Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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« Deshi ! » Harry se réveilla brusquement en entendant son professeur de défense appeler sèchement son surnom. Il tâtonna à la recherche de ses lunettes, jugea mal la quantité de lit qui lui restait et bascula sur le sol. « Rappelle-le ! »
Rappeler qui ? se demanda Harry avec un regard trouble alors qu'il se relevait du sol. Il leva la tête et regarda fixement la vue qui se présentait à lui. Sensei Leonard pendait des mains de Khalid Haven. Pendait. « Khalid, reposez-le » dit Harry d'une voix râpeuse alors que ses yeux s'habituaient à la lumière précédent l'aube. « Maintenant. »
« Vous gâchez mon plaisir. » Khalid bouda en reposant l'homme au sol. « Vous le connaissez, n'est-ce pas ? »
« Oui, je le connais » répondit sèchement Harry, son agacement au fait d'être réveillé aussi tôt pointant. « Faisons les présentations pour que personne ne finisse en encas. » Harry se leva. Il est trop tôt pour ces trucs diplomatiques. « Est-ce que Paul est là aussi ? » Harry se déplaça vers la porte.
« Il est en bas » lui répondit Sensei. Il se tourna et regarda le vampire sans confiance dans les yeux. « Tu connais ça ? »
« Oui. » Harry ouvrit la porte et se dirigea vers les escaliers. « Essayez de ne pas vous blesser pendant que je ne suis pas là. » Il alla dans le couloir et dans les escaliers en trébuchant. Le garde de la sécurité lui fit un signe de tête de sa chaise et Harry grogna en réponse.
Remus avait trouvé les gardes hier et quelques-uns étaient venus tout de suite pour qu'Harry leur fasse passer un entretien. Il avait choisi quatre sorciers différents qui avaient chacun six heures de gardes chez sa tante. Le premier jour avait été passé à montrer comment la vie se passait dans la maison. Après ça, ils s'étaient en quelque sorte fondus dans le décor. Il n'avait pas compté sur l'apparition de Khalid.
Harry s'assit dans son lit. Quelque chose venait d'entrer dans sa chambre. « Du calme, petit. » Les tons doux de la voix de Khalid parvinrent aux oreilles d'Harry.
« Khalid ? » demanda Harry, localisant ses lunettes et les mettant. Il plissa les yeux à travers l'obscurité et alluma sa lampe d'un sort. « Qu'est-ce que vous faites là ? »
« Je vous protège » répondit Khalid en se perchant en haut de la bibliothèque d'Harry. « Je voulais m'assurer que vous alliez bien. Ca, et j'en ai eu marre de Poudlard. J'aimerais rester avec mon petit Magus pendant un moment. Il semble y avoir du divertissement autour de vous » expliqua Khalid.
« Suis-je encore en danger sans le savoir ? » demanda Harry en se passant une main dans les cheveux. Il détestait devoir se lever et réfléchir tout de suite. Ce n'était pas juste.
« Non, dit Khalid avec brusquerie. Vous devriez retourner dormir. Je peux arrêter n'importe quel sorcier qui viendrait par là. »
« A moins qu'il ne vous envoie de la lumière du soleil. »
« C'est ce pourquoi la crème solaire existe » dit Khalid en se levant et en se dirigeant vers le lit. « Vous vous inquiétez trop. » Khalid se tint là et regarda Harry de haut. « Vous avez des rides d'inquiétude » dit-il en passant un doigt sur le front de l'adolescent. Harry loucha un moment pour regarder le doigt devant lui. Le doigt passa à un angle qui le fit regarder au-delà de la main devant lui et dans les yeux de Khalid.
Khalid eut un sourire narquois alors que le garçon retombait en arrière sur le lit. Il rassembla la couverture qui avait été dérangé et borda l'enfant, fredonnant une chanson oubliée depuis longtemps par la plupart de l'humanité. Il lissa les cheveux fous et sourit. Ils avaient toujours l'air tellement innocents quand ils dormaient ! Il retourna vers le bureau et s'assit au coin. Il sortit un livre de sa cape et commença à lire.
Harry n'avait aucune idée de ce que Khalid voulait dire par « divertissement » mais il voulait bien supporter le vampire aussi longtemps qu'il ajoutait une autre couche de protection à la maison. Khalid avait promis de ne pas casser la croûte ni sur sa tante, ni sur les gardes du corps, donc Harry supposa que c'était ok.
Il entendit des voix venir de la cuisine. Il se cogna dans un mur (et ignora le reniflement amusé du garde derrière lui) et entra dans la pièce. « Paul, dit Harry à l'homme cajolant une tasse de thé. J'ai besoin que tu rencontres quelqu'un là-haut pour que je puisse retourner dormir. »
« Désolé, petit, mais ça n'a pas beaucoup de sens » dit Paul en se levant. Il passa un bras autour d'Harry et le serra contre lui. « C'est bon de te voir Harry. Tu t'es levé tôt. »
« Je ne suis pas supposé l'être, gémit Harry. Stupide vampire. »
« Quoi ? » demanda Paul.
Harry s'agrippa au bras du psychologue et commença à le tirer vers les escaliers. « Tu vas le rencontrer, puis il me laissera en paix pour que je puisse dormir » grommela-t-il pour lui-même alors que la paire montait les escaliers. « Je veux juste dormir. »
« Ca n'a toujours pas de sens » avertit Paul alors qu'ils finissaient de monter les escaliers et longeaient le couloir vers sa chambre.
Harry ouvrit la porte de sa chambre et vit Khalid et Sensei se lancer des regards noirs. « Khalid, voici le Docteur Paul Lauter, mon thérapeute, ami de confiance et quelques fois garde du corps. Je lui confierais ma vie. Cet homme » il fit un geste en direction de Sensei « est mon professeur d'arts martiaux et de défense, Sensei Leonard Ricer. Ils ont tous les deux agis comme mes gardes du corps plus d'une fois et je leur confierais ma vie. Paul, Sensei, voici Khalid Haven, un vampire que j'ai rencontré pendant que j'étais emprisonné à Poudlard et je ne peux pas m'en débarrasser. Je lui fais confiance. » Il se laissa tomber sur son lit et s'enfouit sous les couvertures. « Tout le monde a été présenté. Maintenant, laissez-moi dormir. »
Les trois hommes regardèrent Harry succomber au sommeil en quelques secondes. « Très bien, je crois que le petit veut dormir, comme ils le font souvent à cet âge, dit doucement Khalid. Laissez-le à son sommeil. » Il désigna la porte d'un geste aux deux hommes.
« Vous aussi » dit Sensei en entrant dans le couloir.
« Je suis son garde de nuit. Vous le verrez après l'aube. » Khalid ferma la porte et garda Harry pendant qu'il dormait. Il savait que le garçon était en sécurité. Il y avait des gardes en bas et sa tante ne laisserait rien passer si elle pouvait l'empêcher. Il se sentait juste mieux à regarder le garçon dormir.
Harry roula sur le côté et soupira alors que ses yeux enregistraient la lumière qui passait au travers de sa fenêtre. Il mit ses lunettes et remarqua une note posée à côté d'elles. Il la prit et l'étudia.
Jusqu'au coucher du soleil, mon petit mage. Vos amis sont en bas. KH
Les sourcils d'Harry se froncèrent alors qu'il essayait de deviner ce que Khalid voulait dire par « amis. » Il sauta hors du lit l'instant suivant. Paul et Sensei étaient là !
Il trébucha presque sur Alden dans sa hâte de s'extraire du lit. Le chien ne fit que relever la tête, adresser un regard noir à l'adolescent et revenir à sa position carpette sur le sol. « Bien sûr, ne bouge pas du tout » dit Harry au chien en quittant sa chambre pour la salle de bain. « Je t'apporterai même le petit-déjeuner au lit, plaisanta-t-il. Descends juste quand tu es prêt. » Alden agita sa queue une fois et retourna dormir. Huh. Quelques créatures avaient toutes les chances du monde.
Harry prit une douche rapide pour se réveiller et trouva des vêtements qui allaient principalement ensemble en un temps record. Il était encore en train de mettre ses chaussures quand il atteint les escaliers et il parvint à ne pas se briser le cou alors qu'il sautillait sur les premières marches. Il ignora le garde qui reniflait d'amusement dans son coin et alla vers la cuisine. Il sentait le petit-déjeuner.
« Bonjour ! » dit-il en entrant dans la pièce. Un chœur de bonjours vint des gens rassemblés là. Paul, Sensei, Remus et Pétunia étaient tous assis autour de la table de la cuisine avec des notes de quelque sorte devant eux. « Petit-déjeuner ? » demanda-t-il, sachant que son nez ne lui avait pas menti.
« Dans le four, dit Pétunia en réponse. Sers-toi. »
« Est-ce que vous avez mangé ? » demanda-t-il en sortant une assiette.
« Vers l'aube, dit Remus. Après ta petite scène avec le vampire et tes grommellements sur le fait qu'il était trop tôt pour la diplomatie. »
« J'ai dit ça tout fort ? » demanda Harry en se servant des gaufres et des saucisses.
« Ca et beaucoup d'autres choses, grogna Sensei de sa chaise. Je n'ai pas entendu de gros mots. »
Harry ne savait pas si c'était un avertissement ou non. Il versa du sirop sur son assiette et alla à la table de la cuisine pour manger. « Que faites-vous ? » demanda-t-il en faisant de la place pour son assiette parmi les notes.
« Nous planifions ta thérapie, ton éducation et ton entraînement » dit calmement Pétunia.
« Ok. » Harry laissa les adultes à ça et prêta attention à des affaires plus urgentes… comme son estomac. « Je peux toujours être dans la pièce, pas vrai ? » demanda-t-il.
« C'était en numéro deux sur notre liste » lui dit Paul.
« Quel est le numéro un ? » demanda Harry avec curiosité.
« La thérapie. » Paul tourna une page de ses notes. « Nous avons tracé de manière assez précise comment ça va marcher. » Il regarda Harry engloutir son petit-déjeuner. « Tu vas retourner à St Jude pour le moment. Tu vas aller à tes classes habituelles avec tes camarades. Tu auras des sessions de thérapie avec moi quatre fois par semaine. Je pense que tu es prêt à réduire un peu mais ça ne veut pas dire que je n'attendrai pas le même effort de ta part. »
« D'accord » dit joyeusement Harry en sirotant son jus d'orange. Il sentit la pièce devenir silencieuse autour de lui et releva la tête. « Quoi ? » demanda-t-il, en enduisant sa dernière saucisse de sirop.
« Ca te va que nous planifions tout pour toi ? » demanda Pétunia avec un air inquiet.
« Je sais que tous les quatre avez… quelle est la phrase que vous utilisez toujours ? 'Meilleurs intérêts ?' Je sais que vous avez mes meilleurs intérêts à l'esprit quand vous prévoyez un truc quelconque pour moi. Je sais aussi que vous n'êtes pas déraisonnables et que si j'ai une objection majeure nous pourrons changer les choses, pas vrai ? » Il se leva de table et emmena son assiette et son verre dans l'évier. « Ca me va. » Harry sourit au quatre adultes et retourna à table. « A quel fréquence vais-je m'entraîner avec Sensei ? » demanda-t-il, en attirant l'emploi du temps vers lui. « Remus ? A quelle fréquence viendras-tu ? »
« Heu, tu seras avec Sensei tous les matins avant ta première classe et Remus viendra les samedi soirs pour s'occuper des affaires » dit Paul en vérifiant ses notes. « Ca te semble bien ? »
« Parfait » répondit l'adolescent avec un sourire. Il sursauta quand il entendit un hurlement violent à l'étage. Alden. Il quitta la table et monta les marches deux par deux. Un rapide coup d'œil dans sa chambre lui indiqua que le chien s'était déplacé. « Alden ? » appela-t-il. Il entendit des reniflements venir de la salle de bain et ouvrit la porte. Un Alden à l'air harcelé était dans la baignoire, couvert de mousse de savon. Kreaturr se tenait à côté de la baignoire, l'air très content de lui alors qu'il frottait le pelage du chien. « Kreaturr ? Que se passe-t-il ? » demanda Harry.
« Harry Potter, monsieur ! » Les essais pour faire en sorte que l'elfe l'appelle Harry étaient futiles. « Le méchant chien avait besoin d'un bain. Il sentait trop comme les bois. Kreaturr a fait sentir le chien bon et frais. » Harry essaya de ne pas rire, mais il ne put empêcher quelques gloussements.
« Très bien, assures-toi juste de bien le sécher, d'accord ? » demanda Harry à l'elfe avec un sourire. « Et la prochaine fois, demande avant de commencer. »
« Oui, Harry Potter, monsieur. » Kreaturr s'inclina rapidement avant de retourner à sa tâche. « Il a raison, tu sais, dit Harry au chien. Tu cocottais pas mal. » Le regard noir augmenta de force et promit aucune partie de 'va chercher !' dans un futur proche. Harry laissa son familier et son elfe de maison batailler pour ça. Kreaturr avait eu une bonne idée ; Alden n'avait probablement pas eu de bain depuis qu'il était venu à l'existence sur ce plan… attendez, est-ce que ça avait même du sens ? Harry repoussa cette idée de sa tête et essaya d'ignorer le malaise que cette idée lui apportait.
Harry repoussa les rapports que Remus lui avait apportés à lire et soupira. Il était tard ; sa tante était allée se coucher il y avait près de trois heures et il avait dit à Khalid d'aller se balader puisqu'il n'était pas encore prêt à aller se coucher. Il décida de voir ce qu'Hermione préparait à Poudlard. Il fut plaisamment surpris de voir un message de sa part.
Oh, Harry ! Tu ne croirais pas ce qu'il se passe ici ! Les gens deviennent juste fous ! C'est brillant ! Tout a commencé juste après que tu ais transplané à travers les protections ! Comment as-tu fait ça ? Je demande une réponse.
Dumbledore se tenait juste là, ayant l'air complètement perdu et comme s'il ne connaissait personne autour de lui. McGonagall a finalement pris le contrôle, ordonnant à tout le monde de retourner dans sa salle commune. Nous l'avons fait, bien sûr. Personne ne la contredit quand elle a ce regard. Tu sais duquel je veux parler… ce regard Ne me contrariez pas. Elle peut être carrément effrayante quand elle veut.
Le lendemain matin, au petit-déjeuner, elle a pris la chaise de Dumbledore… ça a été suffisant pour terrifier quelques uns des premières années – ils pensaient qu'il était mort – comme si Voldemort aurait cette chance ! Elle a annoncé que Dumbledore avait pris un congé à cause de sa « santé déclinante. » Nous connaissons tous les deux la vraie raison, n'est-ce pas, Harry ?
J'ai finalement deviné ce qui lui était arrivé. Il est confiné dans une chambre privée à l'infirmerie avec des protections sur la porte pour le garder là. Quelque chose sur son âge le rattrapant. Je ne l'ai entendu que par accident, pendant que je rendais visite à Drake dans les appartements du professeur Snape. Je ne pense pas que qui que ce soit d'autre sache que je sais.
McGonagall fait un travail admirable, Harry. Elle a réinstallé l'AD… et a dit à Fol-Œil d'arrêter de se plaindre au sujet de ta disparition. Elle lui a parlé sèchement et lui a dit qu'il était évident que tu ne te sentais pas en sécurité ici et qu'elle ne retiendrait pas ta disparition contre toi. Elle a commencé une ronde de professeurs toutes les nuits… et ils attrapent les élèves avec une facilité qui est effrayante… pas que je parle d'expérience…
Fudge a souvent été là, prenant conseil auprès de McGonagall maintenant. Elle est devenue le leader non officiel des vieux amis maintenant, et bien que le Ministère déteste l'idée que les vieux amis existent, il utilise ses ressources assez souvent. Principalement le nouvel espion de l'Ordre, qui qu'il (ou elle) soit.
Ron est redevenu comme il était avant. Il te défendra, toi et tes actions, jusqu'à son dernier souffle, bien qu'il ait toujours des moments de stupidité. (Hermione, tu ne comprendrais pas… c'est un truc d'Auror.) Qu'importe que je lui aie appris la moitié des sorts qu'il utilise pour ce stupide programme d'entraînement des Aurors. Je sais que ça semble terriblement mesquin de ma part, Harry, mais je n'avais pas réalisé combien il pouvait être immature. Est-ce qu'il a toujours été comme ça ?
Tu sais ce vampire que le Professeur Zareh avait ici pendant un moment ? Il a disparu à peu près en même temps que toi. Le professeur a dit qu'il allait et venait comme ça, mais j'ai le sentiment que Zareh est inquiet, comme s'il n'était pas encore sûr que sa disparition soit une bonne ou une mauvaise chose.
Poudlard en lui-même est fort. Beaucoup d'élèves ne comprennent pas ce qui s'est passé. Ils n'ont pas pu entendre ce que tu as dit à Dumbledore et ne veulent probablement pas le savoir. Quelques premières années ont été retirés de l'école par des parents superstitieux. Ne le prends pas mal, mais ils pensent que Poudlard n'est plus sûr parce que tu es parti. Pas parce que Dumbledore est parti. On me pose beaucoup de questions sur toi, où tu es, pourquoi tu es parti. Je leur réponds la vérité : Harry a pris sa décision sans consultation ni information de ma part.
Pourquoi ne portes-tu pas plainte, Harry ? Dumbledore t'a presque tué ! Je l'aurais fait jeter en prison et l'aurais laisser moisir. Il aurait dû savoir ce qu'il faisait. Ta vie est déjà suffisamment en danger à cause de Voldemort. Pourquoi ne pourrais-tu pas poursuivre la personne qui était supposée te protéger ? Je ne comprends pas ton raisonnement, principalement parce que je NE L'AI PAS ENTENDU ! J'attends une réponse justifiant ta décision, et elle a intérêt à être logique. A et B et tout ça.
C'est tout pour le moment. Je suis impatiente d'entendre ton explication (et elle a intérêt à être bonne).
Affection,
Hermione.
Harry resta assis quelques minutes avant de prendre un stylo pour répondre à Hermione. Il savait qu'elle aurait besoin d'une explication mais il y avait quelques trucs qu'il ne pouvait pas lui dire. Il ne pouvait qu'espérer qu'elle lui pardonnerait quand elle découvrirait ses plans plus tard. Après tout, être l'élève du Seigneur des Ténèbres lui donnait de nouvelles compétences.
Harry roula hors du lit et couvrit sa tête avec ses mains. Tout son corps se tendit en préparation des coups de son oncle. Ils ne vinrent jamais. Il resta allongé au sol et frissonna alors que son rêve rattrapait son esprit. Il se redressa et pria pour que Khalid soit sortit. Il ne voulait pas que le vampire le voit comme ça ; l'homme deviendrait maternel avec lui et l'étoufferait d'attention. C'était dérangeant pendant les moments où Harry ne voulait que vider son estomac et supplier pour que quelqu'un lui jette l'Oubliette. C'était à des moments comme ça que Harry haïssait Bleys.
Bleys lui avait demandé au sujet des trous dans sa mémoire. Harry ne l'avait pas cru. Pourquoi diable aurait-il des trous dans sa mémoire ? Il avait répondu avec un commentaire très adolescent selon quoi Bleys avait visiblement des trous dans son esprit s'il pensait que ses souvenirs étaient incomplets. Ca avait été la mauvaise chose à dire. Bleys avait réagi au quart de tour et avait collé Harry sur sa chaise avec de la magie que même l'adolescent ne pouvait combattre. Quelque chose l'avait forcé à lever la tête et à garder les yeux ouverts. Harry avait regardé les yeux sombres de Bleys quelques secondes avant d'avoir l'impression que des ongles laminaient son esprit. Il avait paniqué à ce moment là, essayant de lutter contre la présence qui lui laminait l'esprit, poussant contre la magie qui le retenait. Ses yeux avaient roulés dans sa tête alors que les ongles se retiraient et il avait sombré dans l'inconscience avec joie.
Il était revenu à lui juste quand Bleys arrangeait une couverture autour de lui. Il était allongé sur le canapé avec sa tête sur les genoux de son mentor. Celui-ci lui avait souri et avait passé une main à travers ses cheveux. « Je suis désolé, mon enfant. Tu ne méritais pas d'avoir des trous dans tes souvenirs, qu'importe combien ils étaient mauvais. » Bleys n'avait pas eu l'air désolé du tout. Harry oubliait toujours avec qui il avait à faire quand Bleys faisait des choses comme ça. L'éthique de Bleys était très différente de celle du monde magique d'aujourd'hui. Le Doloris ? Rien du tout. Une lame à travers la main ? Pas d'inquiétudes. La restauration de souvenirs qui seraient mieux ignorés ? Pour le mieux.
La tête d'Harry commença à pulser alors que son esprit essayait d'absorber les souvenirs que Bleys avait forcés à émerger. Stupide éthique tordue des sorciers anciens ! Une fiole apparut à ses lèvres et il but la potion de plein gré. Celle-ci agit rapidement et il se permit de glisser dans un brouillard drogué. Il avait conscience que son esprit était tourmenté, mais il ne s'en souciait juste pas.
Harry frissonna et rassembla ses nerfs usés alors qu'il se remettait debout. Il enleva sa couverture du lit et l'enveloppa autour de lui pour sa chaleur. Il savait qu'il ne retrouverait pas le sommeil de sitôt. Du thé. Le thé semblait génial. Il parcourut doucement le couloir et les escaliers, répondant d'un signe de tête au garde quand celui-ci le salua de cette manière. La cuisine était accueillante dans le regard froid des lumières électriques. Il remplit la théière et la mit sur la gazinière, oubliant complètement le fait qu'il avait de la magie.
Il s'était juste installé sur un fauteuil dans le salon avec sa tasse de thé quand il entendit des pas légers sur les escaliers. Il releva la tête alors que Tante Pétunia entrait dans le salon. « Harry ? Qu'est-ce qui ne va pas ? »
« Juste un cauchemar, Tante Pétunia » lui répondit-il calmement en serrant son thé dans ses mains. « Juste un rêve. »
« Tu veux en parler ? » demanda-t-elle en s'installant à côté de lui sur l'accoudoir du fauteuil. Elle leva une de ses mains et commença à caresser les cheveux de son neveu. Oh, c'était agréable. Il aimait ça. Sa tête alla en arrière et reposa sur le dossier du fauteuil alors qu'il fermait les yeux.
« Tu te souviens quand j'étais dans une sorte de coma et que je vous ai tous inquiété ? » demanda calmement Harry.
« Mm-Hum » répondit Pétunia. Sa main ne dévia pas de son chemin à travers ses cheveux. C'était merveilleux.
« C'est assez difficile à croire, donc reste avec moi » dit-il, se relaxant encore plus dans le fauteuil. Oh, il pourrait s'endormir comme ça. « Pendant que j'étais dans le coma, je suis allé ailleurs. Je suppose que je pourrais appeler ça une dimension magique. » Il s'arrêta pour voir si Pétunia avait des questions. Aucune ne vint et il continua. « Il y avait quelqu'un là-bas. Il a enseigné à Merlin, tu sais. » Les mains d'Harry se baissèrent sur ses genoux. Pétunia lui prit son thé et le posa sur la table à côté. « Cet homme, Bleys, m'a appris comment contrôler ma magie et l'utiliser sans baguette. »
« Vraiment ? » demanda Pétunia d'une voix douce.
« Ouais. » Harry leva une main et des flammes bleues la couvrirent. « Ca ne fait pas mal, Tante Pétunia. Ca chatouille juste. »
« D'accord. » Pétunia recommença à peigner ses cheveux et Harry sourit.
« Paul a dit que j'avais des souvenirs réprimés. Tu sais ce que c'est ? » demanda-t-il. Pétunia répondit oui et il continua son histoire. « Bleys a dit que j'avais des trous dans ma mémoire… Je suppose qu'il s'agit des souvenirs réprimés. Bleys me les a rendu, d'une manière ou d'une autre. » Harry s'arrêta un moment avant de continuer. « Je souhaite qu'il ne l'ai pas fait. »
« Qu'est-ce qu'il y a dans ces souvenirs, Harry ? » demanda Pétunia. Harry secoua la tête. Il voulait juste sentir qu'on jouait avec ses cheveux et que le sentiment de sécurité qui lui avait manqué revienne. « Essaie ? »
Harry fronça les sourcils. Il savait que Pétunia et lui devaient communiquer. Paul et Joe l'avaient dit assez souvent quand on en venait à la thérapie de famille. Ca semblait juste mauvais de le faire. Il prit une profonde inspiration et essaya de rassembler ses pensées. « Quelques souvenirs étaient de Dumbledore. Des discussions que lui et moi avons eu après quelques évènements qui m'ont presque ôté la vie à l'école. » Il s'arrêta, essayant de rassembler ses idées. « Je savais des choses que je n'étais pas sensé savoir… ou c'est ce que pensait Dumbledore. Des choses que Voldemort m'a dites et qui se sont avérées vraies et que Dumbledore ne voulait pas que je sache, principalement des sorts qu'il ne voulait pas que j'utilise… bien qu'il y ait aussi quelques informations. » Il joua avec la couverture drapé autour de lui et essaya de rester calme. « Le reste de mes souvenirs concernent des choses qui se sont passées ici. »
Il avait du mal à s'arrêter maintenant qu'il avait commencé. « Tu te souviens quand je t'ai dit qu'Oncle Vernon m'avait blessé une ou deux fois ? » demanda-t-il avec hésitation. Il n'était pas sûr de la manière dont Tante Pétunia prendrait ça.
« Il t'a blessé plus souvent ? » demanda-t-elle calmement. Wow, sa tante n'avait pas décidé de le tuer. C'était bien.
« Ouais, répondit Harry. A chaque fois que tu sortais avec Dudley. »
« A chaque fois ? » demanda-t-elle, choquée.
« A peu près, répondit-il honnêtement. Il… essayait de me blesser. De me blesser tellement que je ne guérirais pas. » Harry attendit de sentir la rétribution de sa tante qui dirait qu'elle ne le croyait pas, qu'elle retournait vers Oncle Vernon et loin des garçons malhonnêtes qui ne méritaient pas son attention. Elle ne le fit pas.
« Dis-moi ? » demanda-t-elle d'une voix tremblante. « Dis-moi ce qu'il t'a fait ? »
Harry ouvrit les yeux et regarda sa tante pour l'étudier. Elle avait l'air de vouloir savoir, non, d'avoir besoin de savoir. « Ca va être dur » avertit Harry.
« Je sais. Dis-moi juste ce qu'il t'a fait. »
Harry leva la tête et grogna presque à la raideur dans son cou. Une main peignait ses cheveux et Harry sourit à la sensation. « Bonjour, Tante Pétunia » dit-il, la voix un peu rauque d'avoir pleuré plus tôt.
« Bonjour, mon chéri, dit-elle avec un sourire. Tu as bien dormi ? »
« Ouais » lui répondit-il. Il avait bien dormi.
« Bien. Maintenant, va te préparer pour la journée. Remus va venir pour un moment. » Pétunia le poussa à se lever du canapé où ils s'étaient finalement installés tous les deux après les révélations de Harry. Il avait pleuré jusqu'à ce qu'il s'endorme et sa tante l'avait tenu comme il avait toujours voulu qu'elle le fasse quand il était petit.
Harry lui sourit et monta à l'étage. Peut-être qu'il pourrait la convaincre que de la pizza était nécessaire. Et de la glace à la menthe avec des morceaux de chocolat.
Harry était dans les coulisses à St Jude, jouant avec la cape que l'équipe des costumes jurait qu'il devait porter pour entrer dans le rôle. Il leva les yeux au ciel et sourit quand il pensa à la réception qu'il avait eue en apparaissant à la cantine pendant le déjeuner. Allen avait couru vers lui, s'était laissé tomber à genoux, et avait supplié Harry de reprendre le rôle de Dracula. Il s'était ensuite rendu ridicule en serrant les genoux d'Harry quand celui-ci avait dit qu'il prendrait le rôle, tant que Bevie était d'accord.
Bevie n'avait pas de problème avec ça. En fait, il avait grommelé quelque chose qui ressemblait à « merci, mon dieu » quand Harry avait dit qu'il était toujours intéressé par le rôle. Il semblait qu'Allen ne s'était pas réchauffé du tout envers le rôle après qu'Harry ait disparu et qu'il avait eu l'impression de trahir son ami en prenant son rôle.
Expliquer sa disparition avait été un peu difficile. Ces amis ne se souvenaient pas de grand-chose de cette nuit là. Insecte avait dit qu'il y avait beaucoup de monde et que son ami avait juste disparu à un moment. Il avait supposé que Sensei l'avait attrapé et l'avait emmené loin de la foule, mais les actions de Sensei plus tard lui avaient prouvé qu'il avait eu tort. Ils avaient été inquiets quand on leur avait dit qu'Evan avait disparu puis qu'il était réapparut plus tard, sauf et en forme. Harry avait donné à ses amis une histoire prudemment éditée à propos de la personne qui essayait de le tuer et comment il avait passé plusieurs jours à éviter l'homme à présent fou qui pensait qu'il lui devait une maison vu qu'il avait tué ses parents. Tous ses amis avaient exprimés leur horreur et avaient promis de garder un œil pour les personnes suspectes, même avec les gardes du corps qui suivaient Harry.
Pétunia avait insisté pour qu'Harry emmène sa propre équipe de gardes du corps à St Jude, juste pour être sûr. Paul avait tout arrangé avec l'école et ils étaient autorisés à accompagner Harry partout sauf la salle de bain et la thérapie. C'était un peu énervant, mais ses amis pensaient que c'était brillant et n'arrêtaient pas de demander à voir les armes des gardes du corps. Les gardes refusaient, bien sûr. Ils n'avaient que des baguettes, mais étaient habillés en Moldus pendant qu'ils travaillaient à St Jude.
Harry en avait appelé à Remus pour faire enlever les gardes. Ca n'avait pas du tout marché de la manière dont il l'avait espéré : Remus avait menacé d'augmenter leur nombre. Les gardes ne dérangeaient pas Harry, pas vraiment. Ca devenait extrêmement difficile de continuer à disparaître à chaque fois que le Seigneur des Ténèbres l'appelait. Harry avait expliqué la situation à Voldemort. Le sorcier maléfique avait remarquablement compris après avoir fouetté Harry un peu. Il avait ensuite demandé qu'Harry continue à apparaître à chaque fois que Voldemort le voulait et qu'il le fasse promptement. Harry avait le sentiment qu'il les tromperait souvent pour s'assurer de pouvoir continuer ses leçons avec Voldemort. Il espérait seulement que les gardes lui pardonneraient de s'être glissé entre leurs défenses.
Harry entendit son signal et drapa la cape autour de lui alors qu'il s'avançait. Il alla à sa première marque. « Je suis… Dracula. »
Et un grand merci à Lys qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
