Et c'est parti pour le chapitre 8 ! Déjà 8 semaines que je poste tous les mercredis, presque deux mois donc… Je n'ai pas vu le temps passer ! Je n'avance pas autant que je le voudrai sur l'histoire, mais j'espère pouvoir prendre de l'avance pendant les vacances ! Si j'arrive à atteindre mes objectifs, je passerai à 2 chapitres par semaine. Peut-être que ça aidera l'histoire à décoller et à se faire connaitre davantage !

En tout cas, je suis heureuse de retrouver chaque semaine mes fidèles lectrices que je remercie du fond du cœur pour leurs encouragements et leurs mots adorables ! J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira. Je vous laisse le découvrir et vous souhaite une agréable lecture.


Drago se renfrogna immédiatement. L'air outré et dégouté de Bonnie ne lui plaisait pas. Pas plus qu'elle puisse penser un seul instant avoir un droit de regard sur ce qui se passait dans son lit. En l'occurrence, il ne s'était rien passé, mais il ne risquait pas de démentir, quand il entendit les mots plus que déplacés de la jeune femme à l'égard de Lady Weasley. Celle-ci n'avait pas passé une bonne soirée, et avait fini droguée. Et toute Anglaise qu'elle était, elle méritait un peu d'égard de la part de la petite fille du Laird du clan. Drago referma rapidement la porte derrière lui pour ne pas réveiller Lady Weasley et regarda Bonnie de ses yeux pâles et froids.

− Surveille ton langage, Bonnie, asséna-t-il.

Mais elle ne semblait pas l'entendre de cette oreille.

− Tu prends sa défense ? cracha-t-elle. Tu ne sais rien d'elle, tu…

− J'en sais plus que toi, la coupa Drago.

− Oui, ça me semble évident désormais.

Drago sentit la colère monter en lui. Ce n'était pas ce qu'elle croyait, mais les apparences étaient contre lui. Voilà, songea-t-il, voilà pourquoi je ne voulais pas d'une inconnue ici, d'une sorcière et d'une anglaise par-dessus le marché. Ça ne lui avait rien apporté de bon jusqu'ici, et voilà que Bonnie ne tarderait pas à faire savoir à qui voulait l'entendre qu'il couchait avec Lady Weasley. Non pas que sa réputation lui importait vraiment, mais il savait que pour une femme, ce serait une autre paire de manche… Si lui, récolterait les lauriers d'avoir mis une si belle et mystérieuse jeune femme dans son lit, il savait qu'on ne réserverait pas le même sort à la dite jeune femme qui serait immédiatement taxée de femme souillée ou pire… de putain.

Conscient qu'il ne pouvait pas laisser la situation s'envenimer, ni entacher la réputation de Lady Weasley, Drago soupira et se radoucit légèrement.

− Ce n'est pas ce que tu crois, Bonnie.

− Ah oui ? Et qu'est-ce que je crois selon toi ? lança-t-elle d'une voix cinglante.

− Je n'ai pas couché avec elle.

La sincérité était de mise, et Bonnie dut le sentir car Drago aperçut une lueur d'espoir briller au fond de ses yeux clairs. Elle ne répondit pas, mais sa posture était soudainement moins vindicative. Elle croisa les bras sur sa poitrine et le regarda de longues secondes en silence, le sommant sans un mot de s'expliquer davantage. Drago n'aimait pas son air impérieux qui lui ordonnait de répondre à ses questions silencieuses, mais il ne voulait pas qu'elle tire des conclusions trop hâtives s'il restait muet comme une tombe.

− Elle a été droguée, hier soir. Sans doute un ivrogne qui voulait la mettre dans son lit. Je l'ai trouvée dans un couloir et l'ai ramené ici pour…

− La mettre dans ton lit, acheva Bonnie d'un air méprisant.

− Et je ne l'y ai pas rejointe.

Drago s'était bien gardé de mentionner que l'ivrogne en question était son père. Bonnie était encore jeune, et elle ne comprendrait pas. Comme beaucoup d'enfants, elle idéalisait beaucoup la relation paisible qu'affichaient son père et sa mère et ceux dans la confidence s'étaient toujours gardés de lui dire qu'Hadrian aimait séduire plusieurs femmes à la fois.

Le silence s'éternisa durant lequel Bonnie semblait se demander si elle le croyait ou non. Finalement, il lui adressa un petit sourire en coin, plein d'assurance et, il le savait, légèrement séducteur, pour la convaincre de passer à autre chose. Il la vit abdiquer avant même qu'elle n'ouvre la bouche. Ses épaules se décontractèrent, et il la vit légèrement rougir sous son sourire. Drago se sentit soulagé.

− Tu es un gentleman, sourit-elle finalement.

− Pour vous servir, milady, répondit Drago en esquissant une révérence.

C'eut le mérite de la faire rire. Elle jeta un dernier coup d'œil en direction de la porte clause derrière Drago, puis haussa les épaules.

− Nous irons en ville plus tard, dit-elle finalement. Profite de ce temps libre pour rappeler à Lady Hermione où se trouvent ses appartements.

Son ordre à peine voilé déplut fortement à Drago, mais il n'en laissa rien paraître. Il savait qu'elle voulait qu'il débarrasse Lady Weasley de son lit sans plus tarder, parce que l'idée qu'une autre femme puisse dormir dans ses draps lui déplaisait. Cette crise de jalousie était bien malvenue et ne conforta qu'un peu plus Drago dans l'idée de ne jamais franchir cette limite avec Bonnie. Elle était jeune, pleine de fougue mais aussi pleine de principes manichéens. Sans un mot, il la raccompagna jusqu'à la porte en lui promettant de venir la chercher après le déjeuner pour la mener où elle le désirerait.

Quand elle s'en fut enfin allée, Drago se dirigea à nouveau vers la porte de sa chambre qu'il entrouvrit lentement. Il jeta un œil à l'intérieur et vit que son invitée était désormais assise dans le lit et regardait par la fenêtre d'un air songeur. Elle était pâle, et son teint blafard ne rendait pas hommage à sa beauté naturelle. Elle avait l'air totalement absorbée par ses pensées, et Drago décida de l'y laisser encore quelques minutes, mais quand il s'apprêta à refermer discrètement la porte, elle murmura :

− Lady Bonnie est charmante.

Ainsi, elle avait tout entendu. C'était peu étonnant, Bonnie n'avait pas pris la peine de baisser d'un ton. Poussant davantage la porte pour s'introduire dans la chambre, Drago s'adossa contre le cadre de la porte et la regarda longuement avant de répondre :

− Elle n'aime pas qu'on me tourne autour, répondit-il simplement.

− J'ai en effet cru comprendre que son cœur était épris de vous.

Elle n'ajouta rien, mais Drago eut la désagréable sensation qu'elle trouvait cela étonnant que quiconque puisse s'éprendre de lui. Avant qu'il n'ait pu lui faire une remarque cinglante dans ce sens, elle reprit la parole.

− Merci, pour ce que vous avez fait, hier soir.

Elle tourna enfin les yeux du paysage qu'elle scrutait par la fenêtre et les posa sur lui. Ils étaient rougis et cernés de violet. La drogue ingurgitée la veille semblait avoir grand mal à quitter son organisme. Sa peau pâle lui donnait l'air malade, et ses lèvres n'avaient pas la teinte rosée qu'elles arboraient habituellement.

− Je vous avais conseillé d'être prudente, lâcha Drago pour toute réponse.

Elle ne répondit pas et se contenta de le fusiller du regard.

− Vous êtes une cible pour beaucoup de monde, Miss Weasley. Parce que vous êtes une femme, une Lady et que, malheureusement pour vous, vous êtes bien agréable à regarder. Et vous êtes Anglaise, ce qui peut faire croire à mes compatriotes qu'il est juste de vous mettre dans leur lit sans votre consentement.

− Le viol est juste ?

− Aux yeux de certains il l'est car ce n'est rien de plus qu'une torture de guerre imposée à une ennemie.

− Je ne suis pas une ennemie.

− Vous êtes Anglaise, ce sont des synonymes, répliqua Drago froidement.

Lady Weasley soupira, et il put voir que ses yeux brillaient plus que d'habitude. Allait-elle pleurer ? Après ce qui s'était passé c'était dans son droit, mais il n'était pas d'humeur à la consoler.

− Et pourtant, votre oncle et votre tante m'ont accueillie.

− Leur tolérance n'est pas légion, dans les Highlands. Ils portent un regard bienveillant sur le monde, mais ne sont pas dupes. Et si vous veniez à être un problème pour le Clan, ils n'hésiteraient pas à vous en chasser. Alors si vous tenez toujours à vous cacher de votre famille sur ces terres, je vous recommande de vous faire particulièrement discrète.

Il savait que c'était injuste de sa part, car discrète elle l'avait été. Mais elle s'était montrée imprudente en consommant des boissons offertes par Hadrian, elle n'aurait même pas du venir à ce genre de rassemblement où chacun à pu l'apercevoir et faire circuler dans les villes voisines qu'une Anglaise logeait dans les murs du château de Duart. Combien de temps avant que cela ne vienne jusqu'aux oreilles des Anglais ? Des parents de Lady Weasley ? Du Roi lui-même ?

− Très bien, merci pour ces conseils, je saurais m'en souvenir, cracha Lady Weasley en se redressant sur le lit.

Elle retira les couvertures sous lesquelles elle avait dormi et se glissa hors du lit. Elle portait toujours sa robe de la veille, il n'avait pas osé l'en débarrasser, mais ses cheveux flottaient désormais dans son dos et l'une de ses manches glissa légèrement sur son épaule. Elle fit quelques pas et tangua dangereusement avant de se rattraper à la chaise qui trônait devant le bureau.

− Que faites-vous ? demanda Drago.

− Je retourne dans mes appartements pour m'y faire discrète, répliqua la jeune femme avec humeur.

− Vous n'êtes pas capable de faire trois pas et vous pensez traverser le château pour retrouver votre chambre ? Pardonnez-moi, mais j'en doute, Lady Weasley.

Il la vit serrer les dents.

− J'y serais toujours mieux que dans votre lit.

− Excusez-moi, j'ignorais qu'il était si désagréable d'y dormir, rétorqua Drago qui sentait la colère poindre.

− C'est son propriétaire qui est désagréable. Maintenant Monsieur Black, je vous implore de me laisser passer.

Elle n'avait rien d'implorant, songea Drago qui la regarda remonter rageusement sa bretelle sur son épaule. Mais puisqu'elle se pensait plus maligne que lui, il était hors de question de la surveiller davantage. Il avait fait sa part et lui avait évité de finir dans les bras d'Hadrian contre son gré. Si elle ne savait pas en être plus reconnaissante que cela, cela ne regardait qu'elle. Drago tourna les talons et se dirigea immédiatement vers la porte d'entrée de ses appartements.

− Je reviens dans une heure, j'espère que d'ici là vous vous serez souvenue comment aligner deux pas. Vous n'aurez qu'à claquer la porte en sortant.

Et sans attendre de répondre, qui quitta les lieux d'un pas rageur. Cette Anglaise était décidément aussi désagréable et pédante que l'on pouvait l'imaginer. Il se jura de l'éviter comme la peste car il restait convaincu qu'elle ne lui apporterait que des ennuis.

x.X.x.X.x

Deux semaines passèrent, et Lady Weasley sembla suivre son conseil à la lettre : elle fut tellement discrète qu'il ne la vit presque pas. Il l'aperçut une fois ou deux lors des repas, et entendit dire qu'elle était bien souvent dans son infirmerie ou dans la bibliothèque personnelle de Fenella, mais aucun autre incident semblable à celui de l'anniversaire de sa tante ne lui arriva jusqu'aux oreilles. Il en déduisit qu'Hadrian avait abandonné sa chasse, du moins pour le moment, ou bien qu'elle s'était montrée assez convaincante pour lui faire lâcher prise – ce dont il doutait cependant.

Quant à Bonnie, elle avait su tenir sa langue car personne n'avait mentionné le fait que Lady Weasley ait dormi dans la chambre de Drago. La vie suivait son cours, et c'était tout ce à quoi Drago aspirait. Il avait déjà trop de soucis et de choses auxquelles penser sans avoir à se soucier des ragots qui pourraient courir sur son compte. L'une de ces choses était le combat qui aurait lieu le soir-même contre un adversaire redoutable que Drago connaissait bien : Vincent Crabbe, dit le Cognard. Ils n'avaient jamais combattu l'un contre l'autre, car la seule fois où cela avait dû arriver, Crabbe avait été disqualifié pour avoir voulu frapper un arbitre qu'il jugeait mauvais. Drago avait gagné une belle somme sans combattre ce qui avait fait enrager son adversaire qui avait promis de lui casser les côtes lors de leur prochaine rencontre.

Drago et Blaise étaient installés à la table d'une taverne moldue en attendant l'heure du combat et sirotaient une bière amère en discutant stratégie.

− Il a été blessé à la jambe gauche lors de son dernier combat, dit Blaise. C'est là qu'il faudra frapper.

Si c'était loin d'être fair-play, c'était tout l'intérêt d'un combat clandestin : en plus de faire gagner de coquettes sommes au vainqueur, il n'y avait pas de règlement à proprement parler – même si la mort était à éviter.

− Une fois qu'il sera au sol, ce sera facile pour toi.

− Encore faut-il y parvenir, grogna Drago en avalant une gorgée de bière.

En effet, le Cognard était un homme aussi grand que large réputé pour être très stable et difficile à coucher. Il était aussi connu pour ne connaître aucune limite, aucune règle. Il était ce genre d'adversaire qui continuait à cogner quand l'autre était inconscient, au sol. Il était celui qui n'hésitait pas à mordre et griffer, à attaquer dans les parties les plus fragiles de l'anatomie masculine. Quand il gagnait, il était ignoble, quand il perdait, il devenait vicieux. En somme, il était à la fois mauvais joueur, mauvais perdant et mauvais gagnant…

Blaise jeta un coup d'œil par la fenêtre pour avoir une idée de l'heure qu'il était.

− On ferait bien d'y aller si on veut assister à son premier combat.

En effet, Crabbe devait d'abord affronter un premier adversaire avant de s'attaquer à Drago. Ce n'était pas une mauvaise chose, avec un peu de chance, il serait moins alerte, plus épuisé, et Drago se serait fait une idée de sa stratégie de combat. Ils rejoignirent le lieu tenu secret des combats, où déjà, la foule était électrisée par ce qui allait se passer. C'était une grande cave sombre qui appartenait à un bourgeois oisif qui faisait aussi office de bookmaker. Les gens s'étaient agglutinés autour d'un ring, et des pièces passaient de main en main au fur et à mesures que les spectateurs pariaient sur leur favori. Drago avait enfilé un berret écossais pour cacher une partie de sa chevelure et de son visage, trop reconnaissables dans ces lieux. Tout le monde commençait à se faire une idée de qui il était, quand bien même il ne frôlait les sols des rings que depuis quelques mois seulement. Ils se faufilèrent en silence jusqu'à un coin moins bondé, et attendirent patiemment que le combat commence.

Comme Drago s'y était attendu, Crabbe était une brute épaisse et vulgaire. Outre sa façon de plaquer ses mains sur les fesses de toutes les femmes qui passaient à sa portée, il crachait au visage de ses adversaires et n'hésitait pas à les regarder souffrir avec un petit sourire satisfait sur ses lèvres inexistantes. Son adversaire, un homme grand mais assez frêle en comparaison aux muscules gonflés de Crabbe, ne parvint pas à atteindre un second round et fut déclaré K.O. presqu'aussitôt que sa tête eut touché le sol sablonné du ring. Ce ne sembla pas suffire à Crabbe qui trouva opportun de s'écraser de tout son poids sur l'homme assommé, ce qui fit retentir un craquement sonore et lugubre : quelques côtes avaient cédé sous son poids.

La foule cria : certains huaient ce manque de savoir-jouer, d'autres étaient hystériques et excités de voir leur combattant l'emporter. Crabbe se retourna vers son public, les deux bras levés, haranguant la foule pour se repaître de l'adrénaline ambiante. Il transpirait à grosses gouttes et du sang coulait légèrement au coin de sa bouche, mais il avait l'air bien trop en forme pour quelqu'un qui venait de combattre.

A côté de lui, Blaise lui donna un léger coup de coude.

− Il est monstrueux, grimaça-t-il.

Drago ignorait s'il parlait de son physique pour le moins … désagréable ou de son efficacité à combattre. Il se contenta d'hausser les épaules sans se déconcentrer. Il savait qu'il était capable de gagner, mais il devrait se montrer plus malin, car en ce qui concernait la force… il n'était pas sûr d'être à la hauteur. Les deux amis se dirigèrent vers ce qui servait de loges – des espaces séparés par des tissus tendus sur des fils, où ils rencontrèrent des combattants qu'ils avaient déjà croisés, ou que Drago avait déjà mis au tapis. Bientôt, une main se posa sur l'épaule de Drago qui fit volteface, surpris.

− Bonne chance, contre le Cognard !

C'était une jeune femme à la chevelure blonde, avec un petit sourire timide. Ses dents gâtées restèrent cachées derrière ses lèvres pleines, mais ses yeux clairs semblaient pleins d'assurance. Drago la dévisagea quelques secondes, se demandant s'il l'avait déjà vue quelque part. Il n'en avait aucun souvenir.

− Merci, Lassie, dit-il avec un bref sourire avant de se détourner d'elle.

Il n'aimait pas être interrompu en pleine préparation mentale. Blaise continuait de lui donner quelques conseils, quelques idées stratégiques, mais il ne l'écoutait qu'à moitié, trop concentré sur le combat qui allait se dérouler. Les minutes passèrent, sans qu'il ne dise quoi que ce soit, et bientôt, on entendit la foule hurler deux noms.

− Mesdames, mesdemoiselles, messieurs … Pour la première fois, ce soir, le Cognard va affronter un adversaire redoutable et encore invaincu … LE BASILIIIIIIC !

Le chauffeur de salle savait mettre de l'ambiance, et Drago sentit une décharge d'adrénaline le parcourir quand il entendit son surnom être scandé par une foule en délire. Bien sûr, il y avait l'argent, et c'était sa motivation première mais l'adrénaline … C'était devenu une véritable drogue. Drago n'était plus le palefrenier du Clan McLean, il n'était plus l'héritier déchu des Malefoy. Il était le Basilic, sauvage, primitif. Il aimait voir le sang couler sur la lèvre de ses adversaires, et sentir les os craquer sous ses poings ravageurs. Cela faisait-il de lui un monstre ? Il se posait souvent la question, mais jamais, jamais en entrant sur un ring.

Crabbe était là, lui faisant face. Il avait l'air mauvais, et un rictus provocateur avait fleuri sur le coin de ses lèvres bleuies par le combat précédent. Il ne transpirait plus, ne saignait plus, et sautillait sur place comme s'il n'avait jamais manqué d'énergie. Drago observait son corps imposant et large se mouvoir avec peu de grâce mais avec une rapidité intrigante.

− N'oublie pas, tu dois le coucher avant de le mettre K.O., murmura Blaise à son oreille.

− Plus facile à dire qu'à faire, ce type doit peser trois fois mon poids, grogna Drago.

− Ne te cherche pas d'excuse pour perdre, se moqua Blaise en lui donnant une tape dans le dos.

Drago ne put s'empêcher de sourire. Son ami s'éloigna du ring, et il se retrouva seul face à son adversaire. Les yeux se croisèrent, et Drago carra les épaules. Les secondes défilèrent avec lenteur. Bientôt, une cloche sonna le début du match, et le Basilic se mit à attaquer…