Bonsoir à toutes ! Je poste un peu plus tardivement ce soir je n'ai pas eu une minute à moi aujourd'hui. En ce moment c'est la folie et je peine à écrire et perds peu à peu mon avance. Le manque de visibilité a cause d'un bug qui n'envoie pas un mail à ceux qui suivent l'histoire et le nombre de lecture et de reviews qui ne décollent pas ça me mine un peu le moral je l'avoue. Mais hauts les cœurs ! Je remercie les fidèles lectrices qui commentent et laissent une trace de leur passage vous êtes des amours ! Bonne lecture à toutes !
Petit à petit, la nouvelle à propos du rôle de guérisseuse d'Hermione dans le château s'était répandue. Fenella lui avait confié qu'il n'y avait plus de guérisseur dans ces lieux depuis deux ans déjà, après la mort de son prédécesseur, âgé alors de presque cent ans. Les membres du clan s'étaient donc soignés comme ils le pouvaient pour les petites blessures, ou bien, quand c'était trop grave, avaient dû se rendre au village pour voir le médecin qui y officiait dans son cabinet. La présence d'Hermione était donc une bénédiction pour le château, et bientôt, son infirmerie ne désemplit pas. Grâce à cela, Hermione ne tarda pas à connaître presque chaque famille qui logeait au château, auscultant grands-parents, parents et enfants, parfois en même temps. Grâce à ses potions qu'elle appelait remèdes, elle parvenait à soulager les maux du quotidien : rage de dents, brûlures ou coupures. Elle n'eut jamais recours à sa magie, et n'en fut que trop heureux, craignant d'être percée à jour.
Un soir, après avoir ausculté un nourrisson de quelques jours qui pleurait à cause de maux de ventre, elle s'apprêtait à fermer son infirmerie lorsqu'une main se glissa dans l'entrebâillement de la porte.
− Puis-je ? demanda une voix rauque et basse qu'Hermione mit du temps à identifier.
Elle s'approcha de la porte et l'ouvrit largement pour voir la personne qui se trouvait sur son seuil. C'était Hadrian, le fils aîné de Cormag, et le père de Bonnie. Il était immense à côté d'elle, et avait une carrure très imposante. Elle ne put s'empêcher de reculer d'un pas pour mieux le regarder. C'était un homme d'une quarantaine d'année, bien portant, physiquement en forme. Il avait un regard de glace, très observateur, peut-être même calculateur, songea- Hermione. Elle ne l'avait que très peu croisé aux cours de ces dernières semaines, si ce ne fut au moment de la chute de cheval de sa fille.
− Que puis-je faire pour vous ? demanda finalement Hermione.
− Mes épaules sont très douloureuses depuis quelques temps, dit-il avec un sourire charmeur. Peut-être avez-vous un remède contre cela ?
Hermione se détourna de lui et se dirigea vers les étagères qui comportaient toutes ses potions.
− Installez-vous sur la table d'examen, ordonna-t-elle. Je vais voir ce que je peux faire.
Hadrian s'exécuta, tandis qu'elle passait en revu chacune des fioles qu'elle avait sous les yeux. Elle finit par trouver une mixture à base de camphre – rien de sorcier là-dedans. Elle le huma doucement, sentant la chaleur qui semblait s'en dégager, puis se tourna vers son patient.
− Voici un baume à appliquer directement sur la zone douloureuse, dit-elle en le lui tendant.
Hadrian ne tendit pas la main, et ne fit pas mine de récupérer la fiole. Il se contenta de faire une grimace de douleur et de dire :
− Pouvez-vous me l'appliquer ? Je crains de ne pas y arriver.
Hermione se mordit la langue pour ne pas lui rappeler qu'il avait une épouse, ou sans doute un tas de domestique pour lui faire. Mais elle était la guérisseuse, et cela faisait partie de ses prérogatives. Elle se contenta de remonter ses manches et de prélever une noisette de baume sur le bout de ses doigts.
− Ôter votre chemise, dit-elle entre ses dents.
Hadrian ne se fit pas prier, et la retira avec une telle rapidité qu'Hermione se demanda si ses épaules étaient si douloureuses qu'il le prétendait. Il avait de larges épaules, dont la peau pâle laissait deviner une musculature massive. Elle ne sut expliquer pourquoi, mais Hermione sentit une certaine révulsion à l'idée de poser ses mains sur cet homme. Sans doute parce qu'il affichait un petit air satisfait qui ne lui plaisait pas. Serrant les dents, elle appliqua doucement le baume à l'endroit que lui indiquait Hadrian, et se mit à masser méthodiquement pour le faire pénétrer. Le silence s'abattit dans la petite infirmerie, parfois interrompu par les gémissements indécents qu'Hadrian laissait échapper de temps en temps. Hermione se sentait terriblement mal à l'aise, surtout lorsqu'elle aperçut un renflement pointer sous son pantalon, juste en dessous du bas ventre. Cette vision l'écoeura plus que jamais, aussi retira-t-elle vivement ses mains avant de les essuyer sur son tablier.
− Voilà qui devrait suffire, marmonna-t-elle.
− Au besoin, je reviendrai vous voir. Vous avez des doigts de fée, Lady Hermione.
Hermione ne répondit pas, et se contenta d'ôter son tablier, lui signifiant qu'elle avait terminé sa journée, et qu'il lui faudrait partir car elle comptait bien fermer l'infirmerie derrière elle. Hadrian le comprit aisément, mais resta au milieu de la pièce, exhibant son torse nu, barré de quelques cicatrices.
− Vous pouvez vous rhabiller, dit-elle plus sèchement qu'elle ne l'avait pensé.
− La nudité vous indispose ? demanda Hadrian avec un sourire en coin.
− Seulement quand elle n'est pas nécessaire.
Elle se détourna de lui pour lui laisser le temps de remettre sa chemise, et se dirigea vers la porte. Hadrian la rejoignit en quelques enjambées.
− Puis-je vous raccompagner jusqu'à vos appartements ?
Hermione se figea. Pourquoi Diable voulait-il subitement passer autant de temps en sa compagnie ? Elle n'aimait pas les regards insistants qu'il lui adressait, ni sa façon qu'il avait de lui sourire comme si personne ne pouvait résister à son charme – plus que banal, d'ailleurs. Ne souhaitant pas se retrouver seule dans les couloirs sombres du château avec lui, Hermione lui adressa un sourire aimable avant de déclarer :
− C'est très aimable de votre part, mais je dois me rendre aux écuries…
− Vraiment ? demanda Hadrian, surpris.
− Oui, je dois… rapporter un onguent à Mr. Black pour une jument.
Elle fouilla rapidement dans les poches de sa robe et en sortit un flacon qui contenait une crème verdâtre. Ce n'était pas destiné aux juments, mais c'était la seule chose qu'elle avait trouvé pour s'éviter les ennuis. Hadrian ne sembla pas vraiment croire à son excuse, mais ne se démonta pas :
− Bien, je vais vous y escorter alors.
Hermione ne trouva rien à redire. Au moins, pensa-t-elle, le chemin jusqu'aux écuries était plus court que celui qui menait à ses appartements. Et plus… public. En effet, le rez-de-chaussée du château fourmillait de vie, les courtisans allant et venant, discutant et colportant des ragots dans tous les coins. Hadrian lui offrit un bras qu'elle se força à prendre avant un sourire qui ne montait pas jusqu'à ses yeux. Ils se mirent en route, et, au plus grand bonheur d'Hermione, croisèrent de nombreuses personnes qui les saluèrent sur leur passage. Hadrian était comme un prince dans son palais, s'assurant que tout le monde le remarquait et s'inclinait sur son passage.
− Mes épaules sont déjà moins douloureuses. Peut-être pourriez-vous me rejoindre dans mes appartements demain soir, pour me passer ce baume miraculeux ? proposa-t-il avec un sourire carnassier.
− Je doute en avoir le temps, mais je confierai le flacon à votre épouse, elle pourra vous l'appliquer.
A la mention d'Hydra, Hadrian se renfrogna. Ils arrivaient aux grandes portes du château, quand quelqu'un l'interpela de l'autre bout du hall d'entrée. C'était Jeremiah, son jeune frère.
− Ah, te voilà, dit-il en s'approchant.
Il n'était plus le jeune homme souriant qu'Hermione avait vu quelques temps plus tôt. Il avait l'air fermé, froid, et regardait son frère avec une indifférence non feinte. Quand il remarqua Hermione, cependant, il lui adressa un sourire chaleureux avant de s'emparer de sa main et de la porter à ses lèvres.
− Lady Hermione, vous resplendissez.
Hermione se sentit rosir légèrement, ce qui eut le don d'agacer Hadrian qui n'en avait pas perdu une miette. Il était sur le point de faire une remarque sans doute cinglante quand Jeremiah se remit à parler :
− Le Laird veut te voir immédiatement dans son bureau.
− Dis-lui que je suis occupé.
− Dis-lui toi-même, gronda Jeremiah.
− Je croyais que c'était toi, son fidèle messager, cracha Hadrian.
Jeremiah ne prit pas la peine de lui répondre. Il inclina légèrement la tête en direction d'Hermione avant de se détourner et de repartir en direction des cuisines. A côté d'elle, Hadrian s'était tendu comme un arc. Elle en profita pour retirer son bras qu'il tenait jusqu'ici fermement et déclara :
− Merci de m'avoir accompagnée jusqu'ici. Je vous laisse remplir vos devoirs de fils aîné du Laird. Bonne soirée, Hadrian.
− A très bientôt, Lady Hermione, dit-il.
Sa phrase avait tout d'une promesse… ou d'une menace. Hermione se dirigea vers les grandes portes, consciente qu'Hadrian la regarderait tant qu'elle ne se serait pas introduite dans les écuries. Soupirant, Hermione se dirigea d'un pas lent vers l'endroit promis, jusqu'à atteindre les grandes portes de bois ouvertes sur les boxes des chevaux. Elle s'enfonça assez dans les écuries pour qu'Hadrian ne la voit plus, et se cacha dans la pénombre pour regarder discrètement s'il s'en était allé. Il resta là de longues minutes à regarder l'endroit où elle s'était engouffrée d'un air songeur, puis, tourna les talons et se dirigea vers le grand escalier, dans le but certain de rejoindre son père.
Hermione sentit soudain qu'un poids – dont elle n'avait pas conscience jusqu'ici – s'était ôté de sa poitrine, et elle s'astreignit à recouvrer une respiration normale. C'était sans compte sur la main qui se posa sur son épaule et la fit bondir de plusieurs centimètres. Son cœur battait si fort qu'elle crut qu'il allait la lâcher.
− Qu'est-ce que… commença-t-elle.
Son regard se posa sur le coupable, et elle découvrit les yeux d'acier et le regard sombre de Drago Black.
− Lady Weasley, grogna-t-il.
− Mr Black, salua Hermione, légèrement essoufflée.
Il la regarda quelques secondes en silence, tandis qu'Hermione jetait des regards inquiets derrière elle.
− Vous êtes dans les écuries, ici.
− Vraiment ? répliqua Hermione, légèrement moqueuse.
− Et à moins que vous ne soyez intéressée par le métier de palefrenier, je doute que vous ayez véritablement votre place ici.
Hermione ne répondit pas, sursautant quand un cheval se mit à hennir un peu plus loin. Drago sembla le remarquer. Il croisa les bras sur sa poitrine.
− Vous cachez vous de quelqu'un Lady Weasley ? demanda-t-il d'une voix froide.
Hermione n'avait pas réellement envie de lui dire la vérité, mais elle sentait que Drago saurait si elle mentait. Et puis elle n'avait pas d'excuse pour se trouver ici.
− Il se trouve que oui, soupira-t-elle finalement.
Une lueur d'amusement vint illuminer le regard de son interlocuteur.
− Tiens donc, et peut-on savoir qui ?
− Votre cousin, Mr. Black.
− Hadrian ?
Il avait prononcé le nom de son cousin avec tant de dédain et de mépris qu'Hermione ne tarda pas à comprendre que les deux hommes n'éprouvaient aucune sympathie l'un envers l'autre. Ce n'était pas étonnant, deux forts caractères comme les leurs … Elle acquiesça simplement, avant de jeter un coup d'œil derrière elle, espérant ne pas voir l'homme en question apparaître.
− Et qu'a fait mon cousin pour que vous ayez ainsi envie de le fuir ?
Hermione resta silencieuse un moment. Elle ne voulait pas que des rumeurs circulent sur le comportement d'Hadrian. S'il ne s'était pas montré gentleman, il n'avait pas non été indécent envers elle. Et puis…elle appréciait Hydra, et elle ne voulait pas que celle-ci pense une seule seconde qu'il puisse y avoir quoi que ce fut entre son époux et la nouvelle arrivée au château. Car qu'adviendrait-il d'Hermione si on la poussait vers la sortie pour avoir séduit le fils marié du Laird du Clan ? Cependant, elle était à peu près certaine que Drago n'était le genre d'homme à colporter des ragots.
− Il s'est montré … désagréablement insistant à mon égard, finit-il par lâcher d'une voix détacher.
− Je vois.
Ce fut tout ce qu'il dit. Comme s'il n'était pas vraiment surpris de la situation. Ce n'était sûrement pas la première fois qu'il se comportait de la sorte avec une autre femme que la sienne… Mais tout de même, il y avait quelque chose dans le regard de Mr. Black qui alarma Hermione. Y avait-il eu des antécédents ?
− Je devine que je ne suis pas la première, souffla Hermione.
− C'est exact, répondit Drago en se détournant d'elle. C'est pourquoi je vous conseille la plus grande prudence, Lady Weasley.
Et sans ajouter quoi que ce fut, il se dirigea vers le box d'un cheval qu'il devait sans doute soigner, laissant Hermione pantelante et plus inquiète que jamais.
x.X.x.X.x
Hadrian ne donna plus de signe de vie à Hermione pendant plusieurs jours, pour son plus grand bonheur. Les premiers jours qui avaient suivi leur entretien dans l'infirmerie, Hermione avait passé beaucoup de temps dans ses appartements pour l'éviter, puis elle avait entendu l'une des domestiques assurer qu'il était parti en mission pour deux semaines sur ordre de son père. En effet, elle n'avait plus revu depuis. L'infirmerie ne désemplissait toujours pas, pour son plus grand bonheur, si bien qu'Hermione s'écroulait souvent le soir dans son lit sans avoir mangé quoi que ce fut. Fenella le lui fit remarquer à plusieurs reprises, lui intimant de se ménager, mais Hermione répliquait toujours qu'elle était heureuse d'apporter sa contribution au Clan.
La semaine touchait à sa fin, et Hermione venait de fermer à clé l'infirmerie et de rejoindre le couloir qui la menait à ses appartements quand elle tomba nez à nez avec Blaise Zabini, qu'elle avait croisé plus d'une fois au cours des dernières semaines et qui s'était toujours montré très sympathique et courtois à son égard. Quand il la vit, il lui adressa un sourire si charmant et sincère qu'Hermione sentit ses joues rosir.
− Bonsoir, Lady Weasley, dit-il de sa voix chaude. Vous terminez seulement votre journée de travail ?
− En effet, il semblerait que tout le château ait décidé de se brûler aujourd'hui, sourit-elle.
En effet, elle avait soigné par moins de douze brûlures, ce jour-là. Toutes de causes différentes : une cheminée capricieuse, un fourneau mal éteint, une bougie renversée…
− Quel chance nous avons de vous avoir près de nous. Severus Rogue a été bien inspiré de choisir le Clan McLean pour vous accueillir.
− Vous connaissez bien Severus Rogue ? demanda Hermione, curieuse.
− Il a été notre précepteur, à Drago et moi, répondit Blaise. Je pense pouvoir affirmer que je le connais comme on peut connaître un homme aussi discret et secret que lui.
Blaise, Drago et elle devaient avoir à peu près le même âge. Hermione savait que Severus n'était pas son précepteur attitré, et qu'il était le mentor de plusieurs jeunes sorciers en même temps, mais elle n'en avait jusqu'alors rencontré aucun. De toute évidence, ils se trouvaient en Ecosse. Blaise avait raison sur un point, cependant, c'était que Severus Rogue était sans doute l'homme le plus mystérieux qu'elle ait jamais rencontré. Jamais il n'avait laissé filtrer quoi que ce fut sur sa vie personnelle. Était-il marié ? Avait-il des enfants ? Hermione doutait qu'un travail aussi prenant que le sien ait pu lui laisser le temps d'épouser qui que ce fut.
Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi il l'avait envoyée ici. Naïvement, elle avait espéré trouver des gens de son espèces, des sorciers, avec qui tisser des liens. Mais les deux seuls sorciers présents au château n'étaient à proprement parler des amis. Blaise aurait pu en être un, mais il n'était pas toujours présent. Il lui avait expliqué son rôle d'ambassadeur, passant de clans en clans pour signer des traités et accords commerciaux. Quant à Drago Black … Et bien, dans les meilleurs jours il l'ignorait purement et simplement. Dans les mauvais, il lui jetait des œillades noires et rétorquait toujours de manière froide et distante sans qu'elle ne sache vraiment pourquoi.
− S'il n'y avait qu'une chose à dire de lui, c'est qu'il est homme de confiance.
Hermione comprit qu'il avait mal interprété ses propos.
− Je ne doute pas une seule seconde de sa loyauté, affirma-t-elle précipitamment.
Blaise lui adressa un sourire.
− En effet, je pense qu'il n'y a pas d'homme plus droit. Quelque chose semble vous inquiéter, Lady Weasley ?
− Je me demande parfois pourquoi il a choisi le Clan McLean, lâcha-t-elle finalement.
Elle se sentait honteuse. Elle avait été bien accueillie par les membres du Clan, et personne ne lui avait jamais fait sentir qu'elle était une étrangère. Alors pourquoi se sentait-elle si… seule ? Blaise sembla réfléchir sérieusement à cette phrase avant de répondre :
− Parce qu'il a confiance en Drago et moi pour vous aider et vous protéger si le besoin s'en faisait ressentir.
Hermione se mordit la langue. Elle n'avait pas la sensation d'être vraiment aidée et protégée. Encore moins par Drago Black. Elle n'en avait d'ailleurs pas spécialement besoin. Et la seule fois où elle aurait pu requérir cette aide, Drago s'était contenté de lui dire d'être prudente, sans prendre la peine d'en savoir plus ni parler à Hadrian pour le convaincre de la laisser tranquille… Hermione serra les dents. Qu'importait, elle n'avait pas besoin de lui, ni de qui que ce fut.
− Vous le savez, n'est-ce pas ? s'inquiéta-t-il. Que vous pouvez compter sur notre aide et votre protection ?
− Ce n'est pas l'impression que me donne Mr. Black, lâcha-t-elle avec une amertume qui n'était pas habituelle chez elle.
Blaise se figea un bref instant avant de lui adresser un sourire contrit.
− Drago peut se montrer… un peu rustre parfois, dit-il finalement. Mais croyez-moi, Lady Weasley, il est fait du même bois que le Professeur Rogue.
− Taciturne et cinglant ? demanda-t-elle sur un ton de défi.
Blaise éclata de rire.
− Je pensais plutôt à loyal et juste.
Hermione ne put s'empêcher de lui adresser un sourire amusé. Blaise lui proposa de la raccompagner jusqu'à ses appartements, ce qu'il fit, avant de disparaître dans les couloirs quand il se fut assuré qu'elle avait bien refermé la porte derrière elle. Une fois dans sa chambre, Hermione jeta un bref coup d'œil à sa coiffeuse, sur laquelle reposaient une plume, son encrier et un morceau de parchemin. Elle voulait écrire à Rogue, lui demander ce qu'il se passait à la cour et du côté de Suffolk, mais elle n'en eut pas le courage. Bien à l'abris dans sa bulle clanique, Hermione décida de faire l'autruche un peu plus longtemps, pour savourer le bonheur de n'appartenir à personne d'autre qu'à elle-même. Et ce, même si cela signifiait se sentir un peu seule.
