Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
Ce site n'autorise plus les auteurs à mettre les réponses aux reviews dans les chapitres, et vu comme on sait comme ils peuvent être pointilleux... Voila comment je vais faire :
- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)
- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.
- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.
Mi,
Tout le monde n'arrête pas de me demander pourquoi je ne vais pas porter plainte. Je ne peux pas. J'ai réalisé que « tout n'est pas à propos de moi. » La manière dont je vois les choses, comme elles sont aujourd'hui, il y a deux factions dans le monde magique, ceux pour Voldemort et ceux contre Voldemort.
Ceux pour Voldemort ont vu leur force augmenter, malgré le fait que beaucoup ont été capturés et mis à Azkaban. Des partisans le rejoignent tous les jours. Voldemort gagne des supporters plus vite que le côté de la lumière. Il les attire, leur promet gloire et paix sous son règne, puis les piège avec leur propre idéalisme.
Oui, Voldemort est un Seigneur des Ténèbres fou et maléfique qui doit être stoppé aussi vite que possible, mais il a quelque chose que la Lumière n'a pas : il a une excellente histoire à raconter à ceux qu'il attire. Je n'ai pas passé toutes mes visions à le regarder torturer des gens, Mi. C'est un orateur phénoménal. Il rassemble ceux qui sont rejetés par la société magique standard. Oui, il a la faction des sang-purs, mais ne sont-ils pas rejetés autant que les loups-garous et les vampires ? On les perçoit comme réactionnaires, la coquille de la société dépassée du monde magique. Si tu avais été élevé pour penser que ton nom voulait dire quelque chose, ne serais-tu pas en colère également ? Les loups-garous, les vampires, les maltraités, les réactionnaires, les négligés. Il y a un grand potentiel pour de tels pouvoirs s'ils sont tous rassemblés autour d'une histoire, et Mi, Voldemort est cette histoire. Pourquoi est-ce qu'aucun de ces groupes aurait de la sympathie pour un Ministère qui persécute ces délaissés et leurs croyances ? Je ne vais pas commencer à déclamer sur la pureté du sang, là, mais je peux comprendre leur point de vue.
Le côté de la Lumière a besoin de toute l'aide qu'il peut avoir. En ce moment, il y a deux figures de proue. Il y a Dumbledore, le Vainqueur de Grindelwald et l'Amoureux des Belles Chaussettes et, bien que ça me chagrine de l'admettre, moi. Le Ministère ne n'entre même pas en compte. Il s'effondre autour des chefs de notre gouvernement sans que personne ne le réalise. Tout ça m'amène à ma conclusion.
Si je devais porter plainte pour enlèvement, emprisonnement illégal, mise en danger de mineur, tentative de meurtre, etc. (mon équipe de juristes a fait une liste… tu les aimerais) je ne ferais que diviser le côté de la Lumière sans espoir de rémission.
Est-ce que ça me fait mal que Dumbledore ait trahi ma confiance ? Oui. Devrait-il me laisser tranquille ? Oui. Est-ce que j'ai peur qu'il essaie quelque chose de similaire ? Un peu. Est-ce que je suis d'accord avec ce qu'il a fait ? Absolument pas. Autant j'aimerais le voir mis en procès et laissé pourrir dans n'importe quelle punition que le système judiciaire pourrait infliger à quelqu'un d'aussi malavisé, autant je ne peux pas. Je ne peux pas en bonne conscience briser la petite résistance contre Voldemort qu'il y a, même si ça veut dire que mon propre désir de justice doit être mis de côté. Je ne peux pas me battre dans une guerre à deux fronts. Mon but est de vaincre Voldemort. Je dois me concentrer là-dessus. J'espère que tu comprends mon raisonnement, Mi.
Ton frère,
Skywalker.
« Je n'arrête pas de me dire que ça ne fait rien » dit Harry à Paul en reposant ses pieds au sol, abandonnant sa position en boule. « Qu'il ne peut plus me faire de mal et que je ne devrais pas m'en inquiéter. » Harry s'arrêta et tapota ses doigts sur l'accoudoir du canapé puis remonta ses jambes pour s'asseoir en tailleur. « Le fait est que je ne peux pas m'arrêter de penser qu'il est au coin, qu'il va me traîner le long du couloir et me rejeter dans ce maudit placard. »
Paul resta assis et considéra ce qu'Harry avait dit pendant quelques minutes. Il y avait peu de personnes que Paul voulait étrangler. En fait, il pouvait les compter sur une main : tous étaient reliés d'une manière ou d'une autre à Harry. En premier, il y avait Voldemort, pour avoir privé Harry de ses parents et l'avoir transformé en figure de proue pour le monde magique, qui ressemblait horriblement à un troupeau de moutons. Deuxièmement, il y avait Dumbledore pour avoir osé placer Harry dans une famille qui n'aurait pas été capable de le soutenir dans une telle position. Troisièmement, il y avait Vernon Dursley pour avoir osé porter un doigt contre cet enfant avec l'intention de le blesser. Quatrièmement, il y avait la personne qui avait utilisé la magie pour supprimer les souvenir, qui qu'elle soit. Cinquièmement, il y avait ce Bleys. Si jamais Paul mettait la main dessus… Pour avoir libéré les souvenirs d'Harry de cette manière sans égard pour le bien-être mental de l'adolescent… Et bien, Paul n'avait jamais été violent, mais il enlèverait joyeusement chaque os de chacun des corps de ces hommes sans aucune inquiétude ni pour les saloperies qu'il ferait, ni pour le fait qu'il aurait ôté la vie de leurs corps.
Harry et lui avaient discuté des souvenirs et de leur répercussion pendant les premières sessions qu'ils avaient eus après le retour de l'adolescent à St Jude. Le schéma était dérangeant. Tous les souvenirs qui disaient à Harry qu'il avait quelque chose à craindre de Vernon Dursley avaient été enlevés, ainsi que des souvenirs de choses qui étaient arrivés à Poudlard. Les expériences d'Harry avec Voldemort étaient beaucoup plus nombreuses et intenses que ce qu'aucun d'eux n'aurait pu deviner.
Harry soupira et baissa sa tête sur ses mains. Ses nouveaux souvenirs le rendaient confus. Sa rencontre avec Voldemort en première année avait inclus une discussion plus longue avec Quirell sur la Magie Noire, comment elle pouvait tromper une personne dans sa force et libérer une personne de sa douleur en utilisant celle-ci pendant les rituels. Harry avait répondu à l'idée, voulant oublier la douleur qu'il savait avoir reçu des Dursley, mais il ne pouvait expliquer comment il savait quelque chose qu'il ne savait pas. C'était Voldemort qui les avait interrompu avec l'idée de sorts de mémoire et de comment les défaire. Harry avait su alors qui lui avait fait du mal à la maison. Quirell lui avait promis de l'aider à ne pas devoir retourner chez les Dursley… puis quelque chose était arrivé. Harry n'était pas sûr de ce que c'était, même à ce jour. C'était comme si la scène avait été changée et Harry se retrouvait à affronter Voldemort. Ca n'avait pas de sens. Quirell avait promis de l'aider ; Harry avait accepté cette aide. Qu'est-ce qui était supposé s'être passé d'autre ? Evidement, pas ce qui s'était passé. Voldemort n'avait jamais fait référence à cet incident pendant ses conversations avec Harry.
La deuxième année était différente aussi. Harry avait passé plus de temps avec Tom Jedusor dans la chambre des secrets. Leur conversation avait été différente. Tom Jedusor avait appris plus de choses sur Harry à travers Ginny, oui, mais il avait lu à travers les lignes de ce que la jeune fille avait écrit. Il avait su qu'Harry était maltraité (des barreaux sur la fenêtre le révélait) et avait dit à Harry que ça pourrait arrêter s'il se plaignait à quelqu'un qui ne soit pas Dumbledore. Même un professeur qu'Harry détestait serait intervenu et l'aurait sorti d'une maison où il était maltraité, même si le garçon n'avait pas de preuve.
Il y avait d'autres choses, aussi. Des souvenirs de Vernon et de sa maltraitance, des choses qu'il avait vu à Poudlard mais qu'il avait pensé être son imagination à l'époque. Tout avait changé avec le retour de ses souvenirs par Bleys. Il n'était pas sûr d'aimer ça. Non, il n'aimait pas ça. Il le détestait.
« C'est normal de ressentir ça, Harry » lui dit Paul, se demandant ce qu'il pourrait dire pour effacer la peur que ce dernier ressentait. « C'est courant. »
« Bien, dit Harry avec un sourire. J'aime être normal. »
« Souviens-toi juste que Vernon ne peut pas te faire de mal ici. Il n'est pas autorisé à venir ici ou chez ta tante sans qu'elle soit là. Il ne peut plus te toucher » lui dit Paul.
« Je sais ça ici » répondit Harry en tapotant sa tête. « Mais m'en souvenir quand quelque chose me surprends, et bien, disons que je ne le fais pas. »
« Ca va prendre quelque temps, mais ça peut être fait » lui dit le thérapeute en fermant son bloc-notes et en le posant sur le bureau. « Souviens-toi juste de continuer à tenir ton journal et de faire tes exercices respiratoires. Nous continuerons à en parler et nous verrons ce qu'il se passera. Je suis très fier de toi, Harry. Tu as fait beaucoup de chemin en très peu de temps. »
« Heu, merci » dit Harry en baissant la tête. Il n'était toujours pas habitué aux compliments.
« De rien. Maintenant, Bevie t'attend au théâtre. Comment se passe la pièce ? »
« Génial, en considérant que j'ai raté beaucoup des lectures et les répétitions initiales. Bevie dit qu'il est étonné que j'aie réussi à tout comprendre par moi-même. Je n'avais pas le cœur à lui dire au sujet de Khalid. »
« Je peux imaginer que l'idée qu'un vrai vampire t'ai coaché aurait été un peu dur pour lui, dit Paul avec un sourire. Allez, petit fou de théâtre. Je te verrai plus tard. »
« D'accord, Paul. » Harry se leva, prit son sac et quitta le bureau. Son garde du corps le suivit jusqu'au théâtre. Je dois trouver un moyen de m'éloigner de tous ces gardes du corps. Voldemort ne prendrait pas bien d'attendre encore.
« Ok, Evan. La scène finale entre Dracula et les hommes. Prêt ? » demanda Bevie pendant qu'Harry accrochait la cape à ses épaules.
« Ca ira, Bevie » dit Harry en descendant de scène.
« D'accord. Arthur et Hellsing s'il vous plaît ! » appela Bevie de sa place dans l'audience.
Harry attendit pendant que les deux disaient leurs répliques et faisaient leurs actions avant de s'avancer à son signal. « Vous êtes maintenant dans mon domaine, messieurs. Et vous n'en partirez pas. »
Il avança vers les deux garçons qui osaient entrer sans permission et s'arrêta quand une croix fut brandie vers son visage. Il se recula de l'objet, le détestant avec une intensité qu'il ne savait pas pouvoir exister dans son corps. Un rapide mouvement envoya une table vers l'homme qui tenait la croix. Ce dernier la lâcha et Harry avança à nouveau, envoyant un des hommes valser dans la pièce. Il attrapa celui qui était devant lui et le souleva par les revers de sa veste. Les yeux de sa proie s'écarquillèrent de peur et ses mains grattèrent la personne le tenant.
Une lumière vive frappa Harry au visage et il lâcha l'homme qu'il tenait pour cacher ses yeux. Il hurla de douleur et glissa en arrière vers l'obscurité. Tout lui faisait mal et il sentit son pouvoir commencer à diminuer. Pourquoi ce maudit homme avait-il fait ça ?
« Maintenant ! » Il releva la tête alors que les deux hommes avançaient sur lui avec un pieu et un marteau. Il recula, suivant du regard chacun de leurs mouvements. Il avait juste besoin d'aller à son cercueil et il irait bien. Il avait juste besoin de reposer dans sa terre et il serait capable de les combattre à nouveau, de les repousser loin de lui.
Il abaissa le couvercle du cercueil et sentit un peu de son pouvoir revenir. Le couvercle s'ouvrit violemment et il siffla de douleur alors que la lumière du soleil le frappait en plein visage. Un miroir ! Il détestait les miroirs. Comment osaient-ils apporter un miroir dans sa maison ?
Ses mains volèrent pour s'occuper d'eux. Il les ramena vers lui quand elles commencèrent à brûler. De l'eau bénite ! Il siffla encore et bondit hors du cercueil. Le pieu le frappa en plein cœur et il l'attrapa avec une main. Il trébucha en arrière dans son cercueil et regarda les deux hommes qui avaient brisé son pouvoir si complètement. Une main se glissa pour tenir le cercueil, ses ongles se plantant dans le bois. L'un des hommes agrippa le pieu et le planta plus loin. Le corps d'Harry fut pris de spasmes puis reposa sans bouger. Sa main retomba dans le cercueil et il fut mort.
Il entendit les deux hommes se parler quelques minutes avant de s'éloigner et de sortir de la maison. Il leva une main et serra le côté du cercueil. Avaient-ils honnêtement pensé qu'il serait si facile à vaincre ?
« Bien ! Excellent ! » La voix de Bevie sortit Harry de son personnage et il s'assit dans le cercueil.
« Merci, Bevie » dit joyeusement Harry.
« Peut-on avoir Evan maintenant, Bevie ? » demanda une fille en montant sur scène. « Nous avons son costume final prêt et nous voulons nous assurer qu'il lui va et n'a pas besoin d'autres ajustements. »
« Hein ? » demanda Bevie, distrait par un écritoire. « Certainement, Susan. Evan, tu as merveilleusement bien travaillé. Nous aurons des répétitions costumées demain à 14 heures. Assure-toi d'être là et ne te blesse pas pendant tes leçons d'arts martiaux. »
« Bien sûr, Bevie» dit Harry en sortant du cercueil et en souriant. Il se demanda si le professeur de théâtre savait à quel point c'était flippant d'entrer et de sortir d'un vrai cercueil.
L'adolescent suivit Susan en coulisse et sourit à nouveau. Toute l'équipe des costumes était prête pour lui. Il enroula la cape devant son visage et lorgna les filles assemblées. « Bonsoirs, mesdemoiselles » dit-il d'une voix traînante avec l'accent que Khalid lui avait enfoncé dans le crâne. Presque tout le groupe gloussa. Hum, les accents font glousser les filles. Je dois m'en souvenir.
« Doucement, Seigneur Dracula. Vous avez toujours votre costume à essayer » dit Michelle en tenant une house de vêtement. « Allez-y maintenant, ou pas de sang pour vous ce soir ! »
« Comme ma dame l'ordonne. » Harry s'inclina sur la main de la jeune fille et prit le costume qui était dans l'autre. Il tourna sa main et découvrit ses crocs. Michelle retira vivement sa main et le frappa derrière la tête. « Aïe ! »
« Allez, Seigneur Dracula, dit-elle avec un sourire. Nous voulons voir si nous avons bien travaillé. »
Harry sourit au groupe et s'esquiva derrière le rideau de la zone d'essayage et commença à changer de vêtements. Il avait juste enlevé sa chemise quand Michelle passa la tête. « J'ai oublié de te donner tes chaussures » dit-elle en les laissant tomber juste à l'intérieur du rideau. Harry haussa un sourcil quand elle ne bougea pas.
« Tu vois quelque chose que tu aimes, Michelle ? » demanda-t-il. Elle poussa un petit cri et disparut. Harry sourit et mit son costume. Donc, il avait quelque chose après tout. Bien.
« Bevie! » un chœur de cri attira l'attention du professeur vers la scène.
« Oui, qu'est-ce qu'il y a ? » demanda-t-il. Il ne voyait personne sur scène. L'appel devait provenir des coulisses. Il allait retourner à son écritoire quand il vit quelque chose bouger sur scène.
Une silhouette se détacha des ombres et s'avança. Elle s'arrêta un moment, sa cape enroulée autour d'elle comme un bouclier avant qu'un bras se baisse suffisamment pour que de brillants yeux verts apparaissent dans le noir. Ils semblaient briller de l'intérieur. Un frisson glacé lui remonta la colonne vertébrale et il fixa la silhouette. Quelque chose lui disait que ce n'était pas bon et qu'il ne devrait pas être là, mais il ne pouvait pas détourner les yeux de la forme hypnotique sur la scène.
Un visage fantomatique le regarda avant que les lèvres ne se séparent en un sourire, les canines juste un peu plus longues. La forme se redressa de toute sa hauteur et le regarda de haut, toutes les générations de noblesses se montrant à travers sa manière de se tenir. « Permettez-moi de me présenter, dit l'homme d'une voix cultivée et accentuée. Je suis Vlad Tepes, Voivoid de Wallachia. Certains m'appellent Dracula. » La silhouette bougea vers le bord de la scène et se laissa tomber au sol. Il remonta l'allée et s'arrêta directement devant Bevie.
« Evan, c'était étonnant. Tu m'as presque fait faire un arrêt cardiaque ! » Bevie se laissa tomber sur un siège et s'épongea les sourcils.
« Je comprends que vous approuvez ? » demanda Harry, sa voix toujours accentuée.
« Oui, j'approuve. »
« Hey, les filles ! Bevie approuve ! » cria Harry à l'équipe des costumes assemblée dans les coulisses. Un cri général s'éleva avant qu'une fille ne passe sa tête par la sortie des coulisses.
« C'est génial. Maintenant, reviens ici pour que nous puissions suspendre ça pour demain » ordonna-t-elle à Harry.
« Ah, vous ne me faîtes pas confiance avec ça ? » demanda Harry.
« Non, nous ne te faisons pas confiance. Tout de suite, Evan. »
« Mieux vaut faire comme elle dit. L'équipe des costumes n'est jamais une bonne équipe à mettre en colère. J'ai entendu des histoires de poudre irritante dans les costumes. »
« J'arrive, j'arrive » dit Harry. Il remonta sur scène et se rendit aux filles. Demain, il y avait la répétition en costumes et le jour d'après, la première. Il ne pouvait pas attendre. Hermione et ses parents venaient, ainsi que sa tante et Remus. Tante Pétunia avait même mentionné quelque chose au sujet de son amie Ophelia et de son mari Ryan venant voir la pièce. Il ne restait plus qu'à attendre pour y être.
Harry releva les yeux et roula sur le côté pour regarder dans sa chambre. Quelque chose l'avait réveillé. Il leva ses boucliers d'Occlumentie quand il sentit une vive douleur venant de sa cicatrice. Voldemort l'appelait pour ses leçons.
Un rapide geste du poignet scella sa porte contre les autres sorciers et il sortit du lit. Il ne s'embêta pas avec la lumière et s'habilla dans le noir. Il mit sa robe noire et la ferma. Le masque de Mangemort était léger ce soir. Quelques soirs, Harry avait l'impression qu'il était tellement lourd qu'il était sûr qu'il allait tomber. Il leva sa capuche et murmura le mot de passe du portoloin.
Il apparut dans le cimetière de Little Hangleton. Il ne vit personne d'autres aux alentours ce soir. Il se demanda s'il était là pour des leçons ou s'il avait manqué à Voldemort. Les volutes de brouillard s'enroulaient autour des pierres tombales, cachant les pieds d'Harry du reste du monde. Il sentit un sourire carnassier se glisser sur son visage. Il pourrait s'entraîner à ses mouvements de Dracula ! Bevie avait dit qu'Harry se débrouillait bien avec sa performance à quelques jours de l'échéance, mais ça ne faisait jamais de mal de pratiquer ce que Khalid lui avait enseigné sur la marche.
Harry glissa à travers le brouillard sans un bruit et il laissa les morts derrière lui pour le manoir décrépit. Personne ne l'interrogea dans les couloirs et il se permit de penser à cette maison comme le repaire de Dracula. Il enroula sa robe de Mangemort autour de lui comme il le ferait de sa cape de Dracula et prépara son air prince Sang-pur/prince du sang pour tous les Mangemorts qu'il pourrait rencontrer.
De la lumière et des voix l'alertèrent sur la localisation de la réunion de ce soir. Il s'arrêta juste avant d'entrer et se dit que personne ici ne pourrait le blesser avec le type de protection de magie sans baguette qu'il avait sur lui. Il se dit qu'il était idiot. Personne n'oserait blesser l'élève et le protégé du Seigneur des Ténèbres. Harry eut un sourire narquois. Il n'aurait jamais cru qu'il deviendrait l'élève du Seigneur des Ténèbres niqu'il serait reconnaissant pour ce titre.
Il entra dans la salle et resta contre le mur. Les serviteurs en qui Voldemort avaient le plus confiance, le Cercle Intérieur, restaient du côté gauche de la pièce pendant que les autres Mangemorts étaient à droite. Harry se glissa derrière le Cercle Intérieur et se déplaça aux côtés de Voldemort. Celui-ci était occupé à lancer un sort à un nouveau Mangemort qui avait échoué dans la tâche impossible, quelle qu'elle soit, que Voldemort lui avait assignée. Seuls les Mangemorts qui survivaient à l'initiation et qui parvenaient à accomplir plusieurs tâches impossibles pouvaient espérer rejoindre le Cercle Intérieur un jour. La plupart des membres du Cercle Intérieur en devenaient membres parce qu'ils partageaient le même niveau de folie que Voldemort lui-même.
Harry prit sa place à côté du trône de Voldemort et regarda celui-ci continuer à torturer quelqu'un sur le sol en contrebas. Ca semblait être un Moldu. Les doigts d'Harry tiquèrent et il étudia l'homme se tordant sous le Doloris. Il avait les cheveux bruns, était légèrement corpulent et semblait jouer avec la ligne vers la folie. Il devenait de moins en moins cohérant au fur et à mesure que Voldemort « jouait » avec lui. Il écouta le Seigneur des Ténèbres grommeler sur les sales Moldus et ce fut assez.
Harry ferma les yeux derrière son masque et étira sa magie. Il pouvait sentir les différents niveaux entourant l'homme et se concentra sur la couche du Doloris. Il la sépara du système nerveux de l'homme. Il glissa alors un Imperium léger pour que l'homme continue de tiquer et de trembler comme si le Doloris continuait à l'affecter.
Harry joua à ce jeu jusqu'à ce que Voldemort s'en fatigue. Il était content pour l'entraînement. Il avait le sentiment qu'il aurait besoin de cette compétence tôt ou tard, tard de préférence, si ça se passait comme il le voulait. Voldemort se tourna soudain et laissa le Moldu avec des spasmes sur le sol. Il vit Harry se tenir près de son trône. Il lui adressa un sourire supérieur et agita une main dans la direction de l'adolescent. « Pourquoi ne le finis-tu pas ? » lui demanda-t-il.
Harry sentit le sang déserter son visage avant d'acquiescer légèrement. Il savait que ça prendrait un beau travail sur les sorts pour être plausible. Il s'avança et sortit sa baguette. Tout le cercle des Mangemorts se tendit et se tourna pour le regarder. Ce n'était pas souvent qu'ils voyaient l'élève de Voldemort agir, mais ils étaient intéressés par lui. Ils étaient trop intéressés pour son confort. Les Mangemorts étaient très politiciens et territoriaux. Tout était au sujet de leur pouvoir. Quelques-uns avaient essayé de se lier d'amitié avec lui alors que d'autres l'avaient directement menacé.
Cet homme avait besoin d'attention médicale pour recouvrer du Doloris. Ses yeux devenaient déjà vitreux. Harry leva sa baguette et avec sa main libre étendit rapidement sa magie vers l'homme. Il baissa sa baguette avec un mot grommelé et l'homme disparut. Il savait que le Moldu apparaîtrait dans l'Infirmerie de Poudlard, déclenchant de nombreuses alarmes pour prévenir Madame Pomfresh d'un patient dans le besoin. Il trouverait une note sur cet homme qui disait « De la part de Tom. » Il savait que peu de personnes comprendraient, mais ceux qui savaient pour l'élève de Voldemort sauraient qui était Tom. La livraison d'un Moldu ne ferait que les rendre encore plus confus. Il était impatient d'entendre parler par Hermione de l'étonnante apparition d'un Moldu.
« Très bien, mon enfant » dit Voldemort à Harry en s'asseyant. Celui-ci acquiesça en signe de reconnaissance et retourna son attention vers les Mangemorts. Ce n'était jamais une bonne idée de les quitter des yeux trop longtemps. Il en avait surpris un en train d'essayer de lui lancer un sort dans le dos. Il supposa que l'homme avait des envies suicidaires. Voldemort avait menacé leurs vies si du mal était fait à son élève.
Un Mangemort s'avança et se mit sur un genou devant Voldemort. « Mon Seigneur ? »
Voldemort le regarda de haut et fronça les sourcils. « Oui ? » demanda-t-il sèchement.
« Mon Seigneur, les autres Mangemorts et moi sommes inquiets au sujet de votre élève » commença l'homme. Harry sentit ses épaules se raidir et son estomac faire un saut périlleux en même temps. Est-ce que l'un d'eux avait découvert qu'il ne faisait pas vraiment de mal à qui que ce soit ? Ou qu'il ne croyait en rien de ce que le Seigneur des Ténèbres disait ?
« De quelle manière ? » demanda Voldemort, levant sa baguette.
« Nous pensons qu'il est un risque sécuritaire. » Oh, c'était la mauvaise chose à dire. Harry ne croyait pas que c'était possible, mais Voldemort lui faisait confiance pour ne pas révéler le lieu de sa cachette. « Nous ne savons rien sur lui et… » Des cris commencèrent alors que Voldemort utilisait le Doloris sur lui pendant une demi-minute. Harry regarda sans trop d'inquiétudes. Une demi-minute n'était rien comparée au temps qu'il avait lui-même passé sous ce sort.
« Intéressant, n'est-ce pas ? dit Voldemort sur le ton de la conversation. Vous pensez que mon élève, la personne avec qui je partage tous mes secrets, est un risque sécuritaire. » Il adressa un regard amusé à Harry. Celui-ci eut un reniflement amusé derrière son masque. « Aimerais-tu t'occuper de ce non croyant, mon enfant ? »
Harry savait qu'il était un mangemort. Il était un inconnu. Il imaginait qu'il devait avoir l'air menaçant sans avoir révélé son visage une seule fois. En fait, les seules personnes qui savaient à quoi il ressemblait étaient Voldemort et Zareh, et Zareh n'avait vu qu'une illusion. La peur de l'inconnu donne à cette peur des pouvoirs étonnants. Harry avait lu ça dans un livre une fois et il avait le sentiment que c'était vrai.
Il se redressa et avança, un peu à la manière de Dracula. Il s'arrêta à quelque pas du Mangemort. Il le regarda de haut et remarqua que ses yeux derrière le masque étaient terrifiés. Pas de vrasi dommages, mais une peur extrême pensa Harry en levant sa baguette. « Je trouve ton manque de foi dérangeant » cita Harry avant de grommeler un mot et de resserrer sa magie autour de la gorge de l'homme.
Il put sentir les Mangemorts s'éloigner comme un seul homme de lui et de l'autre homme. Il regarda les mains de celui-ci atteindre sa gorge alors qu'il s'étranglait. Son masque tomba alors qu'il luttait pour son air. « Assez, enfant, dit Voldemort de derrière lui. Relâche-le. »
« Comme vous voulez. » Harry espérait vraiment qu'aucun Mangemort n'avait vu Star Wars. Il agita sa baguette et recula à sa place. Il entendit une grande goulée d'air être aspirée par l'homme.
« Vous devriez tous considérer ça comme un avertissement. Mon élève n'est pas aussi souple que vous le pensiez. Il a ma permission pour traiter avec vous de la manière qu'il estime la bonne » annonça Voldemort.
C'est vrai ? C'est une nouvelle pour moi. Harry décida d'avoir l'air menaçant, comme s'il n'avait pas encore puni qui que ce soit pour son propre intérêt. Il sentit un frisson de peur parcourir le groupe. Ces hommes veulent changer le monde magique pour le mieux ? Ils sont pathétiques. Ils n'ont pas le courage de faire face aux problèmes la tête haute.
« Mon enfant, ton instructeur t'attend » lui dit Voldemort. Harry acquiesça et laissa la foule de Mangemorts derrière lui. Ses chaussures claquèrent sur le sol poli du manoir lentement rénové. Harry n'était pas sûr de la manière dont Voldemort réussissait ça, mais le manoir Jedusor était lentement rénové dans ce que l'adolescent supposait être sa gloire d'autrefois. Une armée d'elfes de maison ou quelque sérieux travail de sorts supposa-t-il. La porte de sa salle de classe fut ouverte et il entra en enlevant son masque et en baissant sa capuche. Une zone de duel était installée à l'intérieur de la pièce, ce qui ne fit que lui confirmer que quelqu'un avait étendu la pièce pour qu'elle soit plus grande à l'intérieur qu'elle l'était à l'extérieur.
« Bonsoir, Tom » dit Zareh en s'éloignant de la plate-forme de duel.
« Bonsoir, William, répondit Harry de sa voix accentuée. Que faisons-nous ? »
« Tu as des yeux » se moqua Zareh.
« Du duel, oui. Mais pourquoi ? Je sais comment faire. »
« Tu connais les simples mécanismes, mais j'ai peur que notre Seigneur m'ai demandé de m'assurer que tu reçoives une éducation correcte sur le duel et son étiquette. » Harry ne fit qu'acquiescer quand le professeur lui tendit ses robes de duel. Il enleva ses lourdes robes de mangemort d'un coup d'épaules et mit les robes offertes. C'était un cadeau de Voldemort lui-même et elles étaient tissées de sorts protecteurs pour s'assurer qu'il ne perde pas son élève à cause d'un sort lancé avec inattention. En fait, Harry les aimait. Elles lui allaient bien et lui permettaient de bouger.
« Très bien » répondit Harry.
« Comment as-tu été, Tom ? » Zareh commençait à devenir agaçant avec ses questions. Il apparaissait qu'il avait décidé que « Tom » n'était pas là de son plein gré et il avait subtilement sous-entendu pendant les quelques dernières leçons qu'il y avait un autre choix dans la guerre, un groupe qui pourrait le protéger, s'il le voulait. Harry ignorait ses efforts.
« Bien, William, répondit l'adolescent. J'ai beaucoup étudié et travaillé sur ces sorts que nous avons étudiés la dernière fois. »
« Bien, bien » dit l'homme d'un air absent.
« J'ai entendu qu'il y avait eu des problèmes à Poudlard » dit Harry avec une légère curiosité dans la voix.
« Un peu, oui. Rien que le Directeur ne puisse régler » lui dit Zareh.
Très bien, si c'est comme ça que vous voulez le jouer. « Oh ? C'est bien. » dit calmement Harry. Menteur.
« Donc, tu sais déjà t'incliner ? » dit Zareh en se déplaçant.
Harry prit sa place et s'inclina en réponse, préparant sa baguette à la dernière seconde.
« Très bien. Les règles standards s'appliquent. Pas d'Impardonnables et rien qui handicaperait de manière permanente » dit Zareh en préparant une minuterie.
« Vous avez enlevé tout ce qui était drôle, bouda Harry. Ce n'est pas juste. »
« Oh ? Tu as soudain décidé d'agir comme un adolescent de ton âge, se moqua Zareh. Je ne pensais pas que c'était possible. »
« Juste parce que je n'aime pas parler de Quidditch, ça ne veut pas dire que je suis un adulte, William. » Le minuteur sonna et Harry attendit que Zareh fasse le premier mouvement. Celui-ci était un duelliste prévisible ; il commença par un sort basique de désarmement et monta lentement jusqu'à ce qu'il soit juste en dessous des Impardonnables. Harry fronça les sourcils et évita un méchant sort qui l'aurait rendu inconscient pendant une semaine d'une pirouette. Ca ne serait pas du tout bien passé avec Bevie pour la répétition en costumes de demain après-midi.
« Tom ! » La tête d'Harry se tourna vivement vers sa droite et il grimaça presque. J'ai commencé à répondre à ce putain de nom ! Il vit Voldemort se tenir là, ses yeux rouges brillant d'une émotion qu'Harry hésitait à nommer. Ce n'est qu'à ce moment qu'il remarqua que Zareh était coincé derrière un bouclier. Voldemort avait en fait stoppé le duel ! « Tu sais que tu n'as pas besoin de ces mots que tu dis » lui dit celui-ci.
Harry réfléchit à ce que Voldemort avait dit avant d'acquiescer. S'il voulait qu'Harry montre ses capacités à utiliser des sorts sans mots, celui-ci ne discuterait pas. Le bouclier disparut et Harry leva sa baguette et lança silencieusement un sort de désarmement à Zareh. Celui-ci dut vraiment se laisser tomber au sol pour garder sa baguette. Il regarda son élève avec choc. Et bien, et bien, Harry Potter et Voldemort ont marqué contre l'Ordre du Phénix. Il perdit presque sa baguette à cause de la distraction causée par cette pensée complètement dérangeante. Cette pensée semblait impliquer nous travaillions ensemble ! Harry était horrifié et ressentit le besoin de prendre une douche chaude et décapante. Avec de l'eau de javel. Huh !
Sorts après sorts furent échangés et cela finit quand Harry tint la baguette de Zareh. Il regarda la baguette en chêne dans sa main et eut un grand sourire. Il avait gagné contre un Auror et Professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Sans aucune aide. Excellent.
« Bien ! » dit Voldemort avec jubilation en s'avançant. « Très bien ! » Il fit signe à Harry de venir vers lui et celui-ci s'exécuta. Voldemort posa une main sur l'épaule de son protégé et serra. « Tu as très bien travaillé, mon élève. » Celui-ci ne fit qu'acquiescer et regarda Zareh.
Ce dernier se leva et s'épousseta. Il ignora le sang qui coulait d'une coupure juste au-dessus de l'œil et rejoignit Harry et Voldemort. « Mon jeune Seigneur, c'était très bien effectué, dit-il d'un ton plat. Maintenant, puis-je ravoir ma baguette ? » demanda-t-il avec un sourire penaud.
« C'est le genre de combattant dont vous auriez besoin dans vos troupes d'Auror, hein ? » dit Voldemort en tapant Harry dans le dos. Cela rappela vaguement Vernon Dursley à Harry et l'adolescent dut lutter contre un frisson. Paul et lui avaient travaillé sur le « problème Vernon », mais ça ne voulait pas dire qu'Harry était déjà prêt à lui faire face. S'il l'était jamais. Il serait plus heureux si Vernon était, oh, sur Jupiter ! Ou sur le soleil, vu que Vernon ne pourrait pas survivre à la chaleur.
« Si jamais il se présente pour un boulot, je menacerai la vie de mon chef juste pour le faire embaucher, dit Zareh. Je ne savais pas que vous pouviez lancer des sorts silencieusement. »
« Nous avons travaillé là-dessus » dit Harry en faisant un geste entre Voldemort et lui.
« Vous vous êtes retenu contre moi, dit Zareh avec un sourire ferme. C'était planifié d'une main de maître. Vous pourriez utiliser cette compétence dans un vrai duel. Laissez vos adversaires penser que vous avez besoin des sorts puis se faire avoir. »
« Bien sûr, professeur. C'était le plan depuis le début. » Harry n'avait aucune idée de ce que Voldemort préparait, mais ça semblait bien. Il vit Voldemort acquiescer silencieusement et se détendit un peu. Bien. C'était génial. Il avait joué le jeu du Seigneur des Ténèbres sans une seule erreur.
« Tu peux disposer, Zareh. Tom en a eu assez pour ce soir, je pense. » Voldemort fondit à nouveau sur l'épaule d'Harry.
« Bien sûr, Mon Seigneur. » Zareh s'inclina rapidement avant d'enlever ses robes de duel. « Je vous souhaite une bonne soirée à tous les deux. » Il disparut de la pièce.
Harry rangea sa baguette dans son étui et déboutonna ses robes de duel. Un elfe de maison apparut et tendit ses bras grêles pour le vêtement. Harry le remercia d'un signe de tête et lui donna ses robes. Il sursauta presque de deux mètres et commença à courir quand il entendit la porte claquer derrière lui. Il se retourna vivement et étudia Voldemort. Celui-ci était en colère. Extrêmement en colère. Uh-oh.
« Pensais-tu que je ne le remarquerais pas ? » siffla Voldemort. Harry souhaita soudain ne pas avoir abandonné ses robes de duel aussi vite. Il baissa frénétiquement quelques unes des protections qu'il avait sur lui-même. Si Voldemort découvrait ces capacités, Harry ne verrait plus jamais le monde extérieur. Il baissa la dernière juste à temps pour qu'un sort silencieux de Voldemort l'envoie en arrière frapper le mur. Harry lutta pour garder l'équilibre et étudia Voldemort. « Pensais-tu que je ne découvrirais pas que tu as envoyé ce Moldu à Poudlard ? » gronda celui-ci.
Oups. Un autre sort fit qu'Harry retint sa respiration alors qu'il luttait pour garder le contrôle. Il se languissait de remettre ses sorts de protection, mais il savait que Voldemort cherchait les évidences physiques de sa « discipline » et se réjouissait de voir Harry marcher avec attention quand il partait après de telles sessions. Comment le sait-il ? se demanda Harry. Est-ce que ça voulait dire que Voldemort avait un espion à Poudlard ? C'était possible. Ou avait-il capté le travail de sort ? De toute manière, Harry avait des problèmes.
« Qu'est-ce que ce sera ce soir, mon élève désobéissant ? Quelques doloris ? Une rossée ? Des sorts de douleur ? Un charme pour récurer ? Ou quelque chose d'autre ? » Harry sentit son visage de drainer de son sang et déglutit difficilement. Il ne voulait pas que ça arrive. Pas du tout. « Qu'est-ce que ton oncle faisait ? » demanda Voldemort. Un frisson glacé se faufila dans le corps d'Harry. « Tourne-toi. Les mains sur le mur. »
Harry fixa Voldemort du regard, ne comprenant pas vraiment ce qu'il entendait. Il ne pouvait pas faire ça. Il ne pouvait pas permettre ça. Il ne pouvait pas permettre à Voldemort de le battre comme un simple Mol…, heu, son oncle. Il réalisa ce qu'il avait presque pensé et frissonna un peu. « Maintenant, mon enfant. » La voix de Voldemort coupa les pensées de dégoût de soi d'Harry. Il secoua la tête.
Voldemort avança si rapidement qu'Harry eut à peine le temps de réagir. Il lutta contre les bras de Voldemort et essaya d'ignorer la douleur dans sa tête. Il érigea ses boucliers d'Occlumentie et sentit quelque chose d'étrange se passer dans sa tête. « Nous y voici. Tu es beaucoup plus docile après un sort de Confusion » dit joyeusement Voldemort. Harry secoua la tête pour l'éclaircir, mais ça ne fit pas tant de bien. Il commença à séparer sa magie du sort et l'avait presque repoussé quand Voldemort le gifla. Des étoiles dansèrent devant ses yeux alors que le Seigneur des Ténèbres utilisait un sort de glu pour tenir les mains de l'adolescent sur le mur. Le sort de Confusion se dissipa et Harry était déjà au travail sur le sort de glu quand il entendit quelque chose qui lui glaça les sangs.
« Tu sauves un simple Moldu ; tu seras battu comme un simple moldu. » Sa chemise disparut, laissant son dos ouvert à Voldemort. Harry remercia sa bonne étoile quand il se souvint qu'il avait placé un sort d'invisibilité sur ses piques de lancer. Le cuir claqua un instant avant qu'Harry ne le sente. Il mordit son sifflement de douleur et se concentra pour défaire le sort retenant ses mains. Voldemort le battait avec une ceinture ! Ca ramenait tellement de souvenir de son enfance, de Vernon, d'être sans défense. Harry trembla de rage à cette injustice. N'était-ce pas suffisant qu'il ait vécu cela en grandissant ? Pourquoi devrait-il supporter cela maintenant ?
Il était presque sorti du sort quand Voldemort réussit à faire tomber un coup directement sur un ancien coup. Harry siffla de douleur et serra les dents. « Tu t'amuses, Tom ? » le provoqua Voldemort. Il s'arrêta et Harry compta les coups jusqu'à dix. Dix coups avec une ceinture. Sûrement que c'était assez pour Voldemort. Harry entendit un sort être grommelé et hurla. « Donc, les sorts choquants ont un but » dit Voldemort pour lui. Harry prit une profonde inspiration et en fut content quand Voldemort le choqua encore. Le corps d'Harry roula avec le sort, et commença à se protéger. Il devait rentrer à la maison avec son propre pouvoir, après tout. Il ne laisserait pas Voldemort le voir faible et rampant comme un Mangemort !
Harry était prêt à reconsidérer cette idée quand Voldemort décida qu'il était fatigué de jouer. Il avait utilisé la ceinture à nouveau, pour rendre arriver à un compte rond de vingt coups, et soumit Harry à un nouveau cycle de chocs. La magie retenant ses mains disparut et Harry dut s'appuyer contre le mur quelques secondes avant de se tenir sur ses pieds. Sa magie se précipita pour le renforcer alors qu'il se retournait pour faire face à Voldemort.
« Est-ce que tu as appris ta leçon ? » demanda Voldemort d'une voix condescendante.
« Oui, monsieur, répondit calmement Harry. Puis-je expliquer mon action ? »
Voldemort lui adressa un regard inexpressif. « Si tu peux » dit-il d'un ton sceptique.
« Je savais que le Moldu était proche de la folie quand je me suis avancé. En fait, le dernier sort que j'ai effectué sur lui devrait garantir cela. Je voulais faire ça comme un avertissement à ceux qui se dressent contre vous, expliqua Harry d'une voix calme. Pour leur faire peur. »
« Bien que l'idée ait du mérite, ce n'était pas à toi de décider » dit Voldemort. Il fit signe à Harry de s'approcher de lui. L'adolescent s'avança à peine et attendit, se préparant pour une autre attaque. « Tourne-toi. » Pas encore. « Episkey. » Voldemort tapota sa baguette et Harry sentit une étrange sensation se répandre dans son dos. « Je ne suis pas un guérisseur, mais tu ne saignera pas à mort. »
Harry acquiesça. Il était confus, avait terriblement mal et était proche de craquer. Il était prêt à retourner dans sa chambre et à se blottir dans ses couvertures. Non, il voulait rentrer à la maison et se blottir dans sa chambre pendant que Tante Pétunia monterait la garde avec son poêlon en acier. Voldemort lui tendit sa chemise, mais Harry ne s'embêta pas à la mettre. Il ne fit que la rouler en boule et la coinça sous son bras. Voldemort agita sa baguette et les robes de Mangemort d'Harry flottèrent vers lui et se drapèrent autour de son corps. Il tendit son masque à Harry et attendit pendant que l'adolescent le mettait. Un rapide geste du poignet ajusta sa capuche. « Rentre chez toi, mon enfant sombre. Tu as bien agi, en acceptant les conséquences de tes actions. Souviens-toi que je suis le chef, pas toi. »
« Oui, monsieur » grommela Harry alors que la porte se descellait. Il laissa Voldemort derrière lui et se dirigea vers la porte qui conduisait à l'extérieur. Il passa plusieurs Mangemorts, et un l'arrêta pour lui parler. Il claqua une main sur le dos d'Harry et celui-ci répondit par un sort de Jambencotton. Il ne se sentit même pas mal pour ça.
Il trébucha dehors et se glissa à travers le cimetière. Le brouillard était plus épais qu'avant dans la soirée. Il se fondit dedans et murmura le mot de passe pour son Portoloin. Il s'effondra sans un bruit sur son lit et attendit jusqu'à ce qu'il puisse respirer sans douleur.
Il bondit presque jusqu'au plafond quand une main tomba sur son dos. Il hoqueta et lutta pour se lever, mais la main ne fit que presser plus fort. Il se laissa retomber sur le lit et ferma fort les yeux de douleur alors qu'il attendait.
Il sentit la personne se pencher sur lui. « Je sens du sang. Tu as beaucoup d'explications à donner, mon petit mage. » Harry sursauta et hoqueta alors que son dos le lançait. « Doucement, dit calmement Khalid. Regarde-moi » demanda-t-il.
Harry redressa la tête et essaya de penser à une bonne explication. Khalid tendit deux doigts et toucha le centre du front de l'adolescent. Celui-ci loucha puis ferma les yeux en sentant la léthargie se répandre dans son corps. Il défendrait ses actions quand il se réveillerait le lendemain.
Et un grand merci à Lys qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
