Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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Dumbledore sourit au garçon endormi et tendit une main flétrie pour caresser sa joue. Harry ne bougea pas et le sourire de Dumbledore s'élargit. Il savait que le garçon n'était pas d'accord avec ses actions et pensa à la nouvelle prophétie. Il savait que l'adolescent le détesterait quand il se réveillerait. Il savait que ça pourrait briser leur relation au-delà de toute réparation. Il soupira et attrapa la main molle d'Harry dans la sienne, la pressant entre ses mains et tremblant à la pensée de perdre un enfant qu'il considérait comme un membre de sa famille. C'était pour le mieux, il le savait, mais pourquoi est-ce que ça devait faire si mal ? Perdre ce garçon faisait bien plus mal qu'il n'aurait pu penser.
Il soupira et prit sa lèvre inférieure tremblante entre ses dents. Il se leva et replaça la main de Harry dans une position reposante. Il sourit un peu avec regret et espéra que le garçon lui pardonnerait pour les préjugés de Maison quand il verrait le pyjama rouge et or. Dumbledore tira le couvre lit sur l'enfant, non, son enfant, et le lissa. Il tendit la main et la passa plusieurs fois dans les cheveux bruns avant de s'arracher à la vision paisible d'Harry qui dormait. Dumbledore savait qu'il devait descendre dîner, mais il hésitait à laisser le garçon tout seul. Il ne voulait pas qu'il se réveille confus. Il savait qu'il y aurait une semaine avant que ce soit le cas, mais ça n'apaisait pas l'inquiétude qu'il ressentait quand Harry avait l'air si petit, innocent et sans défense alors qu'il reposait sous les couvertures. « Je ne peux qu'espérer que tu me pardonneras avec le temps, mon fils » dit Dumbledore à la forme allongée alors qu'il s'éloignait. Il s'arrêta et passa une main dans les cheveux du garçon une dernière fois…
Quelque chose caressait ses cheveux. C'était un toucher léger et ça semblait vouloir empêcher Harry de se réveiller. Harry lutta contre la léthargie noyant ses membres. Quelque chose n'allait pas avec lui. Il ne s'était jamais senti comme ça. Il n'était jamais aussi fatigué. « De nouveau parmi les vivants, mon enfant ? » lui demanda une voix douce. L'esprit d'Harry s'attela immédiatement à la tâche d'identifier la voix. Douce, gentille, avec une once d'accent…
« Bleys » murmura Harry.
« Oui, c'est ça. Je n'aurais pas cru que tu aurais encore besoin de moi » lui dit-il alors qu'il soulevait l'adolescent et calait un oreiller derrière son dos. « Mais là encore, dit-il en repoussant Harry contre l'oreiller, j'ai déjà eu tort auparavant. » Il gloussa un peu et tapota la main du jeune homme.
« Qu'est-ce qui ne va pas avec moi ? » demanda Harry alors qu'il luttait pour garder les yeux ouverts.
« Dumbledore t'a eu » dit Bleys en se levant du bord du lit et en allant vers la cheminée. « Je suis désolé de t'avoir dit de le tromper, de lui laisser penser que tu n'étais rien d'autre qu'un enfant. Ce ne serait peut-être pas arrivé si tu avais agi différemment. » Bleys prit une petite tasse et commença à y verser quelque chose venant du chaudron. « Il a réprimé ta magie et t'a donné l'Elixir du Mort Vivant. » Bleys saupoudra une poudre noire dans la tasse et fit tourner le liquide. « Ce que Dumbledore a oublié, et ce n'est pas surprenant parce qu'il n'est pas un Maître des Potions de première classe, est que l'armoise de l'Elixir du Mort Vivant et les orties de la plupart des potions de suppressions courantes ne se marient pas bien. »
Harry ne put que le fixer à travers des yeux mi-clos. « Hein ? » fut la seule chose qu'il parvint à dire alors que Bleys revenait et se rasseyait au bord du lit.
« Il t'a empoisonné, mon enfant, lui dit Bleys gentiment. Par accident, j'en suis sûr, mais ça revient au même. » Bleys se rapprocha et une large bassine apparut à côté de lui. « Ses actions m'ont permis de t'amener ici. Heureusement, aucun dommage permanent n'a été causé. » L'esprit d'Harry rugissait pratiquement, mais tout ce qu'il parvint à produire fut un gémissement pathétique. « Oui, je sais, dit Bleys avec sympathie. Maintenant, ça ne va pas être plaisant » prévint-il l'adolescent alors qu'il le bougeait dans ses bras. « Ca va être horrible, en fait, mais ça va nettoyer le poison beaucoup plus vite. » Il leva la coupe aux lèvres d'Harry. « Bois tout » ordonna-t-il.
La potion n'était pas mauvaise. Elle avait le goût de limonade poivrée avec un soupçon de terre fraîche. Il l'avala et soupira, s'attendant pleinement à ce que Bleys le remette au lit pour qu'il dorme pendant les effets. Ca n'arriva pas. Il se trouva avec sa poitrine reposant sur les jambes de Bleys et la tête suspendue au-dessus d'une cuvette. « Que… » Ce qui suivit fut la pire expérience d'Harry avec les nausées.
Il n'était pas sûr du temps que cela dura… il découvrit aussi qu'il s'en fichait. Il vomit une fois de plus et frissonna quand seulement de l'acide vint. « C'est fini. Tu as terminé »dit Bleys en ramenant un peu Harry vers lui. Celui-ci attrapa Bleys autour de la taille et posa sa tête sur les genoux de l'homme. Il se sentait vidé et malade, gelé et faible. Dumbledore l'avait presque tué. « Tu es en sécurité à présent » dit Bleys, passant une main dans les cheveux collant de sueur d'Harry.
Celui-ci resta allongé là un moment, appréciant la sensation et rassemblant ses forces. « Est-ce que je peux tuer Dumbledore ? » demanda-t-il avec un ton las.
Bleys gloussa et sa main se déplaça des cheveux de l'adolescent aux muscles tendus de son cou. « Je suis sûr que tu en es capable, mais tu as des problèmes éthiques à considérer. »
« Je m'en fiche » murmura Harry avec mauvaise humeur. Ses yeux se fermèrent et il soupira.
« Tu ne t'en fiches pas. Autrement, tu l'aurais simplement tué sans demander » dit Bleys alors que son autre main jouait avec les cheveux bruns.
« Je déteste quand tu as raison » lui dit Harry.
« Je sais, fils, répondit Bleys avec un rire. Allons te nettoyer et tu pourras dormir un peu » ajouta-t-il en soulevant le garçon du lit.
« Est-ce que je suis encore petit ? » demanda Harry avec une anxiété fatiguée. Ca ne le dérangerait pas vraiment d'être à nouveau petit ; ça lui donnerait une excuse pour laisser Bleys le trimbaler.
« Non » répondit celui-ci en le portant dans la salle de bain.
« Alors comment peux-tu me porter ? » demanda Harry en entendant l'eau commencer à remplir la baignoire.
« Je crois que ça s'appelle 'magie' » répondit l'homme plus âgé alors que les vêtements du garçon disparaissaient et qu'il l'abaissait dans l'eau fumante.
« Rappelle-moi de lever les yeux au ciel plus tard » dit Harry en se détendant dans le bain.
« Très bien. Ferme les yeux. » Harry s'exécuta alors que Bleys versait de l'eau sur ses cheveux. C'était agréable d'être à nouveau ici.
« Fils, il est temps de te réveiller » entendit-il alors que quelqu'un lui lissait les cheveux. « Je sais que tu peux m'entendre » dit la voix de Bleys.
« D'accord, dit Harry en luttant pour ouvrir les yeux. Juste une minute. » Il roula sur le côté et se défit des couvertures. « Pourquoi ne puis-je pas dormir plus souvent ? Il semble que je veuille juste dormir, mais que personne ne me laisse faire» dit-il en se levant du lit et en s'étirant.
« La malédiction de la jeunesse, je suppose. » Bleys le poussa vers la salle de bain. « Merlin disait à peu près la même chose quand il avait ton âge » dit-il à Harry avec un sourire.
« Je vois des ressemblances dérangeantes entre nous deux » grommela l'adolescent en passant entre les meubles et par-dessus Alden couché sur le ventre, qui dormait toujours. Même le chien a droit à plus de sommeil que moi, pensa Harry.
« Oh, vous deux êtes très similaires, appela Bleys derrière lui. Vous avez tous les deux des caractères tellement merveilleux le matin ! » Harry ferma la porte sur le rire de Bleys et commença à faire couler l'eau du bain. Est-ce que tous les adultes étaient aussi agaçants le matin ?
Harry se retrouva à s'agiter au soleil dès le petit matin. Bleys semblait plus content de l'avoir à nouveau qu'Harry l'était d'être là. Le professeur le poussait à répondre à des questions sur ce qu'était sa vie depuis la dernière fois qu'ils avaient été ensembles. L'adolescent fut bientôt assis sur un tronc d'arbre au milieu des bois à relater tout ce que Dumbledore avait fait ou dit depuis qu'il s'était réveillé à linfirmerie de Poudlard. La chose qui l'embêtait le plus était la raison pour laquelle il était tombé malade quand il avait essayé de partir.
« Malade quand tu quittais le château ? » demanda Bleys. Il enleva un morceau de tronc pourri de la souche et commença à le réduire en morceau entre ses doigts. « Dumbledore te donnait une potion de suppression, n'est-ce pas ? »
« Autant que je sache. Mon jus de citrouille était trop sucré chaque fois que j'en prenais. »
« Hum. » Bleys laissa tomber l'écorce en morceaux et ferma les yeux. « Laisse-moi réfléchir, dit-il à Harry d'une voix douce. Il doit y avoir une réponse. » Harry acquiesça même si son professeur ne pouvait pas le voir et attendit. Alden se laissa tomber à ses pieds et il se pencha pour gratter ses oreilles. Alden se laissa aller sur le sol de bonheur, écrasant les pieds d'Harry sous sa fourrure et son corps sans os. « Il t'a lié d'une manière ou d'une autre à lui et au château » dit Bleys brusquement en ouvrant les yeux. Il se leva et s'enfonça dans les bois.
« Il a quoi ? » demanda Harry
« Tu as dit qu'il ne pouvait pas contrôler ta magie sans la supprimer. Peut-être qu'il a relié sa force à celle du château. D'après ce que tu m'as dit, Poudlard a l'air pratiquement vivant. Il aurait pu utiliser Poudlard pour augmenter ses pouvoirs et les ancrer. Une fois qu'il a réussi ça, il a pu s'interposer en tant que tuteur magique. Avoir un bâtiment magique qui est comme une partie de lui lui aurait donné le pouvoir supplémentaire nécessaire pour construire ce lien et te garder près de lui. »
« Mais il l'a utilisé pour essayer de me garder à l'intérieur, loin de lui. Après la réunion de l'Ordre… »
« Oui, c'est vrai, mais qui a dit qu'il ne pouvait pas manipuler le lien ? Il l'a manipulé pour te garder où il voulait. Avec autant de pouvoir, et bien, il aurait pu faire comme il voulait. »
Harry trotta après Bleys. « Es-tu en train de dire qu'il pourrait tout contrôler dans le château ? » demanda-t-il. Ca ne semblait pas bon. En fait, ça semblait terrible. Dumbledore avec autant de pouvoir… C'était une catastrophe en suspens.
« Il pourrait. J'ai le sentiment qu'il était plus focalisé sur toi que sur autre chose. »
« Donc, tout ce que j'avais à faire était d'agiter ma petite main et j'aurais pu briser le rituel et partir ? »
« La potion présentait quelque difficulté. Souviens-toi, l'aspect physique de ta magie est la partie la plus vitale. Ta magie est limitée par ton état physique. »
« C'est vrai. » Harry acquiesça et alla chercher sa magie. Elle bouillonna en lui et il l'enroula autour de lui. « Tu sais, ça m'a manqué à Poudlard. Je ne pouvais pas vraiment faire ça. Ma magie était là, mais il y avait quelque chose entre nous. Je ne l'ai même pas remarqué avant que ce ne soit parti » confia Harry alors que sa magie l'apaisait dans une intoxication grisante.
« Ca te fait presque te sentir invincible, n'est-ce pas ? » demanda Bleys.
Harry frissonna alors qu'il acquiesçait. Il était invincible. Il avait oublié qu'il n'y avait pas de limite à sa magie. Dumbledore lui avait fait oublier ce qu'on ressentait réellement avec la magie. Il ne pouvait pas croire qu'il ait oublié. « Oui, invincible » agréa Harry.
« Hum. » Bleys semblait bizarre. Harry le regarda à temps pour voir Bleys l'attraper et le jeter contre un arbre. Une des mains d'Harry se leva mais celle de Bleys fondit sur lui. Harry haleta de douleur et fixa sa main. Elle était clouée à l'arbre avec une dague. Sa main était coincée au tronc de l'arbre avec une dague. Une dague était dans sa main. Son cerveau intégra ça et il regarda Bleys avec choc. Que… ? Un poing cogna sous son menton.
Bleys rattrapa Harry alors qu'il s'écroulait contre le long du tronc d'arbre. Il détestait frapper qui que ce soit. Ca faisait horriblement mal à sa main et il était sûr qu'Harry serait d'accord pour dire que ça avait été assez douloureux pour lui aussi. Une pensée enleva sa dague de la main du jeune homme et contint le saignement. Il souleva l'adolescent et le porta vers le cottage. Il semble que j'ai une leçon de plus à lui apprendre.
« Aïe » dit Harry le moment où il regagna conscience.
« Bon retour de ton ego à une taille normale » commenta Bleys de son tabouret à côté du lit.
« Tu aurais pu dire 'tu es en train de prendre la grosse tête, Harry.' J'aurais écouté, dit l'adolescent sèchement. Aïe. »
« Arrêtes de gémir. Tu étais trop parti dans la magie. Tu ne m'aurais pas entendu même si tu l'avais voulu. » Bleys lava la coupure une dernière fois puis fronça les sourcils en sa direction. Il pouvait la guérir avec ou sans la douleur. La chose importante maintenant était comment la guérir. Est-ce qu'Harry avait appris sa leçon ?
« Tu ne sais pas ça » grommela Harry. Il regarda alors que son mentor levait une main vers la sienne. « Laisse-la cicatriser » dit-il calmement.
« Quoi ? » demanda Bleys, levant les yeux pour regarder dans ceux du jeune homme.
« Laisse-le cicatriser, dit fermement Harry. J'aurai besoin d'un souvenir quand je recommencerai à penser que je suis invincible » ajouta-t-il alors qu'il se remettait au lit. Et bien, ça résout le problème pensa Bleys en guérissant la main avec un mouvement de poignet.
« Tu dois rentrer, maintenant » dit-il en redressant Harry.
« Maintenant ? » demanda celui-ci.
« Oui, maintenant, répéta fermement Bleys. Tu as été ici pendant une semaine, expliqua-t-il. C'est plus qu'assez pour que tu récupères de l'empoisonnement. »
« Pourquoi est-ce que je continue de venir ici ? demanda Harry avec curiosité. J'ai l'impression de t'avoir connu toute ma vie » dit-il solennellement.
Bleys étudia Harry quelques secondes avant de se laisser tomber sur le lit à côté de lui. « Tu as été ici avant Harry, dit-il lentement. Tu as passé un petit bout de temps ici. »
« Ouais. J'ai l'impression de t'avoir connu avant tout ce temps, pourtant. » Harry haussa les épaules, comme pour faire partir ce sentiment.
« C'est le cas. Je t'ai vu ici presque chaque fois que tu as été proche de la mort » lui dit Bleys.
« Quoi ? » explosa Harry.
Bleys adressa à Harry un regard en biais et il acquiesça en passant un bras autour des épaules d'Harry. « Oui, à chaque fois que tu as failli mourir. Je t'ai vu la première fois lorsque tu étais juste un petit bébé. Ce n'a été que pour un moment mais je t'ai vu, les yeux écarquillés et pas vraiment sûr de ce qui t'était arrivé. Une ou deux fois quand ton oncle est allé un peu trop loin. La fois où tu es tombé de l'arbre. Ta première année à Poudlard… ta deuxième année à Poudlard… ta troisième année à Poudlard. » Le jeune homme fixa son aîné du regard. « Oui. Tu as frôlé la mort quelque petite fois. Je suis ton gardien dans ce monde entre la vie et la mort » expliqua Bleys.
« Tu ne pouvais pas me le dire avant ? »
« Non, répondit Bleys avec brusquerie en se levant. Tu avais besoin d'entraînement en magie sans baguette. Penses-tu que tu aurais pu m'écouter parler de magie si tu avais su que tu me reverrais la prochaine fois que tu éviterais la mort ? »
« Qui dit que j'éviterai à nouveau la mort ? demanda Harry avec rudesse. J'ai des doutes » ajouta-t-il honnêtement.
« Tu réussiras, répondit son aîné avec un sourire. Tu le fais toujours. »
« Peut-être que je suis fatigué de tout ça dit Harry en se détournant de Bleys. Peut-être que je ne veux pas continuer contre Voldemort ou combattre avec Dumbledore. Peut-être que je veux juste être normal ? »
« C'est vrai. Tu pourrais mourir. Ca a toujours été une option pour toi » dit Bleys en se déplaçant derrière Harry et en posant ses mains sur les épaules du jeune homme. « Ou tu pourrais accomplir ta destinée et commencer à vivre » murmura-t-il.
Harry frissonna alors que les cheveux à l'arrière de son cou se hérissaient. Ces mots ressemblaient presque à une prophétie et ça voulait dire qu'il les détestait au moment même où il les avait entendu. Il décida de les ignorer pour le moment. « Donc, pourquoi je ne t'ai pas vu avant de mettre la main sur ce livre ? » demanda-t-il.
« Je me suis arrangé pour que le livre soit le déclencheur qui te permette de me voir quand tu serais prêt à t'entraîner, admit Bleys. Ca a marché mieux que je ne l'avais imaginé. »
« Tu t'es arrangé… »
« Ne t'appesantis pas trop là-dessus, fils. Ca rends très confus, joue avec le temps et n'a absolument aucune logique » dit Bleys avec un sourire qui disait que même lui se trouvait confus avec ça. Il s'avança vers Harry et lui adressa un regard sérieux. « Il y a des choses qui existent plus grande que nous, Harry. De plus grands pouvoirs dans l'univers. Ne penses-tu pas que ces plus grandes puissances arrangeraient les choses qu'elles mettent en actions, vu qu'elles connaissent le résultat de ce qu'elles font ? »
« Ok » dit Harry. Il avait l'impression que son cerveau allait exploser s'il essayait de comprendre ce que Bleys avait voulu dire par cette phrase tortueuse.
« Alden va venir avec toi » dit soudain Bleys, le tirant de ses pensées. « Il est ton familier. Je l'ai choisi pour toi. »
« Je pensais qu'il était à toi ? demanda Harry avec choc. J'ai Hedwige » dit-il alors qu'Alden commençait à lui donner des coups de pattes.
« Non, il restait juste avec moi pendant qu'il t'attendait. Il semble très excité. Ne lui permets simplement pas de sauter à la gorge de Dumbledore. Tu n'arriveras jamais à enlever tout le sang de son pelage. »
Harry ne put s'en empêcher. Le rire lui échappa avant qu'il ne puisse l'arrêter. C'était une pensée entièrement morbide, mais il semblait également amusant de s'imaginer en train de frotter un Alden très satisfait pour le débarrasser du sang. « Tante Pétunia ne va pas aimer ça. Elle n'aime pas les animaux. Je vais devoir le faire entrer en cachette dans la maison. »
« Fais ce que tu dois, mais prends-le avec toi. Il aidera à te garder détendu pour que tu ne fasses pas accidentellement gonfler quelque chose. » Harry adressa un regard noir à Bleys pour le commentaire sur les gonflements. Cet incident avec Tante Marge était un accident.
« Donc, qu'est-ce que je devrais faire pour Dumbledore ? » demanda Harry.
« Montre lui un peu de pouvoir et pars. C'était une erreur de te dire de l'égarer. Tu aurais dû lui montrer ce que tu pouvais faire tout de suite. Il ne t'aurait peut-être pas imposé des mesures aussi restrictives. »
« Est-ce que je peux lui faire du mal ? »
« Nous en avons déjà parlé, dit Bleys en se redressant. Il est un allié puissant, mais il peut être un ennemi aussi puissant. Choisis tes batailles, fils. » Bleys tapota le bras d'Harry. « Maintenant, va-t'en. Il y a des gens qui t'attendent. Je ne veux plus te voir avant que tu ne sois vieux et grisonnant, compris ? » Bleys essayait d'être sévère, mais il ne pouvait pas vraiment réussir avec cette expression dans le regard.
« Bien sûr. » Harry donna une rapide embrassade à l'homme avant de s'éloigner. « Alden, tu es prêt, mon garçon ? » demanda Harry en se penchant pour le caresser derrière les oreilles. Alden ne fit que taper sa queue contre le sol et se colla au côté de l'adolescent. « Je te verrai plus tard » dit celui-ci à Bleys.
« Bien plus tard » confirma l'homme. Il se contenta de faire un signe de tête à Harry et s'éloigna. Le garçon ferma les yeux et se concentra pour emmener Alden avec lui. Il sursauta quand il sentit ses pieds quitter le sol et quelque chose d'incroyablement doux sous lui. Il ouvrit les yeux et vit qu'il était dans une chambre quelque part à Poudlard. Le lit à baldaquin était aux couleurs de Gryffondor et Harry découvrit qu'il était également en rouge et or après une rapide inspection. Très Gryffondor, Professeur ? Il s'assit. Alden se prélassait à côté de lui et lui soufflait dessus.
« Qui est un bon chien ? » lui demanda Harry en lui caressant les oreilles. Alden devint sans consistance et sa langue pendit hors de sa bouche. Harry poussa le corps de l'animal qui était sur lui et lutta pour sortir des couvertures. Ses pieds nus touchèrent le plancher et il remarqua que le sol était recouvert de tapis épais d'un rouge gryffondor. Ca en rendrait presque malade pensa Harry. Ces couleurs étaient partout. Le jeune homme regarda autour de lui et fronça les sourcils quand il ne put même pas trouver les vêtements que Khalid lui avait donnés.
Il se leva et se réorienta. Il avait été avec Bleys pendant une semaine… ça voulait dire qu'il n'avait été endormi qu'une heure ici. Oh, Dumbledore allait péter les plombs quand il réaliserait qu'Harry n'avait dormi qu'une heure avec l'Elixir du Mort Vivant et…Harry sentit une bouffée de colère au fond de ses entrailles. Dumbledore l'avait empoisonné. Avec les meilleures intentions, bien sûr. Il se souvint du proverbe sur la route de l'Enfer qui était pavée de bonnes intentions et essaya de se calmer. Sa magie ne voulait pas l'écouter. Elle était outragée pour lui. Dumbledore l'avait presque tué. Dumbledore était responsable. Dumbledore devait payer.
Harry laissa un peu sortir sa magie et sentit une brise se lever dans la pièce. Elle ébouriffa ses cheveux et il prit plusieurs profondes inspirations pour se calmer. Ca ne marchait pas. Dumbledore ne se mettrait pas à nouveau en travers de son chemin. Plus jamais. Il n'allait plus laisser ce vieux fou lui faire quoi que ce soit. Harry était un sorcier adulte avec une magie pleinement mature. Il n'avait pas besoin que qui que ce soit le protège. Il leva ses mains et les regarda avec choc. Sa magie le ferait ! Sa magie pourrait détruire tout ce qui se trouverait en travers de son chemin et il serait invincible. Personne ne pourrait le blesser ou lui reprendre sa liberté. Harry pourrait se protéger de tout ce qui… oh. Harry fixa la cicatrice toujours sur sa main gauche et il sentit sa magie mourir autour de lui. Ses pensées folles s'arrêtèrent brusquement.
Sa magie pourrait tout détruire. Ca pourrait arriver. Pourquoi le devrait-elle ? Harry soupira et regarda Alden. « Je parie que tu penses que je suis complètement fou » lui dit-il. Le chien ne fit que bailler et s'enfouit dans les couvertures. Harry sourit et leva les yeux au ciel devant son familier. Sa tante allait le tuer pour Alden. Il espérait seulement qu'elle épargnerait sa vie suffisamment longtemps pour qu'il s'explique. Il espérait que Remus serait là quand il rentrerait. L'homme préviendrait toute effusion de sang immédiate, il en était sûr.
« Kreaturr ! » appela-t-il.
« Oui, Harry Potter, monsieur ? » dit celui-ci le moment suivant.
« Bonjour, Kreaturr. Je me demandais si tu pourrais faire quelque chose pour moi ? » demanda Harry poliment.
« Kreaturr est content de faire quelque chose pour Harry Potter ! » dit l'elfe, sautant sur place.
« Merci Kreaturr. Pourrais-tu m'amener un de mes costumes moldus avec des chaussures et dire à ma tante que je rentre à la maison ? »
« Kreaturr le fera. » L'elfe disparut dans un petit pop.
« Nous rentrons à la maison, Alden » dit Harry en caressant le ventre du chien de ses deux mains. « Est-ce que ce ne sera pas amusant ? » Alden répondit à l'affection d'Harry en le léchant sur le nez. « Beurk. » L'adolescent arrêta de caresser le chien et essuya la bave sur son nez.
« Tatie Pétunia dit qu'elle veut une explication quand Harry Potter rentrera » dit Kreaturr au moment où il réapparut. « Elle envoie votre costume et vos chaussures, un sac d'affaires dont Tatie Pétunia pense qu'Harry Potter aura besoin, plus un peigne et… ça » Kreaturr tint un bouteille de gel coiffant.
« Oui ! » dit Harry en le prenant de Kreaturr. « Plus de nid d'oiseau, dit-il joyeusement. Je serai à la maison dans l'heure, Kreaturr. Pourrais-tu aller à la maison et m'attendre ? »
Kreaturr ne s'embêta pas à répondre. Il disparut simplement. Harry sourit aux idioties de l'elfe et commença à enlever rapidement les pyjamas de Gryffondor. « A quoi pensait-il ? » se demanda Harry à voix haute en pensant au choix de couleurs de Dumbledore. « Que les couleurs m'influenceraient pendant que je dors ou quelque chose ? » Il ricana et fouilla dans son sac. Il rougit un peu quand il réalisa qu'il avait oublié de demander des sous-vêtements et des chaussettes. Tante Pétunia avait pensé à tout. Il s'habilla rapidement et lutta avec ses cheveux pendant quelques minutes sans miroir (Rick serait mort à cette pensée). Il était juste en train d'attacher ses chaussures quand la porte s'ouvrit pour admettre un vampire à l'air frénétique.
Un rapide mouvement amena un pique de lancer dans la main d'Harry pendant que l'autre se mettait rapidement dans une position défensive. « Et bien, il semble que vous n'ayez pas besoin de sauvetage ! dit Khalid Haven du seuil de la porte. Et moi qui pensais que je pourrais vous emmener pour rencontrer le vrai Dracula. Mes plans sont mouchés. »
« Désolé de vous décevoir, Khalid, dit l'adolescent au vampire boudeur. Je vais confronter Dumbledore à une énorme erreur qu'il a faite, si vous voulez voir » dit Harry en rangeant son arme.
« Est-ce que cette erreur était vraiment grosse ? » Harry pouvait presque voir le vampire dans un corps d'enfant de cinq ans, n'arrêtant pas de sauter et de demander sur la sortie au magasin de glaces.
« Il m'a presque tué » dit-il avec un haussement d'épaules. C'est vrai. Il l'a fait. Je ferais mieux de ne pas en faire trop. J'espère que le choc ne tuera pas Dumbledore ; il a toujours son utilité.
« Est-ce que c'était également une erreur stupide » demanda Khalid avec un intérêt grandissant.
« Absolument » répondit Harry.
« Alors je serai honoré de vous accompagner, mon gentleman. » Khalid s'écarta du chemin de l'adolescent et celui-ci se trouva dans le bureau de Dumbledore. Je suppose qu'il était sérieux sur le fait que je serais dans sesappartements. Harry traversa le bureau et descendit les escaliers tournants avec peu de soucis. Alden trotta à côté de lui, agissant parfaitement comme le chiot protecteur qui abandonnerait toute tâche pour une caresse sur le ventre.
« Avez-vous pensé à la manière dont vous allez le confronter avant de retourner chez vous ? » demanda Khalid en examinant ses ongles. Harry dut se demander pourquoi les vampires étaient considérés comme étant vains.
« Avec la vérité, dit calmement Harry. Il doit savoir que son attitude « pour le mieux » m'a presque tuée et que je prendrai mes propres décisions sans sa participation à partir de maintenant » confessa Harry à l'homme à côté de lui.
« Dumbledore est un sorcier très puissant, Mage, dit Khalid en joignant ses mains derrière son dos. Vous trouverez peut-être difficile de manœuvrer autour de ses actions. »
« Comment m'avez-vous appelé ? » demanda doucement Harry. Alden donna quelques petits coups à sa jambe et haleta vers lui. Harry fixa le chien, se demanda pourquoi Bleys avait pensé le lui donner comme familier. Quel bien pouvait faire un familier s'il ne pouvait pas parler le chien ?
« Mage. C'est ce que vous êtes » dit Khalid avec un sourire.
« S'il vous plaît, continuez à m'appeler Harry. Je n'aime pas les titres » dit-il en luttant pour ne pas tressaillir. « Le Survivant » était déjà assez mauvais. Il n'avait pas besoin de quelque chose d'autre comme ça.
« Très bien, accepta Khalid avec un grand sourire. Je souhaite y aller avant vous, dit-il avec une expression impatiente sur le visage. Ca va être le meilleur amusement depuis cet accident bête avec ces feux d'artifices. » Harry était un peu confus par ce que voulait dire le vampire, mais il n'eut pas le temps de lui demander alors qu'il disparut. Alden se coucha à ses pieds et renifla.
« Je suppose que c'est ça, hein, Alden ? Est-ce que tu veux venir avec moi ou est-ce que tu attends là ? » Alden sauta sur ses pieds et adressa à Harry un regard qui disait « Tu as besoin de quelqu'un avec toi. » « Merci. » Il se baissa et gratta les oreilles du chien. « Je suppose que je devrais y aller. »
« Pas sans moi ! » Harry se retourna pour voir Zen rampant le long du couloir à pleine vitesse. « Est-ce que tu ne peux pas te garder loin des problèmes pendant que je fais la sieste ? » demanda-t-il en s'arrêtant aux pieds d'Harry. « Allons ! Laisse quelque sorcier fou t'empoisonner pendant que Zen dort ! Oui, c'est une idée brillante ! »
« Es-tu en colère contre moi ? demanda Harry avec surprise. Je ne prévois pas ces choses, tu sais. » Harry était juste un peu agacé.
« Oui, je sais, ce qui rends ces évènements encore plus dérangeants. Maintenant, tu vas me prendre et me mettre dans cette poche, puis tu vas faire ce que tu es venu faire ici. Après ça, nous partons, le sermonna Zen. Comprends-tu ce que ça veut dire, enfant éclair ? Nous partons. Plus de sorciers débiles, plus d'escaliers qui changent ou d'armures qui chantent. Nous retournons dans un monde sain d'esprit. »
« Bien sûr, Zen. Je suis prêt à y aller. » Harry baissa son bras et Zen s'enroula autour de son poignet. Harry plaça le petit serpent dans sa poche et soupira. Il ne pouvait pas empêcher les choses étranges qui arrivaient autour de lui. Elles… arrivaient, c'était tout.
L'adolescent prit une profonde inspiration et lissa ses vêtements. Il n'était pas nerveux. Non, ça ne lui allait pas du tout. Il avait juste une légère appréhension. Harry savait que le tutorat se briserait au plus petit toucher. Il n'avait pas besoin de s'inquiéter de ça. Il avait juste l'impression que quelque chose n'allait pas.
Les portes devant lui s'ouvrirent et Harry recula vivement. Les Professeurs se précipitèrent hors de la Grande Salle, pour s'arrêter quand ils virent Harry se tenir là. Les élèves commencèrent à se masser derrière les professeurs, remplissant les espaces entre les enseignantsconfus. « Bonsoir, Monsieur le directeur » dit calmement Harry.
« Harry, dit celui-ci. Je pensais que tu te reposais. » Dumbledore fixait Harry du regard, comme s'il essayait de deviner exactement ce qu'il s'était passé exactement dans l'heure qui venait de passer.
« Oui. » Harry s'arrêta avant de se tourner vers Snape. « Professeur, que se passerait-il si une personne ingérait une potion commune de suppression magique et l'Elixir du Mort Vivant ? » Harry n'avait pas pensé possible que Snape devienne plus pâle qu'il ne l'était déjà.
« Les ingrédients contenus dans ces potions se combineraient pour former une dose de poison assez mortelle dans le système sanguin d'une personne » répondit Snape avec un trémolo presque indétectable dans la voix. Harry pouvait presque sentir les pensées de l'homme de « s'il vous plaît, ne me dites pas que je vais devoir vous sauver d'une telle combinaison. » Harry acquiesça en signe de remerciement avant de se retourner vers le directeur.
« Votre erreur m'a presque coûté la vie, monsieur, dit-il d'un ton sérieux. Ce qui fait que je me demande à quel point je suis en sécurité ici. » Harry entendit plusieurs hoquets s'élever derrière les professeurs et un « Putain de merde ! » angoissé. Bon retour, Ron, pensa-t-il avec un sourire narquois. « Je rentre à la maison, monsieur le Directeur » dit Harry se redressant de toute sa hauteur « inoffensive. »
« J'ai peur de ne pouvoir te laisser quitter la sécurité du château, Harry, dit calmement Dumbledore. Tu sais à quel point c'est dangereux pour toi. » Il apparaissait être en train d'essayer d'adresser un regard significatif à Harry qui était supposé vouloir dire quelque chose, mais l'adolescent l'ignora. Il alla chercher sa magie et toucha les barrières et sorts entourant Poudlard. J'ai besoin de partir maintenant dit-il au château. Il sentit quelque chose de chaud comme les rayons du soleil s'élever et glisser sur ses sens pendant un moment avant de s'éloigner. Harry donna un rapide coup à sa magie et sentit quelque chose en lui casser sec. En fait, Dumbledore vacilla sur ses pieds une seconde avant de lever des yeux surpris pour regarder Harry.
« Vous savez, Professeur, il y a une époque où je vous faisais vraiment confiance » dit Harry nonchalamment en s'avançant vers le vieil homme. « Une époque où je vous aurais appelé mon confident le plus proche. Un grand-père de substitution. De la famille. » Il haussa les épaules et étudia l'homme âgé devant lui alors qu'il ignorait tous les autres professeurs. Il leva sa baguette et étudia le visage âgé de Dumbledore pendant quelque seconde. « Vous vous étiolez, Monsieur le Directeur » dit-il en baissant sa voix dans un murmure pour qu'aucun des élèves ne puissent l'entendre. « Vous m'avez plus souvent mis en danger que Voldemort ne l'a jamais fait. Les petites épreuves que vous m'avez fait traverser tous les ans m'ont laissé incapable de fonctionner. Des cauchemars me hantaient nuit et jour. Ma tante a dû m'envoyer dans un hôpital psychiatrique pour que je puisse trouver un peu de paix. Qu'aurais-je trouvé ici, sous votre attention omnisciente ? 'Dulce et decorum est, pro patria mori' ? » Harry cita le poème que lui et ses camarades avaient étudié à St Jude et eut un sourire narquois quand Dumbledore pâlit. « Je ne suis pas votre marionnette ; je ne suis pas votre élève et je ne suis pas votre sauveur. Je ne le suis plus. Ne m'approchez plus. N'essayez pas de me de me contacter. Ne parlez même pas comme si vous me connaissiez comme un petit-fils. En fait, oubliez que j'existe. Quand septembre viendra, je pourrais revenir, ou pas. Que je le fasse ou pas ne dépend que de vous. » Harry fit demi-tour et commença à s'éloigner.
« Harry, j'ai toujours essayé de faire ce qui était le mieux pour toi » dit Dumbledore avec une voix remplie de larmes.
Harry se retourna et étudia l'homme. Il y avait de vrais regrets dans sa voix. Des larmes s'accumulaient dans ses yeux. « Plus maintenant » lui répondit-il avec un sourire.
« Une potion de suppression et l'Elixir du Mort Vivant !? » demanda Snape aussitôt qu'Harry se fut retourné. « Vous avez pratiquement fait le travail du Seigneur des Ténèbres pour lui ! » Harry se demanda s'il devrait empêcher l'attaque de Snape… non. Ca pendait au nez de Dumbledore. Il méritait de se faire sermonner par le Maître des potions. « Monsieur le Directeur, je ne peux pas croire que vous ayez fait une telle erreur. Vous auriez pu tuer Harry Potter ! »
« Vous avez fait quoi ? » tonna Hagrid dans le chaos qui explosait dans le hall. Harry parcourut le couloir et se demanda combien les choses allaient devenir folles à Poudlard.
« Dumbledore, grand fou ! » Harry l'encouragea un peu à l'intérieur quand il entendit Madame Pomfresh attaquer Dumbledore. « Je n'ai pas passé les cinq dernières ANNEES et demie à réparer ce garçon pour que vous défaisiez tout mon dur labeur ! Avez-vous aucune idée à quel point il est difficile de le garder dans un lit d'hôpital ?! »
Harry eut du mal à continuer à marcher à ce moment là. Entendre Snape parler de sa vie était un peu trop pour lui et les promesses de Pomfresh de démembrer Dumbledore la prochaine fois qu'il essaierait « un étalage évident et idiot de stupidité » lui fit se demander à quel point les professionnels médicaux pouvaient être mortels quand ils étaient poussés au-delà de leurs limites. Il quitta le bâtiment et s'arrêta quand il vit Ron, Hermione, Neville, Luna et Ginny à l'attendre en bas des marches. « Dumbledore t'a presque tué ? » demanda Ron d'une voix choquée et blessée.
« Avec les meilleures intentions, j'en suis sûr » dit Harry en regardant Ron. Il jeta un rapide coup d'œil derrière pour voir Dumbledore en train d'essayer de se frayer un chemin hors de la foule qui l'entourait juste à l'intérieur des portes de Poudlard.
« Putain, dit Ron avec force. Mec, je suis désolé. » Harry sourit et s'avança. Il tendit la main et serra l'épaule de Ron.
« Bon retour, mec, dit-il au roux. Maintenant, ma tante m'attend à la maison. Ecris-moi, d'accord ? Hedwige s'assurera que je l'ai. » Harry sourit à son ami et le dépassa.
« Je vous verrai cet été, les gars ? » demanda Harry, regardant les élèves rassemblés devant lui.
« Ta tante ne survivrait pas si elle ne me laissait pas te voir, dit Hermione avec un sourire. Allez, vas-y, Harry. Nous allons nous assurer de créer quelques mots de tête pour les professeurs pour qu'ils ne soient pas capables de te courir après pendant un moment. » Hermione lui sourit.
« Merci. » Harry releva la tête et remarqua que Snape et Dumbledore étaient engagés dans une bataille verbale féroce sur les défauts variés de Dumbledore quand on en venait aux potions et à l'administration desdites potions quand un idiot ne savait pas ce qu'il faisait.
Harry sourit et pensa que ça n'aurait pas pu mieux se passer s'il l'avait planifié par avance. Il s'arrêta et ferma les yeux. Il se concentra sur la maison de sa tante et se rappela qu'il n'avait plus de limites à sa magie. Il regarda les protections et vit comment elles étaient construites. Il s'imagina passer entre deux et sentit son corps commencer à se serrer pour passer dans un tube. Son estomac tomba quand il sentit le goudron sous ses pieds. Il s'arrêta et vérifia que toutes les parties pertinentes de son corps étaient venues avec lui. « C'était cool, dit-il pour lui. C'était cool, pas vrai, Alden ? » demanda-t-il au chien à côté de lui. Il se pencha et lui caressa sa tête broussailleuse. « Allons apporter la nouvelle à Tante Pétunia » dit-il au chien en commençant à marcher.
Il ouvrit la serrure avec un mouvement du poignet et entra. « Tante Pétunia ? » appela-t-il en fermant la porte derrière lui. Harry entendit un bruit de vaisselle cassée dans la cuisine et la porte s'ouvrit brusquement pour révéler sa tante.
« Harry ! » L'interpellé tomba presque alors qu'elle l'attirait dans une embrassade. « Nous avons essayé ! Nous avons essayé tellement dur ! Je ne voulais pas t'abandonner là-bas et j'y serais allée si j'avais pu. » Harry fut surpris quand il entendit sa tante commencer à pleurer.
« Je vais bien, Tante Pétunia » dit Harry en passant ses bras autour d'elle. « Je vais bien. Je ne suis pas blessé. Ca va. » Il la tint et releva la tête quand Remus vint dans la cuisine. « Hey, Remus. Donne-nous une seconde… je pense qu'elle est un peu bouleversée. » Le loup-garou lui adressa un regard amusé et haussa un sourcil devant Alden. Harry dit silencieusement « plus tard » et tint sa tante. Elle continua à parler sur combien ils avaient essayé.
« Ca va, lui dit-il. Je sais que vous avez essayé. Je sais que vous faisiez tout ce que vous pouviez pour me sortir de là. » Il arrêta de regarder son visage pour voir ses deux avocats et leur fit un signe de tête. Il se demanda combien il les avait payé pour travailler sur ce cas… jusque qu'à ce qu'il se souvienne combien d'argent il avait réellement.
« Je suis tellement soulagée que tu ne sois pas blessé ! J'étais tellement inquiète pour toi ! » gémit presque Pétunia. Il sentit de la chaleur se répandre dans son estomac et sourit. Sa tante tenait vraiment à lui. Il tendit sa magie et apaisa légèrement les émotions de la femme. L'hystérie ne faisait rien pour elle. Elle pleura quelques minutes de plus avant de se calmer suffisamment pour regarder son neveu. « Bienvenue à la maison, Harry » dit-elle en tenant son visage. Harry sourit et couvrit ses mains des siennes.
« Merci, Tante Pétunia. Je suis content d'être à la maison. » Alden aboya et il tressaillit. Tante Pétunia détestait les animaux.
« Qu'est-ce que c'est ? » demanda-t-elle en bougeant pour regarder le chien.
« Son nom est Alden. Il est mon familier. Je n'ai pas eu le choix en la matière » dit-il en guise d'explication.
« Il est propre ? » demanda-t-elle.
« Oui. Je prendrais soin de lui. Tu n'auras rien à faire pour lui, je le promets. » Il voulait garder Alden si possible. Il ne pensait pas que sa tante le ferait s'en débarrasser… n'est-ce pas ? « Il peux rester ? » demanda-t-il.
« Tant que tu en acceptes la responsabilité » dit Pétunia avant de attirer son neveu pour le prendre dans ses bras. Harry sourit et permit à sa tante de le tenir. Il lui permettrait de profiter du 'petit' Harry pour le moment. A partir de demain, il allait grandir un peu chaque jour jusqu'à ce qu'il soit à sa vraie taille. Il était fatigué d'être petit. C'était agréable, pourtant. Il aimait ça. Il baissa sa tête pour qu'elle repose sur l'épaule de sa tante et se sourit. C'était bon d'être à la maison. Il tomba presque quand Pétunia sursauta. « Tu dois mourir de faim ! » dit-elle avec de l'horreur dans sa voix. « Qui sait ce qu'ils te donnaient à manger dans cet endroit ! » Elle le tira dans la cuisine et le fit s'asseoir sur la chaise la plus proche. Elle s'affaira pour préparer le dîner. Kreaturr apparut et commença à l'aider.
Harry ne fit que sourire et se tourna pour regarder la table de la cuisine. C'était comme si une session d'études d'Hermione sur la loi et les gardes d'enfant avait lieu. « Wow » dit-il en regardant tous les livres.
« Inutiles, tous autant qu'ils sont » entendit-il de la porte. Il sourit à Cynthia Belle, l'avocate des Potter. Elle était très directe avec ses opinions, et les livres ne l'impressionnaient pas. « Merci mon dieu, vous êtes à la maison. Maintenant, nous pouvons arrêter de nous inquiéter sur ce tutorat… à moins qu'il ne soit pas cassé ? »
« Brisé, lui dit Harry avec un sourire. Dumbledore ne sera plus jamais capable de faire quelque chose comme ça à nouveau. »
« Bien. » Madame Bell agita sa baguette et la plupart des livres disparurent dans un cartable. « Voulez-vous porter plainte contre lui ? Vous seriez dans vos droits de le faire. »
« Non. » Harry vit la désapprobation de Remus et sourit. « Nous sommes en guerre. Je ne veux pas diviser la résistance plus qu'elle ne l'est déjà. Je sais que si je porte plainte, les gens vont se diviser sur le problème. C'est fini, et c'est tout ce qui m'intéresse vraiment. »
« Une décision très mature, dit Mademoiselle Bell avec un signe de tête. Vous avez élevé un bon garçon, Madame Dursley. Je dois retourner au bureau. Vous savez comment me contacter si vous avez besoin de moi, Monsieur Potter. Essayez de ne plus vous retrouver dans une situation qui menacerait votre vie ou votre liberté, s'il vous plaît » lui dit-elle un peu sévèrement.
« Je n'arrête pas de dire qu'elles me trouvent, dit-il en haussant les épaules. J'essaierai » promit-il.
« Faites ça. Prenez soin de vous, tout le monde. » Elle quitta alors la maison et Harry la sentit transplaner quelques minutes plus tard.
« Remus, je veux que tu appelles une société de sécurité, s'il te plaît. Je veux cette maison tellement protégée que le Ministère de la Magie ne serait pas capable de rentrer, dit Harry au moment où l'avocate partit. Je veux un sorcier de garde ici vingt quatre heures sur vingt quatre. »
« Est-ce que tu es sûr que c'est nécessaire ? » demanda Pétunia en commençant à mettre la table. « Remus, enlevez les livres de la table. » Remus agita sa baguette et les livres disparurent.
« J'ai grandement bouleversé Dumbledore. Tellement que j'ai peur de ce qu'il pourrait essayer de faire, expliqua Harry. Je ne veux pas prendre de risque. J'ai l'impression qu'il me voit comme une arme, une qu'il doit contrôler. » Harry massa son front. « Je veux juste savoir que tu seras en sécurité ici. Je ne serai pas toujours à la maison et je ne veux pas m'inquiéter que Dumbledore apparaisse et essaye de t'emmener loin de moi. » Harry dut se demander si toutes les femmes pleuraient en entendant les membres mâles de leur famille exprimer leurs inquiétudes au sujet de leur bien-être. Pétunia pleura et le serra dans ses bras quelques minutes avant de le relâcher.
« Pas de problèmes, Harry. Je connais plusieurs bonnes entreprises. Le grand-père de James en a utilisé une pour protéger une des maisons, et les barrières sont toujours fortes aujourd'hui. Je vais me mettre en contact avec elles et voir ce qu'elles peuvent faire. » Remus ouvrit un petit bloc-notes sur la table, seulement pour l'enlever vivement quand Pétunia posa une assiette de nourriture devant lui.
« Mon préféré ! » dit joyeusement Harry.
« Je l'ai commencée quand Kreaturr m'a promis que tu rentrais à la maison, dit Pétunia. Je sais à quel point tu aimes le hachis Parmentier. »
« Suivie de près par la pizza et les spaghettis avec des boulettes de viande » Harry informa sa tante.
« Je suis sûre que tu aimes aussi les légumes » répondit-elle avec un ton d'avertissement.
« Bien sûr, agréa Harry. Tout pour empêcher la pizza d'être bannie de la maison. Ca rendrait les choses très difficiles. »
« Harry, nous devrions préparer quelques trucs » dit Remus en ressortant son bloc-notes. « Ton éducation, par exemple. La presse. Des choses comme ça. »
« Peut-on le faire après le dîner ? demanda Harry. Je veux juste passer du temps avec vous ce soir. »
« Certainement. » Remus rangea son bloc-notes. « Si vous voulez bien m'excuser tous les deux, je dois cependant passer quelques coups de fils. Pour prévenir que tu es rentrés à la maison sain et sauf et que donc, Sensei peut annuler son plan d'invasion » dit Remus en quittant la cuisine.
« Il était sérieux ? » demanda Harry, choqué.
« Je pense » dit Pétunia. Elle sourit à Harry et lui ébouriffa les cheveux. « Mange, lui ordonna-t-elle. Tu es trop maigre. » Elle lui adressa un regard qui voulait dire qu'elle était sérieuse. Harry sourit et prit sa fourchette. Il la laisserait le diriger pour le moment. D'accord, il la laisserait le diriger quand elle voudrait. La maison lui avait manqué.
Et un grand merci à Lys qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
