Bonjour à toutes ! J'espère que ce week-end de l'ascension se passe bien pour vous et que vous profitez d'un peu de répit. J'ai été ravie de voir que le dernier chapitre vous a laissé sur votre faim c'était bien le but ! Heureusement je ne vous ai pas fait attendre trop longtemps pour découvrir enfin de qui il s'agissait.

Merci aux nombreuses personnes qui ont pris le temps de lire et surtout de laisser un commentaire. Je fais mon possible pour écrire davantage mais le remps me manque alors parfois je ne posterai qu'une fois par semaine parfois deux. En attendant vos commentaires sont une source de motivation alors continuez à m'en laisser si le cœur vous en dit

Je vous laisse découvrir ce chapitre et vous dit à mercredi pour la suite de nos aventures !


Drago sentit son cœur s'emballer en entendant cette voix si reconnaissable entre toutes. Il plissa les paupières pour mieux regarder en direction de la nouvelle venue, et ne tarda pas à reconnaître les traits si familiers de celle qu'il considérait comme une sœur : Pansy Parkinson. Elle venait sans doute tout juste d'arriver, car elle portait encore sa cape de voyage et des cheveux s'échappaient par mèche de son chignon sophistiqué. Quoi qu'il en fût, elle était magnifique, comme dans ses souvenirs.

Le port de tête altier, la peau d'albâtre, les yeux d'un noir saisissant, Pansy avait toujours eu l'air impérieux de ceux à qui on ne refuse rien. Drago sentit Blaise faire un pas en avant, derrière lui. Il pouvait sentir la surprise dans la respiration légèrement saccadée de son meilleur ami, tandis que tous deux n'en croyaient pas leurs yeux. Elle était bel et bien là. Mais comment avait-elle su ?

Derrière lui, l'homme d'église perdait patience. Il toussota mais personne ne le regardait. Tout le monde n'avait d'yeux que pour Pansy. Celle-ci remonta l'allée en silence, d'un pas mesuré, presque royal, jusqu'à ce que deux mètres seulement ne la séparent de Drago. L'émotion se lisait dans son regard.

− Tu es là, souffla Drago en la dévisageant.

− N'avais-je pas promis de te mener à l'autel ?

− Ce mariage est tellement précipité que j'ai…

− Je craignais d'être en retard, le coupa-t-elle. Mais on ne se débarrasse pas de moi comme ça.

− De toute évidence, sourit Drago.

Blaise s'approcha, et n'y tenant plus, se précipita sur Pansy qu'il enlaça chaleureusement. Pansy laissa échapper un petit rire avant de serrer son ami dans ses bras, tandis que Drago les rejoignait en silence. C'était comme si plus rien n'existait, comme s'il n'était pas sur le point de se marier. Il avait oublié tout le reste, parce que Pansy était là, et qu'ils étaient réunis tous les trois, enfin.

− Comment as-tu su que… commença Drago qui serrait désormais la main de Pansy dans la sienne.

− Plus tard, répondit-elle. Tu as d'abord une anglaise à épouser.

Son regard se posa sur Hermione qui avait assisté à toute la scène en silence. Elle les regardait avec curiosité et intérêt, mais avec retenue également. Un air légèrement intimidé s'était peint sur son visage déjà pâle. Drago ne voulait pas lâcher la main de Pansy, mais il sentait le prête d'agiter derrière lui. Il recula à contre-cœur, suivi par Blaise, tandis que Pansy allait s'installer à côté de Severus Rogue qu'elle salua d'un petit sourire en coin.

Enfin, le mariage commença.

Le prêtre commença un discours long et fastidieux auquel Drago ne prêta pas attention. Ses pensées, jusqu'alors tournées vers Pansy, étaient désormais orientées vers Hermione dont il tenait les mains. Elles étaient petites, et froides dans les siennes. Ses yeux étaient profondément ancrés dans les siens, tandis que le prêtre expliqué combien le mariage était une union sacrée qui ne devait jamais être trahie par le pêcher, la couardise ou la méchanceté.

− Nous allons procéder à l'échange des vœux. Mr Malefoy, répétez après moi.

Son nom sembla résonner dans la petite chapelle. Comme une prière, un psaume sacré dont il ne voudrait jamais se défaire. Il adressa un petit sourire à Hermione qui découvrit enfin le nom qu'elle allait porter désormais, avant d'interrompre le prêtre :

− J'ai préparé mon propre discours, mon père.

Ce dernier eut l'air outré de voir ainsi son travail bafoué, mais le ton de Drago sembla le dissuader de se plaindre. Sans doute se convainquit-il que plus tôt Drago aurait prononcé ses vœux, plus tôt il pourrait oublier cette horrible journée où son Laird l'avait forcé à unir un écossais à une anglaise. A contre-cœur, il acquiesça et Drago commença.

− Moi, Drago Malefoy, je te prends toi, Hermione Granger pour épouse.

Le tutoiement était désormais d'actualité.

− A partir de ce jour, et au-delà des ténèbres, je promets de faire de toi mon unique priorité, de partager tes moments de joie, de doute et de tristesse, d'être toujours l'oreille attentive que tu mérites, et le bras puissant qui te protège. Je jure que jamais mes yeux ne se poseront sur une autre, et que jamais mon genou ne fléchira devant quelqu'un d'autre que toi. Ma loyauté indéfectible t'est acquise, autant que ma vie et mon âme t'appartiennent. Et que le courroux de notre Créateur s'abatte sur moi si un jour je faillis en laissant impuni quiconque te causerait du tort.

Il avait prononcé son discours d'une traite, sans jamais hésiter, sans jamais bégayer. Ses yeux avaient soutenu le regard d'Hermione qui s'était fait intense tandis que le rouge lui était joliment monté aux joues. Leur souffle était légèrement saccadé, et il pouvait sentir l'haleine chaude de son épouse effleurer son visage. Dans l'assemblée, personne ne prononça un mot, et il sentit l'émotion le submerger. Il pensait chacun de ses mots, chacune de ses phrases. Il n'avait pas parlé d'amour, ni de fidélité, seulement de loyauté, de protection et de respect. Parce que c'était là tout ce qu'Hermione voulait recevoir, il le savait.

Le silence s'éternisa tandis que leurs regards ne se lâchaient pas. Drago avait l'agréable sensation de se trouver dans un nuage brumeux mais chaleureux et accueillant. Est-ce que c'était cela le mariage ? Un cocon dans lequel on se senti si bien qu'il est difficile de s'en extirper ? Drago n'eut cependant pas le choix, car bientôt, le prête s'éclaircit la gorge et marmonna :

− Ce n'est pas très conventionnel, mais j'imagine que cela fera l'affaire.

Puis se tournant vers la mariée.

− Lady Hermione Granger, veuillez répéter après moi.

Hermione hocha subrepticement la tête avant de déclarer à son tour :

− Je vais suivre l'exemple de mon époux et prononcer mes vœux moi-même, si vous le permettez.

L'homme d'église sembla comprendre qu'elle ne lui demandait pas réellement la permission, car il lâcha un soupire qui signifiait sans doute « qu'on m'explique pourquoi ma présence était requise ! » avant de faire un signe de tête en sa direction pour l'enjoindre de commencer rapidement.

− Moi, Hermione Granger, je te prends toi, Drago Malefoy pour époux. Je jure d'être une épouse respectueuse et attentive, indépendante et loyale. Je promets de t'accompagner dans le bonheur, la colère et la peur, d'être celle qui écoutera tes états d'âme sans jugement ni ressentiment. Jamais mon regard ne s'attardera sur un autre, et jamais je n'agirai à dessein pour te faire du mal. Par ce serment, je fais la promesse de ne jamais me défiler dans nos querelles et de toujours prendre à cœur de réconcilier nos âmes.

Drago esquissa un petit sourire tandis qu'une lueur de défi tranquille brillait dans les yeux d'Hermione. Le voilà prévenu, songea-t-il. Quel discours, quelle intelligence. Ces vœux étaient aussi touchants que clairs et il n'en fallut pas plus à Drago pour s'émerveiller davantage encore de la femme forte qu'il était en train d'épouser. Tout en lui promettant loyauté et respect, Hermione le prévenait de ce qu'elle était : une femme forte, indépendante qui ne le laisserait jamais imposer son opinion sans discuter, sans se disputer parfois. Tant de choses qu'il savait déjà, et qui lui plaisaient au-delà de tout le reste.

− En voilà une qui sait ce qu'elle veut, déclara Pansy dans l'assemblée.

Quelques rires accompagnèrent sa remarque, tandis que Drago restait silencieux mais ne lâchait pas sa femme du regard.

− Bien, vous pouvez désormais échanger vos alliances.

Blaise s'approcha d'un pas et tendit à Drago l'anneau que celui-ci avait choisi. C'était une bague ayant appartenu à sa mère, qu'elle tenait déjà de sa mère avant elle. Un anneau en or fin, sans fioriture, sur lequel était incrusté en alternance des rubis et des émeraudes. Le bijou brillait par sa simplicité et son élégance. Drago leva la main gauche d'Hermione devant lui, et fit glisser lentement l'anneau le long de son annulaire. Ce contact, si infime et bref fût-il, lui échauffa le bout des doigts, tandis qu'il mettait la bague bien en place.

Ce fut bientôt au tour d'Hermione de lui offrir son alliance : un anneau d'or blanc simple à l'intérieur du quel il aperçut une inscription qu'il n'eut pas le temps de lire. Hermione le fit glisser sur son annulaire avec tant de langueur qu'il ne put réprimer une vague de frissons. Pourquoi ses doigts étaient-ils si frais ? Si doux contre son épiderme ? Il lui sembla que jamais il ne se rassasierait d'un tel toucher.

− Hermione et Drago Malefoy, vous voilà désormais unis par les liens sacrés du mariage. Puisse l'amour de Dieu vous accompagner dans votre quête du bonheur, puisse-t-il bénir vos cœurs amoureux et vos futurs enfants. Drago, vous pouvez embrasser la mariée.

Drago sentit son cœur s'emballer. Embrasser la marier ? Dire qu'il n'en avait pas envie aurait été un mensonge éhonté, pourtant, il ne se précipita pas sur ses lèvres délicates. Il leva un sourcil en signe d'interrogation, souhaitant par-dessus tout respecter la volonté de son épouse. Traditionnellement, en Ecosse, le mariage se scellait par des vœux déclarés, un baiser échangé et une nuit partagée, mais après tout, c'était une anglaise, alors les coutumes pouvaient être un peu bousculées.

Tous les regards étaient tournés vers eux, et Drago eut la sensation que chacun retenait son souffle. Tous savaient qu'il s'agissait d'un mariage arrangé pour sauver Hermione d'un funeste avenir, mais sans doute espéraient-ils tous que cela se muerait en mariage d'amour. Un baiser ne pourrait que les encourager… Drago était sur le point de se contenter de l'embrasser sur le front, lorsqu'il sentit soudain le petit corps d'Hermione se rapprocher de lui, et ses lèvres frôler les siennes.

Tous ses sens s'embrasèrent, tandis que son cerveau lui criait que ce n'était qu'un baiser, que cela ne voulait rien dire et que sans doute, Hermione avait agi sous la pression de tous les regards posés sur eux. Malgré ces pensées, Drago ne put s'empêcher de presser ses lèvres un peu plus fort sur celles d'Hermione. Elles étaient encore plus douces que dans son imagination, plus sucrées aussi, plus pulpeuses. Sans qu'il ne s'en rende réellement compte, ses mains se pressèrent contre la taille d'Hermione pour l'attirer plus proche de lui encore. Tout en lui semblait s'être enflammé. C'était bien la première fois qu'un baiser le mettait dans un tel état. Sans doute était-ce parce qu'il n'avait embrassé personne depuis plusieurs mois déjà …

Le baiser s'interrompit quand le prêtre se mit à marmonner qu'il était indécent de s'embrasser aussi longuement dans une chapelle, et Drago réalisa qu'Hermione ne l'avait pas repoussé. Quand il recula légèrement, elle avait le souffle court, et les joues roses. Ses yeux brillaient intensément d'une émotion que Drago n'identifia pas. Il n'en eut pas le temps car, déjà, l'assemblée se levait pour applaudir et crier le traditionnel « Vives les mariés ! »

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Drago et Hermione s'étaient changés pour ne pas arborer le tartan du clan Malefoy. Drago s'était contenté d'échanger son kilt contre celui aux couleurs des McLean, tandis qu'Hermione avait été entraînée par Fenella et Isaure dans sa chambre pour revêtir une robe toute en dentelle, broderies et tulles aux couleurs claires. Elle était sublime bien sûr, mais Drago ne put s'empêcher de penser jalousement que jamais elle ne serait aussi belle que drapée dans les couleurs de Malefoy.

Si seuls leur entourage le plus proche avait assisté à la cérémonie, tout le château avait été convié à aux festivités qui débutèrent juste après dans la grande salle à manger. Comme pour l'anniversaire de Fenella, des centaines de plats avaient été alignés sur les tables, poussées contre les murs, tandis qu'une piste de danse s'était improvisée en son centre. Un orchestre composé principalement de violonistes et de pìobaires avec leur cornemuse. Drago et Hermione se retrouvèrent devant les portes de la salle pour y faire leur entrée.

− Tu es prête ? demanda Drago à sa nouvelle femme en lui tendant une main.

Elle s'en saisit.

− J'imagine que oui, soupira-t-elle. Même si je n'ai jamais aimé être au centre de l'attention.

Sa confession arracha une grimace à Drago.

− Moi non plus. Je comptais d'ailleurs sur toi pour attirer tous les regards.

Sa phrase fit mouche et arracha un petit sourire à la mariée qui se contenta de lever les yeux au ciel. Main dans la main, les heureux mariés firent enfin leur entrée dans la grande salle. Une pluie de pétales de fleurs en tout genre s'abattit sur eux, tandis que les invités les acclamés, les félicitaient, les complimentaient à tue-tête. Une haie d'honneur s'était improvisée, conduisant le jeune couple jusqu'à Cormag et Fenella qui les attendaient, un sourire heureux illuminant leur visage.

Cormag et Fenella enlacèrent Drago, puis Hermione avec douceur.

− Bienvenue dans notre famille, Lady Hermione, déclara Cormag dont la voix de Laird laissait entrevoir toute son autorité. Malgré les circonstances de cette union, nous sommes enchantés de voir notre neveu épouser une jeune femme qui saura faire son bonheur, tout en lui faisant garder la tête sur les épaules.

Décidément, personne ne pensait d'Hermione qu'elle sera une épouse soumise et dévouée, songea Drago.

− Voici notre cadeau de mariage, dit Fenella en leur tendant un petit objet.

Drago tendit la main et s'empara du cordon en velours vert au bout du quel pendait paresseusement une petite clé dorée. Il leva un regard interrogateur vers son oncle.

− Nous avons fait aménager vos nouveaux appartements derrière l'infirmerie. Ils sont plus spacieux et mieux placés, et nous espérons que vous vous y sentirez chez vous.

Drago tourna les yeux en direction d'Hermione. Ils n'avaient pas discuté de leur vie d'époux, et n'avaient pas décidé de l'endroit où ils vivraient l'un et l'autre. Avait-elle envisagé de vivre avec lui ? Où préférait-elle conserver ses appartements. Son visage ne laissait rien transparaître. Elle s'empara de la clé avec un sourire poli avant de faire une légère révérence.

− Nous vous en sommes extrêmement reconnaissants.

Les mariés saluèrent leur Laird et son épouse avant de tourner les talons et de retrouver des visages connus dans la foule des invités. Ils furent bientôt rejoints par Severus Rogue, Blaise et Pansy. Le premier leur adressa ses compliments avec autant d'enthousiasme que le lui permettaient son air pincé, tandis que Blaise déposa un baise-main sur la main pâle d'Hermione. Pansy, quant à elle, n'attendit pas que quelqu'un fasse les présentations. Elle se planta devant Hermione et lui adressa un sourire franc.

− Ravie de rencontrer celle qui aura remis Drago dans le droit chemin, faisant de lui un honnête homme.

− J'ai fait de lui un homme marié, rien ne certifie qu'il soit honnête.

Pansy éclata d'un grand rire, tandis que Drago levait les yeux au ciel et que Blaise laissait échapper un juron enthousiaste. Il passa un bras autour des épaules de Pansy et déclara :

− Ne t'avais-je pas dit qu'elle était délicieuse ? Exactement ce qu'il fallait à Drago.

− Etant donné que tu les trouves toutes délicieuses, Blaise, j'avais osé émettre des réserves.

Puis, se tournant vers Hermione :

− Je suis Lady Pansy Parkinson, épouse Williams, se présenta-t-elle. Enfin, veuve Williams, devrais-je plutôt dire.

− Je suis désolée d'apprendre cela, répondit poliment Hermione.

Pansy fit un signe de main agacé, comme si elle chassait une mouche avant de reprendre :

− Ne le soyez pas, il était vieux et aigri. Me voilà bien plus heureuse sans lui. Bien plus libre aussi, ajouta-t-elle finalement.

Blaise et Drago se jetèrent un regard. Pansy avait été mariée de force par son père plus d'une année auparavant, à un Lord fortuné du Pays de Galle. Pansy avait fait des pieds et des mains pour ne pas épouser cet inconnu, mais quand elle y avait été physiquement contrainte par l'armée de son père, elle avait juré se venger et revenir plus libre que jamais. Visiblement, elle avait atteint son but.

− Comment as-tu appris pour le mariage ? demanda Drago qui devinait déjà la réponse.

− Notre cher Professeur Rogue s'est dit que je serais très malheureuse si je n'assistais pas à ton mariage, dit-elle d'une voix enjouée.

Tous les regards convergèrent vers Severus Rogue qui la regardait d'un air neutre.

− Je craignais surtout que vous ne fassiez quelque chose d'inconsidéré si vous l'appreniez des mois plus tard.

− Inconsidéré n'est pas un mot que j'utiliserai pour me décrire, répliqua Pansy.

− Vraiment ?

Le ton sévère de Rogue acheva de la faire taire tandis que Drago, Blaise et même Hermione s'autorisaient à sourire. Même si Rogue ne l'aurait sans doute jamais avoué, cela devait lui faire plaisir de voir ses quatre protégés enfin réunis sous le même toit, plus ou moins en sécurité.

− Je vous laisse profiter de la soirée, Miss Parkinson, mais ensuite nous devrons avoir une discussion.

Pansy hocha la tête d'un air nonchalant qui ne dupa ni Drago ni Blaise. De toute évidence, Rogue avait des choses importantes à lui dire. A moins que ce ne fusse l'inverse…

Leurs trois convives finirent par s'éloigner en direction du buffet de nourriture, laissant Drago et Hermione seuls à seuls.

− Lady Pansy a l'air charmante, déclara Hermione avec sincérité.

− Je savais qu'elle allait te plaire, répondit Drago avec un petit sourire.

− Et pourquoi cela ?

− Parce que vous êtes toutes deux faites du même bois.

− Le bois de l'indépendance et du courage ?

Drago éclata de rire.

− Non, celui de l'effronterie et de l'audace, répliqua-t-il.

Hermione lui adressa une moue mitigée, comme peu certaine que cette réponse lui convenait. Elle était sur le point de tourner les talons pour rejoindre à son tour le buffet, quand Drago la prit par le coude et la ramena à lui en douceur.

− Que penses-tu du cadeau de mon oncle et de ma tante ? demanda-t-il à voix basse.

Hermione resta silencieuse un moment.

− Je pense qu'il aurait été curieux que deux jeunes mariés ne partagent pas les mêmes appartements.

− La cohabitation te convient, dans ce cas ?

− Tant que chacun respecte l'espace de l'autre, je n'y vois aucun inconvénient.

Sa réponse, bien que positive, ne plut pas spécialement à Drago. Il n'aimait pas le ton neutre, presque docte qu'elle avait utilisé. Comme si vivre ensemble était anodin, comme si cela ne changeait rien pour eux et qu'il ne s'agissait là que d'un stratagème supplémentaire pour parfaire leur mascarade. C'était exactement cela, songea Drago. Il ne devait pas l'oublier. Il l'avait épousée pour la sauver, il ne pouvait pas demander qu'elle s'intéresse davantage à lui.