Bonsoir tout le monde ! comment allez vous en cette chaude journée du mois de mai ? ici c'etait notre premier bain dans la piscine ! Quel bonheur je me sens toute relaxée ! mais je ne vous ai bien sur pas oubliés et voici le chapitre 13 de cette histoire.

Nos futurs époux ne semblent pas trouver le temps de se parler pourtant il le faudra bien tot ou tard !

Vous avez été moins nombreuses a commenter et a lire la semaine dernière alors j'espère que je réussirai a vous donner l'envie de commenter avec ce nouveau chapitre ! je vous laisse a votre lecture et vous dis a la semaine prochaine !


Drago ne vit pas Lady Hermione les deux jours qui suivirent. Rogue lui avait expliqué que malgré ses réticences, elle avait finalement accepté de l'épouser. Pourtant, elle semblait avoir disparu. Il ne la trouva pas dans son infirmerie quand il s'y rendit pour l'y trouver, et elle ne se rendit pas une seule fois dans la salle à manger pour partager son repas avec ses hôtes. Au début, Drago se demanda si elle l'évitait, mais il comprit au détour d'une conversation avec Isaure qu'elle s'était enfermée dans ses appartements et ne recevait personne sinon les domestiques qui lui apportaient son repas. Drago se sentait frustré. Blaise lui avait suggéré de se montrer sous son meilleur jour, mais comment pouvait-il suivre les conseils avisés de son ami si sa future épouse ne daignait pas pointer le bout de son nez ? Las de ne trouver aucune solution, son humeur se dégradait au fur et à mesure que les jours s'écoulaient, aussi finit-il par s'enfermer à son tour dans ses appartements.

Cette nuit-là, comme toutes les précédentes, Drago dormit mal. L'idée du mariage qui approchait à grand pas le rendait confus et le questionnait beaucoup. Il savait qu'il n'y avait rien d'autre à faire, et il savait que c'était pour la bonne cause. Empêcher Cepheus d'épouser Lady Hermione c'était l'enlever à un sort funeste, c'était sauver son honneur, sa dignité, sa liberté – quoi qu'elle en pense. Pourtant, égoïstement, et dans ses rêves les plus fous, Drago avait toujours imaginé épouser une femme qui l'aimait sincèrement, pour ce qu'il était : un noble écossais, déchu de ses terres et privé de son honneur malgré lui, mais qui aurait donné son âme pour celle qu'il aimait. Une petite voix dans sa tête lui murmura que c'était ce qu'il faisait. Il donnait son âme pour son épouse, car bientôt les Suffolk viendraient lui demander des comptes. Mais qu'importait du moment qu'Hermione ne fût pas enchaînée à Cepheus pour le reste de son existence…

Tournant et se retournant dans son lit sans trouver le sommeil, Drago se leva et se dirigea vers son bureau pour s'y servir un verre d'eau. Dehors, la neige avait cessé de tomber et le ciel était étonnamment dégagé pour une nuit d'hiver. La lune brillait si fort qu'elle éclairait l'étendue blanche de la plaine comme en pleine jour. A côté d'elle, les étoiles scintillaient paresseusement, bien loin des questions et des pensées troublées de Drago. Tandis que ses yeux pâles s'arrachaient à la contemplation de la Voie Lactée, Drago fut attiré par un petit mouvement, près de la porte des écuries. Se penchant en avant pour mieux voir ce qu'il se passait, il reconnut la silhouette emmitouflée de Lady Hermione qui se faufilait dans les écuries. La nuit était déjà bien avancée, que faisait-elle dehors ? Une pensée insidieuse lui apparut soudainement : elle prenait la fuite.

Le cœur battant, Drago attrapa une chemise, l'enfila ainsi qu'une paire de bas avant de se précipiter dans les couloirs et de rejoindre la large porte d'entrée du château. Bravant le froid mordant, il avança à grandes enjambées jusqu'aux écuries et y pénétra sans crier gare. Elle était là. Assise sur une motte de paille, quatre chevaux l'entourant, allongés à ses pieds. D'un geste tendre elle leur caressait les oreilles, et les gavait de pommes et de carottes qu'elle sortait d'un petit panier d'osier posé à côté d'elle. Quand la porte claqua bruyamment derrière Drago, elle sursauta et se redressa, une main dans sa poche où se cachait sans aucun doute sa baguette.

− Qui va là ? demanda-t-elle d'une voix claire dans laquelle la peur ne semblait pas avoir sa place.

Drago fit quelques pas vers elle, jusqu'à ce que la chandelle qu'elle avait pris soin d'emporter avec elle l'éclaire assez pour qu'elle le reconnaisse.

− Mr. Black, dit-elle finalement, qu'est-ce que vous faites ici ?

Elle semblait sincèrement surprise. Et pour cause, il ne devait guère y avoir d'homme ou de femme réveillé à cette heure-ci.

− J'ai vu de la lumière, se justifia-t-il en s'approchant, enfonçant ses mains glacées dans les poches de son pantalon.

− Vraiment ? Depuis votre chambre ? demanda-t-elle, méfiante. Me suiviez-vous, Mr Black ?

− Non, milady, je ne vous suivais pas. Pris d'insomnie, je regardais par la fenêtre de mes appartements quand je vous ai vu entrer dans les écuries. J'étais venu voir si…

Il n'acheva pas sa phrase. Il était délicat de lui dire qu'il pensait qu'elle était en train de prendre la fuite. Mais elle sembla comprendre bien trop vite à son goût.

− Si je n'étais pas sur le point de m'enfuir ? acheva-t-elle d'une voix glaciale.

− Si vous n'aviez besoin de rien. Je ne vous ai guère vue ces derniers jours, je vous croyais souffrante.

C'était un mensonge éhonté.

− Et bien comme vous le voyez, je ne suis ni souffrante, ni en train de fuir. Vous pouvez retourner vous coucher désormais.

Mais Drago n'en fit rien. Il s'approcha un peu plus, et posa une main tendre au sommet de la tête de Tempête, le cheval sur lequel Lady Hermione était arrivée quelques mois plus tôt. Il s'était pris d'affection pour cette bête bien plus intelligente et maligne que ses paires.

− Je vous ai cherchée toute la semaine, finit-il par dire.

Des petites volutes de fumée s'échappait de sa bouche tant le froid était mordant.

− Je n'étais pas très loin, soupira Lady Hermione d'une voix basse sans le regarder dans les yeux.

− Vous n'étiez pas là où je me trouvais.

Vaillamment elle releva la tête. Son regard était perçant, et le ton de sa voix assuré :

− En effet, Monsieur. Il se trouve que j'avais besoin de temps et d'espace pour accepter l'avenir qui nous attend.

− Un avenir qui semble vous déplaire, Madame, remarqua Drago, les dents serrés.

Que croyait-elle ? Il sacrifiait son avenir pour la sauver, il tirait un très sur une vie paisible, sur un mariage d'amour. Car Drago était trop droit, trop fier et il savait que jamais il ne reprendrait d'épouse, car celui-ci durerait autant qu'elle le souhaiterait. Jamais il ne lui soumettrait l'idée du divorce, jamais il n'accepterait de s'acoquiner avec une autre femme que la sienne. Pensait-elle que c'était facile pour lui ?

A son grand étonnement, elle soupira et baissa les yeux.

− Un avenir que je n'espérais ni pour moi, ni pour vous. Vous me semblez être quelqu'un de bien, Mr Black, et j'imagine sans difficulté que vous aviez d'autres projets que celui d'épouser une anglaise.

Drago soupira et s'approcha jusqu'à s'asseoir à côté de Tempête, à quelques centimètres des pieds de la jeune femme.

− Les projets changent, milady. Notre avenir n'est jamais tout tracé.

− Qu'avez-vous à y gagner ?

Drago se tut et réfléchit quelques instants.

− Je dirai que je n'ai rien à gagner, si ce n'est le mérite de vous avoir sauvé d'un mariage malheureux.

Un petit rictus – qui ressemblait à un sourire, à s'y méprendre – naquit au coin de la bouche d'Hermione.

− Je n'aurai pas qualifié ce mariage de malheureux.

− Alors vous ne devez pas connaître Cepheus de Suffolk, grogna Drago entre ses dents.

− Je le connais. Assez pour penser que malheureux n'est pas un mot assez fort pour définir ce mariage. Dévastateur, atroce, liberticide… Voilà des épithètes plus adaptées.

Ainsi donc, elle connaissait Cepheus. Peut-être le connaissait-elle bien mieux que lui, finalement. Son cœur se serra à cette idée. Que lui avait fait subir ce monstre pour qu'elle prenne la fuite jusqu'en Ecosse ? Pour qu'elle accepte d'épouse un inconnu à l'honneur douteux, au demeurant ?

− Les rumeurs qui courent à son sujet sont parvenues jusqu'à mes oreilles, souffla-t-elle après quelques secondes de silence. Et croyez-moi, la vérité est plus atroce encore.

Drago redressa la tête et plongea son regard dans ceux de la jeune femme. Que lui avait-il fait subir pour qu'elle fut si catégorique à son sujet ?

− Est-ce qu'il vous a … fait du mal ? demanda Drago d'une voix qu'il voulait neutre mais d'où transparaissait l'horreur.

Elle ne répondit pas, et Drago devina qu'il avait vu juste. Jusqu'où était allé Cepheus ?

− Je me suis enfuie avant qu'il ne parvienne à me traîner dans son lit, déclara-t-elle. Il n'empêche que j'ai pu goûter à sa cruauté.

Le cœur de Drago tambourinait dans sa poitrine sans qu'il n'en comprenne la cause. Etait-il furieux d'apprendre que sa future épouse ait été maltraitée ? Ou soulagée de savoir qu'elle avait échappé au pire ? L'ambivalence de ses sentiments le rendait fou. Un long silence s'abattit entre eux, ponctué par instant pas le craquement des carottes et des pommes sous les dents des chevaux. Finalement, ce fut elle qui rompit le silence.

− Avant que vous ne me preniez pour épouse, Mr. Black, vous devez savoir que vous ne serez pas le premier homme à partager mon lit.

Elle avait dit cela avec nonchalance, mais une lueur de défi brillait dans ses yeux. Il savait ce qu'elle était en train de faire, elle tentait de le convaincre de renoncer. Elle espérait le dégouter en lui annonçant qu'il n'aurait pas la primeur, l'honneur de lui prendre sa vertu. Il ignorait si elle mentait ou non, mais pour dire vrai, cela n'avait aucune importance pour lui. Tout ce qui comptait c'était ce n'était pas Suffolk qui l'avait forcé à faire ce qu'elle ne voulait pas. Personne ne se souciait jamais que la vertu de l'époux fut intacte. Jamais un homme ne serait insulté, traîné dans la boue pour avoir goûté aux délices charnels avant le mariage. Drago refusait de faire partie de cette hypocrisie générale. Il avait eu quelques conquêtes, il ne se souciait pas que sa future femme en ait eu aussi. Trop heureux de la détromper et de lui faire comprendre qu'il ne reculerait pas, il répliqua d'une voix trainante associée à un petit rictus.

− A la bonne heure, vous saurez comment vous y prendre dans ce cas.

Elle se renfrogna immédiatement, déçue que son annonce n'ait pas eu l'effet escompté. Drago ne put que se féliciter de sa réponse, pourtant, quelque chose le perturbait. Si c'était vrai, et qu'elle avait en effet offert sa virginité à un autre homme, qui n'était de toute évidence pas Cepheus, où était-il aujourd'hui, quand elle avait besoin plus que tout d'un époux pour échapper au mariage avec Suffolk ? Pourquoi fallait-il que ce fusse lui qui l'épouse alors que quelqu'un semblait l'avoir aimée dans sa chaire ?

− L'homme en question ne pourrait-il pas venir vous épouser à ma place ? dit-il finalement avec un petit sourire taquin.

Il avait pensé la dérider un peu, il récolta à la place son courroux silencieux, assombrissant son regard noisette. Une pierre tomba dans le fond de son estomac quand il réalisa que c'était peut-être ce qu'elle désirait par-dessus tout : que cet homme vienne la sauver. Elle détourna les yeux, fixant son regard sur le cheval qui se trouvait à ses pieds. Elle avait l'air lointain, à présent, perdue dans ses pensées. Drago la regarda de longues secondes en silence. Il s'était trompé sur son compte. Injustement, il avait pensé qu'une Lady de sa trempe était sans doute bien à l'abri des évènements terribles qui pouvaient se produire dans une vie. Elle n'avait pas connu la faim, ni le froid, ni la solitude. Sans doute avait-elle toujours été très bien entourée. Pourtant, Drago le pressentait, elle avait aussi connu l'amour dans sa dimension douloureuse, elle avait connu l'exil loin des siens, la trahison de ses parents. Peut-être avait-elle-même enduré le deuil…

− Il a été à votre place, murmura-t-elle soudainement.

Drago mit quelques secondes à comprendre ce qu'elle avait dit. A son tour plongé dans ses pensées, il avait perdu le fil de la conversation. Devant son air interdit, Lady Weasely tourna la tête pour regarder à nouveau le paysage qui s'étendait sous ses yeux et ajouta :

− Il avait promis de m'épouser.

Sa voix n'était qu'un souffle, et Drago devina sans mal que la gorge de la jeune femme était nouée. Qu'avait fait ce pauvre imbécile à la jeune Lady pour qu'elle fut ainsi la proie de ses émotions douloureuses ? Drago serra la mâchoire à l'idée qu'un homme ait pu la faire souffrir davantage que ce qu'elle avait déjà vécu.

− Il a pris ce qu'il croyait du et a oublié de vous conduire à l'autel ? demanda-t-il finalement.

Lady Weasley tourna la tête dans sa direction, l'air offusqué.

− Bien sûr que non, cracha-t-elle, véhémente. Mon père l'a fait assassiner. Une Lady n'épouse pas un homme d'écurie.

Elle avait dit cela avec une voix empruntée d'on ne savait où, sans doute la réplique était tout droit sortie de la bouche de son père. L'ironie de la situation eut le mérite de faire sourire Drago.

− Cela vous fait rire ? gronda Lady Weasley, les yeux brillants de colère.

Elle se méprenait sur les intentions de Drago.

− En effet, dit-il avec un petit rictus. On dirait que vous êtes destinée à épouser un homme d'écurie, Lady Weasley, quoi qu'en pense votre père.

Elle sembla enfin comprendre, et à son tour, s'autorisa à sourire. Le père de la jeune femme ferait une attaque dès lors qu'il saurait que sa fille avait épousé un homme d'écurie. Un écossais par-dessus le marché. Et s'il avait cru bon de faire assassiner le premier élu du cœur de sa fille, Drago se promit de ne pas louper sa cible si d'aventure son chemin croisait le sien.

− Je suis désolé, reprit-il finalement. Ce devait être un homme bien s'il avait ravi votre cœur.

Lady Weasley hocha doucement la tête. Tous deux restèrent à nouveau silencieux, scrutant le soleil qui disparaissait désormais derrière les collines écossaises. D'ici quelques jours, ils seraient mariés. Drago se sentait étrangement mélancolique. Jamais il n'avait soupçonné qu'il se marierait un jour, et encore moins avec une anglaise qu'il n'avait pas vraiment courtisé. Pourtant, quelque chose, au fond de son âme, lui murmurait que c'était la meilleure chose à faire, et qu'un contrat de mariage n'était pas la seule chose qui les unirait.

− Weasley n'est pas mon vrai nom, dit finalement la jeune femme sans détourner les yeux du cheval qu'elle avait commencé à cajoler.

Drago fit mine de s'offusquer.

− Comment ? Vous comptiez m'épouser sous un faux nom ? N'avez-vous pas honte Lady …

− Granger. Je m'appelle Hermione Granger, le coupa Hermione.

− C'est un scandale, j'étais sur le point d'épouser quelqu'un qui n'existe même pas, répondit Drago d'un ton faussement outré.

− Je suis navrée d'avoir attendu tout ce temps, mais j'imagine que puisque nous serons époux d'ici la pleine lune, la sincérité était de mise.

Elle avait l'air sincèrement désolé et Drago ne tint pas plus longtemps avant de lui lâcher d'une voix désinvolte :

− Black n'est pas mon vrai nom, alors disons que nous sommes quittes.

Lady Hermione afficha une expression scandalisée qui effaça immédiatement sa mine désolée.

− Me l'auriez-vous dit si je ne vous l'avais pas dit ? s'énerva-t-elle.

− Vous l'auriez su de toute façon. Ce sera mon vrai nom qui sera prononcé lors de la cérémonie.

A son expression, Drago devina qu'Hermione n'avait pas encore décidé du comportement à adopter. De toute évidence, elle hésitait entre la colère et le rire. Elle finit par opter pour se dernier en offrant à Drago l'un de ses rares sourires amusés et terriblement charmants.

− Vous êtes un abominable fiancé, gronda-t-elle. Ne devriez-vous pas être en train de me promettre monts et merveilles ?

− Me croiriez-vous si je le faisais ?

− Probablement pas, affirma Hermione avec un haussement d'épaules.

Drago ne put réprimer un rire en l'entendant répondre avec tant d'honnêteté. Elle était de retour, la Lady aux paroles vives et aux répliques cinglantes. Avait-il le droit de s'en délecter de la sorte ? Sans doute oui, après tout, elle était sa future épouse. Il serait bien le seul à pouvoir se targuer de la connaître plus intimement que quiconque, le seul à partager sa vie, le seul à partager son lit… Cette pensée le perturba bien plus qu'elle ne l'aurait dû. Pourtant, assis-là, dans ces écuries, le corps chaud de Lady Hermione à quelques centimètres du sien, son souffle brûlant lui balayant les joues, il ne pouvait s'empêcher d'admirer ses lèvres dans la semi obscurité. Elles avaient l'air si tendres, si douces… Un véritable fruit qui ne lui serait bientôt plus défendu – du moins aux yeux du peuple. Car bien entendu, il doutait qu'Hermione n'accède à ses désirs les plus intimes, elle qui l'épousait pour échapper aux griffes d'un autre.

Le temps s'égraina encore un peu, dans un silence plus doux et paisible que Drago ne l'aurait imaginé. Il ignorait l'heure qu'il était mais il pouvait voir que la nuit se faisait moins sombre et il devinait que bientôt, le soleil débuterait son ascension. Il s'autorisa à rester là quelques instants supplémentaires, puis le froid eut raison de lui.

− Pouvons-nous rentrer ? demanda-t-il. Je crains de ne perdre un orteil avec ce froid…

Lady Hermione lui adressa un petit sourire en coin.

− Si ce n'est qu'un orteil… murmura-t-elle, l'air malicieux.

Sur ces mots, elle se leva avec grâce et sembla attendre que Drago en fasse de même. Celui-ci ne se fit pas prier, et se redressa à son tour, époussetant au passage les brins de pailles qui s'étaient logés sur ses vêtements. Le remarque de la jeune femme lui arracha un sourire.

− Vous avez des propos indécents.

− C'est vous, Monsieur, qui voyez l'indécence où elle n'est pas.

Ils continuèrent de se taquiner en sortant des écuries, et rejoignirent rapidement le château, bravant le froid mordant sans vraiment s'en rendre compte, tant ils étaient accaparés par leurs paroles. Drago poussa les grandes portes de bois du château et s'effaça pour laisser Lady Hermione pénétrer dans le hall à la chaleur réconfortante. Quand ils s'y trouvèrent tous les deux, ils se regardèrent de longues secondes en silence, comme craignant de rompre le charme qui semblait s'être crée pour eux.

− Je vous raccompagne à vos appartements ? proposa finalement Drago.

− Bien volontiers, sourit Hermione.