Et me voici, me voilà pour le chapitre 7 de cette histoire. Déjà 7 semaines que nous nous donnons rendez-vous tous les mercredis, 7 semaines que vous suivez les aventures de notre couple préféré ! Comme toujours, un grand merci à vous lectrices, mais plus encore à celles qui laissent un petit mot, un petit commentaire, ça me fait vraiment chaud au cœur.
Je vous laisse donc découvrir ce nouveau chapitre sur l'anniversaire de Fenella ! Bonne lecture à vous, et n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez dans les reviews ! A la semaine prochaine !
Ils dansèrent de longues minutes, sous le regard rageur d'Hadrian. Drago pouvait le sentir au milieu de ses omoplates tandis qu'il évoluait sur la piste de danse, Lady Weasley à son bras. Celle-ci était redevenue silencieuse, mais ses sourcils étaient légèrement froncés et elle ne souriait pas. De toute évidence, elle ne passait pas un moment agréable. Drago n'aimait pas danser non plus, mais il estimait qu'elle aurait pu être reconnaissante de l'effort qu'il avait fourni pour l'extirper des griffes de ce vautour d'Hadrian. Au lieu de cela, elle dansait avec grâce et souplesse sans jamais croiser le regard de Drago, comme si tout eut été bien plus intéressant que son misérable cavalier. Quand la musique cessa, elle recula rapidement comme si les mains de Drago sur les siennes l'avaient brûlée. Elle s'inclina et s'éloigna à grands pas en direction d'Isaure et Hydra qui discutaient un peu plus loin.
Drago ne la vit plus du reste de la soirée. Ou du moins n'y prêta-t-il plus attention. Il se contenta de discuter avec Blaise et leurs amis, remplissant leur chope de bière plus souvent qu'il ne l'aurait fallu. Bientôt, Cormag ordonna aux musiciens de cesser de jour, le temps pour lui et pour les invités d'offrir à Fenella leurs présents. Le Laird fut le premier. S'agenouillant devant son épouse, il lui présenta un écrin dans lequel trônait une bague d'acier ouvragé. C'était leur tradition. A chaque décennie passée ensemble, Cormag offrait un anneau à Fenella. C'était le quatrième qu'il lui donnait, après quarante ans de mariage. Il fit passer le bijou autour du doigt fin et long de Fenella, et celle-ci l'admira de longues secondes avant d'adresser un sourire rayonnant à son mari. Celui-ci se redressa et se mit à ses côtés, tandis que les invités se pressaient devant les deux souverains.
Drago s'inséra dans la file qui s'était formée devant le couple, juste derrière Bonnie et l'une de ses amies. Quand celle-ci le découvrit, elle se retourna pour lui faire face en plaçant ses mains sur ses hanches.
− Je croyais que tu n'aimais pas danser, Drago ? dit-elle d'un air suspicieux.
− C'est le cas, répliqua Drago.
− Alors pourquoi t'ai-je vu danser avec Lady Hermione ? Est-ce ta cavalière ?
− Je n'ai pas de cavalière.
La réponse sembla satisfaire Bonnie qui s'approcha lentement de lui jusqu'à ce qu'il puisse sentir ses jupons frôler ses genoux.
− J'aurais accepté de l'être, si tu me l'avais demandé.
Puis, se penchant vers son oreille elle susurra :
− Je pourrai être tout ce que tu souhaites.
C'était bien plus que ce que la décence autorisait, et Bonnie le savait. Elle le regarda droit dans les yeux, avec une lueur taquine et … brûlante dans le fond de ses yeux clairs. Si Lady Bonnie avait bien une qualité, c'était qu'elle ne passait pas par quatre chemins pour faire comprendre aux autres ce qu'elle attendait d'eux. Le regard qu'elle posait sur Drago cependant le mettait mal à l'aise, car ses désirs n'étaient pas vraiment partagés.
− Lady Bonnie, dois-je te rappeler que tu as tout juste dix-sept ans ?
− J'ai toute la fougue de la jeunesse, répliqua Bonnie en souriant.
Elle posa une main blanche sur le torse de Drago, s'approchant toujours plus dangereusement de lui. Bientôt, il put sentir, au travers de ses jupons, son genou frêle s'aventurer jusqu'à son kilt. Drago fit un bond en arrière, tandis que Bonnie lui adressait un sourire amusé.
− Tu as surtout la maturité d'une enfant, gronda Drago.
Sa remarque eut le mérite de faire reculer Bonnie, et il la vit se renfrogner. Il n'aimait pas la contrarier, parce qu'il l'appréciait vraiment. Comme on aime une sœur, pas une amante. Bonnie était la petite sœur qu'il n'avait jamais eue. Ses tentatives de séduction l'avaient toujours fait rire jusqu'à maintenant, parce que de toute façon Bonnie était trop jeune pour savoir de quoi elle parlait véritablement. Mais depuis quelques mois, Drago avait remarqué des changements dans son attitude. Elle était de plus en plus téméraire dans ses approches.
Bonnie se tourna avec colère et ne lui présenta désormais plus que son dos, jusqu'à ce que le tour de Drago ne vienne. Quand il se retrouva enfin devant sa tante, il s'agenouilla comme le voulait la tradition et lui offrit ce qu'il avait apportait pour elle en tendant les bras dans sa direction. Ses mains tenaient fermement un livre à la reliure de cuire et à la couverture décorée à la feuille d'or. C'était un livre sur l'histoire des Clans. Fenella sourit et s'en empara avec douceur.
− Drago, tu me si connais bien.
− J'essaie d'être attentif, ma tante.
Elle posa une main sur l'épaule de son neveu et posa ses yeux couleur de miel sur les siens.
− Et je te remercie de l'être.
− C'est moi qui vous remercie, tous les deux, de m'accueillir dans votre demeure.
− Tu es de notre famille, répondit Cormag. De notre sang.
Drago inclina la tête en signe de respect, et se redressa sous l'impulsion des doigts de Fenella qui s'attardèrent sur son épaule, tandis qu'elle penchait la tête vers lui pour embrasser son front, comme elle le faisait avec ses enfants et ses petits-enfants. Ce geste public, d'apparence anodine, rappelait à chacun des invités présents que Drago, qui n'avait pas de titre, ni de terre, était aussi important aux yeux du Laird et de son épouse que l'étaient leurs enfants.
Après une ultime révérence, Drago rejoignit à nouveau ses camarades près du buffet, et continua à faire la fête comme il se l'autorisait rarement.
La nuit était déjà bien avancée, quand il se dirigea vers l'une des tables où Blaise était installé, seul.
− Pas de Lady Duncan ? demanda Drago en s'installant à côté de son ami.
Blaise soupira.
− Elle a fui quand je lui ai proposé de nous trouver un endroit plus discret.
Drago eut un petit sourire amusé.
− J'imagine que par endroit discret tu pensais à ton lit ?
Blaise fit la moue.
− Je ne la pensais pas si farouche. Mais je ne sais pas ce que j'espérais…
− Toi et moi savons très bien ce que tu espérais, Blaise, répliqua Drago avec un sourire en coin.
Blaise ne put retenir un petit rire avant d'hocher la tête en signe d'acceptation. En effet, l'un et l'autre savait très bien ce qu'espérait Blaise, et malheureusement pour lui, Lady Duncan l'avait aussi très bien compris. Blaise avait, à lui seul, défloré un quart des jeunes femmes de ce château. Sans parler de toutes les femmes mariées qu'il avait mises dans son lit pour leur montrer ce que signifiait le mot plaisir. Drago n'avait de cesse de dire à Blaise qu'un jour il aurait des problèmes avec l'époux abusé ou le père de la fille, mais pour le moment, il était toujours passé au travers des mailles du filet. Une heure passa, et bientôt, la salle commença à se vider. Des couples s'étaient formés, d'autres s'étaient défaits, et chacun se mit en quête de rejoindre ses appartements. Drago se leva également de la table qu'il partageait avec quatre camarades, et les salua d'un signe de tête.
− Je vais me coucher, annonça-t-il. A demain.
− Si on est encore en état, dit l'un d'entre eux.
Les trois autres se mirent à rire, et Drago tourna les talons pour gagner la porte et les couloirs sombres du château. Ceux-ci étaient déserts, et les bruits de ses chaussures sur la dalle se répercutait contre les murs mal éclairés. Drago avançait d'un pas lent, rendu un peu hésitant par tout l'alcool qu'il avait ingurgité ce soir. Il marcha, marcha. Marcha encore, jusqu'à se demander s'il ne s'était pas perdu. Ce ne serait pas la première fois que la bière dérègle son sens de l'orientation. Il était sur le point de faire demi-tour et de monter un nouvel escalier quand il entendit des bruits étouffés un peu plus loin. Un râle d'homme et des gémissements plus féminins. Un sourire amusé naquit sur les lèvres de Drago qui devinait déjà le tableau qui allait s'offrir à ses yeux : un couple était visiblement en train de se faire plaisir.
Drago aurait bien évité de les déranger si le seul chemin qui le menait jusqu'à ses appartements ne passait pas par ce couloir. Prenant le parti d'être le plus discret possible, il longea les murs pour ne pas se faire remarquer. Il ne tarda pas à apercevoir deux silhouettes posées contre un mur un peu plus loin. Drago s'approcha à pas de loup, et s'apprêtait à leur passer devant sans un regard quand il reconnut la robe que portait la jeune femme. Son sang ne fit qu'un tour, et l'alcool qu'il avait bu sembla s'évaporer en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Lady Weasley était acculée contre un mur, tandis qu'Hadrian se pressait contre son corps frêle d'une manière si lascive et vulgaire que Drago en eut la nausée. Un bref coup d'œil en direction de la jeune femme lui fit comprendre qu'elle n'était pas d'accord avec ce qui était en train de se passer. Pourtant, elle ne disait rien…
Drago ne réfléchit pas davantage.
Sa main s'abattit lourdement sur l'épaule d'Hadrian qui vacilla et lâcha la main de la jeune femme sous la surprise. Il se retourna pour faire face à Drago, il empestait l'alcool, et ses yeux étaient vitreux. Drago aurait aimé dire que la boisson avait eu raison de lui et qu'Hadrian ne savait pas ce qu'il faisait, mais il savait que ce n'était pas la première fois que cela se produisait. Et Drago, même sous l'emprise de l'alcool, n'avait jamais tenté de séduire qui que ce fut contre son gré – et par séduire il voulait dire mettre dans son lit. Drago jeta un bref coup d'œil à Lady Weasley, elle semblait dans un état second, complètement pétrifiée. Ses yeux étaient rivés sur un point fixe, derrière eux. Elle était amorphe, et seul le mur derrière elle la soutenait.
− Est-ce que ça …
− Je t'ai dit de ne pas te mêler de mes affaires, Black, gronda Hadrian qui s'était remis du coup qu'il venait de recevoir.
Il posa une grosse main sur l'épaule de Drago, et celui-ci fit volte-face pour le regarder droit dans les yeux.
− Et moi je t'ai dit que quand elle dit non, c'est non, répliqua Drago d'un ton glacial.
Il repoussa la main envahissante d'un coup d'épaule et se tourna à nouveau vers Lady Weasley. Elle n'était pas dans son état normal, et lui vint à l'esprit l'atroce idée qu'elle avait été droguée … Il existait des dizaines de plantes qui pouvaient assommer un cheval… Qu'avait-on mis dans son verre pour qu'elle soit en si piteux état ? Le cœur de Drago se serra quand il la vit glisser le long du mur, ses jambes ne supportant plus son poids. Il n'avait pas de temps à perdre. Se retournant vers Hadrian, il lui lança un regard glacial avant de déclarer :
− Hydra te cherche, tu ferais mieux d'aller la rejoindre.
− Vas-y, je te rejoins, répliqua Hadrian dans un rictus.
Drago soupira. Visiblement, Hadrian n'était pas près de lâcher l'affaire. Décidant qu'il ne pouvait décemment pas laisser Miss Weasley avec ce monstre, Drago se détourna d'Hadrian et s'approcha de la jeune femme. Elle était pâle comme la mort. Ce n'était ni le lieu ni le moment de demander des comptes à Hadrian, qui nierait tout en bloc, il le savait. Aussi Drago se contenta-t-il de passer une main sous les genoux de l'infortunée et une autre dans son dos.
− Qu'est-ce que tu fais ? aboya Hadrian.
− Je ramène Lady Weasley dans ses appartements. De toute évidence, elle est ronde comme un tonneau.
L'idée ingénieuse de Drago avait eu le mérite de faire taire Hadrian. En la faisant passer pour ivre, il pouvait aisément aller la coucher sans faire passer Hadrian pour un monstre infidèle. Celui-ci eut assez de jugeote pour ne pas empirer la situation. Il renifla d'un air dédaigneux qui, Drago le savait, signifiait sans doute qu'elle ne perdait rien pour attendre. Quand il fut certain que son cousin eut regagné la salle de réception, Drago s'enfonça dans les couloirs, Lady Weasley presqu'inconsciente entre les mains. Il ne pouvait pas la ramener dans ses appartements, sans quoi Hadrian ne tarderait pas à l'y rejoindre dans la nuit. Aussi décida-t-il de se diriger vers ses propres appartements, où elle serait en sécurité.
Ils ne rencontrèrent personne sur leur chemin, et Drago songea que ce n'était pas une mauvaise chose. Que dirait-on de lui si on l'apercevait avec Lady Weasley presqu'inconsciente dans les bras, en train de s'enfermer à double tour dans ses appartements ? Sans doute penserait-on de lui tout le mal qu'il pensait lui-même d'Hadrian. Sa mâchoire se crispa quand il repensa à ce qui aurait pu arriver s'il n'était pas intervenu… Drago n'avait jamais eu de mal à plaire et à séduire, mais quand on se refusait à lui, il n'insistait jamais. Il était hors de question qu'il s'avilisse et qu'il s'autorise à prendre ce qu'on ne voulait pas lui donner. Il respectait trop les femmes pour cela. Et il se respectait trop lui-même pour perdre sa dignité en forçant la main à quelqu'un qui ne voulait pas de lui.
Au bout de quelques minutes, il arriva devant la porte de ses appartements qu'il ouvrit non sans mal. Quand il fut à l'intérieur, il se dirigea immédiatement vers sa chambre où il déposa Lady Weasley sur son lit. Sans la regarder, il fit demi-tour et prit soin de fermer sa porte à double tour, avant d'y ajouter un sortilège supplémentaire qui le préviendrait en cas d'intrusion. Quand il se fut assuré que la porte de s'ouvrirait pas sans son consentement, Drago regagna la chambre où son invitée n'avait pas bougé. Il dégaina sa baguette et alluma un feu crépitant dans l'âtre de la cheminée avant de sortir trois épais édredons de l'armoire qu'il déposa sur le corps inerte de la jeune femme. Elle était blanche comme la mort, et il se demanda si le poison qu'elle avait ingurgité n'aurait pas raison d'elle…
Il s'approcha lentement et se posta près du lit, avant de déposer une main sur le front de Lady Weasley. Pas de fièvre. Il vérifia son pouls. Il était lent et mesuré, comme si elle était simplement endormie. Peu de risque qu'elle succombe cette nuit… Dans le doute, cependant, Drago tira le rocking-chair qui se tenait près de la fenêtre et s'installa entre le lit et la porte. Exténué, il ne prit pas la peine de se changer et se contenta de faire glisser son kilt le long de ses jambes avant de s'installer sur la chaise et de tirer une autre couverture sur le bas de son corps. Les balancements de la chaise et le bruit ronronnant du feu dans l'âtre ne tardèrent pas à le bercer et il sombra rapidement dans les bras de Morphée.
BOUM. BOUM. BOUM.
Drago se réveilla en sursaut, tandis que quelqu'un semblait déterminé à faire tomber la porte de ses appartements. On tambourinait dessus avec tant de véhémence que Drago se demanda si ce n'était pas l'envahisseur tout droit venu des terres anglaises. Du moins y songea-t-il jusqu'à entendre la voix de Bonnie derrière qui le sommait d'ouvrir. Encore groggy de la veille, Drago ne fut pas aussi réactif que Bonnie l'aurait voulu, et ce ne fut qu'après avoir enfilé un kilt à la hâte qu'il vint ouvrir la porte, plusieurs minutes plus tard.
− Quoi ? demanda-t-il avec humeur.
− Bonjour à toi aussi, chanta-t-elle d'une voix fluette.
Sans demander la permission, elle entra dans le petit salon de Drago et lui fit face. Comment pouvait-elle être aussi fraîche et pimpante après s'être couchée aussi tard ? Le secret de la jeunesse… songea-t-il. Cette pensée lui rappela qu'il n'était plus considéré comme un jeune homme, et que son corps n'était désormais plus enclin à se coucher aussi tard et à se lever aussi tôt. Passant une main dans ses cheveux en bataille, et ajustant son kilt comme il le put, il ne prit pas la peine de demander à Bonnie pourquoi elle était là. Il le saurait bien assez tôt.
− Je dois me rendre au village, je veux que tu m'y emmènes.
Drago grogna.
− Tu n'as pas un valet pour ça ?
− Le carrosse est trop lent, je veux que tu m'y emmènes à cheval.
− Tu n'as pas besoin de moi pour monter à cheval, répliqua Drago.
− Père ne veut pas que j'y aille seule.
Drago serra les dents à l'évocation d'Hadrian. Il n'était pas certain que celui-ci approuverait que ce fusse lui qui mènerait Bonnie en ville. Mais bien sûr, la jeune Lady n'avait sans doute pas nommé celui qu'elle désignerait pour la suivre comme son ombre. De toute évidence, elle avait bien vite oublié la conversation qu'ils avaient eu la veille et ne semblait pas prête à lâcher l'affaire.
− Il parait que les rues sont… mal fréquentées, ajouta-t-elle avec désinvolture.
La ville était habitée par tout un tas de gens très différents. Si on y trouvait les meilleurs artisans, ainsi que des notables comme des avocats ou des notaires, il y avait également un bordel réputé pour attirer des hommes plus ou moins bien intentionnés, aux fantasmes plus dépravés les uns que les autres. Il n'était pas bon pour une jeune femme du rang de Bonnie de fréquenter ce genre de raclure.
− Pourquoi tu veux y aller ?
− Je dois acheter de la poudre pour mes joues et des huiles pour mon bain.
Rien qui ne vaille la peine de le réveiller si tôt, songea Drago avec amertume. Ce n'était rien de plus qu'un moyen de passer du temps en tête à tête avec lui, il le savait. Malgré tout, il ne pouvait se résoudre à laisser Bonnie se rendre seule là-bas, aussi tourna-t-il les talons en direction de sa chambre pour s'habiller plus chaudement.
− J'arrive, lâcha-t-il.
Il allait laisser un mot à Lady Weasley pour l'informer de son départ et lui assurer qu'elle pouvait rester ici le temps qu'elle le souhaiterait. S'il croisait Blaise en chemin, il lui demanderait de vérifier qu'elle allait bien. Refermant la porte derrière lui pour que Bonnie ne remarque pas la présence d'une autre femme dans cette pièce, il enfila rapidement une cape de voyage et des chaussures plus chaudes que celles qu'il avait portées la veille. Quand il eut terminé de rédiger le mot à l'adresse de Lady Weasley, il se dirigea vers la porte qui s'ouvrit directement sur Bonnie.
Les yeux de celles-ci s'arrondirent quand ils se posèrent sur le corps endormi de la jeune femme dans le lit de Drago. Elle fronça les sourcils et sembla passer par milles et une émotions, avant de regarder à nouveau Drago et de demander froidement :
− Qu'est-ce que cette putain d'anglaise fait dans ton lit ?
