Disclamer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


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Ce n'était pas du tout supposé arriver. Harry regarda l'homme dans l'ascenseur et recula de quelques pas, choqué. Pourquoi sa vie devait-elle toujours être si foutrement compliquée ? Sensei poussa immédiatement Harry derrière lui après l'avoir vu reculer. Harry lui adressa un petit sourire reconnaissant et étudia son ennemi actuel juste au dehors des portes de l'ascenseur, bloquant efficacement la seule échappatoire d'Harry. Pourquoi le monde magique ne croyait-il pas aux escaliers de secours ? « Monsieur le directeur. » Harry retourna le salut du directeur, complètement incertain sur ce qu'il devait faire à présent. Dumbledore était imprévisible pour le moment. Il semblait heureux de voir Harry. Il jubilait presque. La pensée était dérangeante.

Dumbledore regarda autour de lui et eut un regard étrange et pourtant pétillant pour Paul et Sensei. Harry réalisa que l'homme était amusé à l'idée de gardes du corps. Harry se fit la note mentale de le lui rappeler la prochaine fois qu'il l'approcherait pour lui coller des gardes de l'Ordre. Harry ne le permettrait pas vu que les gardes Moldus avaient l'air beaucoup plus efficace que les sorciers ne l'avaient jamais été. La seule qui avait vraiment fait quelque chose était Arabella Figg et c'était une Cracmol ! Harry regarda le pétillement de Dumbledore mourir quand ses yeux se posèrent sur Pétunia. « Madame Dursley, quel plaisir de vous revoir » lui dit-il.

« J'en suis sûre ! » répondit sèchement Pétunia. Harry regarda les cheveux sur sa nuque se dresser et s'éloigna un peu d'elle. Ca n'allait pas être joli. Pétunia était très en colère contre Dumbledore et avoir une vraie cible physique pourrait accélérer le funeste destin de l'homme. Ce serait amusant à regarder.

Dumbledore ignora le commentaire de Pétunia et s'approcha de Sensei. Harry resta fermement derrière celui-ci et Sensei ne laissait pas du tout Dumbledore le contourner. Harry savait que Dumbledore serait mort si les regards pouvaient tuer, car le regard noir de Sensei aurait été assez pour tuer un millier de Dumbledore et transformer les corps en poussière. Il ne savait pas si Sensei savait quelque chose sur le directeur, mais la réaction de Harry semblait être assez pour qu'il pense que Dumbledore était un ennemi. « Nous avons été très inquiet à ton sujet à Poudlard, jeune homme » dit Dumbledore. Il essaya de contourner Sensei, mais se retrouva bloqué par un homme assez intimidant qui avait une main dans sa veste. Harry savait exactement ce que Sensei était prêt à sortir et parla pour l'empêcher de mettre une balle dans la tête de Dumbledore. Voldemort aurait une belle journée.

« Désolé, Monsieur le Directeur. Ma tante a pensé que j'avais besoin de temps loin d'un endroit où j'ai failli être tué » dit Harry sans contrition. Dumbledore cligna des yeux et regarda Harry et Pétunia. Harry put presque entendre ses pensées : Comment une Moldue peut-elle ensorceler quelqu'un ? Ha. Il avait une surprise pour lui.

« Viens, Harry. Nous devons te ramener à l'école. Tu as un devoir cet après-midi. » Harry cligna des yeux. Il n'avait pas de devoir, mais il voulait bien suivre Pétunia là-dessus. Dumbledore n'aurait pas trop de pouvoir contre la tutrice de Harry, Moldue ou non.

« Madame Dursley, il y a eu des développements récents concernant Voldemort. » Harry sentit Sensei se raidir devant lui. Paul et Sensei échangèrent un regard alors que Pétunia appuyait sur le bouton pour appeler l'ascenseur. Harry prit une profonde inspiration et se prépara à ce qu'ils planifiaient, quoi que ce soit. « Ce n'est simplement pas sûr pour Harry d'être hors de Poudlard en ce moment. »

« Vous semblez ne pas comprendre quelque chose, monsieur le Directeur. » Pétunia eut un vrai rictus méprisant. Harry se rapprocha de Sensei et sentit celui-ci lui tapoter le bras. Il se détendit un peu et regarda la scène entre Dumbledore et Pétunia se jouer. Il était déjà stressé de ses deux crises d'angoisse de la journée et la potion calmante n'allait pas le laisser en avoir une autre bientôt. Il était fatigué de la nuit précédente et alors son cerveau fit la connexion. Ses crises d'angoisse survenaient toujours dans des situations qui menaçaient sa vie (ou qu'il pensait menacer sa vie) ou directement après un rêve de Voldemort. Les crises après les rêves étaient toujours plus faciles et plus rapides que les autres. Quelle connexion ! Harry était impatient de la partager avec Paul. « Harry a davantage été attaqué à votre… école qu'à n'importe quelle autre endroit sur terre. Ce Voldemort doit encore trouver Harry à l'école cette année et j'ai l'intention de garder ça comme ça. Ne pensez pas que parce que vous dirigez la seule école magique de Grande Bretagne, Harry est obligé d'y aller. » Vas-y, Tante Pétunia ! « Vous avez beaucoup trop eu votre mot à dire dans la vie de ce garçon et maintenant, je ne laisserai pas cela continuer. »

Harry commençait à voir où ils allaient. Pétunia avait marché vers Dumbledore et avait commencé à lui enfoncer le doigt dans la poitrine aux mots « Et maintenant, je ne » et continua jusqu'à la fin. Elle le poussait également hors du chemin direct vers l'ascenseur. Les portes s'ouvrirent avec un tintement et Paul et Sensei laissèrent tous les deux tomber deux petits objets devant et derrière eux. Harry fut aveuglé quand des flashs vifs arrivèrent et que des nuages de fumée commencèrent à s'enrouler autour de lui. Il cligna des yeux contre la lumière et se sentit tirer assez durement vers l'ascenseur. Sensei le poussa vers le mur du fond et se tint devant lui pendant que Paul gardait la porte. Les deux hommes avaient des armes en mains.

« Baisse-toi, deshi. » Harry regarda autour de lui et se demanda comment, exactement, il était supposé se baisser. Il n'y avait pas moyen qu'il prenne un siège dans une situation de combat. « Reste attentif. Nous ne savons pas ce qui va se passer. » Harry acquiesça et regarda les portes de l'ascenseur se fermer. Où était sa tante ?

« Où est Tante Pétunia ? » demanda calmement Harry alors que l'ascenseur commençait à descendre.

« Nous suivons ses ordres, deshi. C'est tout ce que tu as besoins de savoir. » Pardon ? Ses ordres ?

« Mais nous ne pouvons pas juste la laisser là ! » dit Harry en s'éloignant du mur pour faire face à Sensei.

« Nous le devons et nous le ferons » dit Sensei en prenant Harry dans ses bras. Harry lutta pendant une seconde avant de se détendre dans l'étreinte que Sensei lui offrait. C'était différent de celles de Paul, Hermione ou Pétunia. Plus fort d'une certaine manière. Plus compréhensif de ce qu'Harry pensait juste à ce moment. C'était plus que du réconfort ; c'était aussi pour l'empêcher de se jeter dans la bataille. « Je sais que c'est dur, mais elle nous a dit quoi faire si quelque chose comme ça arrivait. Nous devons suivre le plan. Nous la retrouverons plus tard. » Harry prit une profonde inspiration, reconnaissant pour la potion calmante toujours dans son système et acquiesça. Pétunia pouvait prendre soin d'elle, et elle le ferait très probablement. Il pouvait comprendre ça, mais il ferait très mal à Dumbledore si quoi que ce soit arrivait à sa tante. L'ascenseur s'ouvrit sur l'Atrium et Harry fut immédiatement poussé derrière Sensei. Harry put presque jurer avoir mémorisé le dos de sa veste.

« Harry ? » murmura Paul. « Quelqu'un de ton Ordre ici ? » Les deux homes avancèrent un peu et permirent à Harry de jeter un coup d'œil alentour.

« Oui, murmura Harry. C'est le professeur Snape là bas, à gauche. L'homme avec l'oeil étrange me verra en une seconde. Les deux avec les cheveux roux sont Bill et Charlie Weasley. Ne merdez pas avec eux. Ils connaissent beaucoup de sorts. Pareil pour ces deux là. L'homme chauve et la fille aux cheveux violets. »

« Ca devrait être facile » dit Sensei avec un sourire ironique alors que Maugrey se tournait vers lui et le désignait. Harry se fit petit derrière ses gardes du corps et espéra pour le mieux.

« Ce sont des Moldus, les enfants » dit Maugrey avec un sourire victorieux alors qu'il claudiquait vers Harry. « Potter, sors de derrière eux. Nous devons te ramener à l'école. » Harry vit Kingsley lancer un regard amusé à Maugrey avant de croiser les bras. Qu'est-ce que c'était ? Est-ce qu'Harry avait un allié ici ? Est-ce que Kingsley était là juste pour le show ?

« Je n'y retournerai pas, dit calmement Harry. Ma tante ne l'autorisera pas et je ne le veux certainement pas. » Harry regarda les expressions choquées se répandre dans l'Atrium. On aurait dit que l'anniversaire de Snape était arrivé en avance et qu'il avait reçu toute une carcasse de basilic. Au moins une personne était de son côté-là dedans. Kingsley avait un petit sourire ironique sur les lèvres. Ca faisait deux personnes. Harry savait que Sensei avait déjà vu tout ce qu'il avait vu et en avait tiré les mêmes conclusions.

« Eloignez-vous de lui, messieurs, dit Maugrey. Nous allons prendre soin de lui à partir de maintenant. » Paul et Sensei échangèrent un regard. Aucun ne dit un mot.

Sensei tendit la main derrière lui et tira Harry entre lui et Paul. Celui-ci avait son revolver sorti et regardait tous ceux qui étaient assez proche pour être une cible alors qu'ils marchaient. « Il a un revolver, petits. »Harry renifla presque de dédain. Bien joué, Capitaine Evidence ! « Nous ne voulons pas que qui que ce soit soit blessé » dit Maugrey alors que sa baguette apparaissait dans sa main. Sensei et Paul échangèrent un regard. Ca n'allait pas être joli.

« Personne ne sera blessé si vous nous laissez faire notre travail » dit Paul d'une voix qu'Harry ne lui avait jamais entendue auparavant. Wow, Paul pouvait être terrifiant. Qui l'eut cru ? Paul regarda Maugrey de haut avec une expression dangereuse qui promettait une rapide douleur si Harry était touché.

« Donnez-nous juste le garçon. J'ai peur que vous ne réalisiez pas qui il est, dit Maugrey. Il est beaucoup plus important que ce que vous savez. »

« Le « Survivant » reste avec nous » gronda Sensei. Whoa, ça faisait peur. Harry était content que Paul et Sensei soient de son côté. Vraiment. Maugrey leva sa baguette et la pointa vers Paul et Sensei. Une lumière rouge en partit. Harry sut ce que c'était. Un sort pétrifiant. Sensei l'attrapa, le jeta au sol et les deux hommes finirent sur lui. Ouch.

« Il essayait de vous toucher » siffla Harry à Sensei. Il essaya de se sortir de sous eux en gigotant mais Sensei l'arrêta d'un geste.

« Nous, Moldus inférieurs, ne le savons pas, dit Sensei avec un grand sourire. Maintenant, cependant, nous pouvons répondre. » Sensei et Paul se relevèrent et remirent Harry sur ses pieds. « Bouge » dit Sensei à Harry. Le garçon se précipita le long du mur et sentit Sensei et Paul proches derrières lui. Des sorts pour les arrêter continuèrent de toucher le mur juste où ils avaient été auparavant ou où ils allaient finir. Un sort atterrit juste devant Harry et celui-ci redressa la tête pour voir le Professeur Snape le viser. Bâtard graisseux. Il va donner des idées aux autres. Il nous a presque touchés. « Continue » lui ordonna Sensei de derrière lui. Harry passa rapidement une cheminée et sentit quelqu'un lui attraper le bras et le tirer à l'intérieur. Sa tête cogna contre le manteau. Harry retint un cri de douleur et réagit contre les bras. Il plongea son genou dans son entrejambe. Un cri aigue lui dit que sa cible était une femme. Des cheveux pourpres apparurent à la périphérie de sa vision. Tonks. Harry tomba à genoux quand elle le lâcha et il lui mit son coude dans l'estomac. Elle se plia en deux alors que Sensei tirait Harry hors de la cheminée.

« Ca va ? » demanda-t-il.

« Je survivrai » dit Harry en se frottant l'œuf de pigeon qui se formait sur sa tête. Ouch. Harry remarqua Paul qui lançait de petites lames contre les sorciers, un peu comme les lames d'Harry. Le garçon se sentit presque désolé pour eux, jusqu'à ce qu'il se souvienne que les médicomages pouvaient guérir les blessures provoquées par ces lames d'un rapide coup de baguette. Paul touchait sa cible plus de la moitié du temps. Il ne faisait que désarmer.

Des Aurors apparurent d'une cheminée et se déversèrent dans l'Atrium. Harry entendit Sensei dire quelque chose en Japonais et commença à le mémoriser. Ca ressemblait à un gros mot et à un bon en plus ! « Deshi, je déteste le demander, mais peux-tu fournir une distraction ? »

Harry regarda Sensei, puis autour de lui. Il pouvait le faire. Il regarda dans l'Atrium et remarqua la fontaine de la fraternité magique. « Je n'ai jamais aimé cette fontaine de toute façon » dit Harry avec un sourire narquois alors qu'il levait sa main.

« Utilise ta baguette, juste au cas où » lui dit Paul. Harry acquiesça et la sortit. Paul et Sensei cherchèrent tous les deux quelque chose dans leurs poches alors qu'Harry préparait son sort.

« Reducto ! » Harry regarda avec satisfaction une des statues exploser. Des morceaux volèrent partout. « Reducto ! » De l'eau commença à voler partout. « Super. J'ai touché un tuyau. » Paul et Sensei lancèrent plusieurs flashs et s'entourèrent avec la fumée. Les flashs de lumière surprirent les sorciers et la fumée cacha Harry et ses gardes du corps. Comment avaient-ils su qu'il valait mieux amener quelque chose comme ça ? Tu ne peux pas toucher avec précision quelque chose que tu ne peux pas voir.

« Allons-y » dit Paul en tirant Harry à travers la fumée vers la sortie. Sensei continua à lancer des grenades fumigènes jusqu'à ce que les portes de l'ascenseur s'ouvrent. « Merci mon dieu pour les services automatiques» dit Paul avec un grand sourire.

« Ouais » dit Harry en prenant une profonde inspiration. « Et Tante Pétunia ? »

« Elle ira bien, deshi, lui dit Sensei. Juste bien. » Ils réapparurent dans la rue et Sensei marcha à toute allure le long de la rue. Harry était reconnaissant que Sensei ait insisté sur la course pendant l'entraînement, mais courir attirait l'attention des moldus. Tous ceux qu'ils passaient regardaient après eux après avoir vu la manière dont les deux étaient habillés. Est-ce que c'était un uniforme de garde du corps standard alors ? Harry dérapa pour s'arrêter quand Snape et Shacklebolt apparurent d'une ruelle. Tante Pétunia était avec eux.

Paul et Sensei effacèrent toute l'histoire sorcière de la tête d'Harry quand il vit leurs armes apparaître dans leurs mains et pointées directement sur les nouveaux arrivants. A quel point étaient-ils rapides ? « Potter, votre tante a quelques charmants pouvoirs de persuasion » dit Snape alors que Pétunia s'avançait.

« Mot de passe » demanda Sensei, ne permettant pas à Pétunia de s'approcher d'Harry. Celui-ci se trouva à nouveau à fixer le dos de la veste de Sensei. Etait-ce une nouvelle habitude ?

« Zen envoie ses salutations, 007 » sourit-elle à Harry. Harry s'avança et la serra dans ses bras. Elle était sauve, et lui aussi.

« Ce que Snape essaie de dire là est que ta tante a flanqué le Directeur de Poudlard par terre » dit Shacklebolt avec un sourire qui était proche « d'étourdi. » « Elle lui a cassé le nez et l'a fait tomber. » Kingsley étouffa ses gloussements et regarda Harry. « Ne t'inquiète pas pour mon ancien partenaire. Un 'oubliette' perdu l'a touché juste après que tu ais quitté ton école. Je ne peux pas imaginer comment c'est arrivé. » Kingsley regarda innocemment le ciel avant d'adresser un grand sourire à Harry.

Harry sourit à l'Auror. « Merci » dit-il avec sincérité.

« De rien. J'ai pensé que le fait que tu te battes pour rester n'importe où sauf à Poudlard ne pouvait dire que deux choses : ensorcelé ou sérieux. J'ai supposé que tu étais sérieux quand tu es allé te cacher pour m'éviter. » Kingsley lui adressa un faux regard noir. « Je ne peux pas croire que tu voulais m'éviter. Pire encore, que tu ais été sérieux dans ta volonté de m'éviter. Tu ferais un bon Auror. »

Snape leva les yeux au ciel. « Epargne le garçon de plus de compliments sur sa stupidité de Gryffondor dans la bataille » grommela Snape plus pour lui-même que pour qui que ce soit d'autre. Harry choisit de l'ignorer. Il était du côté de Harry, ou contre Dumbledore. Harry n'en était pas sûr, mais il n'allait pas risquer la coopération de Snape juste en se vexant à cause des divagations folles de son esprit.

« J'étais sérieux, lui assura Harry. Poudlard est un peu trop pour moi en ce moment. Je ne pouvais simplement pas y retourner et espérer y être en sécurité. »

« Oui, bien que tout ça soit très touchant, j'ai peur qu'il y ait un autre contingent d'Aurors qui arrivent dans quelques minutes, et ils vous chercheront tous, Potter. » Le rictus de Snape lui en dit suffisamment.

« C'est trop dommage, parce que je me sens tellement menacé par vous tous, sorciers adultes, que ma magie va commencer à devenir accidentelle et j'ai simplement réagi en vous voyant » dit Harry d'une voix innocente.

« Quoi ? » demanda Snape. Harry n'eut qu'un grand sourire et envoya deux forts sorts pétrifiants aux deux hommes.

« Oups » dit Harry avec un haussement d'épaules alors que les sorts frappaient les deux hommes qui tombèrent au sol. « Allons-y, partons d'ici » dit-il rapidement.

« Il y a des profondeurs inexplorées en toi, deshi » dit Sensei avec un sourire narquois.

« Oui, j'en suis sûr. » Harry sourit à son professeur et se tourna vers sa tante. « Pourquoi je manque toujours tous les bons trucs ? Tu as donné un œil au beurre noir à Snape et tu as presque mis KO mon directeur. Est-ce que je pourrai au moins regarder la prochaine fois ? » interrogea Harry.

« J'y penserai » répondit-elle. Harry eut un grognement et secoua la tête.

« Ca veut dire 'non' » geignit-il. Il s'arrêta et cligna des yeux. Etrange. Il avait encore geint devant Tante Pétunia. Leur relation changeait. C'était une bonne chose, pas vrai ? Pas vrai ?


« Ca ne marchera pas comme ça ! » dit Hermione en reprenant vivement les plans pour la prochaine grande action des Protecteurs de Potter. Elle raya un trait et en traça un autre. « Ca va le cacher des regards et lui permettra toujours de fonctionner. L'autre manière aurait annoncé sa présence avant que nous ne soyons prêts. »

Draco la regarda fixement avant de fermer les yeux et de poser sa tête sur la table. « Si ta Directrice de Maison décide jamais que tu es parfaite pour continuer les traditions, cours loin et cours très vite » grommela Draco entre ses bras.

« Il t'a gardé tard, n'est-ce pas ? » demanda-t-elle en étudiant la posture du garçon.

« Oui » répondit-il simplement. Hermione décida de ne pas demander ce qu'ils faisaient toute la nuit et retourna à ses plans.

« Ok, maintenant que nous avons résolu ça… hum. » Hermione se tourna vers sa liste et vérifia les items dessus. Eviter Dumbledore ? Fait. Rencontrer le Professeur Snape et Draco Malfoy dans les cachots ? Fait. Petit-déjeuner ? Fait. Etudier la métamorphose ? Fait. Planifier ma partie pour la prochaine blague ? Fait. Etudier les potions ? Pas fait. « Temps d'étudier les Potions » dit Hermione, plus pour elle-même que pour Draco.

« Tu ne t'arrêtes jamais, Granger ? » demanda Draco, irrité par sa précédente nuit.

« Non » dit brièvement Hermione en cherchant son livre de Potions dans son sac. « C'est samedi et je dois le passer dans les cachots. Pourquoi continuerais-je à ne rien faire ? » Hermione ouvrit son livre et commença à lire ce qui était demandé pour le prochain cours.

« Tu es folle » dit Draco en relevant sa tête de ses bras et en amenant ses plans de blagues vers lui. « Qu'est-ce que c'est ? »

« Mécanisme à retardement » grommela Hermione en déroulant un parchemin et en fronçant les sourcils devant la dissertation.

« Hein ? » demanda Draco, fixant le diagramme.

« Un minuteur rattaché à un détonateur » élabora Hermione.

Draco cligna des yeux et regarda encore le dessin. « Pourquoi tu ne me l'as pas dit dès le début ? » dit-il en repoussant le dessin vers elle. Stupides miss je sais tout et leurs jolis petits dessins.

Hermione lui jeta un coup d'œil avant de retourner à son livre. « Je l'ai fait. Juste avec des mots différents. »

« Tu es folle. » Draco renfonça sa tête entre ses bras et commença à ignorer sa camarade. Oui, il savait qu'il l'insultait, mais il ne pouvait juste pas se forcer à s'en soucier dans sa stupeur actuelle due au manque de sommeil.

« Tu es tellement adorable quand tu manque de sommeil » lui dit Hermione d'une voix mielleuse.

Draco releva à nouveau la tête et regarda Hermione. « Vraiment ? » demanda-t-il.

« Non. »

Draco se renfrogna. « Ce n'était pas gentil. »

« Pourquoi ne fais-tu pas une sieste, suggéra Hermione. Ca empêchera que tu continues à geindre dans les vingt et quelques prochaines minutes. » Elle lui désigna le canapé d'un geste. « Je te réveillerai à temps pour le déjeuner ou quand le professeur reviendra. Ce qui arrivera en premier. »

« Très bien. Réveille-moi quand le Professeur Snape rentrera. » Draco quitta la table et alla vers le canapé. Il enleva ses chaussures et s'installa. Hermione n'eut qu'un reniflement discret et retourna à ses devoirs. Elle savait que Draco serait inconscient dans exactement cinq minutes. Elle aurait enfin un peu de paix et de calme pour travailler.

Elle quitta presque son siège dix minutes plus tard quand les portes s'ouvrirent brusquement et admirent le Professeur Snape. Il ne marchait pas très vite mais à un rythme constant mêlé à de la douleur. Sa main tenait son front et il se tenait de l'étrange manière de quelqu'un qui a des côtes cassées.

« Est-ce que vous allez bien, Professeur ? » demanda Hermione en se levant.

Snape acquiesça roidement et se baissa dans son fauteuil. Il regarda Draco sur le canapé et eut un sourire narquois. « Je vais arracher les membres de votre Golden Boy un par un si je le trouve jamais sans sa tante » lui dit Snape. Hermione dut se demander s'il était vraiment sérieux ou si Harry était juste un bouc émissaire commode pour son affliction actuelle. « Mademoiselle Granger, voudriez-vous aller dans ma pharmacie dans la salle de bain et me chercher la bouteille verte sur l'étagère du bas ? »

« Bien sûr, monsieur. » Hermione se précipita vers la salle de bain et localisa rapidement la bouteille qu'il avait demandée. Elle revint avec la même vitesse et mit la bouteille dans sa main tendue.

« Merci » dit-il avec un signe de tête raide. Qu'il ne soit jamais dit que Severus Snape n'était pas poli quand les autres méritaient de telles manières. Il déboucha la bouteille et en absorba la moitié avant de la poser sur la table. Draco s'étira alors et se redressa. « La Belle au bois dormant se réveille » commenta Snape avec un reniflement amusé.

« Severus ? Que s'est-il passé ? » demanda Draco en constatant l'état de son mentor.

« J'ai rencontré Harry Potter aujourd'hui à Londres, dit légèrement Snape. Il a été assez gentil pour garder mon implication dans le subterfuge de sa localisation secret par ce qu'il a appelé de la 'magie accidentelle.' Je découvre que j'ai du mal à croire ça » expliqua-t-il en se massant l'arrête du nez.

« Harry a toujours été bon en magie accidentelle » l'informa Hermione.

« C'est dérangeant, dit Snape. Beaucoup plus dérangeant que le fait qu'il ait vraiment de la magie accidentelle à son âge. C'est supposé avoir arrêté maintenant. Qu'est-ce que vous voulez dire par 'bon en magie accidentelle' ? »

Hermione raconta toute l'histoire de Tante Marge à Snape qui l'écouta sans commentaire. « Etrange, dit-il après qu'elle eut fini. Très étrange. »

« Oui, c'est vrai, dit Draco d'une voix bizarre. Tu as dit avoir rencontré Potter à Londres ? » Draco ramena la conversation sur la raison pour laquelle son mentor était en aussi mauvais état.

Snape reposa sa tête contre le dossier du fauteuil et acquiesça. « Le directeur m'a appelé peu après mon second cours de la journée. Vous étiez déjà là tous les deux et j'étais sur le point de vous rejoindre quand sa petite tête excitée est apparut dans la cheminée et m'a demandé de le rejoindre. Bien sûr, je me suis exécuté. J'ai découvert que nous allions au Ministère, car Harry Potter avait été vu par l'un des notre là-bas. »

« Qui ? » demanda Hermione. Elle voulait dire à Harry plus tard qui avait alerté Dumbledore. La vengeance serait amusante. Merlin, Hermione passait trop de temps avec les Serpentards.

« Dolores Ombrage, croyez –le ou non. » Snape regarda les visages des enfants et eut un reniflement. « J'ai pensé la même chose. »

« Cette vieille vache ? » demanda Draco. « Cette froide, rude… » Il s'interrompit avant de se lancer dans le type de discours qui lui vaudrait une rebuffade de son mentor. Il était tenté de continuer mais pensa qu'il ne valait mieux pas. Hermione n'eut pas autant de retenue. Elle prononça plusieurs gros mots en français.

« Vous avez beaucoup de chance que j'oublie ma compréhension du langage français, Mademoiselle Granger » dit Snape avec un rictus méprisant. Vraiment, certaine des choses que la fille avait dites.

« Bien. Tout est vrai pourtant » dit Hermione en commençant à faire les cents pas.

« Et anatomiquement impossible. » Snape releva la tête et lui adressa un regard noir jusqu'à ce qu'elle arrête de tourner en rond. « Si je peux continuer ? » demanda-t-il alors qu'Hermione se laissait tomber sur le canapé à côté de Draco. « Potter s'en est sorti, soyez rassurée. Il avait deux hommes avec lui qui agissaient comme des gardes du corps. Vous les connaissez tous les deux. »

« Paul et Sensei » dit Hermione avec un sourire.

« Oui. » Snape baissa à nouveau la tête et soupira. « Ils sont tous les deux bien entraînés et ont protégé Potter au mieux, mais ils ont dû s'appuyer sur lui pour faire une distraction assez, ah, explosive. J'ai peur que la fontaine ne soit jamais la même » Snape finit son explication et soupira. Son mal de tête ne partait pas.

« Harry déteste cette fontaine » soupira Hermione avec un ton pensif. « Harry s'en est sorti, pas vrai ? » demanda-t-elle avec un ton inquiet.

« Oui, Potter s'en est sorti. Ainsi que sa tante et ses gardes du corps. Je suis sûr que Potter va très bien, Mademoiselle Granger. Retournez à votre travail ou à la machination que vous faisiez avant mon arrivée. J'ignorerai tout ce que je verrai ou entendrai pendant l'heure prochaine. » Hermione acquiesça et retourna vers la table. Elle sortit son Mini-Messager de son sac.

« Penses-tu que nous devrions la prévenir avant que le dîner n'apparaisse sur cette table ? » demanda doucement Draco à Snape pour qu'Hermione ne l'entende pas.

« C'est beaucoup plus amusant de regarder ses réactions » dit Snape en fermant les yeux.


-Skywalker, tu es là ?

-Juste là, Mi. Quoi de neuf ?

-Snape vient juste de me dire au sujet de ta petite virée à Londres. Pourquoi tu ne m'as pas prévenu ? J'aurais pu avoir assez de blagues lancées qui auraient occupé Dumbledore pendant un millénaire.

-Tu vas dire que je suis stupide, mais j'ai oublié.

-Tu as raison. Tu es stupide. Le professeur Snape me dit que tu t'en es sorti sain et sauf.

-Ouais. Ma tante a presque mis KO le Professeur Dumbledore et lui a cassé le nez. Je ne vois jamais les bons trucs.

-Au moins tu es sauf. C'est tout ce qui compte.

-Dumbledore est toujours après toi ?

-Oui. Le professeur Snape me protège. Je passe beaucoup de temps dans ses quartiers en punition pour 'négliger les règles de sécurité de base en potion.' Il m'a piégé.

-Serpentard.

-Oui. Comment vas-tu ?

-De mieux en mieux. J'ai eu deux crises d'angoisse aujourd'hui, mais la situation était vraiment tendue, donc je ne suis pas trop inquiet. Je rentre à St Jude demain.

-C'est bien. Je suis sûre que Paul et Zen te manquaient.

-C'est vrai. Sensei me traînait dans la salle d'entraînement tous les jours, pendant la majeure partie de la journée. Assez agaçant, mais j'ai beaucoup appris.

-J'en suis sûre. S'il te plaît, prends soin de toi, Skywalker.

-Je le ferai. Toi aussi.


Et un grand merci à Lys pour son excellente relecture.