Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


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Harry boutonna sa dernière manche en descendant pour le petit-déjeuner. Aujourd'hui était un autre « jour costard » comme il commençait à appeler les jours où il était coincé dans un costard pour tous les plans que Remus avait fait pour lui, quel qu'ils soient. Il entra dans la cuisine et sourit à sa tante « Bonjour, Tante Pétunia. »

« Bonjour, Harry » dit-elle en plaçant un bol de porridge devant lui.

L'adolescent grimaça et prit le sucre. Le porridge était bon, mais il préférait mettre quelque chose dedans le matin, surtout quand elle le servait nature. Beurk. Il laissa tomber autant de sucre que possible avant d'ajouter une bonne cuillère de confiture par-dessus.

« Tu es déterminé à faire pourrir tes dents ? » dit Pétunia en s'asseyant en face de lui et en versant le thé.

« Oh, ouais, répondit-il avec un sourire. Sans aucun doute. »

« Hum-hum. J'espère que tu aimeras ça quand tu finiras sur la chaise du dentiste. »

« Ouais. Ca en vaudra la peine » lui dit-il en commençant à manger.

« Pas si je le dis à Remus » l'avertit Pétunia.

« Ce n'est pas juste » lui dit Harry en boudant. Remus avait passé beaucoup de temps au Quatre, Privet Drive et Pétunia avait compris que tout ce qu'elle avait à faire était de mentionner un des comportements de son neveu au lycanthrope pour voir ce comportement changer. Harry détestait ça. C'était comme avoir deux parents aux alentours vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il se demanda comment Ron et Hermione gérait ça tout le temps.

Lui et Pétunia avaient passé beaucoup de temps à parler depuis qu'il était rentré de St Jude. Il avait toujours un rendez-vous une fois par semaine avec Paul, mais il était tout seul la plupart du temps quand il en venait à gérer les choses. La vie avait été relativement calme pour lui depuis qu'il était revenu à Privet Drive.

Remus et lui avait passé environ une ou deux heures par jour sur les affaires de sa famille et sur ce qui restait de son programme pour la sixième année à Poudlard. Tante et neveu partageaient les corvées à la maison. Harry avait découvert que les corvées n'étaient pas si mal quand quelqu'un travaillait avec lui. Sa tante faisait une compagne reposante et elle s'était ouverte un peu plus sur son enfance et, par conséquence, sur celle de Lily et celle de l'adolescent.

Elle avait sorti toute une boîte de choses qu'elle avait gardées de l'enfance du jeune homme. La boîte voulait dire plus pour Harry que tous les autres cadeaux qu'il avait reçus. Elle contenait des photographies, des dessins qu'Harry avait faits, des bulletins scolaires et des travaux d'école. Pétunia et lui avaient passé tout un après-midi à passer en revue la boîte et à étudier les objets qu'elle avait sauvé de Vernon. C'était agréable. C'était comme la famille.

« Le courrier est là » dit l'un des gardes du corps de la porte de la cuisine. Harry releva la tête et sourit pour le remercier en acceptant le paquet de lettres.

« Merci, Matthew. »

« De rien. Nous allons toujours à Londres, alors ? » demanda-t-il, désignant le costume de son patron.

« Oui, malheureusement, grommela sombrement Harry. Nous y resterons trois jours. »

« Je le ferai savoir à tout le monde. » Matthew quitta la cuisine et l'adolescent ne put que secouer la tête.

« Encore combien de temps est-ce que je dois avoir des gardes du corps, Tante Pétunia ? » demanda-t-il avec mauvaise humeur. Il n'aimait pas ça ; il n'avait accepté que parce que Pétunia voulait la protection supplémentaire.

« Je ne suis pas sûre. J'en parlerai à Remus pour voir ce qu'il pense de tout ça » dit-elle d'un air absent en ouvrant le journal et en commençant à lire. Harry ne put que lever les yeux au ciel alors qu'il retournait au courrier et commençait à les trier en différentes piles : factures, courrier de Pétunia, courrier d'Harry. Il trouva une lettre pour lui. C'était un parchemin couleur crème et elle était fermée avec un sceau en cire. Il se demanda si cette enveloppe était venue par hibou ou par la poste Moldue. Il la tourna dans ses mains et vit le tampon de la poste. La manière moldue, alors. Le facteur avait dû bien rire avec la lettre. Elle semblait anachronique, de l'époque où la plupart des gens utilisaient des enveloppes à sceller.

Il glissa un pouce sous le sceau et le brisa. Il sortit la carte de l'enveloppe et la fixa. C'était une invitation.

Vlad Tepes, Voivod of Wallachia

Demande le plaisir de la compagnie

D'Harry James Potter et de sa suite

A sa résidence d'été dans les Carpates

Pour les deux premières semaines de Juin qui commencent le 1er Juin.

Les arrangements pour le voyage depuis l'Angleterre seront faits à votre convenance.

« Dracula nous invite dans sa résidence d'été pour deux semaines » dit Harry en tendant l'invitation à sa tante. Il prit une cuillérée de son porridge et cligna des yeux. « Quoi ? »

« Toute autre personne supposerait que tu as perdu l'esprit, Harry. C'est tout » dit Pétunia en secouant un peu la tête et regarda l'invitation. « Devrais-je le passer à Remus, alors ? » demanda-t-elle.

« J'aimerai y aller, si c'est possible » lui dit Harry en ajoutant discrètement plus de sucre à son porridge. « Je l'aime bien, et ce serait bien de voir un peu le monde. Toi et Dudley viendriez, pas vrai ? »

« Je suis sûre que ça peut s'arranger, Harry. Remus viendrait aussi ? »

« Bien sûr. » Le garçon haussa les épaules. « Remus est mon conseiller. J'ai besoin qu'il soit là pour les urgences. » Il retourna à son petit-déjeuner.

« Et bien, il est en chemin, donc nous pourrons en parler quand il sera là » dit Pétunia en remettant l'invitation dans son enveloppe. Harry acquiesça et se demanda comment ce serait d'être l'invité du vampire le plus célèbre du monde.


Donc, ceci était, Smeltings ? Le bâtiment en briques courtaud rappela à Harry un livre qu'il avait lu pour une classe de littérature à St Jude. Jane Eyre avait été un peu ennuyant mais ça avait été amusant de comparer Poudlard et St Jude à Brocklehurst. Smeltings ressemblait au Brocklehurst qu'Harry avait imaginé dans sa tête.

Pétunia se gara, et Harry, Remus et elle sortirent de la voiture pour faire un tour. Les gardes du corps du matin, John et Grégory (bien qu'Harry ne soit pas sûr de qui était qui), garèrent une seconde voiture. L'adolescent les attendit et eut droit à un sermon sur le fait qu'il était supposé les laisser sortir d'abord de la voiture pour s'assurer que la zone était sécurisée. Harry promit d'être un bon petit garçon et eut droit à un reniflement à peine discernable de l'autre garde du corps. « Restez juste à proximité. »

« Bien sûr. » Le garçon ne put s'empêcher de penser que le garde concerné prenait son boulot un peu trop sérieusement.

« Cet endroit est toujours une maison de fou » dit Pétunia avec irritation alors qu'elle revenait à travers la foule vers où son neveu et ses gardes du corps se tenaient. « Pourquoi ne vois-tu pas si tu ne peux pas trouver ton cousin ? »

Harry acquiesça et s'éloigna. Il supposa que tous les adolescents se cachaient loin des plus jeunes et de leurs parents. Il alla vers l'arrière du bâtiment, tirant sur sa cravate. Il n'aimait pas vraiment les cravates, mais il supposait que les choses pourraient être pires. Il n'était pas certain de comment, cependant. Il décida de laisser le problème de la cravate de côté quand son oreille surpris une conversation chuchotée.

« Je suis sérieux, Dursley ! » gronda une voix dure. « Tu ferais mieux de prendre soin de tout ce que je t'envois, qu'importe ce que sont les sentiments de ta maman. J'ai des clients dans ton coin. »

Harry tendit une main pour retenir ses gardes. Il étendit un peu sa magie et vit une image de son cousin poussé contre à mur par un… D'accord, Harry supposa que c'était un élève, mais il ressemblait beaucoup plus à un adulte. Plus important, il menaçait son cousin avec… était-ce un couteau ?

« A quel point pouvez-vous avoir l'air menaçant ? » demanda Harry à ses gardes du corps dans un murmure.

« Quelque part entre 'faire une offre qu'il ne peut pas refuser' et 'vous voulez que je l'envois aux poissons, chef' » répondit l'un d'eux avec un sourire narquois.

« Bien. Essayer 'l'envoyer aux poissons' dit Harry avec un sourire. Mon cousin a des problèmes. » Il mit une main dans sa poche et invoqua des lunettes teintées. Ses gardes eurent de grands sourires alors qu'il passait une main rapide dans ses cheveux, les domptant. Un rapide geste du poignet redressa sa cravate et lissa sa veste. Il sentit un rôle s'installer sur ses épaules alors qu'il se souvenait du film « Le Parrain » qu'il avait vu avec son étage. Il leva la tête et tourna au coin d'un pas brusque.

« Dudley ! dit-il durement. Je te cherchais. » Les autres garçons s'immobilisèrent et Harry trouva difficile de ne pas avoir de sourire narquois.

« Qui est-ce alors ? »demanda le gros garçon (plus gros que Dudley) quand il remarqua Harry.

« Mon cousin » dit doucement Dudley.

« Le délinquant ? » dit le tourmenteur, choqué, en mesurant le costume sur mesure de Harry (Remus connaissait toutes sortes de sorts pratiques) et les gardes à son dos. Il semble que Dud ait raconté des histoires sur moi.

« Vous devriez vraiment ranger ce couteau » dit calmement Harry en baissant ses lunettes pour regarder le garçon par-dessus. « Je suis certains que ce n'est pas autorisé dans l'enceinte de l'école » ajouta-t-il d'un ton ennuyé. Il retourna son attention vers Dudley. « Ta mère te cherche, Dudley ? Pourquoi ne vas-tu pas la trouver ? » dit Harry en retournant son regard vers l'autre garçon. Dudley s'éloigna légèrement de l'emprise de l'autre garçon et se précipita vers le coin du bâtiment.

« Vous êtes aussi un homme d'affaire ? » demanda Harry en mettant ses mains dans les poches de son pantalon.

« Vous pourriez dire ça » offrit l'autre garçon.

« Votre couteau, dit calmement Harry, devrait être rangé. »

« Qu'est-ce que vous allez y faire ? » demanda le garçon en le glissant dans un étui et en le fourrant dans la poche de sa veste.

« Je ne suis pas celui dont vous devriez vous inquiéter » dit Harry avec un rapide coup d'œil vers ses gardes du corps. Il vit l'un d'eux bouger du coin de l'œil et l'autre garçon pâlit.

« Cette arme est très impressionnante pour un garde du corps » dit le garçon en tremblant.

« Vous devriez voir ce que je porte. » Harry caqueta presque. « Maintenant, vous êtes un homme d'affaire, donc je vais vous parler comme un homme d'affaire. » Harry attendit que l'autre garçon acquiesce avant de continuer. « Je ne suis pas sûr de quels clients vous avez dans ma zone mais je peux vous assurer que ce sont mes clients maintenant. Compris ? »

« Qui penses-tu être ? »

« Laissez-moi le dire de cette manière, mon ami. Vous n'entendrez jamais parler de moi. Qu'importe combien de personnes sont arrêtées ou combien avouent, mon nom ne viendra jamais, lui dit Harry. Je suis invisible, ainsi que mon business. Je détesterais ruiner un parfait record de famille. »

« Un record ? » Est-ce que ce garçon ne savait jamais quand abandonner ?

« Et bien, personne n'a disparu depuis une semaine… » Harry regarda par-dessus son épaule droite et il entendit le bruit d'une arme qu'on dégainait. Au moment où il se retourna à nouveau devant lui, le garçon courait dans la direction opposée. « Vous pensez qu'il le dira à quelqu'un ? »

« C'est un tourmenteur, monsieur. Les tourmenteurs ne disent jamais quand ils ont été battus. »

« Mon nom est Harry. Jolie touche avec l'illusion des armes » dit joyeusement l'adolescent alors qu'ils se dirigeaient tous les trois vers les voitures.


Harry se laissa tomber sur son lit et grogna alors que son corps fatigué s'enfonçait dans le matelas. Il n'avait aucune idée de combien une personne pouvait être fatiguée mais il était assez sûr qu'il pourrait battre n'importe qui à ce point.

Ses tests pour Poudlard commençaient le lendemain matin et dureraient trois jours. Lui et son entourage devaient se rendre à l'Autorité des Examens Magiques situé au sixième étage et demi du Ministère de la Magie à huit heures du matin. Harry s'arrêta alors que cette pensée le frappait. Il avait un entourage. Il enfouit son visage dans son oreiller et grogna encore. Juste quand il pensait qu'il s'était adapté à sa vie, quelque chose d'autre arrivait qui le faisait se sentir encore différent. Il détestait ça. Il aurait aimé que Paul soit là. Ils avaient tous les deux rendez-vous vendredi. Je suppose que je peux attendre.

Il se releva de sur son lit et alla vers le bureau. Remus avait fait une réservation pour tout le monde à un hôtel dans une rue proche du Chemin de Traverse. On pouvait y aller à pieds, en tout cas, et Harry avait le sentiment qu'il allait marcher les prochains jours. Sa tante avait prévu des choses, lui avait-elle dit, des choses pour une sortie shopping. L'adolescent n'avait aucun moyen d'y échapper donc il avait décidé que tout le monde allait souffrir avec lui. Dudley, les gardes du corps et Remus allaient tous venir. Harry ne pouvait que sourire diaboliquement. Tout le monde le sous-estimait toujours quand il s'agissait de manipulations.

Harry ouvrit son sac et en sortit son journal et un crayon. Il s'installa au bureau et mâchouilla le bout de son stylo quelques minutes alors qu'il réfléchissait à ce qu'il voulait écrire. Il tapota la page avec un doigt en y pensant. Remus et lui avaient rencontré plusieurs personnes cet après-midi et tout le groupe l'avait régalé avec des histoires sur son père quand il avait son âge. Harry frotta sa cicatrice et soupira.

Je ne suis pas mon père et j'aimerais que les gens arrêtent de me comparer à lui. Je suis sûr que c'était un gars super la plupart du temps mais je ne l'ai jamais connu. La comparaison ne m'affecte pas vraiment. Etre comparé à lui, c'est comme être comparé à Merlin. Pas de réelles connections, là. C'est juste quelqu'un comme moi. C'est tout. Pourquoi tout le monde suppose-t-il que je veux entendre quelque chose sur mon père tout le temps ? Il est mort. Les histoires sont sympas mais elles ne font que me faire regarder vers le passé. Le passé ne m'aide pas vraiment aujourd'hui, n'est-ce pas ? C'est quelque chose à méditer.

Etre à la maison est étrange. Tante Pétunia est hésitante à propos de quelque chose. Je sais qu'elle n'est pas hésitante pour me réveiller. Je me demande ce qui pourrait l'embêter. J'espère qu'elle n'est pas déjà fatiguée par moi avec toutes ces réunions et ces rendez-vous. Elle a déjà dit qu'elle viendrait avec moi quand je devrai faire mes tests au Ministère. Je ne sais même pas quoi penser de ça. Est-elle réellement intéressée par ma vie ou fait-elle ce qu'elle a à faire en tant que tutrice ? Quand les choses sont-elles devenues si compliquées ?

Je pense que je vais essayer de dormir ce soir. J'espère que Voldemort ne m'appellera pas. Je ne veux vraiment pas avoir à faire à lui cette nuit. Je ne pense pas avoir assez de patience pour être un bon petit élève, surtout depuis la révélation de Zareh en tant qu'espion. Maintenant, le Seigneur des Ténèbres lui-même me donne des leçons, vu que je suis beaucoup trop avancé pour recevoir l'enseignement de qui que ce soit d'autre. Donc, je suis intelligent ! Pourquoi dois-je être torturé par des leçons avec LUI ?! Je ne peux pas croire que les dissertations de Poudlard me manquent vraiment.

Harry ferma son journal et laissa tomber sa tête sur son bureau. Il était fatigué. Il était tellement fatigué de tout ça. Je suis impatient que ce soit finit.

Un coup à la porte le fit se rasseoir. Il appela presque la personne à entrer avant de réaliser que la porte était fermée à clé. Il fourra son journal dans son sac et y alla. Il regarda à travers l'œil de bœuf et vit que c'était Remus. « Mot de passe ? » demanda-t-il.

« Bond ! » répondit Remus avec un sourire.

« Entre » dit Harry en ouvrant la porte.

« Je suis venu pour voir si tu es prêt pour ce soir » dit Remus en entrant dans la chambre d'Harry avec une housse à vêtements.

« Ce soir ? » demanda Harry avec confusion.

« Oui… nous sortons tous dîner. As-tu oublié ? »

« Oui » dit Harry en acceptant le sac de la part de Remus. « Qu'est-ce que c'est ? » demanda-t-il en essayant de trouver l'ouverture pour regarder à l'intérieur.

« Le premier essai de ta tante pour le shopping. Elle t'a acheté une nouvelle tenue. »

« Encore ? » demanda Harry avec horreur. Sa tante semblait aimer choisir des vêtements pour lui et était toujours en train de recommander quelque chose pour une nouvelle garde robe. « Est-ce que je dois le porter ce soir ? »

« Elle aimerait que tu essaies, oui, dit Remus en sortant sa baguette. Tu veux que je nettoie ces vêtements pour toi ? »

« Oui » dit Harry en rendant le sac au loup-garou et en commençant à tirer sur sa cravate. « Lance aussi un sort pour adoucir le tissu. Elle réussit toujours à acheter quelque chose qui gratte. »

« Hum. » Remus ne dit rien de plus alors qu'il se détournait de son filleul et commençait à jeter des sorts aux vêtements. « Un pantalon » dit-il en lançant un jean à Harry.

« C'est un jeans, Remus. » La seule réponse de celui-ci fut de lui lancer un t-shirt. Harry le mit puis se tourna vers la glace pour voir s'il devait s'occuper de ses cheveux. « Tante Pétunia est en train d'acquérir un sens de l'humour » dit-il une fois qu'il eut vu le message imprimé sur son t-shirt.

« N'est-ce pas ? Regarde le mien. » Remus ouvrit sa veste et Harry ne put s'empêcher de ricaner à ses dépens. « J'hurle à la lune ? » Le garçon rit de l'expression de son aîné. « A quoi pense-t-elle ? »

« Probablement à la même chose que quand elle t'a acheté ça » répondit Remus, désignant le t-shirt de Harry.

« Hey, au moins le mien est vrai cent pour cent du temps ! »

« Allons-y, Futur Acteur » dit Remus en quittant la pièce. Harry ne put que lever les yeux au ciel, il attrapa la clé de sa chambre, sa veste et sa baguette et suivit le loup-garou. Il espérait seulement que les plans de sa tante pour le dîner ne le feraient pas rester debout trop tard. Un adolescent levé à huit heures du matin sans un accès constant à une source de caféine, ça ne pourrait finir que par un désastre… ou de mauvaises notes. Il n'était pas encore sûr lequel arriverait, ni lequel serait le pire.


Et un grand merci à Lys qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.