Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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Harry regardait le trafic de Londres et se détendait dans le siège de la voiture. Sa tête penchait en rythme avec la musique qui jouait dans son disc-man. Les goûts d'Hermione en la matière étaient certainement éclectiques. Elle avait mis un peu de tout, du punk au classique et Harry écoutait son préféré du moment, Enya. Certaines de ses chansons le détendaient dans un état à moitié somnolent et Paul avait rapidement inclus la musique comme une partie des sessions avec sa tante. Le truc étrange était qu'Harry aimait l'addition. Ses sentiments pour sa tante changeaient constamment et Harry n'était pas en colère du tout. Il n'était pas sûr de la raison.
Harry vit les rues familières passer et prit plusieurs inspirations profondes et calmantes. Il irait bien. Sensei était assis à l'avant avec sa tante et aiderait à le protéger. Tante Pétunia était prête à réduire Fudge en tout petits morceaux et Harry était sûr qu'elle le ferait si Fudge donnait le plus petit signe qu'il voulait du mal à Harry. Harry espérait presque que Fudge fasse quelque chose comme ça, juste pour voir ce que Tante Pétunia ferait. Mauvaises pensées, Harry.
Pétunia gara la voiture selon les instructions d'Harry et celui-ci défit sa ceinture de sécurité. « Nous y voilà » grommela Harry pour lui-même.
« Laisse-moi y aller en premier, deshi » dit Sensei en ouvrant sa porte. Le professeur avait choqué Harry dès le petit matin après leur jogging. Cet évènement choquant avait changé sa vision de son professeur une nouvelle fois.
« Deshi » l'avait appelé Sensei du couloir. Harry s'était excusé auprès des deux femmes, Pétunia et Lynn, et avait rejoint Sensei dans la cuisine. « Quelque chose pour toi. Pour ton bâton. » Comment Sensei avait-il su pour sa baguette ?
« Merci » lui avait dit Harry alors que Sensei lui présentait quelque chose fait en cuir. Ca avait la même attache que pour ses couteaux de lancer.
« Remonte ta manche. » Harry enleva sa veste et défit le bouton. Le petit fourreau pour ses couteaux était à son poignet. « Enlève-les. » Harry acquiesça et Sensei l'aida à attacher le nouvel accessoire. Harry prit sa baguette et la glissa dans l'holster. « Bien, dit Sensei, ça va. »
« Merci, Sensei. Ca rendra la vie beaucoup plus facile. » Harry plia le bras de la même manière que quand il voulait un couteau et sa baguette glissa dans sa main, prête à être utilisée. Cool. Harry regarda le petit fourreau pour ses couteaux de lancer avant que Sensei ne le lui prenne. Quelques rapides mouvements attachèrent le fourreau à l'holster et Harry sourit. Etait-ce mal de se sentir si à l'aise avec des armes moldus en plus de sa baguette ?
« Vous êtes là tous les deux » dit Pétunia. Harry redescendit sa manche avant de se retourner. « Vous êtes prêts ? » Harry fit venir sa robe pendant qu'il remettait sa veste.
« Je suis prêt, lui répondit Harry. Qu'est-ce que tu veux dire par 'nous deux' ? » Il se retourna alors que Sensei lui tapotait l'épaule. Il s'arrêta et étudia les vêtements de Sensei.
« Ma carrière de garde du corps a repris » dit celui-ci simplement.
« Hein ? » Harry réalisa que son éloquence n'était pas grand-chose en ce moment.
« J'ai été garde du corps pendant plusieurs années avant d'être professeur. Où penses-tu que j'ai appris ça ? » Les deux phrases convainquirent Harry que Sensei parlait en phrases hachées quand ça avait un but et pas autrement. Harry regarda Sensei aller vers un meuble et appuyer sur un endroit du bois. Il s'ouvrit et les yeux d'Harry s'exorbitèrent. Sensei sortit calmement un revolver et le mit dans son holster avant de prendre une carte et de la glisser dans sa poche.
« Sensei, tu n'es pas obligé de venir avec nous. J'irai bien juste avec Tante Pétunia. »
« Tu es entre mes mains, deshi » répondit Sensei. Il n'écouterait pas d'autres arguments. Il déposa un baiser sur la joue de Lynn et mena le chemin jusqu'à la porte. Harry se demanda si un revolver marchait avec de la magie autour. C'était juste une simple question de mécanique, pas vrai ? Rien de trop technologiquement avancé, pas vrai ? Harry mit ses chaussures et porta sa robe sur son bras jusqu'à ce qu'ils atteignent la voiture. Harry grommela alors que Sensei le forçait à prendre le siège arrière. Il détestait cette place. Garde du corps. Pourquoi sa vie était-elle si compliquée ?
Sensei se tint hors de la voiture et regarda aux alentours avant de faire signe à Harry de sortir. Harry ouvrit sa porte et se leva. Sensei fit un signe de tête et plaça une main sur l'épaule d'Harry. Celui-ci ne pouvait qu'imaginer ce que Snape dirait s'il entendait qu'Harry Potter, le Survivant, avait besoin d'un garde du corps Moldu. Il tressaillit. Ce ne serait pas une conversation plaisante.
« Vous voilà, dit Paul de derrière eux. « Relax. Zen envoie ses salutations, leur dit Paul avec un sourire narquois. Je me sens comme James Bond maintenant. » Harry leva les yeux au ciel. « Hey, 007. Prêt à y aller ? »
« Je suis nerveux, dit honnêtement Harry. Je sais que probablement rien n'arrivera, mais… » Il laissa sa phrase en suspens et haussa les épaules.
« Je comprends. » Paul sortit une petite fiole de sa poche. « Remus m'a donné ça quand il est passé hier. »
« Tu es sûr que c'était Remus ? » demanda Harry.
« Il connaissait tous tes mots de passe et pouvait me répéter tout mon discours 'je te ferais tu mal si tu blesses Harry' de la première fois où nous nous sommes vus, dit Paul avec un sourire. Oui, je suis sûr que c'était Remus. »
« Qu'est-ce que c'est ? » Harry désigna la fiole avec curiosité.
« Une potion calmante. Ou c'est comme ça qu'il l'a appelée en tout cas. » Harry voulut se frapper. Bien sûr que c'était une potion calmante. Il aurait dû la reconnaître avec tout le temps qu'il avait passé à l'Infirmerie à Poudlard.
« Garde-la pour le moment. J'en aurai peut-être besoin plus tard. » Harry prit quelques inspirations profondes, puis réalisa que quelque chose était étrange. « Attendez une minute » dit Harry en regardant tour à tour Paul et Sensei. « Pourquoi es-tu là ? Et pourquoi êtes-vous tous les deux habillés pareils ? »
« Ah, dit Paul en jetant un rapide coup d'œil à Sensei. Harry, t'ai-je jamais dit pourquoi j'ai décidé d'aller à l'université ? » Harry secoua la tête et Paul eut l'air un peu penaud. « Et bien, Sensei et moi nous sommes rencontrés pendant un entraînement de gardes du corps, il y a près de quinze ans. Il était mon professeur de défense physique. C'est ce que je faisais avant de devenir thérapeute. »
« Tu es en train de me dire que tu as travaillé en tant que garde du corps et que tu as risqué ta vie pour protéger les autres ? » demanda Harry avec une pointe d'incrédulité dans la voix. « C'est un peu trop une coïncidence pour moi. » Il croisa les bras. « J'ai l'impression de vivre dans une putain de conspiration » gronda-t-il.
« Langage » dit sa tante sèchement. Harry la regarda puis baissa les yeux.
« Désolé, Tante Pétunia. Mais je ne le crois toujours pas » dit Harry avec une mine renfrognée.
« J'ai eu envie de changer de carrière il y a dix ans et je suis allé à l'université. » Paul haussa les épaules. « Je te dis la vérité » promit-il.
« Ok, Paul. Je ne suis juste pas dans mon assiette. Je ne veux pas être là » lui dit Harry.
« Je comprends, petit. Mais Sensei et moi sommes là pour intimider tous ceux qui essaieraient de te blesser. »
« Mais vous êtes des Moldus ! » La voix d'Harry se brisa. Ca allait être trop. Harry n'était pas sûr de pouvoir gérer ça. Jouer avec le Seigneur des Ténèbres, oui. Rencontrer le Ministre de la Magie, non. « Vous ne pouvez rien faire contre les sorts ! » dit Harry alors que sa respiration se coinçait dans sa gorge. Il s'étrangla dessus et toussa. Sa gorge se ferma et il hoqueta pour respirer. Oh, non. Pas une autre attaque de panique.
« Harry ! Respire, petit. » Paul guida Harry à travers ses exercice de respiration et tint les mains d'Harry. Le contact physique semblait l'aider. « Tu vas bien et personne ne sera blessé aujourd'hui. Sensei et moi sommes juste des précautions, c'est tout. » Paul regarda la raison s'affirmer sur la panique dans les yeux d'Harry. « Ok ? »
« Oui, répondit Harry avec fatigue. Finissons-en » dit-il en s'éloignant de Paul. Il sursauta quand sa tante le prit dans ses bras.
« Personne ne fera de mal à toi, Sensei ou Paul. » Harry reposa sa tête sur son épaule et soupira. « Je ne les laisserai pas. Le monde magique n'a encore rien vu. Ils pensent que Voldemort est quelque chose dont il faut avoir peur ? Ha ! Ils ne m'ont pas encore rencontrée. »
Les lèvres d'Harry tiquèrent et il réprima son rire. Il n'était pas approprié de rire maintenant, n'est-ce pas ? Il regarda sa tante et la vit dans les robes de Voldemort. Ses lèvres tiquèrent à nouveau alors qu'il s'écartait d'elle. Il eut un reniflement puis rit alors que l'image évoluait pour devenir une de Tante Pétunia assise dans un fauteuil avec les Mangemorts à genoux autour d'elle. « Je ne sais pas ce que vous lui avez dit, mais ça a marché » dit Paul alors qu'Harry se dirigeait hors du parking.
« Oh, rien » dit Pétunia rêveusement. Harry eut un reniflement et rit à nouveau. Cette image serait dangereuse plus tard. Il ne voulait pas partir d'un éclat de rire dans le bureau du Ministre. Ce n'était pas l'image qu'il voulait projeter au dirigeant du monde magique.
En parlant d'image… Harry toucha un de ses sourcils. Rick avait aidé Harry avec ses cheveux ce matin et avait fait un truc surprenant qui avait eu des résultats assez impressionnants. Harry avait expérimenté l'agonie de l'épilation de sourcils.
Ca avait été ce matin, juste après sa douche. La douche avait fait des merveilles pour ses muscles légèrement douloureux et les quelques vagues blessures de son rêve de la nuit précédente. Pas qu'il veuille y penser. « Ta tante est là, lui dit Sensei en entrant dans sa chambre. Elle t'a apporté un costume et une… robe. » Il lui présenta le costume et plaça une robe pliée sur le lit. Harry fut surpris de voir que Tante Pétunia se souvenait qu'il aurait besoin d'une robe aujourd'hui. « Tes chaussures sont en bas. Rick veut t'aider avec tes cheveux. »
« Oh, non. Je ne quitterai plus jamais la salle de bain » commenta Harry. Sensei sourit à la phrase.
« Ce sera le cas si tu mets plus longtemps pour t'habiller » répondit brusquement Rick du couloir. « Dépêche-toi, Evan ! »
« J'arrive. Panique pas ! » Sensei quitta la pièce et ferma la porte derrière lui. Harry mit le costume et pensa que ça semblait inachevé sans les chaussures. Il sortit dans le couloir et Rick se saisit de son bras et le conduisit dans la salle de bain.
« Nous devons finir ça avant que ça sèche. Assis ! » D'accord, le truc de donner des ordres n'était pas génétique, mais c'était toujours agaçant. Comment le duo père/fils réussissait à parler exactement pareil ? Harry se soumit à la frénésie fanatique de coiffure de Rick. « Papa a dit que tu avais un rendez-vous avec quelques pontes pour faire enlever ton nom des infos. »
« Oui. Heureusement, il me connaît déjà, donc ça ne devrait pas être trop difficile de le convaincre que celui qui a rapporté mon nom aux informations se trompait grandement » dit Harry. Rick fit un bruit au-dessus de lui en sortant un sèche-cheveux. Harry ferma ses yeux contre l'air chaud et se fit la note mentale de changer ses lentilles contre ses lunettes. Il voulait apparaître aussi sorcier que possible et les lunettes étaient un de ses signes distinctifs.
« Ne bouge pas » dit Rick en posant une main sur le front de son cadet. Harry sentit quelque chose de métallique s'installer sur un sourcil avant qu'une douleur intense n'envahisse ses sens.
« Aïe ! » Il repoussa les mains de Rick et frotta l'endroit douloureux d'une main. « Qu'est-ce que tu m'as fait ? » demanda Harry. Il retira sa main pour vérifier si ça saignait.
« Je ne faisais qu'épiler quelques poils épars. Ca donnera à tes sourcils un peu plus de définition » expliqua Rick d'une voix calme. Il pencha la tête d'Harry en arrière et épila quelques poils de plus avant qu'Harry ait la chance de protester.
« Aïe ! Rick ! Arrête ! » Il était sûr d'entendre quelqu'un étouffer son rire juste de l'autre côté de la porte. « Qu'est-ce que tu es ? Une fille déguisée ? » Il tapa les mains de Rick et essaya de se lever.
« Non, ne sois pas idiot. » Rick se contenta de repousser Harry sur son siège. « Ne bouge pas ; j'ai presque fini. »
« C'est de la torture » se plaignit le sorcier.
« Tu me remercieras quand j'aurais fini » dit Rick avec un sourire narquois. Harry ne fit que hausser les yeux au ciel et laissa Rick continuer. Deux douloureuses minutes plus tard, Rick permit à Harry de se lever. « Regarde-toi dans la glace. » Harry se tourna vers le miroir et tourna son visage d'un côté à l'autre. Le changement était subtil. Son visage avait l'air plus vieux, d'une certaine manière. Plus mature. Ses cheveux étaient domptés et on aurait dit qu'il était allé chez le coiffeur pour les styliser. A présent, Harry savait ce qu'Hermione avait ressentit pendant le bal de Noël. Il allait faire tourner quelques têtes avec le costume, ses cheveux et les sourcils. C'était exactement l'image qu'Harry voulait projeter au Ministère ce jour-là. « J'attends » dit Rick avec un grand sourire.
« D'accord, d'accord. Merci, Rick. Ca me donne l'air plus vieux. » Il tendit la main par réflexe pour aplatir ses cheveux, seulement pour être arrêté par Rick. « Désolé. J'essaierai de ne pas toucher les cheveux. Merci encore. »
« Vas-y. Papa t'attend. Bonne chance pour aujourd'hui » dit Rick en sortant des serviettes du placard.
« Merci. » Harry quitta la salle de bain et descendit les escaliers.
« Il a eu un de ses rêves la nuit dernière. » La voix de Sensei tira Harry de ses pensées et le garçon fronça les sourcils.
« Est-ce que ça va, Harry ? » demanda Paul.
« Une de ses visions ? » dit Pétunia avant qu'Harry ne puisse répondre.
« Je vais bien » dit le jeune homme. Sensei eut un reniflement dédaigneux une seconde plus tard. « Vraiment. Je survivrai. C'était mauvais, mais ça aurait pû être pire » assura Harry à Paul et Pétunia.
« Nous en parlerons plus tard, dit fermement Sensei. Maintenant, nous devons nous concentrer sur ce qui nous attends. » Le groupe devint silencieux alors qu'Harry les conduisait vers la rue avec le magasin vide. Harry pensa à son « rêve » comme l'appelait Sensei. Ca avait été mauvais. Très mauvais. Ce qui était pire était que Sensei avait vu le résultat de tout ça. Il n'avait pas été content du tout.
Il avait été facile de faire face à Voldemort au début. C'est quand Harry avait commencé à perdre le contrôle de sa magie que les choses avaient commencé à partir en vrilles. Voldemort, avait appris Harry, n'avait pas la patience d'un saint et détestait qu'on lui désobéisse, volontairement ou involontairement. Les mots de Voldemort continuaient à résonner aux oreilles d'Harry, même à la lumière du jour. Mon élève.
Le rêve avec Voldemort avait commencé comme il le faisait toujours, sans aucune sorte d'avertissement. Harry s'était tendu en sentant l'environnement familier s'installer autour de lui. Il était à nouveau dans la pièce de Voldemort. Il pouvait entendre le feu craquer dans le foyer et le doux tintement qui était apparu quand Voldemort avait mélangé son thé. Etrange de penser que le Seigneur des Ténèbres appréciait une bonne tasse de thé. Harry avait permis à ses yeux de s'ouvrir, comme s'il se réveillait à peine, avant de reconnaître la présence de l'autre homme. « Monsieur » avait dit Harry en se redressant.
« Il semble que tu ais échappé aux somnifères ce soir » avait dit Voldemort en sirotant son thé. Harry s'était levé et était allé vers sa chaise. Voldemort avait désigné le set de thé et Harry avait pris sa tasse.
« Je me suis endormi avant qu'ils ne m'apporte les pilules. Je ne peux pas le réussir souvent, mais ils me laisseront tranquille si je dors tranquillement. »
« Assure-toi de 'réussir' plus souvent » lui avait dit fermement Voldemort. Harry l'avait regardé avant de baisser les yeux et d'acquiescer. Il espérait qu'il avait l'air honteux. C'était difficile à dire quand il ne regardait pas les réactions de Voldemort. « Tu es un bon élève, Harry. Tu es très talentueux, mais ce talent sera gaspillé si tu ne t'entraînes pas régulièrement et c'est quelque chose que je refuse de tolérer. Est-ce que tu comprends ? »
« Oui, Monsieur. » Harry s'était demandé si sa performance lui donnerait une récompense. Peut-être la récompense « Tromper l'homme qui essaie de vous tuer. » Oui, ça serait amusant. « Je penserai à quelque chose » avait-il promis.
Voldemort avait acquiescé avant de finir son thé. « Sors ta baguette » avait-il dit à Harry en mettant sa tasse de coté. « Fais léviter la tasse. Assure-toi de ne pas la casser. »
Harry avait acquiescé et avait sorti sa baguette. Faire léviter la tasse devrait être facile. Harry s'était concentré et avait agité sa baguette. Il avait souri un peu quand la tasse avait commencé à s'élever. Il l'avait tenu là. Harry ne quitterait jamais cette pièce si Voldemort devinait jamais que la lévitation serait plus facile pour Harry si c'était de la magie sans baguette. Il avait senti sa magie se dresser juste à ce moment-là et la tasse avait vacillé. « Ca ne devrait pas arriver » avait dit Voldemort.
« Oui, monsieur. » Harry avait stabilisé la tasse et avait ramené sa concentration sur sa tâche. C'était assez facile. Il pourrait faire ça toute la journée s'il en avait besoin. D'accord, il ne le voudrait pas, parce que Voldemort n'était jamais un compagnon agréable, mais il pourrait. Sa magie s'était dressé à nouveau, pire que la dernière fois, et le sort s'était annulé. La main d'Harry s'était tendu et il avait attrapé la tasse avant qu'elle ne puisse se casser. Il avait remercié les Puissances Qui Sont pour ses réflexes d'Attrapeur. Et l'entraînement de Sensei.
« Penses-tu pouvoir expliquer ça ? » avait demandé Voldemort alors que sa propre baguette était apparue dans sa main. Harry avait dégluti et avait remis la tasse sur le plateau, sachant qu'il n'avait que cinq secondes pour répondre avant que Voldemort ne le 'corrige'.
« Ca donnait l'impression que ma magie se dressait, mais en pire » lui avait dit Harry dans l'espoir qu'il accepte la réponse et le laisse tranquille. Il avait sifflé quand il avait senti deux coups vifs sur sa poitrine. Sensei n'allait pas aimer ça.
« Tu as dépassé le stage où ta magie peut se dresser. Essaie encore » avait dit dangereusement Voldemort. Harry avait cherché quelque chose à dire. Que pouvait-il dire ? Sa magie était hors de son contrôle ? Sa magie ne l'écoutait plus ? Il était meilleur sans baguette ? Non. « Rien à dire, Harry ? » La voix de Voldemort avait semblé inquiète. Ca le rendait seulement plus dangereux.
« J'ai peur de ne pas avoir d'explications, monsieur. Je ne suis pas sûr… » Harry était retombé sur son fauteuil alors que le Doloris le touchait. Il avait ressenti une vague sensation comme il avait ressenti avec Bleys, un besoin de finir le sort en le repoussant, mais il avait résisté. C'était une capacité que le Seigneur des Ténèbres n'avait pas besoin de savoir, si c'était même une capacité. Le sort s'était fini et Harry s'était permis de s'effondrer dans le canapé.
« Tu vas devoir essayer plus que ça » lui avait dit Voldemort. Harry avait sursauté quand il avait senti deux autres coups de fouet. « Maintenant, voyons voir comment tu te débrouilles avec le contrôle de ton pouvoir » avait dit Voldemort en se levant.
Harry avait bondi sur ses pieds et n'avait vacillé qu'une minute. C'était étonnant. Son temps de guérison s'améliorait pour ses sorts. Sensei n'aimerait pas ça non plus. « Positions » l'avait avertit le sorcier noir. Harry avait changé sa position rapidement avant que Voldemort ne puisse la 'corriger.' Harry avait sentit une légère douleur à l'intérieur de ses genoux. Ouais, ça lui rappellerait de garder les pieds écartés. Ouch. « Maintenant, passe les différents niveaux de puissance que tu as maîtrisé. Commence avec le plus bas et remonte. Seulement l'Expelliarmus. » Harry avait acquiescé et avait bloqué son bras.
« Expelliarmus ! » Harry n'avait poussé qu'un peu de pouvoir à travers sa baguette et avait été surpris de voir sa cible déjà d'un blanc brillant. Quatre coups avaient atterri sur son dos.
« J'ai dit de commencer en bas, avait dit lentement Voldemort. As-tu des problèmes d'audition ? » avait-t-il demandé, prêt à lever sa baguette pour corriger plus fort son élève.
« Non, monsieur, avait dit Harry en fixant la cible. Je n'ai pas d'explication pour ça. » Quatre coups supplémentaires avait atterri sur son dos et il avait serré les dents.
« Tu devrais avoir une explication pour ça » avait déclaré sèchement Voldemort. Harry avait senti plus de coups apparaître sur son dos et ses genoux avait tremblé. Il s'était rattrapé et avait pris une profonde inspiration avant de se redresser. Il avait combattu les larmes et avait respiré du mieux qu'il avait pu. « A présent, fais le correctement » avait ordonné le sorcier noir.
Harry avait levé sa baguette vers la cible et avait pensé au sort de désarmement au lieu de le dire. Il avait été soulagé de voir le sort commencer au plus bas niveau. Il avait pris une profonde inspiration et l'avait relâchée avant de se tourner vers Voldemort.
Celui-ci l'avait regardé avec un air étrange. Il était… calculateur. « Je pense » avait-il dit, semblant plus satisfait qu'Harry ne l'avait jamais vu, « que nous avons trouvé la raison de tes performances erratiques. » Non, vraiment ? « Tu es un lanceur de sort naturellement silencieux. »
« Pardon ? »
« Un lanceur de sort naturellement silencieux. Tu es capable de mieux lancer les sorts sans dire de mots qu'en les disant. Tu aurais dû deviner ça tout seul. » Harry voulait dire à l'homme exactement ce qu'il pensait de ça, particulièrement vu qu'il avait juste frappé Harry, mais s'était retenu pour la continuité de son existence. C'était un jeu désespéré et Harry voulait en voir la fin. « Je m'attends à ce que tes sorts soient sans parole à partir de maintenant. Tu seras corrigé si tu ne suis pas mes instructions. »
« Oui, monsieur » avait répondu Harry. Tout pour rendre sa vie plus facile. Utiliser des mots était trop gênant ces temps-ci. Bleys n'avait pas autorisé les mots avec la magie sans baguette. Il disait que les mots, comme les baguettes, n'étaient rien de plus que des béquilles pour les sorciers oisifs. Harry n'avait pas réellement eu besoin de mots depuis quelque temps. Deux vives douleurs avait tiré Harry de ses pensées.
« Tu devrais vraiment faire attention quand je parle, mon élève. Tu ne sais jamais quelles choses intéressantes j'ai à te dire » avait dit Voldemort. Il avait haussé un sourcil en direction d'Harry.
« Je suis désolé, monsieur. Je suis surpris que vous pensiez que je suis prêt à continuer la magie sans dire les sorts. » C'était partiellement vrai. Il était surpris que Voldemort le pense assez puissant pour lancer tous ses sorts silencieusement. Il essayait de présenter le contraire, qu'il n'était rien de spécial et ne devrait pas être considéré comme une menace. Pourquoi ses talents marchaient-ils toujours contre lui ?
Voldemort l'avait regardé, comme s'il se posait des questions sur ce qu'Harry avait dit. Il avait haussé les épaules et avait regardé à nouveau la cible. « Fais-le encore. » Harry avait levé sa baguette et avait regardé la cible. Il s'était concentré et avait relâché son sort. Il avait soupiré de soulagement alors que le sort avait brillé d'un vert vif. C'était juste un peu plus brillant que le dernier. « Très bien » l'avait félicité Voldemort. Harry avait réprimé un frisson. Il y avait juste quelque chose de mal quand le méchant félicitait le gentil. C'était presque dérangeant.
La leçon avait continué jusqu'à ce que la couleur de la cible d'Harry soit le blanc brillant qu'il avait accompli en premier avec le sort parlé. Voldemort avait annoncé une pause et Harry avait baissé sa baguette, reconnaissant pour le relâchement. Bleys ne l'avait jamais fait travailler aussi dur et Sensei ne le faisait jamais travailler jusqu'à l'épuisement, mais seulement jusqu'à ce qu'il soit fatigué et courbaturé. C'était tellement plus loin que fatigué et courbaturé qu'Harry pensait voir double. Il avait regardé sa baguette et en avait vu deux. Ce n'était pas normal. Ok, il voyait double. Génial.
« J'ai réfléchi » avait dit Voldemort d'une manière maître de l'univers. Voldemort qui réfléchissait provoquait toujours des problèmes pour Harry. « Je pense qu'il est temps que toi et moi nous nous rencontrions… dans un environnement plus adéquat. » Harry avait regardé quelques secondes Voldemort avant de cligner des yeux.
« Un environnement plus adéquat, monsieur ? » avait demandé Harry. Son cerveau luttait dur pour suivre Voldemort, mais il y avait des choses qu'il ne pouvait pas faire.
« Oui. » Et bien, cette réponse aidait beaucoup. « Je pense qu'il est temps que tu viennes à moi la nuit. Que nous nous entraînions face à face et pas dans nos esprits » avait dit simplement Voldemort alors qu'il conjurait deux fauteuils. Il s'était saisi du coude d'Harry et l'avait dirigé vers l'un. Harry avait fait attention en s'asseyant, prenant soin de son dos et de son torse.
« A vous la nuit ? » avait demandé Harry. Très bien, son cerveau était vraiment, vraiment lent. Il était un adolescent. Il était privé de sommeil et il avait été torturé. Il était en mauvaise forme et ne voulait que dormir.
« Oui. Je t'enverrai un portoloin à utiliser. Ca ne sera pas difficile. Mon oiseau peut trouver tout le monde, n'importe où, qu'importent les protections qui l'entoure. Je t'en enverrai un au matin. »
« Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée, monsieur. » Harry avait su dès que ses mots avaient quitté sa bouche que c'était la mauvaise chose à dire. La baguette de Voldemort était apparue dans sa main et Harry avait senti ses coupures se multiplier par cinq. Un Doloris avait suivi et Harry avait fini recroquevillé d'agonie sur le sol. Les coupures le brûlaient avec une impression de sel sur la blessure, comme auparavant, et avaient été en feu le temps que Voldemort avait maintenu le sort. Harry avait senti une présence familière dans sa tête et la douleur avait commencé à refluer même si Voldemort avait continué son sort. Qui était-ce ? Bleys ?
« Je crois que tu ne questionneras plus mon jugement, petit » la voix acerbe de Voldemort avait tiré Harry de son hébètement. Harry gisait sur le sol, incapable de dire quand exactement il était tombé de sa chaise, tiquant encore à cause du sort. Des spasmes parcouraient ses muscles et sa respiration se bloquait alors qu'il luttait pour la contrôler.
« Non, Monsieur » avait hoqueté Harry entre ses spasmes. Sa gorge lui faisait mal. Avait-il crié ? Il avait essayé de bouger et avait échoué. Oh, il avait mal ! Il avait prié silencieusement que n'importe quel dieu l'écoutant permette à sa vie de s'achever à ce moment. Il avait trop mal pour poursuivre ça. Il avait trop mal pour continuer. « C'est juste… » Il avait laissé sa phrase en suspens, ayant vraiment peur de continuer. Pourquoi avait-il choisi ça ? C'était trop dur. Il avait peur.
« Juste quoi, gamin ? » Harry avait réalisé que Voldemort l'appelait gamin. Qu'était-il arrivé au 'jeune homme' ? « Parle ! » avait ordonné Voldemort.
« Les Mangemorts m'attaqueront à vue » avait dit Harry avec précipitation. Il avait plus peur des espions de Dumbledore le trouvant et le ramenant à Poudlard avant qu'il puisse finir le jeu. Il avait besoin de sa liberté pour que ça marche.
« Pas si je leur ordonne de ne pas le faire » avait dit légèrement Voldemort.
« Et si Dumbledore met la main sur moi ? » avait demandé frénétiquement Harry. Il avait mis une vraie trace de peur dans la voix. « Il est un Légilimens. Il pourrait peut-être savoir que vous m'entraînez ? J'hésite à penser à ce qu'il ferait alors. » Bravo, Harry ! Bravo ! Bonne excuse ! Harry s'était impressionné lui-même. Il pouvait toujours réfléchir après avoir été torturé. Il méritait de la glace pour ça, à la menthe avec des pépites de chocolat. Voldemort s'était arrêté et avait regardé Harry de haut en bas.
« Tu déteste vraiment l'idée que Dumbledore te trouve ? » avait demandé Voldemort alors qu'Harry luttait pour s'asseoir. Il s'était balancé contre la chaise et avait ignoré son dos qui pulsait du mieux qu'il pouvait.
Il avait regardé Voldemort dans les yeux. Il avait baissé ses boucliers et avait amené ses sentiments pour Dumbledore. Il avait senti Voldemort toucher légèrement son esprit et avait réaffirmé ses sentiments actuels d'antipathie pour le directeur. « Oui ! » avait-il sifflé en Fourchelang. Les yeux de Voldemort s'étaient écarquillés légèrement et Harry l'avait senti se retirer de son esprit.
« Je t'enverrai une robe et un masque avec le Portoloin alors. Attends-le pour demain soir, avait dit Voldemort d'une voix calme. Tu seras juste un autre Mangemort et sous le radar de Dumbledore. Je suis impatient de te voir en personne, mon élève. »
Harry s'était détendu et sa tête était retombée sur le siège de son fauteuil. « Merci » avait-il dit sincèrement. La dernière chose dont il avait besoin était que Dumbledore ait vent qu'Harry était un Mangemort. Ca ruinerait tous les plans d'Harry. Le garçon avait senti un sort de sommeil le frapper et était tombé sous son pouvoir. Il avait replongé dans le monde du sommeil.
Harry s'était réveillé quelques minutes plus tard en tremblant. Personne ne le secouait. Il tremblait tout seul. Il s'était réveillé avec Sensei tenant ses bras et Lynn se tenant à côté de son lit. Il avait regardé l'un et l'autre et avait senti un reste de Doloris courir à travers lui. Son corps tremblait des effets secondaires de ce sort. Il avait du lutter contre la prise de Sensei pour étouffer ses cris dans son oreiller. Il s'était assis une fois qu'il avait contrôlé les effets et avait découvert Lynn se tenant là avec un visage pâle. Elle avait désigné sa poitrine où un peu de sang filtrait à travers son pyjama. .Harry avait été soulagé que seulement une petite tâche soit apparue et il avait été capable de jouer la carte de la modestie pour faire sortir Lynn de sa chambre quand Sensei avait commencé à enlever sa chemise.
Il avait déboutonné le haut du pyjama d'Harry. Pourquoi n'avait-il pas opté pour un t-shirt cette nuit, se demanda celui-ci Le garçon avait poussé contre les mains de Sensei. « Ne résiste pas » avait ordonné sèchement celui-ci. Les mains du garçon étaient tombées à ses côté et il n'avait fait que respirer alors que son professeur enlevait son haut. Sensei avait inspiré entre ses dents devant les marques qui couvraient la poitrine d'Harry. « Encore lui, deshi ? » avait-il demandé en les regardant.
Harry avait jeté un coup d'œil à sa poitrine. Les marques étaient plus que de simples traces de coup de fouet. Le Doloris les avait infectées, les faisant avoir l'air deux fois pires qu'elles n'étaient. Sensei s'était penché et avait inspecté le dos d'Harry. Il avait fait un 'tsk' aux marques plus nombreuses ici. « Mauvaises, deshi. Elles sont très mauvaises » lui avait dit Sensei.
« Oui, Sensei » avait coassé Harry. Il avait hoqueté quand il avait eut l'impression que toutes ses terminaisons nerveuses prenaient feu. Il avait frissonné et avait reconnu la sensation comme un reste du Doloris. Sensei lui avait tenu les mains alors qu'il attendait la fin du spasme.
L'expression sur le visage de Sensei quand la veste de pyjama d'Harry avait enfin quitté ses épaules avait été telle qu'Harry s'en souviendrait toute sa vie. Sensei lui avait alors ordonné, oui ordonné, d'enlever son bas de pyjama et d'attendre en sous-vêtements qu'il revienne. Sensei avait grommelé quelque chose sur le fait de s'assurer qu'Harry n'était pas marqué ailleurs que sur son dos et son torse. Il semblait que Sensei ne lui faisait toujours pas confiance pour admettre ses blessures. Harry avait fait comme on lui ordonnait ; Sensei n'était pas une personne à qui désobéir quand il était en colère. Harry était assis sur le bord de son lit quand Sensei était revenu avec une cuvette d'eau. Il avait poussé Harry en arrière pour que celui-ci s'appuie sur ses mains pendant que son torse était dégagé. « Ca ne peut pas arriver encore, deshi » avait dit Sensei en commençant à nettoyer les coupures laissées par Voldemort. « Tu peux protéger ton esprit contre lui. Fais-le » avait-il dit en nettoyant une des marque pas trop gentiment. Harry avait sifflé et s'était éloigné du tissu. « Ne bouge pas » avait ordonné sèchement Sensei. Harry avait obéi docilement.
« Vingt-quatre » avait dit Sensei quelques minutes plus tard. Il avait fait changer de position à Harry, le faisant s'agenouiller sur le sol avec sa tête sur les bras et les bras reposant sur le lit.
« Pardon ? » Harry avait vogué entre le sommeil et le réveil pendant que Sensei prenait soin de ses coupures. Il n'était pas sûr d'avoir correctement entendu ou si le nombre était venu de cet endroit entre conscience et inconscience.
« Vingt-quatre coupures. » Harry avait senti le lit bouger dangereusement et avait agrippé la couverture pour le supporter. Vingt-quatre ? Il avait survécu à vingt-quatre coupures et au Doloris ? Comment avait-il réussi ça ?
Sensei avait aidé Harry à se rasseoir sur son lit. Il avait commencé à se lever quand les marques à l'intérieur des genoux d'Harry attirèrent son attention. « Vingt-six » avait-il grogné entre ses dents. Est-ce qu'Harry pourrait courir dans ces conditions ? Il le voulait. Il le voulait vraiment. Sensei était plus terrifiant que Voldemort en ce moment. « Ne bouge pas ! » avait dit Sensei en quitta à nouveau la pièce.
Harry n'avait pas bougé d'un millimètre quand Sensei était revenu à peine quelques minutes plus tard avec un autre récipient dans les mains. « Ca va piquer » avait-il averti Harry avant de lever un doigt. Sensei avait appliqué sa crème étrange sur chacune des coupures d'Harry et celui-ci avait voulu lui dire qu'il se trompait. Sa crème ne piquait pas. Oh, non. Elle brûlait. Harry était sûr que sa peau était prête à se séparer de ses os. N'importe quoi aurait été mieux…
Ses pensées s'étaient arrêtées tout d'un coup quand la brûlure était morte et qu'une insensibilité plaisante avait filtré à travers les muscles d'Harry. Harry s'était presque liquéfié quand Sensei en eut fini. « Mets un nouveau pyjama » avait dit Sensei en sortant un t-shirt et un pantalon pour Harry. Ce qui avait suivi avait été l'expérience la plus étrange qu'Harry ait jamais eue. Sensei avait dû vêtir Harry de son nouveau pyjama. Le garçon avait été incapable de bouger à cause des effets anesthésiants de la crème. C'était légèrement embarrassant, mais Harry ne s'était jamais sentit aussi en sécurité qu'à ce moment là. Il savait que Sensei s'assurerait qu'il était habillé, remis au lit et protégé de tout le reste.
Lynn était arrivée quelques secondes après que Sensei ait fini de le mettre au lit. Elle portait un petit mug. « J'ai pensé qu'un peu de chocolat chaud aiderait Evan à se rendormir » avait-elle dit à Sensei. Celui-ci avait jeté un coup d'œil à Harry qui avait acquiescé. Le chocolat chaux avait des vertus curatives. Madame Pomfrey l'utilisait assez souvent à l'infirmerie. Sensei l'avait aidé à boire son chocolat puis lui avait ordonné de retourner dormir. Harry s'était exécuté sans protester.
Harry atteint la cabine téléphonique et prit le combiné. « Harry, que faisons-nous ici ? » demanda Pétunia d'un ton plein d'incrédulité.
« Nous allons au Ministère de la magie » dit Harry à voix basse. Il composa le 62442 sur le clavier. La voix mécanique demanda leurs affaires avec le Ministère de la Magie. « Harry Potter, Pétunia Dursley. » Il s'arrêta pour regarder Sensei et Paul. Ils secouèrent tous les deux la tête. « Pour voir le Ministre de la Magie » finit Harry. S'ils voulaient agir comme s'ils étaient invisibles, qu'il en soit ainsi. Harry écouta la voix et entendit les badges tomber là où la machine aurait dû rendre la monnaie. Il les prit et en tendit un à sa Tante Pétunia alors que la cabine téléphonique commençait sa descente. Il mit sa robe et y accrocha son badge devant. « Ca nous permettra d'entrer dans l'Atrium du Ministère de la Magie. C'est juste comme un ascenseur. » Paul et Sensei regardaient autour d'eux. Harry remarqua qu'ils avaient déboutonné leurs vestes. Est-ce qu'ils avaient tous les deux des armes ?
Harry se tint juste à l'intérieur de l'ascenseur et regarda aux alentours pour de possibles menaces. Des gens magiques entraient et sortaient des cheminées. Les flammes vertes de la Cheminette éclairaient le hall. Harry eut un grand sourire quand il se souvint de son premier voyage par poudre de Cheminette. Ca ne lui manquait pas. Paul et Sensei manœuvrèrent pour que Sensei soit devant Harry et Paul derrière Tante Pétunia. Celle-ci se déplaça pour se tenir à côté d'Harry. « Tu es prêt ? » demanda-t-elle en lui tapotant la tête.
« Oui, répondit-il en prenant une profonde inspiration. Ne le tue juste pas avant qu'il n'est donné son accord pour finir la chasse, ok ? » Harry lui adressa un sourire narquois.
« D'accord, Harry, dit-elle. Allons rencontrer cet homme. » Elle adressa un sourire à Harry et celui-ci sortit de l'ascenseur. Il installa une marche rapide jusqu'au point de sécurité. Les gens les ignorèrent. Harry avait découvert que s'il gardait ses yeux vers le sol et qu'il marchait comme s'il avait quelque part où il devait être en se moment, les gens l'ignorerait. Sensei et Paul regardaient aux alentours pour lui. Il supposa qu'il n'avait pas besoin de scanner son environnement constamment mis à part de rapides coups d'œil.
« Qu'est-il arrivé à ça ? » demanda Pétunia à voix basse alors qu'ils passaient la Fontaine de la Fraternité Magique. Elle avait été réassemblée, mais il restait des preuves qu'elle avait été au milieu d'un duel.
« Ah, ça. Longue histoire, dit Harry d'une voix calme. Très longue histoire. Il y avait des sorts impliqués. Demande-moi encore plus tard. » Il devint silencieux alors qu'il s'approchait du poste de sécurité.
« Nom ? » demanda le garde d'un ton ennuyé. Harry dut se poser des questions sur la sécurité ici. Voldemort pouvait simplement pénétrer ici et personne ne le remarquerait.
« Harry Potter. Et ma tante, Pétunia Dursley. » Harry eut la satisfaction de voir l'homme pâlir.
« Harry Potter ? » dit l'homme dans un souffle. Il jeta l'habituel coup d'œil à son front.
« Oui. J'ai peur d'avoir un emploi du temps un peu serré. Pouvons-nous continuer, s'il vous plaît ? » demanda Harry.
« Euh, oui. Baguette ? » Harry fit tourner son poignet et présenta sa baguette à l'homme. Celui-ci la scanna et la lui rendit alors qu'il débitait des statistiques à toute allure. Harry acquiesça. « Baguette ? » demanda le garde à Pétunia.
« C'est une Moldue, mais ma tutrice légale. C'est pour cela qu'elle est là. » Il était prêt à partir. Maintenant.
« Et les deux autres ? »
« Mes gardes du corps, répondit platement Harry. Aucun n'a de baguette. »
« Sont-ils sorciers ou Moldus ? » Ok, Harry commençait à comprendre le tempérament de Voldemort un peu mieux. Ca devenait pénible.
« Ils ont des connaissances du monde magique. Avons-nous fini ? » demanda Harry avec une patience qui s'amenuisait.
« Portez-vous des armes ? » Harry voulait crier. Non, cet agent de sécurité ne pouvait pas rendre ça facile, n'est-ce pas ? Paul et Sensei se jetèrent un coup d'œil. Paul fit signe à Sensei d'y aller d'abord.
Harry regarda Sensei commencer à se désarmer. Des couteaux et des lames de lancer apparurent de beaucoup d'endroits différents. Un objet aiguisé apparut de sa taille, brièvement, avant d'être remplacé avec la même vitesse. Une sorte de corde longue et fine vint d'une de ses poches. Etait-ce une corde de piano ? Sensei n'emmènerait pas ça, n'est-ce pas ? Sensei finit avec un flash rapide de son révolver et fit un pas en arrière.
« Bien. » L'agent de sécurité avait l'air un peu hébété. « Et vous ? » demanda-t-il à Paul, ayant l'air apeuré de découvrir que Paul portait des armes semblables. Paul s'avança, lui adressa un petit sourire pour le réconforter mais découvrit que ça ne marchait pas. Paul sortit plusieurs objets similaires à ceux de Sensei avant de montrer quelque chose que même Harry ne reconnut pas. « Qu'est-ce que c'est ? » demanda l'agent. Même Harry tressaillit à la phrase.
« Des lumières et de la fumée. Complètement inoffensif, vraiment. Cela créé une diversion pendant suffisamment longtemps pour nous permettre de mettre notre protégé à l'abri » expliqua Paul.
« De la lumière et de la fumée ? » questionna l'agent. Est-ce qu'il ne s'arrêtait jamais ?
« Ca créé un flash de lumière vive avant qu'un écran de fumée ne se développe. Je ne peux pas en faire la démonstration ici, mais c'est inoffensif et utilisé uniquement dans un but défensif. » Paul les remit dans sa poche et ouvrit sa veste pour révéler son arme. Il se recula alors et sourit au garde.
« Très bien » dit celui-ci. Harry eut un sourire narquois pour lui-même. « Vous êtes là pour voir le Ministre ? »
« Oui. Où est son bureau ? » demanda Harry. Il écouta attentivement les directions puis remercia le garde pour son aide. Il le laissa alors que celui-ci grommelait pour lui-même à propos des Moldus étranges et leurs inventions. Sensei se positionna devant le groupe et suivit les instructions murmurées d'Harry vers les ascenseurs.
« Harry, mon chéri, pourquoi y a-t-il des avions en papier partout ? » La voix de Tante Pétunia semblait tendue.
« Ce sont des mémos qui vont d'un bureau à l'autre. Comme les e-mails » essaya d'expliquer Harry. Insecte avait présenté le concept des e-mails à Harry et celui-ci essayait toujours de décider s'il aimait ça ou non. Tante Pétunia acquiesça d'un air absent.
« Ca a l'air plus amusant que les e-mails » dit Paul alors qu'un des avions l'évitait. Il criait « urgent » à pleins poumons.
« Oui, c'est vrai. » Harry entra dans l'ascenseur et appuya sur le bouton pour le bureau du Ministre. Il attendit patiemment et fredonna un peu dans sa barbe. Il détestait les ascenseurs et préférait les escaliers. Il pouvait voir où il allait dans le second cas et n'avait pas à s'inquiéter sur qui rodait de l'autre côté.
« Calme, deshi. » La voix de Sensei le tira de ses pensées. « Respire profondément et calme-toi. » Harry acquiesça et suivit les instructions de son professeur. Il était toujours surpris que juste une profonde inspiration puisse le calmer aussi efficacement qu'une potion. Les portes s'ouvrirent et Harry regarda aux alentours. Pas étonnant que Fudge ne veuille pas perdre son job !
Le bureau lui-même n'était pas encore en vue. Il y avait une grande entrée. Les murs étaient très hauts, près de trois mètres. Les fenêtres étaient enchantées pour présenter un jour de printemps parfait. Harry savait que c'était nuageux et sombre dehors. Fudge avait beaucoup de chance. Les murs étaient décorés de portraits de Ministres précédents. Sensei sortit de l'ascenseur et regarda autour de lui pour une quelconque menace avant de faire signe au groupe de sortir.
Sensei permit à Harry de prendre la tête à ce moment, mais insista pour marcher à côté de lui. Ca ne gênait pas Harry. Il préférait avoir quelques protections quand Fudge irait en mode « adoration de héros. » La longue marche s'arrêta devant deux larges portes, juste aussi hautes que les murs, et un bureau auquel était assise une personne familière. « Salut, Percy ! » salua Harry. « Oh, désolé, dit-il en voyant la plaque sur le bureau. Monsieur Weasley, se corrigea-t-il. Est-ce que le Ministre est dans son bureau ? »
Percy Weasley regarda le groupe devant son bureau et perdit la capacité de parler. Il acquiesça avec stupeur et se contenta de les fixer.
« Merci ! » dit Harry avec bonne humeur. Il se détourna et alla vers les portes. Il ouvrit les deux et marcha dans le bureau. Fudge était assis à un bureau avec un air épuisé sur le visage. Il était entouré de tas de parchemin et des avions en papier atterrissaient sur son bureau toutes les cinq secondes. Ombrage était assise à côté du bureau, ayant l'air tout aussi épuisée que Fudge et deux fois plus laide. La main d'Harry se serra. Il était plus que jamais conscient de ses cicatrices.
« Harry Potter ! » cria Fudge d'une voix aiguë l'instant suivant en bondissant sur ses pieds. Il se dépêcha de derrière son bureau et s'avança pour accueillir Harry.
« Monsieur le Ministre» répondit celui-ci. Il eut un sourire narquois quand Fudge fut arrêté par un Sensei à l'air plutôt menaçant. « Ca va, dit-il à voix basse à son professeur. Il ne me fera pas de mal. »
« Monsieur Potter. Qui sont ces, euh, personnes avec vous ? » demanda Fudge en faisant signe à Harry de se diriger vers une petite alcôve dans son bureau. Ca semblait être une sorte de salon. Un service à thé apparut sur une table basse entre Harry et Fudge. Harry s'assura que Tante Pétunia s'assit avant lui.
« Tante Pétunia, voici Cornelius Fudge, le Ministre de la Magie. Ministre Fudge, ma tante et tutrice, Pétunia Dursley. » Fudge serra la main de Pétunia avec enthousiasme, lui disant combien ils étaient soulagés qu'Harry soit en vie et en bonne santé.
« Donc, vous êtes l'homme qui envoit ces Aurors chez moi » dit-elle avec brusquerie. Harry cacha son sourire. « Ce n'était pas apprécié, mais c'est quand même un plaisir de vous rencontrer. » Elle adressa un regard évaluateur à Fudge. « Harry m'a beaucoup parlé de vous » dit-elle et elle sourit au Ministre. Celui-ci avait l'air d'avoir gagné la Coupe des Trois Sorciers.
« Une Moldue a entendue parler de moi. Comme c'est agréable. » Harry se demanda combien de Chocogrenouille exactement Fudge avait mangés. Il était très… écervelé. Comme une collégienne. Ca inquiétait Harry. « Et ces messieurs ? » Il fit signe en direction de Paul et Sensei. Les deux hommes avaient pris position de chaque côté du fauteuil d'Harry et se tenaient comme des statues.
« Paul et Léonard, dit simplement Harry en les désignant chacun. Mes gardes du corps. Ils ne sont pas très bons en conversation quand ils sont en mode protection. C'est mieux de les ignorer. » Le plus tôt l'attention se détournerait de Paul et Sensei, le mieux se serait.
« Des gardes du corps ? Pourquoi aurais-tu besoin de garde du corps ? » Fudge semblait complètement perplexe.
« Hem-hem » Harry ne put croire à la vague de soulagement qu'il ressentit quand il entendit ce bruit grossier de Dolores Ombrage. Il la regarda comme s'il venait juste de la remarquer et sourit.
« Professeur Ombrage, dit calmement Harry. Pardonnez-moi, je ne vous avais pas vue. Ma tante, Pétunia Dursley. Tante Pétunia, Dolorès Ombrage. Elle enseignait la Défense Contre les Force du Mal à Poudlard l'année dernière » expliqua Harry à sa tante.
« C'est une classe très importante, dit Pétunia avec un sourire. As-tu appris beaucoup de choses ? »
« Quelques trucs » dit Harry avec un haussement d'épaule désinvolte. « Je n'aime pas vraiment lire des livres quand il y a des leçons pratiques disponibles. » Ombrage semblait prête à exploser dans toute sa « crapauté. » Harry était tenté de faire un bruit de cheval pour voir si elle réagirait, mais se retint pour obtenir ce qu'il voulait et partir aussi vite que possible. « Monsieur le Ministre, je ne souhaite vraiment pas gaspiller votre précieux temps, dit Harry en se retournant vers l'homme en question. Je ne suis venu là que pour vous demander une petite faveur. »
« Quoi donc, Harry ? » demanda Fudge en se penchant en avant.
« Enlevez mon nom et ma photo de tous les programmes d'informations moldus, dit calmement Harry. Je vais bien, comme vous pouvez le voir. Je ne suis pas retenu où que ce soit contre ma volonté. Ma tante et moi avons choisi un autre internat pour cette année. »
« Pourquoi voudrais-tu aller dans un autre internat ? Poudlard ne te manque pas ? » Ca ne pouvait pas être facile, n'est-ce pas ?
« Poudlard est devenu un peu… trop, ces dernières années. Ma vie a été en danger à Poudlard tous les ans. » Harry haussa un peu les épaules comme si ça ne le concernait pas. « J'ai eu le sentiment que j'avais besoin d'une coupure, donc j'ai choisi une autre école et je suis parti. » Harry se demanda combien il devait dire à Fudge.
« Une coupure ? Du monde magique ? Ca ne se fait simplement pas, Harry. C'est ton monde ! » Fudge apparaissait un peu frénétique.
« Je ne le quitte pas, monsieur le Ministre. Le monde moldu n'a jamais vraiment été ma maison. Je prévois de retourner à Poudlard, mais pas maintenant. »
« Vous êtes inconsidéré, interrompit Ombrage. Personne ne savait où vous étiez et maintenant vous nous dîtes que le monde magique n'est pas assez bien pour vous ! » Harry ne fit que hausser les sourcils et regarda Ombrage. Elle était vraiment pathétique, n'est-ce pas ?
« Attendez-là ! » interrompit sèchement Pétunia en se mettant debout. « Ce ne sont pas les affaires du monde magique ce que fait Harry pendant l'année scolaire ou n'importe quelle autre période de l'année ! C'est une personne indépendante, pas quelque anormalité… » Harry voulait rire, vraiment. « que vous mettez au zoo ! » C'était étrangement proche d'un rêve qu'il avait fait une fois. C'en était dérangeant. « Il est juste un garçon de seize ans qui est fatigué de presque mourir à la fin de chaque année ! » Harry se renfonça dans son siège avec de l'amusement écrit sur ses traits. Vas-y, Tante Pétunia. « Je ne vais pas rester assise ici et vous laisser lui donner l'impression qu'il a quelque responsabilité envers vous, Madame Ombrage ! » Harry voulait encourager Tante Pétunia. « Il n'a pas de responsabilité, sauf envers lui-même. »
« Il est le Survivant. Une de nos célébrités. Sans lui, le Seigneur des Ténèbres aurait continué ses ravages ! » Harry entendit Sensei avoir un reniflement dédaigneux à côté de lui, mais Ombrage ne le remarqua pas.
« En fait, Maman est responsable de ça, dit Harry à Ombrage. Je suis juste resté derrière et tout le monde pense que c'était moi. » Harry haussa les épaules comme si ça ne faisait rien. « Oh, bien. »
« Tu dois apparaître au public sorcier pour faire savoir à tout le monde que tu vas bien » dit Fudge en faisant signe à Ombrage de rester silencieuse.
« Non, je ne le dois vraiment pas. Faites juste une annonce dans la presse ou quelque chose qui dise que je vais bien et que votre annonce était une erreur. » Harry sentit sa gorge se comprimer à nouveau. Ca n'allait pas comme il voulait. Harry se leva et Sensei et Paul devinrent brusquement plus concentrés. « Je ne vais pas prendre plus de votre temps, monsieur le Ministre. Après tout, je suis sûr que vous êtes occupé. » Harry commença à se diriger vers les portes quand Fudge attrapa son bras. Le contact ne dura qu'une seconde. Sensei avait repoussé le bras de Fudge et Paul avait sortit son arme. Harry put entendre Fudge déglutir.
« Ca va, dit Harry dans un souffle. Ne le tuez pas. » Harry hoqueta pour respirer à travers sa gorge comprimée et se laissa glisser au sol. Cette seconde peur avait causé le changement de la constriction de la gorge d'Harry en attaque de panique complète. « Sortez Ombrage de la pièce » dit-il à Paul. Sensei bloqua le chemin de Fudge et lança un regard noir à celui-ci pendant que Paul escortait une Dolorès Ombrage très bouleversée hors de la pièce. Une fois qu'Ombrage fut partie, Harry permit à sa crise d'angoisse de l'emporter. Il trembla légèrement et essaya de commencer un de ses exercices respiratoires. Pétunia le guida vers son fauteuil et tint une de ses mains.
Paul revint et se mit à genoux devant Harry. « Ok, Harry. Contente-toi de respirer. Personne ne te fera de mal ici. Leonard et moi sommes là, ainsi que ta tante, et ce gentil Ministre. » Harry suivit les instructions de Paul pour respirer. « Là, ça t'aidera peut-être. » Paul sortit la fiole de potion calmante. Harry la prit et avala toute la dose avec une légère grimace.
« Il y a plus d'une raison pour laquelle Harry a été envoyé dans une école différente » entendit-il Pétunia dire alors qu'on lui faisait suivre son exercice respiratoire. « Il n'obtenait pas le traitement requis pour ses crises. Les Moldus ne sont peut-être pas capables de faire de la magie, mais ils peuvent l'aider avec ses crises d'angoisse » dit-elle à Fudge.
« Je vois. » Fudge gigota, mal à l'aise, dans son fauteuil. « Etes-vous sûr que nous ne pouvons pas le convaincre de rester ? » demanda-t-il à Pétunia d'un ton désespéré.
« J'ai peur que non. Harry reviendra dans le monde magique quand il sera prêt à revenir. Le traquer dans le monde moldu ne fera aucun bien. » Pétunia adressa un regard noir à Fudge et celui-ci trembla sous celui-ci.
« Je vais juste m'assurer que son nom soit retiré des informations Moldues alors » dit doucement Fudge. Il se leva et alla à son bureau alors qu'Harry recommençait à respirer normalement. Il écrivit quelque chose sur un morceau de parchemin et celui-ci se plia en avion et s'éloigna, criant urgent à un haut volume.
« Merci, monsieur le Ministre, dit Harry avec un sourire. Je suis désolé que vous ayez dû assister à ça. Ces crises surviennent aux moments les plus étranges » s'excusa-t-il.
« N'y pense pas. Ces choses arrivent, j'en suis sûr. » Fudge se leva et serra à nouveau la main d'Harry. « Envoie-moi une lettre de temps en temps pour me faire savoir comment tu vas, mon cher enfant. J'empêcherai les chiens de te suivre. »
C'était mieux que ce qu'avait pu espérer Harry. Fudge faisait tout sans argument maintenant. Les crises d'angoisse… pouvaient être utiles ? « Merci encore, monsieur le Ministre » dit Harry alors que lui et Sensei se dirigeaient vers les portes.
« Ce n'est rien, Harry » dit Fudge alors que le garçon ouvrait les portes. Sensei lui serra brièvement l'épaule. Harry sourit à son protecteur et fit un signe de tête à Percy Weasley quand il passa devant lui. La marche à travers le hall fut rapide et Harry appuya sur le bouton pour appeler l'ascenseur. Rentrerait-il à St Jude maintenant ou au matin ? Hum. Est-ce qu'ils avaient le temps pour un déjeuner à Londres, vu que son corps d'adolescent faisait connaître son déplaisir dû au manque de nourriture pendant la dernière heure ? Un dessert en forme de glace à la menthe aux pépites de chocolat ? Oh, ça sonnait bien. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et le sourire d'Harry pour la glace s'effaça quand il vit qui était de l'autre côté.
« Harry, mon cher enfant. C'est bon de te voir. »
Et un grand merci à Lys pour son excellente relecture.
