Une semaine s'est déjà (enfin ?) écoulée, et me voici donc avec le chapitre 3 ! Suite à un bug de la semaine dernière, vous n'avez pas été avertis de l'arrivée du chapitre 2, et j'ai bien vu qu'il y avait eu beaucoup moins de lecteurs mais aussi de reviews … Soit il ne vous a pas plus, soit vous avez oublié de me laisser un petit mot !

J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira malgré tout ! Et que vous serez plus nombreux à le lire et le commenter. Je vous laisse à votre lecture !


Le lendemain qui suivit la chute de Bonnie, Cormag MacLean envoya son fils cadet, Jeremiah chercher Hermione dans ses appartements. C'était un jeune homme robuste aux cheveux d'or, d'une trentaine d'années. Il était beau, et solaire. Son sourire semblait illuminer la pièce, malgré le temps pluvieux qui sévissait dehors. Hermione l'avait déjà croisé une fois lors d'un dîner, mais celui-ci avait été si occupé avec la cour de jeunes femmes qui gravitait autour de lui qu'elle n'avait pas osé le déranger pour apprendre à le connaître.

− Mon père requiert votre présence dans son bureau, Lady Weasley. Ce serait un plaisir pour moi de vous y accompagner.

Hermione fut surprise d'être ainsi demandée par le Laird en personne. Elle se contenta d'acquiescer et d'enfiler un châle épais sur ses épaules, car les courants d'air qui régnaient dans le couloir lui glaçaient le corps. Jeremiah lui ouvrit la porte et tous deux s'enfoncèrent dans le dédalle sinueux des couloirs du château. Il lui fit une conversation courtoise et pleine d'esprit, et Hermione l'apprécia immédiatement. Elle comprit que de nombreuses jeunes femmes se soient éprises de lui, peu importait leur âge : des jeunes jouvencelles tout juste menstruées, aux veuves éplorées, aucune n'était indifférente à son charme radieux.

− Nous n'avions pas encore eu l'occasion de faire connaissance, je suis ravi de cette mission, sourit Jeremiah en adaptant son pas à celui d'Hermione.

− En effet, répondit Hermione en lui rendant son sourire. Il faut dire que vous êtes toujours en très bonne compagnie.

Jeremiah étouffa un petit rire.

− C'est vrai, concéda-t-il. Ce n'est pas tant pour ma personne que pour mon statut que les dames me convoitent.

− Je vois, répondit simplement Hermione.

Elle imaginait parfaitement ce que Jeremiah devait ressentir, car elle-même était convoitée comme un bon morceau de viande par les hommes de l'entourage de son père. Jeremiah ne le dit pas, mais Hermione devina aisément qu'il était un bon parti, avec des revenus confortables et de noble lignée. N'importe quelle dame aurait été ravie d'être celle qui lui passerait la corde au cou et lui ferait une ribambelle de petits héritiers – mâles, les héritiers. Il était cependant étonnant qu'à son âge, Jeremiah n'ait pas encore rencontré celle qui ferait chavirer son cœur.

− Êtes-vous mariée, Lady Weasley ?

− Pas que je sache, répondit Hermione avec un sourire enjoué.

Jeremiah éclata d'un grand rire.

− Heureux sera l'homme qui vous comblera, prophétisa-t-il.

Hermione se sentit rougir légèrement, mais n'ajouta rien, car ils venaient d'arriver devant une belle porte en bois ouvragé, sur laquelle s'entrelaçaient des sculptures représentant des signes celtiques. Jeremiah frappa trois coups secs et n'attendit pas d'y être invité pour rentrer, Hermione sur ses talons. Cormag était confortablement installé derrière un large bureau en désordre, et signait de sa plume de paon albinos des documents d'allure officielle.

− Père, dit Jeremiah quand il se trouva devant le bureau.

− Ah, Jeremiah, je te remercie, sourit Cormag tandis que ses yeux glissaient sur Hermione. Lady Weasley, merci de vous être déplacée.

Hermione lui sourit, songeant qu'elle n'avait pas eu tellement le choix de toute façon. Cormag jeta un coup d'œil à Jeremiah qui comprit qu'il n'était pas invité à rester. Celui-ci tourna la tête vers Hermione et s'inclina galamment dans sa direction avant de disparaître dans le couloir en refermant la porte derrière lui. Cormag fit signe à Hermione de s'asseoir sur le fauteuil qui lui faisait face, ce qu'elle fit, avant de prendre la parole.

− Je voulais renouveler notre gratitude à votre égard pour ce que vous avez fait pour Lady Bonnie, hier.

− C'était le moins que je pouvais faire, répondit doucement Hermione. Vous m'accueillez au sein de vos terres, de votre château, alors je suis heureuse d'avoir pu soigner Lady Bonnie.

− C'est la première fois que je vois une guérisseuse aussi douée, confia Cormag. Et c'est pour cette raison que je voulais savoir si vous envisagiez de vous installer de manière plus … définitive au château.

Hermione ne s'était pas vraiment posé la question. Elle se doutait qu'il s'agissait là d'une solution de repli, sans doute temporaire, mais à présent que Cormag parlait de rester définitivement… l'idée paraissait effrayante. Si elle se sentait très bien ici, elle craignait de ne jamais se sentir réellement chez elle. Avait-elle seulement un « chez elle » ?

− J'ai cru comprendre que votre présence ici était due à …, Cormag chercha ses mots. A une union qui ne vous profiterait pas.

Hermione se crispa. Elle n'avait pas dit un mot sur les raisons de sa présence à qui que ce fut ici. Seul Drago Black était au courant, et c'était Severus Rogue qui les lui avait confiées. Comment Cormag pouvait-il savoir ? Elle resta silencieuse, méfiante.

− Je vous propose de devenir la guérisseuse officielle du château, dit finalement Cormag. En échange de quoi, vous aurez la protection de mon Clan, si d'aventure votre… prétendant venait réclamer votre main. Vous appartiendrez de fait à la cour du clan.

Hermione arqua un sourcil. Devenir guérisseuse pour obtenir protection ? Voilà une proposition qui méritait toute son attention. Elle nota cependant que cela ne ferait pas d'elle une membre à part entière du clan.

− Devenir votre guérisseuse ferait de moi l'une des membres du clan MacLean ? questionna Hermione, intriguée.

Le sourire de Cormag se figea légèrement, ne remontant pas jusqu'à ses yeux gris. Cormag avait surement été bel homme, dans sa jeunesse. Il était encore vaillant pour son âge, mais son dos s'était légèrement vouté avec le temps. Hermione avait remarqué qu'il boîtait et qu'il manquait un doigt à sa main gauche, cependant, son esprit était encore vif et calculateur, elle n'en doutait pas une seconde.

− Pas exactement, mais nous pourrions remédier à cela si vous trouvez satisfaction dans notre château.

Hermione n'aimait pas l'entendre parler de manière aussi sibylline.

− Je vous propose de faire un essai. Deux mois, pour commencer, et nous ferons le point d'ici là. Qu'en dites-vous ?

Hermione le regarda de longue secondes avant de prendre la parole. Elle devait peser le pour et le contre, mais cette période d'essai de quelques mois lui semblait être une bonne idée. Deux mois, c'était assez pour se faire une idée de ce qu'était la vie dans le Clan MacLean, c'était assez pour décider d'y rester plus ou de s'en aller. Qu'avait-t-elle à perdre ?

− Voilà une proposition que je ne peux décemment pas refuser, finit-elle par dire en souriant.

− Je suis ravi de vous l'entendre dire. Je vais faire dépoussiérer l'infirmerie pour la semaine prochaine afin que vous puissiez vous y installer convenablement.

− Merci pour votre sollicitude.

Hermione n'attendit pas qu'on l'y invite avant de prendre congé. Elle se leva avec grâce de son fauteuil et esquissa une brève révérence en direction de son désormais Laird – pour les deux mois à venir, du moins. Celui-ci lui adressa un sourire affable, avant de se détourner d'elle et de replonger son nez dans les affaires courantes du Clan. Hermione quitta le bureau et se rendit vers la salle à manger où le déjeuner l'attendait sûrement.

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Voilà une semaine qu'Hermione vivait désormais sous la protection du Clan MacLean. On lui avait offert des appartements douillets et accueillants dans lesquels elle s'était immédiatement sentie chez elle. On lui avait également donné des robes plus chaudes que les siennes, moins luxueuses aussi, mais Hermione n'avait jamais eu le goût des choses couteuses, aussi s'en accommoda-t-elle rapidement. Comme le lui avait promis Severus, elle avait été très bien accueillie par le Laird, son épouse et leur cour. Au matin du lundi qui suivit son arrivée au château, Hermione retrouva la salle à manger comme elle en avait désormais l'habitude. Lady Fenella conservait toujours une chaise libre à sa table, ce qui donnait l'occasion à Hermione de bavarder avec les membres du Clan et d'en apprendre plus sur chacun d'entre eux. Ce matin-là, elle s'installa entre Hydra et sa fille, Bonnie qui semblait allait aussi bien que possible après sa chute de cheval.

− Bonjour, Lady Hermione, dit Hydra de sa voix douce en lui adressant un sourire sincère. Avez-vous bien dormi ?

− Je n'ai jamais aussi bien dormi qu'ici, répondit Hermione.

C'était vrai. Mais cela n'avait rien à voir avec la literie ou la chaleur de la cheminée qui réchauffait rapidement sa petite chambre. Non, ce qui faisait dormir sur ses deux oreilles, c'était la certitude qu'ici, personne ne viendrait la lever au petit matin pour la forcer à épouser un Duc dont la réputation de barbare n'était plus à faire. Une domestique s'approcha d'elle pour lui servir une tasse de thé fumante, tandis qu'elle balayait la salle du regard.

A l'instant où se yeux se posèrent sur Drago Black, Bonnie retint un hoquet de stupeur et demanda d'une voix blanche :

− Qu'est-il arrivé à Drago ?

Tous les regards de ceux qui l'avaient entendue se mirent à chercher le jeune homme. Fenella, assise un peu plus loin, écarquilla les yeux. Son neveu arborait un coquard impressionnant sur son œil droit, qui était désormais boursoufflé et à moitié clos, tandis que sa lèvre était fendue et laissait apercevoir des contusions bleutées. Dans la salle, tout le monde avait les yeux rivés vers lui, mais personne n'osa lui poser de questions. C'était sans compter sur Fenella qui leva une main en sa direction et lui intima silencieusement de se rapprocher. Celui-ci obéit, et se dirigea vers la table d'honneur de sa démarche gracieuse de félin. Quand il fut assez proche, Hermione put observer tout à loisir qu'une multitude de bleus recouvraient ses avant-bras découverts, et que son arcade sourcilière était également enflée.

− Que t'est-il arrivé ? demanda Fenella d'une voix ferme dans laquelle transparaissait malgré tout son inquiétude.

− Un cheval récalcitrant, ma tante, répondit l'intéressé en inclinant légèrement la tête.

Il mentait, Hermione en était certaine. Un cheval ne pouvait pas faire autant de tort à un homme qui connaissait tout de ces animaux. Il ne se serait pas fait prendre. Ce qui l'étonnait par-dessus tout, c'était que Mr. Black était un sorcier, sans quoi Severus ne l'aurait pas envoyée ici. Alors pourquoi n'avait-il pas usé de sa baguette pour soigner ses plaies ? L'air faussement penaud qu'il accorda à sa tante sembla la convaincre.

− Peut-être pouvons nous demander à Lady Hermione d'user de ses talents de guérisseuse sur toi, dit Fenella en se tournant vers Hermione.

− Ce n'est pas la peine, répliqua Drago. Je n'ai pas mal.

Mais Fenella ne l'écouta pas et posa une main fraiche sur l'avant-bras d'Hermione.

− Voilà votre premier patient, Lady Hermione. Drago, tu iras à l'infirmerie quand nous aurons terminé de déjeuner, ordonna Fenella d'une voix qui ne souffrait aucune réplique.

Hermione vit Drago crisper les mâchoires, et s'incliner respectueusement en direction de sa tante, avant de tourner les talons et de rejoindre des amis à lui qui s'étaient installés à une table éloignée de la table d'honneur. Hermione eut tout juste le temps de se demander pourquoi le neveu du Laird et de son épouse ne mangeait pas à leur table, avant d'être interpellée par Hydra qui lui demanda quelle était la dernière mode de chaussures selon elle à la cour du Roi de France. Une trentaine de minutes plus tard, Hermione prit congé, et se dirigea vers son infirmerie qui avait été emménagé quelques jours plus tôt, sur ordre de Cormag.

Elle l'avait rendue accueillante et chaleureuse. Un feu de cheminée ronronnait en permanence près de la table d'examen, assurant à ses patients de ne pas frissonner s'ils devaient se dévêtir pour qu'elle les ausculte. S'installant derrière son petit bureau, elle ouvrit le large recueil mis à sa disposition pour consigner le nom de ses patients, la date de leur visite et les symptômes qu'ils présentaient. Hermione n'était pas à proprement une guérisseuse. Elle n'avait suivi aucune formation en ce sens, étant donné que son rang ne lui autorisait comme activités que la couture et les mariages arrangés. Cependant, son précepteur, Severus Rogue, avait tenu à lui enseigner les bases de l'herbologie, afin de distinguer poisons et antidotes, ainsi que des sorts de guérison. Elle s'était révélée étrangement douée en la matière, parvenant à guérir par des sorts informulés en palpant du bout de ses doigts les zones douloureuses et les plaies sanglantes.

Mais ici, dans le château de Duart, elle devrait se montrer particulièrement attentive et discrète quand elle userait de ses pouvoirs comme elle l'avait fait sur Bonnie. Elle n'était pas encore parvenue à identifier la position du clan MacLean en ce qui concernait la sorcellerie, et ne voulait pas risquer de se faire chasser ou pire… mettre au bûcher si on découvrait que ses dons n'étaient pas issus du Créateur lui-même.

Hermione était encore perdue dans ses pensées quand deux coups brefs retentirent contre le bois de la porte. Elle se leva d'un bond et rejoignit le nouvel arrivant qui n'était autre que son premier patient, Drago Black. Celui-ci arborait un visage fermé, et glacial quand il pénétra l'infirmerie. Hermione le regarda discrètement avant de l'inviter à s'installer sur la table d'auscultation où elle savait qu'elle n'aurait absolument rien à faire : elle sentait bien que son patient n'était pas là pour se faire soigner, mais parce qu'on le lui avait ordonné.

− Que puis-je faire pour vous ? demanda-t-elle d'une voix claire et sûre d'elle.

− Rien, grogna Drago en observant la pièce d'un œil scrutateur.

− Alors vous n'avez rien à faire ici, répliqua Hermione.

Elle n'aimait pas ses manières de rustre, et n'était pas là pour supporter sa mauvaise humeur. S'il ne voulait pas de son aide – en avait-il seulement besoin ? – autant qu'il reparte d'où il était venu et laisse la place à d'éventuels nouveaux patients qui ne seraient que trop heureux d'obtenir des soins. Drago reposa ses yeux gris sur elle, et elle se sentit frissonner malgré elle. Ce regard était profond, abyssal, presque. Il aurait été très aisé de s'y noyer, songea-t-elle en déglutissant.

− Je pense qu'il serait préférable que vous n'usiez pas de vos… dons sur les gens du château, finit-il par murmurer d'une voix froide.

− Je n'ai pas l'intention de dévoiler ma condition, répondit Hermione sur un ton de défi.

− Et pourtant, vous avez soigné Lady Bonnie.

− C'était une question de vie ou de mort, auriez-vous préféré que je laisse la fille de votre cousin à l'état végétatif dans lequel elle se trouvait ?

Drago ne répondit pas et se contenta de la toiser. Il émanait de lui une animosité qu'elle ne s'expliquait pas. Avait-elle seulement fait quelque chose pour lui déplaire ? Elle n'en avait pas le souvenir.

− Pourquoi ne vous soignez-vous vous-même ? demanda-t-elle finalement, ne sachant museler sa curiosité.

− Parce qu'il serait très étrange de me voir si vite rétabli et que les ragots iraient bon train.

− Je doute que le cheval ne colporte des ragots à votre égard. Aussi intelligentes soient ces bêtes.

Hermione, qui savait qu'il avait menti, entrait délibérément dans le jeu de Drago, curieuse de savoir jusqu'où il pousserait le vice du mensonge. Celui-ci ne se démonta pas, et, percé à jour, ne continua pas sur cette voie-là.

− Voilà à quoi vous abandonnez vos nuits, Mr. Black ? Vous battre dans des tavernes et arborer fièrement vos blessures ?

− Je n'ai jamais parlé de tavernes, répliqua-t-il.

− Peu importe l'endroit, vous voilà défiguré. Vous êtes vous seulement regardé dans un miroir ?

Drago esquissa un petit sourire goguenard.

− Je l'ai fait. Et croyez-moi, je me porte comme un charme à côté de mon… assaillant.

Sur ces mots, il sauta de la table d'auscultation sur laquelle il était assise, et se dirigea vers la porte de l'infirmerie. Avant de s'en aller, il se retourna et déclara d'un ton froid :

− Si on vous demande, vous direz que vous m'avez prescrit un onguent pour apaiser les hématomes et autres bosses.

− Je n'en ferai rien, répliqua Hermione, piquée à vif de se voir donner des ordres.

− Et bien dans ce cas, je dirai que vous n'avez rien pu faire pour moi.

Et sans lui laisser le temps de répondre, il sortit en claquant la porte derrière lui. Hermione fixa quelques secondes la porte par laquelle il était parti, sentant la colère s'insinuer en elle. Mais pour qui se prenait-il ? Il ne lui avait qu'à peine adressé la parole jusqu'à présent, et elle regrettait que ce temps fût révolu. Une seule conversation, et elle sentait déjà qu'elle ne parviendrait pas à apprécier sa présence. Il était si suffisant, si sûr de lui… C'en était indécent. Toujours en colère, Hermione allait s'asseoir derrière son bureau et ouvrit son recueil. Empoignant la première plume qui lui passait sous la main, elle la plongea d'un air rageur dans le petit encrier, et inscrivit de son écriture ronde et régulièrement :

Drago Black – 8/11 – Ego surdimensionné impossible à soigner.

Elle referma le recueil d'un air satisfait. Voilà une journée qui commençait bien. Son premier patient – qui n'en était pas vraiment un – était parvenu à la mettre de mauvaise humeur, alors qu'ils ne se connaissaient pas. Elle s'en voulait de s'être laissée ainsi déstabiliser. Ce n'était pas dans ses habitudes… Elle se promit que la prochaine fois, elle se montrerait bien plus professionnelle que lui. Enfin, si prochaine fois il y avait… Car quelque chose lui disait que Drago Black n'était sûrement pas homme à rôder souvent autour de l'infirmerie. Elle était toujours plongée dans ses pensées quand de nouveaux coups retentirent contre la porte qui s'ouvrit alors sur une domestique, enceinte de plusieurs mois à en juger par sa taille rebondie.

− Bonjour, sourit Hermione en la voyant arriver de sa démarche chaloupée.

− Bonjour, Lady Weasley, excusez-moi de vous déranger…

− Il n'en est rien, répondit immédiatement Hermione en se levant.

− On m'a dit que vous pourriez peut-être soulager mes douleurs, dans le dos ?

− Approchez, je vais voir ce que je peux faire.

Elle conduisit la jeune femme sur sa table d'auscultation et pu examiner sa première vraie patiente. En effet, elle avait décidé que la visite de Black n'était rien d'autre qu'une visite de courtoisie – aussi peu courtoise fut-elle – et qu'il était hors de question qu'elle le considère comme son véritable premier patient.