Et nous voilà partis pour le chapitre 10 ! Déjà dix semaines, donc que je poste tous les mercredis. Ça passe si vite ! Certains d'entre vous doivent également être en vacances, j'espère que vous vous êtes délectés du chocolat et que vous n'avez pas eu trop de maux ventre après cette orgie de confiseries …

Je voulais aussi vous dire que j'ai mené l'enquête car certains d'entre vous ne reçoivent pas les notifications lorsque je poste un chapitre. C'était mon cas, je ne recevais pas les notifications de vos rewiews. Il s'avère que c'est votre adresse mail qui est en cause. En effet, j'ai changé l'adresse mail de mon compte fanfiction, et le problème est résolu ! J'ai enlevé mon adresse outlook et ai mis mon adresse gmail à la place et ça marche ! Peut-être que ça en aidera certains d'entre vous !

Je vous laisse découvrir ce nouveau chapitre en espérant qu'il vous plaira ! N'hésitez pas à me laisser un commentaire, j'adore vous lire et ça me remonte le moral de voir que certains lisent et apprécient haha. Bonne lecture à toutes !


Drago ne s'attarda guère plus longtemps dans les appartements de Lady Weasley. Avec l'aide de Blaise, il regagna ses propres quartiers pour s'y reposer plusieurs jours encore. Lady Weasley promit de passer lui rendre visite chaque jour pour évaluer l'évolution de sa blessure qui ne tarderait pas à n'être plus qu'un mauvais souvenir, il en était sûr. Il disparut quelques temps de la vie mondaine du château et de ses écuries, et déserta quelques semaines les combats illégaux. Il sentait que sa blessure continuerait de le faire souffrir tant qu'il n'observerait pas le repos le plus strict, et malgré tout l'argent qu'il perdait en ne participant pas à ces combats, il s'astreignait à quelques étirements pour conserver sa forme mise à mal.

Une petite semaine après son échec cuisant face au Cognard, Drago allait déjà bien mieux. Il se sentait fin prêt à retourner dans ses écuries. Fenella s'était inquiétée de son absence, ainsi que Bonnie et Isaure. Elles étaient toutes trois venues lui rendre visite, mais pour ne pas leur devoir d'explications, il s'était contenté d'affirmer se sentir fiévreux. Version corroborée par Lady Weasley qui, en tant que guérisseuse, semblait experte en états grippaux.

TOC TOC TOC.

En parlant du loup … Drago se leva de la chaise sur laquelle il était installé, et se dirigea vers les portes d'entrée de ses appartements. Lady Weasley se tenait là, un panier entre les mains. Elle n'était jamais en retard. Elle n'attendit pas qu'il lui propose d'entrer et se dirigea naturellement vers la table basse sur laquelle elle déposa son petit panier d'osier.

− Voilà pour vous, dit-elle d'une voix plus sèche qu'il ne s'y était attendu.

Elle retira le linge qui recouvrait le panier et Drago découvrit des petits pains encore fumants, un petit pot de miel ainsi que deux gros morceaux de fromage. Il haussa un sourcil.

− C'est une charmante attention, dit-il sobrement.

− Elle n'est pas de moi.

Ce qui expliquait son air revêche. Devant son regard interrogateur, Lady Weasley ne résista pas à donner quelques explications supplémentaires.

− Une des cuisinières m'a donné ce panier pour vous. Elle semblait très attachée à ce que vous ne mourriez pas de faim.

Drago eut un petit rire, avant de se pencher au-dessus du panier pour en respirer l'odeur alléchante.

− Vous ne voulez pas connaître son nom ? demanda Lady Hermione sur un ton de défi.

− Parce que vous le connaissez ?

− Elle a tenu à me le dire pour que je vous le répète. Sans doute ne voulait-elle pas que son élan de générosité ne tombe dans l'oubli.

− Lady Weasley, vous m'avez tout l'air contrariée.

− En effet, Mr Black. Je n'apprécie guère qu'on me prenne pour une messagère.

− Vraiment ? Peut-être n'appréciez-vous pas que quelqu'un d'autre s'enquiert de ma santé ? la provoqua Drago en piochant un petit pain qu'il enfourna dans sa bouche.

La bouche de Lady Hermione s'ouvrit et se referma quelques fois, tant elle sembla choquée par ses propos.

− Je ne sais pas ce que vous insinuez, Mr Black, mais jusqu'à preuve de contraire, je suis la seule guérisseuse de ce château. Et croyez-moi, ces petits pains n'auraient rien pu faire sur vous quand vous étiez en train d'expirer sur ma table d'auscultation.

− Ah, Lady Weasley, ça, personne ne le saura jamais. Puisque personne ne m'a donné de petit pain quand j'étais à l'article de la mort.

− Vous pouvez me croire sur parole, vous ne seriez plus là pour en déguster un.

Drago ne put réprimer un sourire. Elle le faisait rire avec son air pincé et légèrement dédaigneux. Il savait bien sûr, qu'aucun petit pain n'aurait pu avoir le même effet que sa magie et ses doigts de fée, mais l'idée de la taquiner un peu était aussi alléchante que l'odeur qui se dégageait du panier.

− Allongez-vous sur le lit, dit froidement Lady Weasley. Je vais regarder votre plaie.

− Habituellement, ce n'est pas ma plaie que les femmes souhaitent voir en me faisant allonger.

− Vous êtes un goujat, renifla Lady Hermione d'un air méprisant.

Drago ricana mais obéit sans rechigner. Il s'allongea de tout son long sur le lit, non sans avoir ôté sa chemise au préalable. Hermione s'assit sur le bord du lit et il sentit le matelas de plume s'affaisser légèrement tandis qu'elle se penchait au-dessus de lui et que ses doigts frais parcouraient son dos. Comme à chaque fois, ce contact arracha à Drago une vague de frissons incontrôlable qui trouvait son origine ailleurs que dans son cerveau.

− Miss Brown, lâcha-t-elle finalement.

Drago tenta de se redresser légèrement mais elle le maintint fermement sur le matelas.

− Pardon ? demanda-t-il, surpris.

− C'est le nom de celle qui vous a fait ce panier.

− Pourquoi me le dîtes-vous ?

− Parce qu'il serait plus qu'impoli de ne pas aller la remercier.

La bonne éducation de Lady Weasley l'emportait sur sa colère d'avoir été prise pour messagère. Cela ne manqua pas de faire sourire Drago, la tête contre son oreiller.

− Je n'y manquerai pas. Je suis sûr que je trouverai un moyen de la remercier … chaleureusement.

Son sous-entendu n'échappa pas à son interlocutrice qui enfonça un peu plus abruptement ses doigts dans la plaie de Drago qui grogna de douleur. Sans la voir, il sentit son petit air satisfait.

− Bien, je crois que mes visites à domicile vont s'arrêter ici, Mr Black. Votre blessure est en bonne voie de guérison. Dorénavant, vous viendrez me rendre visite dans mon infirmerie deux fois par semaine pour que je puisse m'assurer de son état.

− Pourquoi ne venez-vous pas vous en assurer vous-même directement ici ? demanda Drago.

− Parce que je ne suis pas votre guérisseuse personnelle et que j'ai bien d'autres patients à voir.

− Ne suis-je pas votre favori ?

− Ciel, non. Vous vous plaignez quand j'appuie un peu trop, grognez de douleur quand je vous soigne, et n'arrêtez pas d'avoir des propos indécents.

Drago se tourna sur le côté pour mieux la regarder. Elle était toujours concentrée sur la plaie, mais elle avait un doigt profondément enfoncé dans un petit pot qui contenait un baume parfumé à la menthe.

− Des propos indécents ? répéta-t-il, amusé.

− Je ne suis pas née de la dernière pluie, Mr Black, ni même de la précédente. Et je ne suis pas comme toutes ces jeunes filles qui tombent en pamoison dès qu'elles vous voient sans comprendre que les mots que vous leur susurrez est un appel à la luxure. Je connais le sens caché de vos phrases, et oui, Mr. Black, elles sont indécentes.

Sur ces mots, elle badigeonna allègrement son baume sur la plaie refermée de Drago qui sentit immédiatement la chaleur de la menthe de répandre sur son épiderme. Il ne pouvait s'empêcher de sourire. Ces petites joutes verbales étaient rafraichissantes. Tout en Lady Hermione était rafraichissant. Elle était loin, très loin des jeunes femmes qu'il fréquentait habituellement. Elle avait de l'esprit et son verbe acéré avait le don de le faire sourire.

x.X.x.X.x

Drago rentrait des écuries après y avoir passé quelques heures pour s'assurer que les chevaux allaient tous bien. Il avait confié leur soin à Alec McKinnon, un garçon d'écurie particulièrement doué avec les animaux, le temps de sa guérison. Comme il s'y était attendu, Alec avait pris sa tâche très au sérieux et les chevaux dormaient tous dans un box propre, la panse bien pleine. Le foin avait été rentré pour être à l'abri de la pluie – ou de la neige – qui menaçait de tomber depuis quelques jours déjà. Quand il arriva dans la grande salle à manger, Blaise était déjà installé et discutait avec Lady Bonnie qui n'avait pas l'air très satisfaite de ce qu'il lui racontait. Drago s'approcha de la table et s'installa à côté de Blaise.

− Ah, te voilà, dit Bonnie en le regardant d'un œil sévère. Je te cherche depuis des jours.

Drago haussa les épaules, ce qui lui arracha une légère grimace : sa plaie se rappelait à lui plus souvent qu'il ne l'aurait admis.

− Je suis là, répondit-il simplement.

De toute évidence, elle n'appréciait pas son ton nonchalant qui n'avait rien d'un ton d'excuse. Elle avait l'air d'attendre des explications qui ne vinrent jamais, aussi poursuivit-elle, ses yeux clairs lançant des éclairs.

− Certains bruits de couloirs sont parvenus jusqu'à mes oreilles, dit-elle d'une voix presque menaçante.

− Tiens donc ? répliqua Drago d'un air faussement intéressé. Tu veux dire des bruits de couloirs qui venaient de quelqu'un d'autre que toi ?

Tout le monde savait que Lady Bonnie avait un goût prononcé pour les ragots qu'elle se réjouissait de répandre tout autour d'elle, ses suivantes s'assurant que les potins atteignent toujours leur cible.

Bonnie fit mine de ne pas l'entendre. Elle poursuivit.

− Le bruit court qu'une certaine Anglaise passerait beaucoup de temps dans tes appartements.

− Vraiment ? demanda Drago, faussement surpris.

− Vraiment, répéta Bonnie, l'air agacé. Et je suis ici pour entendre ta version.

Drago ne put retenir un petit rire amusé devant l'air impérieux de Bonnie. La jeune femme était beaucoup trop confiante. Son statut de petite fille du Laird semblait lui être monté à la tête, et voilà qu'elle oubliait qu'elle s'adressait à son cousin, qui ne lui devait absolument rien. Si jusqu'ici, Drago s'était toujours montré patient et gentil à son égard, il commençait à en avoir assez de son ton autoritaire et des intrigues qu'elle créait pour se débarrasser de celles et ceux qui lui étaient désagréables.

− Je n'ai rien à te dire, répliqua Drago, un peu plus froidement. Rien qui ne te concerne en tout cas.

− Tu ne nies pas ?

− Je n'affirme pas non plus, fit-il observer. Je te rappelle seulement que je n'ai pas de compte à te rendre, et que tu ferais mieux de t'occuper de tes affaires.

− Ce sont mes affaires puisque ça se passe sous mon toit.

− Ton toit ? répliqua Drago, moqueur. Jusqu'à preuve du contraire, tu n'es pas Laird.

Bonnie pinça les lèvres, la rage affluait derrière ses yeux orageux.

− Est-ce que tu la prends ? demanda-t-elle froidement.

La formulation n'avait rien de délicat. Elle parlait de Lady Hermione comme d'une jument qu'un étalon prendrait. Drago n'en revenait pas de l'entendre parler aussi crument, elle qui n'y entendait rien aux plaisirs de la chair. En colère de la voir fouiner et sous-entendre des choses complètement fausses, Drago se leva brusquement et se pencha vers elle.

− Je t'interdis de colporter ce genre de mensonges sur Lady Weasley. Tu devrais avoir honte de te comporter de la sorte avec l'invitée de ton Laird. Honte de la déshonorer injustement.

− N'est-ce pas la vérité ? Lady Weasley ne t'a-t-elle pas rendu visite de nombreuses fois dans tes appartements ces derniers jours ? Elle se déshonore toute seule en se rendant sans témoin dans la chambre d'un homme dont la réputation de coureur n'est plus à faire.

− T'enquiers-tu de sa vertu ? cracha Drago.

− Je m'inquiète de voir une Anglaise infiltrer notre clan. Car chacun sait que la trahison court dans leurs veines dès lors qu'ils viennent au monde.

Drago asséna un coup de poing sur la table de bois qui les séparait.

− Quittez cette table, Lady Bonnie, et ne m'adressez plus la parole tant que vous serez rongée par la jalousie.

− Je ne suis pas jalouse, rétorqua Bonnie, mais elle avait perdu de sa superbe.

− Vraiment ? Alors qu'est-ce que cela peut-il vous faire que Lady Weasley se glisse dans mes draps ?

Il avait crié, et ne s'en était pas rendu compte. Désormais, un silence de mort régnait dans la salle, et tous les regards étaient tournés vers eux. Bonnie était pâle, jamais quiconque ne lui avait parlé de la sorte. Quant à Drago, il était furieux. Furieux de s'être laissé aller à la colère, furieux de ne pas avoir su se contenir, furieux aussi d'avoir dit tout cela aussi haut. Car désormais, tout le monde serait au courant des allers et venus d'Hermione dans ses appartements. Et tout le monde s'imaginerait tout un tas de choses sur ce qu'il se passait entre eux quand ils se retrouvaient dans sa chambre.

Quand elle prit conscience des regards tournés vers eux, Bonnie afficha un petit air supérieur et satisfait. Elle avait réussi. A présent la rumeur ne venait plus d'elle, mais de Drago en personne qui venait de sous-entendre clairement que Lady Hermione partageait son lit. Passant une main dans ses cheveux, Drago regarda alentours avant de quitter d'un pas rageur la salle à manger sans avoir terminé son repas.

Il retrouva ses appartements sans avoir croisé personne, pour son plus grand soulagement, et s'y enferma à double tour. Il était en colère contre Bonnie, et réalisait enfin combien il l'avait sous-estimée. Il la voyait encore comme la petite fille rieuse et un peu capricieuse qu'elle était autrefois. A présent, elle était une vile manipulatrice qui n'hésitait pas à utiliser les autres pour parvenir à ses fins. Drago était désormais sûr d'une chose : jamais plus il ne se laisserait piéger par Bonnie, et jamais plus il répondrait à ses flatteries et à son flirt par un regard séducteur.

Quand il arriva dans sa chambre, Drago mit plusieurs secondes à réaliser qu'un hibou se tenait droit comme un piquet derrière le carreau de sa fenêtre. A sa patte, était attaché un petit rouleau de parchemin. Avant même d'avoir ouvert à l'animal, Drago sut. Il sut de qui provenait cette missive. Et il sut que cela n'annonçait rien de bon. Malgré tout, il retira la lettre en soupirant avant de laisser l'oiseau repartir par là où il était venu.

« Drago,

Voilà plusieurs mois que je n'ai pas trouvé le temps de t'écrire, mais ton silence m'incite à penser, à espérer, que tout se passe bien pour Lady Hermione et le Clan McLean. Malheureusement, ce n'est pas le cas, ici, en Angleterre. Comme je m'y étais attendu, le Duc de Suffolk n'a pas pour habitude de laisser ses proies lui filer entre les doigts, et est bien décidé à ramener Lady Hermione dans son duché pour qu'elle y épouse son fils aîné.

Mes espions m'ont fait savoir que tous les regards se tournaient dors et déjà vers les clans, les Highlands étant le seul endroit où personne ne s'est encore aventuré pour y chercher notre protégée. Nous devons prendre la menace très au sérieux, car une fois que Suffolk sera certain que Lady Hermione se trouve sur les terres du clan, il sera en droit d'exiger que vous la lui restituiez.

Je serai parmi vous d'ici une dizaine de jours. J'ai également écrit au Laird Cormag et à Lady Hermione pour les prévenir de mon arrivée imminente et de l'avancée des recherches de Suffolk. Si jusqu'ici, nous nous contentions de cacher Lady Hermione, il est grand temps d'élaborer une stratégie désormais, pour lui éviter de devenir l'esclave des Suffolk – car qui sait quel sort l'attend à présent qu'elle est considérée comme déserteuse, si ce n'est traitresse ?

Je m'inquiète grandement de son sort, mais j'ai confiance dans le Clan McLean pour nous aider à trouver une solution.

Malgré toutes ces mauvaises nouvelles, je ne suis pas mécontent de t'écrire ces derniers mots : à bientôt, Drago. J'aurai aimé qu'on se revoit en de meilleures circonstances, hélas, le destin ne se montre pas miséricordieux envers notre race ces derniers temps.

Bien à toi,

S.R »

Drago resta un moment immobile, le regard fixé sur le courrier qu'il tenait entre ses mains. Si Rogue se déplaçait en personne, et qu'il trouvait la situation problématique, lui qui n'avait habituellement que des solutions, c'était que celle-ci était vraiment à leur désavantage. Au plutôt au désavantage de Lady Weasley. Drago sentit son estomac se nouer. Si Suffolk venait jusque sur les terres McLean, il savait qu'il devrait se battre pour l'honneur de Lady Weasley et pour son clan d'accueil. Il savait que ce serait prendre le risque de ne jamais retrouver son honneur, ni ses terres. Tous ces combats clandestins, tout cet or amassé ne lui servirait alors à rien. Il fallait éviter la guerre avec Suffolk, il fallait trouver une autre façon de lui ravir définitivement Lady Hermione. Et surtout, il devait éviter de croiser le chemin du Duc de Suffolk qui ne le reconnaitrait que trop facilement et n'hésiterait pas à l'offrir en pâture à la justice britannique qui le ferait pendre haut et court sans écouter sa défense.

Il se pinça l'arête du nez en fermant les yeux et expirant lentement. Lui qui trouvait sa vie déjà assez compliquée avant l'arrivée d'Hermione, voilà qu'il regrettait ces temps passés. Car la vraie difficulté à présent résidait dans le fait qu'il ne permettrait pas que Suffolk n'enlève Lady Hermione contre son grès, il savait qu'il ne supporterait pas l'idée que ses pieds ne frôlent plus le sol écossais, il savait qu'il n'accepterait jamais qu'un homme ne la touche …

Cette idée lui glaça le sang. Pourquoi avait-il fallu que Rogue lui confie sa petite protégée ? Pourquoi avait-il fallu qu'elle soit pleine d'esprit, vive, charmante ? Pourquoi n'était-il qu'un homme et pourquoi n'était-il pas parvenu à rester indifférent à cette foutue Anglaise ? Et surtout, pourquoi l'idée que Bonnie la pense être son amante ne lui déplaisait pas plus que cela ?