Bonjour à toutes ! Me voici avec le chapitre 20, déjà. Le temps passe à toute allure (ce mois de juin également, je croule sous tout ce que j'ai à faire et je me demande si j'aurai le temps de tout boucler avant le mois de juillet…). Ca fait drôle parce que je n'ai pas posté depuis mercredi dernier, et on s'habitude vite au rythme de 2 chapitres par semaine !
Bon, ici, il fait une chaleur écrasante et mon fils a la varicelle, on adore… Les nuits sont courtes, mais au moins, c'est une bonne chose de faite. J'ai tout de même eu le temps de lire les 10 commentaires que certains ont pris le temps de laisser. Je vous en remercie du fond du cœur, et j'espère que pour ce chapitre, on dépassera la dizaine également.
Je vous laisse à votre lecture, en espérant qu'il vous plaise, on se retrouve mercredi prochain pour la suite !
L'odeur de la sueur et du tabac était mêlée à celle de l'excitation. Drago pouvait sentir l'adrénaline se répandre dans la foule comme une vague qui emporte tout sur son passage. Autour du ring, les spectateurs se pressaient les uns contre les autres et scandaient des noms. Non, songea Drago, ils scandent mon nom. Basilic. Basilic. Basilic. Et plus ils l'appelaient, plus ils le vénéraient… Plus il se sentait tout puissant. Il n'était plus lui-même, sur ce ring, tandis qu'il sautillait d'un bout à l'autre de l'arène. Il n'était plus entravé par son histoire, pas un clan, par un mariage. Il n'y avait que lui, et son adversaire qu'il s'apprêtait à mettre à terre dès que l'occasion se présenterait.
Le combat commença vite et fort. L'ours des Highlands mesurait deux têtes de plus que lui, et sans doute faisait-il le double de son poids. Mais ce n'était pas un avantage. Au contraire, Drago était plus stade, plus rapide, plus vif. Avant même que l'Ours n'ait le temps de le voir arriver, Drago lui envoya son poing gauche en plein dans la mâchoire qui émit un craquement sinistre. Fou de rage, l'Ours tenta de lui rendre la pareille mais Drago évita facilement son énorme main et le laissa s'écraser contre les cordes qui délimitaient le ring.
Les coups se mirent à pleuvoir et Drago en reçut bien moins qu'il n'en donna. Derrière lui, la foule l'acclamait, et il ne pouvait s'empêcher de décrocher un sourire charmeur aux jeunes femmes dont il croisait le regard. Ce n'était pas de la séduction, du moins pas au sens sexuel de terme. C'était seulement un moyen d'encourager les gens à parier sur lui. Car il savait que s'il gagnait, il toucherait un pourcentage de tout l'argent qui aurait été misé sur son dos. Après vingt minutes de combat, l'Ours était en bien piteux état. Ses yeux gonflés ne devaient pas lui faire voire grand-chose, et son nez avait un angle quelque peu inquiétant. Drago, quant à lui, se portait comme un charme.
− On dirait que le combat touche à sa fin et que le Basilic est en train de vendre la peau de l'Ours ! Mais vous savez ce qu'on dit : ne jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué !
Drago eut un petit rire, tandis qu'il avisait l'Ours en question d'une œillade moqueuse : ce dernier ne tenait presque plus droit, il pouvait désormais sentir la victoire à portée de main.
− La foule semble avoir déjà choisi son champion, fanfaronna le maître du jeu dans l'espoir de titiller l'Ours.
Cela sembla fonctionner, car celui-ci se rua sur Drago sans qu'il ne s'y attendre vraiment et le plaqua au sol lourdement. Il put sentir l'onde de choc qui se propagea dans ses os, tandis qu'Ours grognait près de son oreille :
− Tu ne t'attendais pas à ça, le Basilic, hein ?
− M'attendre à quoi ? Tu m'as littéralement trébuché dessus, rétorqua Drago en s'extirpant tant bien que mal de l'emprise de son adversaire.
La foule était devenue soudain très silencieuse. Elle retenait son souffle tandis que son vainqueur présumé semblait tout d'un coup perdre de sa superbe. Drago se retrouva bientôt à genoux sur le sol, non loin de son concurrent tout aussi essoufflé que lui. Il l'avait mis en colère, et désormais, il ne voulait plus faire durer le plaisir. Il s'apprêtait à l'achever une bonne fois pour toute lorsque ses yeux croisèrent un regard plus que familier, quelque part au troisième rang. Drago fronça les sourcils pour s'assurer qu'il n'avait pas eu une hallucination, mais une fois encore, son regard se posa sur la silhouette gracile de Pansy qui le regardait d'un air alarmé. Elle s'agitait et ses lèvres remuaient rapidement. Il mit quelques secondes pour comprendre ce qu'elle disait « derrière toi sombre idiot ! ». Il eut tout juste le temps de rouler sur le côté pour éviter l'énorme poing de l'Ours qui s'abattit sur le sol. Drago profita de la douleur qui semblait se propager dans ses doigts pour lui asséner le coup de grâce. Son pied vint frapper avec force l'arrière de son crâne, et sans un seul bruit, l'Ours des Highlands s'écroula sur le sol : inconscient.
Quelques secondes s'écoulèrent avant que la foule ne comprenne ce qu'il venait de se passer. Et soudain, ce fut l'explosion. Mais Drago n'y goûta aucun plaisir. Car toute son attention était tournée vers Pansy qui n'avait rien à faire dans cette cave. Avant qu'on ne le déclare vainqueur, Drago sauta par-dessus les cordes du ring et se faufila parmi les spectateurs qui s'écartaient sur son passage. Il sentit quelques mains téméraires se poser sur sa peau luisante, mais il ne prit pas le temps de s'en offusquer. Quand il arriva devant Pansy, son cœur manqua un battement.
Elle n'était pas seule : juste à côté d'elle, Hermione le regardait, les yeux écarquillés.
− C'est pas vrai… grogna Drago en s'approchant d'elles.
Quand il arriva devant elle, Pansy prit immédiatement la parole :
− Ce n'est pas ce que…
− Pas maintenant, la coupa Drago d'une voix glaciale.
Il empoigna le bras de Pansy de la main gauche et celui d'Hermione de l'autre main, et les entraîna à sa suite sans un mot, sous les yeux intrigués des gens qui les entouraient. Il les tira jusqu'au fond de la salle où une porte en bois était entrouverte. Il s'y glissa et se dirigea immédiatement vers une autre pièce, bien plus petite que celle dans laquelle il avait combattu, qui faisait office de loge, ou d'antichambre.
Il les fit entrer tous les deux et referma la porte derrière lui. Il savait que Blaise ne tarderait pas à les rejoindre. Ses yeux lançaient des éclairs et passaient de l'une à l'autre en silence. Pansy était à nouveau sur le point de s'expliquer quand Blaise entra dans la pièce sans frapper et les pointa toutes les deux d'un doigt menaçant :
− Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? explosa-t-il.
Drago ne fut que trop heureux que son ami exprime exactement ce qu'il pensait. Il savait cependant qu'il était bien trop en colère pour prendre la parole sans devenir blessant ou insultant, aussi laissa-t-il Blaise commencer l'interrogatoire.
− Qu'est-ce que vous faites ici, toutes les deux ? demanda-t-il.
De toute évidence, il parlait à Hermione et Pansy mais ses yeux étaient rivés sur cette dernière. Tout comme Drago, Blaise en était venu à la conclusion que c'était elle qui avait traîné Hermione dans cette histoire.
− Nous sommes venues encourager Drago, répondit Pansy sur un ton de défi.
− Comment tu as su qu'il combattait ?
− Je me suis renseignée sur les combats qui avaient lieu ce mois-ci. Quand je vous ai vu prendre la route ce soir, je n'ai pas mis longtemps à comprendre que vous alliez à Craignure.
Son petit air dédaigneux eut le mérite de s'attirer l'admiration de Drago. Pansy n'avait vraiment peur de rien. Elle aurait dû, pourtant… songea-t-il avec amertume. Elle savait que ces endroits pouvaient être dangereux. Elle savait plus que quiconque ce qui arrivait aux jeunes femmes non accompagnées… alors pourquoi avait-elle emmener Hermione avec elle ? Encore une fois, Blaise le devança.
− Pourquoi tu as entraîné Hermione dans tes plans ?
− Elle ne m'a pas entraînée, répondit Hermione qui était restée silencieuse jusqu'ici.
− Tiens, elle parle, grogna Blaise en se tournant vers Drago.
Il avait l'air aussi démuni que lui.
− Nous nous sommes rencontrées dans la taverne. Je ne savais pas qu'elle y serait, expliqua Pansy.
Alors comment Diable, Hermione avait-elle su où ils se trouveraient ? Drago pensait pourtant être assez discret. Personne n'avait jamais su ce qu'il participait à des combats clandestins, alors comment avait-elle pu les trouver si facilement ? Il en vint à douter de la discrétion de Blaise qui pouvait se montrer parfois prolixe mais…
− Je vous ai entendu en parler, ce matin.
− On a les oreilles baladeuses, Lady Hermione ? gronda Blaise. Voilà qui n'est pas digne de vous.
Sur le ton de sa voix, on comprenait qu'il s'adressait aux deux jeunes femmes.
− Le fait est que vous n'avez rien à faire ici, toutes les deux. C'est dangereux, répéta-t-il. Pansy, je ne vais pas te rappeler la dernière fois…
La voix de Blaise se brisa à moitié, tandis que ses yeux perdaient de leur colère et s'adoucissaient légèrement. Face à lui, Pansy avait tourné les yeux. Tous trois se souvenaient parfaitement de l'évènement que mentionnait Blaise.
La dernière fois que Pansy était venue assister à l'un des combats de Drago, la soirée s'était mal terminée pour elle. En effet, deux hommes de l'équipe de l'adversaire de Drago n'avaient pas apprécié qu'elle s'époumone pour vanter les mérites de son champion. Avant que Blaise ou Drago n'aient compris ce qu'il se passait, les deux hommes avaient entraîné Pansy dans une ruelle sombre et avaient voulu la forcer à se livrer à des actes sexuels odieux.
Elle s'était défendue comme une lionne, mais pour la punir de sa rébellion ils l'avaient battues jusqu'à ce qu'elle tombe et perde connaissance. Drago et Blaise l'avaient retrouvée plusieurs minutes plus tard, un mot avait été griffonné et laissé à côté d'elle : « Bien joué, Champion ». Comme si l'état de Pansy était de la faute de Drago… Ce mot n'était rien d'autre qu'une menace tout juste voilée pour inciter Drago à perdre, la prochaine fois qu'il monterait sur un ring.
Heureusement pour Pansy, Blaise et Drago étaient sorciers, et ils l'avaient remises sur pied en très peu de temps, mais cette histoire sordide avait suffi à les convaincre tous les deux qu'elle ne devrait plus venir voir Drago. Pansy était devenue folle de rage, mais elle avait abdiqué, et quelques semaines après, elle était partie se marier au Pays de Galles ce qui avait clôturé le débat.
− Vous n'avez pas à nous dire ce qu'on peut faire ou non, dit finalement Hermione en voyant que Pansy ne se défendait pas davantage.
Sa voix était claire, et son visage fermé. De toute évidence, elle avait des arguments de poids à leur soumettre. Il n'en fallut pas davantage à la colère de Drago pour se raviver.
− Tu ne sais rien de ce genre d'endroit, Hermione, gronda-t-il. Il aurait pu vous arriver n'importe quoi ! N'IMPORTE QUOI !
C'était la première fois depuis le début de la conversation qu'il prenait la parole. Et il n'avait pas su garder son sang-froid. Il avait hurlé ces derniers mots en se rapprochant d'Hermione et ses yeux l'observaient avec intensité et une rage à peine contenue. Elle pivota pour lui faire face et plaça ses petits poings sur ses hanches. Elle était bien plus petite que lui, mais son air pincé et assuré ébranla quelque peu Drago. Elle avait levé le nez pour pouvoir le regarder droit dans les yeux, et il pouvait désormais sentir son souffle saccader lui effleurer le visage.
− En effet, je ne savais pas, parce que mon époux n'a pas pris la peine de me l'expliquer, répondit-elle froidement sans hausse le ton.
− Tu n'étais pas censée savoir que je…
− C'est bien là que se trouve le problème, le coupa-t-elle. Tu aurais dû me mettre au courant. Il y a beaucoup de choses que je ne sais pas, et je sais que tu m'en parleras le temps venu. Mais souviens-toi que moi, je t'ai confié mon histoire avant que tu ne m'épouses. Et je ne tolèrerai pas, qu'en plus de ne pas être tout à fait sincère avec moi, tu te permettes de me dire ce que je peux ou ne peux pas faire.
Drago resta silencieux devant cette déclaration. En effet, elle lui avait raconté combien elle avait aimé cet homme qu'elle pensait épouser, elle lui avait dit que son père l'avait fait tuer, lui qui avait le seul tort de l'avoir aimée. Elle lui avait dit son nom, avant qu'il ne lui dise le sien. Elle s'était livrée, parce que le mariage avait du sens pour elle. Pas le sens auquel pense tous les futurs mariés, mais au moins celui de la vérité et de la franchise. De toute évidence, Drago avait failli. La poitrine d'Hermione se soulevait et s'abaissait dans un rythme effréné et il pouvait sentir ses seins frôler son torse à chaque respiration. Cette proximité le déstabilisait, et il ne parvenait plus à penser correctement.
− Nous en reparlerons, finit-il par lâcher.
Il ne voulait pas avoir ce genre de discussion avec sa femme devant témoins. Même si les témoins en question étaient ses deux meilleurs amis. Il éprouvait une possessivité grandissante envers cette femme qui était sienne aux yeux de tous, et s'il savait que jamais elle ne se laisserait dicter sa conduite, il savait aussi qu'elle comprendrait quand il lui expliquerait ce qui le poussait à faire tout cela. Elle était sa femme, quoi que signifiait ce mot aux yeux des autres, pour Drago, cela voulait dire qu'il devait l'élever au-dessus de tout le reste. Qu'elle était sa priorité jusqu'à ce que la mort les sépare.
− Bien, maintenant que l'affaire est réglée… commença Pansy.
− L'affaire n'est pas réglée, rétorque Blaise. On en reparlera aussi.
− Tu n'es pas mon mari, Blaise.
− Je suis ton frère, et crois-moi, c'est pire.
Blaise et Drago se lancèrent un coup d'œil entendu, tandis que Pansy haussait les épaules comme si elle n'était pas convaincue par les arguments de Blaise. Elle ignora ses menaces et reprit :
− Quoi qu'il en soit, on pourrait en profiter pour aller boire un verre dans la taverne.
Les trois autres acquiescèrent.
x.X.x.X.x
Habituellement, Drago ne s'attardait jamais après un combat. Aussi, le tavernier fut plus que surpris de le voir débarquer dans son auberge et réclamer une table pour lui et ses amis, mais se hâta de lui en trouver une et de les y installer convivialement avant de repartir chercher leurs boissons. Drago s'était installé en face d'Hermione, et pouvait ainsi l'observer tout à loisir. Elle regardait autour d'elle d'un air curieux, et il devina sans mal que c'était sûrement la première fois qu'elle fréquentait ce genre d'établissement – passablement mal fréquentée. En effet, les tavernes qui recevaient les combats clandestins, étaient souvent réputées pour accueillir aussi les voleurs de grands chemins, les déserteurs de l'armée royale ou encore les proxénètes à la recherche de nouvelles filles pour leur maison close… Une Lady comme Hermione n'avait sans doute jamais mis les pieds dans un tel vivier de délinquants.
De son côté, Drago se sentait tendu. Il n'aimait pas l'idée d'exposer ainsi Pansy et Hermione aux clients parfois malintentionnés. Son regard vagabondait sur les différents hommes disséminés dans l'auberge à la recherche de regards trop insistants, mais il fut satisfait de n'en trouver aucun. Certains le regardaient lui, avec un sourire encourageant, mais il ne sentit aucune aversion de la part de qui que ce fût. Le tavernier arriva bientôt avec quatre choppes de bière qu'il déposa devant chacun d'entre eux. Blaise était sur le point de payer quand l'homme secoua la tête :
− Cadeau de la maison. J'ai récolté un bon p'tit pactole ce soir grâce à vot' victoire.
− Merci, répondit Drago avec un hochement de tête.
− De rien. Et tous mes vœux pour vot' mariage. J'ai rencontré vot' petite dame, ajouta-t-il en montrant Hermione du menton, alors j'en profite pour vous féliciter.
Drago jeta un coup d'œil à Hermione qui lui adressa un sourire crispé. Lui-même ne prit pas la peine de le remercier, et attendit que l'homme s'en soit allé pour se retourner vers sa femme, l'air exaspéré.
− Tu as dit que tu étais mon épouse ? grinça-t-il entre ses dents serrées.
− C'est la vérité, non ? rétorqua-t-elle.
Elle était irritante. Drago ne voyait pas d'autre terme pour la qualifier. Ce n'était pas assez dangereux de venir ici ? Il fallait en plus qu'elle se vante d'être son épouse ? Voilà comment devenir une victime à abattre. Si cela venait à se savoir dans le milieu, elle serait la cible toute trouvée pour s'en prendre indirectement au Basilic. Les yeux de Drago se plissèrent sous la colère, et il s'efforça de respirer plusieurs fois avant de prendre la parole.
− En effet, mais je préfèrerai que ça ne se sache pas dans…
− Tu as honte de moi ? le coupa-t-elle.
− Dans ce milieu, acheva Drago. Crois-moi, il vaut mieux pour toi que personne ne sache que tu as épousé le Basilic.
− On dirait que c'est trop tard, répliqua Hermione.
− Tu es exaspérante.
− Je pensais que tu le savais avant de me passer la bague au doigt.
− Vous êtes insupportables, déclara Blaise avec un sourire amusé aux lèvres. Vous vous querellez comme un vieux couple. Sautez cette étape, et allez directement régler ça dans votre lit.
Pansy éclata de rire, Drago lui lança un regard furieux et Hermione se mit à rougir – de gène ou de colère, cela restait à être déterminé. Blaise savait pertinemment qu'il ne s'était rien passé avec Drago et Hermione, que le mariage n'avait pas été consommé, mais il n'avait pu s'empêcher d'y faire allusion. Il était incorrigible, et si cela faisait toujours rire Drago quand ce trait de caractère était tourné vers quelqu'un d'autre, il trouvait cela subitement bien moins drôle quand il en était la victime.
− Parlons d'autre chose, gronda Drago sans un regard vers Hermione envers qui il était fâché.
− Excellente idée, s'exclama Blaise en tapant dans ses mains. J'ai d'ailleurs un sujet de haute importance qui devrait attirer votre attention.
− Tu vas te marier ? proposa Pansy en sirotant sa bière.
− Quelle horreur, répondit Blaise, horrifié. Non, je vais fêter mon anniversaire. J'ai envie de quelque chose de grandiose cette année.
− Blaise, tu dis la même chose chaque année, dit Drago en levant les yeux au ciel.
− Cette année, ce sera une soirée à thème.
Drago et Pansy se jetèrent un regard en coin. Blaise avait toujours beaucoup d'idées pour faire la fête, mais généralement, il tombait dans l'excès. Une soirée à thème de présageait rien de bon, et Drago se voyait déjà courir avec un costume ridicule qu'il refuserait de porter…
− Je vous en reparlerai en temps et en heure, ajouta-t-il d'un air mystérieux. Mais je sais que ça va vous plaire.
− Rien n'est moins sûr, grogna Drago derrière sa bière.
