Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


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- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)

- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


« Tu te débrouilles bien, mon garçon. C'est absolument merveilleux en termes de duel, d'après ce que me dit Robinson. Surtout la manière dont tu t'es battu contre ce dernier membre de l'Ordre. Dis-moi, Tom, comment as-tu réussi à utiliser le Cruciatus d'une manière aussi amusante ? » demanda Voldemort en faisant glisser un verre au garçon assis en face de lui.

« Ce que McGonagall a oublié, c'est que les fenêtres peuvent être des surfaces réfléchissantes, comme les miroirs. Si on dirige bien sa baguette, on peut avoir des sorts qui volent dans tous les sens ! Elle ne l'a même pas vu venir. Elle l'a pris en plein dans le dos, comme tous les Amoureux des Moldus le devraient ! »

« Très bien, mon garçon, vraiment très bien. » Voldemort tendit la main et ébouriffa les cheveux de Harry. « J'ai un cadeau pour toi, mon enfant » dit-il en se levant de table. L'adolescent vida son verre et le suivit.

« Un cadeau ? » demanda-t-il surpris. Voldemort ne faisait jamais de cadeau. Jamais.

« Oui. Je pense que tu es prêt pour celui-ci, Tom. Il a été un peu difficile à trouver mais il est là à présent, pour que tu t'amuses. Je suis certain que tu l'aimeras. »

Voldemort le conduisit dans une pièce au sous-sol et lui fit signe d'ouvrir une porte épaisse couverte de saleté. L'adolescent obéit et poussa la porte. Il faisait sombre à l'intérieur et ses yeux eurent besoin de quelques secondes pour s'ajuster avant qu'il puisse reconnaître la forme blottie par terre.

Pétunia Dursley était allongée devant lui, visiblement faible et tremblante. Il semblait qu'elle s'était débattue et cela s'était mal passé pour elle. Harry la regarda, des morceaux de souvenirs remontant à la surface de son esprit. La manière dont elle l'ignorait autrefois, les jours qu'il avait passés enfermé dans le placard, quand elle disait qu'il était anormal, Pétunia l'abandonnant dans cet hôpital psychiatrique Moldu, ignorant ses suppliques pour partir. Il tomba à genoux devant Voldemort, lui attrapa la main et pressa ses lèvres sur la peau écailleuse. « Merci, mon Seigneur. Je suis vraiment honoré de tous les tracas que vous avez subis pour m'amener un cadeau aussi précieux. Je ne le mérite pas. »

« Tu mérites ceci et bien plus, mon enfant. Mon enfant sombre. Dumbledore n'a jamais pu voir ce que tu étais, mais moi oui, n'est-ce pas ? » Voldemort mit son autre main sur la tête de l'adolescent, comme s'il accordait une bénédiction. « Comme une graine, tu avais seulement besoin d'un peu d'attention pour pousser. Profite de ton cadeau, fils, et viens me voir quand tu auras fini. Nous avons des plans à faire pour que nous puissions prendre Poudlard et détruire la résistance à laquelle nous faisons face. » Il tapota la joue d'Harry avant de quitter la pièce.

Celui-ci le regarda partir avant de fermer la porte et de la verrouiller. « Nous ne serons pas dérangés » dit-il doucement.

« Harry, s'il te plaît » supplia Pétunia avec une lèvre tuméfiée.

« Ne t'adresse pas à moi avec autant de familiarité, Moldue ! lui cria l'adolescent. Tu n'es rien pour moi ! Rien du tout ! À part un jouet, une cible d'entraînement, UNE MOLDUE ! » Il sortit sa baguette et visa sa tante. « Je pense que je vais m'amuser. CRUCIO ! »


Harry eut un sursaut en se réveillant de son cauchemar et tenta de sortir du lit. Il dut s'arrêter car il réalisa qu'il n'était pas seul. Il essaya de reprendre son souffle et regarda autour de lui. Qu'est-ce que… ?

« Harry ? » murmura Tante Pétunia. L'adolescent s'éloigna vivement de la voix. Comment pouvait-il faire ça ? Comment avait-il pu la blesser ? Elle était…

« Doucement, Harry. Personne ne peut te faire de mal ici » dit la voix de Remus de son autre côté. La confusion de Harry grimpa encore un peu. Remus et Pétunia dans la même chambre ?

« A part deux vampires » répondit une voix trop joyeuse du pied du lit. « Mais même ainsi, nous promettons de ne pas mordre… trop fort. » Harry était sûr que c'était supposé être drôle.

« Remus, il tremble ! » La voix de Pétunia, à sa gauche, était alarmée.

« Il tremble, il transpire et il est terrifié. » Celle de Dracula provint du pied du lit. Harry pouvait le voir se balancer sur le marchepied. La situation était si étrange que tout ce que put faire l'adolescent fut de le fixer du regard. Comment faisait-il ça ?

« Harry, qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda Pétunia en tournant son neveu vers elle. « Est-ce que tu as fait un cauchemar ? »

L'adolescent s'immobilisa et regarda le visage inquiet de sa tante. Il ne lui avait pas fait de mal ? Elle n'était pas au sol, sanguinolente et brisée à cause de lui ? Elle n'était pas blessée ? Pas mourante ? Il s'étrangla et essaya de trouver quelque chose à dire. Il ne pouvait pas…

« Très bien. Les vampires, sortez » ordonna Remus aux deux autres personnes dans la pièce.

« Est-ce que cela ne devrait pas également s'appliquer aux loup-garous ? » demanda Dracula. Harry pouvait entendre l'inquiétude dans sa voix.

« Dehors, dit Pétunia aux vampires. Harry a aussi besoin de son oncle en ce moment. Je m'assurerai que vous puissiez le choyer plus tard » ajouta-t-elle en prenant une des mains de son neveu. La porte se ferma derrières les deux immortels et elle tira sur la main qu'elle tenait. « Ca va, Harry. Vas-y, détends-toi. Ca va. »

Pétunia et Remus parvinrent à installer le jeune homme entre eux deux. Celui-ci n'était toujours pas entièrement sûr que ce qu'il voyait était réel. Il toucha la joue de Pétunia et celle-ci lui sourit. « Tu es en sécurité ici, trésor. Je suis là. Je ne vais nulle part. »

Remus poussa l'adolescent plus près de sa tante et refusa de lui permettre de reculer. « Détends-toi simplement, Harry. Quoi que tu ais vu, ce n'était qu'un cauchemar. Nous sommes toujours là. »

« Je… » Harry frissonna et se pelotonna sur lui-même. Il essaya de combattre la révulsion qu'il avait ressentie devant ce qu'il avait vu. Elle était là. Elle n'était pas morte. Il ne l'avait pas torturé jusqu'à la folie, pour l'y pousser avec… « Tu es… » Il ne fit que secouer la tête et l'enfouit dans les oreillers. Ils avaient une odeur agréable et sentaient faiblement le parfum de sa tante. Il frissonna à nouveau et serra les poings autour des couvertures. « J'ai blessé… Je… Il l'a donnée… Je VOULAIS blesser… Je VOULAIS la tuer… J'ETAIS A LUI ! » La dernière partie fut dite les dents serrées. « Il m'en demande trop. Je ne peux pas ! » Il s'éloigna et s'assit pour regarder Pétunia. « Je ne peux pas ! »

Pétunia l'étudia une seconde avant de s'avancer et de le prendre dans ses bras. « Tu n'as pas à faire quoi que ce soit que tu ne veuilles pas, Harry » lui dit-elle, resserrant ses bras quand il essaya de lutter. Il ne méritait pas le réconfort qu'elle lui donnait. Il ne méritait pas la paix ou le bonheur ou quoi que ce soit de normal. Il était un monstre et le pire était qu'il le savait. « Tu n'es pas à lui » dit-elle doucement en levant une main pour la passer dans ses cheveux pendant que son autre bras le tenait fermement pour l'empêcher de partir. « Tu es mon neveu, mon enfant, et rien de ce qui que se soit dira ne pourra jamais changer ça. » Elle essaya de faire des bruits apaisants et de le tenir en même temps. Il était plus fort qu'elle et il gagnait.

Un murmure attira l'attention de Pétunia et elle vit Khalid qui se tenait là. « Il est trop bouleversé pour vous écouter. Il n'a même pas conscience que vous êtes là. » Khalid regarda l'adolescent qui luttait. « Je peux le calmer un peu, si vous voulez. »

« Ca ne lui fera pas de mal ? »

« Non, ça ne fera que vous assister dans vos efforts. » Khalid prit sa question comme une permission et il tendit la main vers le visage d'Harry. Il claque des doigts près des yeux de l'adolescent et celui-ci sursauta, à présent concentré sur les mains du vampire. Ce dernier leva la main vers son visage et la posa près de ses yeux. Harry le regarda une seconde et ce fut tout ce dont le vampire avait besoin. Un rapide touché sur le front du jeune homme et il cessa de se débattre et s'effondra contre Pétunia.

« Merci, Khalid, dit celle-ci. J'apprécie votre aide. »

« Bien sûr. S'il vous plaît, faites nous savoir si vous avez besoin de quoi que ce soit. » Le vampire n'était plus là à la fin de la phrase.

Pétunia retourna son attention vers son neveu. « Tu es en sécurité ici, Harry. Personne ne te fera de mal. Pas pendant que je suis là. »

« 'K » grommela l'adolescent, s'effondrant totalement sur le lit et se pelotonnant entre eux deux. « Ne… »

« Quoi, Harry ? » demanda Pétunia en caressant les cheveux de son neveu.

« Ne me laisse pas, murmura ce dernier. Ne me hais pas. »

« Quelle idiotie ! Te laisser et te quitter. Tu essaies juste de te débarrasser de nous, monsieur ! » dit Pétunia avec un sourire. Harry le rendit et soupira alors que son corps se détendait et qu'il retombait dans le sommeil. Par dessus les couvertures, la main de Remus trouva celle de Pétunia et il sourit. Celle-ci le lui retourna et elle s'installa pour veiller son enfant. La force de ses cauchemars augmentait visiblement. Elle devrait prendre un rendez-vous avec Paul.


Harry essaya de se cacher plus profondément dans son fauteuil et d'éviter les vampires. Il semblait que tous avaient été témoins de ses cauchemars deux nuits de ça et étaient déterminés à rassurer Harry de leur amour, de leur attachement et de leur affection. Ca l'étouffait lentement.

Malgré tout, c'était agréable. Pétunia passait ses mains dans ses cheveux, ce qui faisait que son gel était inutile après une heure. Remus lui tapotait le genou, Dudley lui adressait d'étranges petits sourires et les vampires… D'accord, Harry était patient. Il était sûr que s'il leur laissait assez de temps, ils arrêteraient de le soulever et de le serrer dans leurs bras. Dracula était pire que Khalid mais ce dernier accompagnait souvent ses assauts de baisers baveux, ce qui dérangeait Harry dans un coin sombre et caché de lui-même. Les vampires étaient supposés être des créatures sombres, maléfiques et sanguinaires, pas donner des bisous baveux de dessins animés.

« Harry ? » appela la voix de Lucian de la porte du patio. « Etes-vous occupé ? »

« Je me cache de tout le monde, admit le garçon. Je suis content qu'ils m'aiment et tout mais c'est devenu… »

« Etouffant ? »

« Oui, comment le savez-vous ? » demanda l'adolescent avec surprise.

« Bienvenue dans l'entourage des vampires. Ils pensent que nous, mortels, sommes des choses fragiles. Vous auriez dû voir le maître quand j'ai attrapé la grippe. Assez alarmant quand on considère que tout ce dont j'avais besoin était de trois jours au lit. » Lucian sourit à ce souvenir. « Le tailleur a besoin de faire un dernier essayage, donc, si vous vouliez bien me suivre… »

Harry jeta un rapide coup d'œil autour de lui et acquiesça. Il suivit Lucian dans la maison et le long d'un escalier annexe. « Cette tenue est pour quoi ? » demanda Harry à mi-chemin.

« Seul le maître le sait, Harry » répondit le serviteur en atteignant le haut des marches. « Il garde ses pensées pour lui sur certaines choses. »

« Et c'est l'une d'entre elles ? »

« Oui, c'est l'une d'entre elles, répondit Lucian avec une faible trace d'agacement. Il fait ça souvent, en fait, garder des choses secrètes de ses employés. » Il haussa les épaules. « Nous avons appris à juste suivre ce qu'il prévoit et à éviter les conséquences d'un vampire mécontent autant que possible. » Il lui adressa un sourire effronté et lui fit signe d'entrer dans ses appartements.

Le tailleur à l'air d'elfe attendait quand ils entrèrent dans la chambre. Il tenait une housse à vêtements et rayonnait, visiblement fier de lui. Il offrit la housse à Lucian et fit signe à Harry d'aller dans son dressing. Apparemment, il voulait que l'adolescent se change. Lucian dit quelques mots au tailleur et poussa Harry. « C'est lourd, dit-il en pendant la house. Voyons voir ce que ça donne sur vous plutôt que sur le cintre. »

« Ok, Lucian, mais n'espère pas trop. Je ne me fonds pas trop parmi les cravatés. »

« Dit celui qui peut mettre un costume dans la minute. » Le serviteur ouvrit la housse et fit un bruit étrange. « Oh, c'est très joli. »

« Urgh » dit Harry en regardant la couleur. « Je pensais que ce serait noir. Est-ce ça aura l'air mieux une fois porté ? »

« Changez-vous juste, dit Lucian en sortant les vêtements. Et n'oubliez pas les chaussures. » Il les posa à côté des habits.

« C'est ridicule » dit Harry en fermant son pantalon.

« Arrêtez de geindre. » Lucian aida l'adolescent à ajuster le col de la chemise et lui tendit un gilet.

« Qu'est-ce que c'est ? Des broderies ? »

« Une spécialité locale. Très traditionnel. Très viril. »

« C'est ça, dit Harry avec scepticisme. Si tu le dis, Lucian. »

« Mettez-le, c'est tout. » Les mains de Lucian disparurent dans la housse et il en sortit un manteau. « C'est un cojoc. C'est un manteau avec les dessins et embellissements nécessaire pour indiquer que c'est une fête spéciale. » Il la tint pour qu'Harry puisse la mettre. « Et vous dites que vous ne vous fondez pas dans cette foule. » Il fit se tourner l'adolescent vers le miroir et celui-ci se regarda avec étonnement.

« Ca a l'air mieux une fois porté » dit-il avec surprise. Le manteau descendait jusqu'aux genoux et était d'un rouge riche. Les broderies ors et noires étaient fines et remontaient les bords. La chemise blanche avait une sorte de dessin sur les manchettes et le col. Le pantalon était noir et avait une fine ligne de broderie le long du côté. Lucian vint derrière lui avec quelque chose dans les mains. « Levez les bras. » Harry s'exécuta et le serviteur enroula un tissu noir autour de sa taille. « Vous le serrez comme ceci » expliqua-t-il lentement, le nouant pour que l'adolescent puisse voir comment le faire seul. « C'est une ceinture. Tous les hommes habillés de manière traditionnelle portent quelque chose comme ça. »

« Lucian, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi des vêtements de soirée pour une fête que tu as mentionné mais dont je ne sais rien. ? »

« Vous verrez. Le maître veut que ça reste une surprise. Maintenant, permettons au tailleur de vous voir. »

« Mais, Lucian… » Harry se contenta de soupirer quand son serviteur le traîna hors du dressing et dans le salon.

« Ah ! » Le tailleur lui fit signe de monter sur un tabouret. L'adolescent soupira et s'exécuta. Le petit homme tourna autour de lui, dit quelques mots ravis, lissa la veste sur les épaules de son client et lui tapota le bras. Il dit quelques mots puis partit.

« Il est content de vous » dit Lucian en faisant signe à Harry de descendre. « Laissez-moi suspendre ça pour que ça ne se froisse pas. »

« Tu évites le sujet. »

« Je suis les ordres. Des ordres stricts. »

« Bien, ne me le dis pas » gronda Harry.

« Le maître pourrait vous le dire » dit Lucian d'une voix pensive.

« Merci pour la suggestion, Lucian, répondit joyeusement Harry. Je vais m'assurer de le trouver. » Il remit ses vêtements précédents et quitta la pièce, évitant un homme qui portait une quantité de fleurs assez alarmante dans le couloir. La maison était animée ce jour là, avec beaucoup de nouveaux visages qui couraient partout avec une efficacité folle. Harry s'était exilé dans la véranda dans l'espoir d'avoir la paix mais à présent, il pensait que sa solitude imposée avait peut-être été une erreur. Il aurait pu résoudre tout ce mystère avant toute cette… folie.

Il parcourut le rez-de-chaussée avec uniquement un homme en tête mais personne ne semblait savoir où était « le maître » pour le moment. C'était assez frustrant, en vérité. Toutes les préparations en cours autour de lui ajoutaient au mystère. Des fleurs et des vignes étaient suspendus à beaucoup d'endroits, des lambrequins d'un tissu qu'Harry hésitait à nommer bien attachés autour des fenêtres, il se passait quelque chose dans le couloir central que l'adolescent avait peur de tenter d'expliquer et diverses autres personnes participaient à de nombreuses autres petites tâches.

L'adolescent regarda enfin dans la grande salle de balle et trouva sa cible. « Vlad ! » appela-t-il, content de l'avoir repéré.

« Ah, Harry ! » dit le vampire au milieu de la salle de bal. « Comment allez-vous en cette belle journée ? » demanda-t-il en faisant signe à l'adolescent de le rejoindre. Celui-ci commença à avancer quand il remarqua l'activité qui se passait au dessus de sa tête. Il s'arrêta et regarda en l'air.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? »

« Ils s'assurent que le chandelier sera des plus beaux ce soir, c'est tout » répondit joyeusement Dracula.

« Oncle Vlad ! » appela une voix de la porte. « Gustav a dit que tu serais là ! » Harry se tourna vers Dracula et vit deux jeunes femmes entrer dans la salle.

« Oncle Vlad ? » demanda-t-il dans un murmure.

« Ah ! » Le vampire disparut de sa place à côté de Harry et ce dernier le vit soulever une des filles dans ses bras. « Danielle et Polina, mes petites ! » Harry ne put que regarder Dracula soulever et faire tournoyer les deux filles sans fatigue, leur donner à toutes les deux un baiser sur la joue et les reposer délicatement. « Venez, mes petites, il y a quelqu'un que vous devez rencontrer. » Dracula glissa une des mains de chaque fille dans le creux de chacun de ses bras et les conduisit où Harry se tenait.

« Mes chères, voici un de mes nouveaux amis. Harry Potter, puis-je vous présenter mes petites nièces, Mademoiselle Danielle Defoe et Mademoiselle Polina Sians. » Dracula sourit à Harry puis fit un geste dans sa direction. « Danielle, voici Monsieur Harry Potter. »

« C'est un plaisir de vous rencontrer toutes les deux » dit ce dernier en leur faisant un baisemain. « Je ne savais pas que de la famille de Vlad venait le voir. Est-ce que cela fait longtemps que vous êtes là ? » Harry ne remarqua pas que Dracula se fondait dans le décor.

« Nous venons juste d'arriver, répondit Michelle. Oncle Vlad nous invite toujours à sa Réunion d'Eté. » Elle gloussa. « Enfin, il nous invite depuis que nous sommes assez vieilles pour valser sans avoir besoin d'aller nous coucher juste après dîner » admit-elle en glissant une mèche de cheveux derrière son oreille. Harry acquiesça en signe de compréhension et prit une seconde pour l'étudier. Elle avait des cheveux châtain sombre, des yeux bleu clair qui pétillaient et une peau claire qui la rendait un peu plus belle.

« Et qu'est-ce qui va se passer exactement à cette Réunion d'Eté ? » demanda le jeune homme, saisissant sa chance d'avoir des informations. Polina, avec ses yeux gris pétillants, rejeta ses cheveux clairs par-dessus son épaule et rit.

« C'est une fête, dit-elle. Presque comme un bal, avec des tonnes de danses et de gens importants. Oncle Vlad nous invite pour que nous apprenions la 'grâce sociale' comme il appelle ça et il nous donne pour cavaliers de jeunes hommes qui pourraient s'ennuyer. » Elle gloussa derrière sa main.

Harry sentit une soudaine sensation de fatalité lui tomber dessus. « Jeunes hommes ? » répéta-t-il.

« Oui, quelque chose à propos de deux cousins cette fois, dit joyeusement Danielle. Tu ne serais pas l'un d'entre eux, par hasard ? Si c'est le cas, je pose une option sur toi ! »

« Heu, je ne crois pas. Je n'ai pas reçu d'invitation. »

« Danielle, c'est l'invité d'honneur ! Oncle Vlad va choisir sa partenaire ! s'exclama Polina. Oh, j'espère que ce sera moi. »

« Excusez-moi, mesdames. Je dois trouver votre Oncle Vlad pour lui faire part de mon opinion, dit calmement Harry. Encore une fois, j'ai été ravi de vous rencontrer. » Il fit un signe de tête et quitta rapidement la salle de bal, espérant attraper le vampire pour avoir quelques réponses. Il ignora les ouvriers autour de lui et se dirigea directement vers le bureau de Dracula. Il entra sans frapper.

Le vampire ne releva pas les yeux de son bureau. « Qu'est-ce que vous avez pensé de mes nièces, petit mage ? » demanda-t-il d'une voix satisfaite.

« Qu'est-ce qui se passe exactement ce soir ? Et pourquoi suis-je l'invité d'honneur ? » demanda l'adolescent en s'arrêtant devant le bureau.

« Vous être présenté, mon cher mage. Votre introduction formelle dans la société. Votre famille est assez contente de tout ça et le loup-garou a dit qu'il y a quelque chose d'assez similaire prévu dans votre pays. »

Harry ne put que regarder le vampire avec étonnement. « Pourquoi ? »

« Préféreriez-vous que je permette à votre directeur de vous présenter à la société ? Il a ce droit, du point de vue anglais, car il a été votre mentor reconnu dans des situations sociales. Après tout, il vous a défendu dans la presse et au tribunal. Il pourrait également vous présenter officiellement au monde. »

« Non, je ne veux pas qu'il ait quoi que ce soit à voir dans ma vie, en plus de ce qu'il a déjà fait, merci. » Harry médita sur sa situation. « Pourquoi ne pas me l'avoir dit ? »

« M'auriez-vous autorisé à organiser une fête pour votre anniversaire si je vous avais demandé la permission ? » demanda Dracula d'un ton qui indiquait qu'il connaissait déjà la réponse.

« Non » admit l'adolescent.

« Vous voyez ? » Dracula le secoua légèrement par l'épaule. « Après cette fête, vous serez capable d'entrer dans n'importe quel événement social avec une extrême confiance et vous en aurez besoin, petit mage. »

« Qu'est-ce que vous savez que j'ignore ? »

« Rien que vous ne saurez bientôt, promit Vlad. Considérez cette fête comme un galop d'essai. » L'expression du vampire changea. Harry savait que celle-ci en particulier voulait dire que Dracula écoutait quelque chose qui n'était pas dans la pièce. « Danielle, Polina et Dudley vous attendent. Ils souhaitent s'entraîner à danser. Vous savez danser ? »

« Un peu mais un peu plus d'entraînement serait utile » admit Harry.

« Alors allez-y. Les filles sont des expertes. Elles vous enseigneront tout ce que vous avez besoin de savoir.

Harry remercia Dracula et le laissa pour aller voir les filles. Il s'arrêta juste quelques pas après avoir franchi la porte. « Et quand au juste est-ce que j'ai accepté ça ? »


Harry regarda les invités arriver du premier étage. Les voitures formaient une file sur la colline, illuminée seulement par les phares.

« Nerveux ? » L'adolescent se retourna vers la voix et vit sa tante se tenant là, prête pour la fête en bas.

« Tu es très belle » lui dit-il. Elle sourit et passa son bras autour des épaules de son neveu.

« Merci Harry. Je dois dire que tu n'es pas mal non plus. J'ai peur que tu ais grandi pendant que je ne regardais pas. Tu as vraiment l'air d'un homme. »

« Je… » L'adolescent ne savait pas quoi répondre. « Merci. Je suis nerveux, admit-il doucement. Je jure avoir vu un journaliste ou deux. »

« Ou dix, dit Pétunia avec un rire doux. Vlad dit que cette fête donne à tous une chance de voir le vrai Harry Potter. »

« Merci, Tante Pétunia. Pas de pression, je vois. » Il sentit Dracula l'appeler. « Vlad me demande. »

« Je ne pense pas que je m'habituerai jamais aux vampires appelant quelqu'un sans dire un mot » dit-elle en posant une main sur le bras offert de son neveu. « Pourquoi n'es-tu pas encore changé ? »

« Vlad dit que je n'ai pas à entrer jusqu'à ce que les invités aient eu le temps de se détendre. En d'autres mots, je dois être convenablement en retard. »

« Quelle chance. » Harry escorta Pétunia en bas et vit Remus qui avait l'air un peu hébété.

« Vlad t'a eu aussi ? » demanda Harry.

« Je ne sais pas ce qui s'est passé, admit Remus. Une minute, je profitais de ma sieste et la suivante… » Il fit un geste d'impuissance. Bouche bée, il regarda Pétunia. « Tu es épatante. »

« Merci, Remus » répondit celle-ci alors qu'Harry la guidait vers le loup-garou. « Tu me réserve une danse, Harry ? »

« Absolument ! T'entends ça, Remus ? Tu ne peux pas l'avoir toute la nuit ! »

« Ouais, elle doit réserver une danse à ses deux enfants, dit Dudley en arrivant. Harry, Vlad te cherche. Tu le savais ? »

« Oui, je sais. Je suppose que je suis juste en train d'essayer d'éviter l'inévitable. »

« Il avait l'air un peu bouleversé. Il fait les cent pas devant ta chambre. Tu devrais y aller. »

« Merci Dudley. On se voit plus tard ? »

« Bien sûr. Bonne chance ! » Sur ces mots, Dudley se précipita sur vers la personne qui descendait les escaliers. C'était Polina et, si elle était une indication du but de la soirée, toute la maison allait être une présentation de beauté.

Harry monta les escaliers, un terrible sentiment commença à le prendre aux tripes. Ce soir allait être désastreux. Il n'y avait pas d'autres mots pour ça. Vlad allait le faire courir partout et montrer à tout le monde… « AH ! » Khalid et Dracula l'attendaient tous les deux devant la porte de sa chambre. Ils se précipitèrent vers lui et le tirèrent le long du couloir, parlant tout le long sur le temps insuffisant qu'ils avaient. Harry était perplexe. Ils avaient bien deux heures avant que son entrée soit prévue. Tout ce dont il avait besoin était de… PUTAIN MAIS QU'EST-CE QUE… ?

Pendant le court moment où Harry avait été loin de ses appartements, ceux-ci avaient été transformés. La plupart des meubles étaient poussés sur le côté et plusieurs choses étaient installées. Dracula le porta littéralement vers la salle de bain, ne lui permettant pas de voir beaucoup. « Douche ! dit-il. Aussi vite que possible. Ne vous inquiétez pas pour vos cheveux, ou à vous raser. Douchez-vous seulement. Utilisez la bouteille bleue. » Harry jura dans sa barbe et enleva ses vêtements en allumant l'eau chaude. Il alla sous le jet et prit la bouteille bleue et un gant de toilette. Ca va être une longue nuit.

Quelques secondes après qu'il soit sorti de la douche, à peine enroulé dans une serviette, Khalid apparut, encore plus excité que Vlad. « Venez, petit mage ! » Il le sortit de la salle de bain et l'emmena dans ce qui avait été le salon de ses appartements. Harry prit une seconde pour étudier la pièce pendant que le vampire le tirait vers une partie qui avait un écran dressé pour la séparer du reste du salon. L'adolescent sentit que c'était quelque chose de familier. Hermione le lui avait décrit auparavant. Ils avaient transformé son salon en spa ! Khalid le tira derrière l'écran et Harry fut en face de l'homme le plus massif qu'il ait jamais vu. « Harry, Dennis. Dennis, Harry. Sur la table, Harry. »

Ce dernier raffermit sa prise sur sa serviette et secoua la tête. « Ce n'est pas nécessaire. » Il essaya de ne pas avoir l'air aussi paniqué qu'il l'était. Il était prêt à courir. Dennis murmura quelque chose en français. L'adolescent décida qu'il ne s'en souciait pas. Khalid répondit et secoua la tête.

Dracula contourna le paravent et fronça les sourcils. « Ces personnes vont s'assurer que tu sois au mieux pour ta soirée. Tu devrais coopérer. »

« Mais j'ai seulement besoin de me changer » protesta le jeune homme.

« Ah, la naïveté de la jeunesse. Profite, Harry. Aucun mal ne te sera fait ici » le rassura Vlad. Aucune de ces personnes ne vous fera de mal, Harry. Vous pouvez vous détendre. Dracula fit signe à Harry de monter sur la table de massage. Maintenant, petit mage. Ou je peux vous y mettre.

L'adolescent regarda Dracula avec des yeux noirs pendant une longue seconde avant de décider qu'il pourrait peut-être perdre ce combat. Il soupira et marcha vers la table, s'arrêtant juste une seconde de plus avant de s'asseoir. Vlad ne fit que hausser un sourcil quand son invité ne fit rien de plus que s'asseoir. « Je ne sais pas quoi faire » admit ce dernier.

« Que fait-on d'autre quand quelqu'un nous donne un massage ? » demanda le vampire avec sarcasme. Harry leva les yeux au ciel puis s'allongea à plat ventre sur la table rembourrée. Dennis plaça une nouvelle serviette sur lui avant de lui enlever celle qui lui avait servi pour sa douche. Dennis grommela quelque chose à Dracula et celui-ci fronça les sourcils. « L'avez-vous entendu ? »

« Je ne parle pas français » répondit Harry.

« C'est quelque chose à quoi nous devrons remédier, grommela le comte. Vous ne vous détendez pas. »

Harry eut un petit rire désespéré. « Comment suis-je supposé me détendre avec tout ce qui se passe ? » Il fit un geste de la main, désignant la pièce et la situation en général.

Khalid lui toucha légèrement le front. L'adolescent sentit tous les muscles de son corps se ramollir. « Je te hais » grommela le jeune homme au vampire.

« Je sais ! » répondit celui-ci joyeusement.

Dennis commença son travail et Harry concéda la victoire. Les vampires s'amusaient et il était l'amusement. Oh, bien. Les choses pourraient être pires. Dennis lui murmura des mots sans queue ni tête alors qu'il travaillait. Chaque fois qu'il touchait un point qui faisait tiquer le jeune homme, il s'arrêtait, se concentrait dessus puis allait à un autre endroit. Après quinze minutes, il aida Harry à s'asseoir et lui tendit un verre d'eau. Il fit signe à l'adolescent de le boire alors qu'il prenait un peignoir. Il reprit le verre quand Harry eut fini et lui présenta le vêtement. L'adolescent y glissa les bras et le ferma. « Merci » dit Harry, parlant le seul vrai mot de français qu'il connaissait. Le mot fit sourire Dennis avant qu'il pousse doucement son client de l'autre côté du paravent.

« Maintenant tu as l'air détendu » dit Khalid, déjà vêtu de ses plus beaux habits. « Par là, s'il te plaît. »

Harry approcha la chaise du barbier avec un peu de trépidation et s'y installa. « Harry, c'est Marcus. Il ne parle pas beaucoup anglais alors tu devras juste faire comme il te montre. Coopère. »

« Vlad et toi aimez me torturer, n'est-ce pas ? »

Vlad lui adressa un regard confus. « C'est de la torture ? » Harry secoua la tête et sentit le dossier de son siège se baisser pour que sa nuque repose sur le bord du lavabo. De l'eau tiède glissa dans ses cheveux et il ferma les yeux. En lui parlant, Marcus babilla dans un langage que l'adolescent ne parvint à situer. Il ne put que comprendre quelques mots sur la texture des cheveux et quelque chose d'aussi étrange. Harry dût admettre que laisser quelqu'un d'autre laver ses cheveux était relaxant. Il ne s'était pas senti aussi détendu depuis… sans compter le massage… depuis ses derniers jours avec Bleys.

Marcus redressa la chaise et il sécha l'excès d'eau dans ses cheveux avec une serviette avant de le peigner. Le premier coup de ciseaux surprit l'adolescent. « Il coupe mes cheveux ? »

« Juste un rafraichissement et une coiffure. C'est tout. Maintenant, je dois partir. Après, tu t'assois dans cette chaise sans discuter sur ce qui va se passer. Tu coopères juste. Lucian sera là pour t'aider à t'habiller. »

Les quarante-cinq minutes qui suivirent furent quelque chose qu'Harry ne voulait jamais répéter. Marcus ne fut pas si mal. Il rafraîchit les cheveux de l'adolescent et y mit quelque chose qu'il ne reconnut pas du tout mais qui aida à les calmer. Il lui donna même une petite bouteille pour le futur. Puis il donna au tout un rapide coup de sèche-cheveux et il empêcha que cela vienne sur le visage du jeune homme avec une pince en métal.

Harry jura de ne jamais partager ce qui était arrivé ensuite avec qui que ce soit. Jamais. Il reçut ses premières et dernières manucure et pédicure. Il essaya de protester que personne ne verrait ses pieds mais l'homme qui prenait soin de ses ongles ne lui adressa qu'un regard vide et continua son travail. Après qu'il eut fini, Lucian apparut de nulle part et l'entraîna dans sa chambre pour se changer. L'ensemble de ses vêtements attendaient, y compris les sous-vêtements. Lucian ne fit que sourire devant l'expression incrédule d'Harry. « Un cadeau du maître » dit-il en désignant le peignoir que portait l'adolescent.

« Je n'en porte jamais de ce genre ! » protesta ce dernier en voyant le fin tissu qui reposait innocemment sur la chaise.

« Maintenant oui. Je crois que le maître a vidé vos vêtements plus tôt. Il a fait détruire tous les vieux trucs. »

« Mes costumes ? Mes t-shirt ? » demanda le jeune homme avec horreur. Il aimait vraiment certaines des choses que Tante Pétunia lui avait choisies.

« Non, juste les sous-vêtements » répondit Lucian avec un grand sourire.

« On ne va jamais me lâcher avec ça » grogna Harry.

« J'ai l'impression qu'il pense que vous avez une admiratrice quelque part qui aimerait voir de la soie. » Harry sentit son visage prendre feu et secoua la tête. Il prit le vêtement et se demanda s'il pourrait vraiment traverser tout ça. Après tout, il pouvait transplaner n'importe où sur le globe. Il pourrait être à la maison, terré dans sa chambre en ignorant le monde. Non, à la place il se trouvait en Roumanie, le jouet du vampire le plus dangereux du monde. S'il commence à tout le temps m'habiller comme une poupée, je vais vraiiiment lui enfoncer un pieu dans le cœur.

« Attendez, dit Lucian quand Harry commença à quitter la pièce. Le maître a fait ça pour vous. » Il ouvrit un écrin et Harry fixa du regard l'anneau qu'il contenait. Il n'était pas très grand ni très orné. C'était un simple anneau en argent avec un emblème. L'adolescent l'étudia et sentit un petit sourire étirer ses lèvres. Un éclair couvrait une baguette et une épée (qui ressemblait affreusement à l'épée de Gryffondor) entrecroisées. Il sourit pleinement et le prit de la boite. « Il a dit que vous aviez besoin de votre propre marque. Pas de celle de votre famille. »

« Il a raison, répondit Harry en le glissant sur son annulaire droit. Je l'aime vraiment. » Il lissa sa veste et regarda Lucian. « De quoi j'ai l'air ? »

Le serviteur désigna à Harry un miroir de pied. L'adolescent se fixa du regard, complètement surpris. Il avait essayé ces vêtements mais il avait l'air complètement différent maintenant. Il avait l'air…

« Vous ressemblez au prince que vous êtes » dit Dracula derrière lui. Harry se retourna, surpris par la voix. Il ne l'avait pas vu entrer dans la pièce derrière lui. Oh, c'est vrai. Il ne se reflète pas.

« Merci, dit Harry. Pour tout. »

« Venez, mage. Le soirée nous appelle » dit Vlad alors qu'un sourire sombre se formait sur ses lèvres. Harry remercia Lucian pour son aide, fit un merci général à l'équipe du spa et partit pour descendre.


Et un grand merci à Lys qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.