Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
Ce site n'autorise plus les auteurs à mettre les réponses aux reviews dans les chapitres, et vu comme on sait comme ils peuvent être pointilleux... Voila comment je vais faire :
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/Flash-back/
Dumbledore était assis dans son fauteuil et se considérait chanceux de voir un autre réveillon de Noël. Le château était presque vide. Seuls Severus et Minerva était restés ce soir. Il regarda tristement l'objet enchanté devant lui. Il flashait. Ca voulait dire que le Professeur Trelawney avait dit quelque chose qui sortait de l'ordinaire. Une prophétie, très probablement. Dumbledore rassembla son courage et tapota le petit objet argenté avec sa baguette. Un nuage de brume s'éleva de l'objet et se fondit dans un cercle. L'Elu est gêné. Sept jours de répression et de repos donneront du pouvoir à l'Elu. Son pouvoir conduira à la défaite de son ennemi. L'Elu est gêné. De la répression et du repos le libèreront.
Dumbledore fixa le cercle pendant quelques instants jusqu'à ce qu'il disparaisse. Il cligna des yeux et regarda Fumseck. « Harry n'a pas beaucoup de repos, n'est-ce pas, Fumseck ? » demanda Dumbledore au phénix. Celui-ci poussa quelques notes et retourna lisser ses plumes. « Peut-être que le garçon est juste fatigué. Il a eu quelques moments stressant, dernièrement, médita le vieil homme. « Sept jours de suppression et de repos » est ce dont il a besoin pour devenir plus fort, selon la prophétie. J'ai déjà commencé… » Dumbledore laissa sa phrase en suspens et une main se leva pour caresser sa barbe. Il plongea profondément dans ses pensées et considéra ses options. Plus tôt ça arriverait, plus tôt Harry pourrait vaincre Voldemort. Un plan lui vint à l'esprit. Le seul élément manquant était Harry Potter
/Fin du flash-back/
Harry accepta le dossier de parchemins que Kreaturr lui tendait et le remercia. Le petit elfe s'inclina et disparut avec un petit pop. Harry ouvrit le dossier pour trouver deux lettres au-dessus. La première était de sa tante, exprimant son inquiétude pour Harry et son combat avec le Ministre de la Magie. Rien ne se passait de ce côté, mais elle se « transformait en vraie peste » devant le Ministre. Harry sourit à la phrase et plia le papier avant de la glisser dans sa poche. La seconde lettre était de Remus, détaillant le combat contre la représentation magique, l'inquiétude de Paul pour Harry, et l'habitude de jurer de Sensei... Harry était presque content d'être à Poudlard. Sensei en colère n'était pas une jolie chose à voir. Il rangea la seconde lettre et regarda la feuille suivante. Une petite note était écrite en haut.
Harry,
Celles-ci t'ont accepté sans question. Tu as juste à dire un mot.
Harry n'eut pas besoin de voir la signature de Remus. Il regarda la liste d'écoles et eut un sourire narquois. Il tenait une liste de quinze écoles magiques différentes, plus une liste de sept tuteurs différents, tous voulant bien l'accepter au moment où il le voudrait. Il plia la liste et utilisa une touche de magie pour la coller dans sa chemise. Il voulait que personne ne trouve cette liste. C'était sa dernière méthode désespérée de défense. Il doutait que Dumbledore serait content d'apprendre qu'il avait d'une certaine manière contactée d'autres écoles pour demander à y être admis. En fait, l'homme serait livide. Harry ne pouvait pas attendre d'utiliser ça.
Il regarda le reste de ses papiers, des choses qui avaient besoin de sa signature pour certaines de ses holdings ou l'approbation pour les équipes que Remus avait engagées pour rebâtir une des maisons de Harry. Le garçon fit sécher ses signatures avec un petit sort et les replia en une liasse. Il écrivit une rapide note pour sa tante et Remus, supposant qu'ils seraient ensemble, comme ils l'étaient souvent depuis qu'Harry avait disparu. Kreaturr était toujours content de faire un voyage supplémentaire si c'était nécessaire.
Harry l'appela et lui donna les papiers, souriant alors que le petit elfe lui donnait un million de raisons pour lesquelles il aimait travailler pour lui. Il envoya l'elfe chez sa tante et retourna à ses devoirs. Ses autres cours lui manquaient. La magie était bien et c'était intéressant de lire la théorie, mais il savait que c'était différent pour lui. Il n'avait plus besoin de la théorie, il avait l'instinct.
Il sentit Zen glisser le long de son bras et venir se tenir sur sa tête. « Je suis le Roi de la Montagne ! » Zen s'était mis à jouer au jeu du Roi de la Montagne tout seul, juste parce qu'il était le seul serpent autorisé à jouer, ce qui voulait dire qu'il gagnait à chaque fois. Harry ne put que lever les yeux au ciel à ses bêtises.
« Harry. » Celui-ci ferma les yeux et prit une profonde inspiration pour se calmer. Il se tourna et vit Ron se tenir sur le seuil. « Dumbledore veut te voir » dit celui-ci, faisant signe à son ami de se lever.
« Très bien » dit Harry en mettant ses robes d'extérieure et en plaçant Zen dans sa poche spéciale. Il ne se sentait plus à l'aise dans les robes. Elles le restreignaient et gênaient ses jambes. McGonagall avait dû le menacer plus d'une fois pour ne pas s'être habillé comme il convenait. « Est-ce que tu sais pourquoi ? » demanda-t-il à Ron en commençant à descendre les escaliers.
« Non, je ne sais pas » répondit celui-ci en le suivant.
« Oh. » Harry devint silencieux en quittant le dortoir des Protecteurs et en se dirigeant vers le bureau de Dumbledore. Il remarqua que Ron marchait à côté de lui. « Tu n'as pas à venir avec moi, tu sais, dit-il avec un sourire. Je suis capable d'y aller seul. » Il rit un peu et tourna à un coin.
« Je sais ça, mec » répondit Ron avec un de ses sourires. « C'est juste que je ne passe plus de temps avec toi. Ou je ne te parle plus. Ou je ne te vois plus. Ou… »
« D'accord, j'ai compris, dit Harry en coupant Ron d'un geste. Je t'ai manqué, dit-il calmement. Je ne savais pas que tu tenais à moi, Ron. » Harry battit des paupières en direction de Ron comme il le ferait avec Insecte. Ron ne l'apprécia pas de la même manière qu'Insecte.
« Tu sais que je tiens à toi, dit sèchement Ron. Ma famille te considère comme un des siens, Harry. » Ron attrapa le bras d'Harry et l'arrêta. « Ma mère s'est inquiétée pour toi pendant la majeure partie de l'année et tu ne t'es jamais embêté à la contacter du tout. Ginny a pleuré pour toi. Toute ma famille tient à toi et tu agis comme si ça ne voulait rien dire. Tu n'as fait que bouder depuis que tu es revenu. Tu m'évites, Madame Pomfresh t'a dispensé d'entraînement matinal, un entraînement dont tu as besoin plus que quiconque, et tu essaies de t'éloigner de moi maintenant. » Ron poussa Harry contre le mur et le tint là. « Qu'est-ce qui ne va pas avec toi ? » demanda Ron, serrant les robes d'Harry.
« Attention, mec. Les gens pourraient penser que nous faisons quelque chose » dit Harry avec un regard concupiscent. Le visage de Ron devint rouge. Mauvaise chose à dire, Harry. Bon boulot.
« Tu as changé, Harry, et ce n'est pas pour le mieux. Tout le monde voit cet enfant quand il te regarde, après que tu te sois battu pour être traité comme un adulte. Tu ne peux pas avoir les deux, mec, grogna Ron. Les Protecteurs ont été créés pour vous protéger, toi et l'école, mais nous ne pouvons pas te protéger si tu nous évites. Tu es en danger, Harry. »
Celui-ci en eut assez du prêche de Ron. Il le repoussa. « Je suis toujours en danger ! Chaque seconde de ma putain de vie ! Voldemort m'a attaqué plusieurs fois et je suis toujours debout. Tu penses que c'est de la chance ? Ce n'est pas de la chance. Je l'ai combattu à chaque fois et je le combattrai encore. Tout seul. La protection ne compte pas. Ce qui arrivera arrivera. Appelle ça le destin ou appelle-le le sort. Peut importe comment tu l'appelles, laisse-moi juste tranquille ! » Harry fit demi-tour et commença à s'éloigner, sachant qu'il pourrait faire quelque chose qu'il regretterait s'il restait. Ron le rattrapa et reprit à nouveau son bras, forçant Harry à se retourner. « Arrête de me malmener ! » ordonna sèchement Harry en s'éloignant de Ron.
« Tu n'écouteras rien d'autre ! cria Ron. Peut-être que ton oncle savait quelque chose sur toi que nous ignorons ! » Le commentaire lui fit l'effet d'une gifle. Il ne pouvait pas croire que Ron avait juste dit ça. Ron, entre tous, lui jetait la maltraitance de Vernon au visage. Harry enleva son bras de la prise de Ron et se recula. « Maintenant, arrête d'agir comme un enfant gâté et laisse-moi faire mon travail » dit Ron en prenant gentiment le bras d'Harry et en le dirigeant vers le bureau de Dumbledore.
Harry toléra ça pendant quelques secondes. Il reconnut les symptômes du choc et prit une profonde inspiration. Il enleva son bras de la prise de Ron à nouveau et fit un pas en arrière quand celui-ci tendit de nouveau la main. « Ne me touche pas, gronda Harry. Personne n'a le droit de me toucher » dit-il calmement, se souvenant des mots de Paul.
« Je suis ton Protecteur. Je suis supposé te toucher. Arrête de faire l'idiot » dit Ron en tendant le bras pour attraper le bras d'Harry encore une fois.
Harry claqua la main de Ron pour l'éloigner et fit un autre pas en arrière. « Tu n'as pas besoin de me toucher pour me protéger » dit Harry sans émotion.
« Tu es irrationnel en ce moment. Laisse-moi juste faire mon boulot et tout ira bien. » Ron tendit de nouveau la main vers lui et Harry recula. « Arrête d'être difficile » dit Ron dans un ton qu'il utilisait avec les premières années. Ca suffit.
« Difficile ? questionna Harry. Difficile ? » Il dit un mot qu'il avait entendu utilisé par Bleys et dont il était sûr que c'était un juron. Il adressa un regard noir à Ron et se demanda si c'était de la haine qu'il ressentait, ou quelque chose d'autre. « Va te faire foutre » dit-il sèchement avant de s'éloigner à grands pas.
« Ce n'était pas nécessaire ! » dit Ron en suivant Harry. « Arrête d'agir comme un enfant ! » lui aboya-t-il après.
Harry se retourna pour faire à nouveau face à Ron et sortit sa baguette. Il regarda Ron en le visant et vit le corps de celui-ci se tendre en réaction à la menace.
« Je ne vais pas t'attaquer, Harry » dit Ron en levant légèrement ses mains comme pour se rendre. « Il n'y a pas de danger ici, mec » dit-il lentement.
« Bizarre. Mon instinct me dit le contraire » répondit Harry, s'éloignant du jeune Weasley à nouveau. « Ne me touche pas. Ne me regarde pas. Ne t'approche plus de moi. Je ne serai pas responsable de mes actions si tu le fais. »
« Je ne suis pas l'ennemi ici, Harry » lui dit Ron en essayant de l'approcher. Harry le garda en place avec un rapide mouvement du bout de sa baguette. Ron s'arrêta et reprit sa position. « Tu peux me faire confiance, mon ami. »
« Je ne suis pas ton ami. Aussi longtemps que tu ne pourras pas penser par toi-même. » Harry regarda le visage de Ron redevenir rouge. « Je ne peux pas te faire confiance, ni à personne d'autre ici. » Il appela sa magie et envoya un nuage de fumée dans le couloir entre lui et Ron alors qu'il s'enfuyait en courant. Il sentit le sort une seconde avant qu'il n'apparaisse et l'évita. Ron venait juste d'essayer de le pétrifier ! Oh, oui. Cette amitié est finie jusqu'à ce que Dumbledore arrête de prendre les décisions pour Ron.
Harry courut le long du couloir et entra dans les toilettes des filles. Il adressa un signe de tête à Mimi Geignarde et siffla en direction du lavabo. L'entrée de la Chambre des Secrets s'ouvrit et il glissa le long du tuyau, sa magie sans baguette rendant le voyage propre, à la place de celui encrassé de dépôt gluant de sa seconde année. Il atterrit sur ses pieds et soupira. Il avait le sentiment qu'il ne serait pas capable de rester là très longtemps, mais il prendrait ce qu'il pourrait avoir.
Il passa à côté du basilic pourrissant et s'installa sous une des statues. Il fit un petit geste de la main et les torches qu'il n'avait pas su être là avant s'éclairèrent avec un feu qui donna une étrange lumière bleue. Hermione voudrait les étudier. Un autre geste de la main fit disparaître la poussière, les débris et le corps pourrissant vers une salle de classe inutilisée. Peut-être qu'il pourrait donner le corps à Snape.
Ses yeux parcoururent la pièce et s'arrêtèrent. Salazar Serpentard le fixait et Harry eut un sourire ironique. Il avait trouvé un endroit privé avec le Maître des Serpents. Il appuya sa tête en arrière et soupira. Il supposa qu'il pourrait rester ici quelques heures avant que Dumbledore ne s'impatiente et utilise le truc du lien. Probablement jusqu'au dîner. Ca faisait près de deux heures de paix qu'il pourrait avoir… en supposant que Ron ne devine pas où il était allé et que Mimi Geignarde ne le dénonce pas. Zen sortit de sa poche et regarda autour de lui. « Cet homme aimait les serpents » dit-il d'une voix émerveillée.
« Il pouvait leur parler, tout comme moi » lui dit Harry avec un sourire.
Zen regarda à nouveau autour de lui avant de glisser vers la plus haute statue qu'il put trouver. Harry le la regarda grimper et s'installer en haut de la tête de Salazar Serpentard. Le serpent vérifia qu'il avait l'attention d'Harry et siffla : « Je suis le Roi de la Montagne ! Je suis le Roi de la Montagne ! » Harry s'écroula en arrière de rire à cause des bêtises du serpent. Zen était le seul roi de la montagne dans cette salle de serpents.
« Donc vous pouvez rire ! » Harry sursauta à la voix et bondit sur ses pieds, un de ses piques de lancer tombant dans sa main alors qu'il se mettait dans une position défensive. Son esprit se précipita pour identifier la voix qu'il avait entendue, et il se détendit. Il bougea sa main pour que le dard reste juste dans sa manche. Il se tourna pour voir le vampire assis nonchalamment contre un des piliers.
« Monsieur Haven ? » Harry était complètement perplexe quant à la manière dont le vampire avait réussi à avoir accès à la Chambre des Secrets. « Comment êtes-vous arrivé ici, monsieur ? » demanda-t-il alors qu'il rangeait discrètement son pique de lancer.
« Hum. Les protections ne veulent pas dire grand-chose pour quelqu'un dont le cœur ne bat pas. Je suis invisible pour eux ! » annonça-t-il, ayant l'air extrêmement content de lui. « La seule question qui reste est : pourquoi êtes-vous là ? » demanda-t-il à Harry.
« J'évite juste quelques personnes, répondit honnêtement celui-ci. J'avais besoin de réfléchir. » Il haussa les épaules et se rassit. « Pourquoi êtes-vous là ? » demanda-t-il poliment.
« Une chance de passer du temps avec un jeune homme aussi intoxiquant ? dit lentement Khalid. Je ne pouvais pas la laisser passer. »
« Je ne suis pas vraiment sûr de la manière de prendre ce commentaire » dit calmement Harry. Le vampire le rendait vraiment perplexe.
« Comme un compliment. Je n'ai pas d'intention contre votre vertu » dit le vampire en se baissant pour s'asseoir à côté d'Harry. Celui-ci rougit et décida de ne pas commenter. Il ne voulait pas se mettre dans l'embarras. Il sortit son livre pour la pièce de Dracula et décida que le vampire ferait ce qu'il voulait. « Qu'est-ce que c'est ? » demanda celui-ci à l'adolescent quand il vit le livre.
« Mon professeur de théâtre à mon autre école veux que je joue 'Dracula' dans la pièce de l'école. J'essaie de mémoriser mes répliques » lui dit Harry sans relever les yeux de son livre. Il ne vit pas les yeux du vampire s'allumer de joie, mais il l'entendit dans sa voix.
« Vous allez jouer 'Dracula' ? Un vampire ? Comme c'est merveilleux ! » dit Khalid en lui arrachant le livre. « Ca amuserait Dracula de voir cette pièce. »
« Vous parlez comme si c'était une personne réelle » dit Harry en le reprenant.
« Il serait très offensé d'entendre que vous pensez qu'il n'est rien de plus qu'un personnage de fiction » l'informa Khalid en lâchant le livre.
« Il est réel. Et vivant ? » demanda Harry, choqué.
« Très réel et très en vie. C'est un artiste en ce moment, il peint des paysages la nuit. Il est assez bon » offrit Khalid. Harry ne put que secouer la tête avec étonnement. Il n'y avait que lui pour apprendre que Dracula était toujours en vie. « Donc, comment jouez-vous Dracula ? demanda Khalid d'une voix excitée. C'était un prince, vous savez. »
« Je ne savais pas, admit Harry. Je ne comprends pas le personnage, ce qui le rend très difficile à jouer, expliqua-t-il avec un air ironique. Mon premier rôle m'est venu naturellement, mais celui-là n'a pas du tout de sens pour moi. Je ne comprends pas ses motivations. Je suppose que je ne comprends pas vraiment les vampires. » Il eut un gloussement embarrassé.
« On peut facilement y remédier » déclara Khalid en révélant ses canines.
« Vous n'allez pas me changer » dit Harry à l'homme assis à côté de lui.
« Je ne le prévois pas, dit Khalid avec un sourire amusé. Je pourrais… quel est le mot… vous coacher ? » Il regarda Harry pour voir s'il avait utilisé le bon mot.
« Me coacher ? Vraiment ? » demanda Harry pour vérifier.
« Oui, vraiment. Aimeriez-vous commencer maintenant, vu que votre serpent est occupé là haut et que nous sommes là ? » Harry jeta un coup d'œil à Zen et remarqua que celui-ci dansait toujours sa danse « Je suis le Roi de la Montagne. »
« J'aimerai ça » dit Harry en se levant et en fermant son livre.
« Moi également. En premier, vous avez besoin… » Khalid regarda Harry de haut en bas. « D'apprendre à marcher » dit-il avec conviction.
« D'apprendre à marcher ? » s'exclama Harry. Il savait déjà comment marcher !
« D'apprendre à marcher » répéta Khalid en avançant sur Harry avec une étrange lueur dans les yeux. « Trop de jeunes gens marchent d'un pas lourd comme des éléphants. Vous ne devriez pas. La marche devrait être légère et digne. » Khalid regarda Harry quelques secondes. « Vous avez dit que vous aviez joué un autre personnage. Montrez-moi comment il marchait. »
Harry acquiesça et ferma les yeux quelques secondes pour amener Edmond. Il marcha le long des pierres, se tourna et revint vers Khalid.
« Hum. Nous pouvons travailler avec ça. » Khalid se pencha vers le sac d'Harry. « Enlevez cette… robe, veste, manteau, quoi que vous appeliez ça. » Harry suivit l'instruction et attendit la prochaine.
Harry et Khalid travaillèrent sur sa présentation de Dracula et sur ses répliques pendant presque trois heures. Ca aidait d'avoir quelqu'un qui connaissait vraiment le Dracula. Khalid s'avéra aussi exigent que Bevie quand il était question de performance. Son obsession du détail donnait mal à la tête à Harry. Khalid tournait souvent la tête du garçon légèrement sur le côté ou demandait un phrasé qui allait contre ses instincts. Il dut admettre que les instructions et les corrections de Khalid l'aidèrent à étoffer le personnage, donc il ne se plaignit pas trop. Il n'y avait qu'une seule chose qu'il ne comprenait pas.
« Monsieur Haven ? » demanda Harry en retransformant ses dents pour enlever les canines que le vampire avait demandé qu'il produise. Dire ses répliques devenait beaucoup plus dur quand il s'agissait d'avoir des dents pointues dans sa bouche.
« Je vous l'ai dit. Appelez-moi Khalid » le corrigea gentiment le vampire. Harry continuait d'oublier.
« Désolé » dit Harry en commençant à faire son sac.
« Ca ne fait rien. Quelle est votre question ? » demanda Khalid, souriant quand Harry tint maladroitement ses livres à cause de sa nervosité.
« C'est une sorte de question personnelle… je pense, dit Harry. Vous pourriez ne pas vouloir l'entendre » ajouta-t-il avec un peu de trépidation.
« Demandez et nous verrons » répondit Khalid.
« C'est au sujet… » Harry se demanda comment le formuler. « … de boire du sang. » Il ne put que regarder le vampire lui donner un sourire compréhensif et légèrement mauvais.
« Vous vous posez des questions sur le fait de boire du sang ? »
« Plus sur la motivation derrière. Tous les livres que j'ai lus disent qu'il y a deux raisons : vous en avez besoin pour vous nourrir et c'est un besoin incontrôlable. Vous me semblez assez bien vous contrôler, donc je suppose que les livres ont de fausses informations. » Harry attendit la réponse.
« La motivation ? » Khalid passa sa langue sur ses dents du haut en souriant. « Hum. C'est difficile à expliquer. Le besoin est comme tous les autres besoin que les créatures rationnelles ont, il est très semblable. Il est contrôlable, mais c'est beaucoup plus amusant de le combler. La meilleure analogie pour ça est faire l'amour. » Khalid sourit quand Harry rougit. « Toujours innocent ? » demanda le vampire d'un ton moqueur.
« J'ai été un peu occupé à assurer la continuité de mon existence » dit Harry, légèrement agacé par la taquinerie.
« Ne vous inquiétez pas pour ça. Ca arrivera tôt ou tard. » Le vampire sembla réfléchir un moment. « Tard, de préférence. » Harry ne fit que hausser un sourcil. « Hum. J'allais dire que c'est comme faire l'amour, mais en plus intense, cependant vous aurez des difficultés à imaginer le premier, encore plus le second. » Le vampire laissa un silence pensif s'installer.
Harry s'assit par terre et attendit. Il commença à réciter ses répliques pour passer le temps. Khalid était visiblement en train de réfléchir et il ne voulait pas le déranger. Il avait presque atteint l'acte deux quand Khalid dit son nom. Harry le regarda pour le voir lui sourire.
« Il y a un moyen pour que je puisse vous montrer ce qu'est exactement le besoin de sang » dit Khalid en se levant et en venant vers Harry. « Un moyen de vous faire ressentir comment c'est. »
« D'accord » dit Harry en se levant également. « Que faisons-nous ? »
« Vous devez me faire confiance. » Harry fit un pas en arrière et le regarda. Cette déclaration n'avait absolument aucun sens. « Baissez vos impressionnants boucliers, lui dit Khalid. Permettez-moi d'entrer. Laissez-moi vous montrer comment c'est. » Khalid murmura la dernière partie.
Harry continua de le regarder. Ce devait être l'idée la plus absurde qu'il avait jamais entendue. Baisser mes boucliers ? Il doit rire !
« Vos secrets sont en sécurité avec moi. Je ne suis pas concerné par eux. J'irai dans une partie différente de votre esprit » dit le vampire avec un haussement d'épaules désintéressé.
Harry le crut. Il le crut vraiment. Une petite part de son esprit lui criait de ne pas faire confiance à Khalid. Harry l'ignora. Il laissa tomber le premier cercle de ses protections et arrêta de regarder ses chaussures. « D'accord. Montez-moi comment c'est. »
Khalid lui sourit alors qu'il s'approchait de Harry. « Détendez-vous, lui instruisit-il. Rangez vos secrets. Enfermez-les si vous voulez. » Harry acquiesça et mit quelques protections dessus. « Prenez quelques profondes inspirations. Détendez-vous autant que possible. » Khalid posa une main sur l'épaule de l'adolescent et celui-ci sentit son corps commencer à se détendre.
Harry tomba sans une profonde méditation, quelque chose qu'il n'avait réussi qu'avec l'assistance de Paul. « Bien » entendit-il Khalid le féliciter. Il sentit le vampire passer derrière lui et se tenir près de lui. « Je dois vous tenir. Vous allez agir selon le désir, autrement » dit Khalid alors qu'Harry sentait un bras maigre mais fort s'enrouler autour de lui, coinçant ses bras sur ses flancs. « Détendez-vous » dit Khalid dans son oreille quand Harry commença à lutter. Les muscles de l'adolescent obéirent à l'ordre avant qu'il en ait conscience et Khalid fit un bruit approbateur. Une main froide s'installa sur le front d'Harry.
Il eut soudain désespérément soif. Desséché. Il pouvait entendre des choses au-dessus et autour de lui. Des sons. Des battements de cœurs. Des centaines de battements de coeur, et d'une certaine manière, il sut que ces battements rassasieraient sa soif. Il sentit ses dents s'allonger pour se préparer à boire. L'odeur en elle-même était ensorcelante, acidulée et salée ainsi que sucrée et sirupeuse, tout ensemble. Il se précipita en avant pour en découvrir la source, seulement pour sentir un bras fort le retenir. Il comprimait sa poitrine, et il ne pouvait pas respirer. Il ne paniqua que pendant un moment jusqu'à ce qu'il n'ait plus besoin de respirer. Le pouvoir courait en lui et sa soif augmenta. Il se sentait confiné dans sa propre peau, puis il ne le fut plus. Il fut lui-même.
Il ouvrit les yeux et découvrit qu'il était roulé en boule par terre. Khalid était assis à côté de lui. Le vampire tendit la main et la posa sur le dos d'Harry. « Est-ce que ça va ? » demanda-t-il d'une voix inquiète.
Harry essaya de s'asseoir. Khalid fronça les sourcils alors qu'il tirait Harry pour qu'il s'appuie contre lui. L'adolescent se permit de se reposer contre le vampire et soupira. C'était la même sensation que quand Bleys le tenait. « Je vais bien » dit Harry.
« Bien sûr que oui » dit Khalid avec un sourire connaisseur. Harry pensa à tout ce qu'il avait appris. Il la comprenait maintenant, l'attirance pour le sang.
« Ouais, dit-il avec fatigue. Combien de temps étais-je inconscient ? »
« Quelques minutes. Cinq peut-être ? Pas plus que ça » dit Khalid en passant une main sur la tête d'Harry.
« Ca m'a certainement aidé à comprendre un peu mieux les vampires. Merci. Je ne pense pas que j'aurais pu agir comme un vampire sans ça. »
« Pas de dommage permanent alors ? » demanda Khalid avec un sourire.
« Je ne pense pas. J'ai juste une étrange envie de steak très saignant »admit Harry avec un sourire penaud.
Khalid gloussa et se leva, tirant Harry avec lui. Il mit un bras autour des épaules de l'adolescent. « Venez. Vous devez être fatigué et vous avez visiblement besoin de manger. »
« Je ne discute pas ça » dit Harry, s'appuyant contre Khalid. Il était épuisé.
« Vas-tu me laisser là-haut ? » demanda Zen d'un endroit au plafond.
« Comment es-tu monté là-haut ? » demanda Harry. Il leva la tête et trouva Zen en train de pendre d'une poutrelle.
« Je suis le Roi de la Montagne ! » répondit le serpent, comme si cette déclaration expliquait tout.
« Je vois. » Harry leva une main et appela Zen à lui. « Dans ta poche. Je ne me sens pas d'expliquer ta présence à Dumbledore juste là. » Zen siffla quelque chose qui ressemblait à « amène le » mais il n'était pas sûr. Il détestait quand Zen grommelait comme ça.
Khalid amena Harry hors de la Chambre. L'adolescent cligna des yeux et se trouva dans les toilettes des filles. « Comment ?... »
« Vous n'êtes pas le seul avec des talents » lui dit Khalid avec un air satisfait. Il emmena Harry avec lui et quitta la salle. Harry oublia tout dans ses efforts pour rester éveillé. Il cligna des yeux à nouveau et se trouva dans ce qui était visiblement les quartiers de Khalid. « Bienvenue dans mes appartements » dit celui-ci en faisant s'asseoir Harry sur le bord du lit.
« Ils sont sympas » lui dit l'adolescent, s'écroulant alors que l'épuisement commençait à se faire connaître.
« Hum. Ils le sont. » Khalid tendit la main et cueillit les lunettes d'Harry de son nez. Les yeux de l'adolescent suivirent les lunettes, et il sentit les mains du vampire à son cou, défaisant sa cravate.
« Qu'est-ce que vous faites ? » demanda Harry en levant une main pour arrêter Khalid. Elle n'y parvint jamais. Elle retomba sur ses genoux.
« Je vous mets au lit, petit idiot. »
« Oh. » Harry ne put trouver plus de force pour parler. Il leva sagement ses pieds quand le vampire délassa ses chaussures et les enleva. Il se trouva en t-shirt et sous-vêtements près de trois minutes plus tard. Khalid souleva les couvertures et fit signe à Harry de se glisser dessous. Il rabattit les couvertures sur le garçon et lui lissa les cheveux. « Vous pouvez dormir ici en sécurité, mon enfant. Personne ne peut entrer dans ces pièces sans ma permission expresse. Je vais chasser. Vous dormez. »
« Mais et vous ? » parvint à demander Harry alors que Khalid prenait le rideau pour le tirer.
« Stupide enfant. Les vampires dorment dans des cercueils, répondit celui-ci avec un sourire. Faites de beaux rêves » dit-il en fermant les rideaux. Les yeux d'Harry se fermèrent quand il entendit la porte se fermer.
« Il est l'heure de se lever » entendit Harry peu de temps après. Il tira les couvertures au-dessus de sa tête et entendit un gloussement. « Vous devez vous levez maintenant. » entendit-il.
« Non » dit-il avec brusquerie. Cette agaçante personne-réveil ne devrait pas le réveiller. Il venait juste de s'endormir.
« Vous avez dormi pendant presque trente heures » dit calmement la voix. Harry reconnut l'inflexion de la voix. Etait-ce Khalid ? « Il est temps de vous lever. »
Trente heures ? Harry repoussa les lourdes couvertures à coups de pied et essaya d'ouvrir les yeux. Argh. Un linge chaud fut pressé dans sa main et il l'utilisa pour s'essuyer les yeux. Il les ouvrit et les fronça à cause de la vive lumière. « Pourquoi le soleil est-il si brillant ? » coassa-t-il.
« Ce sont des bougies » dit Khalid.
Harry cligna encore quelques fois des yeux et soupira. « Oh. » Il se frotta les yeux en tendant le linge. « Merci. » Il s'assit et regarda autour de lui. « J'ai vraiment dormi aussi longtemps ? » demanda-t-il en passant une main dans ses cheveux.
« Oui. Peut-être plus longtemps si je n'avais pas décidé de vous réveiller. » Khalid tira les couvertures et le mit sur ses pieds. « La douche coule et il y a des vêtements pour vous » dit-il à Harry en le poussant vers la salle de bain. Celui-ci permit au vampire de le diriger et ferma la porte de la salle d'eau. Il enleva son t-shirt et se demanda pourquoi il en avait mis un aussi serré. Il décida d'ignorer le vêtement. Il entra dans la douche et laissa l'eau chaude lui tomber dessus. Il secoua la tête sous le jet et soupira quand il sentit ses muscles se détendre.
Un coup vif à la porte le réveilla et il se dépêcha de finir sa douche avant de se rendormir. Il sortit de sous le jet et enveloppa la serviette prévue autours de lui. Il regarda à travers la vapeur d'eau dans l'air et trouva une pile de vêtements qui l'attendait sur une étagère. Il les regarda et décida que ce n'étaient pas les siens, mais il n'y en avait pas d'autre dans la pièce. Khalid avait dit que des vêtements étaient pour lui. Harry les prit et décida que Khalid avec des goûts géniaux. La chemise faisait ressortir ses yeux et le pantalon lui allait parfaitement. Il se demanda également s'il pourrait s'en sortir avec le boxer. Que dirait Tante Pétunia quand elle le trouverait avec des sous-vêtements en soie ?
Il sortit de la salle de bain et regarda le sol. « A présent, vous avez l'air normal. Comme le prince que vous êtes supposé jouer » dit Khalid en s'avançant vers Harry et en lui tendant ses lunettes. Harry les mit et regarda le vampire dans les yeux. Attendez un moment ? Dans les yeux ?
« Quand ai-je grandi ? » demanda-t-il, entendant la version plus grave de sa voix.
« Juste après que je vous ai montré comment c'était d'être un vampire. J'ai peur que votre uniforme ait été ruiné, bien qu'un des elfes de maison ait promis qu'il pourrait le réparer. »
« Est-ce que quelqu'un m'a vu ? »
« Juste moi. Venez vous asseoir. Vous devez avoir faim. »
Oui, il était… affamé ! Il s'assit sur la chaise que Khalid lui offrit et accepta un plat fumant de nourriture pour le petit-déjeuner. Il acquiesça en signe de remerciement quand le vampire lui versa une grande tasse de café. Il mangea tant ce matin là qu'il était sûr que Madame Weasley en aurait été ébahie, et elle faisait face à plusieurs estomacs sans fond tous les jours. Khalid ne fit que sourire et lui offrit plus de nourriture une fois qu'il eut fini son assiette. Harry se surprit lui-même en continuant à manger. « Je ne peux pas deviner pourquoi j'ai aussi faim » dit-il en ralentissant.
« Ce que nous avons fait est un peu de magie commune pour les vampires. Ce n'est pas vraiment fait pour être utilisé sur des sorciers normaux » dit Khalid en sirotant son thé. « Mais une fois encore, vous n'êtes pas un sorcier normal. Un Magus, si je ne me trompe pas ? »
Harry s'étrangla un peu sur sa pâtisserie et avala un peu de café pour l'aider à avaler. « Comment savez-vous ça ? » haleta-t-il.
« Je peux le dire. Une de mes petites capacités. Je n'ai pas vu quelqu'un comme vous depuis de nombreuses années » dit-il à Harry d'un ton nostalgique. « C'est agréable de voir quelqu'un comme vous. Les vieilles méthodes ne sont pas complètement mortes, n'est-ce pas ? Avez-vous besoin d'une baguette ? »
Harry leva une main et fit léviter une pile de livres en réponse.
« Vous ferez l'affaire. J'ai pensé que vous aviez utilisé votre baguette pour faire venir votre serpent vers vous. J'avais tort » dit Khalid avec un haussement d'épaules.
« Où est-il ? » demanda Harry, cherchant Zen du regard.
« Il est parti il y a près de six heures. Je suis sûr qu'il a dit quelque chose, mais je n'ai pas pu le comprendre. Je suis désolé. »
« Ce n'est pas grave. » Harry ferma les yeux et se concentra sur son serpent. Il sentit Zen deux étages plus loin et sourit. « Il est roulé en boule dans un casque. J'irai le chercher plus tard. »
« Ah, bien » dit Khalid en remplissant à nouveau la tasse de café d'Harry.
Harry finit enfin de manger et s'éloigna de la table avec un sourire satisfait. « C'était merveilleux, merci » dit-il joyeusement.
« Je suis content que vous ayez mangé. Vous aviez l'air maigre, mais maintenant… » Il fit un simple geste en direction d'Harry.
Harry passa une main dans ses cheveux avec embarras. « C'est une partie de ma persona. Ca me fait avoir l'air inoffensif. »
« Inoffensif ? Vous ? » Khalid rit un peu en se levant et les plats disparurent. « Vous voudrez peut-être vous rendre à nouveau inoffensif. Il est temps que je vous ramène dans les couloirs. Le directeur est assez hystérique. »
« Je l'avais presque oublié » dit Harry en se levant et en se concentrant sur son apparence.
« Ca a été intéressant de voir la panique » lui dit Khalid avec un sourire narquois digne de la famille Malfoy.
Harry acquiesça et se concentra sur son corps, le ramenant à son niveau « petit et inoffensif. » Khalid fit un geste en direction des vêtements et Harry les rétrécit pour qu'il lui aille. « Merci pour les vêtements. Je peux leur rendre leur taille quand je vous les rendrai. »
« Ce ne sera pas nécessaire. Je les ai choisis pour vous, dit joyeusement Khalid. Ils vous vont merveilleusement bien. » ajouta-t-il alors qu'Harry trouvait son sac et mettait ses chaussures. « Allons-y. » Harry suivit le vampire hors de ses appartements et le long d'un couloir qu'il n'avait jamais vu avant. « Souvenez-vous où je suis. Vous y êtes le bienvenu n'importe quand. »
« Merci, Monsieur » dit Harry. C'était génial. Maintenant, il avait quelque part où aller à part la Chambre des Secrets.
« Oui. Vous avez toujours votre second rôle à maîtriser » lui dit Khalid avec un sourire que secrètement Harry trouva un peu sadique.
« Merci encore. Je ne pense pas que j'aurais été capable de jouer Dracula sans votre aide » dit Harry au vampire alors qu'ils commençaient à descendre les escaliers.
« Vous vous seriez débrouillé » répondit celui-ci en passant un bras autours des épaules rétrécies d'Harry. L'adolescent sourit au compliment et devint silencieux. Aurait-il réussi ? Aurait-il été capable de comprendre les vampires sans aide ? Il en doutait.
« Harry. » Harry et Khalid s'arrêtèrent tous les deux quand ils entendirent la voix de Dumbledore. « Où étais-tu, jeune homme ? » demanda Dumbledore en sortant de l'ombre.
« Bonjour, Monsieur le Directeur. J'étais avec Monsieur Haven. Il m'aidait pour mes devoirs. » Ce n'est pas un mensonge complet. Mes répliques sont des devoirs.
« Ah, je vois. Et bien, merci, Monsieur Haven, d'aider Harry. Il a raté beaucoup de travail » dit Dumbledore avec un sourire chaleureux.
Je n'aime pas la manière dont il dit ça. Ce n'était pas ma faute si ma tante m'a mis à St Jude… c'est juste ma faute si je voulais rester là-bas. Ca prit toute sa volonté pour ne pas se renfrogner.
« Harry. » Le garçon regarda le directeur. « Viens avec moi. Il y a quelque chose que je dois te dire. » Il lui sourit comme s'il voulait faire s'envoler l'inquiétude. Est-ce que c'est ma tante ? Hermione ? Quelque chose d'autre ? Je déteste quand il devient mystérieux !
« Merci pour votre aide, Monsieur Haven » dit Harry, baissant les premiers niveaux de ses boucliers pour que le vampire sache qu'il voulait vraiment l'appeler Khalid mais qu'il ne voulait pas le faire près de Dumbledore.
« Quand vous voulez » dit Khalid avant de disparaître.
« Je déteste quand il fait ça, dit Dumbledore avec un soupir fatigué. Ca me fait mal aux yeux d'essayer de le regarder. » Harry sourit au vieil homme et le suivit dans son bureau. « Bonbon aux citrons. » Bien sûr. Sa sucrerie préférée.
Harry entra dans le bureau juste derrière Dumbledore et regarda autour de lui. Rien n'avait vraiment changé depuis la dernière fois où il avait été ici. Ecoute juste ce qu'il a à dire puis vas-t'en. Tu pourras te détendre après ça.
« Tu nous as manqué dans la Grande Salle hier soir et aujourd'hui, commença Dumbledore. Personne ne savait où tu avais disparu. Mademoiselle Granger était plutôt inquiète, comme le reste de tes amis » dit Dumbledore en versant du thé. Il passa une tasse à Harry et s'en versa une. Bien, s'il boit de la même théière, ça devrait être sûr. Je vais juste attendre jusqu'à ce qu'il boive en premier. Tu es paranoïaque, Harry. Complètement et totalement paranoïaque.
« J'ai perdu la notion du temps, monsieur. Nous sommes Samedi, c'est ça ? Je n'avais pas réalisé que j'étais obligé de passer mon temps libre dans la Grande Salle, monsieur. »
« Et bien, toi étant qui tu es, nous étions inquiets. Particulièrement quand je n'ai pas pu te trouver. Je peux habituellement dire où tu es. Tu as juste disparu. Nous avons pensé que Voldemort avait envoyé quelqu'un te chercher. »
« Nan » dit Harry en regardant le directeur siroter son thé. « Personne pour me trouver. Monsieur Haven m'a laissé dormir avec lui la nuit dernière. Nous avons étudié et j'ai perdu la notion du temps. » Harry accepta un biscuit du plat et sourit. Les morceaux de chocolat étaient toujours bons pour ce qui l'affligeait.
« Il ne t'a pas touché, n'est-ce pas ? » demanda Dumbledore brusquement.
« Touché ? » Harry lâcha presque sa tasse de surprise. « Non. »
« Tu es sûr ? » demanda Dumbledore. « Il semblait horriblement familier avec toi dans le couloir, Harry. Tu es jeune et assez inexpérimenté… »
« Il ne m'a touché d'aucune manière comme ça. Le plus qu'il a fait est d'ébouriffer mes cheveux… ce qui n'a pas aidé le nid d'oiseau là haut » dit Harry avec un sourire et en passant sa main libre dans ses cheveux. « Détendez-vous, monsieur le directeur. Je connais la différence entre les 'bons touchers' et les 'mauvais toucher.' Je dénoncerais immédiatement quelqu'un qui essaierait ça ; je ne passerais pas la nuit avec. »
« Très bien, mon cher enfant » dit Dumbledore en faisant léviter un objet argenté en travers du bureau. « Voici ce que je voulais te montrer. »
Harry regarda le petit objet argenté et se demanda ce que ça pouvait bien être. « J'ai mis en place des sorts d'écoute sélectifs dans les appartements du Professeur Trelawney quand tu m'as dit à propos de la prophétie qu'elle t'avais faite en troisième année. » Harry ignora les possibles problèmes légaux que des sorts de surveillances comme ça posaient et attendit que Dumbledore en vienne aux faits.
« Ah, voilà » dit Dumbledore en tapotant l'objet. Harry regarda alors qu'un petit nuage de brume apparaissait et se transformait en anneau. Il écouta, choqué, la voix flippante de Trelawney parler de « l'Elu. » Il comprit que c'était une autre prophétie sur lui. Ca, ou il y avait un autre « Elu » quelque part. Il supposa qu'avec sa chance, il avait décroché le gros lot deux fois.
« C'est sur moi ? » demanda Harry, secoué, sachant que ça l'était. Dumbledore acquiesça gravement pendant qu'Harry regardait sur le côté. Il remarqua que ses mains tremblaient. Qu'est-ce que « suppression et repos » voulait dire ? Etait-ce déjà arrivé ? Il avait passé beaucoup de temps avec Bleys… pourrait-ce être « sept jours ? »
« Prend un peu de thé, Harry. Ca te calmera. » La voix de Dumbledore semblait très lointaine, comme s'il parlait à travers un mur.
Harry porta la tasse à ses lèvres et en avala la moitié d'un coup, seulement pour commencer à s'étouffer sur le goût trop sucré. Plusieurs choses se mirent en place d'un coup et alors qu'il lâchait sa tasse et se levait brutalement. Sa baguette apparut dans sa main et il la pointa sur Dumbledore. « Que m'avez-vous fait ? » demanda-t-il.
Dumbledore lui adressa un sourire bienveillant. « Assieds-toi, Harry. J'ai quelques petites choses à t'expliquer » dit Dumbledore calmement comme si Harry ne le menaçait pas avec des sorts inconnus.
« Je suis bien debout, merci, répondit sèchement Harry. Faites cette explication brève. » Harry pouvait à peine empêcher la malice dans sa voix. « Ou je ferai quelque chose que vous regretterez » prévint-il.
« Maintenant, je peux voir quels traits familiaux ont été transmis. Tu ressembles beaucoup à ta tante Harry. »
« Des explications. Maintenant. Ou je vous laisse vous battre seul dans votre putain de guerre » gronda Harry.
« Allons, Harry. Il n'y a pas besoin d'être vulgaire. » Dumbledore vit que sa déclaration n'amenait pas d'excuse de la part de l'adolescent. « Très bien. Tu te souviens de Londres ? » demanda Dumbledore. Harry acquiesce à peine et Dumbledore continua. « Ton cœur s'est arrêté, Harry. Ton cœur s'est arrêté parce que tu as fait trop de magie en un même laps de temps. On en a rarement entendu parler, et encore moins été témoin. Le dernier cas était bien avant que je sois né, si tu peux imaginer ça. » Dumbledore gloussa.
« Pardonnez-moi, professeur, mais j'ai peu de patience pour ça. Venez-en aux faits. Maintenant » demanda sèchement Harry alors qu'il commençait à se sentir bizarre.
« Oh, les faits, hein ? » demanda Dumbledore. Harry ne pouvait pas le croire. Dumbledore gagnait du temps ! « Très bien » dit-il après avoir vu la prise d'Harry se serrer autour du bois. « Ta magie était visiblement hors de contrôle » dit Dumbledore en se versant une autre tasse de thé. « J'ai utilisé un vieux rituel pour te permettre de retourner à un apprentissage magique avec ta magie fermement sous contrôle… mon contrôle, puisque tu ne pouvais plus la contrôler toi-même. » C'est ce que vous pensez. « C'est une partie du tutorat magique. »
« Imagine ma surprise, oui, ma surprise et ma fierté, quand je n'ai pas pu contrôler ta magie. Tu étais beaucoup trop puissant pour que je te contrôle. J'étais tellement fier de toi, mon garçon, de toi et de tes capacités. Je savais que tu ne voudrais pas passer du temps loin de tes amis ou de tes devoirs. Donc, j'ai fait ce qui était le mieux pour toi et ai glissé un peu de potion qui… euh, affaiblissait ta magie, dirons nous ? » Harry brisa presque sa baguette de colère. « En fait, la garde magique n'a pas été finalisée avant que tu ne prennes ta première gorgée de jus de citrouille à l'Infirmerie quand tu t'es réveillé. » Potter, vaincu par du jus de citrouille. Potter : 0 – Dumbledore : 1.
« Vous avez supprimé ma magie ? » cracha Harry au directeur. Il ne s'était jamais senti autant en colère contre qui que ce soit auparavant… pas même Voldemort.
« Pas 'supprimée', Harry. Affaiblie. La suppression totale n'a pas encore eu lieu » dit Dumbledore en prenant un bonbon au citron de la boite et en le mettant dans sa bouche.
Encore ? ENCORE ? Pas bon? « Encore ? Vous voulez dire que le thé..? »
« Avait une dose complète ? Oui, dit joyeusement Dumbledore. Juste sept jours, Harry. Sept jours et tu deviendras plus puissant. Tu auras le pouvoir "qu'il ne connaît pas" Harry. Ca te permettra de vaincre le Seigneur des Ténèbres. Puis tu seras libre. » Dumbledore sourit à Harry. « Tu pourrais vouloir t'asseoir. J'imagine que tu te sens en miettes. »
« Est-ce que vous êtes fou ? » cria Harry. Fumseck disparut dans un nuage de flammes. Bien. Harry ne voulait pas que le phénix soit témoin de la défaite d'Albus Dumbledore. « Vous avez juste donné à Voldemort la meilleure chance qu'il aura de me vaincre ! » pointa Harry au sorcier fou assis derrière le bureau.
« Ne sois pas idiot, Harry. Tu resteras ici, dans mes appartements. Il ne sera pas capable de t'atteindre, l'informa Dumbledore. J'ai un Elixir du Mort-vivant spécialement fait pour toi. Il ne durera que sept jours. Tu dormiras tout le temps. » Dumbledore fit un long discours sur la sécurité d'Harry et comment ce serait agréable pour lui d'avoir un peu de vacances comme ça, mais Harry ne put pas l'entendre. Son audition était étouffée par le bruit du sang battant dans ses oreilles. La fureur monta en lui alors que Dumbledore continuait de parler, oublieux de l'état du jeune homme. Le monde tangua et l'adolescent lutta pour rester debout sans pencher.
Il releva la tête à temps pour voir Dumbledore lever sa baguette vers lui. Harry fit la seule chose à laquelle il puisse penser. Il plongea au sol et explosa en larme. Belle distraction, Potter. Maintenant, tout ce dont tu as besoin est de boucler tes cheveux et tu pourras être une vraie fille se dit-il. La distraction marcha. Dumbledore laissa tomber sa baguette. Harry bondit sur ses pieds et lança une chaise sur le chemin du vieil homme alors qu'il se précipitait vers la porte. Il l'ouvrit si rapidement qu'il la retira presque de ses gonds.
Va t'en, va t'en, va t'en. Il chanta son mantra dans sa tête alors qu'il descendait les marches deux par deux. Il plongea au travers de l'entrée qui se fermait, s'écorchant presque le bras sur la gargouille. Stupide statue. Harry ne s'arrêta pas assez longtemps pour prendre une décision quant à sa direction. Il courut à droite et descendit les escaliers. S'il vous plait, ne bougez pas. S'il vous plait, ne bougez pas supplia-t-il alors qu'il devenait encore plus audacieux sur les escaliers droits.
Il entendit Dumbledore venir derrière lui et il fit une chose très idiote, très Gryffondor, il sauta par-dessus la rambarde. Dumbledore eut un hoquet derrière lui alors qu'il tombait. L'adolescent atterrit sur ses pieds, roula pour couper la vitesse et se remit debout, remerciant Sensei pour lui avoir appris comment tomber. Son épaule aurait un bleu plus tard, mais il bougeait pour le moment.
Il esquiva en utilisant un coin et plongea au sol quand il remarqua un sort de pétrification venir vers lui. « Vous lancez des sorts sur ceux qui sont sans défense, Dumbledore ? » gronda-t-il alors qu'il se relevait et qu'il parcourait le couloir en trombe. « Mauvaise forme, vieil homme » grommela Harry pour lui-même. Les portes vers le parc étaient directement devant lui. La liberté était à lui. Il frappa les portes à pleine vitesse et elles s'ouvrirent brusquement vers l'extérieur. Il rata les escaliers et tomba sur le gazon dur. L'herbe encore gelée ne fit qu'exacerbée la douleur de son épaule, mais il découvrit que ses pieds pouvaient encore bouger. Il se précipita en avant et se sentit comme si il avait été tiré d'un coup vers l'arrière alors que son estomac fit un saut périlleux. Stupide lien pensa Harry alors qu'il ignorait le sentiment et se poussait vers l'avant.
Il risqua un coup d'œil derrière lui et remarqua que Dumbledore commençait à descendre les escaliers avec le Professeur Zareh derrière lui. « William, traître » grommela Harry alors qu'il faisait une pointe de vitesse et ignorait le besoin très réel d'être à l'horizontal. Repos plus tard. Cours maintenant se dit-il. Prétends que Sensei te pourchasse parce qu'il t'a surprise à embrasser sa fille. L'idée marcha vraiment et la vitesse d'Harry augmenta encore. Hahahaha rit-il dans sa tête alors qu'il conservait sa respiration pour courir.
Il s'arrêta soudain, vomit et tomba presque à cause de l'angle auquel le monde penchait. Stupide monde. Reste droit pensa-t-il alors qu'il se poussait sur ses pieds et recommençait à bouger. Il n'alla pas beaucoup plus loin. Le lien ne fit que devenir plus fort et il tomba à genoux. Ce n'est pas juste. Ce n'est simplement pas juste. Il essaya de contenir le flot de larmes alors que l'injustice de la situation le rattrapait. Je veux rentrer à la maison ! S'il vous plaît, laissez-moi juste rentrer à la maison !
Il se poussa encore et fit quelques pas en avant seulement pour s'effondrer sur le sol quand sa force l'abandonna et que son estomac menaçait de sortir. Il sentit l'anneau à son doigt. « A la maison ! » siffla-t-il misérablement. « A la maison ! » Il pouvait sentir le Portoloin essayer de fonctionner. Il se rapprocha légèrement des grilles. Elles étaient juste là ! Juste quelques mètres. Il roula sur ses genoux et essaya encore, espérant qu'il pourrait réussir, espérant qu'il pourrait aller à la maison, espérant qu'il pourrait éviter…
« Doucement, fils » dit Zareh à son oreille alors que des bras forts s'enroulaient autour de lui et le ramenait en arrière. « Je te tiens. »
« Non ! » Harry lutta contre les bras, sentant sa magie enfler très loin, là où il ne pouvait pas l'utiliser. « Laissez-moi partir ! » Il força contre les mains et lutta pour être libre.
« Vous avez raison, monsieur le directeur. Il semble être Confus » dit Zareh.
« Je ne suis pas Confus » dit faiblement Harry alors que la prise de Zareh se renforçait en réponse à la lutte d'Harry.
« Il agit comme ça depuis quelques temps. Depuis que Monsieur Haven nous l'a rendu » dit la voix de Dumbledore. Harry lutta encore plus fort quand il entendit comment Dumbledore était proche de lui.
« Doucement, petit, dit Zareh. Je te tiens. Tout va bien maintenant. » Zareh ajusta sa prise sur Harry, lui libérant un bras. Le garçon prit avantage de ça et planta son coude dans l'estomac du professeur. Celui-ci le laissa tomber et Harry avança avec difficulté, négligeant sa vision noircissant.
Il siffla son mot de passe toutes les secondes, espérant qu'il arriverait assez proche des portes pour que les barrières le laissent passer. Dumbledore essaya de le saisir une fois, mais Harry donna un rapide coup à sa main et courut précipitamment vers l'avant. Il sentit Zareh lever sa baguette. « Pas de magie, William. Je ne suis pas sûr de ce qui lui est arrivé » dit Dumbledore alors qu'Harry tombait à nouveau au sol. Au moins, il ne laisse personne me lancer de sorts.
« Tout ira bien, Harry » dit Dumbledore alors qu'il s'approchait de l'adolescent. Celui-ci secoua la tête, niant l'affirmation du directeur. Ce n'était pas ok. Ca n'irait pas bien. Rien n'allait.
Dumbledore posa une main légère sur son épaule et le tourna. La baguette d'Harry apparut dans sa main alors qu'il faisait face au directeur. « Pourquoi ne me donnes-tu pas ça pour le moment ? » demanda celui-ci alors que Zareh venait de l'autre côté d'Harry. Le vieux sorcier cueillit la baguette d'Harry de sa prise. « J'ai une potion pour toi, Harry » dit Dumbledore alors que l'adolescent essayait de s'éloigner. Il secoua la tête. « Ca va juste te faire dormir. » Les mains de Dumbledore étaient plus fortes qu'elles en avaient l'air. Il cloua Harry au sol d'un côté et Zareh tint l'autre.
« Je veux juste rentrer à la maison » dit-il désespérément, regardant autour de lui pour n'importe quel type d'aide.
« Le pauvre garçon ne sait pas où il est » dit Dumbledore à Zareh.
« Si, je le sais, dit Harry. L'enfer. Aussi connu comme étant Poudlard » rétorqua-t-il avec fatigue alors qu'il tournait la tête loin de la potion.
« Il ne semble certainement pas lui-même » commenta Zareh. Ils sont tous devenus fous. Je suis le seul sain d'esprit ici ! pensa Harry alors qu'il ignorait les tentatives de Dumbledore de le faire boire.
« Harry, coopère tout simplement, dit Dumbledore avec sévérité. Ce sera beaucoup plus facile si tu le fais. » La patience de Dumbledore s'amenuisait. Bien. Harry lutta contre les mains le maintenant au sol.
« Est-ce que c'est Harry ? » Le cœur de l'adolescent fit un bond. Hagrid ! Hagrid allait le sauver !
« Hag.. ! » Harry toussa et crachota alors qu'un peu de potion fit son chemin dans sa bouche.
« Oui, Hagrid. Il n'est pas lui-même. Venez nous donner un coup de main » dit Dumbledore au demi-géant. Harry haleta pour de l'air et secoua la tête. « Tenez lui les mains et nous ferons le reste » dit Dumbledore.
« Pauvre Harry. Qui a fait ça ? » demanda Hagrid alors que ses mains maintenaient Harry au sol.
« Nous enquêtons, Hagrid. Parfait, merci. William, tenez sa tête, voulez-vous. » C'est une agression ! Un kidnapping ! Et une série d'autre… oh, ma tête. Ses larmes n'étaient pas feintes à ce niveau là. Il se sentait horrible, il était gelé à cause du temps et il était épuisé d'avoir lutté contre le lien. « Harry, ouvre la bouche, mon enfant, dit Dumbledore. Tout ira bien. »
« Je serais content d'y faire quelque chose moi-même » grommela Hagrid alors que Dumbledore forçait la bouche d'Harry à s'ouvrir et versait la potion dans sa gorge.
Harry s'étouffa et s'étrangla dessus, mais tout passa. Sa vision commençait juste à se brouiller quand ils relâchèrent ses bras. « Tout ira bien, Harry, dit Hagrid en laissant tomber sa lourde main sur l'épaule d'Harry. Fais juste confiance à Dumbledore. »
Harry regarda Hagrid et secoua la tête. Il lutta contre la léthargie se rependant dans son corps alors qu'elle l'emportait dans les ténèbres. « Veux… dit-il calmement, rentrer à la maison » finit-il alors que ses yeux se fermaient.
Harry sentit Hagrid le soulever du sol. « Cher enfant, je n'arrête pas de te dire que tu es à la maison » dit Dumbledore alors qu'Harry succombait à l'Elixir du Mort Vivant.
Et un grand merci à Lys qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
