Disclaimer : Vous n'êtes pas au courant ? Harry Potter et tous ses personnages appartiennent à JKR. Et pour ajouter à mon malheur, l'histoire appartient à Emma Lipardi, vu que c'est la traduction de la fic An Aunt's Love.


Ce site n'autorise plus les auteurs à mettre les réponses aux reviews dans les chapitres, et vu comme on sait comme ils peuvent être pointilleux... Voila comment je vais faire :

- Pour ceux qui ont laissé une review signée, je vais utiliser leur nouveau système pour répondre, et vous devriez recevoir cette réponse dans votre boite mail (si j'ai tout compris comment ça marche)

- Pour ceux qui ont laissé une review anonyme mais m'ont mis leur adresse e-mail, je répondrai par e-mail.

- Pour les autres, je vais faire les réponses dans ma bio mais je les enlèverai quand je posterai autre chose.


Dracula passa un bras autour des épaules d'Harry alors que celui-ci retournait tranquillement dans sa chambre après la fête. « Vous êtes-vous amusé ce soir, Harry ? » demanda le vampire en espérant que son invité était encore assez éveillé pour parler.

« Oui » répondit l'adolescent, semblant plus alerte que ce que Vlad avait prévu. « Danielle était une compagne merveilleuse pour la soirée. Merci beaucoup. »

« De rien. Elle m'a dit qu'elle serait ravie de vous escorter à de prochains évènements si vous aviez besoin d'une cavalière. »

Harry acquiesça tout en desserrant son col. « Ca semble bien. Elle est brillante, vous savez. Très intelligente et elle n'a pas peur de le montrer, particulièrement quand on aborde un sujet où elle a des connaissances. Parlez-lui d'histoire et vous apprendrez beaucoup… j'ai aimé ça. »

« Bien. J'ai pensé que vous aviez besoin d'un peu plus qu'un joli visage pour vous amuser. Dudley, d'un autre côté… » Vlad haussa les épaules.

« Je ne pense pas qu'il ait encore quitté le stage de l'adolescent. Il y arrive, cependant. »

« C'est bien. On dirait que vous allez tomber de sommeil. Laissez-moi vous raccompagner à votre chambre. »

« Ca me semble bien » dit Harry alors que Dracula l'escortait. « Montrez-moi juste mon lit et je ne le quitterai plus jamais. »

« Vous ne pouvez pas faire ça » répondit le vampire en ouvrant la porte de la chambre. Lucian bondit d'un fauteuil dans le salon quand Dracula alluma la lumière. « Tu peux y aller Lucian. Je vais m'occuper de lui. »

« Je peux m'occuper de moi tout seul » grommela Harry.

Le vampire s'arrêta pour le regarder. « En dormant debout ? C'est peu probable. »

Lucian partit en marmonnant un bonsoir à Harry et ferma la porte derrière lui. Dracula guida l'adolescent vers la chambre. « Voilà, asseyez-vous » dit-il en s'arrêtant près du lit. Le jeune homme se laissa tomber sur le matelas et cligna des yeux.

« Je suis fatigué » dit-il sans intonation.

« Je sais. Voilà, enlevez vos chaussures. » Dracula poussa son invité pour qu'il commence à se déshabiller pendant que lui même allait fouiller parmi ses pyjamas.

Il trouva ce qu'il cherchait, remerciant mentalement Lucian pour avoir préparé ça à l'avance, et retourna vers Harry. Celui-ci était assis au bord du lit en t-shirt et boxer ;

« Vous ne pouvez pas dormir comme ça. Mettez ça » dit Dracula en secouant l'épaule de l'adolescent pour le réveiller.

« Je peux très bien dormir comme ça » grommela celui-ci en dépliant les vêtements. « Sortez, s'il vous plaît. »

« Vous n'avez rien que je n'ai déjà vu. »

« Maintenant, s'il vous plaît » dit courtement Harry. Hum, même presque endormi, il est toujours têtu.

« Très bien. » Le vampire alla dans la salle de bain, attendit un moment puis revint quand il entendit l'adolescent tirer les couvertures. « Avez-vous fini ? »

« Ouais » répondit le jeune homme en se glissant dans son lit. « Fini. »

Vlad alla vers le lit et ajusta les couvertures avant de poser une main sur la tête d'Harry. « Merci de m'avoir permis de vous adopter. Ca veut dire beaucoup pour moi d'avoir un autre enfant que je peux déclarer mien. »

« Bien sûr. Pourquoi me vouliez-vous ? » demanda Harry alors que ses yeux se fermaient pendant que le vampire chantonnait.

« Vous avez plus de valeur que vous pouvez possiblement le savoir, Harry. N'en doutez jamais. »

« D'accord » répondit le jeune homme. Il grimaça et soupira. « Je pense que je devrais dire quelque chose demain… aux dignitaires magiques étrangers. »

« Pourquoi ? »

« Les gens essaient de faire de moi une figure de proue politique, même vous avec toutes les manœuvres que vous avez faites pour moi. Je devrais battre tout le monde à ça et les surprendre… » Il s'arrêta. « Ca avait plus de sens il y a une heure. »

Vlad eut un gloussement indulgent avant de lisser les cheveux d'Harry. « Ca a totalement du sens, petit mage. J'arrangerai quelque chose pour vous demain, si ça vous va ? »

« Demain ? Ca semble bien. Appelez ça une conférence de presse ou une réunion ou un sommet… ou quelque chose. » Le garçon fut calme pendant un moment, son visage grimaçant trahissant sa réflexion. « J'aurais besoin de beaucoup de café demain. »

Vlad ne put s'empêcher de rire à cette suggestion. « Oui, beaucoup de café. Maintenant, allez dormir. Je vais tout arranger. »

« Merci, Vlad… pour tout » dit l'adolescent en se détendant dans son lit et en s'endormant.

Le vampire l'étudia un moment puis se tourna pour regarder le groupe de vampires derrière lui. « Il ne réalise pas combien il est important, n'est-ce pas ? »

« Pas du tout, Vlad. Tu as choisi un fils merveilleux » dit Neith en s'approchant.

« Oui, je sais, répondit-il. Je ne peux pas croire qu'ils lui fassent ça, quand il a déjà tant donné. » Dracula posa la main sur la tête du jeune homme et le regarda. « Il a déjà eu tant de souffrances. »

« Les choses pourraient encore tourner en sa faveur, mon seigneur, dit doucement Neith. Le futur pourrait changer. »

Bohdan s'avança et offrit une boite à Dracula. « Je n'ai jamais pensé que tu l'adopterais mais j'ai apporté ce que tu voulais. »

« Merci. » Dracula prit la boîte et l'ouvrit. Un collier brillait à l'intérieur. « Parfait, Bohdan. » Ce dernier s'inclina légèrement et recula.

« Il est aussi appétissant que tu l'avais dit... enfin, il l'était avant que tu ne l'adoptes. » Cassius bouda un peu alors que Dracula sortait le collier de la boîte.

« Il est à moi à présent, Cassius. Vraiment désolé de gâcher ton plaisir. » Vlad ouvrit le fermoir du bijou, se pencha et le ferma autour du cou de Harry.

« Ah, bien, ça pourrait être pire. Tu aurais pu oublier de fournir des rafraîchissements corrects plus tôt. »

« Je ne le ferai jamais ! » protesta doucement Vlad. Il s'arrêta et regarda Cassius, pensant clairement à quelque chose. « Tu es toujours un plaisantin, Cassius. »

« Pour toujours et à jamais » reconnut celui-ci.

« J'ai besoin que l'un de vous me fasse une faveur » dit soudain Dracula. Il s'arrêta et regarda tous les vampires dans la chambre. « Harry aura besoin de protection quand il retournera à l'école des sorciers. Il aura besoin d'une protection vampirique. »

« Ooo ! Moi ! S'il te plaît, choisis-moi ! » Cassius fit une imitation parfaite d'un élève trop enthousiaste. « Moi ! Choisis-moi ! »

Vlad regarda l'autre vampire, choqué. « Excuse-moi, Cassius, mais pourquoi ? Tu détestes les enfants. »

« Pas tous les enfants » répondit celui-ci, offensé. « Je souhaite seulement voir leurs visages quand ils devineront que leur petit sauveur est maintenant prince ! » Cassius eut un gloussement silencieux. « S'il te plaît, Vlad. Je ferais presque tout… même faire face à des enfants… pour pouvoir assister à un tel événement ! S'il te plaît ! Je me mettrai à genoux s'il faut ! »

« Je pense que tu devrais le laisser y aller, Vlad dit Neith avec un sourire. Je ne vois que des bonnes choses pour Harry si Cassius l'accompagne à l'école. »

« Très bien, Cassius. Tu pourras être le garde d'Harry puisque tu y tiens tant » dit enfin Dracula.

« MERCI ! » Cassius serra presque Vlad dans ses bras mais tous les vampires furent chassés de la pièce quand le jeune homme se retourna dans son lit.


Le bruit des tasses et des soucoupes réveilla Harry le lendemain matin. Il leva une main et repoussa les draperies. « Bonjour, Lucian. »

« Bonjour, Harry, répondit celui-ci avec un peu trop de bonne humeur. Je vous ai apporté du café fort. »

« Du café fort ? » Cela suffit à l'adolescent pour dire qu'il était trop tôt pour être réveillé après une nuit aussi longue. « Quelle heure est-il ? »

« Dix heures passées. » Lucian ne put s'empêcher de ricaner. « Je dois m'excuser de vous réveiller si tôt mais le maître le souhaitait » finit-il avec un haussement d'épaule qui voulait dire 'que pouvez-vous y faire ?'

« J'espère qu'il réalise que je suis allé me coucher il y a six heures. Il n'aurait pas pu attendre ? » Harry prit son café et vida la moitié de la tasse d'un coup. « Je risque d'être irritable plus tard. »

« Il m'a assuré qu'on servirait du café au petit déjeuner. » Le serviteur fit une pause. « Du café turc. »

« Tu en as déjà eu, n'est-ce pas ? » demanda l'adolescent en le regardant avec suspicion.

« Oui, trois tasses. » Lucian acquiesça si vite qu'il rappela à Harry ces jouets qui bougeaient tout le temps la tête. « Comment tiens-tu toujours debout ? »

« Je ne sais pas » dit Lucian, son sourire caféiné s'étirant sur son visage. « Votre douche coule. Je vais préparer vos vêtements. »

« Merci, Lucian. » Harry se glissa hors du lit, but le reste de son café et alla se doucher. Il émergea dans un nuage de vapeur et regarda les vêtements qui l'attendaient. Ce n'était pas les siens. Il semblait que ça pourrait être les siens mais ça ne l'était pas. « Lucian ? » Celui-ci se détourna de ce qu'il faisait et le regarda. « Qu'est-ce que c'est ? »

« Un costume. »

« Je sais mais ce n'est pas le mien. »

« Le maître l'a envoyé. Il souhaite que vous le portiez aujourd'hui. »

Je vais vraiiiiment lui enfoncer un pieu dans le cœur pensa Harry en regardant les vêtements. Ceux-ci étaient vraiment jolis mais il avait l'étrange sentiment que c'était une tentative de plus pour le gâter.

« Harry, qu'est-ce que c'est ? » demanda Lucian en désignant le cou du jeune homme.

Ce dernier leva la main et toucha une fine chaîne. Il alla vers le miroir et la regarda. Il y avait un petit charme dans le creux de son cou. « Je ne sais pas » répondit-il enfin. Ca semblait familier mais il ne pouvait pas le replacer. « Est-ce que tu le reconnais ? » demanda-t-il en le tenant pour que Lucian l'inspecte.

« C'est le symbole du maître. Je ne sais pas pourquoi vous l'avez. »

« Il m'a adopté la nuit dernière. »

« Ah, c'est bien. J'ose dire que nous vous verrons plus. »

« Je dois lui rendre visite tous les ans. Je suppose que je devrais m'habiller. »

« Aurez-vous besoin d'aide avec vos cheveux ? »

Harry s'arrêta et regarda Lucian d'un air ironique. « Je pense que je suis capable de m'occuper de mes propres cheveux, Lucian. »

« Oui, mais vous avez une conférence de presse aujourd'hui. Vous devriez probablement les coiffer en arrière. »

« Je… Quoi ? » Harry sentit la moutarde lui monter au nez. Une conférence de presse ? Il n'oserait pas !

« Le Maître l'a organisé. Il a mentionné des gouvernements et leurs invitations ainsi que des attentes. Je ne comprends vraiment pas de quoi il parlait. »

Harry se calma un peu. C'est vrai. Je lui ai demandé d'organiser ça. J'ai oublié… Je dois avoir besoin de caféine. « Ok. Très bien. »

« Vos cheveux. »

« Je les coifferai en arrière, je le promets, dit Harry en essayant de rester calme. Maintenant, est-ce que je peux m'habiller. »

« Je sors. Le déjeuner est servi en bas. »

« Merci Lucian » dit l'adolescent alors que son serviteur quittait la pièce. D'abord, il y a eu un vampire surprotecteur. Maintenant, j'ai un valet dominateur. Génial.

Harry leva les yeux au ciel devant ses nouveaux sous-vêtements… encore… avant de les mettre. Stupides vampires. Son nouveau costume était gris charbon. Il semblait avoir été fait pour lui. Il avait le sentiment qu'il avait été fait par le même tailleur que celui qui avait fabriqué ses beaux vêtements de la veille.

Harry s'arrêta quand il eut fini de s'habiller. Ouais. Tout est nouveau. Même les chaussettes. Il prit quelques minutes pour aplanir ses cheveux et mettre une pince pour les tenir. Il mit son anneau et quitta la pièce pour aller déjeuner.

Dudley passa en titubant devant sa chambre, les yeux à peine ouverts. « Hey, Dud. » Ce dernier grommela quelque chose en réponse et continua à avancer. « Ca va ? »

« Polina aime danser » répondit-il en essayant d'ouvrir un peu plus les yeux. « J'ai beaucoup danser la nuit dernière. » Il s'arrêta et sembla un peu plus réveiller. « Remus bavait hier soir, pas vrai ? Je ne l'ai pas imaginé ? »

« Je crois qu'il bavait. »

« Je les ai aussi vus se tenir la main » ajouta Dudley alors qu'ils atteignaient le palier au-dessus de l'entrée principale. Harry releva la tête alors qu'ils s'appuyaient tous les deux sur la rambarde. Les quatre Cavaliers de l'apocalypse les regardaient et Harry repoussa la peur atavique qui remonta dans son dos. Est-ce que la mort le regardait ?

« Est-ce que ça t'embête ? » demanda-t-il en détournant les yeux des Cavaliers et en regardant le monde en contrebas.

« J'aurais pensé que oui mais en fait, non » expliqua son cousin en étouffant un bâillement. « Maman et Papa ne faisaient pas ce genre de choses, tu sais, se tenir la main et s'embrasser. Ils vivaient juste dans la même maison. » Dudley haussa les épaules. « Elle est heureuse. »

« Et toi ? »

Dudley cligna des yeux. Il ne s'était visiblement pas attendu à la question d'Harry.

« Je crois, bégaya-t-il. Je veux dire que Remus ne m'embête pas. Il est gentil et il n'essaie pas d'être mon père, tu sais. »

« Oui, il fait un très bon ami. »

Dudley acquiesça mais ne répondit pas vraiment. « Déjeuner avec un tas de délégués étrangers, c'est normal pour toi ? » demanda-t-il alors qu'ils regardaient tous les deux en bas.

« Pas normal, non, répondit Harry incapable de retenir un gloussement. Je suis célèbre mais je ne passe pas beaucoup de temps avec des gens importants. »

« Tu es célèbre ? Vraiment ? » demanda son cousin d'une voix émerveillée.

« Tais-toi, Dud ! » Harry se refrogna. « Ce n'est pas drôle. » Il poussa un peu l'épaule de l'autre garçon avant de descendre les escaliers. « Quoi qu'il en soit, tout le monde veut me rencontrer mais on ne me demande habituellement pas de faire des choses comme, euh, des repas et des fêtes… et je ne pense pas aimer ça de toute façon. »

« Tu n'aimes pas être célèbre ? »

« Définitivement pas, répondit le sorcier avec fatigue. Je préfèrerai être un adolescent normal, sortir avec mes amis, jouer aux jeux vidéo, embêter mes parents. Ce genre de choses. Je n'ai pas cette option et je souhaiterais l'avoir. » Il haussa les épaules.

« Peut-être qu'après… »

« Qui sait ? » répondit Harry en coupant les pensées optimistes de son cousin. Peut-être qu'après n'existe pas pour moi, Dudley. Je ne pense pas que ça ait jamais existé.

« Ah, Harry ! » La voix de Vlad résonna dans tout le hall. « Vous voilà ! Bonjour ! »

Vampire joyeux dans trois, deux – OUCH ! « Bonjour, Vlad » dit Harry alors que Dracula le serrait dans ses bras.

« Et Dudley ! » Les bras de Vlad quittèrent Harry et serrèrent brièvement son cousin. « C'est bon de vous voir tous les deux réveillés après la fête d'hier » dit le vampire et regardants les deux adolescents.

« Dudley, puis-je emprunter votre cousin un moment ? »

« Attendez ! » dit Harry alors que Dracula essayait de le tirer avec lui. « Je veux parler à ma tante avant que vous ne me kidnappiez. »

« Mon cher Harry, je ne kidnappe pas » protesta Vlad.

« Bien sûr que si, papa » intervint Khalid en apparaissant à côté de lui. « Va voir ta tante, petit frère. Je vais occuper notre père. » Les deux vampires disparurent promptement dans le salon, laissant Harry et Dudley là.

« Harry, Khalid t'a appelé 'petit frère' » constata Dudley avec une confusion évidente.

« Ouais, j'ai été adopté hier soir. »

Dudley le regarda quelques secondes avant d'éclater d'un rire incontrôlable. « Ce n'est pas si drôle. »

« Oh non ! » Dudley gloussa. « Je ne ris pas pour ça ! Imagine juste comment sera l'école pour toi maintenant ! Tu as été adopté par une famille royale ! »

Harry regarda son cousin avec une compréhension grandissante et ne put que baisser la tête en signe de défaite. « Foutrement merveilleux » grommela-il avant de marmonner quelques gros mots choisis dans sa barbe. Son Altesse Harry Potter, Survivant, Héritier de Wallachia. « Putain. »


Khalid tira Vlad dans le salon, ferma la porte puis appuya violemment Dracula contre le mur et le maintint là. « Papa, je vais juste te le dire une fois et après je m'attends à ce que tu tiennes compte de mes paroles et que tu agisses en conséquence sans que je te pousse ou que je te le rappelle : n'étouffe pas cet enfant ! »

« Je n'ai aucune idée de ce dont tu parles, Khalid. Je ne l'étoufferai jamais ! » temporisa Vlad, essayant d'enlever les mains de Khalid sur sa gorge sans le blesser.

« Papa, s'il te plaît souviens-toi comment il est, le masque qu'il porte. Il peut sembler pur et affable maintenant mais il va très probablement devenir très dangereux pour ceux qui se mettent sur son chemin… toi y compris. »

« Khalid, calme-toi mon enfant. » Dracula parvint à se sortir de la prise de son fils adoptif et lissa ses vêtements. « J'ai bien conscience des limites et des frontières d'Harry. Lui et moi avons eu une discussion intéressante hier après la fête et je te promets que je ne suis pas plus près de l'étouffer avec mon attention que je l'étais avec toi. »

Le plus jeune vampire lui adressa un autre regard suspicieux avant de se laisser fléchir. « Pardonne-moi papa. Je suis rempli de joie de pouvoir l'appeler mon frère mais son langage corporel criait sa gêne. »

« Il est toujours mal à l'aise dans les grandes foules à moins qu'il ne joue. J'espère chasser ce handicap dans le futur. »

« S'il te plait, fais attention avec lui, plaida Khalid. Je ne souhaite pas le perdre dans les ténèbres qui l'attendent. »

« Je ne permettrai pas qu'une telle chose arrive, mon enfant. Je te le promets. » Dracula prit Khalid dans ses bras et le réconforta. « Pour le moment, nous ne pouvons qu'attendre. Le prochain mouvement sera fait par Harry et il en a un merveilleusement planifié, qui va sûrement atterrer le monde. »

« Vraiment, ronronna Khalid. Dis-moi. »

« Ca ruinerait la surprise, répondit son père en reculant. Tu le découvrira cet après-midi quand Harry fera son discours. » Il eut un sourire narquois et s'éloigna.

« DISCOURS ? ! »


Harry regarda la foule grandissante avec un peu de trépidation. Il y avait beaucoup plus de monde que ce à quoi il s'était attendu quand il avait demandé à Vlad d'organiser ça pour lui. Il était certain que même Rita Skeeter était là et il n'avait aucun désir de jamais lui reparler. Sa journée était de plus en plus remplie d'activités politiques. D'abord le petit déjeuner avec les dignitaires étrangers puis une conférence de presse après le déjeuner. Et après… le thé avec la reine ?

Il dut rire à ça. Quand prendrait-il jamais le thé avec la reine ?

« Es-tu prêt, Harry ? » demanda Khalid en posant une main sur l'épaule du jeune homme et en serrant rapidement.

« J'espère, répondit celui-ci en prenant une profonde inspiration. Est-ce que je fais la bonne chose, Khalid ? »

« Bonne ou pas, ça doit être dit. »

Harry acquiesça et regarda à nouveau la foule. « Pense à ça comme ça, petit frère, dit doucement Khalid. C'est 'encore une fois sur la brèche' (1) pour le monde sorcier. Tu es le cri de ralliement. »

Khalid s'éloigna et Harry médita ses mots. Je peux toujours transformer ça en une performance théâtrale.

Excellente idée, petit mage, rit la voix de Dracula dans sa tête. Devrais-je vous trouver une couronne ?

Ha, ha. Très drôle, Vlad rétorqua Harry. Je pourrais juste laisser tomber tout ça.

« Vous l'avez demandé. » répondit le vampire en apparaissant derrière l'adolescent.

« Je sais. » Harry essaya de ne pas geindre avec cette phrase.

« Etes-vous prêt ? » demanda Dracula en se tournant vers la foule.

Harry prit quelques profondes inspirations et se créa un mélange de traits de personnalité de Dracula et d'Edmond pour créer le nouveau rôle du fils adoptif de Dracula – majestueux et cependant accessible.

« Très bien » murmura Vlad alors que le jeune homme se dirigeait à grands pas vers l'allée centrale de la pièce. Des flash crépitèrent et l'adolescent regretta ne pas avoir fait bannir les appareils photos. Il atteint le podium qui était à l'avant de la pièce et lutta pour ne pas sourire en trouvant son discours préparé qui l'attendait. Ce bon vieux Lucian.

« Bonsoir, mesdames et messieurs. Je vous remercie tous d'être venus, particulièrement avec une invitation si peu à l'avance. Certains d'entre vous se sont couchés tard à cause la Réunion d'Eté alors je vous remercie d'avoir abandonné un peu de sommeil. On m'a assuré que des rafraîchissements seraient disponibles ensuite pendant que nous nous détendrons et que du café et du thé seraient inclus.

Beaucoup d'entre vous se demandent sûrement pourquoi j'ai décidé de donner une conférence de presse quand j'ai évité les journalistes par le passé. Je peux vous dire que c'était une décision soudaine qui a découlé de la nuit précédente. J'ai parlé à beaucoup de monde hier soir et je sais qu'encore plus d'entre vous souhaitait me parler et n'en ont pas eu l'occasion. On m'a posé beaucoup de question et j'ai donné peu de réponses. Vous devrez me pardonner si c'est ce qui vous est arrivé. Le triste fait est que je suis sûr que j'ai raté certains d'entre vous et je n'aimais pas cette idée. Si vous voulez me parler, vous devriez être capable de le faire. Malheureusement, je n'ai que vingt-quatre heures dans ma journée, comme tout le monde. A présent, j'aimerais parler de quelques uns des sujets de la nuit dernière.

Plusieurs d'entre vous m'ont demandé pourquoi j'ai quitté le monde magique l'année dernière. Mes raisons sont personnelles. Je ne souhaite pas les partager pour le moment. Je peux dire que j'avais besoin d'une pause et que ma tante m'a aidé à prendre cette pause. Merci Tante Pétunia.

Mon séjour à Poudlard l'année dernière a été bref et je ne souhaite pas m'étendre dessus mis à part pour dire que j'ai aimé rencontrer plusieurs personnes là-bas.

Mes projets pour le futur incluent un retour à Poudlard et je suis impatient de reprendre mon éducation magique où je l'ai laissée. En fait, je me suis arrangé pour passer les examens pour la sixième année et ai réussi à les avoir avec des Efforts Exceptionnels ou mieux, donc je vais rejoindre mes amis pour ma septième année. »

Harry dut s'arrêter quand des applaudissements explosèrent dans la foule. Il sourit et donna un signe de tête poli.

« Merci. Je suis très fier de mes résultats, mon amie Hermione m'a aidé à rattraper et je dois la remercier pour ses programmes de révisions éreintants.

Ca mis à part, j'en viens maintenant au sujet qui m'a un peu mis mal à l'aise. Je n'ai que dix-sept ans et ne suis pas encore sorti de l'école. Je dors jusque midi si j'ai mon mot à dire et j'abuse de la caféine de manière régulière. Je ne comprends pas pourquoi on me pose des questions sur l'état du monde magique ou sur la guerre imminente avec Celui-Que-L'On-Ne-Doit-Pas-Nommer. De tels sujets m'ont fait réfléchir.

Je vois certains d'entre vous sourire et d'autre grimacer quand je dis que ce sujet m'a fait réfléchir. C'est vrai. J'ai dû m'arrêter et réfléchir à ce que je voulais dire à ceux qui me posent de telles questions. Je devais établir mon opinion avant que je ne puisse la partager avec quelqu'un d'autre. J'ai réalisé que mes réponses s'influençaient entre elle et que je devrais essayer d'expliquer comment cela s'organisait.

Il y a un danger dont peu d'entre nous ont conscience, quelque chose de si inhérent à notre société que personne ne peut le voir pour la menace que c'est à notre mode de vie. C'est devenue une partie enracinée et acceptée de nos vies quotidiennes. Certaines personnes le voient comme une vertu et d'autres comme leur droit à cause d'un grand nombre de facteurs. Notre ennemi, mes amis, c'est l'abus de pouvoir.

Certains d'entre vous sont peut-être perplexes à cause de cette phrase : « abus de pouvoir ». Après tout, nous vivons dans une grande société pleine de magie et d'expression. Comment pourrait-il y avoir une telle chose dans une société comme la notre ? Notre pouvoir est utilisé pour entretenir nos intérieurs, pour soigner les malades et pour créer de nouveaux produits et des potions qui profitent à l'ensemble de notre société. Comment cela pourrait-il être considéré comme de l'abus de pouvoir ?

Il est facile de faire passer cet abus pour de la bienveillance. Imaginez un moment que vous êtes un Moldu. Pas de magie. Pas de baguette. Aucune défense contre un sorcier. Imaginez que vous voyiez quelque chose qui n'a pas de sens, comme quelqu'un volant sur un balai. C'est très surprenant pour vous, vu que les balais ne volent pas. Les minutes qui suivent, alors que vous essayiez de vous réconcilier avec le fait que les balais volent, puisque vous en avez vu un, un étranger arrive vers vous et vous arrache ce souvenir… pour votre bien.

Je ne peux pas dire si garder ou non notre société cachée est mal car cela nous a tous bien servi pendant plusieurs siècles. Ce qui m'inquiète, c'est le manque de choix et le pouvoir absolu que peut avoir un sorcier sur un Moldu. Après tout, l'attitude qui domine dans le monde magique en ce qui concerne la connaissance d'un Moldu sur nous est une attitude de bienveillance distraite. Beaucoup de gens disent ou pensent qu'un Moldu est mieux en ne sachant pas et même nos élus sont d'accord avec ce sentiment. Nous devons faire confiance en nos élus, sinon pourquoi les élire ?

Mais combien de temps avant que notre confiance ne soit brisée ? Tous les jours, notre liberté est réduite en faveur de la sécurité. La panique se diffuse à travers les couches répandues pour créer une hystérie de masse. Pour le moment, vu comme est notre société, les Moldus sont gardés dans l'ignorance grâce à la vigilance de nos gouvernements. Ils sont mieux en ne sachant pas… combien de temps avant que les officiels du gouvernement ne commencent à appliquer cette manière de penser aux autres ?

Bientôt, les créatures magiques seront mieux en ne sachant pas, les humanoïdes, les demi-sangs, les trois quarts de sang ou tout ceux qui ont moins que le sang pur pourraient être considérés comme « mieux » sous la surveillance bienveillante de nos officiels.

Les changements sont à l'horizon, mes amis. La pente glissante de la protection et de la bienveillance paternelle du gouvernement doit s'arrêter. La société magique ne peut plus se permettre de se séparer entre créatures et sorciers, demi-sang et sang pur. Nous ne pouvons plus être divisés pendant que la menace se glisse et murmure nos insécurités à nos oreilles.

Jusqu'à ce que tous les citoyens de notre société soient traités équitablement, les gouvernements continueront leur tyrannie à travers la peur des différences. Nous sommes ensemble dans ce combat, du plus humble des elfes de maison au plus fier des sangs purs.

Je n'appelle pas à l'anarchie, mes amis. Je n'appelle pas à renverser nos gouvernements. Je n'appelle à rien. Je demande simplement un gouvernement plus intelligent de la part de nos dirigeants, un gouvernement plus intelligent et cohésif qui reconnaisse tous les citoyens sous sa juridiction et pas seulement les talents que ces citoyens peuvent apporter à son administration.

Nous ne pouvons pas avancer et réaliser la grande civilisation dont nous avons le potentiel jusqu'à ce que la société magique oublie ses divisions basées sur la race et le sang et qu'elle s'unisse en une seule citoyenneté magique.

En tant que dirigeants de la société magique, nous avons tous la responsabilité de créer le changement dont notre société a besoin pour survivre. Je vous défie tous de combattre les abus de pouvoir, de vous battre pour installer de nouvelles politiques qui permettent des avancements et des opportunités égales pour tous vos citoyens et d'avoir la force personnelle, la patience et l'endurance de continuer jusqu'à ce que notre société soit une société dont les futurs générations puissent être fières. Nous sommes tous ensemble et nous devons tous en voir la fin. Merci. »

Des applaudissements épars retentirent et quelques mains se levèrent alors qu'Harry rangeait ses notes et prenait quelques profondes inspirations. Vlad se détourna avec un sourire supérieur. Son plan se déroulait bien. Harry avait prêché pour l'unité et avait un plan pour le futur. Ce n'était que les fondations, la première pierre pour les mois futurs. Oui, les choses s'arrangeaient très bien. A présent, il devait uniquement se concentrer pour qu'Harry soit aux bons endroits, rencontre les bonnes personnes et, bien sûr, pour qu'il porte les vêtements qui siéent à un leader du monde magique.


Harry tomba du lit avec une main agrippée à son front, grimaçant à la vive douleur. Il semble que Voldie soit un peu en colère. Il fit venir sa robe et son masque, s'habilla puis revêtis le déguisement qu'il utilisait toujours quand il était avec Voldemort. Tom eut un sourire supérieur dans le miroir et il tourna sur ses talons pour apparaître dans le cimetière de Little Hangleton. Il prit sa personnalité d'élève du Seigneur des Ténèbres et parcourut les couloirs à grands pas.

Harry pouvait entendre le son de la torture qui se déroulait dans la salle du trône et entra prudemment, ayant peur à la fois d'attirer l'attention du Seigneur des Ténèbres et d'être touché par un sort perdu. Il se glissa le long de la pièce pour s'arrêter aux côtés de Voldemort.

« Te voici, Tom » constata celui-ci en arrêtant le sort et en se tournant vers son élève. « Bienvenu. »

« Bonsoir, monsieur répondit doucement le jeune homme. Puis-je vous aider ? » ajouta-t-il en Fourchelangue.

« Non, mon enfant, je me débrouille avec celui-ci. » Voldemort désigna deux nouveaux Mangemorts qu'Harry ne reconnut pas et ceux-ci ramassèrent la malheureuse victime et l'emmenèrent. Harry envoya une touche de magie guérisseuse vers elle pendant que son maître lui indiquait de rester avec lui d'un geste. « Vous pouvez y aller, Mangemorts. » Ceux-ci s'éparpillèrent dans le nuit, content de s'éloigner de l'homme fou.

« J'ai trouvé un article assez intéressant dans le journal ce matin, Tom, caché au fond des pages sur la société. »

« Vous lisez les pages sur la société ? » ne put s'empêcher de demander Harry avec surprise.

« Seulement pour les politiques. Bien sûr, tous ceux qui sont dans ces pages sont des politiques. Imagine ma surprise quand je t'ai vu toi, entre tous, donner une conférence de presse. » Voldemort eut un petit gloussement avant de redevenir sérieux. « Plus encore, j'ai découvert que tu séjournes avec le Voivod de Wallachia, communément appelé 'Dracula'. »

« Il m'a invité dans sa résidence d'été et j'ai accepté. Il est mieux que Dumbledore et il… m'enseigne plusieurs méthodes différentes pour manipuler le public. »

« Explique-toi, aboya le Seigneur des Ténèbre. Maintenant. »

« Dumbledore a un grand pouvoir sur les citoyens anglais et a beaucoup d'influence à l'étranger. Dracula n'aime pas cette idée donc, il m'a trouvé car il pense que je pourrais… avec le temps… avoir un pouvoir encore plus grand que Dumbledore auprès de l'opinion publique. Il m'apprend ce que j'ai besoin de savoir pour un jour combler le vide créer par la mort soudaine de Dumbledore. »

« Mort soudaine ? » demanda Voldemort, soudain très intrigué.

« Combien de vampires peut vraiment combattre un sorcier avant d'être maîtrisé ? » demanda Harry en essayant de donner assez d'informations pour satisfaire le Seigneur des Ténèbres.

« Ah, je vois. Il n'y a qu'un seul petit défaut dans son plan. »

« Lequel, monsieur ? » Harry priait pour ne pas devoir à faire une objection si forte que Voldemort lui lance un mauvais sort.

« Tu n'est pas un dirigeant » indiqua celui-ci, extrêmement patient si on se fiait à son ton. « Tu ne souhaites pas ce genre de vie. »

« Je ne dirigerai pas… » commença l'adolescent, essayant de trouver les bons mots. « Tout le monde pensera que je dirige mais ils ne sauront pas que les idées que je présente sont en fait les vôtres. Puis-je parler honnêtement, monsieur ? »

« Je t'en prie… Je souhaite entendre ce que tu as à dire. »

Harry s'arrêta quand ils sortirent dans la véranda. « Le monde magique pourrait ne jamais vous accepter comme leader. Il y a trop d'histoire, trop de familles détruites et trop de suspicions pour que vous deveniez le meilleur chef que vous pourriez être. Le Survivant n'a pas ce passé. La majeure partie du monde magique le vénère encore, presque autant que Dumbledore. Ce serait facile pour une telle personne de prendre la place de Dumbledore. Je ne vois pratiquement aucune objection et j'ai l'impression que la plupart des gens seraient heureux de permettre au Survivant de prendre le pouvoir. Je n'ai aucun désir de prendre des décisions pour le monde magique, aucun désir de le diriger. Vous dirigerez et je serai la petite marionnette en place dont vous avez besoin pour que le public accepte vos décisions. Vous serez le maître derrière la scène et je le jouerai. Avec le temps, une fois que la vérité sur votre pouvoir et vos responsabilités envers le monde magique sera connue, votre acceptation deviendra totale et je me fondrai joyeusement dans le décor et me retirerai pour posséder une équipe de Quidditch et élever des enfants agaçants. »

« Tu me laisserais tout ? » demanda Voldemort abasourdi.

« Dès que je le pourrais, dit honnêtement Harry. J'ai été le pion de quelqu'un pendant presque toute ma vie et je suis fatigué. En travaillant ensemble, nous pouvons vous faire élire et je pourrais me retirer, n'ayant besoin de diriger une affaire d'état que de temps en temps. » Harry s'appuya sur la véranda et regarda le jardin sombre. « Je suis fatigué, monsieur. Je suis prêt pour que tout ça finisse. »

Voldemort étudia son élève pendant de longs moments, pesant visiblement ses options. Harry sentit la légilimentie glisser le long de son esprit et il montra au Seigneur des Ténèbres ce qu'il voulait voir sans hésitation. Quelques minutes passèrent et ce dernier se retira, un air perplexe sur le visage. « Y a-t-il quelque chose dont tu ais besoin de ma part. ? »

« Votre confiance. » Harry regarda le visage de son maître se contracter d'anxiété. « Votre confiance pour me permettre de faire ce que je dois faire. »

Voldemort l'étudia à nouveau, des pensées flashant dans son esprit et le soupçon grandissant dans ses yeux. Allez, cède juste. Tu peux le faire. Donne moi mon moyen. S'IL TE PLAIT.

« Très bien, dit-il enfin. Tu peux compter sur mon soutient. Je n'ai jamais entendu un plan plus intelligent de la part d'aucun de mes Mangemorts. » Voldemort devint silencieux et réfléchit quelques minutes.

« Merci, dit Harry avec reconnaissance. Je peux presque en voir la fin maintenant. » Les épaules de l'adolescent perdirent de sa tension et il soupira.

Voldemort l'étudia avant de glousser. « Je ne te comprends pas. Tu me haïssais, puis tu m'as toléré et maintenant tu souhaites que je prenne le pouvoir dans le monde magique ? »

« J'ai pensé à tout ce que vous m'avez dit » dit Harry en s'appuyant sur la rambarde. « Vous ne semblez pas vous rappeler que vous m'avez offert de m'aider avant, quand vous possédiez Quirrell. Même le journal a proposé de m'aider mais quelque chose s'est passé et vous ne vous souvenez plus avoir proposé et je ne me souvenais plus que je voulais cette aide. »

« Es-tu en train de dire que nos souvenirs ont été altérés ? » siffla Voldemort, tirant son élève pour qu'il lui fasse face.

« C'est le cas, dit Harry d'une vois calme. Mes souvenirs sont revenus. »

Voldemort le regarda. « Pas les miens » dit-il d'une voix rauque. Il se détourna et Harry put sentir la colère de l'autre homme monter. Quand il se retourna pour lui faire face à nouveau, ses yeux lançaient des éclairs et l'adolescent lutta contre l'envie de faire un pas en arrière. Et je pensais que les vampires étaient effrayants…Cassius ressemble à un chiot à côté. « QUI ? »

« Je pense que c'était Dumbledore. »

Voldemort explosa. Harry lança un bouclier rapide mais fort autour d'eux deux pour essayer de contenir la magie. Quelque chose que Bleys lui avait dit lui revint à l'esprit. Cette magie peut te consumer. Harry tendit sa magie pour qu'elle effleure celle de Voldemort. Celle-ci était farouche et essaya de contrer ses efforts et de l'attaquer mais il donna un coup ferme et elle se calma à un niveau acceptable. Harry la redirigea pour réparer les dommages que l'explosion avaient causés puis il baissa ses boucliers.

Voldemort était à genoux, il agrippait sa tête en y enfonçant ses ongles. Je suis tellement content d'avoir permis à Bleys de m'entraîner… ça… aurait pu être moi. Il sortit sa baguette et alla vers le Seigneur des Ténèbres. « Nous devrions vous faire rentrer avant que quelqu'un vous voit, juste au cas où il y aurait quelqu'un qui traînerait. » L'adolescent était sûr que personne n'était dans le coin mais c'était une excuse pratique. « Pouvez-vous vous lever ? »

Voldemort ne répondit pas donc son élève prit son bras gauche et le mit sur ses pieds. « Marchez, monsieur. » L'adolescent dut aider l'autre homme à rentrer dans la maison et le guider vers le salon. « J'ai le même genre de maux de tête » dit-il en poussant Voldemort à s'asseoir. Il s'arrêta et fit venir une de ses propres potions anti-douleur. « Ils empirent avant de s'améliorer, prévint-il en tendant la potion. Ca va aider. »

Le Seigneur des Ténèbres regarda la fiole pendant un bref moment avant de la prendre et de l'avaler. Il rendit la fiole vide à son élève et soupira quand un peu de la douleur partit.

« Habituellement, cette potion me rend inconscient en quelques minutes, donc nous devrions vous mettre au lit. Où dormez-vous ? »

« A l'étage, répondit Voldemort d'une voix rauque. Est-ce que c'est toi qui l'a faite ? »

« Non. Remus me les achète. Ma tante n'aime pas que je fasse des potions à la maison. » Harry marcha à côté de Voldemort alors que celui-ci se dirigeait en direction de sa chambre. »

« Ta tante ? » Le Seigneur des Ténèbres semblait confus.

« La sœur de ma mère. Je vis avec elle. Vous savez ça. »

« Oui, oui. Bien sûr. » Voldemort était visiblement confus. Hum, la potion doit marcher. Ils furent tous les deux silencieux alors qu'ils montaient les escaliers. Voldemort ouvrit une porte en haut des marches et entra. Il s'effondra sur le lit et tira les couvertures pour se couvrir. Harry resta près de la porte, ayant peur d'entrer sans permission. « Comment as-tu retrouvé tes souvenirs ? »

« Remus a utilisé la légilimentie. » Harry ne pouvait pas dire : oh, il y avait cette âme dans un livre qui a ouvert mon esprit.

« Je veux que mes souvenirs reviennent » dit Voldemort, sa voix presque nostalgique à la fin. Il devint silencieux et Harry se tourna pour partir quand la voix de l'autre homme le stoppa. « Viens là. » Le jeune homme haussa mentalement les épaules et alla au chevet de Voldemort. « Tu vas le faire. »

« Je vous demande pardon ? » L'adolescent pensait savoir ce que le Seigneur des Ténèbres demandait mais celui-ci ne voulait sûrement pas dire que son élève allait jouer dans son esprit.

« Tu vas utiliser la Légilimentie et ouvrir ces souvenirs. »

Visiblement, Voldemort voulait que Harry joue dans son esprit. « Je ne sais pas si… »

« Maintenant, mon enfant. »

Harry leva sa baguette et espéra que l'autre homme ne remarquerait pas qu'il ne l'utiliserait pas. Elle n'était devenue rien de plus qu'un bout de bois ces derniers mois. Legilimens.

Harry se glissa au travers des barrières et se trouva au milieu d'un esprit chaotique. Il est presque fou ! Il se mit au travail. Il pouvait sentir la magie sauvage non entraînée alors qu'elle tournait autour de lui. Il tendit quelques fils de magie pour apaiser le chaos et calmer l'esprit. Puis il se tourna vers les souvenirs manquants.

Il eut un hoquet de surprise. Il en a tellement plus que moi. Des trous et des égratignures sombres et rugueux parsemaient la surface et il ne put que supposer la profondeur de certains d'entre eux. Il se sentit un peu désolé pour Voldemort. Il étira un peu plus de fils de magie et commença à faire ce qu'il pouvait pour soigner les dommages. Il décida également de donner à sa magie un temps pour se défaire afin que les souvenirs retournent petit à petit et sans la douleur et la désorientation dont il avait fait l'expérience entre les mains de Bleys.

Il ressortit de l'esprit de Voldemort et vit ce dernier le regarder. « J'ai fait ce que j'ai pu, dit l'adolescent d'une voix fatiguée. Essayez de dormir. » Il semblait que le Seigneur des Ténèbres n'attendait que l'ordre d'Harry car il ferma les yeux et son corps se détendit. Le jeune homme soupira et partit, impatient de retourner dans son lit. Ils partaient pour l'Angleterre au matin et il ne pouvait qu'espérer que le vol soit assez long pour lui permettre de rattraper son sommeil.


(1) : Tiré de la pièce de Shakespeare, Henri V

Nous avons rattrapé la version anglaise de l'amour d'une tante. Aussi, la publication des chapitres devraient être beaucoup plus espacés. En moyenne Emma publie trois à quatre fois par an. Mais je promets de traduire les nouveaux chapitres aussi vite que possibles au fur et à mesure de leur parution.

Et un grand merci à Lys qui a eut l'extrême gentillesse de se proposer pour être ma bêta.