Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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Harry rassembla ses robes alors qu'il s'asseyait entre Hermione et Neville. Il fit un signe de tête au garçon et sourit à son amie. C'était son premier jour de classes ici, à Poudlard, et ses vrais amis, pas les Protecteurs, n'avaient permis à personne de s'approcher trop près de lui. Les PP prenaient leur travail au sérieux, et au lieu de se sentir étouffé, il se sentait protégé du reste du monde. C'était réconfortant d'une certaine manière, presque comme ce qu'il avait ressenti quand Sensei et Rick l'avaient protégé.
C'était étrange, d'être de retour à Poudlard. Rien ne semblait bien. Il ne se sentait pas à sa place. Le dîner avait été étrange la nuit précédente, vu que toute la table des Gryffondors et la plupart des Pouffsouffles et des Serdaigles s'étaient pressés autour de lui. Il avait reculé un peu et les PP l'avaient entouré. Les Protecteurs s'étaient également rassemblés autour de lui, jusqu'à ce que Fol Œil leur crie quelque chose de presque inintelligible, et ils s'étaient éparpillés pour retourner à leur table. Harry s'était assis entre Hermione et Ginny, ignorant les tentatives de Dumbledore d'accrocher son regard. La nourriture était abondante, comme toujours, mais Harry avait vraiment souhaité des spaghettis et des boulettes de viande avec le gressin qui les accompagnait. Il n'avait pas d'appétit du tout. Il se força à mettre quelques bouchées dans sa bouche et les avala avec du jus de citrouille, grimaçant au goût. Est-ce que ça avait toujours été aussi sucré ou est-ce qu'Harry s'en était lassé ? Il ignora la carafe de jus de fruit après ça et but de l'eau à la place.
Il avait évité Dumbledore et avait disparu avec Hermione et Ginny vers la tour Gryffondor. Quelques marchandages avec Dobby et il fit venir son lit, qui manquait du dortoir, avec quelques uniformes, pyjamas, affaires de toilettes et tout ce dont il pourrait avoir besoin pendant quelques jours. Zen avait pris possession d'un coin dans le lit d'Harry pour rester au chaud et avait parlé à Harry jusqu'à ce qu'il s'endorme.
Harry s'était réveillé tôt et avait passé une heure dans la Salle sur Demande à s'étirer et à courir avant de retourner à la Tour Gryffondor pour planifier sa stratégie sur « comment éviter Dumbledore » pour la journée. Il avait failli se faire découvrir par un groupe de vrais Protecteurs portant d'étranges vêtements semblables à celui qu'Harry avait découvert dans les affaires qu'on lui avait fourni. Harry n'allait pas donner à Dumbledore la satisfaction de le pousser dans des leçons qu'il ne voulait pas. Il n'y avait pas moyen qu'Harry soit un Protecteur. Pas moyen.
Il fut tiré de ses pensées quand la porte s'ouvrit et que le Professeur Zareh entra dans la pièce. Il avait réservé son jugement sur ce professeur jusqu'à ce qu'il le voit en action. Son passé avec les professeurs de Défense n'était pas des meilleurs et tous, sauf Sensei, avait essayé de lui faire du mal, volontairement ou involontairement. Il ne pouvait pas, cependant, blâmer Remus pour ses actions en troisième année.
« Bonjour à tous. » Le professeur posa ses livres sur le bureau et regarda la salle. « Nous allons avoir un invité aujourd'hui, mais j'ai peur qu'il ne soit pas encore arrivé. Est-ce que tout le monde est là ? »
« Oui, Monsieur » chanta la classe d'une seule voix.
« Même Harry Potter ! » La voix de Ron raisonna du fond de la classe, où il était assis avec plusieurs Protecteurs. Harry était resté loin de Ron pour le moment, repoussant l'inévitable confrontation. Il savait que Ron avait un peu le cerveau lavé par toute cette idiotie sur les Protecteurs, ayant entendu des histoires de première main de Ginny sur combien Ron était « important » maintenant, surtout depuis qu'il était « l'Expert sur le Survivant. » Harry retourna son attention vers le professeur pour voir sa réaction.
Le Professeur Zareh haussa un sourcil et acquiesça. « Oui, merci Monsieur Weasley. J'ai bien conscience que j'ai un nouvel élève aujourd'hui. Votre réputation vous précède, Monsieur Potter, dit-il en se tournant vers Harry. Je suis intéressé pour voir quelles histoires sur vos compétences en défense sont vraies. »
« Je suis sûr que vous avez accès à mon dossier, monsieur. Ne faites juste pas confiance à ce que le Professeur Ombrage a dit et vous irez bien » lui répondit Harry avec un haussement d'épaule.
« Merci, Monsieur Potter. » Zareh acquiesça et se tourna vers la classe. « Tout le monde, je crois que notre invité est arrivé. » Toute la classe regarda aux alentours, cherchant visiblement leur invité. Harry releva la tête et fut choqué de découvrir un homme assis sur un des chevrons directement au dessus de lui. L'homme sourit narquoisement à Harry et leva une main comme pour dire « c'est une classe de défense ? » Harry sourit. Il aimait déjà cet homme, qui qu'il soit.
« Professeur, il n'y a personne ici ! » dit Seamus Finnegan de son siège. Harry tressaillit. N'avaient-ils rien appris du tout ? On devrait toujours regarder en l'air ! Harry regarda l'homme qui était secoué d'un rire silencieux et son sourire s'élargit. Etait-il le seul qui pouvait voir leur visiteur ?
« Etes-vous sûr de ça, Monsieur Finnegan ? » demanda Zareh, un de ses yeux tiquant dans un coin. Harry savait que ce professeur était bien conscient de la localisation de leur intervenant, et était également grandement amusé.
« Oui, Professeur » répondit Seamus.
« Je suggère que vous continuiez à regarder » dit Zareh, infiniment amusé par ses élèves. Est-ce qu'aucun d'entre eux ne savaient quand lever la tête ? Ses yeux parcoururent sa classe et il remarqua Harry Potter fixant l'homme dans les chevrons avec amusement. Bien, bien. Cinq points à Gryffondor.
« Allez William ! » La voix de l'homme raisonna dans la salle. « Les enfants ne peuvent pas être aussi mauvais ! » Il se leva de son siège et s'accroupit sur le chevron. « Tu n'en as qu'un qui a pu me trouver ! » Il désigna Harry. Toute la classe leva les yeux et le regarda.
« Très bien, Khalid, tu t'es amusé. Descends de là et présente-toi correctement avant que mes élèves ne s'enfuient. » Zareh fut surpris d'entendre le jeune Potter renifler, comme s'il était amusé par l'idée des élèves s'enfuyant.
« Tu ruines mon amusement, William. » L'homme sauta du chevron et atterrit directement derrière Harry. L'adolescent se tourna sur sa chaise et regarda l'homme. Il fut surpris de voir que celui-ci avait des yeux verts et des cheveux bruns comme lui, mais pas comme les siens. Il était pâle sous sa peau olivâtre et un sourire jouait sur ses lèvres comme s'il savait pourquoi Harry était amusé et trouvait son propre amusement dans la joie d'Harry. « Il y a toujours de l'espoir, je suppose » dit l'homme étrange identifié comme Khalid alors qu'il se dirigeait vers le devant de la pièce et loin d'Harry.
« Voici mon bon ami, Khalid Haven, que vous devez appeler Monsieur Haven jusqu'à ce qu'il vous dise le contraire. » Zareh s'arrêta au reniflement amusé de son ami. « Cinq point pour celui qui peut me dire pourquoi Monsieur Haven est là aujourd'hui » dit Zareh avec un sourire. Personne ne bougea dans la classe. « Quelqu'un doit savoir. » Ses yeux bougèrent sur Hermione, qui ne fit que hausser les épaules, les yeux écarquillés. « Personne ? »
« Et l'espoir est foulé au pied » grommela Haven dans sa barbe. Zareh lui envoya un regard noir. « Je pense, William, qu'un de tes élèves sait » dit-il en désignant Harry du doigt.
« Oui, Monsieur Potter ? » Zareh espéra qu'au moins un de ses élèves pourrait lui dire.
« Je ne suis pas sûr, Monsieur, mais allons-nous étudier les vampires aujourd'hui ? » dit Harry, ayant l'étrange sentiment qu'il avait raison. Il y avait eu quelque chose… d'étrange au sujet de Khalid Haven.
« Cinq points pour Gryffondor ! » dit Zareh avec un sourire. Il pouvait continuer à s'agripper à l'idée que ses élèves étaient plus intelligents que ce qu'ils montraient en classe. « Qu'est-ce qui vous a mis sur la voie ? »
« Heu, je ne suis pas sûr » éluda Harry. Il savait ce qui l'avait mis sur la voie, mais il n'allait pas annoncer à la classe que sa magie sans baguette s'était répendue autours de lui en vagues protectrices à cause de l'apparition du vampire. « Il n'était pas dans la pièce quand nous sommes entrés, mais il a réussi à apparaître silencieusement pendant les quelques premières minutes. » Harry s'arrêta et essaya de penser à une autre raison. « J'ai eu une impression de froid quand il s'est tenu derrière moi, et je ne connais que deux créatures qui font quelque chose comme ça. Je ne ressens pas le besoin de chocolat et il n'aspire pas mon âme, donc je pense qu'il est sûr de dire qu'il n'est pas un Détraqueur. » La classe comptait beaucoup de membres de l'AD et tous eurent un gloussement à la déclaration d'Harry. Sa réaction aux Détraqueurs était bien connue parmi eux et il plaisantait souvent là-dessus pour éloigner l'attention de son infirmité. Le rire était ma meilleure médecine de la manière la plus étrange.
Harry pencha la tête sur le côté alors que le vampire débitait à toute allure quelque chose dans un langage qu'Harry ne reconnut pas. Il fut encore plus surpris d'entendre Zareh répondre dans cette langue. Intéressant. Plus important, pourraient-ils lui enseigner cette langue ? C'était beau, et ça l'attirait de la même manière que la langue originale de Bleys.
« Oui, Monsieur Potter. Vous avez plutôt raison. Khalid est en fait un vampire et deux de ses caractéristiques sont les mouvements silencieux et un sentiment de froid quand une personne est près d'eux. Quelqu'un d'autre peut-il me dire quelque chose d'autre qui identifiera un vampire ? Oui, Mademoiselle Bones ? »
« Les vampires ne peuvent pas être au contact direct du soleil, dit-elle avant de froncer les sourcils. Il l'est, cependant, donc il ne peut pas être un vrai vampire » dit-elle avec un soupir.
Zareh se tourna vers Khalid et haussa un sourcil pour une explication. Le vampire sourit et montra ses crocs. « Une merveilleuse invention, la crème solaire. Ca me permet de sentir le soleil pendant à peu près quinze minutes. » Il haussa les épaules comme pour dire « que pouvez-vous faire ? »
« Je vous assure, Mademoiselle Bones, que Monsieur Haven est en fait un vrai vampire, lui dit Zareh avec un sourire pour son ami. Autre chose ? »
Harry se permit de tomber dans le schéma familier de la prise de note, bouleversé d'avoir déjà lu ce chapitre dans son livre (ne jamais permettre à Hermione Granger de vous envoyer les devoirs ; vous serez en avance d'au moins une semaine.) Il nota le dernier fait sur les vampires (les crocs) et ne put s'empêcher de sourire. Insecte exprimerait ses pensées de manière très articulées : « Peuh ! » Sa plume ralentit et il sentit des yeux sur lui. Il cligna des yeux et redressa la tête pour découvrir le vampire en train de le regarder.
Ce n'était pas un genre de regard à faire peur. Pas proche du niveau auquel Harry se sentirait effrayé. Non, c'était différent. La tête de Khalid Haven était penchée légèrement sur sa gauche comme s'il entendait quelque chose que le reste de la salle ne percevait pas, et il avait un sourire au coin des lèvres. Ces lèvres tiquèrent quand il découvrit qu'Harry le regardait. Les deux se regardèrent dans les yeux un moment et le sourire de Khalid s'élargit avant qu'il ne cligne des yeux et regarde le prochain interrogateur.
Harry étudia ses notes et décida que le vampire ne lui voulait pas de mal à ce moment ou, s'il lui en voulait, il attendrait pour attaquer plus tard. Harry entendit un rire dans sa tête quand il finit cette pensée. Comment puis-je attaquer quelqu'un qui est déjà mort ? Harry lâcha sa plume, jura dans sa barbe au bordel que ça causa et sortit sa baguette pour s'en débarrasser. Qu'est-ce que c'était ?
Un autre don. Inoffensif, je vous l'assure. Harry s'arrêta et fixa le vampire. Vous êtes très observateur.
Harry décida d'ignorer la voix dans sa tête. Après tout, entendre des voix, même dans le monde magique, n'était jamais un bon signe. Il entendit un rire dans sa tête. Un physique, un cerveau et un sens de l'humour ! Harry n'était pas fou ! Il ne l'était pas ! Pas fou, non. Pourquoi ces choses lui arrivaient-elles ? Ces choses vous arrivent car vous êtes tellement spécial, enfant éclair. Pourquoi est-ce que tout le monde continuait à l'appeler comme ça. Nous vous appelons comme ça parce que c'est qui vous êtes.
Harry en eut assez de la voix et monta ses boucliers d'Occlumencie au troisième niveau. La voix sembla bouder de se voir refuser l'accès mais le laissa seul. Harry maintint ses boucliers pendant le reste de la leçon et ignora tout le monde pour réciter ses répliques de Dracula dans sa tête. Il n'avait maîtrisé que la première partie à peu près, mais il voulait être prêt pour quand il retournerait à St Jude. Les répétitions n'étaient pas prévues de commencer avant deux mois, mais il voulait être prêt à commencer quand il rentrerait.
« Très bien. Je veux un rouleau de parchemin sur ce que vous avez appris aujourd'hui, ainsi qu'une liste de questions, des questions anonymes, de ce que vous aviez trop peur de demander aujourd'hui. » Harry rassembla son parchemin et ses plumes (il n'aimerait plus jamais les plumes après avoir eu des stylos à gel) de son bureau et les plaça dans son sac à côté de son journal. Il sourit à l'enthousiasme d'Hermione sur les devoirs et commença à la suivre dehors. « Monsieur Potter, s'il vous plaît, restez un moment. » Harry s'immobilisa alors qu'Hermione s'arrêtait à la porte. Rester un moment ? « Vous n'avez rien fait de mal. Ne vous inquiétez pas. » Hermione regarda Harry, jaugeant le niveau de danger.
« Tu peux y aller, Hermione. Je te verrai au prochain cours ou à la Tour. Ce qui viens en premier » dit-il en haussant les épaules. Hermione acquiesça et mit sa main dans son sac en partant. Harry savait ce que ça voulait dire. L'aide n'était qu'à un trait avec le Mini-Messager. Elle allait camper au bout du couloir.
« Je suis très impressionné par votre performance aujourd'hui, Monsieur Potter » dit Zareh.
« Merci, Monsieur » répondit Harry en bougeant ses pieds. « J'ai eu beaucoup de temps pour lire » ajouta-t-il comme moyen d'expliquer ses connaissances.
« Hum, oui, dit le vampire avec un sourire. Ca n'explique pas plusieurs choses que je trouve curieuses. Vos boucliers d'Occlumencie, par exemple. » Zareh fut tellement surpris qu'il en lâcha sa baguette. « Ou votre impressionnant contrôle. L'odeur de la mort est juste sous la surface, dit le vampire en prenant presque Harry dans ses bras. C'est intoxiquant » dit-il en prenant une profonde inspiration, goûtant visiblement l'odeur d'Harry.
Harry sursauta quand il sentit un corps de serpent chaud commencer à s'enrouler autour de son poignet. Il fixa Zen. « Recule, suceur de sang ! C'est mon humain ! Le mien, le mien, LE MIEN ! » Zen défia le vampire avec un sifflement. Le vampire regarda le petit serpent avec ravissement et lui chanta doucement. Harry leva les yeux alors que Zen continuait les assauts verbaux envers Khalid et tira Zen de son poignet pour le remettre dans la pochette spécialement chauffée de son cartable. « Je suis le Champion » siffla Zen de chez lui.
« Vous m'excuserez si je ne vous remercie pas du compliment » dit Harry en reculant d'un pas. Il détestait être proche des autres ! Haïssait ça. Les lèvres du vampire tiquèrent alors qu'il faisait deux grands pas en arrière et il adressa un sourire au garçon.
« Occlumencie ? dit Zareh dans un souffle. Tu connais l'Occlumencie ? »
« Oui Monsieur. » Harry tapota son front. « C'est un outil utile quand le Seigneur des Ténèbres a un lien dans votre tête » dit-il avec un sourire contrit.
« Donc, vous étiez celui à qui j'étais supposé enseigner ! » dit Zareh comme s'il avait juste fait la connexion. Il sursauta avant de se tourner pour regarder le vampire. « Vraiment ? » demanda-t-il à son ami, presque curieux. « Etrange. »
« Qu'est-ce qui est étrange ? » ne put s'empêcher de demander Harry. Il savait que la vie était trop bonne pour être vraie et il serait normal.
« Oh, je suis désolé, Monsieur Potter. Khalid me disait juste que vos boucliers sont assez forts pour le bloquer hors de vos pensées » expliqua Zareh.
« Donc, je ne deviens pas fou, dit Harry. Bien. »
Le vampire trouva ça amusant et rejeta la tête en arrière pour rire. Harry gloussa un peu quand il réalisa que l'homme était vraiment amusé et que le rire n'était pas moqueur. « Oh non, Harry Potter. Vous n'êtes pas fou, pas plus que moi. »
« Devrais-je être inquiet, monsieur ? » demanda Harry à son professeur. La question conduisit à plus de rire de la part des deux hommes.
« Oh, William. Tu ne m'as jamais dit que tes élèves pouvait être aussi amusants » dit Khaled avec beaucoup d'hilarité toujours présente dans la voix.
« C'est la première fois que j'ai le privilège de rencontrer Monsieur Potter. Il était dans une autre école jusqu'à récemment, expliqua-t-il à son ami. J'aimerai continuer ceci avec un déjeuner dans mon bureau, Monsieur Potter, si vous avez le temps maintenant. » Harry savait qu'il était libre jusqu'à deux heures cet après-midi. Dumbledore avait suggéré qu'Harry fasse la connaissance du professeur de défense. Harry savait que le directeur avait l'impression qu'une affection pour le sujet conduirait un à moment pour se lier pour tous les deux, comme Remus lui avait dit quelque temps auparavant. Harry était également curieux à propos de ce vampire qui semblait devenir de meilleure humeur à chaque seconde qu'Harry se tenait là à délibérer sur l'idée d'un déjeuner avec un professeur et un vampire.
« Il devra dire à sa jeune amie dans le couloir qu'il sera ici pour un petit bout de temps » dit Khalid avec un sourire narquois. Harry eut un sourire penaud et acquiesça.
« Ca me fera plaisir de rester, monsieur. Je vais y aller et dire à mon, euh, amie que je reste. » Harry mit son sac sur un bureau qui était près de lui et se dirigea vers la porte. Il passa sa tête par la porte. Hermione se précipita le long du couloir et le regarda.
« Tu es toujours en vie, dit-elle calmement. Bien » dit-elle d'une manière tellement terre à terre que Harry dut en rire. « Qu'est-ce qui se passe ? »
« Le professeur Zareh m'a invité à déjeuner. » Les yeux d'Hermione s'écarquillèrent et elle étudia Harry. « Ne t'inquiètes pas. Aucun sort n'a été lancé, lui promit-il. Je te verrai en métamorphose, d'accord ? »
« Je te retrouverai ici. Nous pourrons y aller ensemble. » Elle le serra brièvement dans ses bras puis disparut.
« Ton amie t'aime » dit Khalid directement derrière lui. Harry se retourna et se trouva nez à nez avec le vampire.
« Vous aimez vous faufiler derrière les mortels, n'est-ce pas ? » demanda Harry en se rapprochant du mur et en faisant quelques pas pour s'éloigner du vampire.
« Leur panique est toujours comique » dit Khalid avec un sourire narquois. Il joua avec sa langue sur un de ses crocs et offrit un sourire à l'adolescent. « Toi, bien sûr, tu n'es pas paniqué à la vue d'un vampire. Juste à l'idée que quelqu'un soit si proche de toi. » Khalid tressaillit quand les boucliers d'Occlumencie d'Harry fermèrent fermement les pensées du garçon. « Pas besoin de ça, dit Khalid en frottant un endroit entre ses sourcils. La conclusion ne venait que d'observations, pas en fouillant dans votre esprit. » Khalid se détendit quand Harry relâcha ses boucliers. « Merci, Monsieur Potter. »
« J'ai raté quelque chose » dit le Professeur Zareh de son bureau où il fermait sa mallette. « Qu'importe. Déjeuner, messieurs ? » Il ouvrit la porte de son bureau et fit signe à Harry et Khalid. Harry permit au vampire de passer en premier, mais le professeur refusa d'entrer. Harry suivit le vampire et sa magie se serra autour de lui. Rien ni personne ne pourrait le blesser maintenant. Pas par des moyens magiques en tout cas. Des moyens physique, et bien, Harry aurait quelques secondes d'avertissement. Khalid lui adressa un regard amusé et s'installa langoureusement dans un fauteuil devant la cheminée.
« Asseyez-vous où vous voulez, Monsieur Potter, dit le professeur Zareh d'un geste de la main. Mettez-vous à l'aise. » Harry acquiesça et regarda autour de lui pour trouver un siège.
« Ce que mon cher ami veut dire est : 'Détendez-vous. Personne ici ne va essayer de vous tuer' » dit le vampire de son fauteuil. Il agita sa main et un gobelet apparut au niveau de son coude.
« Heu, oui » dit Zareh, ayant l'air un peu mal à l'aise. « Avez-vous réellement pensé ça, Monsieur Potter ? » demanda Zareh en s'asseyant à sa place. « Pensiez-vous que je vous voulais du mal ? »
« Je n'ai pas la meilleure des histoire ici à Poudlard. Ma troisième année est la seule année où le professeur de Défense n'a pas consciemment essayé de me blesser d'une manière ou d'une autre. J'ai appris à être prudent. »
« Paranoïaque » commenta le vampire.
« Ca aussi, agréa Harry. Ca m'a sauvé la vie. » Le regard d'Harry passa de l'un à l'autre et il soupira. C'était une situation gênante. Il ne connaissait pas ces gens et ne pouvait pas identifier la raison pour laquelle il avait accepté au premier abord. « Peut-être que c'était une mauvaise idée, dit-il en mettant son sac sur l'épaule. Merci pour l'invitation, monsieur, mais peut-être une autre fois ? » Harry alla à la porte et l'ouvrit. Il entendit vaguement Zareh l'appeler mais accéléra son allure jusqu'à ce qu'il soit en sécurité dans le couloir. Il s'appuya contre le mur et ferma les yeux. Il n'était pas sûr de combien de temps il arriverait à sauver les apparences.
Ok, ça commençait à l'énerver. Dumbledore l'avait coincé à plusieurs moments pendant la journée 'pour vérifier qu'il allait bien.' Harry savait qu'il avait demandé aux autres professeurs, particulièrement McGonagall et Zareh, de le surveiller. Il n'était pas du tout autorisé à aller dehors, même sur les marches. Il se sentait malade s'il essayait de quitter le château. Plus il s'éloignait, pire c'était. Il avait même commencé à perdre la vue à un moment. Il était rentré en rampant à l'école et avait tremblé dans un coin poussiéreux pendant quelques minutes avant de regagner sa capacité à se lever. Dumbledore l'avait manqué là et pour une bonne raison. Harry aimait les sorts d'invisibilité.
Son appétit avait décliné. C'était une affaire maintenant de s'asseoir à la table des Protecteurs (Dumbledore lui avait ordonné de s'asseoir là à tous les repas sans fautes) et de prétendre d'être joyeux et intéressé par les exploits d'Aurors du passé. Il écoutait à moitié d'une oreille en récitant ses répliques de Dracula dans sa tête. L'eau ne semblait pas exister à la table des Protecteurs. Ils voulaient du jus de citrouille et de la biérraubeurre et le directeur leur faisait plaisir. Sa seule consolation était que Neville était à la table des Protecteurs. Harry l'avait déclaré son voisin de table au premier repas et avait lutté pour s'asseoir à côté de lui, ignorant facilement la personne de l'autre côté.
Son sommeil n'était pas génial non plus. Il avait l'impression que le lit l'étouffait avec toutes ses draperies et ses oreillers. Il avait du mal à trouver un endroit confortable et puis à rester endormi une fois qu'il atteignait ce stade. Un mouvement d'un de ses camarades de dortoir le réveillait. Il savait qu'il n'avait aucune raison réelle d'être paranoïaque pendant qu'il dormait, mais il avait fait plus d'un rêve où Dumbledore lui faisait quelque chose pendant qu'il dormait. Il ne croyait pas que le dortoir était un endroit sûr, même avec des preuves concrètes que Dumbledore n'était pas là. Ca ne faisait jamais de mal d'être prudent. Ajoutez son inquiétude que Voldemort l'appelle pour une leçon, et son sommeil était complètement hors de contrôle. Il pouvait rattraper d'étranges moments de sommeil pendant qu'il était à la bibliothèque avec Hermione et Drake, ou pendant son temps libre, mais ça ne compensait pas la quantité qu'il perdait chaque nuit.
Harry s'était aussi trouvé à rejoindre les autres pour leur entraînement matinal… à l'insistance de Dumbledore, bien sûr. C'était ridiculement facile comparé aux entraînements de Sensei. Quelques sorts, quelques tours autour de la salle pour finir avec une leçon d'histoire et de stratégie. Il hésitait à comprendre ses sentiments exacts pour ces leçons, mais le mot 'pathétique' restait sur ses lèvres quand on lui demandait ce qu'il en pensait. L'AD avait été un peu plus dur que ces leçons. Et ils devaient protéger toute l'école ? Neville était d'accord avec lui mais « Dumbledore lui-même avait planifié les leçons avec Maugrey » et rien d'autre ne pouvait être dit là-dessus.
Sensei le tuerait. Il savait que Sensei n'aimerait rien de plus que de poser ses mains autour de sa gorge et de serrer jusqu'à ce qu'il en meure pour ne pas prendre soin de lui-même comme il devrait. Harry ne pouvait pas s'en empêcher. Il ne pouvait pas s'empêcher de ne pas avoir d'appétit que des potions ne pouvaient aider, ou qu'il avait trop peur pour avoir une nuit complète de sommeil. Oui, il avait peur. Il était absolument terrifié. Il voulait juste rentrer à la maison ou à St Jude. Ce n'était pas possible. Il avait coincé Draco dans le couloir et lui avait demandé toutes les informations sur les tuteurs magiques, jusqu'à la dernière. Drake lui avait tout redit et Harry avait découvert une chose qui le dérangeait grandement.
Il n'avait aucun vrai droit. Le rituel agirait qu'importe la manière dont il le combattait. Il ne pouvait pas le briser. Il ne pouvait pas le changer, même avec sa propre magie. Le rituel durerait jusqu'à ce qu'il soit majeur ou soit pris par quelque force extérieure. Aussi longtemps qu'il était « l'enfant » du rituel, il ne serait pas capable de faire quoi que ce soit. Le rituel était fait pour les protéger lui et sa magie. Son corps ne ferait que s'arrêter s'il en utilisait trop. Il s'évanouirait juste et Dumbledore serait celui qui le réveillerait. Il ne serait pas capable de se réveiller sans la magie de Dumbledore. Albus Dumbledore avait le contrôle total de lui et de sa magie. Ce n'était pas juste.
Remus avait parlé aux avocats d'Harry à propos du rituel et lui avait envoyé un message via le Mini-Messager. Les nouvelles n'étaient pas ce qu'Harry avait espéré. Ils avaient en fait réussi à se mettre d'accord sur quelque chose : le rituel était complètement liant, que la magie d'Harry soit hors de contrôle ou pas. Les deux avocats avaient déposé une plainte au nom de Harry, mais le ministre ne voulait pas écouter. Dumbledore lui avait dit que la magie de Harry avait provoqué l'arrêt de son coeur et c'était toute l'excuse dont avait eu besoin Fudge pour permettre à Dumbledore de prendre un contrôle total. Ok, ils avaient des preuves, mais ça ne voulait pas dire qu'ils avaient le droit !
Harry jeta son badge de « Protecteur » dans la malle qu'il avait empruntée et eut un rictus méprisant. S'il avait un première année de plus qui venait le voir pour lui demander comment il allait vaincre Voldemort… « Harry, mon garçon » dit la voix de Dumbledore un moment après que sa magie l'ait prévenu. « Es-tu occupé ? »
« J'ai un peu de devoir… » répondit lentement Harry.
« Ne t'en fais pas. Je ferai savoir au professeur que tu étais avec moi » dit Dumbledore, faisant signe à Harry de se rapprocher de lui. « Où est ton badge ? » demanda-t-il d'une voix inquiète.
« Dans ma malle » répondit Harry. A quoi jouez-vous, Monsieur le Directeur ? pensa Harry.
« Va le chercher, mon cher enfant. Tu dois toujours te souvenir de le porter. » Harry retourna à sa malle et prit le badge, l'attachant devant ses robes, se sentant un peu plus lourd avec son poids. « Viens, Harry. Nous avons beaucoup à faire » dit le Dumbledore en conduisant Harry hors du dortoir des Protecteurs.
« Que faisons-nous, monsieur ? » demanda Harry en desserrant sa cravate.
« Juste une petite réunion » répondit Dumbledore d'un air absent. Oh, ça doit être cette réunion avec les professeurs qu'il a mentionné hier. Harry le suivit, se demandant quand il pourrait aller au lit. Il était épuisé. Il fronça les sourcils quand il réalisa qu'ils étaient hors de la Grande Salle. Ce n'est pas normal. « Ca va, Harry ? » demanda Dumbledore en se tournant vers lui. Il tendit la main et remit la cravate de l'adolescent. « Reste juste près de moi et tout ira bien, mon garçon. » La baguette du directeur enleva les plis inexistants de la robe d'Harry et le vieil homme sourit à celui-ci.
« Oui, Monsieur. » Harry n'était pas exactement sûr de ce qui allait se passer. Quel genre de réunion serait-ce ? Dumbledore agita sa baguette vers les portes et celles-ci s'ouvrirent.
Harry s'enfuit presque. La Grande Salle était remplie de beaucoup trop de monde pour le confort d'Harry. « Allez, Harry » dit Dumbledore, le poussant par l'épaule. Harry prit une profonde inspiration et essaya de se convaincre que ce n'était rien de plus qu'une représentation. Il se redressa et sentit qu'il se transformait en Edmond. Il s'avança et vit Dumbledore lui désigner la grande table. Harry acquiesça et commença à se diriger par là, seulement pour être arrêté par une main sur son épaule. « Harry, laisse-moi te présenter le Ministre de France, Laurent Devereaux. Monsieur le Ministre, voici Harry Potter. »
« Je suis ravi de vous rencontrer, Monsieur Potter » dit le Ministre en tendant la main. Harry acquiesça et la serra.
« Moi de même, Monsieur le Ministre » dit Harry avant que Dumbledore ne le dirige vers ce qui semblait être une file qui attendait d'être reçue. Ce doit être une plaisanterie. Je suis montré comme si j'étais une sorte de célébrité. Heu… Oubliez ça. Harry rencontra beaucoup trop de monde pour s'en souvenir. Note à soi-même : avoir un Dictaphone quand on apprend le nom des gens. Ce qui suivit fut une épreuve de presque vingt minutes où il fut présenté à différentes « personnes importantes. » Il ignora sa colère contre Dumbledore et se conduisit en gentleman, mais il ne voulait rien de plus que de s'enfuir de la Grande Salle et de quitter Poudlard dans la foulée. Les présentations finirent enfin quand ils atteignirent la grande table, mais Dumbledore en promit plus plus tard. Oh, joie.
« Merci à tous d'être venu avec aussi peu de préavis. Comme beaucoup d'entre vous pouvez voir, Harry est finalement venu. » Des applaudissements épars s'élevèrent dans la salle. Ouais, j'ai été kidnappé et je suis maintenant retenu contre ma volonté. « Ne vous inquiétez pas si vous ne l'avez pas encore rencontré. Il y aura beaucoup de temps après la réunion. » Dumbledore fit signe à Maugrey de s'avancer et l'Auror paranoïaque commença une présentation de ce qu'ils savaient des dernières activités de Voldemort. Harry dut pratiquer un exercice relaxant pour s'empêcher de rire. Leurs informations étaient horriblement dépassées. Harry jeta un coup d'œil à Zareh et se demanda ce que celui-ci racontait à l'Ordre pour avoir des informations aussi horribles. Même Harry était mieux informé qu'eux tous… bien sûr, ça pouvait être dû au fait que Voldemort croyait qu'Harry devenait lentement mauvais.
« Je vois ce grand sourire » Harry entendit Remus murmurer derrière lui.
Harry se retourna et lui sourit. « Bonjour, Remus » répondit-il dans un murmure.
« Nous parlerons plus tard » lui dit Remus en se rasseyant dans sa chaise. Harry acquiesça et retourna son attention sur le Ministre Bulgare qui avait un rapport fascinant sur la Magie Noire en général. Que quelqu'un me sauve. Ca ressemblait au cercle d'histoires à l'école primaire.
Harry décrocha pendant l'exposé et récita ses répliques de Dracula dans sa tête. « Ah, écoutez les… enfants de la nuit…quelle musique faisaient-ils ! » Harry ne pouvait pas comprendre pourquoi Dracula aimait ou faisait la moitié des choses qu'il faisait. Il ne « devenait » pas Dracula comme il l'avait fait avec Edmond. « Je ne bois jamais… de vin » Oui, mais pourquoi ? Pourquoi Dracula s'exprimait-il de cette manière ? Harry fronça les sourcils. Il ne pouvait juste pas comprendre son rôle. Il détestait l'admettre, mais il avait besoin de Bevie.
« Harry, mon garçon ? demanda Dumbledore d'une voix calme. Est-ce que tu vas bien ? »
« Oui, Monsieur le directeur. Juste fatigué » lui dit Harry avec un petit sourire. Souris et ignore le, Harry. Souris juste et ignore le. Tu sortiras d'ici… à la fin. Harry n'eut pas la chance de parler à Remus après la réunion, ou à personne d'autre qu'il connaissait. Il fut conduit et poussé d'un groupe à l'autre sans une chance de protester. Ils étaient tous oh tellement contents de le rencontrer. Il voulait vomir. Ils étaient contents de rencontrer le Survivant. Personne ne se souciait le moins du monde « d'Harry. » Une offre de plus, juste une offre de plus d'un travail dans le Quidditch, le renforcement des lois, l'enseignement ou l'écriture et je montrerai peut-être juste à tout le monde pour quoi Dumbledore m'a lié à lui… pour contrôler ma magie.
Harry en eut finalement assez et s'éloigna de la dernière personne. « Je suis désolé. J'ai encore des devoirs » dit-il avec un rire embarrassé. Il évita les mains de Dumbledore et s'enfuit de la Grande Salle. Il sentit le lien commencer à s'activer et l'ignora en montant les escaliers en courant. Tu peux t'évanouir au lit. Il se poussa jusqu'au deuxième étage et gronda quand son estomac se rebella. Tu veux jouer comme ça, Dumbledore ? Harry eut un sourire narquois et changea sa course pour l'Infirmerie. Il avait le sentiment que l'infirmière ne savait pas pour le lien et traiterait les symptômes. Ca donnerait à Harry un petit moment de paix contre le vieux fou manipulateur.
Harry se sentait certainement malade au moment où il se força à franchir les portes du domaine de Madame Pomfresh. Il vomit, mais rien ne vint. « Monsieur Potter ? demanda Madame Pomfresh avec inquiétude. Qu'est-ce qui ne va pas ? » Elle sortit sa baguette et le fit léviter sur un lit. Il essaya de se redresser et de se détendre, mais se trouva ayant besoin de s'enrouler autour de son estomac rebelle. « Vous ne vous sentez pas bien du tout, n'est-ce pas ? » demanda-t-elle en invoquant une bassine. Harry ne put que secouer la tête alors qu'elle allait vers l'armoire à potions. Il se demanda quel bien feraient les potions dans son état. Il décida qu'il le tenterait. Il ne pensait pas que Dumbledore se disputerait avec Madame Pomfresh au sujet des actions de celle-ci. Elle ne savait certainement pas au sujet du lien. Elle aurait dit quelque chose là-dessus.
Harry lâcha la bassine et permit à l'infirmière de changer son uniforme en pyjama. « Voilà » dit-elle avec une gentille voix qui lui rappela Tante Pétunia. Une boule inconnue se logea dans sa gorge. Etait-ce… le mal du pays ? « Prends celle-là. » dit-elle en lui passant une fiole. Harry l'avala et sentit la nausée diminuer à un niveau gérable. « Celle-là pour réduire ta fièvre. » Harry la prit et la lâcha presque, choqué, quand elle tendit la main et caressa ses cheveux. Harry avala difficilement, essayant d'ignorer la boule persistante qui rendait sa respiration difficile. « Allez. Prenez-là » dit gentiment Pomfresh. Harry fit comme on lui disait puis couvrit son visage de ses mains pour se calmer. « Monsieur Potter ? Harry ? Qui y-t-il ? demanda Pomfresh. Qu'est-ce qui ne va pas ? »
Harry prit une profonde inspiration pour combattre les larmes qui menaçaient de détruire les derniers lambeaux de sa dignité d'adolescent et baissa ses mains. « Je veux rentrer à la maison, dit-il honnêtement. Ma tante me manque. »
« Cinq ans à l'éviter comme un détraqueur et maintenant vous voulez rentrer ? dit Pomfresh d'une voix sceptique. Qu'est-ce qui a changé ? »
« Elle, répondit Harry. Je peux aller dormir maintenant ? »
Pomfresh le regarda quelques secondes avant d'acquiescer. « Je vérifierai que tu vas bien plus tard. Ne quitte pas ce lit » ordonna-t-elle. Elle adressa à Harry un regard qui promettait une mort certaine s'il décidait de faire autrement.
« Non, Madame. Je vais rester juste là. » Il remonta la couverture jusqu'à son menton, mit ses lunettes sur la table de nuit et ferma les yeux. Il put voir la lumière faiblir derrière ses paupières. Il se tourna sur son oreiller et laissa sortir toute la frustration, la peur et la colère qu'il avait ignorées depuis qu'il s'était réveillé ici. Il ne vit ni ne sentit Madame Pomfresh le regarder.
Et un grand merci à Lys qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
