Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


Ce site n'autorise plus les auteurs à mettre les réponses aux reviews dans les chapitres, et vu comme on sait comme ils peuvent être pointilleux... Voila comment je vais faire :

- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)

- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


Harry se réveilla à cause de… quelque chose. Pas un autre bruit. Il commença à se tourner sur le côté quand son cerveau embrumé de sommeil lui dit quelque chose qu'il n'était pas prêt à croire. Il flottait dans les airs. Quoi ? Il tomba d'un mètre, sur son lit, aussitôt qu'il réalisa qu'il était, en fait, au dessus de son lit. Il s'assit et regarda autour de lui. Note à soi-même : gagner vite le contrôle de ta magie. Il regarda autour de lui pour trouver la source du bruit qui avait causé un réveil aussi merveilleux. Il savait que ce n'était pas Kreatur, car il l'avait envoyé avec Remus. Il l'aurait laissé avec sa tante, mais cela rendait celle-ci mal à l'aise de voir une petite créature se téléporter d'une pièce à l'autre. Le bruit venait encore de la fenêtre. Un hibou gris était assis sur une branche dehors, regardant Harry comme pour dire « ça te dirait d'ouvrir la fenêtre ? » Harry appela sa magie pour voir s'il y avait des sorts ou des portoloins sur le hibou ou sur le message qu'il portait. Rien. Qui m'envoie des messages au milieu de la nuit ?

Harry ouvrit la fenêtre et le hibou entra. Il vint se poser sur son bureau. « Merci » dit l'adolescent en enlevant la note de l'animal. « Sers-toi en eau. Hedwige est toujours contente de partager. » Le hibou quitta le bureau et se percha à côté d'Hedwige, ayant l'air très content de lui.

Harry alluma la lumière du bureau et inspecta l'enveloppe. Elle n'avait que son adresse écrite devant au stylo et à l'encre noire, pas quelque chose d'habituel de la part du monde magique. L'écriture était familière mais Harry ne pouvait pas placer où il l'avait vue. Il brisa le sceau et déplia la feuille.

Harry,

Je sais que je suis probablement la dernière personne que tu veux entendre, mais je ne pouvais pas laisser passer ça. Ma loyauté va au Ministère, pas à une certaine personne. Le Ministre ne prend pas de très bonnes décisions te concernant, toi ou ta sécurité. Je ressens le besoin de t'informer de ce qui se passe.

Le Ministre Fudge et Dumbledore se sont rencontrés aujourd'hui et ont passé beaucoup de temps à parler de toi. Dumbledore a reçu la permission du Ministre de te tirer du monde Moldu si Tu Sais Qui devient trop agressif. Le niveau d'agressivité est laissé à l'appréciation de Dumbledore, bien sûr, parce qu'il en sait plus sur Tu Sais Qui que n'importe quel autre sorcier.

Dumbledore a dit au Ministre que Tu Sais Qui a trouvé un élève. Dumbledore ne sait pas qui est cet élève, mais il a le sentiment qu'il pourrait ne pas faire ça de son propre choix. Je sais que l'élève est fourchelangue. La source (je suppose que c'est un espion Mangemort) pense que l'élève est étranger. Le fait le plus important est que personne ne sait à quoi ressemble l'élève. Sois sur tes gardes.

Je sais que tu ne m'aimes pas. Je ne te blâme pas. Ma famille te considère comme un de ses membres et je commence juste à réaliser que tu m'es proche aussi. Prends soin de toi et garde un œil ouvert pour le danger. Le monde magique et le Ministère t'ont fait défaut une fois de trop. Je refuse de contribuer à ce défaut une fois de plus. Je te recontacterai s'il y a plus d'informations que tu dois savoir.

Percy Weasley.

Harry baissa la feuille et soupira. Donc, Dumbledore ne voulait toujours pas céder, n'est-ce pas ? pensa Harry en fouillant pour chercher du papier. Sa main trouva enfin son papier et ses stylos.

Percy,

Merci pour l'information. Je prendrai les actions appropriées. Tes secrets sont en sécurité avec moi. Prends soin de toi.

Harry.

« Peux-tu prendre une réponse ? » demanda Harry à la chouette grise. Celle-ci pencha la tête, prit la lettre et s'envola par la fenêtre. Harry frissonna et ferma la fenêtre d'un geste de la main. Il baissa sa tête sur son bureau et se demanda pourquoi sa vie était si merdique.

Les reporters avaient en fait été éloignés par des Aurors déguisés comme des officiers de police moldus. La Gazette du Sorcier avait fait des excuses écrites à Harry en expliquant qu'ils avaient interdit à tous leurs journalistes d'apparaître à la maison d'Harry mais ne pouvait garantir ce que les journalistes et photographes indépendants feraient. Elle avait promis de ne pas acheter d'histoires ou de photo d'Harry de qui que ce soit qui ne soit pas employé par la Gazette du sorcier. Remus avait dit que la Gazette faisait une réédition classique du « Oups ! Nous nous sommes fait prendre ! » Harry dut bien être d'accord avec lui.

Les visites aux bureaux des avocats se passèrent mieux que ce à quoi Harry s'était attendu. L'avocate de la famille Potter était une femme entre deux âges qui rappela un peu sa tante à Harry. Elle avait cette approche « pas d'idioties » envers tout qui mit Harry à l'aise. Donc le monde tombait autour d'elle ? Bien. Elle rencontrait Harry Potter. C'était agréable. Lord Voldemort franchissait sa porte principale ? Oh, mon dieu. Elle sortirait par derrière. Il passa deux heures avec elle pendant lesquelles elle lui dit exactement ce qu'elle faisait pour la famille Potter. Remus avait le contrôle de l'aspect affaire des choses, oui, mais elle s'assurait que tout ce que Remus faisait était dans les limites de la loi. Elle pouvait également porter plainte contre tous ceux qu'Harry souhaitait. C'était un sentiment étrange, que quelqu'un fasse quelque chose comme ça, juste parce qu'Harry le demandait. Elle lui raconta également quelques histoires sur ses parents. Il semblait que sa mère contrôlait le comportement blagueur de son père à chaque fois qu'ils étaient tous les deux en public. Il gloussa à ça. Il avait entendu que sa mère avait un caractère fort, mais l'idée qu'elle doive dire à son père de s'asseoir et de bien se comporter comme un enfant ! Il était seulement content qu'on ne lui fasse plus de remarque comme ça depuis qu'il avait… oh, prêt de trois ans.

Le deuxième était un homme assez jovial qui était oh tellement content d'enfin rencontrer Harry. Il ne pouvait pas croire que cet homme travaillait pour la famille Black jusqu'à ce que l'avocat confit que Sirius Black l'avait choisi contre le choix de la mère du « petit » (Sirius était un petit comparé à cet homme), qui était un « homme assez grincheux qui n'était pas fait pour la profession légale. » Il s'était habilement joué de Harry avec du thé et des biscuits jusqu'à ce qu'Harry ne soit sûr qu'il ne mangerait plus jamais. L'avocat ne s'embêta pas à lister ses responsabilités envers la famille Black, il donna juste à Harry un rouleau de parchemin qui enregistrait tous ses devoirs, si jamais Harry avait besoin de quelques chose dans ces lignes.

Il sursauta quand sa cicatrice eut une vive pique de douleur et commença à pulser en rythme avec son cœur. Il soupira. Il ne voulait vraiment pas voir Voldemort maintenant. Il se leva et alla à son sac pour en sortir sa robe et son masque. Il les étendit sur son lit et sortit quelques autres vêtements et chaussures (ce ne serait pas une bonne idée d'apparaître en pyjamas !). Il remplaça ses lunettes par ses lentilles. Il mit ses robes sur ses épaules et son masque avant de siffler le mot de passe.

Personne n'était aux alentours quand il apparut dans le cimetière. Sa magie s'étendit autour de lui, essayant de lui dire quelque chose. Y avait-il un professeur ici ? Qu'est-ce que cela voulait dire ? Il s'arrêta, une phrase de la lettre de Percy lui venant à l'esprit. Le fait le plus important est que personne ne sait à quoi ressemble l'élève. Ils pensaient également qu'il était étranger. Harry eut un sourire narquois en levant une main à ses cheveux. Il sentit sa magie s'installer dessus. Il tira sur une mèche et découvrit qu'elle était d'un blond sale. Parfait. A présent pour les yeux. Il se concentra, pas vraiment sûr de ce qu'il faisait. Sa magie se réveilla et lui demanda ce qu'il voulait. Elle parvint à deviner qu'il voulait un changement temporaire de couleur qui durerait jusqu'au matin et Harry sentit un léger picotement dans ses yeux. Il invoqua un miroir et s'arrêta. Sa cicatrice lui donnerait quelques problèmes. Il allongea ses cheveux jusqu'à ce qu'ils couvrent son front puis utilisa un léger sort collant pour que la mèche la plus proche s'accroche à son front. Parfait. Il eut un sourire éblouissant, secoua la tête à sa propre idiotie et entra dans le repaire de Voldemort.

Il alla à l'endroit de rencontre habituel et trouva Voldemort à l'attendre. Harry s'arrêta juste sur le seuil et fronça les sourcils. Il y avait quelqu'un d'autre à attendre avec Voldemort. Il avait toujours les robes et le masque. Qui était-ce ?

« Ah, mon élève » dit Voldemort quand il vit Harry se tenir là.

« Bonjour, monsieur » répondit Harry, donnant un léger accent à sa voix. Le club de théâtre avait commencé à s'entraîner sur les accents avant les vacances de Noël. Le Professeur Bevington avait dit à Harry de ne jamais accepter de rôle qui demandait un accent français, car Harry ne pouvait pas vraiment en produire. Son accent français ressemblait à un mélange entre le français, l'allemand et l'espagnol. Il ne pouvait juste pas se souvenir des sons et les reproduire continuellement. Harry se dit que ça rendrait perplexe tout ceux qui l'écouterait. Il n'allait sûrement pas donner à qui que ce soit des indices sur son identité.

Voldemort lui adressa un regard amusé mais ne commenta pas. « C'est le Professeur William Zareh » dit-il en désignant l'autre homme dans la pièce. « Il est le professeur de Défense Contre les Forces du Mal de Poudlard. Il a offert de t'apprendre, mon élève » expliqua-t-il en faisant signe à l'adolescent de s'approcher.

Harry entra dans la pièce et garda un œil sur le professeur. Voldemort fit un signe de tête à Zareh et celui-ci commença à enlever sa lourde robe extérieure et son masque. Harry s'arrêta à côté de Voldemort et pencha la tête sur le côté pour étudier son nouvel « enseignant. » Voldemort plaça une main sur son épaule. « Enlève tes robes et ton masque » ordonna-t-il. La tête d'Harry tourna si vite qu'il était sûr d'avoir mal le lendemain matin. « Maintenant, mon enfant. »

Tes funérailles pensa l'adolescent en enlevant son masque. Voldemort le lui prit. Il tendit une main arachnéenne et défit l'attache à la gorge d'Harry. Celui-ci dut lutter contre tous ses instincts pour ne pas s'éloigner. Avoir la main de Voldemort près de sa gorge ramena des souvenirs déplaisants de sa première année. Harry se glissa hors de ses robes et les plia sur son bras. Voldemort commença à faire un bruit étranglé à côté de lui. Harry le regarda avec une expression perplexe sur le visage. « Monsieur ? » Il n'était pas sûr, mais il pensait avoir peut-être donné une crise cardiaque à Voldemort. Plus important, était-ce fatal ?

Voldemort écrasa le rêve d'Harry l'instant suivant en éclatant d'un rire qui devint lentement maniaque. « Tu es plein de surprises ! » dit Voldemort en Fourchelangue, son plaisir (et sa fierté ?) se montrant dans sa voix.

« J'avais l'impression que j'aurais besoin d'un déguisement ce soir » répondit Harry avec un, et bien, pas un sourire sincère. C'était un sourire narquois. Oh, mon dieu. Il souriait vraiment narquoisement.

« Zareh » dit Voldemort en faisant signe à l'homme vers le trône. Celui-ci s'avança et s'agenouilla devant Voldemort. « C'est mon élève, le jeune Seigneur des Ténèbres. Appelons-le Tom pour le moment. » Oh, c'est juste hilarant. C'est vraiment marrant, Voldemort. Regarde-moi me rouler par terre. Le jeune Seigneur des Ténèbres Tom. Comme c'est ignoble. Harry se retint et lutta contre les tendances légèrement meurtrières qu'il découvrit grandir en lui. L'homme devait faire des plaisanteries, n'est-ce pas ?

Voldemort fit signe à Zareh de se lever. « Enseigne-lui bien. C'est un bon élève, même s'il est un peu têtu de temps en temps. Il n'est pas étranger à la discipline lourde. N'ais pas peur de l'utiliser. » Harry adressa un regard à l'homme qui vivait pour le torturer. Pourquoi Voldemort ne pouvait-il pas faire des choses comme les lignes ou le nettoyage ? Pourquoi devait-ce être le Doloris ? « Cependant, je te tiendrai responsable si les dommages sont permanents » prévint Voldemort.

« Je ferai de mon mieux, mon Seigneur. » Les mots pesèrent sur Harry et il réprima un frisson. Est-ce que Dumbledore savait que l'homme pouvait avoir l'air si démoniaque ?

« Assure-t'en. Obéis-lui et apprends bien, Tom. »

« Oui, monsieur » répondit Harry en anglais. La nuit allait être assez stressante pour l'homme devant lui. Il ne voulait pas en ajouter plus que nécessaire. Ce qui ne voulait pas dire qu'il ne pouvait pas jouer un peu avec lui.

« J'ai préparé une salle au bout du couloir pour vos classes. Reviens ici lorsque tu aura fini. » Harry acquiesça et suivit le Mangemort hors de la pièce.

Leur « salle de classe » était juste une large pièce avec très peu de meubles. Il y avait une table et deux chaises, quelques livres sur la Magie Noire (et pas sur la défense), et quelques cibles sur le mur. « Asseyez-vous, mon Jeune Seigneur » dit Zareh en désignant une des chaises.

« Vous n'avez pas à m'appeler comme ça, Professeur, dit Harry en se glissant dans le rôle de l'élève étranger. Tom » il s'étrangla presque « suffit. »

« J'ai le sentiment que le Seigneur des Ténèbres n'en serait pas heureux » dit Zareh en s'asseyant en face d'Harry.

« Ca ne fait rien. Je demande que vous m'appeliez Tom, dit simplement Harry. Mon Seigneur ne sera pas content, mais il ne sera pas peur. » Zareh cligna des yeux devant l'étrange choix des mots. « Ce n'est pas ça ? » demanda Harry. Il s'amusait avec ce rôle. Jouer avec l'espion de Dumbledore serait très amusant. Un de ses rôles les plus exigent, à tout le moins.

« Je pense que tu cherchais le mot 'inquiet' ? » suggéra Zareh.

« Oui, désolé » dit Harry avec un sourire. L'homme le lui rendit vraiment. Zareh le regarda de haut en bas (rendant Harry suspicieux) et sembla en arriver à une sorte de décision.

« Je vous appellerai Tom si vous m'appelez William » dit Zareh avec un sourire. Le sourire d'Harry se fana et il le regarda.

« Seulement si vous ne lui dites pas » dit-il avec un coup de tête en direction de la salle du trône de Voldemort.

« Marché conclu. » Zareh tendit la main. Harry regarda sa main. Il savait que les barrières de Voldemort ne permettraient à personne d'enlever Harry. Il les sentait baisser autour de lui à chaque fois qu'il arrivait ici. Il ne serait pas capable de partir jusqu'à ce que Voldemort les lève pour lui. Harry tendit sa main (il ne tremblait pas, n'est-ce pas ?) et sera la main de Zareh. « A présent, que sais-tu des sorts impardonnables ? » demanda Zareh en tirant un livre vers lui.



Harry trébucha quand son portoloin le déposa un peu trop près de son bureau pour son confort. Il était étonné d'avoir échappé à cette nuit sans qu'on lui lance un seul doloris. Quelques coups de fouet avaient été distribués, que Zareh avait regardé sans un seul bruit de protestation ou tressaillement. Harry avait frissonné, mais pas tant que ça. Il détestait le dire, mais il s'habituait à la sensation et trouvait plus facile de l'ignorer. Les yeux de Zareh dirent à Harry qu'il détestait voir ça et se tenir là pour permettre que ça arrive. Harry eut un sourire ironique en laissant tomber son masque et ses robes dans son sac. Dumbledore avait choisi un bon espion. L'homme n'avait perdu son contrôle que quand l'attention de Voldemort était sur son 'élève'.



L'Ecole de Magie et de Sorcellerie de Poudlard était remarquablement vide pendant les vacances de Noël. Même les Protecteurs étaient appelés à la maison par des parents anxieux. Plusieurs professeurs avaient quitté le château pour voir de la famille et des cousins lointains qu'ils n'avaient pas vus mais ne voulaient pas rater pendant qu'ils en avaient la chance. Si une devise existait pour l'état d'esprit actuel du monde magique, ce serait « juste au cas où. » « Mettons de l'argent dans une jarre… juste au cas où. » « Allons voir ta mère avant les vacances… juste au cas où. » « Assure-toi d'avoir ta baguette pendant le retour en train de l'école… juste au cas où. » « Ne va nulle part tout seul… juste au cas où. » « Fais un testament… juste au cas où. »

Le directeur Dumbledore ignorait la liste des choses qu'il devait faire… juste au cas où. Il n'avait pas besoin de notifier qui que ce soit au sujet de ses dernières volontés, vu qu'elles avaient été faites il y avait près de vingt ans… juste au cas où. Il eut un sourire ironique et mélangea son thé après avoir ajouté un zeste de citron. Fumseck lissa ses plumes et chanta quelques notes avant de s'installer pour dormir. « Fumseck, mon vieil ami, tu ne saurais pas où est Harry, n'est-ce pas ? » demanda Dumbledore au phénix avec un léger gloussement. L'oiseau ne lui avait jamais répondu et ne le ferait probablement jamais.

Pour la première fois depuis très longtemps, Albus Dumbledore se sentait vieux. Un de ses élèves, en fait, un de ses élèves préférés, était absent de la sécurité du monde magique. Il était laissé à la merci de l'éducation Moldue, des pratiques médicales Moldues et de la sécurité Moldue. En d'autres mots, il était en danger extrême avec peu voire pas de recours pour l'aider. Ce qui frustrait vraiment Dumbledore plus que tout au sujet de la situation était que le garçon semblait vouloir rester là-bas pour le moment.

Ronald Weasley lui avait fait parvenir la lettre qu'Harry lui avait écrite en réponse à la sienne. Le phrasé n'apaisait pas du tout l'esprit et le cœur de Dumbledore. Ca le peinait de penser qu'un élève qu'il considérait comme l'un des siens ne se sentait pas en sécurité à Poudlard et avait trouvé quelque chose dans le monde Moldu qu'il préférait. Poudlard était une institution unique et Harry avait trouvé un endroit qu'il préférait. C'était presque honteux. Poudlard avait toujours été la maison d'Harry Potter. Le garçon devrait être chez lui avec Dumbledore et pas dehors, dans le monde Moldu, valsant à travers on ne savait quel genre de danger sans sorcier adulte pour le guider !

Dumbledore se leva de sa chaise et alla vers la fenêtre pour regarder le parc. Il vit de nombreuses personnes arriver par Portoloin juste en dehors des portes de Poudlard. Il sourit. L'Ordre du Phénix grandissait toujours, devenant de plus en plus gros et puissant au fur et à mesure que les jours passaient ; de nouveaux pays qui n'avaient pas été contactés offraient leurs services et leur support pour la guerre à venir… en échange d'une rencontre avec le Survivant.

Ca ne le dérangeait pas d'utiliser le nom du garçon. Après tout, ça aiderait Harry à vaincre Voldemort et lui donnerait de nombreux contacts pour sa carrière plus tard, qu'importe ce qu'il voulait qu'elle soit. Harry aurait l'embarras du choix pour sa profession à la fin de ça. Est-ce que le garçon serait intéressé par la politique ? Le sport ? L'éducation ? La loi ? Tous les contacts que Dumbledore avait noués pour lui seraient capables de conforter ses désirs. Son nom ouvrirait les portes dont il avait besoin pour réussir dans la vie. Ca serait facile d'assurer le confort d'Harry pour le reste de sa vie une fois qu'il aurait accompli sa destinée. Dumbledore sut alors ce qu'un père ressentait quand ses enfants atteignaient leurs vrais potentiels. De la fierté. Il exploserait de fierté une fois qu'Harry aurait fini de faire ce qu'il devait et pourrait entrer dans sa vie d'adulte.

Dumbledore quitta son bureau et changea son mot de passe alors que la gargouille se fermait derrière lui, juste pour perturber les autres professeurs plus tard quand ils devraient deviner les sucreries. C'était toujours amusant à regarder. Il parcourut les couloirs vers la Grande Salle, pensant à des sujets variés, mais le principal était l'élève de Voldemort.

William Zareh avait enfin réussi à offrir ses services comme professeur en Magie Noire pour Voldemort et son élève. Voldemort avait été un peu en colère quand Zareh avait parlé sans qu'on lui demande mais semblait content que le professeur veuille abandonner son temps libre pour enseigner, particulièrement quand sa profession était dans l'éducation. Quelques-unes des théories de Dumbledore avaient été confirmées. Le garçon n'avait que quatorze ans et avait des cheveux blonds sales et des yeux bleus « perçants » pour reprendre les mots de Zareh. Il parlait anglais, mais avec un fort accent. Zareh n'avait pas vraiment pu placer d'où venait cet accent. Il le décrivait comme un mélange de français et de quelques tons lourds communs aux langages scandinaves. L'élève était également gaucher et préférait les sorts parlés aux silencieux. Voldemort avait semblé amusé quand Zareh lui avait posé des questions sur cette tendance mais n'avait pas éclairé son Mangemort quant à ce qu'il trouvait d'amusant dans la situation.

La seule chose sur laquelle Dumbledore était toujours incertain était de savoir si le garçon faisait ça de son propre gré (qu'importe que le petit n'ait que quatorze ans… Voldemort pouvait à présent ajouter mise en danger d'enfants à sa déjà longue liste de charges) ou s'il n'avait pas le choix. Son espion lui avait dit que Voldemort avait fouetté le garçon, mais que celui-ci avait agi comme s'il acceptait les coups, comme s'il y était habitué et les attendait. Dumbledore avait déjà ordonné à Zareh d'extraire le garçon de cette situation s'il en avait l'occasion. Pas que celle-ci ce soit présentée. Voldemort regardait les leçons en venant de temps en temps, parlant souvent au garçon en fourchelangue. Zareh a dit qu'il pouvait dire par le ton si Voldemort était content ou s'il réprimandait le garçon. Il n'y avait pas de milieu en vue quand il s'agissait de « l'éducation » du garçon.

Dumbledore entra dans la Grande salle et prit sa place devant. Les membres assemblés se turent petit à petit dans leurs saluts et se tournèrent pour lui faire face. « Membres de l'Ordre du Phénix » dit calmement Dumbledore en sentant les divers sorts de traduction s'activer dans la pièce. « Nous faisons face à une situation sérieuse. Si sérieuse, en fait, que je ne sais pas quoi faire. » Il écouta les gloussements attendus et sourit intérieurement. Avoir une audience appréciative aidait toujours son humour. « Voldemort » Il s'arrêta pendant que plusieurs membres prenaient leur temps pour frissonner, « a un élève. » Le chaos explosa dans la salle alors que beaucoup de personnes réagissaient à la nouvelle. Beaucoup de femmes commencèrent à pleurer. Les hommes avaient juste l'air choqué. « C'est toujours un garçon. Notre source pense qu'il a quatorze ans, pas plus de quinze. » Dumbledore entendit un sanglot à sa droite et vit Molly Weasley enfouir son visage dans l'épaule de son mari. Et bien, le garçon aurait probablement une mère si Zareh arrivait jamais à l'éloigner de Voldemort. « Son accent est assez difficile à situer. Il parle anglais, mais avec de lourds tons de français et quelques influences scandinaves. Nous ne sommes pas sûrs de son pays d'origine. »

« Monsieur Dumbledore. » Une représentante de France se leva et fit signe pour obtenir l'attention de Dumbledore. Celui-ci lui adressa un sourire bienveillant. « Bien que cette nouvelle soit très stressante et dérangeante, le gouvernement français est plus inquiet pour le Survivant. Nous n'avons vu aucune évidence qu'Harry Potter soit toujours en vie et en état de se battre. » Elle se rassit avec un sourire narquois et Dumbledore attendit que les applaudissements meurent avant de lui répondre.

« J'ai moi-même vu Harry Potter il n'y a pas très longtemps. Le garçon est en bonne santé et a l'air très content où il est. Il retournera bientôt à Poudlard. A présent, pouvons-nous revenir au sujet en cours ? » Dumbledore agita sa baguette et une image apparut. « Voici à quoi ressemble le garçon selon notre source. Des copies sont distribuées à vos places maintenant. » Il regarda alors que des flashes annonçaient l'arrivée de l'image à chaque personne. « A présent, des questions ? » Pas sur Harry Potter espéra Dumbledore.



« Je n'arrive pas à croire que nous y sommes enfin ! » chanta Insecte en sautant de la dernière marche du bus. « Londres ! » Il sautilla sur place pendant qu'Harry quittait le bus. Sensei descendit juste derrière et se tint près, mais pas trop proche, d'Harry pendant qu'il scannait la zone.

« Oui, Insecte. Nous sommes à Londres. C'est en Angleterre, pas sur une autre planète » dit calmement Harry. En fait, il s'était endormi dans le bus et redevenait juste cohérent. Il ajusta son sac et regarda leur hôtel. Ca semblait être un endroit assez agréable. Il alla sur le côté du bus et attendit que tout le monde descende pour pouvoir s'enregistrer et pour pouvoir se changer et mettre l'uniforme de l'école.

« Groumph, dit Insecte sans malice. Que quelqu'un apporte un peu de caféine à cet espion ! » annonça Insecte à tout le groupe d'élèves. Le peu qui connaissait Harry ricanèrent. Il devenait bien connu pour sa dépendance à la caféine.

« Tout le monde a son camarade de chambre ? » demanda Monsieur Collins, un professeur qu'Harry n'avait fait que voir, alors qu'il se frayait un chemin parmi les adolescents excités.

« Oui ! » crièrent la majorité d'entre eux. Harry se demandait pourquoi Insecte devait crier dans son oreille.

« Très bien. A l'hôtel. » Monsieur Collins ouvrit la voie. Paul et Sensei étaient proches d'Harry et Rick dansa à côté d'Harry et d'Insecte, jacassant au sujet de toutes la mauvaise nourriture qu'ils allaient manger. « Maintenant, attendez jusqu'à ce que je vous appelle » dit Monsieur Collins au groupe. Il sortit son écritoire comme un bouclier et alla à l'accueil.

Harry regarda autour de lui et localisa toutes les sorties d'urgence… juste au cas où. Je deviens aussi paranoïaque que Maugrey. Chercher les sorties, porter des armes, VIGILENCE CONSTANTE ! Qu'est-ce que je deviens ?

« James/Wells » appela Monsieur Collins. Insecte quitta Harry pour aller chercher les cartes magnétiques de leur chambre. Il en donna une à Harry et glissa l'autre dans sa poche. Rick arracha celle d'Harry et lui fit un clin d'œil. « Très bien, tous ! Vous avez deux heures pour aller dans vos chambres, vous changer pour le théâtre et revenir en bas. Nous nous donnons rendez-vous dans l'entrée, juste ici, à six heures moins le quart. Compris ? »

« Oui ! » crièrent les adolescents surexcités. Harry baissa un peu la tête et prétendit qu'il n'était pas avec eux. D'accord, il était aussi excité. Comme une puce, en fait, mais devaient-ils attirer l'attention de tout le monde de cette manière ?

« Ok, allez-y. Partez de là ! »

« Monsieur Ecritoire est beaucoup trop énergique » murmura Insecte à Harry.

« Joli nom » répondit celui-ci de la même manière. Rick accompagna le duo à leur étage mais les arrêta au bout du couloir.

« Sensei nous a demandé d'attendre là » leur dit Rick en s'appuyant contre le mur. « Ca ne sera que quelques minutes » leur promit-il.

« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda Insecte en laissant tomber son sac.

« Tu te souviens quand je t'ai dit mon vrai nom ? » demanda doucement Harry.

« Ouais… OH ! » L'esprit d'Insecte le comprit. Sensei passa Rick et prit la carte tendue.

« Devine ce que faisait Sensei avant d'être prof ? » dit Harry à son ami pendant que celui-ci regardait le couloir derrière Paul. Il se retourna et regarda Harry.

« Vraiment ? Cool. »

« Oui 'Cool' » dit Paul en venant à côté de la paire. « Ca ne doit pas être dit à qui que ce soit. Compris ? »

« Oui, Monsieur » dit Insecte en devenant solennel. « Je ne sais rien » dit-il d'un air innocent.

« Ca, c'est évident » dit sèchement Harry. Insecte lui donna un léger coup et lui adressa un regard noir. C'était toujours tellement amusant de jouer avec Insecte.

« Ta tante m'a demandé de te donner ça » dit Paul en sortant une petite enveloppe. Harry l'accepta avec un regard de remerciement. Il la scanna rapidement avec sa magie. Paranoïaque comme Fol-Œil.

Harry,

Détends-toi et amuse-toi ce week-end. Paul, Sensei ou Rick seront prêts de toi nuit et jour, juste au cas où le pire arriverait. Profite-en !

Affections,

Tante Pétunia.

Harry glissa la note dans sa poche et réalisa qu'il avait une belle collection de notes de sa tante. Il les avait toutes gardées.

« C'et bon, 007 » dit Rick alors que Sensei faisait signe du seuil de la porte d'Harry. « Allons dans ta chambre » Il mena les deux garçons le long du couloir et dans leur chambre. Sensei les attendait. Rick disparut, grommelant quelque chose au sujet de jolies filles dans le salon.

« Ce sont des boutons d'appel » leur dit Sensei en tenant deux petits pins. « Le cercle au milieu appellera l'un d'entre nous si vous êtes en danger. Vous en avez chacun un et vous le porterez tous le temps jusqu'à ce que nous retournions à l'école. Seulement pour les urgences » dit Sensei en les accrochant sur Harry et Insecte. « Compris ? » demanda-t-il en ayant l'air assez terrifiant.

« Oui, monsieur » dirent les garçons en chœur.

« Bien. » Sensei quitta la pièce et ferma la porte derrière lui. « Verrouillez ça ! » dit Sensei au travers. Harry s'exécuta.

« Trop fort » dit Insecte en inspectant le bouton.

« Ouais » dit Harry en se laissant tomber sur le lit, sa valise claquant sur le sol à côté de lui. « En fait, je m'y habitue » admit-il.

« Et bien, tu n'as jamais déclaré être normal. » Insecte haussa les épaules et dit à Harry qu'il allait dans la douche. Harry lui fit signe et ouvrit son sac. Il sortit son journal et se tourna sur son estomac pour écrire.

Nous sommes finalement arrivés à Londres. Insecte est extrêmement excité… un peu trop excité. Il est dans la douche pour le moment. Je ne peux pas m'empêcher d'avoir l'impression que quelque chose va arriver. Je suis probablement juste paranoïaque. Je suis toujours paranoïaque ces jours-ci. Je m'inquiète de ce que fait Dumbledore, de ce que Voldemort pense, ma tante… Oh, dieu. Tante Pétunia me TUERA si elle découvre jamais ce que je fais avec Voldemort. Elle me tuera et m'enterrera sous les fleurs du jardin. Mi m'enverrait en Sibérie pour que quelqu'un s'assoie sur moi. Paul…m'enfermerait dans l'infirmerie et m'attacherait à un lit.

A quoi je pensais ? Je suis devenu pire depuis que j'ai décidé de faire ça. Je dors bien. Je mange, euh, beaucoup. Je suis juste complètement paranoïaque. La paranoïa du type Maugrey Fol-Œil le décrit bien.

« Ah ! » haleta Harry en sentant quelque chose se serrer autour de son poignet.

« Ah, bon après-midi, enfant éclair ! » dit Zen quand Harry le vit. « Tu viens juste de m'empêcher d'avoir à te mordre. Qu'est-ce qui t'a autant distrait ? »

« Mon journal. Zen, que fais-tu ici ? »

Zen s'enroula autour du poignet d'Harry et lui présenta sa tête pour qu'il la gratte. Il attendit jusqu'à ce que le garçon commence vraiment à gratter avant de répondre. « Et bien, tu étais prêt de ma maison ce matin et je savais que tu partais. J'ai pensé que tu pourrais t'ennuyer avec tous ces… enfants » commença Zen sur un ton de commère qu'Harry associait généralement aux vieilles du voisinage. « Donc, je me suis juste faufilé hors de ma maison et dans ton sac. C'était très facile à faire, confia-t-il. Oh, juste là ! Parfait ! »

« Uh-huh. Tu vas m'attirer des ennuis, tu sais » lui dit Harry en continuant à lui gratter la tête. Il semblait que Zen se préparait à muer.

« Non. Personne ne me verra, promit Zen. Je resterai juste dans ton sac et hors de vue. »

« JE HAIS LES CRAVATES » cria Insecte de la salle de bain.

« Voilà ta chance de le prouver » lui dit Harry en le posant sur le lit et en fermant son journal. Le serpent se précipita dans son sac et y disparut. « Insecte, ça va ? »

La porte s'ouvrit violemment pour révéler un Insecte très frustré tenant une cravate à la main. « Est-ce que tu sais comment attacher ces stupide trucs ? » demanda-t-il.

« Oui. Viens là. » Harry attacha la cravate pendant qu'Insecte commençait à grommeler sur le fait de brûler l'objet en question. Harry eut un reniflement amusé alors qu'Insecte allait vers la glace pour inspecter le travail de son camarade.

« Beaucoup d'entraînement ? » demanda Insecte avec surprise.

« J'ai eu beaucoup d'entraînement dernièrement. Je commence à y être bon. » Harry haussa les épaules et alla vers la douche. « J'en ai pour quelques minutes. »

« Bien sûr. J'ai mon bouton juste là » dit Insecte en allumant la télé. Harry secoua la tête. Insecte grommelait quelque chose sur Star Wars.



« Je pense qu'il est mort » dit Insecte avec fascination.

« Il n'est pas mort. Il respire toujours » dit Rick de l'autre côté.

« Catatonique, alors » dit Insecte, légèrement exaspéré.

« Cata-quoi ? » demanda Rick.

« Petit ? » appela Paul en s'accroupissant devant le siège d'Harry au théâtre. « Tu es toujours avec nous ? »

« Paul ? » Harry cligna des yeux et revint à lui. Ca avait été étonnant. Epoustouflant. Les Misérables était plus que ce à quoi Harry s'était attendu. C'était à vous couper le souffle et il voulait faire ça !

« Oui ? » Paul n'aimait pas la manière dont agissait l'adolescent. Les symptômes lui rappelaient un état de choc.

« Est-ce que St Jude a du chant ? »

« Non, j'ai peur que non. Tu vas bien ? »

« Ouais. J'ai juste découvert ce que je veux faire pour le reste de ma vie » annonça Harry.

« Vraiment ? » demanda Paul en remettant l'adolescent sur ses pieds.

« Ouais » dit Harry avec un sourire. Il mit son sac sur ses épaules et suivit son groupe (Paul, Sensei, Rick et Insecte) à travers le hall. Il sourit une fois qu'ils quittèrent le théâtre. Plus de Job d'Auror. Plus de Quidditch professionnel. Plus de Survivant. J'ai trouvé ma maison. Ses mains volèrent vers son front. « Faites rentrer tout le monde à l'intérieur ! » grogna-t-il en commençant à fermer son esprit.

« Quoi ? » demanda Paul.

« Il est là, dit Harry à Paul. Voldemort. » Un sentiment froid commença à s'installer autour de lui et il sut que ce n'était pas sa magie. « Que tout le monde rentre à l'intérieur ! cria Harry. Maintenant ! » Rick et Insecte réagirent comme une seule personne et commencèrent à repousser les enfants vers les portes. Harry vit sa respiration et se retourna. « Expecto Patronum ! » dit-il par instinct. Rien ne se passa. Oh pour l'amour de… Il ferma les yeux et appela sa magie.

Oui ? Oui ? Quoi ? questionna-t-elle avec impatience alors qu'elle se précipitait à travers Harry. Harry demanda que sa magie le défende contre les détraqueurs. Il ouvrit les yeux à temps pour voir un éclatant éclair argenté. Sensei vit ce qui ressemblait à une épaisse couverture argenté quitter le corps d'Harry et se fondre en la forme d'un cerf. Le cerf baissa son corps vers les détraqueurs et les repoussa au loin.

« Etonnant, deshi » dit Sensei en commençant à escorter Harry hors du théâtre. Celui-ci était content d'y aller et de laisser ça aux Aurors. Soudain, tout partit à vau l'eau alors que de nombreux pops signalant un transplanage retentirent partout. Des Aurors, des membres de l'Ordre et des Mangemorts commencèrent à se combattre. Sensei et Harry firent ce qu'ils faisaient de mieux entre les sorts volants et les cris. Ils commencèrent à lutter pour passer au travers.

Harry sursauta quand quelque chose l'attrapa et le tira en arrière. Sa magie lui hurla alors qu'il rentrait dans quelqu'un. « Vampire » hoqueta Harry alors que sa magie commençait à se rassembler.

« Oui, Monsieur Potter. Vampire » dit calmement l'homme en découvrant ses crocs et il pencha la tête d'Harry sur le côté. Il hurla l'instant suivant quand un flash de lumière solaire le frappa dans l'œil. Il laissa tomber Harry et glissa dans une allée sombre. Harry s'assit et se remit sur pied. Il regarda à temps pour voir un Mangemort viser Sensei. La magie d'Harry se lâcha contre le Mangemort.

« Cool » souffla Harry. Il fit difficilement son chemin vers le théâtre et remarqua un groupe de Mangemorts, de Détraqueurs et de vampire prêts à y entrer. Il leva une main et tout le groupe fut envoyé loin des portes. Il y mit un bouclier qui empêcherait tout ce qui était dangereux d'entrer. Il regarda à sa gauche et vit Sensei combattre un vampire. Il leva la main et celui-ci hurla à cause de la lumière du soleil.

Le froid descendit autour d'Harry à nouveau. Les Détraqueurs ont amené du renfort. Un des Détraqueurs envoya Sensei encore plus loin d'Harry. Il regarda avec horreur son professeur faire un arc de cercle dans les airs avant de venir se poser sur ses pieds en position accroupie. Un Auror se précipita vers lui. Sensei va bien maintenant.

Les Détraqueurs s'approchèrent encore d'Harry. « Vous ne pouvez pas m'avoir » murmura l'adolescent en fermant son esprit et sa magie envoya un Patronus. Le hurlement dans la tête d'Harry augmenta quand deux Détraqueurs rejoignirent les autres. Sa magie s'embrasa et un autre Patronus apparut pour rejoindre l'autre. Deux ? Je peux en lancer deux ? Un détraqueur attrapa Harry avec ses doigts grêles et commença à baisser sa capuche. Un autre flash argenté l'effraya. Deux autres détraqueurs le rejoignirent alors qu'un autre patronus apparut, cette fois dans la forme d'un chat furieux. Il lui rappela Tante Pétunia, d'une certaine manière. Plus de Détraqueurs avancèrent sur Harry. Un souvenir de Tante Pétunia jouant avec ses cheveux révéla un autre patronus. C'était une version plus grosse du chat. Il ne siffla pas. Il rugit.

Les Détraqueurs hurlèrent de douleur. Le son traversa Harry et le fit tressaillir. Il regarda la bataille mourir autour de lui, les Mangemorts se retirant plus vite qu'ils n'étaient apparus. Harry ne ressentit rien pour les blessés ou les morts. En fait, il ne pouvait rien sentir du tout. Avait-il encore des mains ? Il en leva une et la trouva en train de trembler. Il la pressa contre sa poitrine et lutta contre le besoin de crier. Il ne pouvait pas la sentir. Tout son corps était insensible ! L'odeur de la bataille commença à se dissiper. Il regarda autour de lui. Est-ce que tous ses sens mouraient ? Il se retourna, essayant de retourner au théâtre quand il vit Sensei se battre avec l'Auror qui l'avait protégé. Harry trembla quand il réalisa qu'il ne pouvait pas entendre les cris. Retour à l'hôtel pensa Harry, agitant une main dans la direction de Sensei. Son professeur disparut sous les yeux de l'Auror qui agitait joyeusement sa baguette.

Ok, tu ne peux rien ressentir, rien sentir, ou rien entendre. Il releva la tête et vit le Professeur Snape se tenir à quelques mètres de lui. Il disait quelque chose, mais Harry ne pouvait pas l'entendre. Il tressauta quand la douleur le lançait dans tout le corps. Tu peux ressentir à nouveau pensa Harry alors qu'il trébuchait vers le théâtre. Il ne pouvait même pas se souvenir de la raison pour laquelle il devait aller là-bas. La douleur vint à nouveau et avec elle le son. Quelqu'un criait. Harry tomba en arrière en réalisant qu'il criait. Snape et Dumbledore apparurent au dessus de lui alors que sa vue commençait à s'affadir. Les sons de la cité devinrent plus faibles alors que la musique des oiseaux les remplaçait. Les bâtiments autour de lui commencèrent à disparaître, seulement pour que des hauts arbres prennent leurs places. Le pavement était comme de l'herbe sous son corps. Il pouvait entendre Dumbledore appeler son nom et lancer frénétiquement des sorts de guérison.

Une autre personne vint du côté gauche d'Harry. Celui-ci le fixa avec incrédulité. Pourquoi est-il là ? L'homme lui offrit une main. Harry resta allongé sur le sol et fixa son "sauveur." Il sentit son corps commencer à trembler. La douleur s'accentua et Harry hurla de défaite. Il ne pouvait plus la combattre. L'homme s'approcha d'un pas et s'agenouilla, lui offrant toujours sa main. La vision d'Harry se noircit encore plus et il roula hors des mains de Snape et Dumbledore. Il attrapa la main offerte avant de s'évanouir.

« Qu'est-ce que c'était ? » demanda Dumbledore à Snape. Celui-ci agita sa baguette et jura.

« Le cœur de Potter s'est arrêté. »


Et un grand merci à Lys qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.