Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


Ce site n'autorise plus les auteurs à mettre les réponses aux reviews dans les chapitres, et vu comme on sait comme ils peuvent être pointilleux... Voila comment je vais faire :

- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)

- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


Je serai à la maison pour Noël

Harry s'arrêta avant d'ouvrir la portière de la voiture. Lui et Paul avaient débattu « d'aller à la maison pour Noël » jusqu'à ce qu'ils en soient tous les deux fatigués. A la fin, Harry avait décidé d'aller à la maison juste pour voir comment serait la vie avec cette « nouvelle » Tante Pétunia. « Ca va ? » demanda Tante Pétunia avec un sourire.

« Ouais » dit-il en ouvrant la porte. Il sortit son sac qui était sur le siège arrière et suivit sa tante le long du chemin. Non, il n'était pas nerveux. Pas du tout. Il se sentait juste mieux en sachant que sa baguette était dans le holster que Sensei lui avait fait et que les piques de lancer étaient dans sa manche cachés par des sorts d'invisibilité sans baguette. Ca ne faisait rien qu'il sache que Vernon ne serait pas là. Il se sentait juste mieux. Plus en sécurité. Sa paranoïa atteignait de nouveaux sommets. Je suis pire que Lunard. Il serait si fier. « Je monte mon sac, Tante Pétunia. »

« Descends pour le déjeuner quand tu auras fini » lui dit-elle en accrochant son manteau.

« D'accord » répondit Harry en montant les escaliers. Non, pas du tout gênant là. Pourquoi ai-je accepté de venir ? Il s'arrêta en atteignant sa porte. Ce n'était pas sa porte. Il n'y avait pas de chatière. Pas de verrous. C'était une porte ordinaire. Il s'arrêta un moment. Tante Pétunia avait changé sa porte. Il y avait même un petit écriteau peint à la main qui disait "Chambre d'Harry" accroché à la poignée.

Il tendit la main avec hésitation et tourna la poignée. La porte s'ouvrit facilement et il s'avança dans sa chambre. Il ne put que la fixer, car ce n'était pas sa chambre. Ca ne l'était plus. Quelqu'un l'avait changée.

Les murs avaient été peints d'un bleu ciel et de légers nuages fins parsemaient les murs. Ses meubles avaient aussi été remplacés. Plus rien n'avait l'air d'être sur le point de s'écrouler. Aucun n'était vraiment neuf, mais ils avaient tous l'air bien faits et bien entretenus dans une sorte de manière cosy. Des rideaux blancs avaient remplacé ceux ternes et gris à la fenêtre. Hedwige était endormie sur un perchoir sculpté en forme de tire-bouchon près de la fenêtre. Une inspection plus poussée révéla des plats pleins de nourriture et d'eau pour sa chouette. Il regarda son bureau et vit une enveloppe posée là. Il l'ouvrit et en sortit un morceau de papier à lettre.

Harry,

Hermione m'a dit que tu aimais voler dans les nuages. Nous pouvons la changer si tu n'aimes pas. La chambre est à toi aussi longtemps que tu la veux.

Bienvenue à la maison, Harry.

Tante Pétunia.

Harry plia la lettre et la remit dans son enveloppe. Hedwige se réveilla et ulula. « Bonjour, ma fille. » Harry tendit un bras et la chouette atterrit dessus. « Tante Pétunia a encore quelques surprises, n'est-ce pas ? » Hedwige ne répondit pas.

Harry la renvoya sur son perchoir et quitta la chambre, décidant de déballer plus tard. Il descendit les escaliers et alla à la cuisine. Sa tante était là, préparant quelque chose qui avait l'odeur de la soupe de légumes. Il attendit jusqu'à ce qu'elle se retourne. « Merci » dit-il doucement.

« Ce n'est pas grand-chose, Harry » dit-elle simplement, comme si elle n'avait pas peint la chambre d'Harry ou lui avait donné un air « chez soi » pour lui. « Mettras-tu la table pour moi ? Juste trois couverts pour de la soupe et des sandwiches. »

« Bien sûr » dit Harry. C'est bizarre. Des demandes, pas des ordres. Le repas fut également bizarre. Harry était déjà assis quand Dudley fit enfin une apparition.

« Salut, Harry » dit Dudley en tirant une chaise et s'asseyant.

« Salut » répondit celui-ci, se demandant pourquoi c'était si gênant.

« Pouvons-nous parler plus tard ? » demanda poliment Dudley. Dudley poli ? Voldemort a-t-il gagné la guerre ? Non, je suis toujours en vie.

« Heu, bien sûr » répondit Harry. Quel mal cela pourrait-il faire ? Les deux garçons s'arrêtèrent quelques minutes.

« Maman a dit que tu as eu un rôle dans la pièce de ton école. Qu'est-ce que c'était ? » C'était un sujet sur lequel Harry pourrait écrire un livre. Le déjeuner dura pendant qu'il racontait les habitudes des coulisses, la mémorisation des répliques, les attaques de Bevie, les répétitions, le maquillage, le comportement de chiens de chasse de l'équipe des costumes.

« Harry, tu débarrasses. Dudley, tu fais la vaisselle. » Dudley qui fait la vaisselle ? Harry vérifia encore pour voir si le monde finissait. Harry débarrassa comme demandé et on lui dit « d'aller se reposer. » Il fit comme on lui disait et se retira dans sa chambre.

« Tu te sens de prendre quelques lettres plus tard, Hedwige ? » demanda Harry. Celle-ci eut l'air vraiment excitée à cette perspective. Harry décida d'en finir avec le monde magique. Il sortit une plume et du parchemin. Il écrirait à Monsieur et Madame Weasley d'abord et déroulerait la liste de là.

Il écrivit aux Weasley et les assura de sa sécurité et de son bien-être dans le monde Moldu. Il mentionna que sa tante prenait vraiment bien soin de lui et qu'il aimait l'école cette année. Il promit de les voir aussitôt qu'il le pourrait et finit avec un « Joyeux Noël » à tout le clan Weasley. Il écrivit une lettre individuelle pour Ron, Ginny et les jumeaux, vu qu'il savait qu'aucun ne serait satisfait avec juste les informations dans la lettre pour le couple Weasley.

« Hedwige, peux-tu prendre tout ça ? » demanda Harry avec incertitude. Hedwige eut un regard offensé et tendit la patte. « Très bien. » Harry y attacha les lettres et lui ouvrit la fenêtre. Il la regarda partir et fut surpris de trouver un petit truc gris et flou tourner dans sa chambre. « Coq ? » demanda-t-il en reconnaissant le hibou faisant de son mieux pour rester hors de sa portée. « Descends ici, stupide hibou » dit-il en tendant la main. Le petit oiseau s'arrêta brusquement et vola vers Harry. « Tu as une lettre pour moi ? » demanda-t-il en défaisant le parchemin. Il brisa le sceau et fixa l'écriture colérique de son meilleur ami.

Harry,

Est-ce que tu as une idée de combien l'Ordre s'inquiète pour toi ? Il y a des millions de manières de prendre contact, mec, et tu n'en as utilisé aucune. NOUS NE POUVONS PAS TE PROTEGER SI NOUS NE SAVONS PAS OU TU ES ! Un sort aurait amené des sorciers vers toi, Harry. Tu es le Survivant. Tu n'aurais pas été expulsé de Poudlard parce que tu as appelé à l'aide. S'il te plaît, Harry, reviens à Poudlard où Dumbledore peut te garder en sécurité. Le Seigneur des Ténèbres a un élève maintenant, Harry. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne vienne après toi. Dans le monde moldu. Tu n'es pas en sécurité là-bas, Harry. Reviens à Poudlard où c'est sûr. Pour notre bien à tous.

Ron.

« Es-tu Ron ? » demanda Harry à la chambre. Il ne pouvait pas croire Ron. Où allait-il chercher de telles idées ? Les Protecteurs, sans doute. « Reviens à Poudlard où c'est sûr, imita Harry. Tu es le Survivant. Nous ne pouvons te protéger si nous ne savons pas où tu es. » Il serra la lettre dans son poing et ne fut pas surpris de la voir prendre feu. « Oh, merde » grommela-t-il. Il étouffa les flammes et prit une profonde inspiration pour se calmer. Sa magie, il hésita à le dire mais savait que c'était vrai… était hors de contrôle. Sévèrement. Reste juste calme, Harry. Ca ne marche pas si tu restes calme. Harry commença un exercice de profondes respirations et se sentit retourner à l'équilibre.

Harry alla à son bureau et prit son dernier morceau de parchemin. Il pensa que c'était approprié. Tout ce qu'il avait à dire d'autre au monde magique serait dit sur du papier à lettre moldu. Il se demanda si c'était mal de ressentir une étrange satisfaction à ça.

Ron,

Poudlard est sûr ? Vraiment. Je n'ai failli mourir là-bas qu'environ… six fois ! N'oublions pas le professeur possédé, le joyeux professeur aux sorts de mémoire, les détraqueurs, l'imposteur et la professeur psycho (psycho veut dire fou, si tu te demandes). Il y a eu des élèves qui se sont moqués de moi, des élèves qui ont pensé que j'étais fou, des élèves qui avaient peur de moi, et des élèves qui me vénéraient pratiquement. J'ai été attaqué par des personnalités politiques et des journalistes. J'ai dû être un enfant protégé, un champion du Tournoi des Trois Sorciers, un gosse qui cherchait l'attention et un punching ball pour le Ministère. Sais-tu ce que je suis maintenant ?

Personne. Juste Harry. C'est tout. Je n'ai pas à suivre d'autres désirs que les miens ; d'une certaine manière, ce n'était plus arrivé depuis que je suis à Poudlard. Tu sais quoi, Ron ? J'aime ça. J'aime être "juste Harry". Non, plus que ça. J'adore ça. Je m'en délecte. C'est presque enivrant d'être juste moi-même. Personne n'a essayé de me tuer. Je n'ai pas découvert de complot ou de plan pour me blesser. Rien. Juste Harry. Personne d'autre.

Je sais que les Vieux Amis ont été inquiets, mais pour être brutal, ils ne sont pas mes gardiens. Tante Pétunia est ma gardienne légale et je dois l'écouter jusqu'à ce que j'aie dix-sept ans, qu'importe ce que je pense de ses décisions. Oui, j'ai détesté ma nouvelle école au début mais je l'aime bien maintenant et je prévois d'y retourner pour finir l'année scolaire. Je pourrais même finir l'école là-bas. Imagine ça : personne n'a comploté contre moi, ou m'a fixé, ou n'a essayé de me tuer. Le paradis. Je suis bien protégé parce que personne ne sait qui je suis. Juste Harry. Rien d'autre.

Tu es mon meilleur ami, Ron, mais tu ne peux pas t'attendre à ce que je revienne à Poudlard juste parce que tu veux que je sois là, pour pouvoir être… comment as-tu dit ?... être gardé en sécurité. Merci, mais non merci. Je suis protégé par l'anonymat. Je suis en sécurité parce que personne ne sait qui je suis. Laisse-moi juste tranquille.

Harry.

Le garçon attacha la lettre à la patte de Pig et lui permit de partir. Un coup à la porte le surprit . « Entrez » dit Harry en prenant une profonde inspiration. Dudley passa sa tête par la porte.

« Tu as une minute ? » demanda Dudley.

« Bien sûr. Assieds-toi » dit Harry en désignant son lit. Dudley s'y percha au bout et Harry eut un flash de perception. Dudley était nerveux. « Donc, de quoi tu veux parler ? »

« Tu sais que je suis allé voir un docteur aussi » commença Dudley.

« Ouais. On s'est écrit sur ça » dit calmement Harry.

« Et bien, Joe m'a dit quelques trucs sur moi-même. Il a dit que Maman et Papa m'ont gâté… beaucoup. Et que j'étais vraiment méchant envers toi. » Dudley s'arrêta une minute. Harry savait ce que Dudley essayait de dire, mais ça ne voulait pas dire qu'il lui faciliterait la tâche. « Je me demandais si nous pourrions recommencer ? » demanda Dudley.

« Recommencer ? » Harry s'était attendu à une excuse. Pas à ça.

« Ouais, je suis désolé pour ce que j'ai fait. » Ah, voilà une excuse. « J'espère que nous pourrions recommencer, parce que Joe m'a fait remarquer qu'à part Tante Marge, tu es ma seule famille. Je ne veux pas être seul quand Maman et Papa mourront, et je pense que tu as aussi besoin d'une famille. J'aimerais être de la famille pour toi. » Dudley soupira. « Ca ne fait rien. J'ai merdé. »

« Non, dit Harry en empêchant Dudley de partir. Je te comprends. » Harry ne savait pas que Dudley pouvait vraiment parler en utilisant des phrases cohérentes. « Ok, nous pouvons faire ça. » D'accord, si nous nous excusons là… « Je suis désolé de t'avoir menacé avec la magie. »

« Tu ne pouvais pas vraiment, dit Dudley avec un sourire narquois. Tu aurais été expulsé de l'école. »

« C'est vrai. Mais ça m'a fait plaisir » admit Harry.

« Amis ? » demanda Dudley.

« Amis. » Dudley lui offrit sa main et Harry la serra.

« Tu veux jouer à l'ordinateur ? » demanda-t-il. Harry avait toujours voulu y jouer.

« Seulement si je peux te montrer le jeu d'échecs sorciers plus tard, dit Harry en suivant son cousin. Les pièces bougent et parlent. »

« C'est quelque chose que je dois voir » dit Dudley. Harry l'écouta lui expliquer comment jouer sur l'ordinateur. Harry ne pouvait pas y croire. Certains de ces jeux requéraient de vraiment réfléchir ! Qui l'aurait cru ?


« Noël ! » Harry mit sa couverture au-dessus de sa tête et grogna. Et alors ? Son lit était chaud et doux, la couverture bloquait la lumière et… quelque chose sentait bon. « Harry ! Lève-toi ! C'est Noël ! » dit Dudley en frappant à la porte.

« Hum. » Harry n'était pas encore cohérent, encore moins conscient. Il essaya d'ouvrir ses yeux quand il entendit la porte s'ouvrir.

« Harry, dit Dudley du seuil de la chambre. Lèves-toi. »

« Non » répondit sèchement Harry de sous sa couverture. Il sursauta quand Dudley la tira. « Dudley. Peux-tu me laisser dormir ? »

« Pas le jour de Noël, dit Dudley. Lèves-toi maintenant. »

« Tu es méchant » gémit Harry. Ok, ce n'était pas le commentaire le plus acerbe ou intelligent qu'il ait fait, mais c'était mieux que de changer son cousin en crapaud. Il le blâmait sur le fait qu'il était fatigué.

« Allons-y. Je te donne cinq minutes pour être en bas. » Dudley quitta la chambre et Harry grommela quelques commentaires désobligeants sur son cousin. Son estomac d'adolescent le frappa et il trouva enfin l'énergie de bouger. Il trébucha dans la salle de bain puis descendit les escaliers avec seulement quelques minutes d'avance. Il atteint la porte de la cuisine et d'une manière ou d'une autre, celle-ci bougea de dix centimètres sur la gauche. Harry rentra dans le mur.

« Stupide mur » grommela Harry.

« Est-ce que c'est toi, Harry ? » entendit-il Tante Pétunia de la cuisine.

« Ouais » répondit Harry, réussissant à franchir la porte avec succès. Il alla dans la cuisine et se laissa tomber sur sa chaise. « 'Jour » dit-il à la pièce en général.

« Bonjour, Harry » dit une voix masculine. Ca prit un moment à Harry pour l'identifier. Ce n'était pas Dudley. Ce n'était pas Vernon. Ce n'était pas Paul, Sensei ou qui que ce soit de St Jude.

« Remus ? » Un gloussement chaleureux lui dit que sa supposition était correcte.

« J'ai invité Monsieur Lupin pour Noël » dit Tante Pétunia avec un sourire en posant un plat d'œufs pochés sur la table.

« Tu ne pouvais pas me prévenir, Dud ? » demanda Harry alors que Remus ébouriffait ses cheveux.

« Non » dit Dudley, complètement désintéressé alors qu'il se servait du jus de fruit.

« Traître » grommela Harry à son cousin.

« Héritier des familles Potter et Black, propriétaire de trois entreprises, acteur, et tu ne peux toujours pas te réveiller le matin ? » dit Remus en lui servant le petit déjeuner.

« Je suis le Survivant » dit Harry sarcastiquement. Remus et Pétunia ricanèrent tous les deux au commentaire. « Je mérite du sommeil supplémentaire. »

« Bien sûr, petit. Si tu le dis. » Remus leva les yeux au ciel et lui versa du jus de fruit pendant que Pétunia s'asseyait. « Comment rentres-tu dans la cuisine ce matin avec cet ego ? »

« Magie » dit Harry avec un haussement d'épaule. Ce commentaire fit recracher son jus de fruit à Dudley. « Non, laisse-moi faire » dit Harry à sa tante. Il agita sa main et le jus de fruit disparut. « Presto » dit-il avec un sourire.

« Rappelle-moi de te hurler dessus plus tard » dit Remus.

« Ok, Remus. Passe-moi les toasts, s'il te plaît. » L'homme les lui passa pendant qu'Harry riait en lui. Il aimait les gens surprenant. Surtout Remus.


Harry était assis entouré de paquets et dut se demander par où commencer. Remus avait vérifié tous les paquets sous l'arbre et avait estimé que la plupart étaient sûrs. Deux avaient des sorts de localisation et deux étaient des Portoloins. Sans surprises, ils étaient de Ron, Dumbledore, Maugrey et les Weasley. Il avait le sentiment que les Weasley ne savaient pas vraiment pour le Portoloin mais Ron l'aurait su. Il savait que Ron l'avait permis, surtout après cette lettre.

Remus perdit finalement patience avec Harry observant ses paquets. Il en tendit un à Harry. « Commence avec le mien » dit-il au garçon ébloui.

« Tu n'étais pas obligé » dit Harry avec hésitation.

« Je le voulais. Le fond de ta famille me paie suffisamment pour que je te gâte tous les jours du reste de ma vie. A présent, apprends de ton cousin et suis son exemple » dit Remus en désignant Dudley. Harry lança un coup d'œil à son cousin qui était pratiquement enseveli sous ses cadeaux.

Harry commença à défaire l'emballage de Remus et se demanda s'il avait enveloppé la boite à la main ou par magie. « Wow, Remus ! » dit Harry avec surprise. Remus lui avait donné tout un set d'art, avec des pinceaux et une palette. Fini le mélange de peinture sur les assiettes.

« Je suis d'accord avec Hermione. J'encouragerai tous les hobbies qui n'incluent pas de blessures. Tu as plus d'un cadeau, tu sais » dit Remus à Harry quand il sembla que celui-ci était assez content de mémoriser tous les objets dans sa boite d'art.

« Oh, c'est vrai » dit Harry en posant avec précaution la valise et en prenant la boite suivante. Il se trouva entouré de livres, de vêtements (tous à sa taille et bien faits ), et de fournitures d'art. Son cousin avait d'une certaine manière développé un cerveau et lui avait donné deux livres. Une histoire du théâtre et Le combat pour la scène. Le propre cadeau d'Harry à Dudley fut bien reçu. Dudley aima ses gants de boxe customisés et fut excité d'entendre la garantie à vie. Tante Pétunia reçut un week-end au spa de la part d'Harry et Dudley avait sauté avec Harry pour donner à sa mère un nouveau peignoir et des pantoufles pour quand elle irait.

« C'est le dernier, Harry » lui dit Pétunia en lui tendant une enveloppe. Harry ne remarqua pas sa famille et Remus échanger des regards, ni l'appareil-photo que Remus sortit soudain. Harry tourna plusieurs fois l'enveloppe, essayant de trouver des indices sur son contenu.

« Ouvre-la juste, Harry » conseilla Remus. Il prépara l'appareil et attendit.

Harry passa un doigt sous le rabat et brisa le sceau. Il découvrit une carte avec l'écriture de sa tante.

Harry,

Cette carte est valable pour un voyage scolaire à Londres. Je m'attends à ce que tu apprennes pas mal de choses pendant que tu seras au théâtre et je m'attends pleinement à ce que tu agisses comment le garçon de seize ans que tu es. Ne mange simplement pas trop de sucreries. S'il te plaît reste près de tes professeurs. Joyeux Noël, mon neveu.

Affection,

Tante Pétunia.

« Vraiment ? » demanda Harry avec excitation alors que l'appareil émit un flash dans son visage. « Je peux y aller ? » dit-il une fois que l'aveuglement fut passé.

« Tu peux y aller » lui dit Pétunia avec un sourire.

« Merci ! Merci ! Merci ! » Harry bondit de son siège et passa ses bras autour de sa tante. Puis il passa à Remus et le serra aussi dans ses bras. « Je sais que tu as quelque chose à voir avec ça ! C'est génial ! » dit-il en dansant presque sur place. « Je… Je dois appeler Insecte ! »

« Appelle-le demain » lui dit Pétunia en riant.

« Oh. D'accord. Je dois préparer mes affaires ! » s'exclama-t-il en se dirigeant vers la porte.

« Ce n'est pas avant deux semaines. Calme-toi, Harry. Tu pourras écrire la bonne nouvelle à Hermione plus tard. Pour le moment, je pense que ton cousin doit s'habiller » dit Remus en ébouriffant une nouvelle fois les cheveux d'Harry.

« D'accord » dit calmement celui-ci. Lui et Dudley se regardèrent. « Le dernier dans la salle de bain a de l'eau froide ! » dit Harry en s'y précipitant. Dudley suivit Harry dans quelque chose qui ressemblait à une course.

« Ils n'ont jamais vraiment grandi, pas vrai ? » demanda Remus à Pétunia.

« J'espère qu'ils ne le devront jamais » dit Pétunia en commençant à ramasser les papiers. Remus leva les yeux au ciel et agita sa baguette. Les papiers disparurent et les paquets s'empilèrent proprement. « Merci, Remus. Lait de poule ? »

« Ca semble délicieux » dit Remus en la suivant dans la cuisine.


Le dîner de Noël fut assez copieux pour faire penser au Terrier à Harry. Il mangea assez pour satisfaire sa tante et fut traîné dehors par Remus et Dudley pour jouer dans la neige, parmi tout ce qu'ils auraient pu faire. Ils commencèrent par faire un bonhomme de neige mais ils passèrent rapidement à une bataille de boules de neige totale. Harry parvint à tenir seul, même en combattant contre Remus et Dudley.

Un vif flash d'appareil photo l'aveugla une seconde. « Monsieur Potter ! Pourquoi avez-vous quitté Poudlard ? » Harry sut alors qu'il faisait face à une sous-espèce de sorciers. Des journalistes. A Noël. C'est bas.

« Les garçons, allons à l'intérieur, maintenant » murmura Remus en poussant légèrement Harry et Dudley vers la porte.

« Monsieur Potter ? Ne vous sentez-vous pas en sécurité à Poudlard ? » cria un des reporters après lui. « Et qu'en est-il de Vous Savez Qui ? » Harry ferma la porte sur la petite foule et s'appuya dessus.

« Qu'est-ce que c'était que ça ? » demanda Dudley à Harry et Remus.

« Tu sais que je suis célèbre dans le monde magique » dit Harry.

« Ouais, mais je ne t'ai pas cru. »

« C'est de ça qu'il s'agit. Je ne me montre pas assez souvent pour plaire à tout le monde, donc je suppose que les journalistes deviennent un peu impitoyables, expliqua Harry. Remus, y a-t-il un moyen de garder les reporters loin de ma maison ? » demanda-t-il.

« Il n'aurait pas dû être là, pour commencer » dit Remus en vérifiant dehors par les rideaux.

« Que pouvons-nous faire ? » Harry ne voulait pas que des journalistes campent devant sa maison. C'était ses vacances, ses premières avec sa famille, et il ne voulait pas que quoi que ce soit les gâche.

« Penses-tu qu'Hedwige est en forme pour un voyage ? » demanda Remus.

« Je pense que oui. Elle semblait s'ennuyer la nuit dernière. »

« Ecrivons quelques lettres, alors. Le ministre, la Gazette du Sorcier et l'avocat de ta famille, dit Remus pensivement. Je pense que ça sera assez.

« Ma famille a un avocat ? » demanda Harry en commençant à monter les escaliers. Il s'arrêta et se retourna vers son cousin. « Ca va Dudley ? »

« Bien. Ils sont plus faciles à gérer que ces Détraquo machins » dit calmement Dudley.

« C'est vrai. Ils ne sont pas aussi éloignés que ça pourtant, répondit Harry avec un sourire. Reste juste à l'intérieur jusqu'à ce qu'ils soient partis. »

« Pas de problème. Je demanderai à Maman de faire du chocolat chaud » dit Dudley en se dirigeant vers la cuisine.

« Ca semble bien » dit Harry alors que son cousin disparaissait. « Tu as dit que j'avais un avocat » rappela Harry à Remus alors qu'ils atteignaient sa chambre.

« Deux en fait, un pour les Potter et un pour les Black, lui dit Remus avec un sourire. Les deux veulent te voir quand tu auras du temps libre. »

« Prévois-le rendez-vous pour lundi. Je retourne à l'école le jour suivant. »

« Très bien. » Harry et Remus passèrent trente minutes à préparer les lettres avant que Remus doive transfigurer du parchemin. « Qu'est-il arrivé au papier à lettre que je t'ai donné ? » demanda Remus, légèrement contrarié qu'Harry ne l'ai pas.

« Heu, et bien… quelques-uns des gars l'ont trouvé et ça faisait de vraiment bon avions en papier et nous nous ennuyions vraiment, vraiment beaucoup et… »

« Assez. Assure-toi juste d'en garder aussi à la maison, d'accord ? » dit Remus en baissant sa baguette.

« Je ferais ça. Merci. » Harry rassembla les lettres ensemble et dit à Hedwige où aller. Celle-ci lui donna à peine le temps d'attacher les lettres à sa patte avant de décoller.

Harry se glissa dans le salon et jeta un coup d'œil dans le trou entre les rideaux. Les journalistes et les photographes grouillaient dehors, se parlant entre eux. Harry dut lever les yeux au ciel. Il détestait les journalistes. Et les interviews. Et les photographes.

« Harry ! » appela Tante Pétunia de la cuisine.

« J'arrive, Tante Pétunia ! » répondit le garçon en quittant la fenêtre. Les journalistes pouvaient juste rester dehors et geler. Il ne les laisserait pas gâcher son Noël


Harry pouvait à peine rester tranquille. Il lissa sa nouvelle chemise et commença à faire les cent pas. C'était Boxing day et Oncle Vernon venait chercher Dudley. Harry ne voulait pas le voir, mais il savait que ce serait bref, si ça arrivait. Il avait une chose à attendre aujourd'hui. Ses amis venaient.

Hermione avait tout arrangé. Ginny et Luna étaient invitées chez Hermione pour une nuit, bien que peu de sommeil n'ait eu lieu. Neville Londubas avait été invité pour du « tutorat. » Le groupe en entier irait ensuite chez Harry.

La sonnette retentit et Harry se précipita vers la porte. « Harry ! » dit Hermione en entrant. « Les blagues de Patmol, au fait » dit-elle en commençant à enlever ses nombreux vêtements d'hivers.

« Harry ! » Ginny et Neville se jetèrent pratiquement sur Harry et le firent presque tomber.

« Bonjour, Harry » dit Luna en venant derrière Neville. « C'est bon de voir que tu n'es pas mort. » Les lèvres d'Harry tiquèrent au commentaire d'une des ses amies les plus excentriques.

« Salut Luna » dit-il à travers son rire. « C'est bon de tous vous voir. Laissez-moi prendre vos manteaux. »

« Tant que je le récupère, dit Luna avec un haussement d'épaule. J'en aurai besoin en partant. »

« Pas de problème, dit Harry en suspendant les manteaux. Je m'assurerai que tu le récupère. » Il fit signe à ses amis de le suivre.

« Harry, est-ce que c'é… » Dudley s'arrêta au milieu des escaliers et les regarda. « Euh… » Harry put voir le cerveau de son cousin s'arrêter et mourir. « Euh… » Harry suivit le regard de Dudley et le vit fixer Luna. Son cousin ? et Luna ? « Euh… »

« Bonjour, cousin d'Harry » dit gentiment Luna.

« Désolé, Dudley. Ce n'était pas ton père. Juste mes amis. C'est Hermione, Ginny, Neville et Luna. Les gars, Dudley Dursley, mon cousin. » Harry regarda le cerveau de Dudley revenir à la vie.

« Ravi de vous rencontrer, dit-il d'une voix suraiguë. J'ai un peu entendu parler de vous. » Harry ne savait pas que Dudley pouvait vraiment être poli quand ça l'arrangeait.

« Uniquement en bien, j'espère » dit Hermione avec un sourire en serrant Harry dans ses bras.

« Oui » répondit Dudley. Harry remarqua les yeux de son cousin revenir vers Luna « Uniquement en bien. »

La sonnette retentit encore et Harry adressa un rapide coup d'oeil à la porte avant de faire signe à ses amis d'aller dans le salon. Dudley se dirigea vers la porte mais se trouva à bloquer le chemin de Luna. Il dansa autour d'elle avant de lui adresser un sourire nerveux et de réussir à aller vers la porte.

« Je pense que ton cousin aime Luna » murmura Hermione.

« Je pense que tu as raison » répondit Harry.

« Hermione a toujours raison » dirent Ginny et Neville en même temps.

Luna entra dans le salon à ce moment. Elle regarda tous ses amis, remarquant qu'ils la fixaient, et cligna des yeux. « Quoi ? » demanda-t-elle en regardant autour d'elle. « C'est un Banckcha, n'est-ce pas ? Je pensais qu'il y en avait un qui me suivait. »


Harry s'était changé pour aller au lit et était prêt à grimper sous les couvertures quand quelqu'un toqua à la porte. « Entrez » dit-il se demandant qui c'était. « Oh, salut, Tante Pétunia » ajouta-t-il une fois qu'il vit sa tutrice se tenir là.

« Bonjour, Harry. Presque prêt pour aller au lit ? »

« Oui. Ca a été une longue journée. J'avais oublié combien mes amis pouvaient être fatigants » dit Harry avec une grimace. Son épuisement était un mélange de deux choses : ses amis et garder sa magie sous contrôle autour de ses amis. Il avait remarqué que sa magie se dressait autour du déjeuner et ça devenait de pire en pire alors que le temps passait. Il s'était excusé pour reprendre le contrôle de sa magie et lui avait serré la bride le reste de la journée.

« Dudley semble avoir un coup de cœur pour Luna » lui dit Pétunia.

« Ouais. J'ai remarqué ça » dit Harry avec un sourire. Dudley avait posé quelques questions sur Luna une fois qu'il était revenu de chez son père. « Il sait que c'est une sorcière, pas vrai ? » Harry devait en être sûr.

« Oh, oui. Il m'a demandé ce que je pensais. Je lui ai dit que la seule chose qui comptait était son bonheur. »

« Que dira Oncle Vernon ? » Harry devait savoir. Vernon avait fait parti de leurs vies pendant si longtemps.

« Je ne pense pas que ça compte. Nous pouvons avoir un peu de magie maintenant » dit Pétunia avec un sourire. Harry le lui retourna et résista à l'envie de la serrer dans ses bras. « Oh, regarde l'heure. Après minuit. Au lit, jeune homme ! » dit Pétunia avec une fausse sévérité.

« Oui, M'dame ! » Harry rit et se mit au lit. Pétunia se pencha et lui ébouriffa les cheveux. Elle arrangea les couvertures autour de lui. Harry réalisa ce que c'était. Sa tante venait juste de le border. Il lui sourit. « Tante Pétunia ? » dit-il alors qu'elle se dirigeait vers la porte.

« Oui, Harry ? »

« Je suis content d'être venu pour Noël » dit-il d'une voix satisfaite.

« Je suis aussi contente que tu sois venu, dit-elle en éteignant la lumière. Bonne nuit, mon chéri. »

« 'Nuit » dit Harry en fermant les yeux. Pétunia ferma la porte et il l'entendit s'éloigner. C'était agréable d'être à la maison.


Quel est ce bruit ? pensa Harry. Quelque chose l'avait sorti du sommeil. Qu'est-ce que c'est ? Harry tendit une main pour faire venir ses lunettes alors que son cerveau le rattrapait. Ca ne peut pas être… Un rapide geste de la main alluma les lumières et révéla un Kreatur en détresse se tenant au pied de son lit. « Kreatur ? » demanda-t-il, incapable de contenir l'incrédulité hors de sa voix. Ca ne pouvait pas être le même elfe. Celui-ci avait l'air d'avoir toute sa tête.

« Le Maître n'est pas venu voir Kreatur ! » pleura bruyamment l'elfe. « Kreatur a tout préparé pour son nouveau Maître, a nettoyé la maison du Maître de la cave au grenier, a préparé la chambre du Maître et le Maître n'est toujours pas venu ! Kreatur est un mauvais elfe ! Mauvais Kreatur ! » L'elfe s'agenouilla sur le sol. « Mauvais Kreaturr ! Mauvais Kreatur ! »

« Kreatur, arrête ça » dit calmement Harry.

« Mauvais Kreatur ! » Kreatur se frappa la tête une fois de plus.

« Kreatur, arrête de te punir » lui dit Harry. Kreaturr s'arrêta et resta allongé sur le sol, respirant bruyamment.

« Harry, quel est ce bruit ? » demanda Tante Pétunia en toquant à la porte.

« Ca va. Tu peux entrer » lui dit-il. Elle ouvrit la porte et s'avança. « C'est mon elfe de maison, expliqua-t-il. Peux-tu appeler Remus ? Je pense que j'aurais besoin de ses conseils. »

« Certainement » dit-elle en regardant la petite créature au sol ;

« Merci » dit Harry alors que Kreatur recommençait à se frapper la tête. « Kreatur, arrête de te frapper la tête ! » Kreatur agissait… et bien, plus bizarrement que d'habitude. « Kreatur, aimerais-tu quelque chose à faire ? »

« Le Maître donnerait quelque chose à faire à Kreatur ? » demanda-t-il avec des yeux écarquillés et remplis d'espoir.

« Oui. Mon bestiaire est dans ma malle. Peux-tu le trouver pour moi, s'il te plaît ? » Harry regarda l'elfe commencer à fouiller dans sa malle. Il entendit des bruits de pas précipités même pas une minute plus tard et un Remus très échevelé entra en trombe dans la chambre avec sa baguette à la main.

« Tu ne feras pas de mal au Maître ! » dit Kreatur avec véhémence, le livre demandé brandi au-dessus de sa tête comme une arme.

« Salut, Remus, dit calmement Harry. Tu peux ranger ta baguette. Kreatur ne me fera pas de mal. » Harry haussa les épaules. Sa vie ne pourra jamais être normale, n'est-ce pas ?

« Comment le sais-tu ? » demanda Remus sans baisser sa baguette. Il ignora les assertions de Kreatur selon lesquelles Remus ne ferait pas de mal au 'Maître.'

« Ma magie » répondit simplement Harry. C'était étonnant. Un jour, elle était hors de contrôle, le suivant, il pouvait presque la sentir lui parler, l'avertissant du danger (honnêtement, les escaliers n'étaient pas aussi dangereux) et murmurant sur sa sécurité.

« Oh. » Remus ne pouvait pas argumenter avec quelque chose comme ça. « Ca va, Pétunia » dit-il en sortant dans le couloir

« Kreatur, c'est Remus Lupin, mon mentor, conseiller et ami » dit Harry. Remus revint dans la pièce et s'assit sur le lit. « Que sais-tu des relations entre l'elfe et son maître ? »demanda Harry. Il avait une idée sur quelques trucs.

« Un peu de choses, admit Remus. C'est habituellement pour la vie, jusqu'à ce que l'un ou l'autre ne meure. Les elfes connaissent les besoins et les volontés de leur maître aussi bien que les leurs. Leur bien-être est lié directement à celui de leur maître, leur magie est soutenue par les pouvoirs de leur maître… » Remus laissa sa phrase en suspens. Ses yeux dirent à Harry qu'il avait eu une épiphanie. « Je ne peux pas croire que nous ne l'ayons pas vu. »

« Tu en es venu aux mêmes conclusions ? » demanda Harry.

« Je pense que presque tout le monde a oublié, ou a refusé de voir, l'état mental dans lequel était Sirius. Ca expliquerait quelques trucs » dit tristement Remus.

« Comme les actions de Kreatur » agréa Harry.

« Maîtresse Black était tellement plus forte que Maître Black. Tellement plus puissante. Kreatur devait, Maître ! » Kreaturr recommença à hurler. « Mauvais Kreatur ! »

« Kreatur ! dit durement Harry. Arrête de te punir. » Kreatur arrêta à mi-chemin de se frapper la tête et regarda Harry. « Tu ne dois pas te punir à moins que je l'ordonne. Compris ? »

« Oui, Maître » dit Kreatur, essuyant ses yeux sur le nouveau torchon qu'il portait.

« Je comprends que tu devais faire ce qu'on t'ordonnait. Je ne vais pas te punir pour ça. Et s'il te plaît, appelle-moi Harry. »

« Bien sûr, Maître Harry ! » Si c'était tout ce que l'elfe pouvait faire, Harry le laisserait tranquille.

« Voudrais-tu rencontrer ma famille ? » demanda Harry à l'elfe.

« Kreatur serait honoré » dit celui-ci avec une vague trace d'adoration de héros.

« Tu peux entrer maintenant, Tante Pétunia » l'appela Harry.

« Comment savais-tu que j'étais là ? » demanda celle-ci en ouvrant la porte.

« Magie » répondit l'adolescent. Remus eut un petit gloussement alors qu'Harry présentait l'elfe de maison à Pétunia.

« Harry, qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda le loup-garou quand il remarqua qu'Harry palissait.

« Hermione va me tuer, dit-il calmement. Je possède un elfe de maison. » Harry enfouit son visage dans ses mains.

« Hermoneuneu ne fera pas de mal à Maître Harry ! » D'accord, il semblait qu'Harry avait reçu un elfe de maison assez protecteur, tellement qu'il protégerait son maître contre les réformateurs qui voulaient aider les elfes de maison. L'ironie, pensa Remus. Il avait le sentiment qu'Harry serait son invité si Hermione le découvrait jamais. Qu'importe. Il avait une chambre d'ami prête si le besoin s'en faisait sentir.


Boxing day est un jour férié en Grande Bretagne. Il est fixé le 26/12 ou le 27 si Noël tombe un samedi. C'était à l'origine le jour où on donnait les étrennes aux artisans et aux facteurs. Aujourd'hui, cette journée est surtout consacrée aux sports, au repos ou à la poursuite des festivités de Noël. (Robert and Collins)

Et un grand merci à Lys qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.