Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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« Est-ce que tu te souviens avoir dessiné ça, Harry ? » demanda Paul en tendant le dessin qu'il avait passé tant de temps à observer depuis que Monsieur Watt, le professeur d'art, l'avait amené dans son bureau. Harry fronça les sourcils et ouvrit le papier plié, seulement pour s'arrêter et le fixer quand il vit le dessin.
« Personne n'était supposé trouver ça » dit-il en le repliant et en le tenant dans ses mains.
« Hum. » Paul s'arrêta une seconde. « Monsieur Watt me l'a montré il y a quelque temps. »
« Oh. » Harry mordit ses lèvres et regarda le papier replié. « Et qu'est-ce qu'il y a à son sujet ? »
« Je me demandais combien de versions de toi existent à présent ? »
« Je ne sais pas, dit l'adolescent d'une voix douce. Quelques fois, j'ai l'impression qu'il n'y a qu'une version de moi, et ensuite, il y en a tellement que je ne comprends pas où est la fin. »
Paul resta assis et considéra ce que son patient avait dit. « Ce que tu décris est normal, Harry. Nous le faisons tous. C'est appelé une personna. Tu te souviens quand nous en avons parlé ? »
« Ouais, c'est un masque, pas vrai ? Une façade que nous montrons aux autres quand les circonstances le méritent, pas vrai ? »
« Presque mot pour mot. Très bien, petit. » Paul sourit à Harry et sortit un bloc de papier à dessin. « Maintenant, je ne suis pas un artiste, mais j'ai dessiné mes propres personae. » Il tendit le bloc à l'adolescent et lui fit signe de l'ouvrir.
Ce dernier s'exécuta et vit quatre hommes ficelles avec des chapeaux différents. Il sourit aux dessins primaires et entendit Paul glousser.
« J'ai dit que je n'étais pas vraiment un artiste, dit-il avec un rire dans la voix. Ce que je peux faire qui ressemble le plus à un masque est un chapeau. »
Harry regarda Paul puis revint vers les dessins. « Il n'y en a que quatre. »
« Oui, que quatre, dit le thérapeute d'une manière désinvolte. Celui-là, c'est moi en tant que thérapeute. » Il désigna l'homme ficelle avec une toque de diplômé. « Je suis allé à l'école pour ça, donc je pensais que c'était le meilleur symbole. Celui-ci » il déplaça son doigt sur celui qui était à côté sur la page « est moi en tant que garde du corps. Je pensais que c'était ce que je voulais faire. Tu remarques que je ne lui ai pas fait de visage, ni de mains ? » Harry acquiesça. « Je me suis toujours senti un peu impuissant, donc je suppose que ça se montre dans le dessin. Intéressant, n'est-ce pas ? »
« C'est comme si ton subconscient disait quelque chose à travers les dessins » dit Harry.
« C'est exactement ça. » Paul était soulagé de ne pas avoir à expliquer le concept. « Il y a l'image que je présente à mes parents. » Un petit homme ficelle avec une casquette lui sourit de la page. « Et le dernier est qui je suis la plupart du temps. » Il désigna l'homme ficelle le plus détaillé. Celui-ci avait des traits du visage complets et des cheveux. « Maintenant, le but de cette petite aventure avec mes horribles compétences en dessin : les personae ne sont jamais complètes. »
Harry pencha la tête sur le côté et regarda le bloc. « Es-tu en train d'essayer de dire que chaque persona a un peu des autres ? »
« Merci mon dieu, tu comprends où je veux en venir avec ça » dit Paul en essuyant une sueur imaginaire de son front. « Chaque persona de ton dessin » il désigna le papier plié « est une partie de toi, un aspect de toi. Quelques personae partent avec le temps, quand tu n'en as plus besoin. Tu en développeras d'autres quand tu en aurais besoin. La chose clé à se souvenir est où elles finissent et où tu commences. »
Harry ne fit rien pendant quelques minutes pendant qu'il réfléchissait à ça. « J'essaierai » dit-il finalement.
« Bien, lui dit Paul en se tournant pour fouiller dans son bureau. J'ai quelques crayons ici, euh, c'est ce avec quoi tu dessines, pas vrai ? »
« Entre autres. »
« Super. Maintenant, si ça ne te dérange pas, j'aimerais que tu fasses un autre dessin de tes personae pendant le temps qu'il nous reste. Quelque chose à emmener avec toi pour quand tu partiras demain » dit Paul en tendant les crayons.
« Toutes ? »
« Jusqu'à la dernière » lui répondit Paul avec un petit sourire narquois.
Harry tendit la main et accepta les crayons. « Je ferai de mon mieux. »
« Il y a ce professeur très sage qui a dit : 'Fais le ou ne le fais pas. Il n'y a pas d'essai.' »
Harry ne put s'empêcher de rire. Paul avait cité Yoda ! « Très bien, je dessinerai mes personnae, aussi longtemps que tu ne le cites plus pour le reste de la journée. »
« J'accède à ta requête, dit Paul en se retournant vers son bureau. Maintenant, dessine ! »
Harry salua et ouvrit le bloc à une page blanche et choisit un crayon. Il étudia la page blanche qui le regardait méchamment et tapota le crayon au bord de la feuille. La dernière fois qu'il s'était dessiné, il avait utilisé une boule de cristal brisée. Il s'était senti brisé alors, sans contrôle sur son propre destin. Maintenant, il était différent. Il mit la mine de son crayon sur le papier et attendit. Quelque chose viendrait à lui… ah.
Paul était assis et regardait Harry dessiner. C'était intéressant de voir son processus créatif démarrer. Au début, rien ne se passait, puis Harry était perdu dans son monde. Le crayon commença à bouger et ne s'arrêta pas. L'auriculaire droit du jeune homme commença à devenir gris à cause du graphite quand il le passa par-dessus le dessin. Un crayon se logea sur son oreille et l'autre devint lentement brillant avec les mouvements. Harry s'arrêta une fois pendant presque une minute avant que sa tête ne se rebaisse et que sa main ne bouge plus vite que jamais. Il dessina trois quarts d'heures d'affilée avant de laisser tomber le bloc de papier sur ses genoux et de lâcher son crayon.
« Finis ? » demanda Paul, secrètement amusé par son patient. Il y avait des moments où il trouvait que celui-ci était la personne la plus intéressante qu'il connaissait. « Tu veux partager ? » L'adolescent ne fit qu'acquiescer et tendit le bloc de papier. Paul le prit et étudia l'image étalée devant lui. Elle était beaucoup plus encourageante.
« Donc, dis-moi, où es-tu sur ce dessin ? » demanda le psy en essayant de trouver du sens au décor.
« La pièce est la Salle sur Demande à Poudlard. C'est une pièce magique qui change quand on a besoin de trucs » expliqua Harry.
« Pourquoi là ? »
« Et bien, parce que les personae ne sont utilisées que quand on en a besoin. J'ai eu le sentiment qu'il était approprié de les mettre là. » Harry haussa les épaules.
« D'accord. Peux-tu expliquer tes personae ? »
« La première est la plus forte, celle dont j'ai besoin quand je suis en danger » expliqua le jeune homme en désignant celle au devant. « Il protège. »
« Il protège quoi ? »
« Tout ce qui me concerne, admit Harry. Je ne suis pas vraiment en sécurité et je ne l'ai jamais vraiment été dans ma vie. Je ne serai pas en sécurité tant que Voldemort n'aura pas disparu et que Dumbledore n'aura pas décidé qu'il ne peut pas m'influencer. »
« Donc, c'est celle que tu appelles quand tu es menacé ? » Paul étudia le dessin. Comme celui dans la boule de cristal, cet Harry était vêtu d'une armure, mais il n'était pas blessé. Son armure était propre et l'expression de son visage était si forte que même Paul devait admettre qu'il aurait des difficultés à faire face à quelqu'un comme ça. C'était une expression impatiente, comme s'il connaissait déjà le futur et qu'il ne pouvait y voir que la victoire.
« Ouais, dit joyeusement Harry. Tu te souviens quand je t'ai parlé de la Chambre des Secrets ? L'épée qu'il tient est celle de Gryffondor. »
« Ah oui, je vois le nom dessus maintenant. Et celui-ci ? » Paul désigna une petite forme dans l'ombre derrière le reste.
« Moi, quand j'étais plus jeune, répondit-il. Tu vois, tout le monde doit passer tous les autre avant de le trouver. »
« D'accord, reconnu Paul. Et celui-ci, avec le crâne dans la main ? »
« C'est un peu cliché, n'est-ce pas ? Il est l'acteur. » Harry rit pour lui-même. « Hélas, pauvre Yorick. Je le connaissais bien, Horatio » cita Harry.
« C'est tiré de quoi ? » Paul se demanda combien de monologues son patient avait mémorisés.
« Hamlet. ».
« hu-hu. Et celui-ci ? »
« Il est juste Harry. »
Paul cligna des yeux. « Pardon ? »
« C'est juste que je ne me sens pas trop comme la personne que je pensais être. A Poudlard, je n'arrêtais pas de dire que j'étais 'juste Harry', mais je ne me sens pas beaucoup comme 'Juste Harry.' Je ne suis plus aussi simple. J'ai tant de choses qui arrivent et tant de choses à faire qu'être 'juste Harry' me gênait en quelque sorte. Je veux dire, je suis toujours Harry, mais il est 'juste Harry.' Rien de spécial. Je pense que j'ai finalement réalisé que j'ai beaucoup de responsabilités envers ma famille et envers les autres. 'Juste Harry' est un enfant sans beaucoup de soucis. J'ai ces soucis, ces responsabilités. 'Juste Harry' est une version simplifiée de 'Harry.' Est-ce que ça a du sens ? » Il semblait assez frustré avec l'idée.
« Oui, dit lentement Paul. Ca a beaucoup de sens. Je pense qu'on peut dire en toute sécurité que tu as beaucoup grandi pendant ton séjour à St Jude. »
« Ca, ou j'ai appris ce qui était vraiment important et ce que je pouvais laisser aux autres » dit Harry avec un sourire.
« Allons-y avec cette idée » dit calmement Paul. Il étudia le dessin et sourit au Harry vêtu d'un costume, les cheveux coiffés à la mode et ayant l'air assez content de lui. « Et celui-ci ? »
« L'héritier Potter, répondit l'adolescent avec un sourire. Remus a dit que j'avais beaucoup de responsabilités à cause de ce qu'était ma famille. Ils ont investi dans beaucoup d'entreprises dans les mondes magique et non magique. Je me sens toujours un petit peu, je ne sais pas, content quand je regarde les papiers qu'il a pour moi ou quand j'ai un rapport sur le fait que les choses aillent bien dans les entreprises. J'aime les affaires pour quelques raisons inconnues. C'est difficile à expliquer. »
« Tu utilises un talent que Poudlard ne développe pas. C'est normal de se sentir un peu intelligent quand tu fais quelque chose pour laquelle tu as découvert une nouvelle capacité. » Paul pouvait lire entre les lignes du petit discours gêné d'Harry. « Parfaitement normal » assura-t-il au garçon.
« Heu, merci. Celui-ci est moi » reprit le jeune homme en désignant la dernière silhouette de la page. Paul l'étudia et sentit un sourire commencer. Cet Harry ressemblait à n'importe quel autre adolescent, souriant à quelque chose qu'il trouvait intensément amusant et Paul pensa également qu'il avait l'air d'avoir un peu faim. Un garçon typiquement adolescent, vraiment.
« C'est toi, hein ? dit le psy en plissant des yeux sur l'image. Je ne sais pas ; ça ne me dit pas 'sale riche de sorcier super puissant' » le titillat-il.
« Ha, tu es très amusant, Paul. Tu sais ça, n'est-ce pas ? »
Harry mit le dernier de ses livres dans le carton et ferma le couvercle. Voyons voir… livres magiques, journaux, vêtements normaux, de foot, photos, carnet d'adresse (MERCI, REMUS !!!), brosse à cheveux, peigne, brosse à dent… Comment ai-je accumulé autant de chose en une année scolaire ?
« Prêt, petit ? » demanda Paul du pas de la porte.
L'adolescent se tourna et lui adressa un sourire tremblant. « Oui et non » répondit-il en fermant le couvercle et en se laissant tomber sur le lit. « Je ne pense pas être prêt. » Il rit presque. Insecte et Etincelle avaient dit exactement la même chose quand ils étaient partis il y avait deux semaines.
« Le monde réel t'attend, dit calmement Paul. Je t'ai emmené aussi loin que j'ai pu. C'est à toi de faire le reste. »
« Je sais. » Harry se remit debout. « Merci, Paul. Merci n'est pas assez, mais… »
« Très bien, ça suffit ! dit Paul en riant. Tu as fait la majeure partie du travail, Harry. N'oublie jamais ça. » Le psy s'approcha de l'adolescent et plaça ses mains sur ses épaules. « Je suis très fier de toi, Harry. Tu as fait un travail étonnant ici. »
Lejeune homme acquiesça. « Merci. » Il vit un de ses gardes du corps passer la tête dans sa chambre puis disparaître. « Il semble qu'ils soient aussi prêts à partir. »
« Oui. Allez, je vais t'aider avec tout ça » dit Paul en rassemblant quelques trucs dans ses bras. Harry attrapa le reste et se dirigea en bas où Pétunia remplissait des papiers.
« Partez juste devant et mettez tout ça dans le coffre, s'il vous plait » dit-elle sans relever la tête des papiers. « J'aurais fini dans quelques minutes. »
« D'accord, Tante Pétunia. » Harry les conduisit à la voiture avec un des gardes du corps le suivant derrière. Note à soi-même : se débarrasser des gardes du corps. Paul et lui chargèrent tout et retournèrent vers le bâtiment. Des cris atteignirent leurs oreilles et ils échangèrent un regard. Les cris n'étaient pas exactement rares, mais ils étaient inattendus. Ce ne fut que quand Harry entendit le mot « serpent » qu'il comprit. « Je pense que quelqu'un me cherche » dit-il à Paul alors qu'il commençait à parcourir le couloir.
« Oh, pas Zen ! » gémit Paul en suivant Harry.
Ils trouvèrent deux nouvelles filles, Anna et Margaret, accroupies contre le mur, coincées par Zen.
« Je sais que vous savez où il est ! AVOUEZ ! » siffla Zen avec irritation.
« Les filles » appela Harry pour obtenir leur attention. Anna releva la tête. « Il ne vous mordra pas. Venez juste par là. » Ca leur prit quelques secondes pour se faufiler autour de Zen avant de remercier Harry et de s'enfuir le long du couloir vers un endroit sûr.
« Zen, ce n'était pas gentil » dit Harry une fois que le couloir fut désert et qu'il n'y eut personne aux alentours à part Paul et les gardes du corps.
« Gentil ? Qu'est-ce que tu connais de la gentillesse ?! Tu allais partir sans dire au revoir au pauvre petit Zen ! » Harry était sûr que les serpents ne pouvaient pas pleurer, mais Zen réussissait une bonne imitation.
« Je n'aurais jamais pu partir sans te dire au revoir » répondit l'adolescent au petit serpent en le soulevant.
« Vraiment ? »
« Vraiment. Oh, Paul a une souris pour toi » dit Harry en passant un doigt le long du dos de Zen.
« Une souris ? Pour moi ? Vraiment ? » Zen trembla pratiquement d'excitation.
« Oui, vraiment. Pourquoi n'allons-nous pas te la chercher maintenant ? » Harry les mena jusqu'au bureau.
« Ici, souris, souris, souris ! »
« Prends soin de toi » dit Paul alors que lui et Harry suivaient Pétunia vers la voiture.
« Je le ferai, dit Harry en ouvrant sa portière. Toi aussi. »
Paul acquiesça et sortit un appareil photo. « Je peux prendre une photo de toi ? » demanda-t-il à Harry en le tenant.
Harry regarda Pétunia pour avoir sa permission ; elle acquiesça simplement. « Je vais en prendre une de vous deux » dit-elle en faisant le tour de la voiture. Paul sourit et lui passa l'appareil.
« Nous n'allons pas devenir tous sentimentaux, n'est-ce pas ? » demanda Harry alors que Paul passa un bras autour de ses épaules.
« Bien sûr que non, répondit le psy. Je me limiterai juste aux baisers. »
Harry eut un reniflement amusé alors que sa tante comptait. « Souriez ! » appela-t-elle. Le jeune homme fit un grand sourire alors que le flash s'allumait. « Belle photo ! » dit-elle.
« Merci Pétunia, dit Paul en reprenant son appareil. Je t'enverrai des doubles. »
Harry acquiesça et grimpa sur le siège passager. Paul s'éloigna et l'adolescent attacha sa ceinture. Lui et son thérapeute se firent signe de la main jusqu'à ce qu'ils se perdent de vue.
« J'espère que tu as faim » dit Pétunia quand Harry retourna son attention vers la route.
« Faim ? Je suis un adolescent. J'ai toujours faim. »
« Bien. Il y a des spaghettis au dîner ce soir. »
« Avec des boulettes de viande ? » demanda Harry alors que les gardes du corps les suivaient dans leur propre voiture.
« Bien sûr. Remus vient pour le dîner aussi. Il a dit quelque chose à propos de papiers que tu dois signer pour un terrain de quidden. »
« Quidditch » corrigea Harry avec un sourire narquois.
« Oui. Qu'est-ce que c'est ? » demanda-t-elle avec curiosité.
« Le Quidditch est un sport sorcier… » Tout le trajet jusqu'à la maison fut rempli de discussion sur le Quidditch. Pétunia ressemblait à une nouvelle adepte quand elle commença à poser des questions sur l'histoire du sport.
Harry ferma la porte de son placard et sourit. C'était bon d'être à la maison avec sa tante. St Jude lui manquerait, bien sûr, mais il commençait à voir les bénéfices d'être à la maison, comme l'accès illimité à la cuisine. Tante Pétunia avait mentionné quelque chose au sujet de glace à la menthe aux pépites de chocolats dans le congélateur.
Hedwige hurla quand le Mini-Messager d'Harry l'alerta pour un nouveau message. « Doucement, ma fille. C'est juste du parchemin » dit-il alors qu'il le prenait.
Cher Skywalker,
J'ai pensé que tu aimerais savoir ce qui se passe à Poudlard. Dumbledore est toujours aux soins de Madame Pomfresh, bien que McGonagall ait dit que « l'espoir reste élevé pour une rémission totale. »
La Gazette du Sorcier est toujours interdite, maintenant par décret du Ministère, mais le journal de l'école est fort. Nous avons un chroniqueur invité qui contribue à un article sur comment était la première guerre contre Voldemort. J'ai mes soupçons, mais Drake refuse de le confirmer. Connard.
Ron semble assez énamouré de Lavande Brown… tous les deux sont dégoûtants ensembles. Je suis sûre que tout est hormonal. Neville passe pas mal de temps avec Luna, Ginny avec Dean (et Dean est toujours vivant), et c'est à peu près tout dans le département des amours.
Le professeur Zareh est extrêmement nerveux. Il a presque lancé un sort au professeur Chourave hier dans le couloir quand elle a toussé. Je ne sais pas ce qu'il a.
Des Moldus apparaissent à l'Infirmerie toutes les semaines. Madame Pomfresh dit qu'ils ont tous été torturés par le Doloris. Je suis entrée pour avoir quelque chose pour apaiser mes… bref, ce n'est pas important pourquoi j'étais là, mais j'ai entendu la fin d'une conversation. Apparemment, l'élève de Voldemort est responsable.
J'ai beaucoup de questions, bien sûr. Qui est-il ? Pourquoi envoie-t-il des Moldus à Poudlard ? Ne réalise-t-il pas qu'il est impossible de transplaner dans et hors de Poudlard ? Est-il un élève ici ? Je ne peux pas m'imaginer être assise à côté de l'élève de Voldemort en classe. Je suppose que mes questions n'auront pas de réponse. J'ai une dissertation à finir, alors je t'écrirai plus tard.
Affection,
Mi.
PS : Victor Krum m'a écrit. Il sera à Londres cet été et m'a demandé de le rencontrer, tu sais, pour lui servir de guide et tout ça. J'ai dit oui, bien sûr. H.
Harry sourit au message d'Hermione et prit son stylo.
Chère Mi,
C'est génial pour Victor. Dis lui juste qu'il devra m'en répondre s'il te fait quoi que ce soit.
Donc Dumbledore va avoir une rémission totale ? Peut-être que Madame Pomfresh devrait le garder plus longtemps et voir si elle peut le guérir de son addiction au bonbon au citron.
J'ai le sentiment que ton chroniqueur anonyme n'est personne d'autre que notre maître des Potions préféré. Tu peux même dire à Drake que j'ai dis ça.
Cupidon a fait un tour à Poudlard ? Dis juste à Ron de continuer à ne pas se bécoter près de mon lit. Je devrais dormir dedans l'année prochaine ! Neville et Luna, étrange, mais chacun de son côté. Dean et Ginny ?! Je suis stupéfait que Dean soit encore en vie, mais je suppose que c'est parce que Ron passe beaucoup de temps avec Lavande.
Je me demande pourquoi le Professeur Zareh est si nerveux. C'est intéressant. Peut-être qu'il lutte contre le besoin de partir. Après tout, on s'approche de cette époque de l'année où nos professeurs de Défense quittent Poudlard pour une raison ou une autre.
IL Y A DES MOLDUS QUI APPARAISSENT A L'INFIRMERIE ?!?! Comment est-ce possible ? Hermione, tu ne peux pas sécher ! J'ai besoin que tu me l'expliques. S'il te plait, reviens à toi et clarifie la question de ta manière brillante habituelle.
Je suis à la maison maintenant… comme c'est étrange de penser à Privet Drive en tant que maison. C'est bizarre. C'est l'endroit où j'ai grandi, mais ça ne l'est pas. C'est différent. C'est plus accueillant, plus comme une maison. Je suis un peu nerveux, honnêtement. Je ne sais pas ce qui va se passer avec ma tante. Elle semble avoir changée, mais je m'inquiète de me retourner et qu'elle soit la même que ce qu'elle a toujours été. Est-ce que je m'inquiète sans raison ?
Mes tests sont prévus pour avoir lieu dans les prochaines semaines. Ma tante a prévu un certain nombre de voyages à Londres, juste pour s'amuser, je pense. Elle veut que j'aille avec elle quand elle ira chercher Dudley à l'école. Je ne suis pas sûr de vouloir y aller, parce que les gardes du corps devront venir avec nous et j'en ai tellement marre d'eux, pour dire la vérité. Nous verrons ce qui se passera.
Affection,
Skywalker.
Harry détestait ne pas dire absolument tout à son amie. Il voulait dire à quelqu'un qu'il avait l'impression que sa vie l'avalait en entier. Il soupira de mécontentement. Il savait que son succès n'était garanti que par sa discrétion. Il n'y avait que trois personnes qui savaient ce qu'il faisait : Sensei, Khalid et Harry lui-même. Il ne pouvait pas se permettre de le dire à qui que ce soit d'autre. Ce n'est pas comme s'il y a des gens qui clament savoir ce que tu fais la nuit, Potter. Arrête de te sentir désolé pour toi-même.
Il se leva et alla vers Hedwige. « Tu m'aimeras toujours, même avec tous mes secrets, pas vrai ? » demanda-t-il à la chouette en la caressant. Celle-ci lui mordilla les doigts et hulula. Harry sourit et lui gratta la tête quelques minutes de plus avant d'aller vers la fenêtre et de regarder dehors. « Tom » avait un rendez-vous avec son professeur de Magie Noire ce soir ; il n'était pas sûr que Zareh soit capable de continuer les leçons. Les nerfs de l'homme étaient usés jusqu'à la corde. Dumbledore n'avait pas choisi un bon espion cette fois ; la culpabilité de Zareh commençait à affecter sa performance, et Harry savait qu'une petite erreur révèlerait le pot aux roses à Voldemort
Zareh baissa sa baguette et fit signe à Harry de faire de même. L'adolescent fronça les sourcils. « Est-ce que tout va bien, William ? » demanda-t-il doucement alors que son professeur passait une main sur son front.
Celui-ci acquiesça et agita la main d'une manière absente. Harry fronça à nouveau les sourcils et s'approcha de lui. L'homme se tint là avec les yeux clos pendant quelques secondes avant de les rouvrir pour faire face à son élève. Il s'avança jusqu'à ce qu'il ne soit pas à plus d'un pas de celui-ci. « Tu n'espères pas vraiment que je crois que tu aimes venir ici, n'est-ce pas ? »
Et bien, c'était certainement direct pensa Harry en s'éloignant de Zareh. Comment répondre à ça ? « J'ai peur de ne pas comprendre. »
« Vraiment ? » L'espion se frotta à nouveau le visage et soupira. « Ecoute, Tom, je pense que tu es un bon gars, lui dit-il en mettant une main sur son épaule. Tu ne peux pas vraiment aimer venir ici, prendre des leçons d'un Seigneur des Ténèbres, n'est-ce pas ? » demanda-t-il honnêtement.
« Vous dites des choses dangereuses, William » dit Harry avec brusquerie en s'éloignant. Honnêtement, l'adolescent avait su que Zareh pouvait être un peu imprudent, mais ce comportement était juste dangereux. Si leur Seigneur le découvrait – QU'EST-CE QUE JE VIENS DE PENSER ?! Harry se détourna de l'homme et alla regarder par la fenêtre le cimetière en contrebas.
« Je connais des gens qui pourraient te garder en sécurité » dit Zareh directement derrière lui. Harry ne l'avait pas entendu approcher. Il se félicita du fait qu'il ne sursauta pas. « Ils ont des maisons sécurisées, des familles d'accueil pour les enfants, tout est préparé. Tu pourrais être un adolescent normal. »
Harry ferma les yeux et prit une brusque inspiration. Oui, il aimerait être à nouveau un adolescent normal, mais ce choix lui avait été enlevé il y avait déjà quelque temps. Il pourrait se détendre à la maison, agir comme un adolescent, mais il n'en était pas un. Il savait ça, Remus le savait et même Tante Pétunia commençait à accepter l'idée. Harry ouvrit ses sens et découvrit que Voldemort était toujours dans ce que son élève aimait appeler « la Salle du Trône » au bout du couloir.
« Je pourrais facilement t'emmener d'ici, Tom, lui murmura Zareh. Tu pourrais être en sécurité. Dumbledore y veillerait. »
Harry sentit un bref accès de colère au nom de Dumbledore. Oui, il avait décidé de laisser celui-ci tranquille pour le moment, mais ça ne voulait pas dire qu'il l'aimait. Principalement, il se sentait déçu d'avoir perdu ses illusions au sujet de Dumbledore ; celui-ci ne tenait à Harry que quand l'adolescent jouait selon ses règles. Dans le cas contraire, Harry était oublié pour tracer son propre chemin.
Il ne pouvait pas croire que Dumbledore permettait à une personne aussi sotte d'occuper la fonction d'espion. Il devait éliminer l'homme de ce poste. Il n'y avait aucun moyen que Zareh puisse continuer dans ce rôle. Il tenait trop à « Tom. »
« Comme il a gardé Harry Potter en sécurité ? demanda-t-il brusquement. Non, je ne pense pas. » Harry se retourna et regarda Zareh. Celui-ci lui rendait son regard, comme s'il essayait de découvrir comment le garçon savait pour Harry Potter. « Vous réalisez ce que vous dîtes ? souffla-t-il à Zareh. Vous parlez de trahison contre notre Seigneur. »
« Il n'est pas ton seigneur, Tom, dit Zareh avec dédain. Tu es juste un enfant. Laisse-moi t'aider. »
« Je suis au-delà de votre aide ! gronda Harry. J'oublierai tout ça si vous arrêtez de parler 'd'aide' » offrit Harry.
« Je ne veux pas te laisser là pour devenir son petit monstre. » Zareh sortit quelque chose de ses robes et le lança à Harry. Portoloin ! Harry le bannit avec une pensée. Zareh le fixa avec surprise.
« Vous vous oubliez, Zareh. » Harry commençait à perdre son calme avec l'espion pathétique. « Est-ce que Dumbledore vous a envoyé sur cette mission de pitié, gronda-t-il. Est-ce que Dumbledore essaie de me protéger, maintenant ? Pense-t-il que je suis un sauveur parce que je connais la magie Noire et m'en suis détourné ? Est-ce que je suis toujours un enfant à ses yeux ? Veut-il m'utiliser ? Mes connaissances ? Mon pouvoir ? Est-ce qu'il veut que je meurs pour lui ? Pour le monde magique ? »
« Tu ne sais pas ce que tu dis, Tom » bégaya presque Zareh.
« Vraiment ? demanda sèchement Harry. Je pense que je ne sais que trop bien ce qu'est Dumbledore. » Harry combattit sa colère et un plan lui vint à l'esprit. Il devait sauver Zareh de lui-même. Il s'avança vers l'homme et l'attrapa par le col. « Je vais saisir ma chance maintenant. »
Harry commença à traîner Zareh vers la porte. Celui-ci essaya de se dégager. « Qu'est-ce que tu fais, Tom ? »
« Je vous sauve » répondit sèchement celui-ci en le tirant vers la Salle du Trône. L'homme se débattit quelques secondes avant qu'Harry ne commence à l'étrangler avec son col. Zareh arrêta de se débattre quand il manqua d'air. L'adolescent glissa son masque sur son visage et serra sa bouche en une ligne droite. Il sentit un rôle s'installer sur ses épaules. Il leva une main et les portes s'ouvrirent avec une pensée.
« Mon enfant ? » demanda Voldemort quand Harry avança à grands pas vers le centre de la pièce et jeta Zareh aux pieds du Seigneur des Ténèbres. « Quelle est la signification de ceci ? »
« J'ai trouvé l'espion dont vous parliez » dit Harry en attachant Zareh avec des cordes magiques. « Il est ligué avec Dumbledore et m'a offert une protection. » Le rictus méprisant vint facilement à la fin de ses mots.
« Vraiment ? » Voldemort avait l'air assez content des mots de son élève.
« Oui, monsieur. Je demande votre indulgence pour me permettre de m'occuper de lui » Harry remarqua que les yeux de Zareh s'écarquillèrent un peu à la requête.
« Pourquoi devrais-je te permettre un tel plaisir ? » demanda Voldemort, mais il se sentait visiblement charitable envers son élève.
« Il voulait me donner à une famille d'accueil. Il voulait me livrer à Dumbledore. C'est assez » dit Harry au Seigneur des Ténèbres avec brusquerie.
Celui-ci le regarda une minute, comme s'il mesurait ses motivations. « Je suis d'accord. Occupe t'en comme tu veux. »
« Merci. »
Harry agita sa baguette et Zareh bougea au centre de la pièce. « Tom, ne fais pas ça ! » dit Zareh, le souffle coupé. Il semblait terrifié. Comme c'était étrange.
« Vous vous oubliez, Zareh, dit Harry en le regardant de haut. Je suis le jeune Seigneur des Ténèbres ! » Harry leva sa baguette, se concentra sur sa magie et commença à jouer sur beaucoup de niveaux en même temps. Zareh semblait être dans une grande douleur, hurlant, de la bave au coin de la bouche, les yeux roulant dans leurs orbites pour regarder l'arrière de son crâne. Harry savait qu'il ne se sentait que légèrement confus, comme s'il savait que quelque chose n'allait pas mais ne pouvait pas s'en soucier. Harry traita ça comme un exercice que Bleys lui donnerait. Jouer avec les niveaux de magie, les contrôler tous en même temps et créer une illusion qui était tellement convaincante qu'elle avait l'air réelle.
Les Mangemorts se reculèrent tous du centre de la pièce. Harry pouvait presque sentir la peur qui irradiait d'eux. Il comprenait leurs sentiments ; il était (selon toutes les apparences) en train de torturer un homme sans avoir besoin de dire un sort. Harry sentit la tension commencer à monter et pencha la tête sur le côté. Il avait juste besoin… là !
Zareh disparut alors qu'Harry activait le Portoloin que tous les membres de l'Ordre portaient pour assurer leur sécurité. Il se précipita en avant, comme s'il ne pouvait pas croire ce qui venait de se passer. Il regarda Voldemort et permit à sa colère contre tout de se montrer dans ses yeux.
« Il était dans l'Ordre du Phénix, mon enfant, dit Voldemort. Ils utilisent souvent des sorts, portoloins et autres tours pour m'échapper. Tu ne savais pas qu'il fallait vérifier. Je ne suis pas en colère. »
« Je le suis, lui dit Harry. Pourrais-je finir ce que j'ai commencé quand le temps viendra ? »
« Tout ça et plus, mon enfant. Tout ce que tu souhaites. » Voldemort s'avança et posa une main sur son épaule. « Tu progresses bien, murmura-t-il à Harry. Rentre chez toi maintenant. Je t'appelerai quand je voudrai que tu viennes » dit-il d'une voix plus forte. Harry s'inclina légèrement de la taille et inclina sa tête vers Voldemort. Les Mangemorts s'écartèrent précipitamment son chemin quand il quitta la pièce. Parfait.
L'Ordre du Phénix se réunissait encore dans la Grande Salle. Minerva McGonagall s'était interrogé sur la sagesse de continuer les réunions sans Albus, mais aucun représentant ne semblait en colère que le vieux sorcier ait pris du temps pour sa santé. Pour le moment, tout le monde avait cru son histoire et personne ne l'avait questionnée.
Albus était retenu à l'infirmerie sous les soins avisés de Madame Pomfresh. Minerva ne pouvait simplement pas croire que les sens d'Albus Dumbledore l'avaient abandonné à ce point. Il avait presque tué un élève ! Minerva ne pouvait pas laisser ça arriver, mais elle ne pouvait placer Albus nulle part ailleurs. Il était cible trop facile pour le mettre à l'hôpital et lui permettre de prendre soin de lui-même ne ferait qu'appeler les problèmes. Non, il était mieux qu'il reste à Poudlard, où plus d'une personnes pouvaient garder un œil sur lui. Minerva avait même fait installer un portrait dans sa chambre, pour qu'elle puisse savoir comment il allait avec seulement une question au portrait rapporteur. Elle se sentait horrible de changer Poudlard en prison pour lui, mais c'était la seule option qu'elle pouvait voir.
Elle et tous les autres sursautèrent quand le Professeur Zareh apparut sur le sol directement devant la Grande Table. Il était toujours enveloppé par des cordes magiques et il y avait un morceau de parchemin attaché.
« Poussez-vous ! » Minerva savait pour les Moldus qui apparaissaient presque quotidiennement à l'Infirmerie. Zareh était le premier à apparaître attaché. Elle lança quelques sorts de détection sur lui et ne trouva rien du tout. Un rapide Finite prit soin des cordes et Zareh se leva. « William, que s'est-il passé ? »
« L'élève du Seigneur des Ténèbres a décliné notre offre de protection. Après ça, les évènements ne sont pas trop clairs. » Il enleva le parchemin de ses robes et le regarda d'un air absent avant de le tendre à McGonagall. « J'ai peur que ma position ait été compromise » dit-il lentement. Il cligna des yeux et grimaça. « Et j'ai un léger mal de tête » dit-il en levant une main vers son front.
« C'est tout ce que j'ai besoin d'entendre ! » Madame Pomfresh apparut de nulle part et commença à escorter Zareh hors de la pièce.
McGonagall regarda le parchemin dans sa main et étudia l'écriture. Ses yeux s'écarquillèrent de choc et elle dut se demander de quel côté était l'élève de Voldemort.
Votre espion était pathétique et courtisait la mort. Je l'ai enlevé de sa position pour sa propre sécurité. S'il y a quoi que ce soit que vous et votre Ordre avez besoin de savoir, je vous le dirai. Gardez ce parchemin pour de prochaines correspondances.
La réunion de l'Ordre s'acheva après que Zareh ait été conduit à l'Infirmerie. McGonagall retourna à son bureau et étudia le parchemin. Elle lança tous les sorts qu'elle put dessus, mais, à part un enchantement mineur qui était parfaitement inoffensif, tout était normal. Elle prit une plume et s'arrêta avant d'écrire une phrase.
Mon nom est Minerva.
Elle fut surprise de voir une réponse immédiatement.
Bonjour, Minerva.
Au moins l'autre personne avait dit bonjour !
Puis-je vous demander qui vous êtes ?
Elle attendit impatiemment que la réponse apparaisse. Elle savait que certains des enfants utilisaient ces jours-ci de petits livres qui transmettaient les messages. Ce parchemin semblait marcher à peu près sur le même principe.
Vous pouvez demander, mais je n'ai pas à vous le dire. Appelez-moi Tom, si vous avez besoin d'un nom.
Tom ? Comme c'était intéressant.
Est-ce votre vrai nom ?
L'autre personne s'arrêta quelques minutes avant de répondre.
Non. Est-ce que Minerva est votre vrai nom ?
McGonagall décida qu'elle aimait cette autre personne. Elle trempa à nouveau sa plume dans l'encre.
Oui ça l'est, bien que je sois principalement appelée « Professeur » ces jours-ci.
Vous devez être une personne très intelligente.
McGonagall gloussa un peu.
Puis-je demander comment vous avez créé un parchemin aussi utile ?
McGonagall invoqua du thé et des biscuits pendant qu'elle attendait la réponse suivante.
Est-ce que vous demandez toujours la permission avant de poser des questions ? Je n'ai jamais entendu personne faire quelque chose comme ça auparavant. Oui, vous pouvez demander. Je vais répondre maintenant. J'ai trouvé le sort dans un livre. Un livre d'enchantements.
Elle lut la réponse. C'était très amusant et elle se surprit à sourire alors qu'elle écrivait son prochain message.
Très intelligent, Tom. Je devrai chercher ce sort. Etes-vous la même personne qui m'a envoyé ce parchemin ?
Elle fit tambouriner ses doigts en attendant une réponse. Tom prenait de plus en plus longtemps à répondre.
Oui.
Oh, enfin une réponse.
Etes-vous l'élève du Seigneur des Ténèbres ?
Elle regarda le parchemin méchamment après que cinq bonnes minutes aient passées. Elle poussa un soupir de soulagement quand une réponse apparut.
Oui.
Aimez-vous vraiment être l'élève du Seigneur des Ténèbres ?
La réponse ne vint pas avant une bonne minute.
Quelques fois.
Minerva fut surprise par la réponse. Elle ne pouvait pas imaginer un adolescent aimer les leçons que Zareh décrivait.
Vraiment ?
Oh, c'était la question la plus stupide qu'elle avait jamais posée !
C'est un challenge. Dumbledore est-il toujours à l'infirmerie ?
McGonagall sursauta vraiment et regarda le papier. Comment le garçon avait-il su ?
J'ai beaucoup de sources à Poudlard, tout comme j'ai des sources sur le Seigneur des Ténèbres.
Le message apparut sans incitation de sa part. Plus de mots apparurent et elle les lit avec un œil curieux.
Je sais que beaucoup de monde ne me ferait pas confiance et je ne peux honnêtement pas vous blâmer. Si je jouais aux mêmes jeux que vous, je ne me ferais pas confiance non plus. Je peux dire que je ne vous mentirai jamais sur les questions de sécurité pour les membres de votre Ordre.
McGonagall ne put qu'être bouche bée. Comment ?
Comment savez-vous tout ça ?
Elle eut un sourire ironique quand la réponse apparut. Oh, elle aimait cette personne.
Je suis le champion.
Et un grand merci à Lys qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
