Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.
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Harry sentit Danielle serrer brièvement son bras avant que les portes de la salle de bal ne s'ouvrent. Les applaudissements de la foule rassemblée se déversèrent sur lui et il sentit la même adrénaline qu'il avait découverte sur la scène à St Jude. C'était une sorte de performance et il ne décevrait les attentes de personne. Vlad ouvrit le chemin et Harry suivit, son anxiété commençant à monter.
Dracula lui avait demandé de prendre son apparence réelle et de la conserver à partir de maintenant et l'adolescent l'avait fait, se sentant juste un peu exposé. Il avait « grandi » tout l'été mais il ne s'était pas sentit prêt, vraiment prêt, à révéler son apparence. A présent, il n'avait plus le choix. Il était temps de se dédier à ce rôle de « jeune homme qui avait grandi par lui-même » même si Dracula jurait qu'il était une sorte de prince. Vraiment, le vampire avait des illusions de grandeurs quand il s'agissait d'Harry.
Souvenez-vous, vous êtes le prince qu'ils sont venus voir. La voix de Dracula glissa dans son esprit alors que Danielle et lui prenait leur place au milieu de la salle. La jeune femme se glissa dans ses bras, une valse commença et Harry se concentra sur le rôle qu'il devait jouer ce soir.
Il resta avec Danielle pour les deux premières danses avant de demander à sa tante qui était avec Dudley. Il ne la garda qu'une seule danse avant que Remus ne revienne à ses côtés. Harry la lui laissa et prit un moment pour étudier son environnement.
Il avait vu la salle de bal quand elle était couverte et protégée mais elle avait à présent une nouvelle vie. Le sol était en parquet léger mais il était si poli qu'Harry ne pouvait espérer l'identifier. Il y avait du papier peint sur les murs et l'adolescent dut réprimer un sourire devant les feuilles dorées parsemées dans le dessin. Seul un immortel pourrait aimer décorer quelque chose d'ordinaire si richement et continuer à le considérer comme normal. Il y avait des miroirs qui décoraient les murs et des petits chérubins restaient dans les coins, regardant les danseurs avec une indifférence d'albâtre. Le plafond était peint en un mélange de cieux ensoleillés se fondant en une nuit étoilée. Le chandelier était au centre et illuminait tout.
Dracula avait tout prévu, de la musique aux cavalières de Harry. Il n'était jamais laissé seul et Danielle revenait toutes les trois ou quatre danses, juste pour le forcer à rester vigilant. Il rencontra des jeunes filles et des femmes d'âges et d'endroits différents.
La plus jeune était une allemande de 15 ans et avait accompagné son père veuf. Elle n'avait jamais entendu parler de Harry mais le mettait sur le fait qu'elle ne suivait pas l'actualité autant qu'elle aurait dû. Elle doutait que l'homme qui prétendait être Dracula était le vrai mais pensait que l'acteur qui l'incarnait le faisait très bien dans toutes ses caractéristiques.
La plus âgée était la fière arrière grand-mère d'une famille dominante en Italie qui parvenait encore à produire un sorcier de temps en temps dans sa descendance. Elle avait déjà été invitée chez Lord Dracula, merci beaucoup, et mentionna plus d'une fois qu'Harry était trop maigre et devrait être nourri plus souvent. L'adolescent lui assura qu'il était simplement trop maigre à cause de surmenage et qu'il regagnerait la santé en très peu de temps. Elle menaça de l'amener chez elle où il pourrait se reposer correctement sans vampires sur le dos et Harry dut rappeler le fait qu'il manquerait à sa tante. Ca lui apporta la paix au sujet de la nourriture et la conversation avait juste dévié sur « les jeunes filles charmantes » quand la chanson changea et que Danielle revint pour le sauver de cette femme.
« Merci » murmura-t-il quand la jeune fille se glissa entre ses bras et qu'ils commencèrent leur danse.
« Pourquoi ? » demanda-t-elle, réellement perplexe.
« Pour m'avoir sauvé de l'instinct maternel étouffant » répondit-il doucement en faisant un signe de tête vers la vieille femme qui s'éloignait.
« Oh, de rien. Les jeunes hommes sont merveilleux cette année mais tu es beaucoup plus intéressant pour le moment. Oncle Vlad m'a dit que tu es un sorcier et que tu vas dans une école anglaise. C'est vrai ? »
« Ah, oui. Je ne savais pas que tu étais au courant de la communauté magique » répondit le jeune homme en effectuant un pas assez compliqué qui lui avait causé du souci lors de ses entraînements de danse antérieurs.
« Vos gouvernements ne gardent pas le secret aussi bien qu'ils le pensent. Une personne peut découvrir l'étrange et le bizarre si elle sait où regarder » lui dit-elle avec un sourire ironique.
« Est-ce que ton Oncle Vlad sait que tu es aussi intelligente ? » demanda Harry alors qu'ils manœuvraient autour d'un autre couple de danseurs.
« J'espère que non, gloussa-t-elle. S'il savait, il arrêterait de me sous-estimer et je n'apprendrais plus rien de lui. » Ils ricanèrent ensemble de la duplicité de la jeune fille et dévouèrent toute leur attention à la musique et à la danse qu'ils partageaient.
Ca n'avait rien à voir avec son expérience au Bal de Noël en quatrième année. D'une, il s'amusait trop. Tout, de la musique aux gens avec qui ils restaient, le mettait à l'aise. Il se détendait dans tous les sens du terme. Le rôle avait commencé à devenir une seconde nature et il se vit faire un peu le beau sous toute cette attention. Est-ce que c'était mal d'apprécier la performance ? Pas du tout.
Une fois qu'il eut justifié que c'était normal de s'amuser à un bal et de célébrer son anniversaire en même temps, tout se mit en place. Il rencontra le plus de monde possible et parla avec chaque groupe. Quelques personnes connaissaient son histoire et lui demandèrent des autographes. Il les signa, juste un peu embarrassé par cette attention mais content de rendre quelqu'un d'autre heureux pour la soirée. Même les personnes non magiques le regardaient avec une légère once d'émerveillement, lui faisant penser que Vlad avait quelque chose à voir avec ça. Il posa pour des photos si on lui demandait et dansa avec tout ceux qui voulaient l'approcher pendant son temps libre.
Il apprenait beaucoup. Comme le fait que Danielle était contente de jouer les cavalière pour le moment (et elle insista bien que c'était tout ce qu'elle était, contrairement aux idées de beaucoup de jeunes hommes sur ce qu'était sa position) mais elle rêvait d'aller à l'université et d'étudier pour devenir historienne. Harry découvrit qu'elle était passionnée par le sujet. « Tu ne comprends pas, Harry, lui dit-elle avec un ton patient. L'histoire, pour toi, n'est qu'une suite inutile de faits et de dates. Je blâme ton professeur à l'école. L'histoire consiste en de nombreuses chroniques et intrigues, des triomphes et des douleurs, des débuts et des fins. C'est un cycle qui recommence encore et encore. Des empires prospèrent et tombent, des découvertes sont faites puis oubliées. »
« Donc, tu aimes le fait que ce sont des histoires ? » demanda l'adolescent, n'ayant toujours pas totalement compris ce qu'elle essayait de lui dire.
« C'est plus que ça. C'est un fait qui continue, qui grandit. Rien n'arrive au hasard et tout continue de se construire sur ce qui était avant pour créer ce qui sera. C'est la manière la plus sure de prédire l'avenir sans magie. »
« Vraiment ? » Harry était surpris. Il n'avait jamais vraiment pensé à l'histoire comme une sorte de divination. Est-ce que ça pouvait réellement être aussi simple ? Savoir ce qui allait arriver, juste en regardant le passé ? « Peux-tu me dire ce qui va m'arriver ? » demanda-t-il, soudain curieux de voir ce qu'il adviendraient des idées de Danielle.
« Tu es vu comme le sauveur du monde sorcier, pas vrai ? » demanda-t-elle sans aucune trace d'émerveillement dans la voix. Pour elle, c'était un exercice théorique et rien de plus. Son attitude mit Harry à l'aise et il se trouva à lui raconter tout ce qui lui était arrivé depuis des années (fortement censuré, bien sûr) en réponse à des questions spécifiques.
Elle plissa le front comme si elle pensait à tout ce qu'il lui avait dit. « C'est dur d'être sûre. Je peux voir ta situation évoluer de trois ou quatre manières différentes et je ne veux pas te bouleverser. Les sauveurs n'ont jamais vraiment de fins heureuses, tu sais » dit-elle doucement.
« J'ai entendu ça une fois ou deux. » Il changea son rythme quand la musique changea et ils se détendirent sur une valse. « Est-ce qu'il y a de l'espoir pour moi ? »
« Regarde tous les sauveurs supposés de l'histoire. Traditionnellement, ils sauvent quelqu'un ou quelque chose d'une menace. La liste est variée et provient de sources différentes : le prophète Mohammed, Auguste César, Constantin, Matin Luther, Napoléon Bonaparte, Staline, Justinien, le Christ, Alexandre le Grand, Sun Wen Ti… et la liste continue encore et encore. Un groupe ou un autre a, à un moment donné, considéré chacune de ces personnes comme un sauveur, une personne qui contribue à sauver une société, si on peut parler ainsi. Certains ont vécu leurs vies mais plus souvent, il n'y a pas de conclusion heureuse. Ils changent inévitablement le monde. Quelques fois en mieux, quelques fois en pire. De toute manière, des changements arrivent, juste comme c'est arrivé avant. »
« Es-tu en train de dire que je suis condamné à changer le monde ? » demanda Harry avec un sourire.
« Sans aucun doute, tant que tu prends soin de toi. Les gens t'écouteront si tu es aussi important que le dit Oncle Vlad. Je pense que je suis prête pour un petit rafraîchissement. Tu veux te joindre à moi ? »
« Un petit quelque chose à boire me ferait du bien. A quelle heure sera servi le dîner ? » L'estomac d'Harry commençait à faire connaître son déplaisir.
« Habituellement, Oncle Vlad nous laisse danser pendant une heure et quart avant que le repas ne soit servi puis ensuite, il y a encore de la danse puis du café avec des biscuits et le bal finit généralement vers trois ou quatre heures du matin » expliqua Danielle alors qu'elle le guidait vers le saladier de punch qui était dans un coin de la salle de bal.
« Il s'attend à ce que je danse aussi longtemps ? » demanda Harry avec étonnement.
« Non. Si tu es fatigué, tu peux toujours aller dans un des salons. Les hommes ont tendance à se rassembler dans l'un et les femmes dans l'autre. Il y a des rafraîchissements dans chaque pièce, des jeux de cartes et d'autres distractions calmes. C'est une fête mais tout le monde n'aime pas danser. Je ne te blâme pas de ne pas vouloir danser toute la nuit. Tu devrais essayer en talon. »
« Heu, je ne pense pas. Tu es une personne beaucoup plus forte que moi, Danielle. Je te tire mon chapeau, ainsi qu'à tes pieds qui souffrent » lui dit-il de la voix la plus sérieuse qu'il put. Sa déclaration sembla lui plaire et elle lui offrit de lui désigner différentes personnes pendant qu'ils finissaient leurs boissons. Il entendit des rumeurs de toutes sortes sur la foule qui remplissait la pièce. Certains étaient des vampires et Harry ne pouvait pas croire que le reste des personnes normales ne le remarquait pas. Certains étaient des sorciers et la connaissance de Danielle sur la communauté magique était étonnante.
« Celui-ci a des relations avec ce Seigneur des Ténèbres qui préoccupe tant ton pays » dit-elle d'une voix douce, près de son oreille. Harry releva vivement la tête et son regard suivit la direction de celui de la jeune femme. William Zareh, l'ancien espion de l'Ordre du Phénix, était coincé dans une conversation avec une femme plutôt agressive. Harry sentit le coin de ses lèvres s'incurver à la pensée de Zareh faisant face à une femme. Ca ne semblait pas possible mais là encore, les professeurs ont toujours eu cette aura mystique de ne pas avoir de vie hors de l'école.
« Excuse-moi Danielle mais c'est un de mes professeurs. Je pense que je vais aller le saluer. »
« Bien sûr. Je serai prête pour une autre danse dans quelques minutes. Souviens-toi, tu es sous la protection d'Oncle Vlad donc cet homme ne peut pas te faire de mal pendant que tu es là. »
« Je m'en souviens mais il ne me fera pas de mal. Je le sais » dit Harry en quittant Danielle. Celle-ci ne fit que hausser les épaules et alla trouver quelqu'un avec qui partager les rumeurs pendant que son cavalier traversait la pièce.
« Bonjour, professeur Zareh » dit-il.
« Monsieur Potter ! » L'homme semblait sincèrement content de le voir. Harry lui sourit quand il lui serra la main. « Vous avez l'air mille fois plus en forme que la dernière fois que je vous ai vu. » Il regarda à nouveau l'adolescent et secoua la tête. « Je ne sais pas ce qu'ils vous font dans votre autre école mais je dois dire que j'aime le résultat. »
« Une vie bonne et saine, dit légèrement Harry. Et beaucoup de mauvaise nourriture. Vous n'avez pas l'air mal non plus. Ne plus être un espion doit vous sied bien. » L'adolescent avait baissé la voix alors qu'il disait cela et il fut satisfait de voir Zareh pâlir un petit peu.
« Comment savez-vous ça ? » demanda celui-ci d'une voix légèrement paniquée.
« J'ai beaucoup de contacts dans le monde magique, Professeur Zareh. Ne vous inquiétez pas. Je suis au courant de beaucoup de secrets et le votre est en sécurité avec moi » dit Harry avec un sous-entendu.
« Merci, répondit l'homme assez à contrecœur. Appréciez-vous vos vacances d'été, Monsieur Potter ? »
« Oui. Vlad est un assez bon hôte et, entre les deux vampires, je pourrais très bien finir gâté fini. »
« Je ne peux pas imaginer que ça arrive. J'ai cru comprendre que c'était votre fête d'anniversaire… tous mes meilleurs vœux. »
« Merci. Mon anniversaire est dans quatre jours mais j'ai appris que défier Dracula n'est jamais facile. » Harry sourit quand Zareh lui adressa un regard compréhensif et ils rirent tous les deux.
« Je ne comprends que trop bien. Khalid aime fouiller mes placards et remplacer des choses sans que je ne le sache. »
« Je pense que c'est un trait de vampire universel, dit Harry après une seconde de réflexion. Vlad a commencé à remplacer certains articles de ma garde robe et j'espère vraiment qu'il va arrêter bientôt. En fait, il y a beaucoup de choses que ma tante a choisies pour moi que j'aime bien. »
« Abandonnez tout espoir maintenant, Monsieur Potter. Ca n'arrivera pas. » Harry sourit et demanda comment allait les choses à Poudlard et si Zareh y retournerait comme professeur de Défense contre les Force du Mal. Pendant tout ce temps, il cacha la formation de son illusion. Il était temps qu'on voit l'élève du Seigneur des Ténèbres et Harry Potter au même endroit. Il se concentra un peu plus et fit apparaître l'illusion derrière eux quand il termina sa discussion avec le professeur et s'éloigna.
« C'est une personne très agréable, n'est-ce pas, William ? » demanda Tom en se matérialisant à côté de l'ancien espion.
« Tom ! » Il mit sa main sur son cœur et prit une respiration. « Je ne savais pas que tu étais là. »
« Il y a beaucoup de choses que vous ne savez pas sur moi, William, répondit l'image en s'approchant. Mais là encore, il y a beaucoup de choses que vous ne savez pas sur beaucoup de sujets, donc je suppose que je ne devrais pas trop me soucier de ce que vous savez et ne savez pas. »
« Puis-je savoir ce que tu fais ici, Tom ? » demanda Zareh en essayant de calmer son cœur battant.
« Oh, la même chose que tout le monde, j'imagine. Danser un peu, manger un peu de gâteau et féliciter le Survivant pour avoir survécu une année de plus sur cette terre. Ce genre de choses. » Tom s'arrêta avant qu'un grand sourire n'apparaisse sur son visage. « C'est étonnant qu'il ait réussi à passer une autre année, n'est-ce pas ? Je veux dire avec le Seigneur des ténèbres et tout. »
« Assez étonnant, oui. As-tu pensé à notre offre ? » Zareh se tourna complètement vers le garçon et fut surpris. Il semblait que celui-ci avait un peu grandi et avait commencé à se remplumer. Même ses vêtements traduisaient d'un soin qu'il n'avait pas vu auparavant. Il avait changé et Zareh ne pouvait rien trouver de mal à cette idée.
« L'Ordre n'a pas pu protéger Potter de son propre oncle Moldu ; comment pourrait-il me protéger d'un fou lunatique qui veut dominer le monde ? » La voix de Tom se fit traînante alors qu'il étudiait les danseurs devant lui. « Honnêtement, William, vous êtes un peu naïf. »
« Je ne suis pas naïf. Je sais juste que tu serais mieux loin du Seigneur des Ténèbres plutôt que près de lui » expliqua Zareh en posant une main sur l'épaule du garçon.
« Vraiment ? » La voix de celui-ci était remplie d'un million de sous-entendus, allant de la moquerie à l'incrédulité. « Je trouve ça dur à croire. C'était bon de vous revoir, William. Prenez soin de vous. Le Seigneur des Ténèbres n'aime pas trop les traîtres et les espions. Je détesterais vous voir mort parce que vous avez été bête. » Tom s'éloigna et disparut avant que Zareh ne puisse le suivre.
Ce garçon aura ma peau, je le jure. Pourquoi ne fait-il pas confiance à l'Ordre ? Il est presque aussi mauvais que Potter dans ce domaine !
Harry gloussa alors qu'il s'éloignait de Zareh et partait à la recherche de Danielle. Elle devait être quelque part et il était déterminé à l'avoir près de lui pendant un moment. L'arrière grand-mère italienne l'avait encore trouvé et il s'était échappé en disant qu'il avait vu Danielle le chercher. Il avait un sentiment que la vieille dame le trouverait à nouveau si la jeune fille n'apparaissait pas. Il venait juste de se glisser derrière un homme assez corpulent et était prêt à attendre presque une heure si ça le sauverait de l'arrière Grand-mère quand il entendit Dracula l'appeler. Il se redressa et vit le vampire venir droit vers lui.
« Ha, Harry, vous êtes là ! » dit Vlad en venant avec un homme le suivant. « Il y a quelqu'un que je veux que vous rencontriez. » Il fit signe à l'autre homme d'approcher. Harry prit un moment pour étudier ce dernier. Il était plus vieux, un peu titubant et visiblement nerveux. « Monsieur le ministre Lewandowski, voici un très bon ami à moi, Monsieur Harry Potter. Harry Potter, voici le ministre Lewandowski, le directeur nouvellement élu du bureau de la Coopération Magique polonais. »
« Ravi de vous rencontrer, Ministre Lewandowski. Votre travail doit être extrêmement intéressant » dit Harry en lui serrant la main.
« Ca l'est, Monsieur Potter. C'est un honneur de faire votre connaissance. J'ai beaucoup entendu sur le Survivant et c'est agréable de voir des rumeurs si vicieuses écartées. »
« Ah, merci » répondit doucement l'adolescent. Comment répond-on à ça exactement ?
« Lord Dracula me parlait de vos ambitions. Nous devrions parler plus avant de ces réformes que vous voudriez commencer. »
« Bien sûr. J'aimerais beaucoup ça. » Harry envoya une pensée désespérée à Vlad. J'ai des réformes et des ambitions.
Naturellement. Suis le mouvement pour le moment et laisse Oncle Vlad tout arranger.
« Je demanderai à ma secrétaire de contacter la votre. Pour le moment, je vais vous laisser profiter de votre fête d'anniversaire. Mes meilleurs vœux. »
« Merci. » Le ministre s'éloigna avec un pas définitivement satisfait.
« Qu'est-ce que vous complotez, cher Oncle Vlad ? » demanda Harry dans sa barbe.
« Rien qui ne doive inquiéter votre esprit déjà occupé, mon petit mage. Maintenant, où est allée votre cavalière ? »
Danielle apparut avec un grand sourire dans la seconde qui suivit la question de Vlad (et Harry était sûr que c'était une sorte de tour).
« Harry, tu dois rencontrer le Ministre français. Mon Dieu (NDT : en français dans le texte), quel homme merveilleux. » Danielle le tira loin de Vlad et vers un homme assez maigre et un peu familier.
« Ah, Danielle, mon ange. Vous l'avez trouvé ! » Le Ministre s'arrêta assez longtemps pour s'incliner sur la main de la jeune femme avant de se tourner vers l'adolescent. Celui-ci le reconnut de sa courte incarcération à Poudlard. Il avait été à une réunion de l'Ordre dans la Grande Salle.
« Monsieur Potter, je vous souhaite un joyeux anniversaire. Je ne pense pas que vous vous souveniez de moi… »
« Bien sûr que si, Ministre Devereaux. C'est agréable de vous revoir » dit Harry en serrant la main de l'homme.
« Ah, vous vous souvenez de moi ! » Le ministre semblait sincèrement ravi. « Puis-je vous emprunter un moment ? Danielle, ma chère, sûrement que sa brève absence ne vous gênera pas ? »
« Bien sûr que non » répondit la jeune fille en leur faisant signe de s'éloigner. « Oncle Vlad veut danser avec moi. Allez-y. »
Le ministre et Harry s'inclinèrent quand elle s'éloigna et l'adolescent découvrit que toutes ces politesses qu'il avait apprises sur l'insistance de Vlad étaient utiles. Devereaux lui fit signe de le suivre dans ce que Dracula appelait le salon des hommes. Il prit deux verres de champagne et en tendit un à l'adolescent avant de se retirer dans un coin.
« Monsieur Potter, j'ai beaucoup de choses à vous dire mais peu d'entre elles peuvent être dites de manière diplomatiques ou polies. Plus encore, j'ai peur qu'on interprète mal ce que je veux dire si je n'utilise pas les mots les plus directs » dit-il à vois basse.
« Je vous en prie, monsieur le ministre, parlez ouvertement. Vous ne m'offenserez pas. »
« Je le ferai et bien que je ne le souhaite pas, il est possible que je ne puisse éviter vous froisser, l'avertit le ministre. Ca dépend de votre situation actuelle et de votre vision du monde. Quand nous nous sommes rencontrés la première fois à une réunion de l'Ordre, et corrigez-moi s'il vous plaît si je me trompe, mais j'ai eu l'impression que vous n'étiez pas vraiment… heureux sous la protection d'Albus Dumbledore. »
Harry prit une gorgée de champagne et réfléchit à sa réponse. « Ce n'était pas l'endroit où je voulais être à l'époque, admit-il. Et alors ? »
« Monsieur Potter, mon gouvernement a remarqué une tendance très surprenante dans les gouvernements anglais de ces cinquante dernières années. Depuis trop longtemps, Albus Dumbledore a beaucoup de contrôle sur ce qui se passe en Angleterre. Le Ministre lui permet de prendre des décisions pour lui et il a juste trop d'influence. Nous souhaitons voir ceci cesser. »
« Je suis désolé, Monsieur le ministre Devereaux mais je ne vois pas ce qu'Albus Dumbledore a à voir avec moi » dit patiemment Harry.
« Lord Dracula m'avait dit que vous étiez modeste mais je n'avais pas compris à quel point. Vous êtes une vraie figure de proue pour le monde magique anglais, particulièrement parmi la jeune génération. Vous êtes leur héros, leur lueur d'espoir. Mon pays cherche le changement et nous pensons que vous êtes le changement qui arrive à l'horizon. »
Harry regardait le ministre avec un masque figé d'étonnement poli mais à l'intérieur il criait. Il ne voulait pas de cela. Il voulait se fondre dans le décor, ne pas être quelque lueur d'espoir ou quoi que ce soit d'autre pour la jeune génération.
« Je vous assure, Monsieur le ministre, que mon influence n'est pas aussi grande que vous le pensez sur la société magique anglaise. J'en suis juste une petite partie. »
« Une fois encore, Monsieur Potter, vous sous-estimez votre pouvoir. Je peux voir que vous devez encore faire l'expérience de votre véritable influence mais je vais laisser ça de côté pour le moment. J'espère que nous vous saluerons comme un ami du peuple français et un confident de votre propre communauté magique. »
« Merci, Monsieur le ministre. Je suis flatté et j'espère remplir le rôle que je pourrais avoir auprès de votre gouvernement, selon vos dires. » Harry voulait se fondre dans le décor et disparaître. Il ne voulait pas ça du tout. Il n'était pas celui que cet homme pensait.
Devereaux quitta Harry quelques minutes plus tard, lui demandant de réfléchir à tout ceci et lui donna sa carte. Depuis quand est-ce que je suis une personnalité politique ? se demanda l'adolescent en la rangeant dans sa poche.
« Harry ! dit Dracula en passant la tête dans le salon. Il est temps de dîner ! Est-ce que vous n'avez pas entendu le gong ? Vraiment, maintenant, ne laissons pas attendre tout le monde. »
L'adolescent sortit de ses réflexions et fronça les sourcils. « Qu'est-ce que vous avez dit à tout le monde, Vlad ? Pourquoi semblent-ils tous penser que je suis une sorte de candidat politique ? »
« Moi ? » La voix de Dracula était pleine d'incrédulité. « Je n'ai rien fait à part confirmer quelques rumeurs selon lesquelles je suis votre ami. C'est tout, petit mage. » Le vampire passa un bras autour des épaules de son invité et serra. « Vous avez posé les fondations il y a longtemps en ne prenant pas parti. A présent, tout le monde espère que vous choisirez son côté. Il n'y a rien de mal à ça. »
Harry décida qu'il n'allait pas se disputer avec le vampire. S'il essayait, celui-ci pourrait décider qu'il avait l'air d'avoir bon goût. Ce n'était pas une bonne manière de trépasser, surtout vu que Tante Pétunia serait certainement en colère que l'image du parfait vampire gentleman qu'elle avait de Dracula soit brisée. Harry savait mieux.
« JOYEUX ANNIVERSAIRE ! » La foule finit la chanson et Harry avait l'impression d'être au milieu d'un rêve très effrayant dans lequel le feu était compris. En fait, le feu était sur le gâteau d'anniversaire… le sien et celui de Dudley, bien sûr. Le poids combiné des vingt-quatre bougies sur un gâteau à quatre étages lui fit se demander s'il y avait un pompier dans la salle. C'était sûrement illégal et dangereux pour tout le monde, non ?
« Maintenant, faites un vœu » leur dit Dracula à tous les deux dans un murmure. Harry sentit sa mâchoire se serrer. Un vœu ? Que tout ça soit fini. Harry souffla les bougies dans un tonnerre d'applaudissements. Il eut un grand sourire narquois devant le visage de Dudley. Il a probablement souhaité quelque chose au sujet de Polina et lui. Typiquement adolescent. Quelle chanceux.
Dracula entraîna Harry loin du gâteau pour plus de présentations à des personnes très importantes. Il rencontra le premier ministre magique de Chine et, bien qu'il lui ait parlé pendant presque dix minutes, il ne pouvait toujours pas espérer prononcer son nom correctement. La meilleure approximation qu'il parvint à faire fut Monsieur Long et ce dernier sembla l'accepter de bonne grâce. Il reçut une invitation pour visiter le gouvernement magique chinois, toujours sous le contrôle d'un empereur. Ce dernier avait entendu parler de l'adolescent et avait « ennuyé » Monsieur Long, son premier ministre, pour qu'il souhaite un bon anniversaire au Garçon-qui-a-Survécu et pour qu'il l'invite à leur rendre visite.
Alors que la soirée se passait, l'adolescent reçut plus d'invitations tout autour du monde. Il semblait que tous les pays voulaient une visite de Harry Potter. Il succomba enfin et tira Remus avec lui alors qu'il rencontrait les personnes que Dracula souhaitait qu'il voie, afin que le loup-garou garde trace des noms, pays et invitations.
« Est-ce que je dois rencontrer absolument tout le monde ? » dit Harry dans un murmure qu'il savait que Dracula entendrait.
« Non, pas tout le monde » répondit celui-ci près de l'oreille de l'adolescent. « Juste ceux que je pense que vous devriez rencontrer. Des choses se passent, petit mage. Beaucoup de choses intéressantes. »
« Si je découvre que vous faites ça uniquement pour vous amuser, Vlad, je serais très en colère contre vous. »
« Vous gâcheriez mon amusement ? lui demanda celui-ci dans un ricanement. Non, non, je vous assure, Harry, tout ça est vraiment nécessaire. S'il vous plaît, faites juste plaisir à un vieux vampire. » Il serra brièvement l'épaule de l'adolescent alors qu'il le guidait hors de la salle de bal et vers une autre pièce éloignée des salons. Il lui fit signe d'entrer et le suivit, fermant fermement la porte et la verrouillant. Harry s'arrêta après avoir fait quelques pas dans la pièce. Il y avait un groupe de personnes qui les attendait. Cela fit que l'adolescent hésita un peu. C'était un groupe de vampires et Harry eut le sentiment qu'en fait, c'était nécessaire.
Alors que Vlad et lui approchaient, tous les vampires firent un geste que Vlad retourna. Harry suspecta que c'était une sorte de salut mais joua l'idiot. Que les vampires gardent leurs secrets. Il préférait ne pas savoir et être en sécurité dans son ignorance. Après tout, les vampires étaient un de ces groupes qu'on rejoignait pour la vie… ou pour l'éternité.
« Seigneur Dracula » murmura le groupe. Une femme s'avança et offrit sa main à Vlad. La chose étrange qu'Harry remarqua fut qu'elle l'offrit avec le poignet vers le haut. Dracula sourit, prit sa main et la retourna pour déposer un baiser sur son dos. Harry suivit l'exemple de Dracula puis se redressa, sentant des petits papillons de nervosité dans son estomac. Il se calma en prenant une profonde inspiration.
« C'est le garçon ? » demanda un des vampires d'un ton ennuyé. Il semblait jeune mais Harry avait le sentiment qu'il était ancien, peut-être aussi vieux que Dracula. Il était difficile de dire d'où il venait d'après ses traits mais l'adolescent ne doutait pas que cet homme pouvait se faire passer pour un homme beau. Des boucles brunes tombaient sur ses épaules pendant qu'il clignait ses yeux marron d'un air endormi. Il sentit le regard d'Harry sur lui et se tourna pour le soutenir. Le jeune homme sentit un frisson de choc et dut résister à l'envie de se cacher derrière Dracula. Ce vampire était dangereux et le sorcier le savait instinctivement.
« Oui » répondit Dracula et Harry se sentit se détendre. Il était sous la protection de Vlad ce soir. Il était en sécurité.
« Pas aussi en sécurité que tu pourrais le penser petit » dit un des hommes en se levant dans un mouvement fluide. Harry leva ses boucliers d'Occlusive et attendit. Le groupe tressaillit comme une seule personne. « Dois-tu faire ça ? »
« Cassius, voici Harry Potter. Harry Potter, Cassius. » Le vampire tendit la main et Harry la prit. Le premier ne permit que la poignée de main ne dure qu'une simple seconde avant de s'éloigner de l'adolescent.
« Tu es fou, Vlad. Absolument fou » dit-il.
Dracula ignora la déclaration de Cassius et fit signe à un autre vampire d'approcher. Harry n'avait aucun doute quand à son origine. Elle avait les cheveux noirs, les yeux noirs et la peau sombre. Peut-être quelqu'un du Proche Orient ? Quoiqu'il en soit elle était belle et l'adolescent avait le sentiment que c'est grâce à ça qu'elle avait survécu, en attirant de jeunes hommes qui perdaient tout sens commun en face de sa beauté. Le danger était le même pour lui.
« Parmida, Harry Potter. Harry Potter, Parmida. » Encore une fois, la poignée de main ne dura qu'une seconde avant que la vampire ne recule. L'adolescent commença à s'inquiéter. Pourquoi et-ce qu'ils agissaient tous comme s'il était contagieux ?
Un autre vampire s'avança et lui tendit la main. Il était aussi blond que Parmida était brune. « Bohdan, Harry Potter. Harry Potter, Bohdan. » Harry serra la main tendue et fut surpris quand la poignée dura presque dix seconde entière avant de s'achever.
Une vampire plus vieille s'avança. Elle était plus vieille en apparence, en tout cas, une femme de la quarantaine, peut-être. Elle rappela McGonagall à Harry alors que sa bouche qui semblait ordonner « pas d'idiotie » s'étirait dans un sourire quand elle prit la main de l'adolescent. « Neith, Harry Potter. Harry Potter, Neith. »
« Je souhaite lire son futur, Vlad » dit-elle calmement alors qu'elle tenait la main du sorcier. Si tu es d'accord. »
Pas une autre prophétie ! Le jeune homme voulait pleurer mais Vlad ne fit que mettre une main sur son épaule. « Harry ? »
« Qu'est-ce que cela entraîne ?» demanda-t-il, surpris qu'elle tienne encore sa main. Ca devait faire trente secondes à présent. C'était un record.
« Une goutte de sang. La paume de votre main. Mes yeux. » Elle haussa les épaules et le jeune homme réfléchit à l'idée.
« Est-ce que je dois savoir ce que vous verrez ? »
« Pas si vous ne le souhaitez pas » répondit-elle en caressant la paume de l'adolescent. Celui-ci envoya une pensée interrogatrice à Vlad qui serra à nouveau son épaule pour donner son accord.
« Très bien » accepta-t-il calmement. Quel mal pourrait-il y avoir ? Il vit une goutte de sang apparaître sur son poignet bien qu'il ne pouvait voir la coupure qui y avait été faite. La goutte glissa jusqu'à sa paume et il vit Neith dire quelque chose mais ses lèvres bougeaient si vite qu'il ne put rien comprendre. Tout d'un coup, il sentit son corps tomber vers l'avant et l'espace derrière ses yeux devint flou. Il essaya de se reculer mais rien ne se passa.
« Baisse tes boucliers » dit Cassius à sa droite. La tête de l'adolescent roula et il croisa le regard du vampire. « Le vertige est dû à tes boucliers. Baisse-les. » Harry combattit la sensation de nausée dans son estomac alors qu'il essayait de rester debout et d'éviter de s'humilier devant tous ces vampires. Il n'avait jamais rien ressentit de tel et il était terrifié. Une peur dévorante qui le prenait aux tripes. Les autres vampires se rassemblèrent autour de lui et il sentit leur soutient. Vlad l'enveloppa dans ses bras et le tint en place. « Baisse tes boucliers ! »
L'adolescent s'exécuta et le vertige fut remplacé par un embrasement languide dans tout son corps. Vlad attrapa son corps qui s'affaissait et le soutint, passant une main dans ses cheveux. Le jeune homme ferma les yeux et permit qu'on le tienne, permit que le vampire le supporte. Neith lâcha sa main et se recula. Il rouvrit brièvement les yeux pour la voir lui sourire.
Quand il ouvrit à nouveau les yeux, il était sur un canapé, entouré de vampires. Leur posture était complètement différente. Ils étaient ouverts et amicaux. Plus d'un le toucha. Un tenait sa main, un autre caressait ses cheveux. Un autre, son bras. « Que ? » parvint à dire Harry.
« Votre futur était difficile à voir, dit Neith en passant un bras autour de ses épaules. J'ai oublié de vous dire de baisser vos boucliers. Je m'excuse pour votre gêne. »
« C'va. Qu'est-ce qui ne va pas avec moi ? »
« Un effet secondaire, j'en ai peur, répondit Vlad d'une voix trop joyeuse au goût de l'adolescent. Ca va passer. »
Harry grommela et tous les vampires rirent. C'était agréable de le voir comme l'adolescent qu'il était, qu'importe combien eux-mêmes étaient vieux.
« Harry, j'ai une question assez sérieuse pour vous » dit Vlad en le mettant sur ses genoux. L'adolescent lutta une minute avant de céder. Le vampire ferait juste ce qu'il voudrait, avec ou sans son consentement. Un des vampires lui tendit un verre que le jeune homme prit. Comment Cassius avait-il su qu'il avait soif ? Il sirota le champagne puis le baissa en se demandant ce que Vlad voulait lui demander. « Nous discutions tous ensemble pendant que vous vous reposiez (s'il avait dit faisiez la sieste, Harry ne lui aurait jamais pardonné) et nous pensions que ce pourrait être la meilleure chose à faire. Puis-je vous adopter ? »
« M'adopter ? demanda Harry alors que la confusion s'installait. Que voulez-vous dire ? »
« Que je vous déclarerais comme un membre de ma famille, rien de plus. Vous vivriez toujours avec votre famille. Je serais juste votre… et bien, parrain, si on peut dire, et Khalid serait votre adorable grand frère. Une protection permanente, Harry, et une que je donne avec joie. »
« Est-ce qu'il y a plus que ça ? » Harry sentit que quelqu'un lui prenait son verre.
« Pas de responsabilité de votre part, vraiment. Je suis sûr que cela ne vous dérangera pas de venir me voir de temps à autre, pas vrai ? »
« Pas du tout. J'ai apprécié ma visite ici. »
« Bien, bien. Je viendrai vous voir en Angleterre et vous viendrez me voir ici. A part ça, je ne vous demanderai rien. J'aurais un peu plus d'autorité si quelqu'un devait s'interroger sur notre relation. Ca pourrait être utile plus tard. »
« Je ne veux vraiment pas connaître mon futur plus tard, Vlad. »
« Nous ne te le dirons pas, intervint Cassius. Je peux te prévenir qu'après avoir été adopté, nous deviendrons tous tes oncles et tantes. Attends-toi à être gâté. »
« Je suis en très grand danger d'être gâté » grommela l'adolescent.
« C'est vrai, mon petit mage. » Vlad tapota le nez d'Harry. « Donc, puis-je vous adopter ? »
« Avez-vous demandé à ma tante ? »
« Oui et bien qu'elle ne comprenne pas tout ce dont il en retourne, elle a accepté toute protection que je pourrais vous offrir. »
Harry y réfléchit une minute ou deux avant d'acquiescer. « Je suis d'accord » dit-il calmement. Si sa tante disait que ça ne posait pas de problème, qui était-il pour discuter avec elle ?
Il sursauta quand il sentit qu'on défaisait son col et qu'on l'écartait de son cou. La terreur le prit. « Vlad, que faîtes-vous ? » hoqueta-t-il.
« Je n'ai besoin que de vous mordre pour vous faire mien » expliqua le vampire alors qu'il faisait bouger Harry dans ses bras. « Vous ne serez pas changé, ni un vampire. Ca ne fera mal qu'un instant, je vous le promets. Vous avez déjà accepté. »
L'adolescent sentit une douleur vive dans son cou et se débattit dans les bras du vampire. Comme celui-ci l'avait promit, la douleur ne dura qu'une seconde avant de s'estomper. C'était… agréable. Harry se détendit et soupira, permettant à Vlad de terminer. Il ne lui restait plus d'os une minute plus tard. Une pensée lui traversa l'esprit. Si c'était ce que ressentait les proies des vampires quand elles mourraient, alors ceux-ci étaient vraiment les meilleurs prédateurs qui existaient.
Vlad recula et tint Harry, le serrant contre lui et lui fredonnant quelque chose. Le jeune homme sourit et ferma les yeux. Il se sentait merveilleusement bien. Ca pourrait devenir une addiction s'il le laissait le refaire.
« Mien » dit durement Dracula en soignant le cou de l'adolescent. Celui-ci ne fit qu'acquiescer et sourit à nouveau. Il était… dans la lune. Un peu cinglé. Quelque chose...
« A toi. Maintenant, laisse-le respirer, Vlad. »
Oh, le manque d'oxygène. L'étreinte de Vlad se desserra et Harry sentit un peu de sa légèreté se dissiper quand l'oxygène remplit ses poumons.
« Comment vous sentez-vous, Harry » demanda Parmida.
« Différent. Détendu. »
« C'est la même chose à chaque fois. Pensez-vous pouvoir vous lever ? »
Harry réfléchit à la question avant de le tenter. Les bras de Vlad se resserrèrent autour de lui et le tinrent en place. « Je ne pense pas que Vlad va me laisser faire. »
« Il va être possessif pendant un jour ou deux, dit Parmida avec un rire. Tu vas devoir partager, quelque fois, frère. »
« Non. Il est à moi. » Il se blottit contre son nouveau fils et celui-ci ne put que lever les yeux au ciel. Pourquoi les morts-vivants voulaient-ils être si affectueux envers ceux qu'ils voulaient protéger ?
« Vous allez devoir expliquer à Lucian comment mes cheveux ont fini dans cet état » dit l'adolescent à Vlad. Le serviteur devenait fanatique quand il s'agissait de son apparence, particulièrement ce soir.
« A moi, répéta Vlad. Je suppose que nous devrions rejoindre la fête, hum, petit mage. »
« Ca pourrait être mieux. Après tout, vous êtes celui qui a décidé que c'était une bonne idée. Je me satisfaisais d'un gâteau et de glace. Vous vouliez un bal. »
« Et pourquoi ne devais-je pas vous en donner un ? Humm ? » Vlad permit au jeune homme de se lever et celui-ci ne fit que ricaner quand tous les vampires essayèrent d'arranger son apparence.
« Je peux le faire » leur dit-il en utilisant un peu de magie pour lisser ses cheveux fous et enlever les froissements de ses vêtements. « Pouvons-nous retourner à la fête ? »
« S'il le faut » répondit Vlad, visiblement l'idée le réjouissait peu. « Je n'ai pas de temps à passer avec mon nouvel enfant. » Il bouda.
Danielle passa la tête dans la pièce. « Vous êtes tous là ! » dit-elle vivement quand elle les vit. « Dansons maintenant ! » ordonna-t-elle.
Harry eut un grand sourire avant de faire un clin d'oeil à Dracula. « Les ordres des dames sont mes désirs » lui dit-il avant de disparaître.
« Est-ce qu'on ne dit pas : Les désirs des femmes sont des ordres ? » demanda Cassius alors qu'Harry passait la porte et retournait vers la salle de bal.
« Je pense qu'il l'a dit exactement de la manière dont il voulait le dire » répondit Vlad avec un sourire satisfait.
« Tu as trouvé un petit garçon charmant, Vlad. »
« C'est vrai… J'aimerais qu'il m'apprenne quelques uns de ses tours. »
Et un grand merci à Lys qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.
