Bonjour à tous ! Me voici de retour, après une semaine, pour poster le second chapitre de cette fiction. J'ai été ravie de voir que vous aviez apprécié le premier chapitre, et je remercie plus particulièrement celles et ceux qui ont pris la peine de laisser un commentaire ! Je suis aussi très reconnaissante et heureuse de retrouver des lecteurs de mes précédentes fictions, ça me touche réellement, alors merci.
J'ai conscience que beaucoup de personnages tout droit sortis de mon imagination sont présents dans cette fiction et qu'il n'est parfois pas facile de faire le lien entre tous. Sachez que j'ai mis sur ma page facebook « Brunhild Ana Writings » l'arbre généalogique du clan McLean et le lien avec Drago donc. Comme ça vous aurez les noms et les âges sous les yeux.
Je vous souhaite à présent une bonne lecture, en espérant que cela vous plaise toujours autant !
Le lendemain matin, Drago fut sorti de ses songes alors que le Soleil n'avait pas encore commencé son ascension dans le ciel. Deux grandes mains s'étaient posées sur ses épaules et le secouaient énergiquement, tandis que Drago sortait vivement la dague qu'il cachait sous son oreiller pour attaquer son agresseur. Il n'acheva pas son geste cependant, quand il reconnut le visage amusé de son plus vieil ami, Blaise Zabini.
− Qu'est-ce que tu fiches là ? grogna Drago.
S'il était très content de le voir, il n'en laissa rien paraître. Blaise était censé être à Londres où il devait rencontrer une potentielle épouse. Son retour prématuré n'augurait rien de bon. Drago se redressa sur son lit, et alluma à l'aide de sa baguette les chandelles qu'il avait disséminées dans toute sa chambre. Dehors, le château et le parc étaient plongés dans l'obscurité la plus totale. Blaise s'affala sur le lit, comme si c'eut été le sien, et passa une main agitée dans ses cheveux sombres.
− Je ne peux pas l'épouser, Drago, annonça-t-il sans préambule.
− Pourquoi ?
Si Blaise avait eu l'air très sérieux jusqu'à présent, il se retourna vers Drago en étouffant un rire un peu moqueur.
− Parce qu'elle ressemble à cette bonne vieille Mrs. Pince.
Mrs. Pince était l'intendante du château. Personne n'aurait pu – ni osé – lui donner d'âge, tant les générations s'étaient succédées sans qu'elle ne prenne sa retraite. C'était une femme ridiculement petite, toute en os, aux cheveux d'un blanc argenté qu'elle attachait en un chignon sévère au-dessus de sa tête. Ses petits yeux sombres semblaient lancer des éclairs à quiconque osait soutenir son regard, et ses lèvres inexistantes étaient pincées en permanence. Une énorme verrue avait élu domicile au milieu de son front, lui octroyant l'allure d'un cyclope. Rien n'échappait cependant à sa vigilance, et elle avait déjà botté les fesses de nombreux habitants du château : sang noble ou bâtard, elle ne faisait aucune différence.
− Je suis presque sûr qu'elles sont jumelles. Miss Bulstrode n'aura pas mon cœur, dit Blaise d'un air dramatique. Ni mon dard, d'ailleurs.
Blaise avait toujours été fin poète, et trouvait des sobriquets toujours plus farfelus pour parler de son sexe – ce qui arrivait plusieurs fois par jour. Drago ne put réprimer un sourire devant l'air faussement abattu de son frère – de cœur et d'arme, si ce n'était de sang.
− Et tu n'auras pas sa dote, répliqua Drago.
− Qu'il en soit ainsi ! prophétisa Blaise. Mieux vaut mourir pauvre et libre, que riche et enchaîné à vie à Bulstrode.
En vérité, Blaise n'était pas à proprement parlé 'pauvre'. Sa famille faisait partie de la richissime noblesse du Sud de l'Italie. Elle avait envoyé leur unique héritier au Royaume Unis voilà de cela dix années, pour parfaire son éducation et l'obliger à tisser un réseau parmi la noblesse britannique. Malheureusement pour eux, Blaise s'était bien trop plu sur les terres insulaires, et n'était jamais rentré chez lui. Fou de rage, son père lui avait intimé de ne jamais revenir sans être marié à un parti avantageux, sans quoi il ne toucherait pas à une miette de la fortune familiale. Aussi, la mère de Blaise, lui envoyait régulièrement des courriers avec des noms de jeunes femmes de bonne famille à épouser, dans l'espoir que son fils en trouve une à son goût, et revienne auprès des siens.
− Tu n'es pas près de rentrer chez toi, fit remarquer Drago.
− Tant mieux, ça me laissera le temps de profiter encore des bonnes choses de la vie.
Blaise ne semblait pas inquiet le moins du monde. Il fallait dire qu'il occupait une place de choix, puisqu'il était officiellement l'ambassadeur italien auprès des clans écossais. Il courait d'une cour à une autre pour écouter ce que les Lairds avaient à lui dire, signait des accords commerciaux, ou politiques. Il demeurait principalement chez le Clan McLean, où Drago l'avait intronisé et où, désormais, il connaissait tout le monde. Il avait des appartements à côté de ceux de son ami, et il ne se privait pas d'y emmener bon nombre de jeunes femmes, une fois la nuit tombée. C'était d'ailleurs à cela qu'il pensait quand il mentionnait les bonnes choses de la vie.
− J'ai une faim de loup, allons manger, déclara-t-il finalement en se redressant.
Drago jeta un coup d'œil par la fenêtre. Le soleil commençait tout juste à se lever. Il ne devait pas être plus de sept heures du matin. Il soupira, en songeant aux heures de sommeil supplémentaires qu'il aurait pu avoir, mais finit par se lever et rejoindre Blaise qui l'attendait déjà dans les couloirs.
Quand ils arrivèrent dans la grande salle à manger du château, celle-ci bourdonnait inhabituellement, comme une ruche d'abeilles. Il y avait bien plus de monde qu'à l'accoutumée, et la rumeur allait bon train. Un instant, Drago se demanda s'il n'était pas passé à côté d'un évènement particulier, ou d'une date qu'il aurait oubliée, mais rien ne lui revint en mémoire. Tous deux se dirigèrent vers une table jusqu'ici inoccupée, et s'installèrent après s'être servis deux assiettes de porridge, d'œufs brouillés et de saucisses au fumet particulièrement appétissant. Drago ne prêta pas attention aux gens qui parlaient autour de lui, et se contenta d'entamer son assiette avec entrain, jusqu'à ce que Blaise lui donne un coup de coude et lui fit un signe de la tête.
− C'est elle, qu'ils regardent tous, murmura-t-il.
Drago suivit son regard, et ses yeux se posèrent sur la silhouette fine et gracile de Miss Weasley. Celle-ci avait bonne mine, et s'était installée à la table d'honneur à côté d'Isaure et Fenella qui lui parlaient en souriant.
− Qui est-ce ? finit par demander Blaise qui n'avait plus touché à son assiette.
− Un nid à problèmes, grogna Drago.
Blaise le regarda, surpris.
− Rogue m'a demandé de lui trouver une place ici. Il paraît que sa famille veut la marier au fils Suffolk.
Blaise siffla en hausse les sourcils.
− Ça ne doit pas être n'importe qui si Suffolk s'intéresse à elle. Ça ne m'étonne pas qu'elle se soit enfuie… Mieux vaut finir nonne que dans le lit de ce monstre.
Drago acquiesça. En effet, il ne souhaitait cela à personne. Il était sur le point de répondre quand une tornade rousse se précipita sur eux et s'installa à côté d'eux sans que personne ne l'y ait invitée.
− Bonnie, dit sobrement Drago à la jeune femme qui lui faisait désormais face. Tu es bien matinale.
Bonnie McLean était la fille d'Hadrian, et la petite fille du Laird du Clan. Agée de dix-sept ans, cette jeune Lady était un véritable électron libre au caractère bien trempé et qui savait parfaitement ce qu'elle voulait. Elle fit une moue dubitative en direction de Miss Weasley et de sa grand-mère, Fenella, avant de répondre :
− Je suis venue voir la nouvelle attraction.
Le mot était bien choisi, même si légèrement insultant. Il était rare que de nouvelles personnes entrent à la cour du Clan, et plus rare encore de manger à la table d'honneur. Le sang noble qui coulait dans les veines de Lady Weasley n'était bien sûr par étranger à ce traitement de faveur. C'était pour ces raisons qu'on la regardait, avec convoitise ou avec jalousie, mais toujours avec curiosité. Bonnie la regarda quelques secondes avant de se détourner et de reporter son attention sur Drago.
− Tu as l'air de mauvaise humeur, dit-elle en volant une saucisse dans son assiette.
− C'est parce que Blaise m'a réveillé bien trop tôt.
L'intéressé ne prit même pas la peine de répondre.
− Je dois aller me promener avec des amies, cet après-midi, je viendrai préparer Dorcha après le déjeuner.
− Je le ferai, répondit Drago.
Il savait que ça ne plairait pas à Cormag de voir sa petite fille préparer elle-même son cheval.
− Très bien, dit-elle avec un sourire en coin, je viendrai te tenir compagnie alors.
Drago n'eut pas le temps de répondre, car Fenella appelait déjà sa petite-fille à travers la salle, et Bonnie se leva avec grâce pour aller la rejoindre et sûrement se faire présenter la nouvelle venue. Blaise attendit qu'elle soit assez loin pour pouffer derrière son verre.
− La petite Bonnie en pince toujours autant pour toi, on dirait.
− Elle a dix-sept ans, répliqua Drago comme si ce seul argument suffisait.
− Et alors ? Tu avais quel âge la première fois que tu as aperçu le mont de Vénus de la petite McKinnon ?
Drago le fusilla du regard. Il savait que Bonnie avait toujours eu un petit faible pour lui. Elle ne s'en cachait pas d'ailleurs, multipliant les allusions et déclamant des phrases qui auraient fait rougir des putains dans un bordel. Bonnie était loin d'être la jeune fille chaste et bien éduquée qu'on attendait qu'elle soit. Elle en savait bien plus que la bienséance ne l'y autorisait, notamment en ce qui concernait les relations charnelles.
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Comme elle l'avait promis, Bonnie se rendit aux écuries en début d'après-midi. Elle ne vint cependant pas seule, et Drago la vit arriver avec deux jeunes femmes à ses côtés : sa meilleure amie, Margareth, ainsi que Lady Weasley. Cette dernière avait revêtu une robe plus chaude que celle qu'elle portait à son arrivée, dans des couleurs automnales qui seyaient bien à son teint de porcelaine. Elle avait enfoncé les mains dans ses poches, et avançait en écoutant d'un air distrait les bavardages de ses deux compagnes. Drago était en train de passer une brosse dans la crinière de Dorcha, la jument de Bonnie quand elles arrivèrent à sa hauteur.
− Et voici Drago Black, déclara Bonnie en faisant un signe de la main en direction de Drago.
− Nous nous sommes déjà rencontrés, répondit Lady Weasley.
Drago s'inclina vaguement devant les nouvelles arrivées, tout en s'affairant autour de Dorcha.
− Drago est … mon cousin ? dit-elle d'un air interrogatif. Au troisième degré. Au deuxième peut-être. Nos grands-mères étaient sœurs.
Elle haussa les épaules comme si cette information n'avait finalement que très peu d'importance.
− Miss Weasley va nous accompagner en promenade, déclara Bonnie. Est-ce que tu peux préparer un cheval ?
− Elle a déjà un cheval, grogna Drago.
Comme s'il l'avait entendu, Tempête poussa un petit hennissement derrière eux. Miss Weasley ne fit aucun commentaire et se dirigea directement vers son box. Margareth l'accompagna, laissant Bonnie et Drago seuls à seuls. Celle-ci s'approcha ostensiblement de lui, jusqu'à ce que leur coude se frôlent.
− N'est-elle pas délicieuse ? murmura-t-elle d'un air faussement détaché. Très belle femme. Dommage qu'elle soit anglaise.
− Je n'ai pas remarqué, rétorqua Drago.
− Evidemment, puisque tu n'as d'yeux que pour moi.
Drago esquissa un sourire en coin, tandis que Bonnie lui donnait un coup de coude.
− J'ai bien l'intention de la percer à jour, cette Lady m'a l'air d'avoir de trop nombreux secrets à mon goût.
− Tu ferais mieux de te mêler de tes affaires, répondit Drago d'une voix glaciale.
S'il était certain que Miss Weasley avait de nombreux secrets, il en était un qu'il ne voulait pas que Bonnie découvre : sa condition de sorcière. Car cela le mettrait aussi dans l'embarras, étant donné qu'il était celui qui l'avait introduite dans le château du clan. Si Fenella savait très bien tenir sa langue, Bonnie était une vraie commère qui raffolait des ragots en tout genre. Celui-ci serait si juteux qu'elle ne tiendrait pas deux minutes avant de le révéler à ses dames de compagnie, qui elles-mêmes le raconteraient à qui voudrait bien les écouter. Et voilà, songea Drago avec humeur, elle n'était pas là depuis vingt-quatre heures qu'elle lui causait déjà du souci. Il avait bien d'autres chats à fouetter.
Bonnie ne sembla pas enchantée de la réponse de Drago. Elle le regarda avec ce regard princier qu'elle accordait à ceux qui osaient la contredire. Drago ne s'en offusqua pas, et se contenta de lui tendre les rênes de Dorcha et de les lui lâcher dans les mains.
− Voilà pour vous Lady Bonnie, dit-il avec une légère révérence.
L'intéressée, toujours fâchée, s'empara des brides et s'éloigna d'un pas rageur. Drago savait que ça ne durerait pas, aussi n'y prêta-t-il pas vraiment attention. Il était sur le point de s'occuper de Tempête quand il vit que Miss Weasley était déjà perchée sur son dos. Elle ne l'avait pas attendu.
− Je vois que vous n'avez pas besoin de moi.
− J'ai rarement besoin de quelqu'un, répliqua Lady Weasley.
Ils se regardèrent quelques secondes en silence, avant que la cavalière ne serre ses talons autour des flancs du cheval qui se mit à avancer. Drago la regarda encore un instant s'éloigner sur sa monture, songeant que si elle ne se révélait pas un peu plus auprès de Bonnie, cette dernière n'hésiterait pas à mener l'enquête. Il soupira. Les problèmes commençaient.
Blaise ne tarda pas à le rejoindre dans les écuries quelques temps après que les trois jeunes femmes se soient éclipsées. Drago était en train de terminer de nettoyer un box.
− Ce serait plus facile avec ta bagu…
− Tais-toi, lui intima Drago. Les murs ont des oreilles ici.
Blaise ne répondit rien et se contenta d'enfoncer les mains dans ses poches. Quand Drago eut terminé, il sortit de sous sa cape deux choppes de bière brune. Il en tendit une à son ami, et tous deux s'assirent dans le foin, à même le sol. Les écuries étaient le meilleur endroit pour siroter une bière sans qu'on ne vienne vous déloger, Blaise et Drago l'avaient compris depuis bien longtemps, et c'était un lieu qu'ils chérissaient beaucoup.
− Alors, prêt pour dimanche soir ? demanda Blaise après quelques instants.
Drago acquiesça lentement.
− Ça devrait être facile, dit Blaise comme s'il pensait à voix haute. Le Vif-argent n'a de vif que le nom.
Drago réprimanda un petit sourire en coin. Blaise avait l'art et la manière de rappeler à Drago qu'il était le meilleur. Ce n'était pas totalement faux puisqu'il restait jusqu'ici invaincu, mais rien ne lui assurait de gagner éternellement…
Depuis six mois, maintenant, Drago s'adonnait à des combats clandestins. Il ne faisait pas cela pour l'adrénaline – ou du moins pas seulement – mais surtout pour amasser assez d'argent qui lui permettrait de se payer un procès équitable – et un avocat efficace – et ainsi récupérer ses terres et ses biens. Depuis six mois, il amassait des sommes rondelettes lors de chaque combat qu'il gagnait. Tous, pour le moment. Dans ce milieu de combat illégal, il se faisait appeler le Basilic – pour son venin mortel et la ruse du serpent. Son adversaire du dimanche qui suivrait, le Vif-Argent, n'était pas réputé pour être très futé, mais Drago n'avait pas pour habitude de sous-estimer un concurrent.
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Quand ils retournèrent au château de nombreuses heures plus tard, il régnait dans le château une ambiance électrique. Une ride soucieuse entravait le front de Mrs. Pince qu'ils croisèrent dans un couloir. Devant l'air résolu et inquiet de l'intendante, Drago ne put s'empêcher de la questionner.
− C'est Lady Bonnie, s'exclama-t-elle, elle est tombée de son cheval.
− Rien de grave ? demanda Blaise.
Mais devant le teint blafard de Mrs. Pince, tous deux comprirent qu'il ne s'agissait pas d'une chute anodine.
− Où est-elle ?
− Dans ses appartements, le médecin ne devrait plus tarder.
Drago et Blaise se rendirent directement dans l'aile Sud où se trouvaient les appartements de Bonnie. Devant la porte, une vingtaine de personnes – domestiques et dames de compagnie - s'étaient attroupées et attendaient, l'air inquiet, des nouvelles de leur maîtresse. Drago se fraya un chemin et entra dans le petit salon, avant de tomber sur Hadrian et Hydra, les parents de Bonnie, ainsi que Cormag et Fenella, ses grands-parents. Cormag était en train de serrer chaleureusement la main de Miss Weasley dans ses siennes. Contrairement à ce à quoi il s'était attendu, les visages qui le regardaient semblaient désormais rassurés.
− Nous ignorions vos pouvoirs de guérisseuse, Lady Weasley. Quelle bénédiction de vous avoir au près de nous, déclara Cormag de sa voix basse et profonde.
− Nous vous en sommes très reconnaissants, assura Fenella avec un sourire tendre.
Hydra avait pleuré, et elle serra à son tour les mains de Lady Weasley dans les siennes, dans un remerciement rendu silencieux par l'émotion. A côté d'elle, son époux, Hadrian, dévorait des yeux la nouvelle guérisseuse. Drago s'éclaircit la voix.
− J'étais venu proposer une aide quelconque, mais je vois que notre invitée s'est montrée d'une efficacité remarquable.
Fenella raconta à Drago comment Miss Weasley avait ramené Bonnie, totalement inconsciente, sur son cheval au triple galop, et lui avait préparé une mixture de plantes pour la réveiller, avant de lui prodiguer quelques massages au sommet du crâne pour s'assurer que rien n'était fracturé. Drago n'osa pas regarder la jeune femme, sachant pertinemment que ladite mixture n'était rien d'autre qu'une potion. Quant à ses massages… sans doute la jeune femme était une sorcière très douée qui parvenait à diffuser la magie au bout de ses doigts. C'était tout de même impressionnant.
Dans la chambre d'à côté, la voix de Bonnie s'éleva :
− Qui faut-il embrasser pour avoir le droit à un peu d'eau fraîche ?
Dans le salon, tout le monde esquissa un petit sourire. Bonnie n'avait rien perdu de sa répartie. Bientôt, les appartements de la jeune femme se vidèrent, et ne restèrent plus qu'Hydra et Fenella qui restèrent au chevet de la blessée. Blaise et Drago quittèrent la pièce, Miss Weasley sur les talons. Blaise ne rata pas une si belle occasion.
− Nous n'avons pas encore eu l'honneur d'être présentés. Je suis Blaise Zabini, déclara-t-il d'une voix un peu chevaleresque.
− Hermione Weasley, répondit l'interpellée avec un sourire.
− Et bien Lady Weasley, on peut dire que vos talents de guérisseuses sont… magiques, lâcha-t-il avec un petit clin d'œil.
Il n'en fallut pas plus à Miss Weasley pour comprendre que Blaise était aussi un sorcier. Elle jeta un bref coup d'œil à Drago, puis se contenta de sourire d'un air angélique.
− Un don de notre seigneur, lâcha-t-elle.
Blaise éclata d'un rire tonitruant. Pour les sorciers, mentionner Dieu était une vaste farce qui faisait rire des générations entières de magiciens. Car eux-mêmes savaient que leurs dons n'étaient pas offerts par un quelconque Créateur. Sans quoi les moldus ne s'évertueraient pas à les percher sur des bûchers.
