Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


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- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


Quelqu'un lui caressait la tête. Harry grogna de voir son rêve d'une sortie au théâtre à Londres dérangé et tira la couverture au-dessus de sa tête. Il entendit quelqu'un glousser et il ouvrit un œil sous sa couverture. L'absurdité même d'être caressé dans sa chambre n'avait pas de sens. Son œil enregistra la couleur de la couverture puis il se souvint qu'il n'était pas du tout dans sa chambre. « Evan, chéri. » Harry descendit la couverture et ouvrit des yeux flous pour voir une figure vaguement familière à côté de lui.

« Hum ? » demanda-t-il. Pas la chose la plus éloquente qu'il ait jamais dite, mais c'était le mieux qu'il pouvait faire à ce moment là.

« Léonard t'attend dans la cuisine » lui dit-elle, ses yeux bleus riant alors qu'il luttait pour se réveiller complètement. « Viens. » Elle le tira en position assise. « Nous te verrons en bas. »

« 'cord » Harry jura qu'un jour il pourrait se réveiller et réussir des phrases complètes. Il se mit sur ses pieds et remplaca son pyjama par son uniforme d'entraînement. Il mit ses lentilles et passa une main dans ses cheveux dans une tentative de les mettre en ordre. Il mit ses chaussettes et attacha le haut de son gi pour le fermer.

La femme de Sensei, Lynn, l'avait materné dès l'instant où elle était rentrée avec les filles de Sensei. Ses actions lui rappelaient Madame Weasley sans la fière possessivité. Elle lui offrait à manger et à boire, mais ne le pressait pas à prendre plus qu'il ne pouvait manger (même si elle disait qu'il était trop maigre) et elle lui avait montré où tout était dans la cuisine, s'il avait faim plus tard et que personne n'était là pour l'aider. Il s'était senti gêné jusqu'à ce qu'elle le serre dans ses bras, lisse ses cheveux et lui souhaite la bienvenue dans sa « maison loin de la maison. » Il s'était senti comme chez lui à partir de ce moment. Harry se demanda si la magie était quelque peu impliquée.

Les filles de Sensei l'avaient vraiment aidé le soir précédent en lui montrant la propriété et la salle d'entraînement. Elles étudiaient toutes les deux les arts martiaux, bien que l'une étudie également la danse classique et que l'autre joue du piano. Aucune ne semblait trop effrayante, juste extrêmement curieuse à son sujet. Harry était resté fidèle à l'histoire que Sensei lui avait dite. Il n'était là que pour une courte visite à cause d'une brèche dans la sécurité à l'école. Aucune des deux filles n'avait vu les informations. Son identité était sauve.

Paul était apparut après le dîner la nuit précédente avec une boîte pleine des affaires d'Harry. Il semblait qu'Harry allait rester chez Sensei jusqu'à nouvel ordre. La boîte contenait principalement des vêtements, mais Paul avait inclus des livres de cours, des devoirs, et un de ses livres de magie. Harry l'avait caché sous tous ses autres livres et ne l'avait pas sortit lorsque qui que ce soit était près de lui. Il ne voulait pas faire face au Ministère pour avoir révélé le monde magique aux Moldus. Il avait eu de la chance jusque là, mais même lui savait que la chance pouvait éventuellement tourner s'il ne faisait pas attention.

Le professeur d'Harry était en probation à Saint Jude. Il aurait aimé le voir renvoyé, mais Paul avait mentionné quelque chose au sujet d'un dossier exemplaire au cours des vingt dernières années. L'homme avait fait son « devoir civique », ou c'est ce qu'il disait. Harry se demandait pourquoi il avait le sentiment que c'était son devoir civique d'appeler un numéro à la télévision ; Bien sûr, ça avait eu l'air assez convaincant, mais tout le monde n'appellerait pas un numéro à la télévision, pas vrai ? Hein ?

Tante Pétunia avait appelé la nuit précédente, comme elle l'avait promis. Elle et Remus travaillaient sur la légalité de ce que faisait le Ministère, mais ça leur prenait plus longtemps que ce qu'ils auraient aimé. Harry ne pouvait qu'être d'accord. Le Ministère n'avait aucun droit de lui faire quelque chose comme ça et plus tôt ils le réaliseraient, mieux se serait. Il aurait aimé voir Tante Pétunia remettre une brochette d'Aurors endurcis à leur place. Elle lui en avait parlé et il avait presque gémi. Ca aurait été très amusant à voir. Des Aurors qui se faisait hurler dessus comme des fous par une moldue. Ha.

« Le voilà » dit Lynn alors qu'Harry entrait dans la cuisine. Elle lui désigna une chaise et mit une tasse de thé devant lui.

« Merci Lynn » grommela-t-il. Il aimait le thé. Ou la caféine dans le thé. Il n'était pas sûr. Harry sentit Lynn lui ébouriffer les cheveux. Oh, bien. Il lissa ses cheveux et l'entendit rire. Comment les gens arrivaient à être debout aussi tôt ?

« Deshi. » Harry leva les yeux pour regarder Sensei. « Bois, puis nous courrons. » Sensei leva sa propre tasse à ses lèvres.

Harry acquiesça et commença à boire son thé. Il espérait que le petit-déjeuner était pour bientôt. Son corps adolescent protestait déjà de son estomac vide. Des gloussements venant du couloir le firent se tourner pour voir les filles entrer. « Bonjour, Evan ! » dirent-elles en chœur.

« Bonjour » répondit Harry. Wow. Trois mots cohérents en l'espace de deux minutes. Il devrait obtenir une médaille.

« Tu te souviens de nos noms ? » demanda l'une en recevant sa tasse de thé.

« Il est encore endormi, sœurette » dit l'autre en s'asseyant. « Il ne se réveillera pas avant la moitié de notre jogging. »

Harry cligna des yeux. Il allait courir avec les filles ? Ce… n'était pas trop mal. « Tu es, euh, Emily et Emiko » dit-il à celle qui lui avait demandé s'il se souvenait de leurs noms. « Et tu es… Amy et Miyo. » Elles le regardèrent toutes les deux, choquées, avant de se mettre à l'applaudir.

« Il est conscient ! » annonça Emily/Emiko avec fierté. « Il se réveille beaucoup plus vite que Taro ! »

« Laissez les habitudes de sommeil de votre frère tranquille, dit Lynn avec un sourire. Il est toujours là quand il doit l'être. Et il est réveillé. » Elle retourna vers le four où elle faisait quelque chose qui avait une odeur merveilleuse.

« Qui est réveillé ? » demanda Rick en entrant dans la cuisine. « Evan ! Tes cheveux ! »

« Taro ! » Harry regarda les yeux de Rick s'écarquiller et celui-ci se prépara contre le montant de la porte. Harry se demanda pourquoi jusqu'à ce qu'il voie deux personnes vêtues de noires sauter sur l'autre garçon.

« Attaque de gamines ! » dit Rick en se penchant. Lui et ses deux sœurs commencèrent à se chatouiller sans merci. Harry était content de ne pas être inclus. Il n'était pas sûr de ce qui serait arrivé.

« Attaque de gamines tous les matins, grommela Sensei de l'autre côté de la table. Depuis qu'ils sont petits. A mes funérailles, il y aura une attaque de gamine. » Harry sourit à la déclaration de Sensei.

« Très bien, les gosses ! J'ai besoin de thé avant notre jogging » dit Rick en repoussant ses sœurs.

« Oh ! » se plaignirent immédiatement les deux filles en retournant à leur thé. Harry sourit devant leurs expressions boudeuses et secoua la tête. Il ne savait pas si le fait d'avoir une sœur lui manquait ou pas. Il supposait qu'Hermione était suffisante.

« Hey, Evan a besoin d'un autre nom ! » dit Amy/Miyo avec un sourire.

« Si Evan est ici pour plus de deux jours, dit Sensei. Seulement à ce moment-là. »

« D'accord » dit-elle en amenant sa tasse dans l'évier. « Je vous attends dehors » ajouta-t-elle à l'adresse de son père en attirant sa sœur avec elle.

« Laquelle est la plus vieille ? demanda Harry à Rick. Elles sont comme des jumelles. »

« Miyo est la plus vieille, lui dit Rick. Papa, tu as expliqué le truc des noms à Evan ? »

« Oui, Taro » dit Sensei en se levant et en rinçant sa tasse. « La nuit dernière, il a compris. N'est-ce pas ? »

« Oui, Sensei » dit Harry, bien réveillé à présent. Sensei fit signe à Harry de rincer sa tasse et de le suivre. Le truc des noms l'avait rendu confus au début, mais Harry avait découvert que tout le monde avait deux noms, un anglais et l'autre japonais. Rick était Taro, Emily, Emiko et Amy était Miyo. Harry se demandait quel était celui de Lynn. Il ne l'avait pas encore entendu.

Une fois dehors, Sensei leur fit faire, lui, Rick et les filles plusieurs étirements. Harry sentit son sang commencer à circuler dans son corps. Il était pleinement réveillé à présent et prêt à courir. Il était surpris de découvrir qu'il aimait courir. C'était étrange. Sensei l'attira près de lui et commença à courir. Harry suivit le rythme et courut à côté de son mentor.


« Première à la douche ! » dit Amy en se précipitant en haut des escaliers.

« Deuxième ! » dit Emily en se précipitant derrière elle.

« Vous avez quarante-cinq minutes avant de partir pour l'école ! » appela Lynn derrière elles. « Vos uniformes sont sur vos lits ! » Harry pensa que le chaos organisé présent dans la maison de Sensei était beaucoup mieux que la structure rigide dont il avait fait l'expérience enfant. Il se surprit à penser qu'il aimerait une maison comme ça un jour et rougit. Des pensées comme ça n'étaient pas bonnes pour lui. Il n'avait aucune idée s'il survivrait pour voir l'âge adulte.

« C'est bien de rêver, deshi » dit Sensei à côté de lui. Harry sursauta. Il ne l'avait pas entendu venir à côté de lui. « Les rêves vous gardent en vie. »

« Oui, Sensei. » Harry était d'accord. Il n'était juste pas sûr de voir ses rêves s'accomplir. Comment Sensei avait-il su ce qu'il pensait ?

« Les garçons, venez là » dit Lynn de la cuisine. Rick vint à grands pas du salon et attrapa Harry en chemin.

« Aïe ! Rick ! » dit Harry en sentant son bras presque quitter son articulation. « J'ai besoin de ce bras ! » dit Harry alors que Rick le tirait dans la cuisine.

« De nourriture, Evan. Tu as besoin de nourriture. » Rick poussa Harry dans une chaise et prit celle d'à côté. Il commença à empiler de la nourriture dans l'assiette du plus jeune.

« Laisse-le tranquille, Rick, dit Lynn avec un froncement de sourcils. Il mangera ce qu'il voudra » ajouta-t-elle en se servant. Harry remarqua qu'elle était occupée à empiler de la nourriture sur l'assiette de Sensei. C'est donc de là que Rick tenait cette habitude.

Harry entendit un drôle de bruit vingt minutes plus tard. Ca ressemblait à quelque chose de lourd tombant dans les escaliers. Il frôla la crise cardiaque quand la porte de la cuisine s'ouvrit avec fracas pour révéler Amy. Elle tirait un sac à roulettes derrière elle.

« Combien de fois t'ai-je demandé de porter ça dans les escaliers ? » demanda Lynn avec un soupir.

« Hum, je ne suis pas sûre » dit Amy en dirigeant son sac vers le mur d'un coup de pied. « Désolée » ajouta-t-elle en se dirigeant vers sa chaise et en commençant à se servir.

« Essaie de ne plus le faire. »

« Oui, Maman. » Amy regarda Harry et leva les yeux au ciel. Harry lui rendit son sourire et reporta son attention sur ses œufs. Il entendit le même bruit cinq minutes plus tard quand Emily fit son apparition.

Rick eut un reniflement amusé en entendant le même discours et se pencha vers Harry. « Elles savent que ça agace Maman quand elles font ça, alors elles le font juste pour l'embêter » confia-t-il. Harry acquiesça et finit son petit-déjeuner. Pourquoi est-ce que quelqu'un voudrait embêter ses parents ?

« Très bien, vous deux » dit Lynn en mettant son assiette sur la cuisinière. « Je vous emmène à l'école. » Harry regarda Amy et Emily commencer une opération assez impressionnante. Elles attrapèrent chacune deux morceaux de toast et y mirent le reste de leurs œufs et de leurs saucisses. Chacune avait un petit sandwich parfait pour le petit déjeuner et Harry pensa que c'était la chose la plus ingénieuse qu'il avait jamais vu. Tante Pétunia lui aurait crié dessus pour quelque chose comme ça.

« Pousse-toi ! » dirent Amy et Emily en même temps à l'autre. Elles se regardèrent avant de se mettre à glousser. Elles quittèrent la cuisine, souhaitant au -revoir à tout le monde (Harry compris) et il entendit une chamaillerie alors qu'elles mettaient toutes les deux leurs chaussures et sortaient.

« Je te verrai après le travail » dit Lynn en se penchant et en donnant un baiser à Léonard.

« Les parents qui s'embrassent » dit Rick. Il frissonna. « Beurk. »

« Tais-toi, toi » dit-elle embrassant le haut de la tête de son fils. Elle ébouriffa les cheveux d'Harry en passant et lui souhaita une bonne journée. Celui-ci retourna le salut et elle quitta la maison.

« Ca pourrait être pire » dit Sensei en haussant ses sourcils de manière suggestive. Même Harry dut combattre un frisson à cette pensée. Certaine chose ne devrait même pas être considérée, d'étudiant à professeur. Eurk.

« Non merci, dit Rick en finissant ses œufs. J'en sais déjà trop. » Il alla vers l'évier et commença à faire couler de l'eau chaude pour la vaisselle.

« Deshi ? Tu as fini ? » demanda Sensei quelques minutes plus tard alors qu'Harry fixait son assiette. Pourquoi Rick avait-il insisté pour qu'il en prenne autant ?

« Oui Sensei. » Celui-ci regarda l'assiette de son élève et leva les yeux au ciel.

« Finis tes œufs et tes toasts » lui dit Sensei. Harry regarda l'homme prendre son thé et ignorer son regard noir. « Maintenant, deshi. »

Harry voulut grommeler, mais il décida que grommeler ne serait pas bon pour continuer son existence dans le monde Moldu. Il réussit à finir la majeure partie de ce que lui avait demandé Sensei et haussa les épaules quand l'homme le regarda avec un sourcil haussé. Sensei acquiesça et Harry se leva de table.

« Là, Evan. Laisse-moi prendre ça » dit Rick à Harry, en lui arrachant l'assiette des mains.

« Cours à onze heures » dit Sensei à Rick.

« Oui, Papa. J'ai compris. Evan, j'espère que tu seras en vie quand je rentrerai ce soir » dit Rick avec un grand sourire.

« Quoi ? » demanda Harry, confus. Que diable se passait-il ?

« Deshi, suis-moi » lui dit Sensei du couloir. Rick lui fit signe d'au revoir. Harry secoua la tête et entra dans le couloir avec un vague mauvais pressentiment. « Chaussures » dit Sensei, tenant les tennis d'Harry. Celui-ci les mit et suivit son professeur dans la salle d'entraînement. « Chaussures. » Harry les enleva avant d'entrer dans la salle. « Chaussettes » lança Sensei par-dessus son épaule en marchant dans un coin contenant quelques matelas.

Harry se pencha et enleva ses chaussettes. Il les glissa dans ses chaussures et fut surpris de voir que Sensei avait étendu plusieurs couches de matelas sur le sol. « Les tatamis vont amortir tes chutes » dit succinctement Sensei. Quelles chutes ?

« Là. » Sensei fit signe à Harry de s'approcher. Le garçon s'avança et s'arrêta devant lui. « Maintenant, essaie d'atterrir sur tes pieds, hein ? » Harry eut seulement cet avertissement quand Sensei attrapa le haut de son gi. Il sentit ses pieds quitter le sol. Il atterrit une seconde plus tard, sur le dos et hoquetant pour inspirer. « As-tu oublié ce que je t'ai appris ? »

« Non, Sensei » croassa Harry en se mettant en position assise et en toussant. Avoir l'air expulsé de soi était toujours une expérience inhabituelle.

« Encore alors » dit Sensei en tendant la main à Harry et en l'attirant à nouveau au bord des matelas. Harry acquiesça et bougea avec Sensei cette fois-ci. Il se tourna et, bien qu'il n'atterrisse pas sur ses pieds, il n'atterrit pas sur son dos non plus. « Encore. »

Ce qui suivit ce seul mot fut une séance de trois heures de chutes. Harry ne remarqua pas qu'il commençait à tomber moins et à atterrir plus. Harry se tint à sa place et s'avança à nouveau vers Sensei. « Deshi. Tes lames. »

Harry se recula et plia son bras pour sortir une de ses lames de lancer. Harry était surpris que Paul doive encore le surprendre avec elles. Il semblait qu'absolument personne ne savait à leur sujet. « La cible est sur ce mur. Vingt fois et rappelle-les à toi. » Harry acquiesça et commença son entraînement.

L'esprit d'Harry alla où il allait toujours quand il s'entraînait. Il était calme et concentré. Ses inquiétudes au sujet de Fudge, Dumbledore et Voldemort furent toutes mises de côté et il ne put que voir la cible devant lui, le noir froid de ses lames quand il touchait la cible, et Sensei rôdant derrière. Rien d'autre ne comptait.

Harry sentit quelque chose attraper son gi et le lancer dans les airs. Une de ses lames vint dans sa main et il la relâcha en direction de son assaillant alors que ses pieds trouvaient le sol. Il s'arrêta choqué, une seconde plus tard, quand il vit Sensei saisir la lame en l'air juste à quelques centimètres de son visage. « Bien, deshi » dit Sensei alors que les genoux d'Harry devenaient soudain faibles. Il se laissa glisser au sol et posa sa tête sur ses genoux. Sensei fit tourner la lame dans sa main et présenta l'arme avec le manche en avant à Harry.

Celui-ci le regarda mais ne prit pas l'arme offerte. « Je t'ai presque tué » dit-il en sentant des tremblements commencer au centre de son corps. « Si tu ne l'avais pas attrapé… » Il laissa sa phrase en suspens quand il réalisa que l'étrange sentiment d'une attaque de panique venait. Il ferma les yeux et commença les exercices respiratoires que Paul lui avait rentrés dans le crâne.

« C'est faux » dit Sensei. Harry attrapa les jambes de son uniforme et lutta pour contrôler sa respiration. Le froid familier était de retour et mordait ses oreilles. « Du calme, deshi, dit Sensei en s'agenouillant près d'Harry. Je suis en vie. Tu as bien fait. » Le froid continua de descendre. Sensei regarda autour de lui alors que du brouillard commençait à se former dans la salle d'entraînement légèrement humide. « Relâche-la, deshi, dit Sensei d'une voix calme. Relâche-la. »

Harry n'avait aucune idée de ce que Sensei voulait dire par « relâche-la ? » Etais-ce sa magie ? Il prit une autre inspiration et étira très légèrement sa magie. Elle se précipita à travers lui à nouveau, dans ses doigts et dans l'espace derrière ses yeux. Elle demanda ce qu'il voulait, ce dont il avait besoin, ce qu'il désirait. Harry lui donna la pensée la plus vague de 'propre' et eut une sensation proche des sorts de nettoyage de Madame Pomfresh passer sur lui et à travers la pièce. Il frissonna quand le sort se termina et il expira.

« Deshi, regarde-moi » ordonna Sensei. Harry attendit quelques secondes avant d'ouvrir les yeux et de regarder Sensei. « Tu as fait exactement ce que je voulais. Je vais bien. Tu n'aurais pas pu me blesser si tu l'avais voulu. Je sais ce que tu vas faire avant que tu le fasses. » Sensei caressa les cheveux de Harry. « Bien, deshi. Nous allons tous les deux bien. Il est temps de prendre une douche, je pense » dit Sensei en se levant et en tirant Harry avec lui. « Rappelle tes armes » dit-il en passant un bras autour du garçon.

Harry tendit la main pour attraper les lames alors qu'elles volaient vers lui. Il les glissa toutes à leur place et descendit sa manche sur elles. Ils s'arrêtèrent tous les deux pour se rechausser avant de retourner à la maison. Sensei envoya Harry en haut avec l'ordre ferme de prendre une longue douche et de faire une sieste avant de retourner en bas. Comme si tout adolescent qui se respectait ferait une sieste !

La douche était un pur bonheur pour ses muscles douloureux et son cerveau fatigué. Il semblait que Sensei était déterminé à lui donner autant d'entraînement que possible pendant qu'il était chez lui. Harry ne s'en formalisait pas. Pas du tout. Est-ce que ça devait être aussi douloureux ? Harry sortit de la douche et s'enveloppa dans une serviette. Il traversa le couloir jusqu'à sa chambre et chercha des vêtements. Où étaient ses vêtements ? Il ouvrit le placard et remarqua que tout avait disparu sauf un pyjama. Que diable ? Un mot lui vint à l'esprit. Sensei.

Harry mit son pyjama et sortit chercher son professeur. Il atteint le bas des escaliers et écouta pour avoir des indices. Une voix directement derrière lui le fit sursauter. « Pas de sieste, deshi ? » Harry se retourna vivement avec son coeur dans la gorge.

« J'étais juste… » Harry n'avait aucune idée de quoi dire à l'homme.

« En train de gagner du temps ? » dit Sensei en croisant les bras et en regardant Harry avec des gros yeux. « Monte et fais la sieste. Tes vêtements te seront rendus après que tu ais dormi. » Sur ce, Sensei partit avec les vêtements d'Harry. Ce…traître.

« Bien » dit Harry, levant les yeux au ciel alors qu'il passait à côté de son professeur. Celui-ci lui donna une tape à l'arrière de la tête pour le commentaire.

« Je te réveillerai, deshi » dit Sensei avant qu'Harry ne ferme la porte. Harry grommela et alla au lit. Si qui que ce soit à Poudlard entendait jamais parler de ça… sa vie serait finie. Il pouvait presque voir les unes des journaux maintenant. Harry combattit un grognement et enfouit son visage dans son oreiller.


Quelqu'un caressait ses cheveux. Encore. Harry lutta pour quitter le pays des rêves et ouvrit les yeux pour voir une forme floue assise sur le bord de son lit. « Tant'Tunia ? » grommela-t-il, pas encore tout à fait réveillé.

« Bonjour, Harry » dit-elle avec un léger gloussement. « Veux-tu tes lunettes ? » Harry acquiesça et tendit la main. Il préférait ses lentilles, mais il se lèverait plus vite que s'il devait s'arrêter pour les mettre. Pétunia lui tendit ses lunettes et attendit qu'il se lève. « Remus et moi sommes tous les deux ici, Harry. Nous devons te parler de quelques trucs. Sensei t'envoie ça. » Elle plaça un lourd paquet sur ses genoux. Oh, des vêtements. « Est-ce que je veux savoir pourquoi il retient tes vêtements en otage ? »

« Je ne sais pas et je ne veux pas savoir. Je ne pense pas que tu veuilles savoir non plus » dit Harry avec un haussement d'épaule. Il commença à déboutonner sa chemise et regarda sa tante. « Un peu d'intimité ? » demanda-t-il.

« J'ai déjà tout vu avant, tu sais » dit-elle en se levant.

« Je pensais que tu avais promis de ne pas m'embarrasser » commenta Harry en repoussant ses couvertures d'un coup de pied.

« C'était juste devant tes amis » dit-elle en se glissant hors de la chambre. Hum. Harry devrait amener le sujet de leur accord lors de leur prochaine réunion de famille. Elle devait arrêter de l'embarrasser tout le temps. Ca ne lui allait pas. Il était multimillionnaire et possédait plusieurs maisons. Il n'était… pas aussi pompeux que Snape, cependant, mais il devait quand même avoir un peu de poids, pas vrai ? Note à soi-même : trouver à quel point tu es puissant par le biais de Remus.

Harry descendit et entendit la voix de Remus dans la cuisine. Il ouvrit la porte et découvrit Remus, Pétunia et Sensei buvant du thé ensemble. « Deshi, l'accueillit Sensei. Thé ? » Harry acquiesça en signe de remerciement et s'assit à sa place habituelle.

« Où est Lynn ? » demanda Harry. Il était curieux. Il avait le sentiment qu'elle et Tante Pétunia s'entendraient à merveille.

« Emiko a danse. Miyo piano. Je fais le dîner ce soir avant mon cours. » Son cours ? « Tu pensais que le dojo ici était juste pour l'apparat ? Non. »

Harry voulut se frapper pour être aussi… naïf. Bien sûr que Sensei enseignerait dans son dojo. Pour quoi d'autre aurait-il le bâtiment ? Harry accepta le sandwich glissé devant lui et se tourna vers Remus.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda-t-il intensément entre deux bouchées de son sandwich. Il ne pouvait pas identifier ce qu'il y avait dedans, mais c'était délicieux. Il en dévora un et vit un autre prendre sa place sur l'assiette.

« J'ai envoyé un message au Ministre Fudge hier, directement après que tu ais quitté St Jude. Il a refusé de même retourner mes messages, disant qu'il verrait directement avec Dumbledore, vu que c'était lui qui 'te cachait'. » Harry eut un reniflement à l'explication de Remus et lui fit signe de continuer. « Dumbledore s'est cloîtré dans son bureau et ne verra personne, particulièrement un 'vieux loup-garou claudiquant' comme moi. En d'autre mot, j'ai été bloqué par toutes les parties impliquées. »

Harry mâcha la dernière bouchée de son premier sandwich et avala. « Tu veux dire que personne ne va te voir ? » demanda Harry avec étonnement.

« Absolument personne. Severus m'a dit qu'Albus l'ignorait aussi. » Harry vérifia que sa mâchoire ne frottait pas le sol. Dumbledore n'ignorait jamais Snape. Il lui faisait trop confiance et prenait toujours tout ce qu'il disait pour la vérité, qu'importe la réalité.

« Je me trouve également avec les mains liées, Harry, dit Pétunia. J'ai envoyé plusieurs messages à Dumbledore. Tous ont été renvoyés à la maison, sans avoir été ouverts. » Elle haussa les épaules. « Je suppose que je suis tombée en disgrâce. »

« Deshi ? Quel est le nom de cet homme qui te menace ? » intervint Sensei.

« Voldemort, répondit Harry presque sans y penser. Aucun de vous ne peut faire quoi que ce soit, n'est-ce pas ? Pas quand ils vous ignorent » dit-il, devenant pensif à la fin de sa phrase.

« Je suis désolé, Harry. Nous avons essayé » lui dit Remus, mais Harry balaya l'excuse d'un revers de la main.

« Ce n'est pas de ta faute. C'est de la leur pour ne pas réaliser exactement contre qui ils sont. Quelle est la puissance de mon nom, d'après toi, Remus ? » demanda Harry alors que son esprit concoctait hâtivement un plan B.

« Je dirais presque aussi influent que les Malfoy au Ministère, ou ce que leur influence était en tout cas. Plus dans certains cercles, moins dans d'autres. Oserais-je demander pourquoi ? »

« Donc mon nom en lui-même a du poids ? » demanda Harry en essayant de clarifier ce que Remus voulait dire.

« Tu pourrais arrêter le trafic à toi seul, Harry. » Remus vit l'expression comploteuse d'Harry et fronça les sourcils. « Non ! N'y pense même pas. »

Pétunia regarda entre Remus et Harry et devina de quoi ils parlaient. « Non, Harry. »

« Ca pourrait marcher ! protesta Harry. Ca pourrait marcher si tu viens avec moi, Tante Pétunia. Le monde magique est assez fou quand les enfants sont concernés. Personne n'essaiera de me ramener à Poudlard 'pour mon bien' si tu es avec moi. Remus, ce ne serait pas le bon moment pour te révéler. S'ils pensent que je suis coincé seul dans le Monde Moldu, ils pourraient essayer de faire quelque chose comme 'Opération Sauvons Potter', encore plus gros que ce qui est arrivé à St Jude. Je te garderais plutôt comme ma dernière carte, expliqua Harry. Fudge n'osera pas refuser de me voir si je me montre au Ministère en le cherchant, raisonna Harry. Je peux dire ce que j'ai à dire, lui expliquer que je reste loin de Poudlard de ma propre volonté, et ce sera tout. Il devra rappeler les Aurors » dit Harry avec un air de satisfaction. Donc, c'était ce qu'Hermione ressentait quand elle avait raison.

« Et s'il ne le fait pas ? argumenta Remus. Fudge peut être tenace, Harry. Plus que ta vie à St Jude le permettrait. Ta photo est toujours à la télévision, tu sais. » Remus tint les épaules d'Harry. « Nous voulons juste te garder en sécurité. »

« Oui, je sais, et j'apprécie ça. » Il savait que Remus et Tante Pétunia tenaient à lui. « Je pense que je peux gérer Fudge. J'ai d'autres méthodes pour le convaincre s'il décide qu'il ne veut pas coopérer avec moi. » Harry prit son second sandwich et prit une bouchée. « Qu'est-ce qu'il y a dedans ? » demanda-t-il.

« Du tofu et des herbes » dit rapidement Sensei. Harry laissa tomber le sandwich et regarda son professeur. Tofu ? Qu'est-ce que c'était ? « Le plan de Deshi, bien qu'un peu bancal, peut marcher. »

« Du tofu ? » demanda Harry avec confusion. Ca semblait vaguement familier. Vaguement.

« Je ne vois pas comment » contredit Remus.

« Il a besoin d'un garde du corps. Pour décourager les gens enthousiaste, s'assurer qu'il s'en sorte en sécurité.

« Du tofu ? demanda à nouveau Harry. Qu'est-ce que c'est ? »

« Du fromage de soja, lui dit rapidement Pétunia. Et pour leur magie ? » demanda-t-elle à Sensei.

« Du fromage de soja ? » demanda Harry. Que diable était-ce ? Evitaient-ils ses questions pour s'amuser ?

« Deshi a des tours qu'il peut faire, dit Sensei avec un sourire narquois. La plupart ne les remarqueront pas. De plus, ils devront espérer que je ne sois plus debout quand ils seront trop fatigués pour utiliser leur magie.

« DESHI est assis juste là » dit Harry un peu en colère que ses gardiens parlent près de lui d'une telle manière. « Avant que nous continuions, je veux savoir ce qu'est exactement le fromage de soja » demanda Harry. Sensei le lui expliqua avec un sourire et Harry lutta contre le besoin de gratter sa langue. Il avait aimé ça avant de savoir ce que c'était. Il se fit une note mentale de regarder ça quand il rentrerait à l'école. Est-ce que Paul connaissait ça ? « D'accord. Deuxièmement, ne parlez pas de moi comme si je n'étais pas là. Dumbledore fait souvent ça et je déteste ça » leur dit Harry.

« Désolé, Harry. Nous nous sommes un peu excités » lui dit Remus.

« Nous nous en souviendrons dans le futur » dit Pétunia en lissant ses cheveux. Oh, elle avait près de dix ans pour arrêter. Harry résista à l'envie de fermer les yeux et retourna son attention sur le sujet en question. Il regarda son professeur pour une confirmation.

Sensei ne fit qu'hausser un sourcil et pencha la tête sur le côté. Harry savait ce que cela voulait dire et sourit. Sensei n'oublierait pas.

« Pensez-vous que ce plan peut marcher ? Ca semble être notre seul recours » leur dit Harry.

« Je suis d'accord avec toi, dit Remus. Maintenant que j'y ai réfléchi, je pense que c'est une très bonne idée. » Harry sourit à Remus et se tourna vers Pétunia.

« J'aimerais rencontrer ce Fudge. Lui dire exactement ce que je pense de lui. » Harry se demanda ce que l'étrange lueur dans son regard voulait dire. Il avait le sentiment que c'était plus que ce qu'elle pensait de Fudge. Harry se sentit presque désolé pour le Ministre. Presque.

« Ok, voilà ce que nous allons faire » dit Harry en prenant un bloc de papier et un stylo d'un comptoir. Il commença à faire une ébauche. Il était temps de dire au reste de la communauté magique qu'ils ne méritaient rien de sa part. Ils n'avaient aucune raison d'espérer que tous ses moments soient imprimés pour qu'ils les consultent. Il avait droit à une vie privée ! Ils ne pouvaient pas savoir tout de lui !


Et un grand merci à Lys qui est ma bêta depuis plusieurs chapitres.