flashèrent une fois, Sensei ouvrit la portière passager et poussa un peu Harry vers le siège. « Ceinture » ordonna-t-il. Harry obéit sans commentaire.

Lui et Sensei avaient eu une longue discussion après le Chemin de Traverse sur le fait qu'Harry était entre les mains de Sensei. L'homme s'était montré clair : Harry devait obéir aux ordres de Sensei sans question pendant les périodes de danger. L'expression sur son visage prévint Harry qu'il ne permettrait pas que celui-ci ne soit encore blessé par la magie.

Sensei démarra la voiture et sortit du parking juste au moment où les portes s'ouvraient sur le côté. Harry put à peine voir les Aurors avant que Sensei ne tourne au coin. Harry se détendit dans son coin et prit une profonde inspiration. C'était pas passé loin ! Il regarda Sensei quelques secondes avant de reporter son regard vers son sac de livres à l'arrière. « Où allons-nous, Sensei ? »

« Ma maison. Pour un petit moment » lui dit Sensei avec un petit sourire.

« Oh, d'accord. » Ce serait un peu gênant, d'aller chez son professeur, mais il serait de retour à St Jude pour le dîner, au plus tard. Sensei gloussa à côté de lui et Harry le regarda avec un vague sens de malaise. Ce petit rire n'était jamais bon pour Harry. « Quoi ? » demanda-t-il à l'homme.

« Mes filles seront contentes, dit Sensei avec un rire. Un nouveau garçon à la maison. »

Harry jeta un regard dégoûté à son professeur avant de se tourner pour regarder par la fenêtre. Les filles. C'était un territoire inconnu.


« Entre. Laisse tes chaussures dans l'entrée. » Harry enleva ses tennis et suivit son professeur dans la maison. « Ma maison est la tienne » dit Sensei, faisant signe à Harry d'aller vers le canapé du salon. Du vacarme à la fenêtre fit sursauter Harry et lui fit chercher un endroit où se cacher. Il n'était pas terrifié, non, il était juste toujours nerveux d'avoir été poursuivi par une des personnes en qui il avait confiance. « Du calme, deshi. Je vais aller vérifier. » Sensei repoussa les rideaux et regarda par la fenêtre. « Un hibou. » Harry réfléchit quelques secondes avant de faire un pas vers la fenêtre. C'était la première fois depuis le Chemin de Traverse qu'il quittait St Jude et il se demandait s'il y avait une sorte de bouclier là-bas pour garder les hiboux loin de lui. Il jeta un coup d'œil à travers les rideaux, en faisant attention à ce que son visage reste hors de vue, et regarda le hibou. « C'est Hedwige. Elle est à moi. On peut la laisser entrer en toute sécurité. »

Sensei ouvrit la fenêtre et Hedwige vola tout droit vers Harry. Elle atterrit sur son bras tendu et étudia son maître. Il avait l'air beaucoup mieux que la dernière fois où elle l'avait vu et elle replia ses ailes, satisfaite que la famille du garçon ait pris la bonne décision. Elle gonfla ses plumes de joie. « Hey, ma fille. Tu m'as manqué. » Les plumes d'Hedwige se gonflèrent encore plus de plaisir et elle tint la lettre avec la fierté du travail bien fait.

Harry prit la missive et gratta la tête d'Hedwige en récompense. « Tu es une chouette tellement intelligente. » Il passa par toutes les plumes de sa tête et Hedwige s'installa sur son bras pour apprécier sa récompense. Harry retourna vers la fenêtre. « Pourquoi ne cherches-tu pas un arbre aux alentours pour te reposer ? Je viendrai te chercher plus tard si j'ai besoin de toi. » Harry fut surpris de voir Hedwige ne faire que serrer ses griffes dans son bras et regarder la lettre dans sa main. « On t'a dit d'attendre une réponse, n'est-ce pas ? » Hedwige inclina la tête et hulula. « Très bien. Trouve-toi un perchoir sur le rebord de la fenêtre alors, jusqu'à ce que j'aie fini. »

« Une créature magnifique, deshi » dit Sensei alors qu'Harry se tournait vers sa lettre.

« Oui, elle l'est. Elle est mon amie depuis six ans. » Harry regarda sa lettre pour ne voir que son prénom écrit dessus. Il reconnut l'écriture de Remus et ouvrit l'enveloppe. Il en sortit le papier à lettre Moldu et l'ouvrit.

Harry,

Paul nous a appelé pour nous dire ce qui était arrivé. Nous n'avons jamais pensé que Fudge irait aussi loin pour te trouver. Paul m'assure que ton professeur était une masse tremblante de nerfs une fois qu'il en a eu fini avec lui. Nous travaillons pour faire rappeler les « chiens. » Les Aurors sont allés chez ta tante plusieurs fois, mais ils n'ont pas pu faire plus d'un pas. Les protections qui n'autorisent plus le Professeur Dumbledore dans ta rue protègent ta famille des Aurors et du Ministre Fudge. Je suis avec ta tante en ce moment. Nous étudions les lois pour nous assurer qu'il ne peut pas faire ça.

Nous n'allons pas lui permettre de te prendre. Tu n'es pas un objet, Harry, et c'est ce qu'il essaie de faire de toi. Nous ne le permettrons pas. Si tout s'est passé comme prévu, tu es à la maison de ton Sensei maintenant, te sentant probablement horriblement trahi de ne pas savoir que nous avions planifié cela derrière ton dos. Nous sommes désolés, mais ta tante a demandé à ce qu'on prenne soin de toi à tout prix. Sensei a proposé sa maison comme base de repli si le pire devait arriver et que quelqu'un te découvrait à St Jude. Oh, ta tante veut t'écrire un peu. Prends soin de toi, Harry.

Harry,

S'il te plait, suis les règles de la maison de Sensei Leonard jusqu'à ce que nous puissions trouver comment te garder en sécurité. J'aurais fait quelque chose d'autre si j'avais su comment te garder en sécurité, mais je suis incapable de te protéger autrement que par les barrières magiques. Ca, et il y a ces Aurors qui viennent à n'importe quelle heure. Je ne voulais pas que tu te sentes en prison ici. Tu pourras te détendre chez Sensei et tu n'auras pas à regarder par-dessus ton épaule. Il a promis de te garder en sécurité jusqu'à ce que tu puisses rentrer. S'il te plaît, reste en sécurité, Harry. Je t'appellerai plus tard ce soir pour que nous puissions parler.

Affection,

Tante Pétunia.

Harry plia la lettre et regarda Sensei. « Vous auriez pu me le dire, vous savez. » Il prit son sac de livres et glissa la lettre dans son journal. C'était la première lettre que Pétunia lui avait jamais écrite. Même mieux, elle avait écrit « Affection » à la fin. Il n'était pas sentimental !

« Oui, mais ce ne serait plus drôle, dit Sensei en se levant de son fauteuil. Quelque chose à boire ? »

« Oui, s'il te plaît » dit Harry en fouillant dans son sac pour du papier et un crayon. Sensei disparut dans la cuisine et Harry fit un bruit triomphant quand sa main toucha quelque chose. Il trouva son cahier de littérature et ressentit une ferme satisfaction en en déchirant une feuille de papier. Son professeur, le traître, lui avait dit que personne ne devrait enlever de papier du cahier. Il fut tenté d'en arracher une autre feuille mais se retint pour pouvoir écrire la réponse que Tante Pétunia et Remus avaient tous les deux demandée.

Chers Tante Pétunia et Remus,

Vous avez raison. Je suis là où vous aviez prévu. C'est agréable et assez isolé du reste du voisinage. Je suis aussi un peu dérangé que vous n'ayez pas jugé bon de me révéler cette information (oui, nous avons encore regardé des films d'espionnage. Les autres gars ne semblent pas s'en lasser.) Je fais confiance en votre jugement pour le moment parce que vous êtes les adultes. J'aimerais une explication complète pour quand je retournerai à St Jude ou à la maison, peu importe lequel arrivera en premier.

Remus, s'il te plaît, assure-toi de prendre ta potion cette semaine. Et prends soin de toi. As-tu regardé les voitures comme je t'ai demandé ? Tu en as besoin d'une et je n'accepterai pas "non" comme réponse.

Tante Pétunia, s'il te plaît, fais attention. Les Aurors sont vraiment de bons policiers et j'ai peur qu'ils soient un peu zélés dans leurs tentatives de me trouver. Aussi longtemps que ce ne sont pas des Langues-de-Plomb. Tu devras demander à Remus qui ils sont. Je ne suis toujours pas sûr. Est-ce que je peux aller à Londres ? S'il te plaît ? Ca complètera une partie vitale de mon éducation théâtrale. S'il te plaît ? Accepteras-tu si je t'achète en promettant de ne plus jamais m'attirer d'ennuis ? S'il te plaît ? Ok, je vais arrêter de t'embêter pour le moment. Je promets de suivre chacune des instructions de Sensei pendant que je serai chez lui. Je resterai en sécurité et je suppose que je te parlerais plus tard ce soir.

Ton neveu,

Harry.

Harry plia le papier, le glissa dans l'enveloppe qui avait porté sa lettre à l'origine et raya son nom avant d'ajouter le nom de sa tante devant. Il appela sa chouette et plia le rabat de l'enveloppe. « Hedwige, s'il te plaît emmène ça à Tante Pétunia ou à Remus. Ne la laisse pas être interceptée. » Hedwige lui adressa un regard offensé et Harry le lit avec prudence. « Oui, je sais que tu es la chouette la plus intelligente du monde. Et la plus belle. Fais juste attention, d'accord ? Je ne veux pas te perdre parce qu'il y a des gens qui me cherchent » dit-il calmement. Hedwige lui donna un petit coup de tête et prit l'enveloppe dans son bec.

Harry la regarda s'envoler par la fenêtre et sourit. Elle lui avait manqué ! Sensei revint dans la pièce à ce moment là, portant deux tasses fumantes. Harry sourit et l'accepta, la faisant passer d'une main à l'autre en attendant qu'elle refroidisse. « Est-ce que ta chouette est partie ? » demanda Sensei avec une voix légèrement curieuse.

« Oui. Elle est un facteur pour les personnes magiques. Ma tante l'a utilisée pour m'envoyer une lettre et elle a demandé une réponse. Je pense qu'Hedwige sera de retour tôt ou tard. Elle apparaît habituellement où je suis la plupart du temps. Je ne sais pas ce qui l'a empêchée de se montrer à St Jude » dit Harry en s'éloignant de la fenêtre et en revenant vers le canapé.

« Hum » dit Sensei avec un soupir.

Harry étudia la pièce autour de lui en sirotant son thé. Le salon était juste fait pour s'asseoir. Il n'y avait pas de télévision, de livre ou de radio. Rien mis à part un canapé, deux chaises et une table basse qui occupaient la pièce. Le sol était en bois et d'une légère couleur brune. Les murs en eux-mêmes étaient blancs avec quelques peintures au mur. Harry n'était pas sûr de quoi, mais ça semblait être des sortes de champs. « Elles sont du Japon. » La voix de Sensei tira Harry de ses pensées.

« Pardon ? » dit Harry, son cerveau ne l'ayant pas vraiment rattrapé.

« Les peintures. Ce sont des peintures du Japon, faite quand j'étais un peu plus jeune que toi » expliqua Sensei.

« Tu les as faites ? » demanda Harry.

« Tu n'es pas le seul à avoir des secrets, deshi, dit Sensei avec un sourire. Viens. Je vais te montrer où tu vas dormir ce soir » ajouta-t-il en posant sa tasse.

« Je ne vais pas retourner à St Jude ce soir ? Je ne peux pas manquer trop d'école. »

« Ne t'inquiètes pas, deshi. Tu seras là-bas dans quelques jours. Ma femme sera contente d'avoir un autre jeune ici, dit-il avec un sourire. Paul t'amènera tes affaires ce soir quand il ramènera Rick à la maison. » Harry cligna des yeux quand il réalisa que les phrases que Sensei venait juste de jeter ensemble étaient les plus parfaites qu'il avait entendu de son professeur. Il se leva et suivit Sensei le long du couloir et à l'étage. « La salle de bain, ici » dit Sensei en lui montrant la pièce. « Ma chambre, si tu as besoin de moi pendant la nuit. La chambre de Rick, dit Sensei en désignant la pièce. La chambre de mes filles. Elles ont douze et treize ans et vont te poursuivre » prévint-il avec un sourire narquois. Harry eut un grognement amusé et leva les yeux au ciel. « La chambre d'amis » finit Sensei. Il alluma la lumière et Harry vit une chambre bleue ciel et crème. « Laisse ton sac ici. » Harry acquiesça et le posa juste à côté de la porte. « A présent, pour s'amuser. »

Harry suivit Sensei vers la porte d'entée où ils mirent tous les deux leurs chaussures. Sensei le conduisit autour de la maison vers le jardin à l'arrière où Harry vit un autre bâtiment. Sensei ouvrit la porte et poussa trois interrupteurs. Les yeux d'Harry s'écarquillèrent quand il vit ce que contenait le bâtiment. « Oui, mon propre dojo. Tu rejoindras les classes. J'ai un uniforme pour toi. » Harry sentit sa mâchoire menacer de toucher le sol. Le gymnase à l'école était bien, mais ça ! C'était merveilleux ! Il enregistra finalement ce que Sensei avait dit et il le regarda. Celui-ci le regardait avec une lueur prédatrice. Harry pouvait presque sentir qu'il allait s'entraîner constamment. Ca donnait l'impression d'une dernière poussée désespérée de quelque sorte. « Ce sera amusant » dit Sensei. Harry ne put qu'acquiescer.


Hermione soupira et repoussa ses cheveux de son visage pour la millième fois pendant la leçon. Elle espérait seulement qu'ils ne s'enflammeraient pas à cause du feu sous sa potion. Elle fronça les sourcils et pensa au message qu'Harry lui avait envoyé. Elle ne pouvait pas croire que Fudge était allé aussi loin. Annoncer le nom d'Harry à la télévision aurait été assez pour la faire paniquer, mais la photo ? Ca rendait juste ses pensées légèrement meurtrières. A ce point, Hermione pourrait presque considérer qu'étrangler Fudge serait distrayant.

Dumbledore n'était pas content du tout. Il avait essayé de la coincer plusieurs fois ces trois derniers jours, depuis que le premier article avait paru. Elle avait réussi à lui échapper en plongeant dans la salle de bain des filles (même si elle avait dû passer vingt minutes à parler à Mimi Geignarde), en se faisant admettre à l'infirmerie avec l'aide d'un nouveau produit des jumeaux qui garantissait de donner à celui qui les mangeait des plaques inexplicables pendant vingt-quatre heures, et en l'évitant comme un agent dans un film de James Bond. Elle en avait vraiment marre ! Elle était prête à péter un câble et considérait de nouveaux moyens de se soustraire à l'influence de Dumbledore. Elle avait même penser à tomber d'un balai, mais tout le monde verrait à travers ça en un instant. Hermione était bien connue pour sa ferme aversion des balais. Les leçons des premières années avaient été assez mauvaises. Monter sur un balai de son propre gré, et bien, elle n'était pas encore prête à l'essayer.

Elle tendit la main pour ajouter des chrysopes à son chaudron quand elle remarqua que sa main tremblait et elle la ramena vers elle. Ca arrivait. Elle devenait folle. Elle prit une profonde inspiration et réessaya, contente de voir qu'elle avait réussi sans perdre son calme. Elle étudia la prochaine étape et mélangea comme son livre lui indiquait. Elle sentit plus qu'elle ne vit son professeur passer devant elle, mais elle enregistra que quelque chose était dans son chaudron qui n'aurait pas dû s'y trouver. Elle prit deux secondes pour identifier l'objet, et deux autres pour deviner quels étaient ses dangers potentiels ici, et une autre pour réaliser que son chaudron allait exploser. Une phrase d'un vieux film moldu lui vint à l'esprit et elle la prononça avant même de réaliser qu'elle y avait pensé.

« TOUS A COUVERT ! » Hermione plongea sous son bureau. Tous les élèves d'origine Moldue et la plupart des sang-mêlés suivirent ses instructions. Les Sangs-purs firent ce que toute personne intelligente ferait sur un bateau sur le point de couler. Ils suivirent les rats ou, dans ce cas, les Nés-de-Moldus et les sang-mêlés.

Le chaudron d'Hermione explosa dans un show étonnant de son et lumière qu'elle osa penser joli. Toute la pièce s'éclaira et la base de la potion commença à pleuvoir sur les bureaux. Le cerveau d'Hermione l'analysa et elle réalisa qu'en fait de l'eau tombait dans la classe. Sa potion était passée d'une substance volatile à de l'eau. Elle se souvint que le Professeur Snape était passé devant son chaudron juste avant qu'il n'explose. Cet homme l'avait piégé !

Elle sursauta quand le visage livide du Professeur Snape apparut devant elle et qu'il la tira de sous le bureau. « Tout le monde, videz vos chaudrons, rassemblez vos affaires et partez ! » gronda-t-il à la classe en gardant une main ferme sur l'épaule d'Hermione. « Maintenant ! » aboya-t-il à la classe immobile. Ses camarades sursautèrent et se dépêchèrent d'obéir aux ordres du professeur. Beaucoup lancèrent un regard compatissant à Hermione alors qu'ils se précipitèrent hors de la pièce. Drake, remarqua Hermione, resta.

La porte se ferma derrière le dernier élève et le Professeur Snape enleva sa main de son épaule. Hermione leva la main et la massa par réflexe. Elle regarda Snape, se demandant ce qu'il allait faire à présent. « Détendez-vous, Mademoiselle Granger. Vous n'avez pas de problèmes » lui dit-il.

« J'espère que non ! répondit-elle sèchement. J'avais presque fini ça, vous savez ! Vous avez ruiné tout mon travail. » Elle se laissa tomber sur le tabouret le plus proche et bouda. Ok, c'était un signe de son état mental, ça. Elle ne boudait jamais. Ni ne geignait. Aucun des deux.

Snape haussa un sourcil expressif et regarda la porte de la classe. « Merci mon dieu, la journée est finie » dit-il pour lui-même. Il revint vers Hermione et la regarda. « Même moi, je peux dire que quelque chose vous trouble. Ca peut vous distraire et la petite explosion mise en scène aujourd'hui aurait pu avoir des répercutions bien pires. »

« Est-ce que vous me demandez de me confier à vous ? » demanda-t-elle choquée.

« Je ne sais pas si quelqu'un d'autre dans le personnel sait ce que je sais. Mademoiselle Granger, je vais dire ça directement sans aucune considération pour la sympathie et la compassion que la plupart des femmes requièrent, car je vous considère comme une créature rationnelle. » Hermione était choquée. Il la considérait comme étant rationnelle ? « J'espère que vous le supporterez. » Il se pencha pour pouvoir la regarder dans les yeux. « Vous avez l'air épuisée et je suis sûr que vous n'avez pas beaucoup dormi ces trois derniers jours. Vous ne mangez pas bien, vous avez développé un tic prononcé près de votre œil droit et vos mains tremblaient tout à l'heure. Tout a commencé quand cet article a été publié et qu'Albus est soudain devenu curieux à votre sujet. Vous êtes une épave. »

« Merci de l'avoir remarqué, Professeur » dit Hermione d'un ton sarcastique. Elle voulait seulement se blottir dans son lit pour quelques heures avec un bon livre et du chocolat. Après un long bain chaud. Qu'est-ce qui était si mal ?

Snape se leva et la regarda. Il fit un bruit étrange et commença à marcher vers la porte qui conduisait à son bureau. « Draco, Mademoiselle Granger » dit-il en ouvrant la porte. Hermione se leva de son tabouret et suivit derrière Draco. Elle fut surprise quand elle vit qu'elle était conduite dans un salon. « Oui, ce sont mes appartements. J'ai décidé que puisque vous avec un mépris aussi évident des règles de sécurité en potions, vous passerez tous les moments libres que vous avez avec moi jusqu'à ce que vous ayez appris ces règles si importantes. Vous êtes en sixième année, après tout. » Hermione voulait serrer son professeur de potion dans ses bras. Il la protégeait de Dumbledore. Elle n'aurait pas besoin de tomber d'un balai !

Draco l'attira vers un canapé et la poussa à s'asseoir. « Pourquoi ne fais-tu pas une sieste ? » demanda Draco en fouillant dans une armoire à côté du canapé et en en sortant une couverture tricotée. « Tu as l'air d'en avoir besoin. Nous te réveillerons à temps pour le dîner. »

Hermione ouvrit la bouche pour protester. Elle n'avait pas besoin d'une sieste ! Elle n'était pas une enfant de trois ans fatiguée par une journée de sortie. Elle… Le professeur Snape haussa un sourcil et elle se déchaussa, enleva sa robe et accepta la couverture de Drake avec des remerciements sincères. Un oreiller apparut sur le canapé et elle s'installa alors qu'ils disparaissaient tous les deux dans ce qui semblait être un laboratoire de potions. Elle devina que Snape voulait en avoir un dans ses appartements pour que les élèves ne touchent pas à son équipement et ses ingrédients personnels. Elle s'endormit au son de la discussion entre eux deux au sujet de quelque chose ayant à voir avec la potion qu'ils faisaient.


Et un grand merci à Lys qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.